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 Far away from the life I dreamt • Aaroki

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MessageSujet: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptyMer 19 Mar 2014 - 3:58

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It's lonely, losing everyday without any change. Even though with loneliness I consume my sighs. Why ? Do we not proceed even though it went the way we wanted ? Even though it's a small scar, we go ahead with strength. It's alright to cry when you want to cry, because no matter what you are, you don't have to be harsh. Come with me, I'll take you by, my heart is lost in the light. "No more darkness" is whispered into my ear.
Il était planté dans sa chambre noire depuis déjà deux heures. C’était le meilleur des moyens pour éviter toutes collisions avec sa mère. Il ne fallait pas croire, leurs altercations le rendaient malheureux. Il s’en voulait constamment d’être si dur avec elle, mais il n’arrivait pas être gentil. Il n’y arrivait plus… Parce qu’à chaque fois, tout ce qu’il voyait, c’était le néant dans le regard de cette femme qu’il aimait tant. Assis sur un tabouret, il attendait patiemment que les photos ne sèchent enfin. Torturant ses doigts en les rongeant dans tous les sens possibles, il soupirait faiblement alors que Hug sautait sur ses genoux. Son main coon le suivait partout et avait même un coin dodo et gamelle dans la chambre noire. Hiro n’avait pas vraiment eu le choix à vrai dire, le chat était plus fidèle qu’un chien du haut de ses 9 ans. Ils étaient rapidement devenus inséparables tous les deux. Lui gratouillant la tête, il observait son travail peu convaincu par ce qu’il avait fait. Il détacha les clichés pour mieux les observer. Ça n’était à rendre que dans une semaine, mais il avait eu du temps pour le faire, cependant… Il n’aimait rien et il se demandait s’il était vraiment devenu difficile ou si c’était pour une bonne raison. Hésitant, il se décida à envoyer un sms à Aaron pour savoir s’ils pouvaient se voir. La réponse ne fut pas longue à arriver, au contraire. Il se leva précipitamment et attrapa un portfolio qui traînait dans un coin de la pièce pour y mettre les cinq photos et prit son chat au passage pour sortir avec lui de la pièce. Il grimpa rapidement dans sa chambre pour se changer, le jogging n’étant pas vraiment recommandé pour entre dans l’agence. Il enfila un jean, un pull bleu marine à col roulé, un gilet assorti. Il prit soin de mettre des bottines noirs pour rehausser un peu sa silhouette élancée et un trenchcoat noir par-dessus le tout. Il passa sa main dans sa tignasse pour la discipliner faussement, pris sa besace où il rangeait son téléphone, son portefeuille et son appareil photo, redonnant des croquettes au chat, il s’empressa de prendre son vélo pour rejoindre l’agence. Quand il arriva, il ne manqua pas d’offrir un sourire à l’hôtesse d’accueil, disant que Monsieur Campbell l’attendait. Déjà quelques mois qu’il venait régulièrement au studio, il faisait presque parti du décor. Il s’empressa de rejoindre Aaron dans le studio avec un petit sourire aux lèvres. « Hey ! Merci, j’m’en veux de te déranger comme ça, j’pensais que tu me dirais de passer demain ou après-demain. » Il vint vers l’homme qu’il respectait tant et lui offrit une accolade amicale avant de lui donner son portfolio, lui laissant le loisir de regarder maintenant ou plus tard, à vrai dire, il ne savait pas combien de temps Aaron pouvait lui accorder, alors il ne voulait pas perdre de temps. « J’dois le rendre que dans une semaine, mais j’ai eu du temps… » Il se massa la nuque, gêné parce qu’il n’appréciait vraiment pas ce qu’il avait pondu. Il devait prendre des bougies en photos et créer des ambiances différentes comme pour un magazine de décoration. Travailler sur des éléments aussi figés ne l’avait pas inspiré et puis… il les avait faites après une dispute avec sa mère pour penser à autre chose…. « C’est pas terrible hein… » Il se rongeait à nouveau les ongles, impatient et nerveux d’entendre l’avis d’Aaron.
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MessageSujet: Re: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptyJeu 10 Avr 2014 - 16:50

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It's lonely, losing everyday without any change. Even though with loneliness I consume my sighs. Why ? Do we not proceed even though it went the way we wanted ? Even though it's a small scar, we go ahead with strength. It's alright to cry when you want to cry, because no matter what you are, you don't have to be harsh. Come with me, I'll take you by, my heart is lost in the light. "No more darkness" is whispered into my ear.
Aaron était en train de travailler dans son bureau, seul, sur un nouveau projet qui lui avait été donné de la part de la rédaction du magazine. Nouveau projet signifiait en général un nouveau grand sujet de presse qui allait être abordé d'ici deux ou trois mois. Plus qu'abordé, il ferait certainement la une du mensuel féminin. Il s'agissait cette fois-là d'un thème musical, porté sur les nombreux festivals qui allaient prendre place en Californie dans les mois à venir et ils n'étaient pas peu nombreux. De par sa renommée dans le milieu de la photographie, Aaron avait eu la possibilité au cours des dernières années de se former un capital social plutôt riche et c'est pourquoi la difficulté ne résidait pas tant dans la prise de contact des différents artistes présents aux festivals mais plutôt dans la communication et la coordination entre l'équipe de rédaction et lui-même. Certes il avait son mot à dire, mais celui-ci n'avait pas la plus grande valeur au sein de l'agence. Ce fait plus plusieurs autres l'avait poussé au fil des derniers mois à entreprendre les démarches nécessaires afin d'ouvrir son propre studio.

Après avoir appelé un groupe connu de rock indie originaire de Los Angeles, c'est un message externe qui capta toute l'attention du trentenaire. Hiroki était un jeune stagiaire qu'il avait accepté à ses côtés pour plusieurs raisons. D'une, il lui avait semblé posséder un réel potentiel lors de leurs premières entrevues ; un potentiel qui ne demandait qu'à être exploité et débridé de tout cet académisme procuré par l'université, et de deux, il lui avait rappelé l'apprenti photographe qu'il était quelques années auparavant. Pour la sensibilité qu'il dégageait, l'analyse qu'il avançait sur certains clichés, par exemple. Alors quand l'Asiatique demanda s'il pouvait venir, Aaron n'hésita pas un instant. Une demie heure plus tard, il était là, dans son bureau, élégamment vêtu comme à chaque fois. Le professionnel reçut amicalement le jeune homme dans son studio, un sourire aux lèvres. « Salut Hiro. Ne t'en fais pas, tu tombes même bien, je planche sur un projet depuis plusieurs heures alors ta venue va me changer un peu les idées. » Il lui adressa un clin d’œil et s'empara du portfolio du jeune étudiant en vue de regarder ses derniers travaux. « Voyons voir. » Machinalement il étala les différents clichés sur la grande table au centre de la pièce et, songeur, les observa un long moment, chacun leur tour. Sur certaines photographies il s'approcha, appuya ses bras de part et d'autre de l'objet pour mieux analyser les détails. Au bout d'une minute il tourna sa tête pour rechercher le regard d'Hiroki. Ce dernier s'auto-critiquait facilement, tandis qu'Aaron restait magnanime. « Tout dépend du travail qui t'a été demandé. » Ses prunelles claires restèrent sur le jeune homme un moment, comme pour le sonder. « Ces photos devraient être susceptibles d'apparaître dans un magazine de décoration si mes souvenirs sont bons, n'est-ce pas ? » Si c'était le cas, alors oui, le professionnel aurait des choses à redire. Il connaissait le talent d'Hiroki et cela l'étonnait un peu qu'il n'ait pas su se concentrer assez pour donner l'effet qui était attendu. Il pointa du doigt l'un des clichés, et redessina même les contours dont il allait parler. « Sur celui-ci, la netteté n'est pas satisfaisante. On est toujours tentés de donner un petit effet flou et sombre à ce genre de scène plutôt tamisée mais il ne faut pas oublier la visée de ces photos, un magazine commercial. » Ses yeux se relevèrent à nouveau vers le plus jeune. « Et ça, tu le sais aussi bien que moi. » Un petit silence. « Ce travail ne t'inspire pas ? » Cela serait une explication plausible, mais elle n'est pas la seule possible, après tout. Alors Aaron, dans son altruisme et sa bienveillance habituels, s'enquit de comprendre un peu mieux la raison de ces imprécisions artistiques. « Ça ne te ressemble pas de mal cerner le travail demandé. »


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
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MessageSujet: Re: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptyVen 18 Avr 2014 - 14:08

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It's lonely, losing everyday without any change. Even though with loneliness I consume my sighs. Why ? Do we not proceed even though it went the way we wanted ? Even though it's a small scar, we go ahead with strength. It's alright to cry when you want to cry, because no matter what you are, you don't have to be harsh. Come with me, I'll take you by, my heart is lost in the light. "No more darkness" is whispered into my ear.
« Salut Hiro. Ne t'en fais pas, tu tombes même bien, je planche sur un projet depuis plusieurs heures alors ta venue va me changer un peu les idées. » Il souriait comme un enfant face au père noël, Aaron était tellement particulier pour lui dans sa vie à vrai dire. Il se mordit la lèvre en lui donnant ses travaux à regarder, il savait à l’avance que ça n’irait pas, mais il ne prenait jamais mal les critiques de son mentor, au contraire, il buvait ses conseils comme un vampire se nourrit de sang. Comparaison un peu glauque mas c’était la seule chose qui lui vint à l’esprit à vrai dire. Il remarqua un petit tabouret prêt de la grande table et se plaça dessus. Il aurait pu rester debout, mais ce fut un réflexe. Croisant ses bras, il torturait ses lèvres tout en essayant de se justifier un peu sur son mauvais travail. « Ces photos devraient être susceptibles d'apparaître dans un magazine de décoration si mes souvenirs sont bons, n'est-ce pas ? » Il hocha sa tête en se mordant un de ses doigts totalement nerveux. S’il avait pu, il serait en train de grincer des dents, mais il serrait sa mâchoire pour que ça n’arrive pas à vrai dire parce qu’il savait pertinemment que ça dérangeait plus d’une personne, mais tout cela lui donnait un air tellement crispé. « Mais elles seront pas dedans. » C’était réellement ce qui attendrait le premier de la classe, une journée entière dans le studio d’une photographe connue pour travailler uniquement avec les magazines de décorations et la parution de quelques-uns de ses clichés dans un magazine partenaire. Il vit Aaron s’arrêter sur une des photos alors il se leva pour venir à ses côtés et mieux observer. « Sur celui-ci, la netteté n'est pas satisfaisante. On est toujours tentés de donner un petit effet flou et sombre à ce genre de scène plutôt tamisée mais il ne faut pas oublier la visée de ces photos, un magazine commercial. » Il le savait, c’était ça le pire mais rien n’y avait fait durant les prises… Il avait dû faire une soixantaine de photo, il n’avait su en sélectionner que 12 pour son projet sans en être satisfait…. Et il avait raison puisque son mentor ne l’était pas non plus. Il hocha simplement la tête, il n’aimait pas travailler sur des objets inanimés, encore moins dans une semi-obscurité mais c’était un des défis… réaliser au moins 3 clichés tamisés. « Et ça, tu le sais aussi bien que moi. » Il avait fait mouche avec sa remarque. Le jeune japonais redressa sa tête pour le regarder sans oser parler. A vrai dire, il ne savait pas quoi raconter. C’était raté, il n’y avait rien à ajouter sur sa médiocrité, il savait à l’avance en venant ici qu’Aaron lui dirait ça et il connaissait aussi les conseils que son mentor lui dirait, il aurait pu faire seul son autocritique et recommencer pour que ce soit meilleur, mais au fond, il avait peut-être juste envie de passer pour ne plus être seul et pour avoir quelqu’un avec qui parler. Son père s’étant barré et vu la relation difficile qu’il avait avec sa mère, parfois ça devenait pesant de ne pas avoir d’adulte à qui parler et aussi étrange que ça puisse paraître, il considérait aussi Aaron comme une sorte de grand frère. Un exemple, un modèle… quelqu’un avec qui discuter et qui aurait assez d’expérience et de justesse pour le consoler ou le sermonner au besoin et il l’admirait tellement qu’il aurait même accepté ses remontrances. « Ce travail ne t'inspire pas ? » Il avait une tête coupable, c’était un fait indéniable. « Ça ne te ressemble pas de mal cerner le travail demandé. » Une petite moue apparût sur son visage presque trop parfait, il soupira doucement avant de le regarder, se mettant contre la table, mais tourné vers la fenêtre. « J’ai énormément de mal… à travailler sur quelque chose de statique comme des objets. Mon professeur m’avait ri au nez une fois en me disant que je faisais bien des presque belles photos de paysage… » Il l’insultait mentalement d’ailleurs ce con de professeur. Hiroki n’avait jamais été du genre à être prétentieux, mais il était conscient de son potentiel et il savait qu’il faisait des belles photos au niveau des portraits ou des paysages… « Il m’avait collé une sale note en me disant que j’étais juste chieur et sélectif parce que les paysages ne bougeaient pas non plus. C’est faux, il peut arriver n’importer quoi… une vague, un oiseau qui passe, le vent qui se lève… C’est toujours en mouvement, comme les nuages. » Il soupira un peu avant de le regarder. C’était plus profond que ça en réalité. Il exprimait son ressenti avec ses photos, chaque photographe le faisait, c’était une petite partie de lui. Quand il photographiait des objets inanimés, pour lui c’était du vide. Du vide comme à la maison, comme dans son lien avec sa mère, comme dans la tête de cette dernière… Et il voulait fuir tout ce qui le rattachait à ça. « Comment on fait ? » Il regardait la ville à travers la fenêtre avant de se rendre compte que sa question n’avait pas de sens sans explication. « J’veux dire… pour réussir à faire des bonnes photos sans que nos sentiments interfèrent ? J’ai toujours eu… à cœur et dans la tête que sans sentiment l’ayant créé, un cliché ne pouvait pas être beau… Mais si j’veux savoir en faire comme ça… Il faut que je mette mes sentiments de côté tout en réussissant à faire du beau… Mais j’ai l’impression que jamais je n’y arriverai…. »
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MessageSujet: Re: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptyLun 9 Juin 2014 - 13:55

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« Mais elles seront pas dedans. » Cette phrase retint évidemment l'attention d'Aaron qui, habitué à des travaux plutôt talentueux du jeune Japonais, ne put cacher une petite mine surprise face à cet esprit défaitiste. Avec son œil expérimenté, le trentenaire s'attarda finalement sur les différents clichés tous exposés devant lui sur la table. Quelques détails étaient bien pensés, tels que le cadrage, la colorimétrie. Mais avec ce genre de photographie, et pour son but commercial, la netteté devait être de mise ; or ce n'était pas le cas et cela surprit Aaron. Hiroki n'aurait pas dû faire cette erreur, pas avec sa maîtrise de la photographie quand bien même elle n'était pas encore excellente. Et à en voir l'expression sur le visage de son jeune stagiaire, il comprit que le travail lui avait en effet posé problème. Mais était-ce plus un manque de motivation, d'inspiration ou une difficulté réelle à cerner le travail exigé ? Quoi que ce soit, Aaron ne le jugerait pas, car il savait malgré tout ce que l'étudiant valait. En tant que professionnel, il avait une réputation d'homme ambitieux et parfois autoritaire, mais jamais il ne sous-estimait ou s'autorisait la critique gratuite envers un apprenant lorsque celui-ci ne se fichait pas de son travail. En somme, il incarnait à la perfection la plus belle valeur que les Américains courageux puissent exposer au reste du monde, celle de ne jamais rechigner face au travail. « J'ai énormément de mal... à travailler sur quelque chose de statique comme des objets. Mon professeur m'avait ri au nez une fois en me disant que je faisais bien des presque belles photos de paysage... » A quoi bon être professeur si c'est pour tuer les minces espoirs d'une jeunesse déjà trop dévalorisée par quelques phrases assassines dans ce genre ? Aaron retrouvait là l'attitude qu'il avait connue lui aussi, quelques années en arrière lorsqu'il était encore étudiant à l'UCLA. Il y a toujours eu des enseignants comme celui-là, qui n'ont pas suffisamment confiance en leur talent pour aller détruire celui de leurs étudiants. Avec du recul, c'est la conclusion qu'il avait tiré, en plus de celle comme quoi un photographe ne s'épanouit que lorsqu'il sort du système scolaire, ou universitaire. Voilà une des raisons pour laquelle cela lui tenait à cœur de soutenir Hiroki durant la poursuite de ses études. « Il m'avait collé une sale note en me disant que j'étais juste chieur et sélectif parce que les paysages ne bougeaient pas non plus. C'est faux, il peut arriver n'importe quoi... une vague, un oiseau qui passe, le vent qui se lève... C'est toujours en mouvement, comme les nuages. » A nouveau, le professionnel eut l'impression de retrouver face à lui celui qu'il était à son âge. Un étudiant passionné, philosophe et artiste jusque dans ses pensées, dans ses interprétations des clichés. Un mince sourire vint étirer les lèvres d'Aaron qui venait d'écouter patiemment le jeune homme lorsque ce dernier releva les yeux vers lui. « Tu vas en rencontrer des professeurs qui te mettront des bâtons dans les roues Hiro, mais ils ne t'empêcheront pas d'obtenir ton diplôme. » Parce qu'ils ne sont pas majoritaires dans ce milieu plus rempli de gens patients, malgré tout. « Ne te laisse pas démoraliser par quelques critiques. Tu adores la photo, tu apprends très vite, tes interprétations n'appartiennent qu'à toi et ne seront pas partagées de tous, mais elles valent chères, n'oublie jamais ça. » Il dit cela insistant bien sur les derniers mots. « Si tu veux devenir photographe et que tu ne crois pas en toi... Tu sais, n'importe quel métier artistique demande une confiance en soi, c'est primordial et sans ça, tu échoueras forcément. Tu es étudiant, et donc face à des professionnels qui ne sont pas tous pédagogues, il faut que tu passes outre cela, que tu continues de te perfectionner pour un jour exposer et défendre tout ce qui te tiendra à cœur sur tes clichés. » Voilà une chose que lui pouvait lui enseigner, la réalité du photographe, quel qu'il soit. « Comment on fait ? » Très vite Hiroki précisa sa question. « J'veux dire... pour réussir à faire des bonnes photos sans que nos sentiments interfèrent ? J'ai toujours eu... à cœur et dans la tête que sans sentiment l'ayant créé, un cliché ne pouvait pas être beau... Mais si j'veux savoir en faire comme ça... Il faut que je mette mes sentiments de côté tout en réussissant à faire du beau... Mais j'ai l'impression que jamais je n'y arriverai.... » Deux choses vinrent à l'esprit d'Aaron à ce moment-là. Premièrement, que le jeune homme avait besoin de conseils en plus sur ce domaine qu'il étudiait, et deuxièmement qu'il n'était pas au mieux de sa forme, que quelque chose altérait à la bonne expression de son talent, cela semblait de plus en plus évident. Mais reprenons par le début, et pour cela Aaron attira un tabouret derrière lui pour s'asseoir face à son stagiaire. « Pourquoi voudrais-tu travailler sans sentiment ? Dans tout et n'importe quoi, ce sera toujours une affaire de sentiments. Même en politique, et c'est triste à dire, il y en aura encore et toujours car c'est bien ce qui anime en tout premier lieu les hommes. Tu ne peux pas y échapper, ce serait contre-nature. Si en plus nous parlons de photographie et donc d'un art, tu penses bien que ce serait inespéré de vouloir travailler sans. » Ce qu'il voulait lui dire par là, c'est que ce n'est jamais tout blanc, ou tout noir, le tout est de savoir comment s'en servir. Aaron prit un instant pour réfléchir avant de poursuivre. « Il y a plusieurs types de photographies, et de photographes par la même occasion. Tu vois moi, je travaille dans un cadre commercial avant tout, il y a un très large public féminin dont je connais les caractéristiques qui feuillette chaque mois le magazine pour lequel je travaille, et j'ai donc des restrictions, des règles que je dois suivre à la lettre. Cela ne m'empêche pas d'exercer mon métier avec mon œil à moi, mon histoire, mes pensées. Tu peux allier les deux, tu le pourras, quoi que tu penses, quoi que tes profs te disent. Le tout est de faire ses preuves pour en arriver là et ça, c'est avec tes sentiments et ton vécu que tu le feras, là il te sera plus cher que toute critique, que n'importe quoi. » En résumé, il aurait aimé lui dire de faire une totale abstraction du système universitaire, de ne penser qu'au jour où il en sortirait mais malheureusement ce n'était pas aussi simple. « En dehors de ce studio, quand j'exerce pour mon compte personnel ou pour des particuliers qui me donnent leur totale confiance, là j'oublie les règles, je laisse mes yeux guider le tout et ça m'est cent fois plus agréable, je ne te le cache pas. » Mais là n'était pas tant le sujet. « Bref, tout ça pour dire que la photographie reste toujours une affaire de subjectivité au fond. Il n'y a qu'un photographe et le photographe possède sa manière de photographier. Après, tu dois parfois travailler avec des règles bien définies, il s'agit d'être un peu plus vigilant et de ne pas forcément chercher en premier lieu la beauté, pas comme tu l'entends en tout cas. Il faut penser au rendu, au contexte dans lequel ça va apparaître. C'est là tout le but de la photo commerciale après tout, et je sais que tu peux y arriver, tu as tout le talent nécessaire. Laisse tes sentiments s'exprimer sans pour autant interposer de la fantaisie. Il faut que tout soit clair dans ta tête, c'est un peu comme une nomenclature si tu veux. » Avait-il été assez clair ? Il n'avait rien d'un professeur, c'était juste un homme passionné par son travail. Après un petit instant silencieux où Aaron fixa Hiroki, il reprit finalement la parole. « Qu'est-ce qu'il se passe chez toi en ce moment ? Ca se voit que tu n'es pas dans ton assiette. » Et si le moral ne doit pas influer chez un professionnel, Aaron accordait volontiers à la jeunesse tout autant qu'à l'amitié le bénéfice de l'appréhension et du scepticisme.
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MessageSujet: Re: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptyJeu 12 Juin 2014 - 14:05

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« Tu vas en rencontrer des professeurs qui te mettront des bâtons dans les roues Hiro, mais ils ne t'empêcheront pas d'obtenir ton diplôme. Ne te laisse pas démoraliser par quelques critiques. Tu adores la photo, tu apprends très vite, tes interprétations n'appartiennent qu'à toi et ne seront pas partagées de tous, mais elles valent chères, n'oublie jamais ça. » Hiro le regardait presque avec des yeux d’enfant. Il admirait sincèrement Aaron, pire encore, pour une fois, il se sentait réellement compris par quelqu’un. « Si tu veux devenir photographe et que tu ne crois pas en toi... Tu sais, n'importe quel métier artistique demande une confiance en soi, c'est primordial et sans ça, tu échoueras forcément. Tu es étudiant, et donc face à des professionnels qui ne sont pas tous pédagogues, il faut que tu passes outre cela, que tu continues de te perfectionner pour un jour exposer et défendre tout ce qui te tiendra à cœur sur tes clichés. » Il avait marqué un bon point, il le savait. Ce n’était pas tant qu’il manquait de confiance en lui, c’était plutôt qu’il n’avait plus confiance dans les autres et que ça le bloquait énormément par moment. Il n’osait trop rien dire, il préférait écouter pour le moment, boire les paroles d’un homme qui était passé par là et qui savait c qu’on pouvait ressentir, malgré tout, il avait besoin de se confier, de lui dire ce qu’il vivait. Au moins pour la faculté vu qu’Aaron avait le même parcours que lui jusqu’à présent. Perplexe, il osa poser des questions qu’il trouvait d’une stupidité affligeante. Il ne savait même pas s’il avait raison de penser ainsi, mais il avait besoin de le demander, ne serait-ce que pour arrêter de le faire tourner encore et encore dans sa tête. « Pourquoi voudrais-tu travailler sans sentiment ? Dans tout et n'importe quoi, ce sera toujours une affaire de sentiments. Même en politique, et c'est triste à dire, il y en aura encore et toujours car c'est bien ce qui anime en tout premier lieu les hommes. Tu ne peux pas y échapper, ce serait contre-nature. Si en plus nous parlons de photographie et donc d'un art, tu penses bien que ce serait inespéré de vouloir travailler sans. » Parce que jusqu’à présent, quand il y mettait trop d’émotions, son professeur lui mettait dans les dents qu’il était trop pédant avec ses clichés. Sûrement pour le démoraliser plus que par réelle critique. Il avait l’impression que pour travailler dans la mode ou pour des magazines, il fallait être un peu comme un robot et avoir une technique parfaite. Il n’avait pas envie d’être ainsi. Il avait envie de parcourir le monde, de photographier des milliers de visages, des centaines de paysages. Il n’avait pas envie de s’enfermer dans une routine artistique. Mais après tout, il connaissait aussi mal ce monde-là, cet univers dans lequel Aaron évoluait. « Il y a plusieurs types de photographies, et de photographes par la même occasion. Tu vois moi, je travaille dans un cadre commercial avant tout, il y a un très large public féminin dont je connais les caractéristiques qui feuillette chaque mois le magazine pour lequel je travaille, et j'ai donc des restrictions, des règles que je dois suivre à la lettre. Cela ne m'empêche pas d'exercer mon métier avec mon œil à moi, mon histoire, mes pensées. Tu peux allier les deux, tu le pourras, quoi que tu penses, quoi que tes profs te disent. Le tout est de faire ses preuves pour en arriver là et ça, c'est avec tes sentiments et ton vécu que tu le feras, là il te sera plus cher que toute critique, que n'importe quoi. » Il eut enfin un petit sourire. Entendre Aaron parler de manière si passionnée lui donnait chaud au cœur, mais il n’arrivait pas être totalement heureux. Il avait aussi tellement l’impression d’être brimé à l’école. « En dehors de ce studio, quand j'exerce pour mon compte personnel ou pour des particuliers qui me donnent leur totale confiance, là j'oublie les règles, je laisse mes yeux guider le tout et ça m'est cent fois plus agréable, je ne te le cache pas. » « C’est tellement ce que j’aimerai faire… » Il le murmura tout simplement, ne sachant vraiment si Aaron l’avait entendu, mais ce n’était pas vraiment important. Il sentit dans sa sacoche le photoshoot de Scar, se demandant si c’était aussi le bon moment pour lui montrer. Il était touché de voir qu’Aaron Campbell, le grand Aaron Campbell croyait autant en lui et en ses capacités. Il eut un autre sourire en le regardant, rougissant par la même occasion, il n’aimait pas qu’on lui dise qu’il était talentueux normalement mais venant de lui, c’était vraiment un beau compliment. « Qu'est-ce qu'il se passe chez toi en ce moment ? Ca se voit que tu n'es pas dans ton assiette. » Il serra ses mâchoires, le fixant avec étonnement avant de détourner le regarde complètement pris au dépourvu. Il baissa ses yeux avant de se mordre la lèvre un long moment et de déglutir sans fin, il avait l’impression que sa salive était difficile à avaler tout d’un coup. « Je… » Avait-il le droit d’en parler réellement ? A vrai dire, il n’avait jamais parlé réellement à quelqu’un de tout ça. Il ne savait pas s’il pouvait. Il ne voulait pas que Grace soit vue comme une mauvaise mère. Mais ça lui pesait trop sur le cœur. Il hésita encore un peu avant de soupirer doucement et de l’observer. « J’ai été… adopté tardivement, je suis arrivé ici j’avais 12 ans. Mes nouveaux parents étaient bien, mais leur couple allait déjà mal. Ma mère s’est faite renversée par une voiture quand j’avais 17 ans, après un moment de coma, elle est revenue à elle complètement amnésique… Elle me reconnaissait même plus. » Il avait le regard dans le vide, essayant de retenir les vagues salines qui voulaient s’échapper de ses yeux sombres. « Le paternel est parti en disant qu’il voulait pas subir ça… mais en sous entendant que moi je pouvais bien. Je suis devenu l’homme de la maison, il a fallu lui réapprendre beaucoup de choses et pendant deux ans, j’me suis évertué à lui redonner la mémoire…. J’ai jamais réussi. » Il redressa sa tête sans arriver à le regarder pour autant, ses yeux se noyaient dans ses larmes mais il ne les laissait toujours pas tomber. « J’y arrive plus. J’arrive plus à la regarder, à me voir dans des yeux vides, à savoir que je suis un souvenir effacé pour elle. Je sais qu’elle fait pas exprès et j’ai essayé, j’ai vraiment essayé, mais depuis ma naissance, j’ai l’impression qu’on a just voulu m’effacer de la vie des gens que j’ai aimé ou que j’aurais dû aimer… » Il se massa le front, puis les yeux pour les essuyer avant de se lever pour marcher et se mettre face à une photo, lui tournant le dos en même temps. « Alexander va se remarier avec une bimbo à peine plus vieille que moi et il a eu le culot d’me l’annoncer pour que je sois heureux pour lui. J’ai pas eu le courage de l’annoncer à ma mère encore, je sais que ça va lui faire trop mal au cœur. Et puis, elle a trouvé tous les dessins que j’avais fait d’elle, de nos souvenirs… on a eu une grosse engueulade, elle m’a carrément accusé de jamais l’avoir aidé en lui cachant mes dessins, que ça aurait pu l’aider depuis longtemps… Elle avait sûrement encore oublié les soirées à lui raconter tout ce que je pouvais et à seulement avoir un : okay ou je vois, en retour. » Il croisa ses bras avant de soupirer. « Et puis la fac me bouffe…. J’en peux plus d’être là-bas, mes profs me prennent en grippe. J’ai envie de faire mes preuves, j’ai envie de devenir un véritable artiste, j’ai envie de vivre. » Il se tourna enfin vers Aaron en le fixant avec un regard d’une tristesse infinie. Il eut alors un rire de gêne, un rire de chagrin. « Pardon… pardon vraiment, j’ai jamais… j’ai jamais parlé comme ça. » Il n’avait jamais vidé son sac, même avec Aya et depuis qu’elle avait dû repartir au Japon à cause de ses parents, il se sentait encore abandonné. « J’ai un autre shoot mais c’est pas… c’est pas pour le cours. » Il voulait passer à autre chose sinon il allait se mettre à chialer et Aaron était son modèle, son héros, il ne voulait pas que cet homme le voit en train de pleurer. « Mais j’ai fait ça… pour moi c’est pas vraiment mis en scène, c’était pas prévu en fait. » Il sortit le portoflio où il avait rangé les photos de Scarlett. Une belle femme aux cheveux longs, aux lèvres pulpeuses, une chambre de motel, des habits, puis du nu. Il y avait une cinquantaine de clichés seulement, il en avait d’autres à la maison, mais il s’était résolu à n’en apporter qu’une partie. Et là, on pouvait sincèrement voir tout son talent à l’œuvre, il avait sublimé la jeune femme, il avait mis toute sa passion dedans.
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MessageSujet: Re: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptyJeu 10 Juil 2014 - 18:12

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It's lonely, losing everyday without any change. Even though with loneliness I consume my sighs. Why ? Do we not proceed even though it went the way we wanted ? Even though it's a small scar, we go ahead with strength. It's alright to cry when you want to cry, because no matter what you are, you don't have to be harsh. Come with me, I'll take you by, my heart is lost in the light. "No more darkness" is whispered into my ear.
« C’est tellement ce que j’aimerai faire… » Tel un murmure désespéré qui aurait dû rester secret. Hiroki était un passionné et un sentimental, tout comme le photographe. Aaron était bien conscient de la personnalité qu'il avait en face de lui et c'est d'ailleurs en grande partie à cause de cette similitude entre eux deux que le trentenaire tenait autant à coeur d'épauler l'étudiant. Parce qu'il se revoyait en lui, avec sa sensibilité de jeune homme qui s'était néanmoins conformée aux exigences parfois sévères du marché du travail. « Tu y arriveras Hiro, mais avant ça il y a un diplôme à obtenir, ce sont les règles. » Dit-il en haussant vaguement les épaules, ses prunelles bleues plongées dans celles plus sombres du jeune homme. C'est vrai qu'il y avait un petit côté fataliste dans ces propos, mais tous deux savaient bien qu'Aaron avait raison. Oh, certains photographes doivent parfois percer sans avoir obtenu le moindre certificat, juste grâce à leur talent mais, qu'on se le dise, le monde d'aujourd'hui est vorace de preuves, de médailles qui prouvent l'expérience. Aaron pensait déjà au futur, au jour où Hiroki songerait peut-être à ouvrir son propre studio comme lui était en train de le faire. C'est toujours mieux dans la société actuelle d'avoir de quoi impressionner la clientèle, ce n'est un secret pour personne et surtout pas pour monsieur Campbell.

Si le professionnel se lança sur un chemin plus personnel, c'est parce qu'il connaissait suffisamment bien Hiroki pour comprendre qu'un tracas l'empêchait de se concentrer pleinement sur son travail. S'installant alors en position d'écoute, détaché des clichés éparpillés sur sa gauche, Aaron écouta tranquillement et avec un intérêt non dissimulé ce que l'Asiatique lui confia. Ce fut dur, éprouvant. Une vie triste, d'un enfant cherchant désespérément à retrouver la reconnaissance de sa mère. Puisque lui avait appris à se construire sans celle de son père, non sans difficulté, il comprenait donc un minimum le sentiment que pouvait avoir Hiroki. Assez pour ressentir un réel pincement au coeur tout du moins, d'autant plus devant la peine bien visible du jeune homme qui se leva même pour palier à cela. Tenter au moins. Aaron a toujours été un homme plutôt optimiste, à croire en ses capacités, en la force de l'ambition professionnelle. Et si cette période de la vie de Hiro lui offre plus de doutes et d'inquiétudes que d'épanouissement, il a l'intime conviction que cela finira par changer. « Pardon… pardon vraiment, j’ai jamais… j’ai jamais parlé comme ça. » Le chagrin du jeune lui fit esquisser un vague sourire, qu'il complémenta bientôt par des mots. « Il n'y a pas de quoi t'excuser. » Lui n'avait pas demandé le pardon à son ancienne psychologue quand il avait enfin réussi à tout libérer, parce qu'elle était là pour ça, au fond. Cependant il avait ressenti cette même émotion, cette même envie de s'excuser pour s'être enfin autorisé, presque égoïstement, à confier tous ses tourments. « Tu sais ce qu'on dit ? Que la roue tourne. Crois-moi quand je te dis qu'elle finit toujours par tourner. Il suffira d'une opportunité, d'un heureux hasard, d'une rencontre et ta vie basculera. Tout ce que tu m'as raconté, tu vivras toujours avec mais il faudra que tu t'en fasses une force plus qu'une faiblesse ou quelque chose sur lequel s'apitoyer. » Il ne voulait pas être dur, seulement le plus juste possible. Évidemment qu'il n'était pas objectif, il y avait son vécu qui parlait, mais si cela pouvait servir à Hiro alors il n'y avait aucune raison qu'il le garde pour lui. « Tu es jeune encore. A vingt-et-un ans j'étais au même carrefour que toi, ça n'a pas été simple mais j'ai toujours cru en mon potentiel. Tu dois croire au tien aussi, personne ne le fera pour toi. »

« J’ai un autre shoot mais c’est pas… c’est pas pour le cours. » Il était temps de parler d'autre chose. Aaron avait beau être un homme à l'écoute de ses proches, il gardait en lui cette part rigoureuse et endurcie qui ne lui avait jamais autorisé à craquer et qui ne supportait pas vraiment non plus de voir les autres craquer. Pas pour quelque chose qui méritait qu'on se batte en tout cas. Son attention se reporta donc aussitôt sur ce nouveau travail. « Mais j’ai fait ça… pour moi c’est pas vraiment mis en scène, c’était pas prévu en fait. » Ne disant rien pour le moment, Aaron patienta d'avoir le portfolio entre ses mains pour le poser sur le bureau et en ouvrir la page de couverture. Sous ses yeux apparut un premier cliché, celui d'une femme au charme puissant, par son simple regard. Malgré sa position de critique, Aaron ne put s'empêcher d'être d'abord attiré par la beauté de cette brune sensuelle qui offrit généreusement ses charmes au photographe à en juger les prochaines photographies. Touché par sa grâce, le grand brun afficha pourtant un visage imperturbable en feuilletant les clichés, et bientôt son regard tomba sur un nu, puis un second. La magie résidait dans la réserve autant que dans le dévouement, une attitude qui laissa sans mot Aaron, tout autant que la qualité des photos, la mise en scène et le contexte à la fois obscur et scintillant. Il était une nouvelle fois en train de contempler le talent de son stagiaire, un talent indiscutable. « Cette femme est fascinante. » Murmura-t-il presque pour lui-même. Intrigante aussi, elle l'était. Et parce que chaque photographie possède son histoire, il se redressa bientôt pour relever son regard sur l'élève doué. « Ces clichés sont beaux et puissants. Tu veux bien me parler de cette femme ? De ce que tu sais sur elle ? De cette séance. En fait, tu es libre de me dire ce que tu veux, tu as juste à me convaincre. » Il était déjà convaincu à moitié. En réalité, c'était plutôt un exercice, un test, voir comment Hiroki parlererait de la passion qu'il avait dû ressentir en prenant toutes ces photographies. Ce n'est pas rare qu'un photographe se voit demander l'histoire de tel ou tel cliché, et ce jour-là Aaron voulait confronter son stagiaire à ce petit plaisir, car oui, c'est bel et bien une épreuve agréable que de parler de son travail quand celui-ci nous a passionné.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
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MessageSujet: Re: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptyVen 11 Juil 2014 - 21:36

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It's lonely, losing everyday without any change. Even though with loneliness I consume my sighs. Why ? Do we not proceed even though it went the way we wanted ? Even though it's a small scar, we go ahead with strength. It's alright to cry when you want to cry, because no matter what you are, you don't have to be harsh. Come with me, I'll take you by, my heart is lost in the light. "No more darkness" is whispered into my ear.
Il fit une moue non négligeable lorsqu’Aaron parla d’obtenir un diplôme malgré tout. Il avait espéré que son mentor comprenne qu’il veuille faire ses preuves sans ça… et en même temps, il savait qu’il avait raison dans un sens. Pour beaucoup de choses, il fallait ce foutu bout de papier. Papier qu’il trouvait absolument ridicule. Ça prouvait juste que n’importe quel abruti qui écoutait en cours et savait retranscrire les choses pouvaient l’obtenir sans être réellement un artiste à part entière. Si même Aaron ne l’aidait pas, il n’allait pas réussir à convaincre sa mère pour ne pas rempiler sur une année de faculté. Un faible soupira transperça ses jolies lèvres, puis vint le moment de la confession. C’était étrange, il n’en avait jamais autant avoué à quelqu’un, il pensait sincèrement que ça ne se faisait pas. Malgré tout ça, il ne voulait pas qu’on prenne Grace pour une mauvaise mère, elle faisait ce qu’elle pouvait. Elle était loin d’être idéale, mais elle avait essayé. Il en était fort malheureux mais surtout à cause de la situation. Il se livra comme jamais auparavant, ce qui le chamboula relativement énormément, il fallait l’avouer honnêtement. Rapidement, il se leva pour essayer d’esquiver tout ça, tourner le dos à Aaron pour se contenir, pour rester droit, pour rester debout. Il ne voulait pas s’effondrer devant lui, pas devant son modèle. Il s’en voulait assez comme ça d’avoir flanché et de lui avoir raconté sa misérable petite vie d’enfant adopté. Tu sais ce qu'on dit ? Que la roue tourne. Crois-moi quand je te dis qu'elle finit toujours par tourner. Il suffira d'une opportunité, d'un heureux hasard, d'une rencontre et ta vie basculera. Tout ce que tu m'as raconté, tu vivras toujours avec mais il faudra que tu t'en fasses une force plus qu'une faiblesse ou quelque chose sur lequel s'apitoyer. » Il baissa son regard en même temps qu’Aaron parlait. S’apitoyer… Il détestait tellement ce mot. Il faisait tellement d’effort pour ne pas le faire justement. Il serra ses dents, se contentant de ravaler ses larmes dans un dernier encouragement personnel et de redresser sa tête pour affronte tout ça comme il l’avait toujours fait depuis des années. « Tu es jeune encore. A vingt-et-un ans j'étais au même carrefour que toi, ça n'a pas été simple mais j'ai toujours cru en mon potentiel. Tu dois croire au tien aussi, personne ne le fera pour toi. » Ces paroles l’aidèrent à prendre son courage en main et à lui montrer ce qu’il avait fait avec Scarlett. Heureusement qu’elle lui avait accordé de les montrer à Aaron, il était vraiment rare qu’Hiroki aime son travail. Sincèrement. Mais cette fois, il savait au plus profond de lui qu’il avait fait quelque chose de vraiment bon. Encore debout, ses dents torturaient sa lèvre inférieure, la mordant sans restriction tant il se sentait stressé d’un coup. « Cette femme est fascinante. » Il hocha la tête avant de porter un doigt à sa bouche pour le mordre à son tour, il n’y pouvait rien, pourtant, d’ordinaire, il savait gérer son stress. « Ces clichés sont beaux et puissants. Tu veux bien me parler de cette femme ? De ce que tu sais sur elle ? De cette séance. En fait, tu es libre de me dire ce que tu veux, tu as juste à me convaincre. » Il resta interdit quelques secondes. Trop de choses se bousculaient dans sa tête pour qu’il puisse réellement savoir par où commencer. Son regard se perdit dans la vide quelques instants, puis il se redressa à nouveau pour observer Aaron qui lui avait du mal à lâcher le book du regard. « C’est une prostituée en réalité. Je me baladais dans les rues la nuit, j’adore faire ça quand je n’arrive pas dormir pour prendre des clichés et puis j’ai croisé son regard azur. C’est fou… mais j’ai immédiatement pensé qu’elle était la plus belle femme au monde et j’ai eu ce besoin presque vital de la photographier. Au début, elle a eu du mal à me croire, du mal à jouer le jeu aussi… Je crois qu’elle avait juste peur de se dévoiler de faire tomber le masque. J’ai été patient, j’ai créé une ambiance avec ce que j’avais sous la main, j’ai voulu montrer la femme magnifique que je voyais, cette prostituée délicate. C’est moi qui lui ai demandé si elle voulait bien pour les nus, à part en cours, je n’en avais jamais fait, mais… » Il s’arrête en fixant une photo, une où Scarlett se trouve de dos, la tête légèrement penchée sur le côté, ses longs cheveux en cascade tombant dans son dos, le peignoir glissant sur sa peau. « J’voulais montrer… à quel point elle peut être belle sans artifice. Sans maquillage, sans vêtement avec une simple lumière de chambre de motel et la lune comme complice. » Il le savait, il en tombait amoureux, il ne pouvait pas le nier. « C’était comme d’avoir un diamant à l’état brut. » Il se mord la lèvre doucement avant de regarder son mentor et de sourire. « Une beauté cachée en toute simplicité… c’est ça que j’ai voulu montrer. » Il se mit lentement assis avant d’observer son mentor, se demandant ce qu’il allait pouvoir bien lui dire maintenant. Il pourrait parler pendant des heures de la beauté de Scarlett, de la douceur de ses lèvres, des caresses que sa peau peut procurer, de son regard si intense qu’on si noierait rapidement. Il pourrait. Mais il veut garder aussi ce petit jardin secret pour lui. « J’ai trouvé ma muse je crois. » Il ne l’avoua pas à la légère, mais il savait qu’Aaron comprendrait son sentiment.
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MessageSujet: Re: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptySam 12 Juil 2014 - 13:53

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It's lonely, losing everyday without any change. Even though with loneliness I consume my sighs. Why ? Do we not proceed even though it went the way we wanted ? Even though it's a small scar, we go ahead with strength. It's alright to cry when you want to cry, because no matter what you are, you don't have to be harsh. Come with me, I'll take you by, my heart is lost in the light. "No more darkness" is whispered into my ear.
Face à un homme de dix ans son aîné, Hiroki écouta patiemment les conseils de son tuteur de stage, l'on aurait même pu croire qu'il buvait ses paroles. Les parties plus douloureuses le piquaient à vif, à juste titre puisqu'il était un jeune homme sensible. Et ça, Aaron le savait. Il essaya d'employer les mots parfaits pour atteindre la raison de cet étudiant dont il avait gagné la confiance déjà bien des mois en arrière. Si Hiroki ne répondit rien à ses propos, il comprit néanmoins que cela avait eu son efficacité, et à vrai dire, tout ce qui comptait pour lui c'était que ce jeune talent reprenne un peu plus d'aplomb, autant au niveau personnel qu'universitaire. La vie était dure, évidemment, mais ce n'était pas une raison pour baisser les bras, pas à cet âge si prometteur, pensait Aaron.

« C’est une prostituée en réalité. Je me baladais dans les rues la nuit, j’adore faire ça quand je n’arrive pas dormir pour prendre des clichés et puis j’ai croisé son regard azur. C’est fou… mais j’ai immédiatement pensé qu’elle était la plus belle femme au monde et j’ai eu ce besoin presque vital de la photographier. Au début, elle a eu du mal à me croire, du mal à jouer le jeu aussi… Je crois qu’elle avait juste peur de se dévoiler de faire tomber le masque. J’ai été patient, j’ai créé une ambiance avec ce que j’avais sous la main, j’ai voulu montrer la femme magnifique que je voyais, cette prostituée délicate. C’est moi qui lui ai demandé si elle voulait bien pour les nus, à part en cours, je n’en avais jamais fait, mais… » Peut-être que le destin avait envoyé un coup de pouce à Hiroki, une belle nymphe perdue dans les rues de Los Angeles. Aaron ne fut même pas étonné quand il apprit que cette femme était une fille des rues, sûrement par l'expression de son visage, son attitude, cette lueur d'espoir dans ses yeux, au beau milieu d'une détresse beaucoup plus profonde. Les yeux photographes d'Aaron avaient déjà croisé une multitude de scénarios au cours de sa vie. Qu'ils soient ses sujets de photographie ou des œuvres sur lesquelles il aurait simplement accroché son regard, le grand brun avait bel et bien l'habitude de rencontrer diverses histoires aux nuances toutes plus belles et plus mystérieuses les unes que les autres. Il ne s'éternisa pas du tout sur l'aspect dégradant du métier de prostituée puisqu'à l'évidence, il n'était ici pas question de cela. Quand bien même celle l'aurait été, cela ne concernait pas le trentenaire, pas dans son appréciation des clichés. En l'occurrence, il apprécia silencieusement l'audace de son stagiaire, celle qui l'avait mené dans cette chambre d'hôtel à en deviner le décor, celle qui l'avait mené face à elle, objectif en main. Lorsque le jeune Asiatique pointa son regard sur une photo précise, Aaron l'observa à nouveau avant de remonter ses prunelles sur son propriétaire. « J’voulais montrer… à quel point elle peut être belle sans artifice. Sans maquillage, sans vêtement avec une simple lumière de chambre de motel et la lune comme complice. » Une lueur de lucidité vint éclairer ses yeux quand il crut comprendre que Hiroki était épris de la beauté de cette femme, peut-être d'elle tout court. « C’était comme d’avoir un diamant à l’état brut. » Il y avait bien sûr l'artiste qui parlait, le futur professionnel, mais il y avait aussi autre chose, de plus intense, de plus vulnérable que l'homme de coeur qu'était Aaron palpa du regard et sentit dans la voix du jeune. « Une beauté cachée en toute simplicité… c’est ça que j’ai voulu montrer. » Campbell acquiesça d'un sourire compréhensif. En quelques brèves minutes, l'étudiant avait été capable de lui raconter l'opportunité, la rencontre, l'attrait, l'envie et le besoin de l'artiste. Pour ce qui était de la technique, il n'y avait rien à redire ; elle était propre, fort appréciable compte tenu de la situation. Qu'Aaron eusse utilisé la même ou non, cela n'importait que très peu car l'important était bel et bien que le futur photographe ait sa propre empreinte. Ça, il l'avait déjà dit et redit à Hiro, il n'y avait donc pas à épiloguer sur ce sujet. « J’ai trouvé ma muse je crois. » Voilà des mots sacrément lourds de sens, n'est-ce pas ? Un petit rire doux s'échappa des lèvres d'Aaron quand il reposa son regard sur quelques clichés face à lui. « Elle a été un très bon sujet mais toi tu as su capturer ce que tu désirais capturer. » C'est ce qu'il déduisit très rapidement en l'écoutant parler. En fait, il comprit autre chose, ce qui le laissa songeur un instant. « Outre les sentiments que tu aurais pour cette femme... » Qu'il vise juste ou non... « L'un de tes genres de photographie de prédilection est le portrait, non ? » Nul besoin de faire une étude psychologique du jeune homme pour comprendre qu'il aimait chercher dans tout un chacun les particularités, les sensibilités ou les secrets cachés ci-et-là. En somme, cela représentait un nouveau point commun significatif entre les deux hommes. Aaron se retourna vers Hiroki, comme s'il avait eu une révélation. « Tu sais que je suis sur le point d'ouvrir un studio, et je pensais y travailler seul, au moins les premiers mois. » Parce qu'il désirait réellement cette indépendance, à tout point de vue, qu'il se faisait suffisamment confiance pour cela. Néanmoins... « Néanmoins j'apprécie énormément ton travail qui semble se révéler de jour en jour, sans parler de ton attitude exemplaire qui représente un gros plus. Et je sais combien tes études te rebutent et t'inquiètent. » Il allait finalement en venir au but. « Si je te proposais de venir travailler avec moi au studio pour te familiariser avec le métier, qu'en dirais-tu ? Ce sera totalement différent d'ici, ma spécialité ne sera plus la photographie de mode mais bien le portrait, les événements divers au cours de la vie tels que le baptême, le mariage et j'en passe. Bien sûr il y aura toujours quelques projets autres comme le commercial, mais ce ne sera pas la majorité. Il faudra être beaucoup plus au contact du client, de ses désirs et directives larges, tout en étant libre d'exprimer ta signature artistique. Tu pourras tout d'abord m'assister et petit à petit je songerai à te donner une place intégrante si ton travail me satisfait. » Ses sourcils se froncèrent un peu face au sérieux de la situation. « Ce n'est en aucun cas une voie de rechange, je veux que tu continues tes études en parallèle et que tu obtiennes ton diplôme, mais cela pourrait t'aider à prendre confiance en toi Hiro, en plus évidemment de te faire un peu d'argent car tu seras rémunéré en adéquation avec ton travail. Alors voilà, je t'offre cette possibilité, c'est à toi de me dire ce que tu en penses. »




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MessageSujet: Re: Far away from the life I dreamt • Aaroki   Far away from the life I dreamt • Aaroki EmptyMer 30 Juil 2014 - 20:21

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« Outre les sentiments que tu aurais pour cette femme... » Il rougit instantanément. Ça se voit autant que ça ? Il se mord la lèvre, décidément, Aaron est vraiment bon, Hiro n’en doutait déjà plus, maintenant, c’est encore plus sûr. « L'un de tes genres de photographie de prédilection est le portrait, non ? » Lentement, il hoche la tête. « Depuis que je suis petit, que ce soit en dessin ou en photographie… J’aime les visages, les silhouettes, montrer parfois une infime partie d’un être humain qui peut faire comprendre le reste. Essayer de déceler les secrets, trouver les particularités, raconter l’histoire d’une vie. J’aime vraiment ça oui… » Il ne peut pas mentir, il a toujours obtenu ses meilleures notes quand il s’agissait de portraits alors que dans tout ce qui doit être commercial et trop carré, c’est toujours une mini catastrophe, comme cet essai pour l’école. Foutue université d’ailleurs, il rêve du jour où il pourra enfin s’en aller à vrai dire. Il ne reste que pour elle. Et elle ne s’en rend même pas compte. Soupirant faiblement, il repose son regard sur Aaron quand celui-ci lui parle de son studio. Hochant simplement la tête pour montrer qu’il s’en souvient, il en vient à mordiller un de ses doigts par nervosité. Néanmoins j'apprécie énormément ton travail qui semble se révéler de jour en jour, sans parler de ton attitude exemplaire qui représente un gros plus. Et je sais combien tes études te rebutent et t'inquiètent. » Oh mon dieu. Il se redresse sur le siège instantanément en le fixant avec des yeux brillants d’espoir, sentant son cœur s’emballer comme si Aaron allait le demander en mariage. Si je te proposais de venir travailler avec moi au studio pour te familiariser avec le métier, qu'en dirais-tu ? Ce sera totalement différent d'ici, ma spécialité ne sera plus la photographie de mode mais bien le portrait, les événements divers au cours de la vie tels que le baptême, le mariage et j'en passe. Bien sûr il y aura toujours quelques projets autres comme le commercial, mais ce ne sera pas la majorité. Il faudra être beaucoup plus au contact du client, de ses désirs et directives larges, tout en étant libre d'exprimer ta signature artistique. Tu pourras tout d'abord m'assister et petit à petit je songerai à te donner une place intégrante si ton travail me satisfait. » Il se lève d’un bon, malgré le fait qu’il soit complètement sur le cul. Prêt à lui dire oui, absolument OUI, il se bloque quand même, sans qu’aucun autre son ne sorte de sa bouche, écoutant le reste des réclamations de son potentiel futur boss. « Ce n'est en aucun cas une voie de rechange, je veux que tu continues tes études en parallèle et que tu obtiennes ton diplôme, mais cela pourrait t'aider à prendre confiance en toi Hiro, en plus évidemment de te faire un peu d'argent car tu seras rémunéré en adéquation avec ton travail. Alors voilà, je t'offre cette possibilité, c'est à toi de me dire ce que tu en penses. » Flûte, m’enfin, il l’a senti venir à vrai dire, alors, il lui offre un magnifique sourire, ne sachant vraiment quoi faire… quoi dire. C’est le rêve de toute une vie. « Merci. » Bon d’accord, c’est facile, il se passe la main dans les cheveux avant de rire. « Non, vraiment merci ! Je… J’vais faire ce qu’il faut ! Tout ce qu’il faut. » En disant ça, il parle bien entendu de la faculté même si ça ne l’arrange pas vraiment, s’il faut faire une dernière année pour faire plaisir à Aaron, il la fera à contrecœur. « C’est… ouah… Je commence quand tu veux, je serais là, je travaillerai dur ! » Il a un élan d’attention et serre l’homme dans ses bras (ce qui est une chose vraiment rare pour Hiro qui n’a pas été éduqué dans l’idée de faire des câlins et qui est d’ordinaire distant et réservé), mais ça prouve à quel point la proposition de son mentor peut lui faire du bien. Il se recule rougissant, souriant en l’observant. « Je serais un bon employé, je te promets. » Il ne dit pas les choses en l’air, il travaillera dur, il le sait.
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