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 sharon + beating heart

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MessageSujet: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyLun 9 Juin 2014 - 22:40

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L’assistante me tend le morceau de tissu que je saisi entre mes doigts fins et tremblants d’une façon beaucoup plus mécanique que réellement consciente. Son visage, même après quelques secondes seulement, je n’en garde qu’un souvenir  flou. Je peine à me concentrer. Mon regard se perd quand mon esprit s’encombre d’un nœud d’idées et de pensées assourdissantes. Ce que j’entends se limite à un sifflement strident quand ce que je vois se résume à des formes, des couleurs mouvantes. Je ne suis plus de cette planète, je suis aspirée, tractée à travers ce trou noir, synonyme de néant et de chaos. Dans l’étroit vestiaire je tire mollement sur les tissus qui me recouvrent. Un à un, ils glissent sur ma peau pour rejoindre le sol carrelé et lorsqu’enfin je me retrouve nue, je reste immobile de longues secondes. Peut-être que si je ne bouge pas, que je ne pense pas, que je ne respire plus, le temps s’immobilisera lui aussi … « Mlle Antonelli ? Vous êtes prête ? ». Non la terre ne s’est pas arrêtée de tourner pour me laisser le temps. Le temps me file entre les doigts, il est insaisissable … Déjà trois mois. Trois mois de nausées, trois mois d’évidences qui s’échappent en un long soupir de mes poumons. Je suis prête. J’enfile la blouse blanche peu flatteuse qui baille au niveau de mes reins et sors du vestiaire pour rejoindre la table d’échographie. Allongée, un bras derrière la nuque, je n’ose regarder le monitoring quand la tête froide de l’appareil vint glisser sur ma peau. C’est une affiche qui requiert toute mon attention, les dessins irréguliers, presque pixellisés mais ludiques, informant sur la contraception … Qu’avais-je raté ? Je n’étais pas une de ses filles mal informées, imprudentes. Qu’allais-je perdre ? Si Aaron l’apprenait, comment allait-il réagir ? Allait-il me quitter ? Allais-je tout foutre en l’air ? Encore une fois ? Les questions se bousculent dans mon esprit quand un BOUM qui me fait manquer un battement résonne et semble envahir toute la pièce par sa rapidité et sa régularité. Ses battements de cœur.

Mes doigts enserrent fermement la petite photo. Quelques centimètres carrés de papier glacé, un fond noir, des formes grisâtres … Le portrait d’une chose qu’on ne distingue presque pas mais qu’on devine aisément. La dernière pièce du puzzle, celle qui rend les choses réelles, si réelles ... Je ne sais pas comment lui dire, mais il n’est plus question de mentir. Je me lève presque mécaniquement de ma chaise et me dirige vers la chambre noire d’Aaron dans laquelle je n’entre qu’en de très rares occasions. J’attrape une petite pince noire et coince le cliché suspendu au milieu de dizaine d’autres, lui donnant pourtant la place centrale. Sa petite taille jure par rapport aux grands formats l’entourant, mais cela, loin de l’effacer le rend plus évident. Je recule, sans quitter le cliché du regard et fini par laisser la porte entrouverte, la lumière rougeoyante serait assez intrigante pour le photographe qui a l’habitude de laisser ses affaires en ordre. Assise en haut des escaliers, invisible pour de nouveaux entrants, j’attends son retour, j’attends sa réaction.
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyMar 10 Juin 2014 - 15:13

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Clac. La porte de mon appartement se referme à l'aide de mon pied tandis que je coince mon téléphone portable entre ma joue et mon épaule pour retirer ma veste de costume. « Oui maman. » Mes yeux cherchent une éventuelle silhouette dans la pièce à vivre mais ils ne voient rien ; Shaé doit être à son travail. A l'autre bout du fil, j'écoute ma mère qui me parle d'un dîner qu'elle veut organiser pour rencontrer enfin celle qui partage ma vie. Elle est à peine insistante ces derniers temps. « Je ne veux rien précipiter, tu le sais. » A vrai dire, c'est surtout que je ne veux pas bousculer Shaé, surtout pas après tout ce qu'on a vécu. Alors que je pensais me rendre sur le balcon, mon attention est captivée par la lumière rouge qui s'échappe de ma chambre noire. Jamais je ne laisse la porte de cette pièce ouverte, pour cette raison je me dirige par là-bas. « Tu te souviens de ce qu'on dit sur les femmes et leur belle-mère, il faut y aller doucement. Je t'ai déjà dit que Shaé n'est pas très branchée famille. » Répète-je en souriant mais je sens que mon interlocutrice n'écoute que ce qu'elle a envie d'écouter. Et moi, je ne serai pas le fils qui accorde tout à sa mère, pas au risque de nuire à ce que j'ai de plus cher en ce moment. Quand enfin j'arrive à destination, je m'apprête à refermer la porte mais pas sans jeter un bref coup d’œil à l'intérieur. Et un objet intrusif attire mon attention très rapidement, par sa petite taille, son aspect irrégulier par rapport au reste des clichés accrochés. Alors, intrigué, je m'approche et tends le bras pour effleurer du bout des doigts la surface arrière de la photographie étrangère. Mes yeux ne veulent pas de suite croire ce qu'ils voient et pourtant, pourtant mon cœur lui manque un battement. Ce n'est pas possible. « ... Maman, j'te rappelle plus tard. »

Mon corps entier se paralyse, mon esprit s'embrume. Je ne sais pas ce que je dois ressentir, je ne sais même pas si je dois y croire. Alors le souffle presque coupé, je décroche le papier glacé avant de sortir de la chambre noire à pas hésitants. Quand je referme la porte derrière moi, je ne décroche pas mon regard de la photo qui cette fois, à la lumière du jour, prend tout son sens. Je n'ai jamais tenu ce genre de cliché dans mes mains mais je sais évidemment de quoi il s'agit. Je devine aussi de qui il vient. Mais... Comment ? Je ne comprends pas. Mes yeux épousent presque les formes grisâtres du papier, formes qui marquent le début d'une vie, et pas n'importe laquelle puisqu'elle vit en Shaé... J'aimerais sauter de joie mais quelque chose m'en empêche, mon cœur déborde de sentiments contradictoires... Je ne comprends toujours pas, vraiment pas. Comment est-ce possible ? Comment... Et au moment-même où je nous revois elle et moi dans tous ces ébats, toujours vigilants sur la contraception - en tout cas, elle m'a toujours assuré l'être - ma tête se tourne vers les escaliers et tout en haut, je croise un regard qui aurait pu me surprendre mais qui me rassure, étrangement, parce que je n'aurais pas pu rester dans cette situation pendant des heures. « Shaé... » A vrai dire, je ne suis même pas étonné qu'elle soit restée là pour guetter ma réaction d'un œil distant, c'est tout son genre. Et tout ce que j'arrive à voir quand je la regarde, ce n'est pas une femme que je devrais assener de mon incompréhension ou de mes doutes mais bel et bien une femme qui a fui quand tout devenait trop sérieux, il y a quelques mois... Je suis inquiet mais une part de moi s'emplit d'un bonheur mystérieux à l'idée que tout cela, cette échographie, soit concrète. « Je crois que... je vais avoir besoin de toi, là. » Que je murmure en riant à moitié, mais cela révèle surtout de la nervosité. Elle comprendra sans doute que je ne suis qu'un homme, dans une atmosphère tout à coup trop étrange, trop floue, presque trop magique pour que je m'y noie. Sans que je ne le contrôle vraiment, je m'avance vers les escaliers et pose un pied sur la première marche, sans cesser de la regarder elle. « Descends, petite froussarde. » Je ne sais pas si c'est ce dont elle a besoin mais je me décide à lui adresser un petit sourire qui se veut rassurant. La vérité c'est que je ne peux pas grimper ces marches, c'est elle qui doit redescendre de son perchoir pour rejoindre la terre ferme, ou quelque chose qui y ressemble. C'est elle qui doit m'éclairer, me rassurer sur ce que j'ai entre les doigts.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyMer 11 Juin 2014 - 14:08

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Du haut de l’escalier, telle une sentinelle, je domine le loft parfaitement ordonné du photographe. A l’affut, j’attends. J’attends qu’il rentre, ce qui ne devrait plus tarder maintenant. Mes yeux sont rivés sur le hall d’entrée, mais je ne regarde pas vraiment, c’est flou, c’est vague, je ne pense plus à rien. Seul son visage, son sourire me reviennent en bribe à l’esprit. Je joue avec mes doigts, mais je me surprends à être plutôt sereine. Une attitude qui jure comparée à celles que j’ai l’habitude d’adopter.

Un bruit de serrure, un clac et le naturel revient au galop. Je sursaute, mes muscles se tendent et se crispent douloureusement quand mon cœur souffre d’un rythme irrégulier, trop intense se liant aux intonations de la voix qui se disperse dans la pièce unique. J’ai envie de vomir, j’ai envie de me jeter dans les escaliers, d’attraper une veste et de m’enfuir là où mes craintes me mèneront. Un sentiment qui s’accentue désagréablement quand mes yeux suivent l’homme intrigué entrer dans la chambre noire. A cet instant, une sorte de sentiment de déjà vu m’encombre, après m’être fait des dizaines de fois le déroulé du film dans mon esprit, c’est une nouvelle incertitude qui m’étouffe. Les yeux exorbités d’anxiété quand il sort de la pièce, la petite photographie entre les mains, je pose mes doigts sur la rambarde de l’escalier qui s’y agrippent fermement, empêchant toute tentative de fuite malgré mes jambes qui ne demandent qu’une impulsion pour me faire quitter les lieux. Mon regard se pose sur le visage d’Aaron, devenu inexpressif tant il semble traversé par une horde de sentiments contradictoires. Comment réagir autrement ? Lorsque notre relation reprend à peine confiance, que la seule chose que nous avons planifiée est de nous laisser du temps. Un temps devenu cette chose abstraite, insaisissable et surtout filante. C’est comme si le tic tac de l’horloge résonnait en permanence dans ma tête. Shaé. Son regard capte le mien, mais c’est sa voix qui me ramène à la scène qui se joue dans le présent. La douceur de son murmure, un rire nerveux, un sourire qui se veut rassurant, il n’est pas hostile et cette réaction soulage mon cœur meurtri. Je me lève et à son ordre, descends lentement de ma tour pour venir l’affronter, lui ou plutôt la réalité, au bas de l’escalier. Confuse, je pose une main sur le haut de ma tête sans vraiment oser poser mon regard dans le sien. « Je ne sais pas par quoi commencer … ». Mes lèvres se pincent quand mon cerveau s’active pour remettre mes idées en place. « Je ne l’ai pas planifié, je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai toujours été prudente et … ». Je me justifie, comme si j’avais commis une faute, je me justifie parce qu’il y’a eut cette période, pendant notre séparation où je n’ai pas pris aussi rigoureusement ma contraception et ce soir où nous ne nous sommes pas protégés. C'était de ma faute. Même si je ne l'avais pas voulu. « Je veux que tu comprennes que je n’aurais jamais pris une telle décision toute seule ». Celle d’avoir un enfant … Laissant ma main retomber le long de mon corps, je remonte mon regard sur la petite photographie qu’il tient encore. « Ça fait trois mois … J’aurais du t’en parler avant, mais je ne savais pas comment te le dire avant d'être au clair sur ce que je voulais ». Après une profonde inspiration, je reprends. « J’ai passé l’échographie aujourd’hui. J’ai entendu son cœur battre, c’était complètement dingue … ». Les battements résonnaient encore dans ma tête, produisant un fin sourire que je ne devine même pas sur mes lèvres. « Ça m’a fait comprendre que je ne pouvais plus te le cacher et qu’il était temps qu’on en parle … ». Pour la première fois, mon regard se pose sur le sien, un regard certain, déterminé. Je n’avais jamais été aussi sûre de ce que je voulais.
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyVen 13 Juin 2014 - 21:12

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Jamais je ne me serais attendu à ça. J'ai des projets de vie qui ont toujours différé, avec plus ou moins de nuance, avec ceux de Shaé mais je savais à quoi je devais m'attendre en m'engageant à nouveau avec elle. Ne rien précipiter, laisser au temps la possibilité de porter ses fruits étant donné que tout ce qui compte réellement pour moi, c'est elle, simplement. Être avec elle, vivre ma vie à ses côtés, c'est juste ce pour quoi j'ai signé il y a maintenant trois mois et cela devrait être bien assez suffisant. Pourtant, cette échographie que je tiens entre mes mains me rappelle ces espoirs que je me suis fondés petit à petit, au fur et à mesure que les années ont passées, sans doute grâce à ma nouvelle maturité et à mon statut professionnel florissant. Devenir père est quelque chose que je ne désirais pas il y a quatre ou cinq ans lorsque j'avais encore l'âge de Shaé mais depuis quelques années et particulièrement depuis que je suis avec elle, j'ai réalisé ne plus y être hostile ; être séduit secrètement même par cette idée.

En bas de mes escaliers, je reste immobile un instant, mes yeux dans ceux de Shaé qui essaye de deviner ce à quoi je peux bien penser. Idée folle qu'elle puisse porter en elle la vie et qu'elle en soit heureuse ; tout cela m'emporte violemment, trop violemment tant c'est soudain. Je n'arrive pas à réaliser que ce bout de papier est vrai, qu'il me prouve bel et bien une vérité incroyable, bouleversante. Après un court instant qui m'a paru une éternité, elle descend enfin jusqu'à ma hauteur, même un peu plus bas. Puis, c'est embarrassée et penaude qu'elle prend la parole. Tandis que je l'écoute me parler, j'observe minutieusement le moindre des détails visibles sur son visage, tout qui pourrait m'indiquer une émotion, un sentiment ou n'importe quoi d'autre. « Je n'aurais jamais pris une telle décision toute seule » me déclare-t-elle le regard bas, aussi confus qu'elle. Voilà une chose que je ne peux que croire et qui me pousse à croire que cette grossesse ne serait pas désirée. Je ne sais pas si je dois en être rassuré ou non, pour être honnête. Je ne sais toujours pas comment réagir, je n'ai même pas la force de lui dire de me regarder, quand tout à coup son regard vient se reposer sur ce que je tiens entre mes mains. Là, je l'écoute encore plus attentivement et petit à petit, sans vraiment comprendre pourquoi, je m'apaise. Trois mois. Trois mois... Comment n'ai-je pu rien deviner ? Et surtout, comment pourrais-je douter d'elle... ? « Être au clair sur ce que je voulais » puis cette façon qu'elle a de parler de ce qu'elle a entendu, de ces battements... « Complètement dingue ... » … Et ce sourire, sur ses lèvres, sur ce visage que j'aime plus que tout. Je ne saurais même pas décrire ce qui se passe en moi à ce moment-là. Je crois qu'elle m'a perdu quelque part, un endroit où même un homme peu sentimental pourrait se perdre tant il y fait mystérieusement bon vivre, et c'en est même déstabilisant. Je n'ai pas bougé d'un pouce mais je suis à trois mille lieues d'ici pendant un moment, le temps de m'imaginer des millions de choses, dont celles qui changeront à coup sûr dans ma vie si tout ce que je suis en train de vivre est réellement concret. Sans grande surprise, c'est son regard venant à la recherche du mien qui me réveille, me fait office d'électrochoc quand tout ressemblait auparavant à un beau songe. Non, c'est juste une belle vérité en fait, rien de plus, rien de moins. Quand elle termine sa phrase, je sens mon assurance reprendre le contrôle de mon être, un peu plus qu'auparavant en tout cas. C'est un petit sourire que j'affiche alors, sans la quitter du regard. « Tu n'aurais pas pu me le cacher éternellement, de toute façon. Les sucreries, ça va deux minutes. » Je suis un brin malicieux, oui, mais je culpabilise tout de même silencieusement de n'avoir même pas discerné de changement physique sur elle toutes ces dernières semaines. Ce n'est pas comme si elle s'était cachée, enfin je ne crois pas... Les hommes seraient-ils décidément aveugles ? Au bout de quelques secondes, je me décide finalement à poser la fameuse question qui brûle tant mes lèvres et qui m'empêche d'être complètement moi-même. J'inspire alors un peu d'air, m'arme de sérieux pour demander : « Et... Qu'est-ce que tu veux, alors ? » Continuer ou revenir en arrière autant que la médecine le peut. Me rendre fou de joie ou me déchirer, un peu, sans aucun doute. Je lui laisse le choix, impuissant dans cette étape décisive mais également puissant par tout ce qu'elle vient de me faire ressentir. Lentement je relève ma main vers son visage, sur cette joue que je caresse du bout du pouce comme si cela pouvait effacer sa fatigue et ses incertitudes, si elles existent.


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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyLun 16 Juin 2014 - 14:19

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Dès lors que j’ai posé le pied sur la dernière marche de l’escalier, dès lors que j’ai brisé toute distance physique entre nous, une atmosphère chargée de tension semble avoir pris place dans la pièce, dans les deux mètres carré que nous occupons à présent. Une atmosphère qui enferme bien plus mon esprit que mon corps en réalité, car ces tensions, c’est moi qui les ressent, c’est mon corps qui se déchaîne, bouillonnant, convulsant, tremblant … Lui, il reste droit, inébranlable, comme d’habitude. Peut-être que la sagesse des années, peut-être que la maturité ont quelque chose à voir avec son attitude. Aaron est un roc, un pilier. Et le voir si solide quand mon monde vole en éclat me rassure, me calme et m’apaise. Autant que ça me déstabilise, cette barrière qui le rend solide mais qui me rend aussi incertaine, quand il est si difficile de lire dans ses yeux, de lire dans son esprit, quand il ne laisse rien passer, rien transparaître, j’ai peur, peur de ce qu’il pense réellement. Trop rusé pour s’exprimer le premier, trop rusé pour me froisser, pour m’ouvrir la porte de sortie que je recherchais quelques minutes auparavant. Il sourit, plaisante bien loin de toutes ces réactions que je m’étais imaginée dans des moments de flottements et je ne sais pas, je ne sais pas comment réagir moi-même tant je me sens désarmée face à cet homme qui me surprend chaque seconde un peu plus. « Tu mettais ça sur le compte des sucreries ? ». Inconsciemment ou presque, je passe une main sur ce ventre qui s’arrondit de jour en jour, sans pour autant se rendre visible. Un arrondi qu’il aurait du voir, du moins remarquer dans l’intimité, dans ces moments où nous n’avons plus de secret l’un pour l’autre, pas physiquement. Mais je sais aussi qu’Aaron n’aurait pas voulu me vexer s’il aurait simplement pensé à une prise de poids. Un détail qui me fait bien plus sourire. Un sourire qui s’effaça néanmoins à peine eut-il posé la question qui remettrait peut-être tout en cause. Qu’est-ce que tu veux. Qu’est-ce que je veux ? « Je veux ce bébé ». Réponde-je peut-être trop spontanément, avec trop d’empressement, d’une manière trop ferme, alors que ses doigts vinrent à peine effleurer ma joue. Mes yeux se posent sur les siens, témoignant à nouveau de ma détermination. Peut-être est-ce le résultat de ma propre histoire, l’envie de donner ce que je n’ai pas eu, l’envie d’aimer comme je n’ai pas été aimée cet enfant que nous n’avons pas désiré et qui est là. Peut-être est-ce les battements de cœur qui le rendait si vivant … Tellement vivant que j’avais eu l’occasion de l’imaginer, de le fantasmer et que faire machine arrière me briserait le cœur. Bien plus que toutes les craintes qui me rendaient folles depuis que je savais. « Je sais que c’est beaucoup trop tôt, qu’on vient à peine de se reconstruire, que je t’en demande sûrement beaucoup trop … Mais maintenant qu’il est là … Je veux avoir ce bébé ». C’est mon propre cœur que j’entends bondir dans ma poitrine quand mes mains se mettent à trembler. « Et je veux avoir ce bébé avec toi … ». Bien sûr que ce bébé est de lui, mais la question n’est pas là, à travers ses mots étouffés par la vague d’émotion qui me submerge, je veux lui faire comprendre que cet enfant, je le veux par-dessus tout avec lui. Qu’on forme une famille, une famille que je n’ai jamais eue. Parce que quoi qu'il arrive, j'aurais ce bébé.
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyLun 16 Juin 2014 - 17:36

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Elle est la première à trouver cela stupide. Pourtant je ne plaisante pas, toute rondeur que j'ai pu observer ces dernières semaines ne m'a premièrement aucunement dérangé ni perturbé tant j'aime ce corps pulpeux qu'elle a, et deuxièmement, pas une seule seconde je n'aurais pu penser qu'elle pouvait être enceinte. Quel fou aurais-je pu être pour aller penser cela avec tout ce que nous avons vécu ? Toutes ses craintes au sujet de la famille, du trop-de-sérieux ? Rajoutons à cela que malgré les quelques séances de photographie que j'ai pu faire en présence de femmes enceintes, je reste bien peu renseigné sur la chose. « Sucreries ou n'importe quoi d'autre, mais certainement pas un bébé. » Lui réponde-je presque penaud en haussant les épaules, tellement la situation n'est pas à mon avantage. Dire que je considère mes yeux comme l'une de mes plus grandes richesses, et ils n'ont même pas pu voir ça. C'est presque un comble pour un photographe qui doit normalement savoir observer et manipuler le moindre détail... Et de quel détail nous parlons ! Pour oublier cette peccadille masculine, j'en viens à une interrogation essentielle, qui mérite réponse dans l'urgence. Parce que je devine qu'elle sait déjà ce qu'elle veut, cela se voit dans ses yeux, s'entend dans sa voix, se perçoit dans ses gestes. Au fond, je connais déjà la réponse à ma propre question mais j'ai encore trop de mal à y croire. « Je veux ce bébé. » Et tout en moi s'arrête. Se fige. Se cristallise, ou s'enflamme. Les deux, peut-être. Il n'y a plus qu'un moteur, au centre, qui s'emporte à tout rompre. Comme jamais ; jamais je n'ai pu ressentir ça au plus profond de mes entrailles. C'est une fin, un début. Une transition si rare, si délicieuse que j'en perds mes esprits, le temps à peine que quelques secondes s'écoulent. Si elle a eu le temps de se faire à cette idée, pour moi c'est complètement inattendu, et foudroyant.

Père. Je vais être père.

Je vais incarner ce qui m'a fait peur au point d'en trembler quand je n'étais encore qu'un gamin. Je vais incarner également ce qui a pu me faire rêver chaque fois que j'ai eu la chance de croiser un père, un héros, dans ma vie de gamin écorché. C'était toujours celui d'un autre, jamais le mien. Le mien n'a jamais voulu de moi et cela a suffit à forger un homme, celui que je suis devenu.

Ma main s'est retirée de la joue de Shaé depuis plusieurs secondes déjà et moi je me suis laissé aller contre le mur, derrière moi. Quand Shaé reprend la parole, je plante à nouveau mes yeux dans les siens, retrouve cette détermination en elle qui me surprend autant qu'elle me bouleverse. Peut-être que nous sommes destinés à être complémentaires elle et moi, car pour la première fois de ma vie où je suis tant déstabilisé en sa présence, c'est son assurance à elle qui me sauve. Elle me répète qu'elle le veut, une fois, deux fois. Elle est belle, si innocemment belle. Et j'ai envie de lui dire qu'elle peut cesser de s'inquiéter, qu'elle me connaît suffisamment bien pour savoir que jamais je ne la laisserais vivre ça seule. C'est quelque chose de bien trop précieux entre elle et moi, de bien trop puissant même pour que je ne lui fasse peur une seconde de plus. Lorsque je constate en baissant les yeux qu'elle est en train de trembler en agitant ses mains, je me mets alors à secouer légèrement la tête en souriant, quand mes paupières elles se ferment un très bref instant. « Tu te mets dans un état... » Murmure-je en rouvrant mes yeux sur elle. Elle ne devrait pas. Et c'est pourquoi je me détache finalement du mur afin de me rapprocher d'elle. « Ce n'est pas trop tôt, si tu en as envie. » Tendrement je la regarde. « Ai-je vraiment besoin de te dire ce que je veux ? » ... « Ça va bousculer notre vie, c'est certain. Notre rythme sera chamboulé, on aura moins de temps pour nous deux aussi j'imagine... mais nous avons tous les deux une situation professionnelle, de la place pour l'accueillir, des gens pour nous soutenir... Shaé si tu es prête, je le suis également. Tu le sais, non ? » Tout du moins je l'espère. Je lui montre plus souvent mes sentiments que je ne les lui déclare à voix haute mais je suis persuadé qu'elle sait combien construire quelque chose de plus concret avec elle me tient à coeur. Ce n'est pas nouveau. Le coeur palpitant, je reporte mon attention sur l'échographie toujours coincée entre les doigts de ma main pendant un instant, avant d'avoir une idée. « On monte ? J'ai envie de confirmer qu'aucune sucrerie n'est en cause dans cette histoire et pour ça, mes yeux demandent vérification. » Avec une touche humoristique et le sourire aux lèvres, je lui propose donc de m'emmener là où elle le souhaite pour me clouer le bec avec ces idioties d'homme aveugle. A défaut de n'avoir pu assister à cette première visite médicale, j'aimerais au moins m'endormir moins con ce soir.


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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyLun 23 Juin 2014 - 20:49

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Les mots peuvent être si puissants … Il m’a fallut quatre mots, quatre petits mots. Une phrase, une phrase seulement et j’avais terrassé l’homme, à mes yeux, le plus solide de la planète. Mon pilier qui cédait comme un vulgaire château de sable. Son regard, son cœur, tout semblait s’envoler au vent au moment où sa main avait quitté ma joue et que son dos avait trouvé le mur blanc de l’appartement juste derrière lui. J’essaie encore de garder mon calme, j’essaie d’être solide à mon tour mais sa réaction m’affole et m’angoisse, tant que mes mains se mettent à trembler. Et comme si ce n’était pas suffisant, en vrai italienne, je ne pouvais cesser de les agiter dans les airs au rythme de mes mots, de mes tirades au doux goût de certitude. Oui Aaron, je me mets dans tous mes états … Toi, moi, un bébé. Trois mois auparavant, je n’aurais jamais pu m’imaginer une pareille situation et les choses s’étaient enchaînées sans même que je n’ai l’impression d’en faire réellement partie, d’en jouer un rôle alors que je tiens le rôle principal. Aujourd’hui, tout devient réel, palpable. Ma décision est prise, elle reste faite de mots envolés dans les airs mais elle est solide, irrévocable. Alors quand enfin cette assurance qui te caractérise retrouve ton visage, je me permets de souffler, de fermer les yeux moi aussi un instant pour évacuer le stress qui m’avait envahi et écouter les phrases rassurantes que tu trouves toujours à me dire pour apaiser mes craintes. Tu me connais définitivement trop bien et ça aussi, c’est effrayant. Comme si tu avais un pouvoir, une influence sur moi.

Le film que je me suis fait et refait dans mon esprit n’a rien à voir avec la scène qui se joue à présent, oui j’ai besoin qu’il me dise ce qu’il veut, parce que non je ne savais pas qu’il était prêt. Mais la question est rhétorique je n’ai pas vraiment à y répondre, d’ailleurs Aaron me demande déjà d’éclaircir un sujet à controverse. Le photographe veut savoir s’il a perdu de son sens du détail ou si mon corpss à bien dissimulé mes trois mois de grossesse. « Monsieur le photographe a perdu l’œil … ». Une taquinerie, rien de plus et je monte déjà les escaliers qui mènent à sa chambre pour trouver le miroir posé dans un coin qui permet de nous voir en pied. Face à mon reflet, je monte doucement mon chemisier sur ma peau qui se dénude peu à peu. C’est idiot, c’est la première chose que fait une femme lorsqu’elle apprend pour sa grossesse, mais je ne me suis jamais regardée dans un miroir, pas de cette façon … De face, l’on distingue à peine l’arrondi de mon ventre, mais de profil, on comprend qu’il ne s’agit pas d’une petite prise de poids. L’arrondi encore léger tend la peau et je ne peux m’empêcher de croiser le regard d’Aaron dans le miroir. « Tu le vois maintenant ? ». Un sourire s’installe sur mes lèvres. Si l’angoisse foisonne encore au creux de mes veines, quelque chose de plus puissant m’envahi. Le bonheur peut-être, la force, la force de vivre pour deux. « Je savais que tu voulais qu’on construise quelque chose ensemble … Mais j’avais peur que ce ne soit trop tôt, trop imprévu … ». Debout au milieu de la pièce, je me contemple moi ou plutôt ce ventre arrondi dans le miroir. Etre un enfant non désiré, je sais exactement ce que c’est et à quel point la rancune peut être tenace. « Toi et moi on va avoir un enfant … C’est complètement dingue … ». Compte tenu de notre histoire, de nos récentes retrouvailles, c’est fou, c’est irrationnel, mais je n’ai pas peur, je n’ai plus peur depuis la seconde où il a posé les yeux sur moi.

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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyJeu 26 Juin 2014 - 0:44

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Du temps, il va sans doute m'en falloir. Pour assimiler la nouvelle et réaliser l'impact qu'elle va avoir sur ma vie. Être père ne m'effraie pas, bien au contraire. Très rapidement je développe déjà une espèce d'impatience typiquement masculine, de ceux qui ne vivent pas complètement la grossesse et auxquels on ne demande qu'une chose, d'attendre. Je ne pensais pas que Shaé serait prête à cela mais je dois me rendre à l'évidence, ces dernières semaines ont dû être pour elle pleines de réfléxion à ce sujet quand j'étais moi à trois mille lieues de me douter de quoi que ce soit. Si elle désire cet enfant alors je le désire aussi. Cela pourrait être plus compliqué, mais ça ne l'est pas, pas dans notre situation. Et si dans d'autres circonstances j'aurais peut-être essayé de creuser plus profondément à propos de ses nouvelles mystérieuses motivations, je ne m'en sens cette fois pas le courage, ni l'envie. Sa réaction me remplit d'une joie peu exhubérante mais ô combien puissante tant elle me projette vers un avenir nouvellement tracé et qui je le sais, nous conviendra entièrement. La vérité c'est que je me fais confiance à moi autant qu'à elle.

Une fois mes esprits retrouvés, je la suis jusqu'à la chambre et m'assieds sur le bout du lit en l'observant face à moi, dos tourné. Petit à petit, Shaé remonte sa chemise, m'offrant tout d'abord la vue du bas de son dos dénudé. Si à ce moment je ne peux rien voir, lorsqu'elle se tourne de profil, je peux enfin remarquer ce que j'ai peut-être refusé de voir ces dernières semaines. Quel idiot j'ai été de penser qu'il ne s'agissait que d'une légère prise de poids. La différence n'est pas des moindres ; de mes prunelles captivées par elle, je peux aisément voir la peau tendue et l'arrondi engendré par la grossesse. Tout devient complètement réel, j'en ai la preuve nette sous les yeux. Lorsque ces derniers remontent vers ceux de Shaé, je ne peux plus lui cacher ce qu'il se passe en moi, cette petite euphorie dans laquelle je baigne en imaginant ce qu'il peut y avoir à l'intérieur d'elle. « Je crois que je le vois, oui. » Murmure-je en esquissant un léger sourire représentatif autant de ma réjouissance que de ma consternation pour ne le voir qu'aujourd'hui. La brunette reprend la parole en s'observant à nouveau et je devine que malgré ses mots à mon sujet, c'est également d'elle qu'elle parle au fond. Ses dernières paroles ne sont pas sans effet sur moi, tant et si bien qu'elles m'arrachent un nouveau sourire incontrôlé. Je tends ma main vers la sienne et l'invite à se rapprocher de moi. Doucement je relève le pan de son chemisier et caresse enfin ce qui est à nous, de mes deux mains. « C'est assez dingue oui... » Sa peau est douce, chaude. Du bout des lèvres sur son ventre, je viens le vérifier à nouveau, une fois, et une seconde avant de relever mes yeux vers elle. « Il y a un an ou deux, j'aurais été effrayé à l'idée d'être père. Mais tout a changé avec toi. » J'esquisse un sourire, avant de l'inviter à venir s'asseoir sur mes cuisses. Puis je l'encercle dans mes bras avant de poursuivre. « Tu feras une super maman Shaé. Cet enfant aura tout ce que nous n'avons pas eu nous durant notre enfance et j'y mettrai un point d'honneur, tu peux en être sûre. » Enfant aussi écorchée que je l'ai été, peut-être même plus encore. Je sais que mes paroles auront un impact sur elle et qu'elle aura les mêmes priorités que moi. Approchant mon visage du sien, j'en profite pour aller lui voler un baiser sur le coin de ses lèvres. « Tu en as parlé à d'autres gens ? Ta famille... ? »


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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyVen 27 Juin 2014 - 15:17

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Dingue. Fou. Dément. Délirant. Des qualificatifs aux nuances d’irréelles qui reflètent pourtant une situation bien réelle. Ce sont les seuls mots que j’ai à la bouche. Des mots qui traduisent une situation dans laquelle je ne me serais jamais imaginé me retrouver quelques années même quelques mois auparavant. Moi, l’incertaine, la fuyarde, moi qui avait mis fin à une relation prometteuse, une relation faite de promesses pourtant bien moins sérieuses que celle qu’il me faisait aujourd’hui. Cette femme là était pourtant rassurée à présent. Rassurée qu’il soit là, rassurée qu’il veuille de ça avec moi et comme pour sceller symboliquement cette promesse, ma main se joint à la sienne et sous son regard que je devine troublé, je me rapproche de lui pour lui faire face. « Je te l’ai caché, j’ai fait en sorte que tu ne vois rien Aaron ». Soufflé-je pour que cette culpabilité quitte son regard bleuté, appuyant mes mots et mon regard par mes mains qui vinrent parcourir avec douceur la peau de ses joues, parsemée de poil d’une barbe de trois jours qui chatouillent le bout de mes doigts. Des doigts qui l’accompagnent dans ses gestes quand ses lèvres vinrent parcourir mon ventre une fois et une seconde, produisant à la fois des frissons le long de ma colonne vertébrale et au fond de mon estomac. Des gestes qui me chamboulent, des mots qui me bouleversent tant que je le remercie inconsciemment de me faire une place sur ses cuisses pour que je puisse m'asseoir, mes bras s’enroulant instinctivement autour de son cou dont je caresse la nuque du bout des ongles. « Il y’a un an ou deux, je n’aurais jamais pu imaginer qu’un homme m’aimerait de cette façon … ». Une façon d’aimer ou un amour trop fort, qui m’avait effrayé, tellement … Mais qui me donne aujourd’hui une force mêlée à une joie de vivre que je n’ai jamais ressenti auparavant. L’annonce de cette grossesse avait été une catastrophe quelques mois plus tôt. A présent, elle m’emplissait de bonheur, pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression d’avancer, de faire ce pas en avant qui me manquait pour vivre. Et comme s’il décryptait chacune de mes phrases, chaque sous entendus, chaque angoisses cachées derrière mes mots, parce qu’il me connait trop bien, Aaron prit à nouveau la parole m’arrachant un sourire presque nostalgique alors que mon regard tendre autant qu'amoureux se porte sur le sien. « Je sais que je ne serais pas elle … ». Ma mère, une mère aveugle, une mère absente. « Et que tu ne seras pas lui ». Son père, un père violent, un père égoïste. Parce que nous sommes fondamentalement différents, parce que nous avons su, moi peut-être plus tardivement, nous détachés d’eux, de ce passé trop encombrant … Son baiser volé au coin de mes lèvres me sors de pensées trop envahissantes et m’arrache un vrai sourire. Je ne peux m’empêcher d’en redemander un tout en secouant la tête de gauche à droite. « Je n’allais pas en parler à qui que ce soit avant de t’en avoir parlé … ». Si Aaron devrait s’empresser d’appeler sa sœur ou sa mère, de mon côté, je n’avais pas tant de coup de fil à passer … Mais j’avais néanmoins une requête. « Je sais que tu dois partir avec Clay mais j’aimerais qu’on parte aussi tous les deux après ça, avant que je ne puisse plus prendre l’avion, j’aimerai aller en Italie ». Voir la seule femme qui m’a réellement élevé, qui m’a réellement aimé. Ma grand-mère, une italienne au grand caractère, à la vie remplie mais qui a toujours réussi à se sortir des mauvaises passes. Je dois la voir parce qu’elle doit savoir, je dois la voir parce qu’elle saura me rassurer, me donner les clés que ma mère ne me donnera pas et Aaron doit bien se douter des motivations de ma demande. « Et puis il faudrait que je rencontre ta mère ». L’air coupable mais néanmoins rieur, je concède sans le dire que ces présentations deviennent à présent indispensables.
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyMar 1 Juil 2014 - 5:14

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Pour avoir délibérément voulu me cacher cette grossesse, Shaé s'en sort plutôt bien au final. J'ai du mal à réaliser qu'elle a eu à ce point peur de ma réaction et quoi qu'elle dise, je ne peux m'empêcher de culpabiliser pour n'avoir absolument rien vu. Vouloir cacher une grossesse c'est une chose, ne même pas se rendre compte qu'on nous cache quelque chose c'en est une autre. Moi qui sens d'ordinaire plutôt bien les choses, sur ce coup je suis passé à côté de la plaque, complètement. « A cause de toi je n'ai pas vécu les premières semaines de mon premier enfant, t'es contente de toi ? » Mais c'est elle tout craché, alors pour qu'elle ne s'en veuille pas trop à son tour je lui adresse un sourire plaisantin, vite calmé et attendri par ses mains sur mes joues. De quoi je pourrais lui en vouloir... cela n'a pas de sens, ou tout du moins cela n'en a plus depuis l'instant où j'ai réalisé que nous allions bientôt vivre heureux à trois dans cet appartement. Qu'elle est la source de tout ça, que je suis décidément trop épris d'elle, au point de parfois en perdre ma raison. Confortablement installée sur mes cuisses, Shaé m'étonne un peu plus avec une révélation qui sonne si étrangement de ses lèvres. Évidemment que je ne suis pas objectif, mais cette femme a tout pour rendre faible un homme, absolument tout. Si je l'aime de « cette façon » comme elle semble le prétendre, je suis aussi persuadé que je ne saurais être le seul et unique, fort malheureusement d'ailleurs. « Merci d'avoir attendu que je débarque dans ta vie pour ouvrir les yeux alors. Tu as dû en faire craquer des hommes avant que je n'arrive, et même après, mais eux je les évince un par un nuit après nuit pendant que toi tu dors bien au chaud. » J'aimerais presque que ces paroles dignes d'un conte soient vraies afin de prouver toujours plus à cette femme froussarde combien je l'aime, mais à mon humble avis, je la rassure déjà bien assez comme ça. Les paroles de mon ancienne psychologue me reviennent même en tête, des « vous couvez trop » ou des « vous tenez trop à tout superviser, tout le temps » à tire-larigot qui avaient encore du mal à faire sens dans ce cabinet à l'époque. Vous connaissez la citation, chassez le naturel, il revient au galop. A vrai dire, je ne saurais dire lequel d'elle ou moi a les plus grandes peurs, ce qui est sûr c'est que nous pouvons remercier nos parents pour ça. Avec notre manière bien à nous de l'exprimer, l'inquiétude n'est jamais bien loin. Et pourtant j'ai une image à consolider, une à laquelle je tiens plus que tout ; celle d'un homme fort qui serait prêt à tout pour avancer le plus sereinement possible avec celle qui lui donne toute sa puissance. Shaé, évidemment. Je suis rassuré de l'entendre me dire à haute voix ce que j'ai envie de croire moi aussi, et cela me prouve une fois de plus que sa décision de garder cet enfant a été mûrement réfléchie ces dernières semaines. Ce n'est plus la femme craintive qu'elle m'a caché que j'ai en face de moi, c'est la femme sûre d'elle, déterminée. Quand elle me déclare ensuite que je suis le premier averti, un sourire naît sur mes lèvres, puis elle me parle de Clarence, de notre voyage entre potes, et enfin d'un autre futur voyage qui lui tiendrait à cœur. L'Italie, bien sûr. Ses racines, son berceau. Malgré son accent, j'oublie parfois qu'elle n'est pas d'ici, de ce territoire grandiose mais plutôt d'une contrée raffinée aux milles et une saveur que je rêverais d'aller revisiter, en sa compagnie cette fois. « Tes terres te manquent ? » Murmure-je en en souriant malicieusement. « Ou peut-être que tu veux nous présenter à quelqu'un, ce bébé et moi. » Enfin, ce futur bébé. Et ça tombe bien qu'elle mentionne ma mère, en voici une qui aura désormais une très bonne raison de la rencontrer. Je soupire et hausse les sourcils en pensant à celle qui ne cesse de vouloir précipiter cette rencontre depuis plusieurs mois déjà. « Elle qui était plus habituée à l'époque de voir des filles passer en simple coup de vent que sérieusement, ça va lui faire un sacré coup de te voir débarquer pour la première fois avec un ventre tout rond. » Je ne pus m'empêcher de rire en imaginant la scène, le moins que l'on puisse dire c'est que ça promettait en sensations fortes. Qu'elle accueille la nouvelle avec la joie ou la peur, je faisais confiance à ma mère pour faire très vite pencher la balance du bon côté, pour la simple et bonne raison qu'elle était complètement impatiente de rencontrer Shaé et que je ne me serais jamais mis dans une relation sérieuse avec une fille peu sérieuse. Et ça, elle doit s'en douter. Mon visage se relève finalement vers celui de Shaé et je fixe ses lèvres un instant avant de m'en rapprocher. « Enfin peu importe, elle saura vite voir à la façon dont je te regarde que tu es la bonne. Et quand elle aura comprit ça, elle sera déjà en train de chercher un prénom pour le bébé, je t'assure. » Que je déclare en riant avant d'aller l'embrasser une nouvelle fois, plus passionnément que la première. Puis je glisse ma main dans son cou et sous son visage que j'attrape doucement afin de la duper durant ce baiser qui dure, dure... Et moi, je recule en la tenant fermement dans mes bras jusqu'à la faire basculer sur le lit, l'allongeant alors tout contre moi. Ma main dans ses cheveux, je finis par lui souffler ces quelques mots : « Bon, mademoiselle Antonelli... qu'avez-vous prévu pour cette soirée ? M'apprendre que je vais être père c'est pas mal mais vous n'alliez pas vous contenter de ça, tout de même ? » Sait-on jamais...


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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyMar 1 Juil 2014 - 15:14

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Il n’a pas tord. A cause de mes peurs, de mes incertitudes, je l’ai privé de moment important dans la vie d’un futur parent. D’autant plus pour la venue du premier enfant ou tout est nouveau, inconnu. Et je ne peux m’empêcher de noter qu’il dit cela comme si ce n’était justement que le premier. Le premier d’une longue liste. Y’en aura-t-il d’autres ? Je ne peux même pas y songer tant la venue de celui-ci reste … Incroyable. Mais je ne peux pas m’empêcher de m’en vouloir même un peu, même si son sourire plaisantin veut me rassurer et effacer toute once de culpabilité. « Dans quelques semaines j’ai une autre échographie … Pour connaître le sexe … Enfin seulement si tu veux qu’on le sache ». Cette proposition sonne comme une tentative pour me rattraper. Et si je lui laisse le choix, j’avoue que je n’ai qu’une hâte, connaître le sexe de cet enfant pour pouvoir mettre un visage dessus, pour pouvoir l’imaginer, le fantasmer bien avant de connaître ses réels traits. Je lui dois au moins ça. Je lui dois au moins l’occasion de pouvoir participer à cette grossesse à sa façon. Et ces simples pensées, ces pensées qui sont les miennes me surprennent moi-même. Qu’a fait cet homme pour que je change à ce point ? Quels sont ses secrets ? Quels est cette magie dont il use sur moi depuis le premier jour ? Et dont il n’a même pas conscience à en croire les mots qui s’échappent de ses lèvres autant que de son esprit. Un sourire rieur apparait sur les miennes pour souligner la naïveté de ses propos. « Tu fais trop d’effort Aaron. Ne te rends-tu pas compte qu’il pourrait y avoir des centaines d’hommes à mes pieds que tu seras toujours le seul que je verrais ». Toi et ton calme inébranlable, ta confiance insolente et ta solidité. Tu es mon phare, mon pilier. Celui dont je m’éloigne mais vers lequel je reviens toujours et mon regard amoureux ne peut mentir. Aaron est la perfection, l’homme dont je rêve toutes les nuits même étendue à ses côtés. Et il n’y en a pas d’autre, pas d’autre comme lui qui sache si bien lire entre mes lignes. Bien sûr, il a compris ce que représente ce voyage pour moi. « Un peu des deux. Il est temps que tu passes les tests de la matriarche ». Tout comme je devrais moi aussi passer ceux de sa mère, même si je me doute que les siens seront beaucoup moins désagréables que ceux de la mama italienne. J’imagine déjà son visage ridé outré quand elle saura qu’elle a raté tous ces évènements de ma vie, une image qui me fait sourire autant qu’elle m’angoisse à vrai dire. « Une époque révolue hein ». Mon ton laisse à peine entendre qu’il s’agit d’une question, mais s’en est une réellement. La confiance que j’ai en lui n’a jamais effacé ce petit pincement au cœur dès lors que je le sais en présence de demoiselles au corps de rêve ou sur un autre continent pour le travail ou avec Clay. Je connais son passé, je connais son goût pour les femmes. Et si je sais qu’il ne ferait jamais rien qui pourrait me faire du mal, une certaine jalousie continue de piquer mon cœur. « Tu crois qu’elle m’appréciera ? J’ai tant repoussé ce moment … J’ai peur qu’elle prenne mal le fait que cette rencontre ne se passe que maintenant ». Presque parce que je n’ai plus le choix, parce que c’est ce qu’on fait dans ce genre de situation. Je veux réellement rencontrer sa mère, je l’ai toujours voulu. Ce n’était qu’une question de temps, sauf qu’à présent nous n’avons plus le temps. Aaron cherche à apaiser mes angoisses et je ne peux m’empêcher de sourire, d’autant plus quand ses lèvres viennent trouver les miennes pour un baiser plus passionné, plus intense que le premier. Un baiser auquel je réponds tout en me pressant un peu plus contre lui avant de basculer sur les draps qui retiennent encore une odeur enivrante. Mes yeux scrutent les siens pendant que mes doigts explorent les contours de son visage. Son crâne, sa tempe, sa mâchoire, ses lèvres qui me soufflent quelques mots qui me font légèrement rire. « Pour être honnête, je n’avais aucune idée de comment tu allais réagir, alors je n’ai pas fait de plans sur la comète ». Doucement je me redresse pour venir surplomber son visage, ma poitrine contre son buste. « Mais si tu veux une autre surprise, tu devrais me laisser une petite heure. Pendant ce temps tu n’as qu’à prendre une douche et te faire beau ». L’air malicieux, une idée derrière la tête je l’embrasse une dernière fois et me relève pour descendre rapidement à la cuisine préparer de quoi manger pour ce soir. Je sors également des boites en plastique et un sac pour tout emballer. Non nous ne mangerons pas ici, j’ai un autre lieu en tête. M’activant aux fourneaux, je me dépêche afin que tout soit prêt rapidement. Et tout en laissant finir de cuire, je grimpe à nouveau jusqu’à la chambre pour enfiler une robe noire que je sais au goût d’Aaron. Je lâche mes cheveux coupés récemment et redescend sans même croiser le jeune homme. Je dispose ensuite le repas dans les boites et range le tout dans un sac. Quand j’entends ses pas dans les escaliers, je lui donne un indice qui n’en est pas vraiment un. « Il faut que tu nous conduises au centre ville ».
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyMer 2 Juil 2014 - 21:25

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« J'ai hâte d'y être. Ça nous permettra de nous projeter un peu plus quand on saura ce que c'est. Aller acheter des affaires bleues ou roses. » Répondis-je en souriant. Un garçon ou une fille... Maintenant que j'y pense, je ne sais même pas ce que je préférerais avoir. Peut-être que c'est mieux ainsi, afin de mieux accepter ce que dame nature aura à nous offrir. Si c'est souvent moi qui ai tendance à rassurer Shaé, parfois elle me rappelle que je n'ai pas à m'en faire, que depuis le début ce « nous » s'est forgé une base inébranlable malgré ce par quoi on est passé. Je souris tendrement en lui répondant. « Tu ne sais pas ce que c'est que de sortir avec une belle femme qui attire tous les regards. » Parce que si les femmes sont la plupart du temps relativement discrètes, les hommes eux ne se gênent pas pour regarder ce qui les intéressent. Encore heureux que je n'aime pas perdre mon temps à m'affoler, je n'aurais jamais fini sans cela. Shaé est sublime et je ferai tout pour la garder à mes côtés, c'est tout, point à la ligne. L'Italienne me fait redouter l'étape de la rencontre avec celle que je devine être sa grand-mère, pour en avoir déjà discuté quelques fois. « Tu verras qu'elle sera charmée, la matriarche. J'ai plusieurs cordes à mon arc pour convaincre les femmes. » Confiant sur ce point, je l'ai toujours été. Les années m'ont forgé en ce sens et aujourd'hui je ne suis définitivement plus de ceux qui se sentent mal à l'aise dans un univers féminin, bien loin de là. Alors c'est vrai que je n'ai pas vraiment peur de sa grand-mère, il y a juste cette petite pointe de mystère qui elle est immanquable. « Oh, comme tu peux le voir je ne ramène plus énormément de femmes ici depuis quelques mois. » Murmure-je en haussant les épaules, faussement innocent. A l'évidence je n'en ramène plus autant qu'avant, parce que désormais c'est son territoire aussi, parce qu'il y a des choses qui ne se font pas dans un couple. Je l'ai vite compris avec Shaé, bien malgré mes anciennes habitudes. Certes je reste le même homme qu'auparavant, séducteur en présence féminine, mais cela ne signifie pas que je franchirai les limites à ne pas dépasser. J'affiche finalement un sourire et resserre ma prise dans mes bras. « T'as pas à t'en faire va, les plaisirs changent avec les années. » Elle comprendra. Avec l'annonce de sa grossesse, cette évolution prend d'autant plus forme, désormais j'ai de nouveaux objectifs, construire quelque chose de solide pour elle et cet enfant à venir. Je n'ai pas du tout l'impression d'avoir brûlé les étapes, ni d'aller trop vite, la vérité c'est que tout arrive à pic dans ma vie. Lorsqu'elle me confie son appréhension à rencontrer si tardivement ma mère, je fais mine de réfléchir en grimaçant à moitié. « C'est vrai que je lui ai dit tellement de bonnes choses sur toi... La barre va être haute, je le crains. » La vérité c'est que je n'ai pas tant parlé de Shaé à ma mère, peut-être par mégarde lorsque je ne savais pas vraiment où j'allais avec elle, par réserve aussi, sans doute les deux au fond. Je finis par rire doucement en voyant sa mine inquiète. « Tu dois savoir que madame Katherine Campbell est très compréhensive, et elle sait très bien que je n'aime pas précipiter moi-même ce genre de rencontre. Tout ce qu'elle va penser, c'est que tu dois être sacrément importante à mes yeux pour qu'enfin je décide t’amener à elle. » De toute façon, elle peut compter sur moi pour la mettre à l'aise lors de cette fameuse journée. « Puis tu n'es pas une fille débauchée ou irresponsable, il n'y a aucune raison qu'elle ne t'aime pas. » Une fois la brunette rassurée, me prend l'envie de l'embrasser, de bousculer un peu nos esprits ou plutôt devrais-je dire de les échauffer un peu plus. Allongée sur le lit par ma force, je lui demande ses plans et sa réponse pertinente me laisse sans mot, déjà elle se rapproche et me susurre quelques nouveaux mots tentateurs. Aussitôt cela dit, elle s'échappe en me volant un dernier baiser et surtout en me laissant sur ma faim. « Très bien madame la chef ! » Résigné à obéir, je défais le col de ma chemise et me dirige vers le dressing, puis la salle de bain.

Un peu moins d'une heure plus tard et après avoir passé autant de temps dans la salle de bain et mon dressing que dans mon bureau, je me décide enfin à descendre habillé de façon sobre mais classe. A la seconde où mes yeux se posent sur elle, ils doivent trahir mes pensées. Sa robe lui va à ravir et la met encore plus en valeur, je n'arrive pas à décrocher d'elle, faisant presque passer ses paroles à la trappe tandis que je me rapproche d'elle. « Je suis censé tenir toute une soirée avant de te dévorer ? » Parce qu'avec ce tissu transparent, elle va vraiment se faire désirer. Enfin je finis tout de même par relever mon regard vers le sien, lui adressant un petit clin d’œil complice. « Tu es superbe. » Dis-je en l'embrassant rapidement sur le coin de ses lèvres avant d'aller chercher mes clés de voiture. Ça sent bon dans la pièce, tellement que ça réveille mon appétit. « Allons-y alors, madame mystère. » Elle passe devant moi, je vérifie que j'ai bien mes papiers dans mes poches et nous descendons jusqu'au garage.

Le centre ville est animé à cette heure-ci et les passants ne respectent pas vraiment les règles de circulation. Je roule alors à une allure modérément rapide en direction du parking auquel j'ai l'habitude d'aller et m'y gare quelques minutes plus tard. Nous remontons ensuite à la surface et je me rapproche de Shaé, passant mon bras autour de sa taille. C'est en sentant son parfum à la fois prononcé et délicat que je réalise combien j'ai de la chance d'être avec elle. Le genre de pensée qui nous rend heureux sans grande raison, c'est le simple fait d'être à deux. « Alors, où est-ce que tu m'emmènes ? Si tu ne me dis pas, je vais m'imaginer tous les scénarios possibles... »


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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyJeu 3 Juil 2014 - 14:26

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Quelques heures auparavant je réfléchissais encore à la façon dont je pourrais élever cet enfant seule dans l’hypothèse qu’Aaron ne soit pas prêt à assumer cette vie là. Et voilà qu’à présent, il me parle des affaires aux couleurs bleues ou roses que nous pourrions acheter une fois que nous connaîtrions le sexe de l’enfant. C’est surréaliste, presque irréel à tel point que je ne sais quoi répondre. Alors c’est un simple sourire qui prend possession de mes lèvres, un sourire qui vaut bien des centaines de mots et qui ne cesse de s’élargir sous les compliments dissimulés ça et là dans ses phrases. Lui ne sait certainement pas ce que c’est de sortir avec un homme aussi convoité … Un homme qui me gonfle de fierté et me tue de jalousie à la fois. Un revers de la médaille que j’ai parfois du mal à gérer et qui lui vaut quelques crises injustifiées pourtant je le sais … Et si je me soigne, c’est plus fort que moi, ce manque de confiance en moi s’est estompé mais n’a jamais disparu. Alors à nouveau je lui demande, parce qu’à nouveau je veux l’entendre dire, je veux l’entendre dire que je suis la seule et c’est ce qu’il fait. A sa manière, sur le ton de l’humour pour rendre ce sujet que je prends trop au sérieux plus léger, comme il le fait à propos de cette future rencontre avec une autre femme de sa vie, sa mère. Rassurée, je décide de m’échapper de ses bras et de ses gestes tentateurs pour organiser les détails d’une soirée improvisée.

Je n’ai même pas besoin de lever les yeux vers lui pour sentir son regard sulfureux sur moi. « Avec cette robe, je vais tester ta volonté Campbell ». Un sourire malin aux lèvres je finis d’emballer la nourriture, me recroqueville légèrement sur moi-même lorsqu’il se rapproche dangereusement. Pas question de céder maintenant quand bien même je rêve de lui arracher sa chemise immaculée. « Merci. Tu n’es pas trop mal non plus ! ». Dis-je en gobant une olive que j’avais laissé sur le plan de travail avant d’attraper le sac que j’ai préparé et de sortir de l’appartement précédant le photographe.

Le soleil termine lentement son ascension dans le ciel pour laisser sa place à une lune lumineuse et son manteau de nuit. Les rues s’animent peu à peu. Los Angeles compte plus d’oiseau de nuit que de jour parmi ses citoyens. Lorsque nous sortons du parking c’est l’effervescence. Mais lorsqu’Aaron passe son bras autour de ma taille, je me sens comme si rien ni personne ne peut m’atteindre. Mon regard enjoué remonte vers le sien et je l’interroge. « J’aimerai savoir quel scénario tu pourrais imaginer ». Au loin mon regard se pose sur des baies vitrées qui donne sur une salle a priori vide de toute activité. Mes doigts viennent alors s’entremêler avec les siens pour que je puisse l’attirer vers cet endroit vide et pourtant plein. Plein de souvenirs, de sensations qui me traversent, qui me transportent encore tant elles sont intiment liées à cet homme, à cette rencontre qui changeait ma vie de jour en jour. La salle d’exposition dans laquelle nous nous étions rencontrés pour la première fois, cette salle où quelque chose d’aussi inexplicable qu’inhabituel s’était produit. Un coup de foudre, il n’existait que ce mot, que cette expression pour exprimer ce que j’ai ressenti ce jour là en rencontrant son regard. Devant les portes closes, je n’ai plus qu’une envie. Trouver le moyen d’entrer. Et je trouve rapidement mon bonheur quand mon regard explore les environs. Déterminée, je retire ma veste de cuir que je donne à Aaron, ébouriffe mes cheveux et m’éloigne. « Attends-moi ici ». Je vais trouver le gardien de l’immeuble et donc de la galerie, un vieillard au visage doux. Un grand sourire aux lèvres, un petit numéro de charme et voilà qu’il me glisse les clés entre les doigts, me faisant promettre de lui rendre dans quelques heures. « On peut tout obtenir avec un sourire ». Dis-je à Aaron en insérant la clé dans la serrure et débloquant ainsi la porte vitrée l’air triomphal collé au visage. Je pénètre dans les lieux et observe cet endroit qui n’a pas perdu de sa magie. Il n’y a pas de lumière mais les rayons argent de la lune se reflètent sur les murs blancs et les miroirs de la pièce et suffisent à éclairer et sublimer les lieux. Je n’aurais su dire si cette atmosphère est créée par la lune ou si cela viens de moi et de ce que symbolise cet endroit. Je pose le sac à terre et tourne sur moi-même dans la grande pièce pour en observer toutes les facettes, faisant voler les tissus bas de ma robe dans les airs. Puis je m’échappe, cours à travers les différentes pièces et renfoncements de la galerie comme une enfant. « C’était dans quelle pièce que je t’ai vu pour la première fois ? ». Comme pour l’inviter à venir me montrer cette pièce lui-même, ou plutôt à m’y retrouver je disparais dans la pénombre un rire filant dans les airs.
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptySam 5 Juil 2014 - 13:21

Aaron Campbell
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Quels scénarios pourrais-je bien m'imaginer... Si elle veut tant le savoir, alors. « Eh bien, tu pourrais avoir décidé d'aller me dénoncer aux flics pour t'avoir fait tomber amoureuse de moi à l'aide d'un regard tueur, mais ce serait un peu tard quand même. Ou alors m'emmener dans un club échangiste pour tester de nouveaux plaisirs... » Je guette sa réaction sur ce coup-là, sait-on jamais elle pourrait me surprendre, même si j'en doute fort. Au bout d'un instant amusant, je lui lance un petit regard innocent pour me défendre. « Beaucoup de gens bien le font, ce n'est pas si insensé. » Evidemment je me moque, c'est juste une petite boutade qui - je vous arrête tout de suite - ne signifie aucunement que cela m'a traversé l'esprit. Non mais, pour qui me prenez vous ? Sur ces pensées quelque peu osées, je me laisse entraîner par ses pas qui nous mènent dieu sait où. Enfin ça c'est ce que je pensais avant de reconnaître l'endroit où nous arrivons. Parce que j'ai bonne connaissance du quartier, parce que ce lieu représente quelque chose de fort.

La galerie d'exposition où je l'ai rencontrée, bon sang. Shaé a vraiment eu cette idée. J'ai à peine le temps de me remémorer les souvenirs qu'elle me refile sa veste et s'éloigne en me demandant de l'attendre. Forcément je la suis du regard, mains dans les poches, sa veste coincée entre ma taille et mon bras. Je ne rêve pas, Shaé est en train de faire un numéro de charme à un homme que je devine être le gardien, sans doute pour qu'il lui refile les clés ? Impatient je tape presque du pied contre le sol, fixant de mes prunelles curieuses son visage charmeur, son sourire qu'il doit à tous les coups trouver craquant. Heureusement que c'est un vieux d'ailleurs, sinon je n'aurais pas supporté ce numéro bien longtemps. Heureusement aussi qu'il est faible, pour lui donner sans hésiter bien longtemps le trousseau désiré. Quelle félonne... Quand elle revient je lui jette un regard d'abord faussement mécontent pour son attitude, puis rapidement malicieux à l'idée de pouvoir bénéficer d'un moment à deux grâce à sa mise en scène séductrice. « Tu m'étonnes de jour en jour. » Et je ris avant d'ajouter : « Ne prends pas de mauvaises habitudes avec ton satané charme, ça m'éviterait d'avoir à venir te sauver le jour où tu tomberas sur un gars moins coopératif. »

Nous entrons dans la grande salle et je replonge un peu plus d'un an en arrière, quand j'étais venu exposer une dizaine de mes photographies, celles que j'avais capturé lors d'un voyage en Europe et plus précisément en France, ce pays que bon nombre d'Américains assimilent au romantisme. Quel comble... Mes yeux se posent sur Shaé qui redécouvre la galerie, pleine d'entrain, tandis que j'avance vers le centre de la pièce, visualise à nouveau ce qui se trouvait à tel ou tel endroit. Une mémoire photographique peut avoir du bon, du sacrément bon. C'est elle finalement qui me revient, dans sa jolie robe fuschia qu'elle portait à merveille, son teint de pêche légèrement rosi et ses cheveux partiellement relevés en hauteur. Que ce soit la vérité ou non, elle était pour moi la plus belle ce soir-là, incontestablement. Et lorsque mademoiselle Antonelli élève sa voix pour me demander de la guider jusqu'au fameux endroit, je ne réfléchis qu'une très brève seconde avant de me déplacer, sans grande cérémonie, vers le point désiré. « Si ma mémoire ne me fait pas défaut... » Elle n'oserait pas, pas pour un tel détail. Ma tête se lève quand j'arrive face à un mur blanc, délicatement éclairé par la lune. Là, il y avait le cliché du guitariste. Et moi, j'étais ici, exactement à ma place, les yeux fixés sur cette toile qui m'appartenait et dont je cherchais pourtant toujours de nouvelles significations. « C'était ici-même. » Au bout de quelques secondes, je me retourne et la regarde, un long moment, silencieusement. « Tu m'as adressé la parole, naïvement mais avec une franchise déstabilisante, me faisant comprendre à ta manière que tu trouvais cette photo complètement ratée. » Tout en gardant mon sérieux, je ne peux m'empêcher de sentir mes lèvres frémir, provoquant un très très faible sourire. « Je crois que ce jour-là tu aurais pu m'offrir un verre du champagne le plus imbuvable de toute la Terre entière que je l'aurais quand même bu en me perdant dans tes yeux. Et l'état dans lequel tu t'es mise quand je t'ai dit que j'étais le photographe, c'était mémorable, vraiment. C'est à ce moment précis que j'ai craqué pour toi. » Rapide, n'est-ce pas ? Voilà que je me mets à rire tout à coup, parce que parfois les plus grandes émotions vous rendent nerveux, même des mois après. Finalement je tends ma main pour attraper la sienne et je viens caresser son regard du mien, frôler ses lèvres des miennes... pour en fait l'attirer quelques mètres plus loin à peine et m'arrêter. « Ici, tu m'as fait une démonstration de... l'entrechat ? Tu étais visiblement ravie de me montrer ton pas de danse mais moi tout ce qui m'intéressait, c'était ta passion. C'est à ce moment que j'ai compris que je devais absolument me rapprocher de toi avant de quitter cette exposition. » Parce que même dans un coup de foudre, il y a une succession d'étapes. Je l'attire un tout petit peu plus loin encore, vers un mur contre lequel je la plaque sans pitié avant d'entremêler mes doigts aux siens. « Ici tu m'as montré que tu étais audacieuse. Dois-je te remémorer ce qu'il s'est passé ou... ? » Demande-je avec une petite voix à la fois autoritaire et suave. Je préférerais qu'elle le fasse, j'en crève d'envie même, aussi simple cela soit-il. Elle a changé en un an, et pourtant j'ai l'impression qu'elle est toujours la même, aussi franche, passionnée et délicieusement effrontée. Encore et toujours celle qu'il me faut, la seule qui me fait autant vibrer. « C'est insensé à quel point je t'aime, depuis ce moment-là. » Je ne le lui dis pas assez et pourtant c'est ce qu'il y a de plus vrai, de plus pur. Depuis ce fameux moment, oui.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyMar 15 Juil 2014 - 12:00

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Des phrases qui foulèrent ses lèvres, c’est évidemment la deuxième qui me reste à l’esprit. Un club échangiste ? C’est donc ça qui trotte dans la tête de Monsieur Campbell ? Et même si je discerne l’humour dans le ton de sa phrase, je ne cache pas les pointes d’étonnement qui parsèment mon visage. « Je ne pense pas que ce soit insensé … ». Un rire me mord les lèvres. A vrai dire, je ne juge pas, chacun fait ce qu’il lui plait. Mais lui et moi dans ces endroits où le plaisir est le seul maitre. Sans règles, sans limites, sans pudeurs. « Je pense simplement que je serais incapable de te partager ». Parce que la seule idée de le savoir dans les bras d’une autre femme, partageant des moments aussi intimes que les nôtres suffit à me rendre malade. Et parce que j’ai l’intime conviction qu’il n’est pas plus à l’aise que moi à cette idée. La preuve, le simple fait que j’use de mon charme pour obtenir quelque chose le fait tiquer. Mais c’est bien là que réside l’éternel avantage des femmes sur les hommes. Après tout, ce ne sont que des hommes, faibles et guidés par leurs pulsions les plus primaires. Nous les femmes n’avons plus qu’à en profiter, à en user. Aaron n’échappe pas à la règle, une femme sachant utiliser ses atouts aura ses chances d’obtenir ce qu’elle veut de lui, dans certaines limites néanmoins. Il n’est pas aussi naïf, aussi réceptif. Il a l’avantage d’avoir l’expérience des femmes et de reconnaître les jeux de séduction. Des jeux qui pourraient mal tourner. « Je pourrais aimer être sauvée ». Surtout s’il joue le rôle du héro comme semble le dire le regard malicieux que je porte sur lui avant de m’émerveiller devant la beauté des lieux illuminés par les rayons argentés de la pleine lune. Les souvenirs liés à ces lieux sont si prégnants que je peux encore sentir la chaleur de la foule, je peux entendre les voix qui se mélangent en un fond sonore flou et je peux ressentir les frissons qui m’ont parcouru lorsque j’ai porté pour la première fois mon regard sur cet homme, cet homme fasciné par son œuvre. Ces mots me plongent plus intensément encore dans mes souvenirs, m’y enferme. La scène me revient, son regard, son sourire, ma maladresse qu’il ne manque pas de me rappeler et qui loin de me faire honte, me fait rire à présent. « Je voulais seulement attirer ton attention ». Tellement … Sans être consciente qu’elle était déjà toute à moi. Ses doigts se faufilent entre les miens et Aaron me fait suivre le fil de mes souvenirs quelques mètres plus loin. Mon cœur s’emballe, comme il l’avait fait presque un an auparavant mais la sincérité de ses mots, ses révélations autour de notre rencontre font bondir mon cœur dans ma poitrine plus que jamais. « Je ne savais pas que tu t’emballais aussi vite pour une femme Campbell ». Je le taquine car ce sentiment, je l’avais éprouvé moi-même, peut-être même plus intensément encore que lui. Et lorsque mon dos vint se plaquer sous ses gestes contre un mur blanc, je sais exactement ce qu’il c’est passé. Non Aaron tu n’as pas besoin de me le rappeler. Ma tête bouge de gauche à droite, accompagnant mes mots muets puis mes lèvres qui viennent glisser contre son cou d’une lenteur provocante. « J’étais tellement impressionnée, une vraie gamine ! Mais je crois que j’ai osé quand même … ». Osé un baiser que je dépose sur ses lèvres, un baiser chaste, incertain qui n’a plus le même goût aujourd’hui. Aujourd’hui les notes sont sucrées et envieuses. C’est un baiser assuré et fiévreux que je lui adresse sans hésiter à poser ma main sur sa nuque où j’enfonce légèrement mes ongles, sans hésiter à resserrer l’emprise de mon autre main sur ses doigts quand les formes de mon corps viennent se presser sans pudeur contre son torse et son bassin. Le souffle court, je me détache de ses lèvres pour poser mon regard brillant de milles émotions dans le sien. « A cet instant j'ai compris que tout serait différent ... ». Parce qu’avec lui les choses même les plus banales prennent cette couleur plus intense, plus puissantes. « Et que tu étais pris dans mes filets » Un sourire malicieux et vainqueur s'affiche sur mes lèvres. Aaron est un homme dans toute sa puissance et parfois j'aime taquiner son égo. La femme que j’étais il y’a un an n’est plus, elle a évolué, changé avec et pour lui.
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MessageSujet: Re: sharon + beating heart   sharon + beating heart EmptyDim 27 Juil 2014 - 3:36

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Si les femmes sont en général peu partageuses dans les couples, il est bien connu que les hommes ont parfois des fantasmes un peu fous ou insensés. Je crois faire partie de ces hommes, cela dit la simple idée d'imaginer Shaé en compagnie d'un autre homme sous mes yeux à le don de me répugner. Non, moi, mon imagination se permet d'inventer d'autres scénarios, bien plus à mon propre avantage et surtout sans la moindre ombre masculine autre que la mienne... « Je te rassure, je n'ai pas encore besoin d'aller chercher du désir ailleurs que chez celle qui partage ma vie. Quant à celui qui te touchera d'un seul cheveu, il aura affaire à moi et je lui réserve un sort tragique. » Je ne peux pas être plus clair sur mes intentions. Il est clair que je suis bien loin de ces hommes qui en sont au stade de l'échangisme pour pimenter leur vie sexuelle, d'autant plus avec un enfant en route. J'ai peut-être un passé de libertin et des habitudes de séducteur invétéré qui ne me quittent pas, on m'a tout de même appris ce qu'était le respect et Shaé n'a pas été un coup de foudre par hasard.

Arborant le déguisement de la femme voyou autant que celui de la princesse malicieuse, Shaé m'entraîne jusqu'à cette galerie pleine de délicieux souvenirs. Alors pour la séduire à nouveau et la replonger dans cette ambiance, je lui fais revivre chaque moment clé de notre rencontre, lui prouvant à nouveau combien je sais être romantique lorsque la situation s'y prête à la perfection. Quoi de mieux qu'un tel endroit ? Là où nos pas nous ont déjà guidés sans qu'on ne le sache vraiment vers un destin aux allures toutes tracées. Pourquoi était-elle venue à cette exposition, devant ma photographie à moi, si ce n'était pour me rencontrer ? Je ne suis pas superstitieux, ni croyant, mais lorsque cela me plait de croire à ce genre de coup du destin alors oui, je me laisse tenter. C'est vrai que je me suis vite emballé pour elle, trop peut-être ? Non, cela n'aurait aucun sens. « Oserais-tu t'en plaindre ? » Un fin sourire prend naissance sur mes lèvres quand je la plaque contre le mur, me rappelant de son initiative, ses doigts contre les miens et ce que ce simple rapprochement m'avait procuré. C'était différent des flirts auxquels j'étais habitué. Différent même du début de mes autres histoires amoureuses. Je le savais déjà, pertinemment, que cette fille allait avoir son importance dans ma vie, et si je le lui avais confessé cette sensation, elle m'aurait pris pour un pauvre fou. Puis il y avait eu ce baiser, trop rapide à mon goût, qu'elle réitère aujourd'hui pour mon plus grand plaisir. Aujourd'hui il n'a plus cette saveur de l'inconnu et de la découverte, aujourd'hui c'est l'envie, les entrailles de suite qui me travaillent. De quoi était-elle impressionnée au juste ? Du simple photographe professionnel venu exposer ses clichés ? Quand je pense qu'elle m'a séduit d'un simple battement de cils, il faut croire que c'était le monde à l'envers. Sans hésitation aujourd'hui je m'appuie contre elle, colle mon bassin au sien et resserre mon emprise au niveau de ses doigts avant de finalement attraper sa taille. Il n'en fallait pas plus pour réveiller les pulsions de l'homme, stimulées encore plus par des paroles plus ou moins flatteuses. J'approche ma bouche de son oreille, et suavement je murmure quelques mots. « Ah bon, mademoiselle la fugueuse ? » Oh elle saura à quoi je fais référence, à toutes ces fois où j'ai dû batailler pour nous, pour qu'elle ne cesse de croire en notre avenir. « Moi j'ai sorti le lasso pour t'avoir, tu as été une coriace. » Autrement dit, j'en ai connu des bien plus simples. Heureusement que toutes les filles de LA ne sont pas aussi compliquées qu'elle, cela serait bien difficile à vivre pour tous les séducteurs de la ville, qu'on se le dise. Enfin bon cela se passera de commentaire. Mes prunelles descendent sur ses lèvres colorées pour l'occasion, sur ce décolleté que je regarde délibérément. « A défaut de te ramener chez toi, ou plutôt ton ancien chez toi, je veux bien goûter à ce que tu nous as préparé pour l'occasion. »  Je peux retenir mes mains pendant quelques minutes, le temps de rassasier mon ventre affamé. A contre coeur je me décolle d'elle, caresse sa joue doucement. « Et puis maintenant nous avons une troisième bouche à nourrir. Si c'est un gourmand comme moi, ce serait dommage de le faire attendre plus longtemps. »




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