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 ▬ faithfully ▬ sofia et brad

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MessageSujet: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptySam 8 Mar 2014 - 17:49

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Restless hearts sleep alone tonight.

       
Longtemps. Surement trop longtemps, quand j’y réfléchis, qu’on ne s’est pas vu, j’ai dans le corps l’impression qu’elle me manque et je ne saurai dire pourquoi, peut-être parce qu’elle est la douceur dans mon monde sans que je ne le comprenne vraiment, parce que de son sourire j’aurai pu en mourir plusieurs fois si elle avait voulu se donner à moi. Elle fait partie de celles que je n’ai jamais touchées, que de ma vie j’ai toujours pensé ne pas mériter. Mise sur un piédestal par ma faute, j’ai troqué mes envies de l’avoir pour amante pour n’en garder que la partie amie. Je ne le regrette pas, bien loin de là, Sofia est importante pour moi, parce qu’elle est unique, dans l’océan des personnes qui font partis de ma vie, mais aussi dans le monde dans lequel on vit. Une princesse oubliée née dans cette Russie bien trop éloignée, je pourrai le jurer tant ça tombe dans le côté sincère de ma personnalité. Tant je ne lui ai jamais dit tout cela, tellement qu’elle compte pour moi. C’est à étrange à penser, encore plus à avouer, les gens se diraient que je suis fou, que j’ai changé, que toutes ses phrases ne sont pas de moi, que de Bradley on ne retient que le côté sans cœur qui jongle dans sa vie avec une telle capacité qu’on pourrait la penser du tout au tout calculé. On oublie que je ne suis pas de ces imbéciles qui ne comprennent pas, qu’être heureux en surface la vie ce n’est pas que cela, qu’un jour lorsque je l’aurai décidé, je deviendrai quelqu’un de par mes mots bien placés, articles futurs qu’un jour j’écrirai, oui, je serai doué, bourré d’une ambition qui glacera le sang et qui désignera à qui voudra le voir que le temps où je subissais, où je faisais semblant sera révolu pour un toujours qui sonnera comme un jamais. En attendant, aujourd’hui la nuit est bien entamée, je ne saurai dire vraiment quelle heure il est, juste que j’ai fuis le lit conjugal pour espérer me retrouver avec quelqu’un qui apaisera ce qu’il peut se passer dans ma tête et que je ne comprends pas. Aujourd’hui que je ne crois plus savoir ce que je fais dans ma vie, j’ai ressenti le besoin de voir cette amie. Je pensais qu’elle ne répondra pas, j’étais en bas de chez elle à attendre un je-sais-quoi. Et après quelques sonneries, j’ai entendu sa voix. Soulagé, je lui ai avoué où j’étais, sérieuse elle m’a dit qu’elle descendait et assis sur un banc, je l’attends. Quand la porte de son bâtiment s’ouvre un sourire s’esquisse sur mon visage et je me lève sans réfléchir afin de me rapprocher d’elle et de sur sa joue déposer un baiser. « Tu m’as manqué. » Je ne sais pas depuis combien de temps, mais putain, ça fait trop longtemps.
       
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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyMer 12 Mar 2014 - 1:43

Reed Gallagher
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« Bradley ? » Oui je suis surprise et à juste titre. Premièrement Bradley n'a pas daigné me prévenir de son arrivée et cela fait bien des mois que je ne l'ai pas vu. Pourquoi ? Allez savoir, il semblerait que les relations amicales soient parfois comme les addictions passagères à certains aliments. On ne mangerait que ça pendant plusieurs semaines voire plus longtemps et venu un jour, sans que l'on ne sache pas pourquoi, l'envie nous passe. D'autres aliments viennent et supplantent les anciens pendant un moment, avant que la roue ne tourne à nouveau. Il y a pourtant des aliments dont on ne se lasse pas, des relations qu'on fait toujours passer au premier plan. Bradley est un ami proche et néanmoins, nous avons trouvé le moyen de nous perdre de vue durant de longues semaines. Si je reste un instant muette à mon interphone, c'est bien pour cette raison. Je finis cependant par répondre. « Je suis en bas dans deux minutes. » Une fois le combiné raccroché, je file vers le porte-manteau chercher une veste et mets les premières chaussures que je trouve avant de quitter mon appartement.

Bradley est assis sur l'un des bancs qui longent le parc en face duquel se trouve mon immeuble. Quand j'ouvre la porte principale du bâtiment, mon regard croise le sien et un sourire se loge instantanément sur ses lèvres. A ce moment-là, je réalise qu'il m'a manqué, que l'on ne doit jamais sous-estimer le pouvoir de ses amis même quand nos préoccupations diffèrent. Je m'approche de lui et dépose un baiser sur sa joue avant de finalement lui sourire. « Toi aussi tu m'as manqué. Dis-moi que je ne suis pas la seule à culpabiliser pour ce manque de nouvelles... » Oui, pour me rassurer, il pourrait me dire qu'il culpabilise aussi même si cela ne m'étonnerait pas tant que ça qu'il le prenne plus à la légère. Quoi qu'il en soit, je prends ça avec bonne humeur et m'assieds à côté de lui sur ce banc vert. Seuls quelques lampadaires nous éclairent et rendent ses yeux particulièrement brillants. « Je suis vraiment navrée tu sais. Pas mal de choses sont arrivées dans ma vie, et j'imagine que c'est pareil pour toi ? » Entre ma rencontre avec Edward, la découverte que Gregorian n'est en réalité pas mon cousin, l'adoption de Ksenia, j'ai mis sans vraiment le vouloir certains de mes proches au second plan. C'est avec un naturel légitime que je lui demande ensuite : « Et Anna, comment va-t-elle ? Je n'ai pas eu l'occasion de l'appeler. »


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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyMer 26 Mar 2014 - 22:03

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Elle m’a manqué, oui, cette vérité n’est plus à prouver, quand sur sa joue je pose un baiser je n’arrive pas à décoller le sourire qui est placé sur mon visage. Heureux de ce qu’elle me répond, de son expression. Je n’hésite que quelques instants à la torturer, à lui dire que non, je ne culpabilise pas, que de toute façon une vie sans elle, c’est une vie quand même, mais l’évidence de ma situation, de mes sentiments à son égards fait que malgré le fait que je la taquine en lui répondant « Oh tu peux bien culpabiliser, c’est ta faute tout ça. » je culpabilise aussi. Parce qu’une vie sans elle, c’est gris. Pour montrer que je ne suis pas sérieux, je me contente de hausser les épaules et de sourire, j’espère qu’elle le comprend, et d’un côté je n’en doute pas, Sofia, elle m’a toujours compris, je crois. Vient alors le temps pour l’excuse, et j’ai envie de lui dire de s’arrêter, qu’elle n’est pas à blâmer, que je comprends parfaitement. Qu’après tout, son monde à elle est grand, alors de l’avoir pour moi de temps en temps, ça me suffit, elle est cette exception, celle à qui je ne demande rien, juste de m’accepter, parfois, de faire comme si j’étais important le temps de quelques minutes, jusqu’à la prochaine fois. Elle me dit que sa vie a été mouvementée, et je n’en suis surpris qu’à moitié. Mes yeux se perdent un peu dans le vide quand je pense à la mienne, quand je me dis, j’espère, qu’elle a été prise par des choses bien plus glorifiante que celles auxquelles je me suis adonné moi, le temps de quelques soirées, de matinée, à m’enfuir d’un lit que j’ai souillé. « Tu me racontes ? » demandé-je pour me sortir de mes pensées, et puis peut être pour oublier. Pour me dire que je n’accumule pas les rater, pour entendre ses réussites, peut-être un peu rêver. Je suis fatigué, Sofia, clairement fatigué, ce soir, là, avec toi … Tu le vois ? Dis-moi que tu comprends, que je vais finir par assumer. Inventes-moi ce monde où je n’aurais pas l’impression d’être devenu ce connard pourri gâté, qui ne sait plus comment on fait pour devenir quelqu’un, pour ne pas blesser les autres. Je me vois devenir un tyran, et je n’ai clairement pas envie de plonger encore plus longtemps. « Et Anna, comment va-t-elle ? Je n'ai pas eu l'occasion de l'appeler. » Un petit rire nerveux sort de ma bouche sans que je ne puisse l’arrêter, je relève les yeux vers elle et cette fois je sais qu’aucune trace de sourire doit faire partie de moi. Dépité, je secoue le visage, je ne sais pas vraiment par où commencer « Oh, Sofia, tu sais … » Elle ne sait peut-être pas, enfin si, je crois, elle ne doit pas se douter que c’est devenu si grave que cela. Je retourne m’assoir sur mon banc, comme un enfant. « Elle va bien. » Je lui dis sans vraiment savoir si c’est vrai, puis, c’est Sofia, et c’est surement la seule personne à laquelle je peux dire ça alors je me lance, putain, je déraille complétement, mais ça me fait du bien, j’en ai besoin pour affronter tous les futurs demains. « Quand je l’ai rencontré, cette fille, elle a été la première à me mener par le bout du nez, ou quoi que ce soit d’autre, en tous les cas, je ne voulais pas de tout ça, tu le sais toi. J’ai appris à faire avec, à ma façon, j’suis bien conscient que ce n’était pas la meilleure à adopter. Bref, y a un truc que personne ne comprend dans cette histoire. Anna quand elle pleure, quand elle me dit de ne pas partir, que je vais finir par changer. Ça me fait enrager, c’est vrai … Mais merde, ça fait un mal de chien dans mon intérieur. Je ne supporte pas de la voir triste, simplement je peux pas m’en empêcher. » Et pourquoi ? « Parce que sinon, je vais finir par en crever. » Ca me brûle la gorge et j’ai envie d’atténuer la douleur par de l’alcool, je le veux vraiment, mais quand je relève mes prunelles pour les placer doucement dans celle de la princesse qui se trouve devant moi, je me résigne « Je dois divorcer ? » je prononce en soupirant, ce n’est pas une question, pas vraiment, je place des mots sur une vérité. Je dois divorcer pour moi, car je reste avec pour elle.
       
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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyJeu 10 Avr 2014 - 19:47

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C'est étrange parfois, comme la simple présence d'une personne peut réussir à vous apaiser alors que vous vous sentez pourtant bien, en apparence. Avec Bradley, ça a toujours été particulier. Je connais sa réputation d'homme séducteur enclin à flirter malgré son statut d'homme marié et pourtant quand je suis en sa compagnie, c'est toujours un homme sérieux auquel je fais face, qui n'a pas peur de me dévoiler cette partie de lui plus secrète, plus sensible. Avec lui je ne crains rien, ni le jugement ni le manque d'honnêteté, et c'est bien pour ça que je me sens si bien, et libre. « Ça te va bien de dire ça, goujat. » Ce n'est bien évidemment pas méchant, le sourire faussement choqué qui accompagne mes paroles le prouve d'ailleurs. Mais je sais bien qu'il ne le pense pas, qu'il sait qu'il a sa part de responsabilité autant que j'en ai une dans toute cette absence. Je tente de lui expliquer pourquoi j'ai été peu présente sans trop en révéler non plus, néanmoins Bradley cherche à en savoir plus, à moins que ce soit juste pour ne pas parler de lui... Je hausse les épaules, abaisse mon regard vers mes mains liées au niveau de mes cuisses. « Quelques rencontres entre autres... des découvertes aussi, enfin dont j'ai particulièrement envie de parler. » Je n'ai jamais été très bavarde, il le sait et cela me permet d'espérer qu'il ne cherchera pas à trop être curieux. Néanmoins, un sourire vient rapidement égayer mon visage quand je pense à Ksenia. « Le plus important, c'est que la semaine prochaine je vais en Russie chercher la petite. Je prépare ça avec une grande impatience, j'ai envie que tout soit parfait. » J'adresse un petit sourire à la fois réjoui et anxieux à Bradley, peut-être comprend-il ce que je vis, après tout il n'y a nul besoin d'être parent pour comprendre quel bonheur une adoption peut représenter, et les inquiétudes qu'elle peut aussi entraîner.

J'engage ensuite la conversation sur Anna, naturellement. C'est sa femme après tout, et pour le peu que je la connaisse, elle mérite que l'on s'inquiète d'elle. La réaction de Bradley pourrait me surprendre mais la vérité c'est que je ne suis même pas étonnée, juste attristée, car je devine ce qu'il garde en lui, encore. « Elle va bien » dit-il machinalement, avant de plus s'étendre sur le sujet. Et mes prunelles s'ancrent dans les siennes qui se montrent plus hésitantes, moins bourrées d'assurance que ce que leur propriétaire dégage souvent. La situation dans laquelle il se trouve, je ne la souhaite à personne, pas même à celui que j'aimerais le moins sur cette Terre. Parce que quoi qu'on en dise, nous portons tous de l'intérêt pour autrui, en tout cas c'est ce que je crois. Bradley vit sa vie sans changer pour sa femme, néanmoins l'état d'Anna le préoccupe et c'est ça qui me touche, encore une fois. Il y a des choses qui m'intriguent chez lui, mais tout n'est pas incompréhensible cependant. Inconsciemment je me pince les lèvres sans cesser de le regarder, lui et son mal-être, et quand il remonte ses prunelles vers moi, je cherche quoi dire et surtout comment le dire. « Brad... Tu n'as jamais été amoureux d'elle et tu ne le seras probablement jamais. » C'est une vérité que j'ai compris il y a longtemps déjà. « Les femmes réellement amoureuses sont les êtres les plus irraisonnables possibles, tu sais ? Chacune à leur manière, c'est vrai, mais dans votre cas Anna n'osera jamais partir, elle est bien trop éprise de toi pour le faire. Je crois même qu'au fond d'elle, elle aime l'homme séducteur que tu es autant qu'elle le déteste profondément. Elle t'a rencontré comme ça, après tout. » J'aimerais saisir sa main mais je ne le fais pas. « Elle est malheureuse et ça sera de pire en pire, quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse pour surmonter ça. Si tu la quittes, elle sera détruite mais pourra enfin songer à vivre pour elle... » Une rupture est une rupture, cela arrive à tout le monde, c'est le commun des mortels. Anna fait partie de ces femmes sensibles qui facilement sont meurtries par ce genre d'événements mais Bradley n'est pas idiot, il sait au fond de lui qu'au final, la meilleure solution réside dans le divorce. Pour elle, mais pour lui aussi évidemment. « Je te parle du bien-être d'Anna mais ce qui compte le plus pour moi c'est toi, Bradley. Tu mérites de vivre ta vie librement, sans éprouver le moindre remord à cause d'un mariage précipité. Les erreurs, on en fait tous, ne l'oublie pas. »


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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptySam 12 Avr 2014 - 19:54

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Je fais donc un piètre menteur puisque je suis certain qu’elle comprend de suite que je ne lui en veux pas, que la culpabilité ne se doit pas d’être pour elle, juste pour moi. Oui, comme pour beaucoup de chose, beaucoup de délits, j’en prends l’entière responsabilité, après tout, je ne suis pas un homme à fréquenter, alors je peux très bien prendre sur moi le fait qu’on ne s’est pas vu depuis un petit moment elle et moi. Je veux bien prendre la peine maximale, surtout que les moments que j’ai passé loin d’elle étaient destinés à d’autres femmes pour qui je n’ai pas la moindre affection, ce que je peux être stupide en réalité, tout ce temps avec les autres, j’aurai surement dû lui réserver, peut être que ma vie en aurait moins pâti. « Ça te va bien de dire ça, goujat. » Elle ne le pense pas, mais moi je suis conscient que le mot me va comme un gant. Puis elle m’avoue qu’elle a été occupée et je la crois, le fait est que même si elle me ment un jour, je la croirai, encore une fois cela montre mon manque de discernement à son sujet. Cependant ma curiosité me pousse à lui demande ce qu’elle a pu vivre, peu importe tant que ça éloigne mon état pour l’instant, et surtout parce cela m’intéresse au plus haut point. Mais elle me dit que cela n’est pas réellement important, que c’est juste la vie qui l’a emporté loin de moi, en résumé, je ne lui en veux pas, je hoche même le visage, synonyme du fait que je la comprends, qu’on a tous ce genres de moments. « Le plus important, c'est que la semaine prochaine je vais en Russie chercher la petite. Je prépare ça avec une grande impatience, j'ai envie que tout soit parfait. » Oh oui, c’est vrai, et ça par contre, je m’en veux de l’avoir oublié, d’avoir sorti cette information de mon esprit alors qu’elle est des plus considérable. Sofia va devenir maman. A cette phrase je souris, je passe même ma main sur son bras, le serre quelques secondes en ayant mon regard dans le sien. « Tu n’as besoin de rien ? » D’aide, de soutien, d’un ami présent à ce moment-là, surement que les places sont déjà prises, que j’arrive après la bataille, mais ce n’est pas grave, je me sens dans l’obligation de demander et non pas parce que justement je le dois, juste parce que j’en ai affreusement envie. Et si je ne dois savoir comment c’est passé cette journée-là de loin, je ne lui en voudrai pas, c’est étrange, mais ça me suffira. Je me contente de peu avec Sofia. « Tu seras tellement parfaite en maman, c’est presque effrayant. » Je souris une nouvelle fois avant de m’expliquer. « Quand je me vois, je me dis qu’on est tellement différents, j’essaie de m'imaginer personnellement avec une petite fille faisant son entrée dans ma vie … Ca se serait effrayant, tu vois ? » Pas elle en tant que maman, non, ça c’était écrit avant même qu’elle n’y pense, j’en suis persuadé.

La conversation prend un autre tournant par sa faute, je ne la blâme pas, il fallait bien qu’on en arrive à parler de ça. Et puis, s’il y a quelqu’un avec qui je peux le faire mis à part Maggie c’est bien elle. En parler sérieusement, je veux dire, ce n’est pas Sapphire qui pourrait me conseiller à ce sujet, je l’adore de tout mon cœur, mais le mariage, ce n’est pas la première chose dont on parle lorsque nous sommes tous les deux, c’est vrai. Alors je me livre, alors j’essaie, je me laisse porter par le fil de mes pensées, je crache le morceau, j’avoue les choses à demi-mot. J’hésite parfois, je le regarde, je crois, je me perds un peu aussi, et puis je termine sur ce divorce qui est maintenant devenue une nécessité, si avant cela c’était une option. « Brad... Tu n'as jamais été amoureux d'elle et tu ne le seras probablement jamais. » L’entendre de sa bouche me donne l’impression de ne pas savoir ce qu’est la vie, la vraie, celle dont tout le monde parle et qui fait qu’on ne finit seul, et je sais, que c’est pour moi une éventualité, la solitude, non pas que ça me dérangerai, le savoir rend simplement les choses vraies. Sofia m’explique alors comment Anna fonctionne et cela me tue de constater qu’elle connait mieux ma femme que moi, c’est désolant cette situation. Lorsqu’elle me dit qu’elle aime surement l’homme séducteur, je hausse les épaules, dépité, je ne suis pas certain de ce qu’elle est en train d’avancer, ayant du mal à me croire susceptible de mériter un quelconque amour, même celui qu’elle pense me porter. Si je la quitte, elle sera brisée, mais ce ne sera que pour son bien, alors je dois le faire, voilà ce qu’elle est en train de me conseiller. « Je te parle du bien-être d'Anna mais ce qui compte le plus pour moi c'est toi, Bradley. Tu mérites de vivre ta vie librement, sans éprouver le moindre remord à cause d'un mariage précipité. Les erreurs, on en fait tous, ne l'oublie pas. » Je rattrape son regard, je soupire, lui en voulant presque de me dire que ce qui compte c’est moi quand tous les autres pensent à Anna, je ne suis pas réellement habitué à me dire que je suis la « victime » de l’histoire, pas après lui avoir fait subir tout cela, pas après avoir fait subir cela aux autres aussi. Une erreur, oui on en a tous fait, mais la mienne me parait de plus en plus énorme et je suis incapable de m’en sortir. Parce que je crois que je suis attaché à elle, quoi que j’en dise, parce que j’ai dit oui, ce jour là, parce que j’ai été bête, je ne le nie pas. « Je ne crois pas mériter grand-chose, tu sais. » Je n’aime pas m’apitoyer sur mon sort, n’aime pas la tournure des évènements, je ne suis pas ici pour me faire plaindre, je voulais juste me changer les idées, passer un moment avec une personne qui compte réellement. « Ne me dis pas que je suis une personne exceptionnelle ou je ne sais pas quoi pour me rassurer, après je vais être forcé de te penser menteuse. » J’esquisse un sourire, parce que je sais que je suis loin d’être exceptionnel malgré ce que je tente de démontrer à toutes celles que j’ai pu souiller. « Et je n’aimerai pas me dire ça sur toi. » Un brin de sérieux et puis la fuite, je n’ai pas envie, non, réellement pas, que la conversation tourne autour de ce sujet-là et pourtant je me dois de conclure « Si tu savais comme je m’en fiche de moi, de mon bien-être et de tout le reste. Mais je vais le faire, et tu vois, contrairement à ce que tout le monde pense, ça va me briser. » Ca me tuera, mais moins qu’elle, et le problème se trouve juste là.
       
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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyJeu 1 Mai 2014 - 23:44

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« Tu n'as besoin de rien ? » L'une de mes mains resserre la sienne et je souris en plantant mes prunelles dans les siennes. Je sais que ce dont j'aurai besoin c'est de force, un peu pour affronter la maternité soudainement, mais surtout de patience. De ça j'en ai toujours eu car je suis d'une personnalité plutôt pacifiste et douce, mais l'arrivée d'un enfant change tout, c'est ce qu'on dit toujours... « Je ne pense pas avoir tant besoin d'aide mais un petit soutien sera toujours le bienvenu. Tu viendras nous voir hein ? » Quand je dis soutien, cela ne signifie pas que je prends la venue de Ksenia comme un obstacle mais c'est j'imagine que « devenir maman » est une épreuve de la vie comme une autre et qu'elle nécessite tout autant de soutien de la part de nos proches. Bradley sera le genre de personne solide qu'il me sera agréable de voir car il ne me fera pas douter, bien au contraire, il saura toujours me remonter le moral quelle que soit la situation. « Tu seras tellement parfaite en maman, c'est presque effrayant. Quand je me vois, je me dis qu'on est tellement différents, j'essaie de m'imaginer personnellement avec une petite fille faisant son entrée dans ma vie … Ca serait effrayant, tu vois ? » D'un côté il me flatte, de l'autre il me fait rire, car oui l'idée de Bradley papa est plutôt amusante à imaginer, soyons honnête. « Merci pour le compliment, même si une mère ne sera jamais parfaite malheureusement... » Je souris vaguement avant de reprendre. « Et oui ce serait un peu effrayant je te l'accorde. En même temps, tu passes plus de temps à aller draguer les filles en soirée qu'à rester chez toi à mener une vie posée, alors ce n'est pas étonnant. » Et l'arrivée d'un enfant, si elle est préméditée, doit avoir lieu quand les membres d'un couple partagent tous deux un idéal de vie allant dans le sens de la paternité, cela va de soi non ? Bradley n'y correspond pas encore, mais tout ça ne dépend que de lui. « Cela dit je suis sûre que tu te débrouillerais et que ladite fillette tomberait sous le charme de son nouveau papa. Intuition féminine. » Je dis cela en accentuant mes paroles d'un petit clin d’œil malicieux pour finir.

Le divorce. C'est la première fois que je l'entends dire ce mot pour parler de sa relation avec Anna et à l'évidence, cela signifie que plus rien ne tourne rond, que dans sa tête un chaos a pris place. Bradley se contentait jusque là de ce mariage car Anna le laissait plus ou moins faire ses petites affaires sans cesser de s'attacher à lui mais là, quelque chose a du chambouler mon ami pour qu'il en vienne à penser à se séparer d'elle. Quoi qu'il en soit, je lui dis avec sincérité tout ce que je pense, tout ce que moi aussi je ne lui ai pas toujours confessé. Qu'il rend malheureuse Anna, qu'il se rend malheureux lui aussi par la même occasion et que cela ne peut pas durer, pour leur bien à tous les deux. N'importe qui pourrait mener le même discours que moi, en tout cas c'est ce que je crois. « Je ne crois pas mériter grand-chose, tu sais. » Pourquoi dit-il cela ? Parce qu'il a fait souffrir une femme ? C'est stupide, nous méritons tous d'être heureux dans notre vie, le tout est de l'être sans empiéter sur celui d'une autre personne. « Ne me dis pas que je suis une personne exceptionnelle ou je ne sais pas quoi pour me rassurer, après je vais être forcé de te penser menteuse. » Tout comme lui je souris, face à cette modestie qui aurait pu ne pas être sienne mais qui pourtant sort de sa bouche, me prouvant une nouvelle fois que si, il est un homme méritant d'être heureux. « Et je n'aimerai pas me dire ça sur toi. » Je ne suis pas parfaite, parfois je mens comme le commun des mortels mais sur ce sujet, quel intérêt y aurais-je ? Les amis sont ces personnes qui dans notre vie sont là pour nous rappeler ces petites choses particulières qui nous rendent uniques, je veux être cette personne pour Bradley, lui rappeler qu'il n'est pas juste un marié martyr, qu'il y a bien d'autres choses en lui à exploiter et qu'il n'est pas trop tard pour le faire. Mais me croira-t-il seulement ? « Si tu savais comme je m'en fiche de moi, de mon bien-être et de tout le reste. Mais je vais le faire, et tu vois, contrairement à ce que tout le monde pense, ça va me briser. » Un moment je le fixe avec une certaine perplexité dans le regard, essayant de voir en lui peut-être. Une mauvaise habitude qui m'aide souvent à adapter mes réponses en fonction de mes interlocuteurs. Néanmoins là, je dois me contenter de ce que me dit mon cœur sur le sujet, je le sais. « Mais c'est normal je suppose... » Nous parlons d'un divorce tout de même, non ? « Tu sais ce que je pense. Si je te considère comme l'un de mes plus proches amis c'est parce que je sais que je peux te faire confiance et quoi que tu aies fait à Anna, je continuerai de soutenir que tu n'as juste pas trouvé la femme qu'il te fallait. Vous marier a sans doute été une très grosse erreur, ainsi que de la tromper... car tu l'as fait plein de fois, n'est-ce pas ? » Mes yeux se posent plus doucement sur lui et certainement y a-t-il une once de déception dedans mais j'aimerais insister sur ce que je vais dire ensuite. « Les amis sont là pour aider, de quelque façon que ce soit. Si tu as besoin de soutien durant la procédure et tout ce qui va avec, je serai là pour toi d'accord ? » Je resserre une nouvelle fois sa main dans les miennes. « Anna sera complètement dévastée mais nous savons tous les deux que c'est la meilleure chose à faire, pour tout le monde. Elle a besoin d'être avec un homme qui saura la rendre heureuse et toi, tu as besoin d'une fille... je ne sais pas quel genre mais en tout cas, ce ne sera pas une petite nature. » Mes lèvres s'étirent, malicieusement, et je soutiens son regard avec un brin d'amusement finalement. « Tu veux monter ? Nous serons mieux pour discuter, et je dois te montrer la chambre de la petite. Elle est finie depuis quelques jours, tu seras le premier à la voir. » Après avoir attendu son accord, je me lève, croise mes bras contre ma poitrine et attends qu'il me suive. Nous traversons la rue, entrons dans l'immeuble et montons jusqu'à mon appartement que j'ouvre et dans lequel je le laisse entrer, faire comme chez lui. Ce n'est pas comme s'il ne connaissait pas l'endroit après tout. Une fois que je suis débarrassée de ma veste, j'inspecte brièvement la propreté de mon chemisier blanc (x) et hésite à inviter Brad dans le salon, ou à l'emmener directement jusqu'à la chambre. Il se trouve que le choix est vite fait, je suis impatiente d'avoir son avis. Alors mes yeux cherchent les siens et des paroles les accompagnent bientôt. « Viens suis-moi. » Nous passons dans le couloir et au bout j'ouvre la porte, l'invite à entrer dans cet univers enfantin (x) que j'ai imaginé seule, totalement seule. Quelques photos de Ksenia et de ses proches là-bas en Russie - en tout cas ceux que j'ai pu rencontrer -  sont déjà accrochées ci et là sur le mur, si bien que la chambre contient déjà un peu d'elle ; c'est pour cette raison que j'aime tant y être. « Alors, qu'en penses-tu ? J'ai essayé de ne pas créer une ambiance trop... fille. C'est réussi, hein ? » Demandé-je en tentant de lire sur son visage.


Les hommes forts sont ainsi. Au zénith de l'amour, ils réfléchissent encore, ils calculent et leur décision est sans appel. Pancol
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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyMer 7 Mai 2014 - 21:52

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La vérité c’est que je ne saurai pas de quoi elle pourrait avoir besoin. Je ne suis même pas certain de savoir moi-même m’occuper d’un gamin. Mais je ressens le besoin de lui dire que je suis capable de la soutenir, que de ces moments qu’on a passé loin l’un de l’autre il ne reste que ça, de l’amitié pure et dure qui fait que même si un soir elle m’appelle à quatre heures du matin, je serai là, présent et prêt à l’aider dans toutes les choses que la vie pourrait mettre sur leur chemin. « Je ne pense pas avoir tant besoin d'aide mais un petit soutien sera toujours le bienvenu. Tu viendras nous voir hein ? » Si je viendrais ? Bon sang Sofia, il n’y a même pas à demander. Je mettrai, une nouvelle fois, mon monde de côté afin de venir me trainer jusqu’à toi, et jusqu’à ta fille, cela va de soi. Et je lui réponds en un sourire, en hochant le visage doucement, je viendrais et je crèverai de me dire que jamais je ne pourrai ressentir tout ce que cette petite va faire naitre en toi. La joie, l’unique. J’oublierai que je dérive et que je n’ai toujours pas divorcé. J’oublierai … Puis je continue sur ma lancée, je lui montre mon point de vue, celui qui lui conte qu’en tant que mère, elle sera grandiose. Que je n’aurai pas pu la voir autrement, que cette douceur sera décuplée, lorsqu’elle pourra la partager. « Merci pour le compliment, même si une mère ne sera jamais parfaite malheureusement... » Peut-être, j’en sais rien, et en fait, j’en ai strictement rien à faire, je sais ce que j’affirme, et si quelqu’un doit se rapprocher de cette perfection, c’est elle. « Et oui ce serait un peu effrayant je te l'accorde. En même temps, tu passes plus de temps à aller draguer les filles en soirée qu'à rester chez toi à mener une vie posée, alors ce n'est pas étonnant. » Un peu ? Non, totalement, bon sang. Une vie posée, ça me semble être quelque chose de peut-être trop compliqué. J’en ai aucune idée. J’aurai pu essayer, avec Anna, j’aurai pu faire semblant de vouloir ce mariage, de lui faire des enfants, de devenir quelqu’un de grand. Et j’ai préféré rester dans l’adolescence, dans les conneries. Et le penser, mettre des mots sur ce que je suis, me fais de plus en plus croire que je ne suis réellement pas quelqu’un de bien, c’est bête, mais c’est comme ça, il me semble qu’on ne se refait pas. « Cela dit je suis sûre que tu te débrouillerais et que ladite fillette tomberait sous le charme de son nouveau papa. Intuition féminine. » Son clin d’œil, me frappe en plein cœur, et je me demande si je dois disserter, lui prouver que par l’addition de « a » plus « b » je ne suis pas le mieux qualifié ? Non, je ne pense pas qu’elle ait forcément besoin que je m’étale sur le sujet. Alors je conclue bêtement, en lui disant « Je ne suis pas un homme assez bien pour ça. » Et ce que j’entends pas là c’est que je ne vois pas comment pouvoir donner un exemple quand moi-même des fois, je me demande pourquoi j’agis d’une façon ou d’une autre. Et je tente de sourire, de ne pas trop montrer que c’est un mauvais soir pour moi, que je hais tellement être comme ça. Que la conversation est trop sérieuse, et que bon sang, il faut absolument en changer le ton.

Le problème c’est qu’on se dirige tous les deux vers le sujet qui fâche le plus dans ma vie, la divorce, Anna, et ce que je lui fais. Ce qui fait que je suis justement ce mec qui n’est « pas assez bien » et je pense que j’aurai du boire, que ça m’aurait fait du bien pour pouvoir discuter de tout ça, faire semblant que ça n’a pas d’importance, alors que je suis le point de prendre un trop grand tournant. La laisser. Et je me plains, je me donne la gerbe tout seul, comme un grand. Je me demande pourquoi je dis tout ça, elle n’a absolument pas besoin de savoir tout ça. Je ne veux, d’ailleurs, pas qu’elle me voit comme cette petite chose qu’elle doit protéger. S’il y en a un qui doit protéger l’autre, ici, c’est moi, clairement moi. Alors je me reprends, je choisi l’humour, je tente de changer de sujet, je commence à étouffer. Cependant je ne peux pas m’empêcher de remettre une dernière fois Anna sur le tapis, pour terminer comme il se doit. Lui dire qu’elle souffre, ma femme, c’est vrai, mais qu’elle n’est pas la seule à le faire, mais c’est bon, on n’en parle plus, je déteste tout ça. Je suis venu jusqu’ici pour changer mon état d’esprit, et j’ai l’impression que je m’enfonce, et je le fais si bien, putain. « Mais c'est normal je suppose... » De souffrir ? De se dire que l’autre va surement en mourir ? « Tu sais ce que je pense. Si je te considère comme l'un de mes plus proches amis c'est parce que je sais que je peux te faire confiance et quoi que tu aies fait à Anna, je continuerai de soutenir que tu n'as juste pas trouvé la femme qu'il te fallait. Vous marier a sans doute été une très grosse erreur, ainsi que de la tromper... car tu l'as fait plein de fois, n'est-ce pas ? » Son regard me brûle, et je me dis que dans le fond, vraiment très loin, il me juge. Inquisitrice ici, alors que je ne saurai même pas comment plaider non coupable. « Pleins de fois. » Je me contente de répéter pour lui faire comprendre qu’il n’y a rien de plus vrai. Je baisse les yeux, je n’ai plus envie de l’affronter, ses paroles sonnent tellement vraies à mes oreilles et je n’arriverai jamais à les contrer. On a fait une erreur, et je ne peux pas le nier. « Les amis sont là pour aider, de quelque façon que ce soit. Si tu as besoin de soutien durant la procédure et tout ce qui va avec, je serai là pour toi d'accord ? » Quand sa main renforce notre étreinte, je m’aperçois que je la tenais toujours, jusque-là, comme si je n’avais pas pu me défaire d’elle durant tout ce temps. « Anna sera complètement dévastée mais nous savons tous les deux que c'est la meilleure chose à faire, pour tout le monde. Elle a besoin d'être avec un homme qui saura la rendre heureuse et toi, tu as besoin d'une fille... je ne sais pas quel genre mais en tout cas, ce ne sera pas une petite nature. » Je crois bien que tout le sérieux de la discussion disparait au moment où elle me gratifie d’un sourire amusé. Et moi je soupire, je relâche la pression et je choisi de continuer sur le ton de sa dernière phrase, pas que je n’ai pas entendu les premières, mais je crois que c’est assez, que nous avons trop analysé. « Je la plains celle-là, crois-moi. » Mais la vérité c’est que je ne crois pas qu’elle arrivera un jour, je ne suis pas fait pour l’amour. « Tu veux monter ? Nous serons mieux pour discuter, et je dois te montrer la chambre de la petite. Elle est finie depuis quelques jours, tu seras le premier à la voir. » A mon tour de sourire. « Évidemment. » J’en crève d’envie en réalité, non pas parce que c’est un truc que j’adore, regarder les chambres d’enfants, mais parce qu’elle a dû y mettre tout son cœur. « Ça doit bien valoir son coup d’œil. » Elle se lève, et je le fais à sa suite. Côte à côte on se dirige vers son appartement, on passe la porte de l’immeuble, sa porte d’entrée. Elle retire sa veste, me lance un regard presque insistant. « Viens suis-moi. » Et moi je m’exécute, je la suis le long du couloir, silencieux, je me permets de regarder son dos, la chute de ses reins, surement pas un automatisme malsain, mais le fait est que je ne peux pas m’en empêcher de le faire, mais surtout d’apprécier. Nous arrivons au bout du chemin, et elle nous ouvre une porte qui mène tout droit vers tout un univers. Enfantin, c’est vrai, mais je crois bien que ça reflète un peu ce à quoi je pensais. « Alors, qu'en penses-tu ? J'ai essayé de ne pas créer une ambiance trop... fille. C'est réussi, hein ? » Ce que j’en pense ? Je ne sais pas trop, ou en tous les cas c’est ce que doit lui dire mon visage et ça m’amuse, j’ai envie de la faire douter, elle qui semble donner bien trop d’importance à ce qui peut se dérouler dans mon esprit. Alors je grimace au moment où je m’avance, où de mes yeux, j’observe les murs, les photos, les peluches, le lit. Puis je troque ma grimace pour un sourire plutôt grand lorsque je retrouve ses yeux, parce que je ne veux pas jouer avec elle trop longtemps, surtout sur quelque chose d’aussi considérable pour elle. « Je crois que plus tard elle te remerciera de ne pas avoir fait de cette chambre, la parfaite chambre de Barbie. » C’est vrai, parce que le rose à haute dose, ça peut faire vomir certaines filles, il-parait, je ne suis pas au courant réellement, petit, mes parents avaient étrangement choisi du bleu pour les murs de mon monde d’enfant. « Et je crois aussi qu’elle va adorer. » Là par contre, je suis capable de l’affirmer même si je ne connais la demoiselle qu’en photos et que je fais partie de ceux qui sont déjà sous son charme. « Ça se voit que tu as mis du temps à tout penser, tout calculer. » Oui, dans chacune des dentelles, dans chaque couleur utilisée. « Vous êtes déjà toutes les deux ici, il y a des parties d’elle, ici et là. » Et je les désigne du bout de mes doigts. « Et puis il y a de toi … » Je continue avant de revenir me placer à côté d’elle en souriant encore, comme si je ne pouvais plus m’arrêter, être dans son appartement, son monde, me provoque un bien être incomparable. « J’ai hâte de la rencontrer. » Je rattrape sa main, la serre un peu contre moi, avant de lui demander « Tu m’offres à boire ou bien je peux rentrer, pour te laisser aux bras de Morphée ? » Ce qu’elle voudra, comme à chaque fois.
       
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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptySam 17 Mai 2014 - 22:39

Reed Gallagher
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« Je ne suis pas un homme assez bien pour ça. » Aussitôt je ris, spontanément. « Pas assez bon pour te débrouiller avec un enfant ? Je te prouverai bientôt le contraire quand la petite sera là. » Je n'ai pas dit que je le laisserais seul dès les premiers jours avec Ksenia, cela dit même sans être seul avec elle, il se rendra très vite compte que ce n'est pas si difficile que ça de s'occuper d'un enfant, qu'il n'est pas moins doué que tous les deux. Et parfois, il faut apprendre sur le tas, certains sont même beaucoup plus jeunes que lui et se débrouillent très bien, alors oui, j'ai entièrement confiance en Bradley. Et l'intuition féminine, vous savez ce que l'on raconte dessus.

Bientôt, il m'avoue avoir en effet trompé « plein de fois » Anna. L'entendre de sa bouche rend la vérité plus douloureuse encore. Non pas que cela le soit particulièrement pour moi, mais ses actes sont injustes et incorrects, nous sommes au moins d'accord là-dessus. J'ai beau être consciente de là, cela ne m'empêche pas de voir en Bradley un homme qui pourrait être sérieux si et seulement s'il trouvait chaussure à son pied. Une femme dont il serait amoureux, pour qui il serait prêt à tout et qu'il n'aurait certainement pas envie de tromper. Il n'y a pas de recette miracle pour les relations sérieuses, je crois que l'amour est l'unique ingrédient nécessaire. L'amour et un peu de savoir-vivre, sans doute. « Je la plains celle-là, crois-moi. » Et s'il trouve cette femme qu'il aura envie de chérir plus que de tromper, alors non, elle ne sera pas à plaindre, bien au contraire. Face à moi, Bradley semble bloqué dans cette version « mari horrible d'Anna », il ne veut pas s'ouvrir à un autre champ des possibles, avec une autre. Quoi que je dise, cela n'aura pas grande répercussion sur lui alors autant ne pas creuser, le laisser vivre sa vie comme il pense devoir le faire. Qu'il ait pensé au divorce me rassure néanmoins, cela reste la meilleure chose à faire pour eux deux. Un sourire fin se dessine sur mes lèvres quand je réponds enfin. « Attends de la rencontrer, tu changeras peut-être d'avis. » Et je lui propose de monter, ce qu'il accepte avec un plaisir qui me ravit. Quand enfin nous sommes dans la chambre de Ksenia, je l'observe s'avancer, étudier du regard chaque détail pour finalement revenir vers moi quelques secondes plus tard, un sourire aux lèvres rassurant. « Je crois que plus tard elle te remerciera de ne pas avoir fait de cette chambre, la parfaite chambre de Barbie. » Pourtant, je ne déteste pas le rose, c'est une couleur qui plaît aux petites filles, qu'elles doivent se plaire à avoir dans leur chambre et cela doit se respecter. Néanmoins c'est dans ces couleurs-là que je vois la petite et ça, ça ne s'explique pas. J'aime l'ambiance chaleureuse, joviale qui se dégage de cette chambre, je la préfère sans aucun doute à l'univers princesse des chambres roses. « Et je crois aussi qu'elle va adorer. » Je hausse mes épaules. « C'est tout ce que j'espère. Du haut de ses trois ans, elle ne risque pas de me dire qu'elle n'aime pas, c'est toujours ça. » Réponde-je en souriant, liant mes deux mains devant moi. « Ça se voit que tu as mis du temps à tout penser, tout calculer. Vous êtes déjà toutes les deux ici, il y a des parties d'elle, ici et là. » Mon regard suit tout ce qu'il désigne du bout des doigts, avant de retrouver ses prunelles claires. « Et puis il y a de toi... » C'est nécessaire, qu'il y ait un peu de moi, n'est-ce pas ? Cette petite sera perdue en arrivant ici, je serai tout ce qu'elle connaîtra, alors bon... Je crois que Bradley a réussi à me toucher sur ces dernières paroles, et je ne saurais expliquer précisément comment. C'est étrange, je n'arrive pas à me défaire de son regard, d'autant plus lorsqu'il se rapproche de moi avec ce sourire que je n'ai jamais trouvé si charmant. J'en perds ma voix un instant, le laissant continuer de parler. « J'ai hâte de la rencontrer. » Et j'ai hâte de la lui présenter. J'ai hâte qu'elle voit ces mêmes yeux que je regarde en ce moment-même, j'ai hâte qu'elle voit ce beau sourire, qu'elle se sente sécure dans ses bras, aussi. De tout ça j'ai hâte, mais il va falloir patienter encore un peu. « Tu m'offres à boire ou bien je peux rentrer, pour te laisser aux bras de Morphée ? » Il ne peut pas rentrer tout de suite, j'ai envie qu'il reste avec moi car sa compagnie m'est toujours agréable. De la tête je fais « non », accompagnant bien vite mon geste de paroles. « Reste. » Simplement. « Je dois bien avoir quelque chose à t'offrir. » Maligne je souris, timide je me retire de son emprise pour l'entraîner hors de la chambre. Pourtant, j'étais bien contre lui, mais... Voilà, c'est comme ça, je devais m'en défaire, au moins un moment. Quand j'arrive dans la cuisine, je sors deux verres d'un placard et nous verse un peu de son alcool favori. « Tiens. Allons sur la terrasse regarder les étoiles. J'ai remarqué qu'on les voit bien ce soir, c'est rare. » Et un instant plus tard, j'ouvre la baie vitrée, viens m'accouder à la rambarde avec mon verre à la main. Du quatrième étage, nous ne voyons guère grand chose. La ruelle passante, le parc faiblement illuminé en face et bien sûr, le ciel de nuit plus haut, décoré ce soir de quelques centaines d'étoiles visibles. Le visage relevé, je contemple ce qui nous surplombe. « Regarder les étoiles n'est peut-être pas aussi divertissant que de draguer les étudiantes en boite de nuit mais au moins tu n'auras pas de quoi culpabiliser demain matin. » Je souris vaguement avant de me retourner, cherchant son regard du mien.


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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyJeu 10 Juil 2014 - 18:20

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Et son rire m’envoute, comme il peut le faire à chaque fois, ce n’est pas de la moquerie, c’est quelque chose de beau, c’est comme ça. C’est elle et c’est un peu moi. « Pas assez bon pour te débrouiller avec un enfant ? Je te prouverai bientôt le contraire quand la petite sera là. » Le contraire, la petite … Faire partie de sa vie complétement, je crois que je ne réalise pas encore, pourtant ça lui va si bien, tellement plus qu’à moi. Sofia, tu ne vois pas que pour les hommes de mon genre, la vie ce n’est pas vraiment quelque chose de bon ? Tu ne vois pas, qu’un jour, je vais merder, je vais réellement le faire et personne ne pourra m’arrêter. Le genre de connerie que même Anna ne pourra pas pardonner. Un truc qui montrera au monde entier à quel point je peux être un enfoiré. Pourtant j’en ai marre, c’est vrai, je ne me supporte pas comme ça, malgré ce que les autres croient. Je veux grandir, mais je ne sais pas comment m’élever. Je plonge mon regard dans celui de mon ami et je me dis que la seule qui pourrait m’aider, c’est elle, j’en suis presque intimement persuadé.

La discussion se poursuit et elle tourne étrangement trop autour de moi. Je l’écoute, je lui réponds, je me trouve idiot, parfaitement con, je souris, soupire et vis, grâce à elle, grâce à cette nuit, mais je ne lui dirai pas, je garderai tout ce que je ressens pour moi, parce que je n’ai jamais su gérer ça. Parce que bon sang, il y a Anna. Une fille que je pourrais combler et même aimer, Sofia semble tellement y croire pour moi que j’en ai les mains moites rien que d’y penser. Alors c’est pour cette raison que je lui dis que je plains cette fille d’avance, parce que je ne saurai pas faire pour la garder près de moi, ne pas la blesser et l’aimer comme il se doit. Comme une princesse, c’est ça ? C’est compliqué les femmes, bon dieu, et je suis loin de savoir comment arriver à être heureux. « Attends de la rencontrer, tu changeras peut-être d'avis. » Je changerai d’avis ? Je la voudrai plus que pour une seule nuit ?  C’est une chose que j’ai déjà promis et une promesse que je suis loin d’avoir tenue. Comment tu fais Sofia, pour croire autant en moi ? Je te le dis, franchement, c’est complétement n’importe quoi. Et pourtant je me contente de lui répondre « Tu as peut-être raison. » Mais j’en doute tellement que je ne continu pas plus la discussion, et quand elle me propose de monter dans son appartement, je me hâte presque de la suivre parce que j’espérais pouvoir continuer cette nuit à ses côtés. Sans aucune arrière pensé. Qu’on ne s’y trompe pas. Elle est trop bien pour moi.

La chambre de la petite, de son avenir, de la vie future que Sofia se construit, en tant qu’adulte accomplie. Je n’arrive pas à réaliser à quel point elle a bien évolué. Je ne saurai pas comment dire comme je peux l’admirer. Pour ses choix, pour sa vie, pour cette femme qu’elle est et qui me pousse à me dire que tout est possible, si on y croit, elle l’a espéré combien de temps, sa fille déjà ? Je m’attarde sur chaque détails, sur chaque photos, je l’aime sa gamine sans même savoir pourquoi, et je ne suis pas normal de penser ça, croyez-moi. Puis mes prunelles se posent sur celle qui a fait, je la taquine quelques secondes, et elle répond, ce n’est pourtant pas un joute verbale, c’est juste deux vieux amis en pleine nuit qui tentent de converser sur un sujet qui est bien trop sérieux pour l’un deux. Et celui-là, c’est bel et bien moi. Puis je finis par lui avouer que j’ai hâte de la rencontrer, de la prendre dans mes bras, de devenir l’oncle dont elle a besoin, celui qui l’a rassurera dans ces moments de chagrin. Je serais là, et je suis certain que c’est la seule fille au monde à laquelle je peux promettre ça. Je serai là pour elle, à chaque anniversaire, chaque dents tombées, merde, je l’aimerai, parce qu’elle sera à elle et de ce fait un peu à moi ? Je divague tellement, et je me dis que j’ai besoin de verre que c’est la seule chose qui pourra me sauver, ouais rien que ça. Alors je lui dis, je lui propose deux options, la laisser pour dormir ou boire ce verre qui hante un peu mon esprit endormi. « Reste. » C’est tout ce dont j’ai envie. « Je dois bien avoir quelque chose à t'offrir. » Nos mains se séparent et je me rends compte qu’à ce moment-là que je ne voulais pas la lâcher. Je me sens un peu vidé. Puis je la suis jusque dans la cuisine, un sourire sur mes lèvres, je la regarde servir nos verres en silence, et je me surprends à la trouver belle, une nouvelle fois, je sais bien que je pourrai me rendre fou pour elle, je le sais comme je le respire, mais dans ma tête se trouve Anna, et si je me suis fichu de la faire souffrir pendant des années, avec Sofia c’est différent, je ne veux pas continuer à tromper ma femme, et je ne veux pas le faire en risquant de blesser Sofia. Je ne pourrai pas me permettre de la perdre, alors je détourne mes yeux d’elle au moment où j’attrape le verre qu’elle me tend et je ne perds pas une seconde pour en boire une gorgée, histoire de me calmer. « Tiens. Allons sur la terrasse regarder les étoiles. J'ai remarqué qu'on les voit bien ce soir, c'est rare. » Et depuis quand je n’ai pas regardé les étoiles moi ? Je n’en sais rien, je ne saurai même pas dire si je les ai déjà regardées une fois plutôt que de chercher à impressionner une fille avec cette tactique-là. Tandis qu’elle relève son regard vers le ciel étoilé, je me contente de la contempler elle, dans rester bouche bée. D’en avaler difficilement ma salive, et de tenter sans le faire de détourner mes yeux d’elle afin de regarder les étoiles, ce pourquoi elle m’a trainé jusqu’ici après tout. Puis je réalise que je suis muet une nouvelle fois, que je ne sais pas, que je n’ai jamais su gérer les choses comme ça. « Regarder les étoiles n'est peut-être pas aussi divertissant que de draguer les étudiantes en boite de nuit mais au moins tu n'auras pas de quoi culpabiliser demain matin. » Et quand elle me regarde, je détourne mes propres prunelles, parce que je ressens bien que je suis gêné, qu’il y a un truc que je n’arrive pas à gérer. Je me permets de rire avant de boire une autre gorgée, pour du courage ou quelque chose dans le genre quoi ? Depuis quand j’ai besoin de courage avec Sofia moi ?  Je divague sur un étrange nuage, et je ne suis pas certain de comprendre tout ce qui est en train de se dérouler dans ma tête. Mis à part le fait que je dois vraiment être taré pour envisager quelque chose entre elle et moi. Je n’ai bu que la moitié d’un verre et je suis déjà saoul ou quoi ? Non mais il y a un truc qui ne tourne pas bien rond … Je ferme les paupières avant de retrouver son regard que j’aime bien trop ce soir. « Regarder les étoiles avec toi … » Je me sens pensif, je ne sais plus comment m’exprimer, j’suis redevenu un adolescent et je ne le savais même pas apparemment. « C’est bien plus divertissant que quoi que ce soit d’autre. » Je caresse son épaule quelques secondes avant de m’accouder totalement afin de regarder le bleu de la nuit parsemé par ces petits points argentés. « Mais on a parlé que de moi, de mon histoire chaotique etc .. Quelqu'un a-t-il réussi à se faire une place dans ton cœur ? » La vérité c’est que … Pourquoi j’ai demandé ça, moi ?
       
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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptySam 12 Juil 2014 - 14:15

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Nous voilà sortis de la chambre de Ksenia pour mieux nous retrouver ailleurs, dans une pièce où Bradley se sentira peut-être plus à son aise. Il est vrai qu’avec son tempérament de séducteur invétéré, les enfants n’ont jamais dû être un grand centre d’intérêt pour lui encore. Qu’un homme ait vingt ou trente ans, son rapport aux enfants peut être tout et son contraire après tout, et peut-être que tout ce qu’il suffit à Bradley pour bien se sentir avec un enfant, c’est simplement d’être en présence d’un auquel il tiendrait. Je suis persuadée que Ksenia saura le charmer, oui, j’en suis intimement persuadée. Avec sa bouille d’ange et son regard aussi doux que pétillant, cette fillette aura tout pour le faire craquer. Sur la terrasse, j’observe visage relevé les étoiles qui parsèment le ciel nocturne, m’abreuvant de temps en temps de mon verre alcoolisé. Face à tant de simplicité, j’en viens à me demander si cela suffirait à Bradley, s’il ne préférerait pas être ailleurs, avec quelques autres. Parce qu’il cultive - en le voulant ou non - une image d’homme à femmes gourmand, l’on ne peut que penser que son passe temps favori réside dans la séduction des femmes. Pourtant, avec lui je me sens bien, confiante. Je le sais content d’être là, et zen, tranquille. Ici, loin d’Anna, loin de ses obligations. La vérité, c’est que plutôt que d’être sans cesse à la recherche d’une nouvelle femme à attirer dans ses filets, Bradley cherche plutôt à fuir ses responsabilités et cette vie qu’il n’a pas désiré. Qu’il ne désire plus, en tout cas. Voilà pourquoi je rabaisse assurément mon visage en vue de croiser son regard, pour y lire en lui cette béatitude que je lui connais si bien, chaque fois que nous nous voyons.


Cependant c’est un regard fuyant auquel je suis confrontée, qui m’intrigue autant qu’il m’amuse. Serait-il gêné ou ennuyé ? Que je le lui rappelle sa réputation de coureur ? Son rire vient bientôt me soulever un léger poids et me fait rire doucement moi-même, presque par mimétisme. J’ai envie de lui demander ce qu’il y a mais préfère me taire, attendre passivement qu’il prenne la parole pour exprimer le fond de ses pensées. « Regarder les étoiles avec toi ... » Ses yeux se plongent dans les miens et j’avoue me perdre un peu dans les siens, le temps de quelques brèves secondes. « C’est bien plus divertissant que quoi que ce soit d’autre. » Étrange sentiment, émotion. Intriguée je soutiens son regard un court moment avant de le faire fuyant à mon tour, parce que ses mots ne trouvent pas refuge dans ma confiance, parce que sa main sur mon épaule me fait frissonner et puis parce qu’il détourne lui aussi son attention. Mais qu’à cela ne tienne, déjà je repose mes yeux sur lui, discrètement, déjà je m’interroge, m’imagine toute une histoire qui n’a sûrement ni queue ni tête mais qu’il a créé dans ma tête de fille plus pensive qu’impulsive. « Mais on a parlé que de moi, de mon histoire chaotique etc .. Quelqu’un a-t-il réussi à se faire une place dans ton cœur ? » Cette remarque refroidit un peu l’atmosphère, bizarrement. Je n’ai jamais été une grande fan des longues discussions sur moi-même et cela ne changera pas aujourd’hui, même si le sujet concerne mes relations tumultueuses. D’ailleurs je hausse les épaules, buvant une nouvelle gorgée de ma boisson avant de répondre. « C’est difficile de répondre à cette question. » Mon regard se plante sur mon verre, sur le liquide transparent. Et je visualise plusieurs visages, plusieurs étreintes, plusieurs regards suaves et chaleureux. La vérité est que je suis entourée d’hommes, mais que ce facteur n’a jamais été forcément preuve de bonheur chez une femme. « Je crois que j’ai le coeur trop grand. Je m’éparpille trop facilement, sans réussir à savoir ce que je veux vraiment. » Parfois j’aimerais pouvoir m’exprimer dans ma langue maternelle, afin de ne pas commettre d’erreur de sens, ne pas paraître ridicule sur un sujet aussi délicat. « J’ai tendance à croire que même les plus viles et peu recommandables personnes de mon entourage pourraient combler quelque chose en moi sauf qu’au final, il manque toujours quelque chose. » Forcément, pensé-je en relevant mon regard vers le ciel. « J’ai besoin de sécurité, de sincérité. Quelque chose de simple mais de solide. Et ça, aucun homme n’est venu me l’offrir pour le moment. » Quand il y a la passion il n’y a pas la stabilité, quand il y a un semblant de stabilité, le reste ne fonctionne pas. Peut-être que je suis trop compliquée. Affichant un sourire, je me retourne vers Bradley. « Pourquoi cette question ? Tu es pressé de me voir casée et mariée ? » Demandé-je en lui donnant un léger coup d’épaule complice au passage. Et suite à cette petite taquinerie, je le regarde quelques secondes, sans rien dire, avant de décider de finir mon boire cul sec pour le reposer sur la table du balcon. J’attrape ensuite sa main et l’invite à me suivre vers un objet d’extérieur que j’ai récemment acheté en prévision des nombreux moments de zenitude qu’il pourrait me procurer. Un siège confortable suspendu à une barre métallique, offrant une place voire deux si l’on se serre. (x) Ce soir, nous y serons deux. « Installe-toi. » Je lui ordonne presque pour pouvoir ensuite venir m’asseoir en tailleur tout contre lui, mon corps tourné vers le sien. Posant ma tête contre le coussin rouge, je regarde Bradley, silencieusement. « On n’est pas bien, là ? » Léger sourire. « S’il n’y avait pas une femme qui t’attendait chez toi, je te dirais de rester avec moi toute la nuit pour refaire le monde. On a toujours été doués pour ça. »


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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyMer 16 Juil 2014 - 12:26

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Quand je me demande pourquoi je lui ai demandé ça, je comprends parfaitement qu’il y a quelque chose qui est en train de ne pas tourner rond, à l’intérieur de moi. Je me perds un peu dans tout ce que je cherche à regarder, sauf elle, tout pour éloigner de mon esprit la possibilité que peut-être entre elle et moi, il pourrait y avoir quelque chose même si je n’arrive pas à définir quoi. J’avale une nouvelle gorgée du liquide ambré parce que le mec que je suis est clairement sur le point de déconner. Je n’ai jamais voulu la toucher, avant. Je n’ai même jamais cru que j’en serai capable. Elle est la seule que je n’ai pas souillée, alors en quoi c’est différent, maintenant ? Parce que je suis fou, voilà pourquoi ça diffère aujourd’hui. Et pendant que je me prends la tête intérieurement, je regarde Sofia hausser les épaules, et je sais bien que la discussion la dérange, alors j’envisage de retirer mes propos, de lui signifier que je m’en fiche après tout de savoir ce qu’il se passe dans son cœur, dans son lit, dans … Merde la vérité c’est que je ne m’en fiche pas. Ça pique un peu à l’intérieur de moi. L’alcool a beaucoup trop d’effet sur moi. « C’est difficile de répondre à cette question. » Difficile, réellement ? Et comment cela se fait que pour moi ce qui est difficile c’est cette réponse ? Mon regard la caresse doucement, remonte le long de ses hanches, de son dos, ses épaules, son visage et ses propres prunelles abaissées sur son verre, elle est si belle, Sofia, même lorsqu’elle hésite, même quand elle ne sait pas … « Je crois que j’ai le cœur trop grand. Je m’éparpille trop facilement, sans réussir à savoir ce que je veux vraiment. » Cette idée a le don de me faire sourire, de me détendre aussi un peu, je ne sais pas ce que j’ai eu l’espace de quelques secondes, mais ce n’était rien. C’est passé, cela vient juste de son cœur trop grand, c’est pour cela qu’il est si facile de l’aimer. L’apprécier, Brad, je secoue le visage, parce que de toute évidence je suis en train de divaguer sur un drôle de nuage. « J’ai tendance à croire que même les plus viles et peu recommandables personnes de mon entourage pourraient combler quelque chose en moi sauf qu’au final, il manque toujours quelque chose. » Alors elle n’a pas trouvé celui qui pourrait la combler. La rendre heureuse comme il se doit. « J’ai besoin de sécurité, de sincérité. Quelque chose de simple mais de solide. Et ça, aucun homme n’est venu me l’offrir pour le moment. » Là je peux assurer que c’est une douche froide que je viens de prendre et que de mes délires idiots, je suis complétement calmé. Et quand elle sourit ? Je souris aussi. « Pourquoi cette question ? Tu es pressé de me voir casée et mariée ? » Son épaule vient choquer la mienne et je reprends vie à cause de cela. Je suis pressé, moi, de la voir casée et mariée ? Non du tout à la vérité. Certes, je suis persuadé qu’elle sera magnifique en robe blanche, magnifique durant cette journée où elle sera reine. Mais le problème c’est que je crois bien que de mon point de vue aucun homme ne pourrait être assez bien pour elle. Je ne suis pas certain de pouvoir supporter de devoir juger s’il a la rend assez heureuse ou bien si jamais il ne la force à pleurer. S’il l’étouffe, ou bien s’il la délaisse, s’il ne se rend pas compte qu’elle est un joyau, une princesse. « Je n’ai absolument aucune hâte de te voir te marier, je me ferais encore plus de souci pour toi. » Ca me rendra vieux avant l’heure, son histoire. « Mais le point positif c’est que … » Cette fois je tente vraiment de me détendre et de faire de même avec elle, parce qu’on n’a pas besoin de toute cette tension entre nous, ça a toujours été facile, toujours simple, alors ce soir ce ne sera pas différent. « Je pourrais toujours essayer de voler la mariée. » Je lui fais un clin d’œil complice en riant encore un peu. Elle boit son verre cul sec et encore une fois je reproduis ces gestes, je me sens bien chez elle, c’est vrai, mais ce soir je ne suis pas à ma place et cette idée ne veut pas me quitter. Parce que je sais comment je fonctionne, je sais que je ne pourrai pas m’en empêcher. Elle attrape ma main, et je la suis encore une fois, comme un pantin. Le pouvoir qu’elle exerce sur moi, n’est parfaitement pas normal, croyez-moi. Elle nous amène vers une balancelle et un nouveau sourire vient se poser sur mes lèvres, tandis que c’est de plus en plus le bordel à l’intérieur de moi. « Installe-toi. » Et je m’exécute rien que ça. A ma suite elle prend place et je me plonge un peu à l’intérieur de ses yeux. Sa tête sur le coussin, se sourire qui prend place sur ses lèvres bien trop dessinée, même en pleine nuit elle a quelque chose qu’aucune autre n’a jamais eu. Elle a cette douceur, qui vient d’ailleurs. « On n’est pas bien, là ? » On est parfait, même, je crois. « S’il n’y avait pas une femme qui t’attendait chez toi, je te dirais de rester avec moi toute la nuit pour refaire le monde. On a toujours été doués pour ça. » Je me permets de rire, de me souvenir, de me dire qu’elle a raison, qu’on a toujours été doué pour refaire le monde, pour se prévoit un avenir qui vaut mieux que la vie que nous avons, sauf que je me rends compte qu’elle n’a plus besoin de le faire, que même si parfois la planète ne tourne pas vraiment rond, son monde à elle, personnel, se met en place, sa fille, son boulot, tout me semble être d’une perfection qui pourrait insulter les gens comme moi, mais moi je me contente d’être heureux pour elle, comme à chaque fois. « Ce temps parait bien loin, hein ? » Oui, il me semble qu’il l’est, il remonte à avant mon mariage, je crois bien, à bien avant ma déchéance. On était bien, je déconnais c’est vrai, mais on était bien, je n’étais pas encore devenu le connard que j’ai appris à être depuis que je suis avec Anna. Et je ne sais trop comment, ma main s’en va à l’encontre de son visage, sans que je ne le vois, sans même que je ne le calcule en tous cas. Je la caresse comme j’aurai voulu le faire à chaque fois que mes yeux se sont posés sur elle, je la salie, je m’en veux un peu aussi, je déglutis. « Tu peux me le demander. » De rester, d’oublier Anna comme je le fais à chaque fois, du bout des doigts je touche sa peau, continue la course de ma main de sa joue à son cou, même si j’aurai aimé toucher ses lèvres ses lèvres, en un sens, elles m’ont toujours fascinées, parce que de cette bouche est toujours sorti les mots capables de m’apaiser, elle est la seule et ce depuis bien longtemps à savoir comment faire sortir le meilleur de moi. « De rester. » Je me rends compte que je n’ai jamais été aussi clair sur mes intentions à son sujet. Nous n’avons jamais franchis le pas, je ne sais même pas si elle, elle y a déjà pensé, si elle, elle a déjà envisagé … Bien sûr que non, je suis marié. « Mais si je reste. » Mon visage s’approche du sien, plus proche qu’il ne l’a jamais été, je suis certain de ne pas emprunter le bon chemin. « Je n’arriverai pas. » Figée par la surprise surement, elle ne bouge pas, et moi, galvanisé par un je-sais-quoi que je ne saurai définir, je permets à mes lèvres d’effleurer les siennes. Je suis fou. Plus de doute. Une vraie folie. Elle va me haïr. Je me hais déjà. « A me tenir loin de toi. » Et la limite entre l’amitié et le reste, elle est où ? Je l’ai perdu, dans le bleu de ses yeux, dans le clair de ses cheveux, dans la chaleur de son sourire, dans son corps que je désire.
       
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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyMer 16 Juil 2014 - 20:00

Reed Gallagher
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Le mariage, j'en ai rêvé. Parmi toutes les fillettes de mon époque, j'étais de celles qui voyaient la vie en rose, qui naissaient princesses et qui s'imaginaient un jour devenir reine par la rencontre du prince charmant. En somme, l'un des rêves de petite fille les plus merveilleux et naïfs à la fois, mais qu'importe quand il t'élève avec de beaux espoirs ? C'est vrai que je suis née avec une cuillère d'argent dans les mains mais cela ne m'a pas jamais empêché néanmoins de garder les pieds sur terre et les yeux ouverts sur le monde et ses réalités aux mille et une nuances, parfois horrifiantes. De l'espoir de tomber sur un prince charmant, j'ai ensuite nourri celui de sauver quelques humanités, celles qui pourraient avoir besoin de moi. Et si cette passion me prend les entrailles jour après jour, je n'ai pas pour autant abandonné l'idée d'un mariage heureux, presque féerique. Cela reste toujours, malgré les difficultés de la vie, les chemins empruntés qui ne concordent pas toujours ou bien les rencontres qui ne correspondent pas assez. Et Dieu sait que je suis compliquée, dure avec moi-même. « Je n’ai absolument aucune hâte de te voir te marier, je me ferais encore plus de souci pour toi. » Bradley me fait me sentir petite, presque minuscule à côté de lui. Une sensation que beaucoup de femmes modernes rejetteraient mais qui moi me fait fondre, à sa manière. S'en rend-il compte au moins ? Je le regarde tendrement, quand il se remet à parler. « Mais le point positif c’est que … Je pourrais toujours essayer de voler la mariée. » Encore touchée par ses précédentes paroles, j'en oublierais presque de percevoir la connotation si peu sérieuse de sa nouvelle remarque. Mais son rire me rappelle à l'ordre, je secoue la tête face à sa bêtise, car c'en est une n'est-ce pas ? « Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre... » Mes yeux retrouvent les siens, malicieux. « Tu ne dois pas réaliser la portée de ce que tu dis. » Voler la mariée, pour se l'accaparer. Peut-être que l'alcool lui monte déjà à la tête ? Je ris pour discréditer les belles paroles du séducteur qu'est Bradley et termine mon verre avant de l'inviter sur les coussins, non loin de nous.

Et nous y sommes bien, là, sur cette balancelle. Mon corps à côté du sien, mes yeux dans les siens où j'y trouve une belle lueur scintillante, plus encore que celle des étoiles. Plus significative, surtout. « Ce temps parait bien loin, hein ? » Le temps de la légèreté, des insouciances, du manque de responsabilités. C'était le bon temps, tellement... Mon visage fait « oui » et je reste d'autant plus muette lorsque sa main vient caresser ma joue. C'est si agréable que j'aimerais rester ainsi des heures et des heures, pour que mon cœur jamais ne lâche cette douce et nouvelle avidité, pour que ma relation avec Bradley ne s'écorche jamais, ô jamais. Je me sens apaisée et inquiète à la fois. Une inquiétude qui donne des ailes tandis que je me perds dans le bleu foncé de ses yeux. « Tu peux me le demander. » Je l'étudie, chaque détail de son visage. La sincérité de son geste, de ses mots. Je ne sais pas ce que j'y cherche, mais cela devient de moins en moins soutenable, mon cœur s'étire d'une façon étrange, mystérieuse. Est-ce si mystérieux que cela, en réalité ? « De rester. » Je ne sais plus. La vérité c'est que je n'arrive pas à lire en lui comme dans un livre ouvert, parce que la couverture de ce même livre, celle que tout le monde connait, c'est celle d'un homme à femmes. Il y a bien sûr celle d'un ami, mais pourquoi est-ce si difficile pour moi, à ce moment-même où ses doigts parcourent mon visage, d'entrevoir l'ami que je connais ? « Mais si je reste. » Ses mots sont comme des flèches tirées en plein cœur, son visage qui s'approche me rend toute chose mais je ne freine rien, bien trop occupée à me poser toutes les questions du monde auxquelles je n'arrive pas à trouver de réponse, évidemment. Ce serait trop simple. « Je n’arriverai pas. » Une vague de chaleur parcourt mon corps, suivie rapidement d'un frisson électrisant, à tel point que je ferme mes yeux par culpabilité. Je sens mes mains devenir légèrement moites à l'idée qu'il s'approche encore plus et... et ses lèvres touchent les miennes, je les sens, les désire pendant ne serait-ce qu'un dixième de seconde. Oh, seigneur. « A me tenir loin de toi. » Ce n'est pas le destin.

Un nouveau frémissement, déjà loin du trouble, loin du heurt, je le sais, c'est plus que ça. Bradley m'a chamboulée et quand la signification de ses paroles saccadées s'éclaircit dans mon esprit, j'ai l'impression de recevoir un électrochoc. J'ai été une victime, mais je suis coupable d'avoir ressenti ce que j'ai ressenti. Une émotion bien trop forte, loin du dégoût ou de l'amitié simple. Assez forte étrangement pour me redonner la force d'ouvrir mes yeux sur lui, d'attraper sa main de la mienne et de la retirer. Le plus loin possible de ma peau, de toutes ces promesses charnelles que je la saurais capable d'exprimer. J'ai mal, ou peut-être que je suis malade. L'étourdissement en serait le premier symptôme, suivi de très près de la fièvre. Voilà que tout à coup, je m'en veux, profondément. « Non » sort de mes lèvres, doucement, puis une seconde fois plus sèchement « non tu ne peux pas. » Parce que... Anna. Je m'éloigne aussitôt, descends de notre perchoir pour faire un pas, puis un autre, dos à lui. A cet instant-même, je le maudis un peu. « Tout ce que je t'ai dit tout à l'heure... » Sur cette femme qu'il devrait trouver, qui lui donnerait envie d'être fidèle. C'était si sérieux, je ne pensais pas qu'il s'en ficherait, pas aussitôt, pas avec moi. Je me retourne vers lui, une expression de déception sur le visage. « Je ne veux pas ressembler aux autres Bradley, il n'y aurait rien de plus horrible que d'être une parmi tant d'autres, tu comprends ? Et c'est... ça, c'était une bêtise, il n'y a rien entre nous, ce n'est pas ça. » J'ai l'impression de le crier, pour tenter de m'en convaincre moi-même... pourtant ma voix reste douce, trop douce peut-être. C'est comme si le sol s'échappait sous mes pieds tout à coup, je ne sais plus à quoi me tenir. « Tu ferais mieux de rentrer chez toi. Oublier ce que tu as fait, et j'en ferais de même. » Je soutiens son regard très difficilement pendant à peine une seconde de plus et abaisse ensuite le mien plus bas, me cramponnant au passage à la rambarde. Je ne souhaite plus qu'une chose, me retrouver seule.


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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyDim 20 Juil 2014 - 19:10

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« Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre... » J’avoue que l’idée de la voler à son futur me semble de plus en plus plaisante, mais pour toute réponse directe, je me contente de sourire, parce que de toute évidence je ne peux faire que cela afin de me sortir des beaux draps dans lesquels je suis en train de m’enfoncer. Tout doucement, tout lentement. Je sens bien que je suis sur une pente glissante, que je suis en train de délirer, mais ça vient d’elle, je peux l’assurer, d’elle et la façon qu’elle a de sourire, de me regarder. « Tu ne dois pas réaliser la portée de ce que tu dis. » Et son rire me fait encore plus sombrer. Je secoue le visage pour lui signifier qu’évidemment je riais aussi, et que jamais au grand jamais je n’oserai gâcher son mariage. Puis, que de toutes façons, il faudrait dans un premier temps qu’elle veuille de moi, et là, ça fait la différence, puisque ce n’est pas le cas. Même si son cœur est trop grand comme elle me l’a si bien dit, il ne peut être assez grand pour m’accueillir moi. Non, mais le problème du cheminement de mes pensées n’est pas celui-là, ce n’est pas un souci avec son cœur, mais bel et bien avec mon esprit, qui montre parfaitement quel con je suis. On parle de ma femme, du fait que je n’y arrive plus, et moi je lui sors que je vais « la voler » le jour de son mariage ? Je ne suis tellement pas net dans ma tête. Et avant que je ne reprenne la parole, elle m’invite à prendre place sur sa balancelle et c’est avec un sourire un peu gêné que je la suis, que je m’assois en premier, et que je plonge mes yeux dans les siens. Je suis tellement fichu, je le sais, mais je ne peux pas m’empêcher de la regarder comme ça, comme si elle pouvait un jour être à moi.

Je suis fou. Je le suis vraiment. Je m’en rends compte avant même que je ne m’anime. Avant même que je prononce mes mots. C’était innocent. Sa phrase était innocente et pourtant … Et pourtant c’est bien ma main qui caresse son visage, c’est bien mon corps qui s’approche du sien. C’est bien ma voix qui s’éteint pour laisser mieux le plaisir à mes lèvres d’aller chercher les siennes. Les effleurer. L’embrasser. La dévorer. C’est évidemment ce que je veux, ce que je ne me suis jamais permis, parce qu’elle est mon amie, parce qu’elle est raisonnable, parce qu’elle est la seule qui porte en elle le pouvoir de m’apaiser sans qu’il ne soit question de sexe. Merde, qu’est-ce que je fais ? Je détruis tout, je détruis tout comme je le fais à chaque fois. J’oublie ce qui est bien ou pas, tu vois Sofia quand je disais que je n’étais pas un mec bien, je ne mentais pas. J’ai un sérieux problème, tu vois. Mais le fait est que malgré mes pensées, malgré mes envies qu’elle me repousse, l’espoir me gagne. L’espoir qu’elle ne le fasse pas, l’espoir qu’elle décide de continuer ce presque baiser, qu’elle le transforme en quelque chose de passionné. J’ai envie d’elle comme je n’ai jamais eu envie d’elle je crois bien. Comme si c’était la chose la plus importante dans l’instant. L’aimer comme aucune autre. La découvrir, chaque parcelle de sa peau. Elle va me hanter, j’en suis conscient, à présent je ne pourrai plus la voir sans nous imaginer être amants. J’ai tout fichu en l’air. Je le sais. Et je ne l’avouerai jamais, mais ça fait mal. Ça brûle à l’intérieur de moi. Et je m’en veux Sofia, je m’en veux vraiment, crois-moi. Sa main me repousse comme elle le peut, et je suis en train de crever ou quelque chose qui y ressemble en tous cas. C’est fini hein, toi et moi ? Notre amitié, il ne va m’en rester que des souvenirs entachés par le fait que j’ai tout gâché. « Non » Je sais bien que je suis un con mais sa douceur me choque, m’enivre un peu plus. Et si … ? « non tu ne peux pas. » D’accord là on peut dire que j’ai compris. Elle se relève, s’éloigne un peu plus, et moi j’effectue un mouvement de main en vain pour tenter de la garder près de moi quand je sais qu’elle m’échappe complétement. J’ai tout foiré, elle ne me le pardonnera jamais. « Tout ce que je t'ai dit tout à l'heure... » Sur quoi ? Faut dire qu’on en a dit des choses, surtout sur moi. Sur cette femme que je pourrai aimer ? Sur le fait que l’évidence est que je dois divorcer ? Et je déglutis toujours assis quand elle se retourne et me regarde comme ça. « Je ne veux pas ressembler aux autres Bradley, il n'y aurait rien de plus horrible que d'être une parmi tant d'autres, tu comprends ? Et c'est... ça, c'était une bêtise, il n'y a rien entre nous, ce n'est pas ça. » Et comme l’idiot que je suis j’esquisse un sourire. Parce qu’elle se trompe sur toute la ligne. Rien que le fait que je ne l’avais pas touché jusque-là prouve qu’elle n’est pas une parmi les autres pour moi. Mais je la comprends, moi aussi je pense que c’était une bêtise, je le pensais même avant de le faire pour tout avouer. Une belle connerie qui fait que pour elle je suis grillé. « Tu ferais mieux de rentrer chez toi. Oublier ce que tu as fait, et j'en ferais de même. » De ma main je masse mon visage tout entier comme pour retirer tout ce que je peux avoir en tête ou tout ce que j’ai pu faire il y a quelques secondes. Bon sang, pourquoi j’ai fait ça déjà ? Quand elle s’accroche à la rambarde de son balcon, que son regard s’abaisse et que moi je me permets de la regarder encore une fois, je n’ai pas de mal à savoir réellement pourquoi j’ai fait cela. Parce qu’elle est belle, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Parce qu’elle a cette douceur qui envoute mon cœur. Parce qu’elle est elle, tout simplement. C’est aussi simple que cela en fin de compte. Elle est cette exception dans mon monde, celle qui fait que j’ai l’impression que ça tourne rond, lorsque je suis à ses côtés. Alors je me lève, et je tente d’oser, de ne pas me planter encore une fois. Je vais pour poser mes mains sur ses épaules histoire de ne pas la laisser sombrer toute seule, pour lui montrer que moi aussi je suis en train de couler à cause de ma bêtise comme elle me l’a si bien signifié. Mais je stoppe mon geste, pour le justifier même, je me fourre les mains dans les poches comme un vrai nigaud, je ne suis surement pas beau à voir dans l’instant, je n’en doute pas. « Pardonne moi. » Je murmure presque. Je suis perdu, complétement paumé dans ma vie et avec elle aussi. Oui, je n’aurai pas du faire ça, et autant que je le regrette, je ne peux pas me résigner à me dire que c’était une erreur, non parce que ce que j’ai ressenti quand je l’ai fait, il est clair que je ne l’ai pas rêvé. « Sofia … » Je touche le fond, là. « J’sais pas pourquoi j’ai fait ça. » Je m’enfonce encore. « J’veux dire t’es magnifique, tu me comprends comme personne. » Et je creuse. « J’suis désolé, vraiment. » Creuse. « Je vais y aller, t’as raison. » Creuse. Toujours.
       
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MessageSujet: Re: ▬ faithfully ▬ sofia et brad   ▬ faithfully ▬ sofia et brad EmptyDim 27 Juil 2014 - 1:21

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Cela devait être une belle soirée, entre lui et moi, deux amis qui se retrouvent, qui échangent à propos de leur vie, de leurs inquiétudes et de leurs joies. Parce que nous avons matière à converser, entre son couple mal en point, l'arrivée prochaine de ma fille. Mais non, il a fallu que tout soit chamboulé, par ma faute ou la sienne ? Je ne sais même plus à qui revient l'origine de ce revirement de situation. Est-ce moi qui me suis montrée trop proche, trop tactile ? Est-ce lui qui a complétement pété un plomb ? Entre Bradley et moi, cela n'a toujours été que de l'amitié, rien de plus. Alors pourquoi ? Pourquoi ce rapprochement... ? Pourquoi cette électricité entre sa peau et la mienne, entre ses yeux et les miens... ? Je crois que ce soir je me suis brûlé les ailes moi aussi, et comme s'il pouvait s'agir d'un vice, je peux vous assurer que j'ai aimé ça. Chaque instant, chaque frémissement. Tellement que je culpabilise aussitôt et que le rejet est ma première défense. « Pardonne moi. » Alors il regrette, maintenant ? Il s'est laissé emporté par je ne sais quoi, ce petit quelque chose qui dirige si facilement les hommes ? C'est Bradley après tout, l'homme qui trompe sa femme à tout va. Ce que je m'en veux, d'avoir été aveuglée pendant ne serait-ce qu'un instant. « Sofia … » Mes yeux ne quittent pas le sol, pourtant je pourrais presque jurer ressentir son souffle contre ma peau, il n'est pas si loin de moi après tout, non il est encore si proche. « J’sais pas pourquoi j’ai fait ça. » J'aimerais lui crier de partir mais je n'y arrive pas. Bloquée de la tête aux pieds, j'attends que la suite arrive. Je suis comme ça, calme, trop calme, ça me perdra. « J’veux dire t’es magnifique, tu me comprends comme personne. » Tais-toi, Bradley, tais-toi s'il-te-plait. « J’suis désolé, vraiment. » Et ma réponse à ça, je ne pensais pas la dire à voix haute, enfin plutôt basse pour être exacte. « Pas autant que moi. » Parce qu'il est un pilier dans ma vie, je le sais. Quand je suis avec lui, je me sens stable, en sécurité, soutenue et épaulée. Aimée. Que tout était simple entre nous alors que désormais, tout est ébranlé. Et ça me fiche la trouille. « Je vais y aller, t’as raison. » Allez savoir si j'ai raison, en tout cas c'est la seule solution sensée qui s'offre à moi pour le moment tellement le malaise est grand. Ce dont j'ai besoin, c'est d'un moment de tranquillité, pour réfléchir à ce qui s'est passé afin de mieux l'enterrer. Je déglutis silencieusement avant de tourner légèrement ma tête vers lui, sans pour autant réussir à croiser son regard. « Je t'accompagne jusqu'à la porte. » Ce que je fais finalement, allant ouvrir celle-ci pour le laisser passer et chercher son regard sur les dernières secondes. « Bradley » il faut que je te dise ... « ne disparais pas s'il-te-plait. » La dernière chose dont j'ai besoin malgré ce qui s'est passé, c'est de le voir disparaitre lui de ma vie. Je ne le supporterais pas, je le sais. « Rentre bien, bonne nuit. » Et sur ces paroles, je ferme la porte derrière moi, m'adosse contre elle et amène mes deux mains à mon visage, comme pour effacer tout ce qui s'est passé. Si seulement.

A cause de ce qu'il m'a fait ressentir... Je suis fichue.


Les hommes forts sont ainsi. Au zénith de l'amour, ils réfléchissent encore, ils calculent et leur décision est sans appel. Pancol
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