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 LEAH & SWANN ▷ I can be your hero.

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MessageSujet: LEAH & SWANN ▷ I can be your hero.   LEAH & SWANN ▷ I can be your hero. EmptyLun 24 Juin 2013 - 1:19

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Leah cette fille m’a toujours intrigué. Enfin non, pas toujours. Dès mon arrivée à UCLA en septembre dernier, je ne l’ai pas de suite apprécié. Je la voyais chauffer pleins de mecs et je l’évitais pour ne pas avoir à faire à elle. Je suis marié, je suis fidèle et je n’ai pas besoin qu’une fille de ce genre vienne me voir pour me penser beau ou intéressant. A vrai dire, je ne me suis jamais posé la question de savoir si j’étais beau gosse ou non. Ma femme me complimentait souvent sur mon physique, qu’elle désignait de « désireux » c’est vrai que j’ai fait beaucoup de sport pour être ainsi, mais ça ne m’a pas plus travaillé que cela. Je suis comme je suis, on m’aime ou l’on ne m’aime pas, je n’ai jamais eu à me plaindre de mon apparence jusqu’à présent.
 
Revenons à Leah, cette fille que je ne respectais pas beaucoup tant elle n’avait aucun respect d’elle-même. On ne s’est jamais adressé la parole, je ne pense pas qu’elle me connaisse, du moins je l’espère. Pourquoi connaîtrait-elle mon nom ? Je ne suis pas célèbre, je ne suis pas un sportif, ou quelqu’un dit de « populaire » ici, à UCLA. Bon, peut-être que si elle a un peu de culture général, elle pourrait connaître mon père, Kane Zeme, riche homme d’affaire d’Afrique du sud, on est une des familles des plus… Avantagée si je puis dire. Mais ça c’est derrière moi, aujourd’hui j’ai coupé tout lien avec mon père et ma mère, je vis par moi-même en travaillant comme barman au Heavy Metal Lover.
 
On m’a laissé comprendre que Leah avait perdu son meilleur ami en mars ou mai dernier, je ne sais plus et j’avoue que j’ai vu un changement. Elle semblait plus renfermer, plus triste, plus sérieuse. Les rares fois où je la croisais sur mon lieu de travail, elle se contentait de boire, sans aller voir tous les mecs autour d’elle, ce qui m’étonnait… En bien. Ca m’attriste juste pour elle, qu’elle ait décidé de changer après ce terrible accident, mais bon, je n’y peux rien, elle est comme elle est, elle n’est rien à mes yeux, à part une inconnue.
 
Je sortais de mon bar, après avoir été cherché ma paye et à peine sortie que je vis Leah dans un drôle d’état. Elle passa à côté de moi, me bousculant, ne remarquant même pas ma présence, elle tanguait un peu en marchant et ne semblait pas très… Très net. Avait-elle bu ? Pire, était-elle droguée ? Et où se dirigeait-elle ainsi ? Elle semblait décider. Je sens que mon côté protecteur me fera regretter ce que je compte faire, mais je me devais de la suivre. J’attendais qu’elle s’éloigne un peu, pour marcher derrière elle, je ne voulais pas qu’elle me remarque. Je marchais encore et encore, mais où elle allait bon sang ? On se dirigeait vers une ruelle pas très net et elle entra dans le Johan's Tavern. Je ne connaissais pas. Qu’était-ce cet endroit ? En tout cas, il semblait abandonné, voire mal famé. Elle ferma la porte derrière elle, que faire ? La suivre ? Je préférais rester derrière la porte, collant mon oreille à cette dernière et essayais d’entendre quelque chose. J’entendais juste des bas, elle cherchait quelque chose dans son sac, je la sentais trifouiller pas mal de truc puis après le calme intégral. Dormait-elle là ? Non pas possible… Elle n’est pas… Si pauvre, je ne veux pas le croire.
 
Je m’assis en face de la porte, dans la ruelle, je mis ma capuche sur la tête et attendis sagement. Oui, il faisait un temps pluvieux aujourd’hui et la chaleur n’était pas au rendez-vous. Au bout d’un quart d’heure, je n’entendais toujours rien et elle n’était pas ressortit. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’inquiétait. Je fronçais les sourcils et d’un pas décidé, j’ouvris la porte et elle était là, de dos, allongée. A côté d’elle, il y avait une bouteille de Vodka presque vide. « Putain ! » Je fis les gros yeux, je me dirigeais en courant vers elle, je lui attrape le visage entre mes mains et je lui mis quelques légères claques pour qu’elle ouvre les yeux. « Leah ! Ouvre les yeux ! Leah ! » Elle était gelée et blanche comme la neige. Qu’avait-elle fait ? Et je regardais à sa gauche, il y avait son sac avec un pilulier et là je n’en déduis qu’une seule chose. Elle s’est droguée en buvant de l’alcool et en général les deux, ne font pas bon ménage.



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MessageSujet: Re: LEAH & SWANN ▷ I can be your hero.   LEAH & SWANN ▷ I can be your hero. EmptyMer 26 Juin 2013 - 23:53

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Je m’étais toujours battue pour survivre, même lorsqu’il n’y avait pas besoin de faire preuve de combativité. Je savais très bien à cette époque déjà, même si je n’en avais pas pris conscience, que si je baissais les armes j’allais me rendre compte de la fille que j’étais et qu’il s’en suivrait une remise en question qui pouvait être susceptible de me détruire plus que de me soulager dans ce sentiment omniprésent qu’il manquait quelque chose pour que je puisse être sincèrement heureuse. Au moment où j’avais concrètement débuté une réflexion sur ce qui ne tournait pas rond chez moi je m’étais retrouvée dos au mur ou, plutôt dos à l’océan. Il avait suffi d’un vol à destination de Paris pour que tout autour de moi s’éteigne et parte en fumée. La seule personne au monde qui me comprenait réellement et était capable de me rebooster était morte dans le même crash d’avion auquel j’étais parvenue à réchapper non sans difficultés. Par chance mon meilleur ami n’avait pas souffert, il était décédé sur le coup lorsque l’avion s’était séparé en plusieurs morceaux. Ainsi, d’après les médecins il était mort avant même que la carcasse ne touche l’eau glacée de l’océan. C’était une forme de soulagement parce que je pouvais me dire qu’il n’avait pas vécu la noyade, qu’il n’était pas resté coincé sur son siège à bord d’une partie de l’avion qui s’enfonçait dans les profondeurs. Je pouvais aussi arrêter de l’imaginer dévoré par les requins puisque j’avais été confrontée à plusieurs requins qui avaient fait preuve de férocité en attaquant certains cadavres mais également certains survivants. En y repensant j’étais vraiment très chanceuse et c’est de là que venait le problème majeur.

Depuis que je m’étais réveillée, après un comma de plusieurs semaines, rien n’allait comme il le fallait. Alors certes, d’un côté je me sentais mieux dans ma peau, j’avais eu comme une illumination, la petite gosse de riches était morte sur l’avion et j’étais enfin devenue la fille qui me faisait rêver, je pouvais être fière de moi, de mes actions et de qui j’étais à présent. Oui, mais d’un autre côté je me sentais coupable, non, j’étais bouffée par la culpabilité plutôt. Je me disais que sans mon caprice et mon envie d’aller à Paris tout de suite et pas deux jours plus tard et bien mon ami n’aurait pas accepté de m’accompagner et ne serait pas mort dans ce crash. Je savais très bien que de me dire ça ne changerait rien, qu’il était inutile de me sentir coupable parce qu’il n’y avait rien que je puisse faire et parce que ça n’était pas de ma faute mais je ne pouvais me sortir toute ces conneries de la tête. Mes autres amis me dégoûtaient à présent, ils étaient les amis de l’ancienne Leah et ne correspondaient plus à celle que je souhaitais plus que tout devenir aujourd’hui. Plus rien n’allait comme je le désirais et c’est ce qui m’avait progressivement fait perdre les pédales. Tous mes repères s’étaient effondrés les uns après les autres sans me ménager et aujourd’hui je me sentais plus seule que jamais. Pour la énième fois depuis le crash je n’étais pas parvenue à dormir plus de deux heures sans faire de nouvelles crises d’angoisse. Angoissée, épuisée, au bout du rouleau je ne savais vraiment plus comment m’en sortir.

La nuit était encore relativement jeune et c’est avec une idée stupide que j’avais enfilé une robe tout à fait classique mais qui masquerait suffisamment ma fragilité et ma vulnérabilité. Motivée à en finir, à trouver le repos et l’absolution je m’étais aventurée dans les rues malfamées de Los Angeles, il n’avait pas été difficile de mettre la main sur un dealer qui avait de quoi m’apaiser avec ses pilules. Je n’avais jamais pensé à me droguer, jamais l’idée ne s’était manifestée dans ma tête mais nous en étions à un cas de force majeur, j’étais au bout du rouleau et plus personne ne pouvait me venir en aide. Plus rien tout court. Une fois mes deux barils de pilules obtenus je m’étais rendue dans un endroit où j’étais certaine de ne pas être dérangée par des proches, le Johan’s Tarven. Une fois à l’intérieur j’avais sorti de mon sac une bouteille de vodka que j’avais engloutie quasiment entièrement en avalant les unes après les autres les pilules. Une, deux, trois, sept, douze… Je sentais mes capacités se faire de moins en moins nombreuses, le sol se dérober sous mes pieds et finir au plafond, ma tête tournait, l’envie de vomir était omniprésente. Les frissons, la respiration difficile, les larmes qui coulent, le mal de ventre, le corps pris de spasmes… Rien n’allait comme prévu, étais-je prête à mourir ? Je paniquais mais je ne pouvais plus rien faire à présent, les dés étaient jetés. J’étais paralysée, paralysée par la peur et l’overdose que j’étais en train de faire. Sentant le trou noir m’emporter au fur et à mesure que les battements de mon cœur perdaient en intensité je revenais tout de même à la réalité, de manière plus ou moins furtive lorsqu’un homme vint me prendre dans ses bras et me mettre des gifles. « Leah ! Ouvre les yeux ! Leah ! » Je ne parvenais pas à faire énormément de choses, juste à serrer quelque peu sa main qu’il avait dans la mienne.


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MessageSujet: Re: LEAH & SWANN ▷ I can be your hero.   LEAH & SWANN ▷ I can be your hero. EmptySam 29 Juin 2013 - 21:40

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J’étais là, à côté d’elle, impuissant. Elle serrait ma main légèrement, elle était donc un peu consciente. Me voyait-elle clairement ? Je crains que non. Je pris mon téléphone dans ma poche et appelai le 911 aussitôt. De panique je parlais rapidement à la dame qui était au bout du fil, elle me fit répéter plusieurs fois mes coordonnées exactes pour qu’une ambulance vienne à nous. J’hurlais comme un malade pour qu’ils se grouillent car malgré son teint matte elle semblait très pâle par rapport à la normale. Une fois raccroché, je m’assis à côté d’elle, je la levais comme je pouvais et je la serrais fortement dans mes bras. « Tu vas t’en sortir Leah ! Ne me laisse pas, pas maintenant. » Je lui frottais les bras pour essayer de la réchauffer, elle était si faible, si froide… Qu’on ne pouvait pas rester insensible face à ce genre de scène. Mon cœur battait à cent à l’heure, j’ai cru qu’il allait exploser, mais qu’est-ce que je faisais ? Je ne la connais même pas, ce n’est pas mon amie, je la méprisais légèrement vu son passé sulfureux et là je suis en train de paniquer et d’attendre l’ambulance avec elle. Mais où étaient ses putains d’amis ??? « Pourquoi t’as fait ça Leah ? Pourquoi ?? » Lui demandais-je connement en sachant pertinemment qu’elle ne me répondra pas. Je levais aussitôt les yeux face à ma connerie.

Dix minutes s’écoulèrent et pour moi ça semblait une éternité. Les ambulanciers rentrèrent en défonçant limite la porte. « Aidez-moi à la porter ! » Leur lançais-je à peine rentrer. Je me levais et pris Leah dans mes bras, la portant comme une princesse, comme les petits diraient. Puis je la mise sur un brancard pour ensuite qu’elle rentre dans l’ambulance. « Êtes-vous de la famille monsieur ? » Me demanda un jeune ambulancier. Je savais que si je répondais non, ils n’allaient pas me laisser rentrer avec elle et allaient appeler sa famille, mais je ne voulais pas alerter tout le monde, faire peur à sa famille ou ses amis. « Je suis son frère, elle a été adoptée. » Lançais-je furtivement, montant dans l’ambulance avec elle sans attendre une quelconque confirmation ou affirmation de l’ambulancier. Il me regardait étrangement, et devait se dire que j’avais un sacré culot. « Je sais que t’es forte Leah, le calvaire est bientôt finit… » Lui disais-je approchant mes lèvres de son oreille. Je ne sais pas si elle m’entendait, en tout cas, je ne lui lâchais pas la main jusqu’à qu’on soit séparé à l’hôpital.

On arriva enfin à l’hôpital, on descendit tous rapidement et là des médecins vinrent à la charge prendre le brancard de Leah pour l’emmener dans une salle d’opération pour lui faire un lavage d’estomac sûrement. « Désolé Monsieur, vous ne pouvez pas nous suivre ! » Me disait un des médecins. J’étais tellement paniqué que j’en perdais mes mots. Une infirmière vint me voir, me voyant perdu. « Monsieur, veuillez vous asseoir là, on a l’habitude de ce genre de procédure et le Dr Johnson est le meilleur de l’hôpital elle s’en sortira ! Vous êtes arrivés à temps, vous pouvez être fier de vous, vous êtes un héros. » Pardon ? Un héros ? Moi ?  Je ne pense pas… C’est juste ma curiosité qui m’a amené jusqu’à Leah. Je n’ai aucun mérite, ce n’est pas comme si j’étais quelqu’un de bon, d’héroïque dans la vie de tous les jours. Je ne répondis même pas à l’infirmière que je m’assis là, dans ce couloir si lugubre, glauque… Rien que d’être ici me donnais envie de vomir.

Deux heures et demi passèrent, je m’étais assoupi sur la chaise en attendant que quelqu’un vienne me réveiller pour savoir comment était Leah. « Monsieur… Monsieur… Votre sœur est réveillée. » J’ouvrais légèrement les yeux et j’en avais oublié l’endroit où j’étais. « Je… Pardon ? Ma sœur ? » Je me frottais les yeux et secouais ma tête. « Mais oui, Leah ! » Me disais-je dans ma tête. « Ah oui, où est-elle ? Comment va-t-elle ? Elle est en vie docteur ?? » Me réveillais-je soudainement, me levant de ma chaise un peu excité de peur d’entendre une mauvaise nouvelle. « Tout s’est bien passé, vous nous avez appelé à temps ! Avant que ce soit trop tard. Elle se réveille à peine, j’en suis sûr qu’elle sera contente de voir votre visage, de quelqu’un qui lui est proche. » Il me sourit et là, je me sentais mal. Je n’étais ni son frère, ni un ami et on ne se connaissait pas vraiment, voire pas du tout. Je la connaissais de vue, vu sa réputation mais elle, me connaissait-elle ? Mais je me mis à la place de son frère, si elle en avait un, et une personne aussi proche d’elle n’aurait eu qu’une envie : la voir pour la prendre dans ses bras. « Je vous suis. » Disais-je assez timidement au docteur, le suivant jusqu’à la chambre de Leah. Je la voyais à travers la vitre et elle semblait si faible… Elle avait déjà repris des couleurs, c’était déjà ça de rassurant. « Pourriez-vous nous laisser seul s’il vous plaît ? » Demandais-je au médecin et il me répondit oui d’un signe de tête. J’entrais dans la chambre, un nœud au ventre et les yeux de Leah croisèrent les miens. « Je sais qu’on ne se connait pas… Je… Suis juste tombé au bon endroit, au bon moment. » Lui lançais-je directement. Je n’allais pas lui dire que je la suivais, sinon pour qui allait-elle me prendre ? Un pervers ? Un obsédé sexuel ? Je préfère éviter. « J’ai dû me faire passer pour ton frère adoptif pour que je vérifie qu’il ne t’arrive rien lors du trajet. » Je m’approchais d’elle m’asseyant sur la chaise qui était à côté du lit. « Je m’appelle Swann, on est à UCLA tous les deux. J’ai déjà croisé ton regard à plusieurs fois là-bas. On peut dire, que comme première rencontre, il y a mieux non ? » Riais-je timidement en essayant de briser la glace, mais c’était assez dur et c’était la première fois de ma vie qu’une telle chose m’arrivait. « Comment te sens-tu Leah ? »




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MessageSujet: Re: LEAH & SWANN ▷ I can be your hero.   LEAH & SWANN ▷ I can be your hero. EmptyLun 8 Juil 2013 - 1:47

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J’étais la dernière des connes, pourquoi est-ce qu’il avait fallu que je me laisse sombrer progressivement jusqu’à en arriver au suicide pour me rendre compte que quelque chose ne tournait plus rond chez moi. Ce n’est pas vraiment une question d’avoir un problème au sens propre du terme mais j’étais instable et même si je le savais inconsciemment depuis un moment c’est réellement maintenant que je m’en rendais compte. Je ne voulais pas mourir, je regrettais mes actes à présent et il était pourtant trop tard, quoi que j’essaye de faire j’étais paralysée, à deux doigts de quitter un monde qui m’étouffait depuis le crash. Par chance ce garçon, Swann, que j’avais déjà croisé plusieurs fois et avec qui le courant ne semblait pas vraiment enclin à déboucher sur une relation stable et positive pour moi, était arrivé au bon moment et ne semblait pas vraiment d’humeur à me laisser agoniser en silence dans mon coin jusqu’à ce que je finisse pas pousser mon dernier souffle. Je m’étais battue contre moi-même et contre la nature pour pouvoir bouger de quelques millimètres mes doigts. Les frissons traversaient tout mon corps, ma peau blanchissait à vue d’œil, chose très rare puisque j’étais métisse de par mes origines, et ma respiration était de plus en plus irrégulière et entravée. « Tu vas t’en sortir Leah ! Ne me laisse pas, pas maintenant. » D’un regard extérieur on aurait pu croire que le jeune homme était mon petit copain, peut-être même qu’il m’avait trompé et que j’avais décidé d’en finir par chagrin. Nous n’étions pourtant pas grand-chose l’un pour l’autre, il était en passe de devenir une personne qui compterait beaucoup malgré tout, s’il parvenait à me sauver je lui serais éternellement reconnaissante après tout. « Pourquoi t’as fait ça Leah ? Pourquoi ?? » La réponse était évidente, c’était un appel au secours, je me sentais plus isolée que jamais dans un monde que je ne parvenais plus à comprendre et face à des problèmes qui détruisaient la femme que j’essayais d’être depuis l’incident d’avion qui avait coûté la vie à mon meilleur ami et duquel j’aurais à vie des traces physiquement parlant sans compter celles psychologiques bien plus profondes encore.

A cet instant je me sentis réellement décrocher, je n’entendais plus que de brefs signaux audio provenant de Swann, une forte envie de dormir qui avait fini par vaincre mes dernières forces. Plus la moindre réaction à ses mots, c’est à peine si je sentais qu’on me soulevait pour me conduire sur un brancard jusque dans l’ambulance pour qu’on tente de me sauver la vie si ce n’était pas trop tard. Je n’avais guère compris ce qu’il s’était passé pendant le trajet, à vrai dire, je ne me rappelais de rien et je n’avais repris une pointe de lucidité qu’au moment où les médecins s’étaient tous afférés autour de moi pour me conduire d’urgence en salle d’opération, et encore, quand je parle de lucidité, j’avais entendu de vagues bruits et quelques lumières vives. Le reste m’était complètement passé au dessus de la tête.

Le réveil avait été difficile, je dirais même que pendant un moment j’avais eu envie de ne jamais me réveiller pour éviter l’humiliation qui m’attendait. Je n’étais pas stupide, les médecins allaient poser des questions, peut-être même que j’allais finir par rejoindre une clinique spécialisée le temps de traiter le traumatisme dans lequel j’étais liée comme dans une spirale infernale. Je n’étais pas prête à en parler à des gens qui ne connaissaient rien de ce qu’était ma vie et qui, le soir venu n’en avaient plus rien à faire, j’avais besoin de me confier, je le savais mais à quelqu’un qui ne verrait pas en moi juste un patient supplémentaire. Dès le réveil, comme je m’y attendais, j’avais été assaillie par des infirmières, on m’avait posé pas mal de questions auxquelles j’avais apporté de vagues réponses en évitant de complètement confesser ma tentative de suicide. Au contraire, j’avais invoqué une prise maladroite d’alcool avec les mauvais médicaments. Hélas je n’allais pas m’en sortir comme ça puisque j’en avais pris une vingtaine, chose qui n’arrivait pas à moins d’être dans cet objectif-là. Affaiblie, apeurée d’être dans cette chambre à l’aspect glacial, toute seule deux larmes coulaient le long de mon visage. Au fond, j’en venais à remettre en cause ma volonté de survivre, j’aurais peut-être mieux fait d’y passer, je n’aurais pas eu besoin de revivre le calvaire qui constituait ma vie depuis des mois maintenant. J’entendais la porte s’ouvrir, tournant la tête je me retrouvais face à Swann, gênée je balayais mes larmes d’un revers de main, me sentant vraiment mal à l’aise à ses côtés. Je ne voulais pas être jugée et je ne savais pas non plus comment le remercier pour ce qu’il avait fait. « Je sais qu’on ne se connait pas… Je… Suis juste tombé au bon endroit, au bon moment. » Il semblait être autant voire plus gêné que moi par la situation, ce qui me confortait dans l’idée qu’il n’allait pas me prendre de haut ou me parler comme à un chien en se permettant de juger sans savoir de quoi il parlait. « Je ne sais pas quoi dire… Comment m’y prendre pour te remercier parce que sans toi, je ne serais plus de ce monde aujourd’hui. » Ma voix était loin d’être assurée, au contraire, elle paraissait faible et tremblante. « J’ai dû me faire passer pour ton frère adoptif pour que je vérifie qu’il ne t’arrive rien lors du trajet. » Il approchait, venant s’asseoir à côté de mon lit d’hôpital sur lequel j’étais allongée, avec l’horrible l’impression d’être revenue à la case départ, lorsque j’étais sortie du coma, toute seule dans le même hôpital sans personne pour me calmer alors que mon dernier souvenir remontait de l’océan dans lequel je m’étais vidée de mon sang face aux requins, à la carcasse de l’avion dans lequel je me trouvais et aux derniers survivants du vol. « Pourquoi ? Je veux dire… Pourquoi avoir pris à cœur comme ça mon état de santé ? » Pas que ce comportement ne soit dérangeant, au contraire ça me touchait énormément mais je ne semblais pas avoir retenu plus son attention que ça jusqu’à maintenant… Pourquoi maintenant alors ? « Je m’appelle Swann, on est à UCLA tous les deux. J’ai déjà croisé ton regard à plusieurs fois là-bas. On peut dire, que comme première rencontre, il y a mieux non ? » Je souriais faiblement, je ne voulais pas paraitre trop froide et pourtant je l’étais en quelque sorte malgré moi, j’étais juste épuisée et incapable de donner le change. « Enchantée, moi je m’appelle Leah et j’avais déjà remarqué que tu étais sur le campus… Tu as des yeux qui ne s’oublient pas facilement ! » Je n’étais pas en train de lui faire du rentre-dedans, j’étais juste honnête, ses yeux étaient magnifiques et perçants, je me sentais même très intimidée de le voir me regarder comme il le faisait très naturellement. « Comment te sens-tu Leah ? » Difficile à dire, j’étais encore très endolorie et épuisée par ce qu’il était arrivé par ma faute. « Pas très bien… J’ai honte de moi, je devrais être plus forte que ça et puis… Je vais avoir des problèmes puisqu’il va être difficile de nié que tout ceci était bien une tentative de suicide. »

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MessageSujet: Re: LEAH & SWANN ▷ I can be your hero.   LEAH & SWANN ▷ I can be your hero. EmptySam 20 Juil 2013 - 19:42

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e ne pus m’empêcher de sourire lorsqu’elle complimenta mes yeux, j’étais d’ailleurs étonné qu’elle m’ait remarqué, moi qui pensais être discret, sans embrouilles, à croire que je me faisais remarquer d’une manière ou d’une autre. « Merci. » Lui disais-je gentiment pour ce beau compliment, mais ça me faisait aussi sourire de l’entendre parler, de me complimenter, c’était signe qu’elle allait un peu mieux, non ? Du moins je l’espérais profondément. Mais lorsque je lui demandais explicitement si ça allait, ma joie s’effaça aussitôt. Non, que suis-je bête ! Comment pourrait-elle aller bien après cela ? Je suis bien bête. « Ecoute… Je ne te juge pas par ce que tu as fait. Je ne connais pas les raisons de ton geste, mais ce que je peux te dire, c’est que je te comprends et que je suis fier d’avoir été là pour appeler les urgences. » J’aurais aimé savoir ses raisons, mais je ne voulais pas la brusquer, je n’étais pas son amie et je ne voulais pas empirer la situation. « Tout cela restera entre nous, je ne dirais rien à personne, je ne tiens pas que toute l’université soit au courant de tout cela. » Puis sans trop savoir pourquoi, je lui pris la main et la caressait légèrement de mon pouce. « Tu vas bien là, c’est déjà ça, tu es là, dans cet hôpital avec un parfait inconnu, mais ne t’en fais pas, je ne te mangerai pas ! Sauf si vraiment j’ai faim. » J’essayais de faire de l’humour malgré moi, mais qu’est ce que je faisais ? C’était une femme que je ne respectais pas tellement à la base vu sa réputation à la fac mais là j’avais l’impression d’avoir à faire à une toute autre Leah, certes, ce n’était pas une situation plaisante, dans un hopital, au réveil d’une tentative de suicide. « Tu veux quelque chose à boire ? Un chocolat ? Un café ? De l’eau ? Du coca ? Du lait ? » Je retirais ma main de la sienne, replaçant maladroitement une de ses mèches. Je lui touchais le front au passage, sa température avait baissé, ça me rassurait. « Si tu veux quoique ce soit, demande moi, après tout, je suis ton frère non ? » Je lui fis un clin d’œil, riant légèrement.
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MessageSujet: Re: LEAH & SWANN ▷ I can be your hero.   LEAH & SWANN ▷ I can be your hero. EmptyLun 22 Juil 2013 - 3:34

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Swann était peut-être relativement discret sur le campus, n’étant pas du tout le genre de mec qui se mettait en valeur devant les autres, qui était de toutes les soirées et présent dans toutes les grandes embrouilles dont tous les étudiants entendaient parlé mais il avait tout de même retenu mon attention. Plusieurs fois j’avais remarqué qu’il m’observait, pas forcément un regard charmeur, il me regardait juste sans broncher, d’un air plutôt neutre qui m’avait intrigué. Et puis, il était plutôt mignon, sa gueule d’ange marquait donc très facilement les esprits et c’est peut-être pour cette raison que je me souvenais encore de lui. Dans d’autres situations peut-être que ça n’aurait pas été le cas, je ne gardais pas en tête le visage de tous les garçons qui étudiaient dans le coin après tout, c’était tout bonnement impossible, ils étaient bien trop nombreux pour que ce soit humainement possible. Le voir sourire m’avait immédiatement apporté une chaleur qui était la bienvenue dans cette chambre d’hôpital vraiment glauque qui était non sans me rappeler une morgue ou un endroit de la même trempe, il était mon rayon de soleil et réchauffait sans même s’en rendre compte mon petit cœur détruit par cet événement tragique qui m’avait fait, certes, changer positivement mais qui me hantait et m’épuisait chaque jour davantage. « Ecoute… Je ne te juge pas par ce que tu as fait. Je ne connais pas les raisons de ton geste, mais ce que je peux te dire, c’est que je te comprends et que je suis fier d’avoir été là pour appeler les urgences. » Je sentais mon cœur se serrer et mes yeux se troubler sous les larmes, il était difficile pour moi d’en parler, avec un inconnu encore plus mais il parvenait à me parler d’une manière qui me touchait énormément et je ne pouvais pas le nier, il m’inspirait quelque chose de très positif. « C’est gentil de me le dire. Je ne suis pas certaine de connaitre moi-même les raisons de mon geste… J’ai juste baissé les bras face à la pression que j’éprouve tous les jours depuis ce maudit accident et personne n’était présent pour moi lorsque je suis partie en live. » Je balayais l’une de mes larmes d’un petit revers de main, me sentant gênée de me livrer aussi facilement à cet homme qui venait de me sauver la vie et à qui j’étais redevable aujourd’hui. « Tout cela restera entre nous, je ne dirais rien à personne, je ne tiens pas que toute l’université soit au courant de tout cela. » J’étais heureuse qu’il soit d’accord pour que cela reste entre nous, j’allais surement devoir avertir mes plus proches amis mais je ne voulais pas que les autres me perçoivent comme une suicidaire qui pouvait recommencer ses conneries d’un jour à l’autre, je n’étais pas cette fille-là de toute manière. « Merci, ça signifie beaucoup pour moi. » Une petite impulsion électrique vint me frapper de plein fouet, je baissais la tête, constatant que Swann avait déposé sa main contre la mienne, je serrais timidement sa main, nos doigts s’entremêlant d’une facilité déconcertante. La tendresse, voilà quelque chose qui m’était totalement inconnu ces derniers temps et qui me faisait énormément de bien. « Tu vas bien là, c’est déjà ça, tu es là, dans cet hôpital avec un parfait inconnu, mais ne t’en fais pas, je ne te mangerai pas ! Sauf si vraiment j’ai faim. » Je souriais, amusée par ses propos, répondant du tac au tac sur le même ton. « Il parait que j’ai un bon crochet du droit, si tu essayes de me manger tu pourras en juger par toi-même. » Je le regardais se redresser légèrement, briser le contact de nos mains pour pouvoir replacer l’une des mèches de mes cheveux et glisser sa main contre mon front, mon petit cœur s’emballait et je ne pouvais retenir un petit regard gêné parce qu’autant d’attentions envers moi ne pouvaient me laisser totalement insensible. « Tu veux quelque chose à boire ? Un chocolat ? Un café ? De l’eau ? Du coca ? Du lait ? » Je réfléchissais à ce que je pouvais éventuellement désirer boire. « Si tu veux quoique ce soit, demande moi, après tout, je suis ton frère non ? » Je gloussais, reprenant la parole. « Il te manquerais peut-être un poil de bronzage pour qu’on puisse vraiment penser sans réfléchir que tu es mon frère quand même… Et… Merci, ne te prends pas la tête pour moi, si j’ai besoin de quelque chose je demanderais à une infirmière, je ne veux pas te déranger. » Je souriais, le regardant. Allez savoir pourquoi mais à ce moment-là, une idée que je n’aurais jamais dû exprimer à haute voix vint s’incruster dans ma petite tête de linotte. « Est-ce que tu accepterais de t’allonger à côté de moi ? Je n’ai pas trouvé le sommeil depuis l’accident et j’ai peur de m’endormir et de me réveiller toute seule après avoir fait un énième cauchemar ! » Je me sentais stupide d’avoir demandé quelque chose comme ça à un Swann que je ne connaissais pas énormément, je baissais la tête, me sentant terriblement gênée et honteuse, certes j’avais envie qu’il me prenne dans ses bras pour me sentir réellement en sécurité, ce qui n’était pas le cas pour le moment mais je ne pouvais pas lui demander cela alors qu’il ne me connaissait pas même si je n'avais pas la moindre arrière pensée.

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