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 GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other

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MessageSujet: GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other   GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other EmptyDim 29 Juin 2014 - 23:34

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Crap, my mind is a mess
Depuis peu, un rituel avait été établi dans le quotidien de Grayson Bradsburry. Chaque matin, il était réveillé à l’aurore par les rayons du soleil venus chatouiller le bout de son nez. Sans réfléchir, et avec la mécanique la plus automatique, il se jetait ensuite sous le jet d’eau froide de sa douche afin de se rafraichir après une nuit des plus agitées. A en croire par ces dires, il aurait été facile de croire que Grayson s’adonnait à des activités sportives des plus sensuelles. Mais il n’en était rien, si le jeune homme était toujours plus fatigué à chaque réveil, ce n’était pas pour avoir fait des folies de son corps, mais à cause de ses cauchemars qui le hantaient chaque nuit durant. Débarrassé de ses vieux démons, Grayson s’épongeait rapidement sans prendre le temps de se regarder dans le miroir, puis il enfilait un tee-shirt blanc, un survêtement qu’il resserrait légèrement autour de son bassin et ses baskets flambant neuves. Sa main glissait ensuite dans ses cheveux pour les ébouriffer, puis il attrapait rapidement son Ipod avant de filer goûté à l’air frais du matin. Il avait entendu très récemment une vieille dame dire que « la journée appartenait à ceux qui se lèvent tôt. » Et très justement, il s’était dit qu’elle n’avait pas tort et qu’au fruit de son expérience, elle en savait surement plus que la plupart des personnes de son âge à lui.

A peine son pied avait-il foulé le macadam qui s’étendait devant chez lui que Grayson se mettait à courir, armé de ses écouteurs. Un air de musique pop résonnant dans ses oreilles, le vent venant caresser son visage pâle, et les habitants ne devenant plus que des silhouettes informes, c’était ça le bonheur selon Grayson depuis peu. Le seul moment de sa journée où il se sentait vivant, libre et libéré. Il ne pensait à rien. Il ne devait pas se forcer à parler à qui que ce soit. Il ne devait plus faire semblant. Juste être lui. Un homme avec un bordel gigantesque dans le crâne, mais un homme bien vivant avec de l’air dans ses poumons. Il était dans sa bulle, et personne ne pouvait venir l’en extirper.

Après son jogging matinal, il prenait place à la même table chaque matin au Starbuck Coffee situé sur Westwood. Et pour ne pas rendre son rituel trop routinier, il s’amusait à goûter toutes les variétés de café que proposait l’enseigne, accompagné de leurs succulents pancakes. Ce matin-là, Grayson opta pour le caramel macchiato glacé. Tout en attendant sa commande, il dépliait le journal qu’il avait acheté dans le petit point presse situé juste en face, et il lisait les nouvelles. Indigné parfois, surpris ou amusé d’autres fois, il adorait ce petit moment rien qu’à lui. Souvenir d’une époque révolue peut être, c’était un de ces rares moments où il ressentait cette sensation étrange d’être en phase avec son ancien lui sans pour autant le connaître. Le nez plongé dans son journal, il ne remarqua pas toute de suite que ce n’était pas la serveuse qui venait de lui apporter sa commande. Ce fut surement les chaussures qui le menèrent sur la piste. Affuté de son œil de détective, lorsque son regard fut attiré par celles-ci, il eut un moment de réflexion avant d’en arriver à la conclusion qu’aucun serveur au monde ne pouvait porter des chaussures aussi distinguées pour servir du café. Il plia alors son journal, et scruta cette personne qui se trouvait face à lui. « - Merci. » En voyant que le jeune homme n’était pas décidé à s’en aller, Grayson fronça légèrement le front, avant de dévoiler un sentiment de peur sur son visage et de se renfermer aussitôt. « - On se connait ? Oh, je sais, vous êtes le fils de cette vieille dame que j’ai aidé l’autre jour. Elle est ici c’est ça ? Je devrais aller lui dire bonjour. » Non, Grayson n’y était absolument pas. Mais pour sa défense, la dernière fois qu’il avait croisé Oscar dans l’obscurité d’une soirée, il n’avait pas pris le temps de retenir les traits de son visage en détail. Et il était tellement paniqué à l’idée qu’il puisse s’agir d’une connaissance de son ancienne vie qu’il n’arrivait plus à avoir les idées claires.


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MessageSujet: Re: GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other   GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other EmptyJeu 3 Juil 2014 - 1:33

Oscar Luccheti
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Grayson T. Bradsburry & Oscar Luccheti

Quelle incroyable coïncidence. Je me promenais, tranquillement, afin de profiter de l'air frais d'été et du beau temps. J'étais ensuite entré au Starbucks Coffee afin de pouvoir me rafraichir et me revitaliser à l'aide d'un bon frappucino bien glacé ... Et voilà qu'en faisant la queue, une voix qui ne m'est pas inconnue résonne jusque dans mes oreilles, marquant mes tympans comme s'ils venaient d'entendre une énoncée du Christ en personne. La voix était claire, autoritaire et élégante : il désirait un caramel macchiato glacé et des pancakes. Intrigué, je me retourne rapidement afin d'observer l'homme - car il s'agit bien d'un homme - ayant passé commande après moi avant de me retourner, légèrement perturbé, en me rendant compte qu'il ne s'agit pas réellement d'un inconnu, mais bel et bien d'un homme que j'ai déjà vu par le passé et ce, en chair et en os !

C'était un Vendredi soir.

Avec Lloyd, on était sortis. Il avait besoin de se changer les idées car son copain venait de le tromper avec l'un de ses collègues de travail et, moi, j'avais besoin de sortir parce que ... J'ai toujours besoin de sortir. Cela faisait un moment que je n'avais pas pris le temps de découvrir la ville, en plus. Le dancefloor manquait à mes pieds qui ne cessaient de me rappeler à la maison à quel point ils aimaient danser. Nous étions donc sortis en boite, tous les deux, comme le ferait un couple - ou, en l'occurrence, deux meilleurs amis - et nous nous étions également décidés à faire le tour des boites de nuit dans lesquelles nous avions l'habitude de poser les pieds - trente minute par boite de nuit. Cela peut sembler être relativement ambitieux et onéreux comme programme, mais lorsque l'on sait que Lloyd a assez de contacts pour n'avoir à payer son entrée que pour la moitié des nightclubs de Los Angeles, on comprend que la soirée n'est pas aussi fatale pour un porte-feuille qu'elle le semblerait initialement. Nous avions donc fait le tour des trois premières boites de nuit, dansant frénétiquement sans marquer le moindre temps d'arrêt lorsque je remarquai pour la première fois mon mystérieux inconnu (appelons le Oméga). Installé dans un coin de la discothèque, il semblait hors de son élément. Âgé, trop âgé pour ce genre de divertissements ... Et beau. Trop beau pour être venu seul. Et pourtant. Pas de blondasse perchée à son bras droit ; pas de sac à main à protéger à ses côtés. À vue d'oeil, Oméga était bel et bien venu seul ... Et si cela ne m'aurait d'habitude pas impressionné plus que cela, le charme qu'il dégageait à distance ainsi que l'insistance avec laquelle il semblait refuser toutes les propositions à danser des harpies en talons aiguilles maquillées comme si elles étaient parées pour Halloween (j'ai dû le voir en remballer trois ou quatre comme ça, l'air de rien) avait suffi pour me donner envie de me présenter à lui. "Histoire de faire plus ample connaissance". Et surtout, de savoir de quel bord il virait.

J'avais donc commencé à me frayer un passage au travers de la foule, plaçant l'un de mes pieds devant le suivant lorsque la main de Lloyd vint s'enserrer autour de mon bras pour me stopper dans mon avancée.

- Allez, Ozzy, viens, c'est mort par ici.

Un instant. Il n'avait suffi que d'un instant pour que le beau brun disparaisse de mon champ de vision. Je n'en revenais pas. Et pourtant ... Il n'était plus là. Disparu. Complètement disparu. Comme volatilisé dans l'air.

Quelles étaient donc les chances que je me retrouve à nouveau face au même homme quelques jours plus tard dans un contexte si drastiquement différent de celui de l'autre soir ? Je pense qu'elles devaient être à un sur un million. Et pourtant. Je suis persuadé qu'il s'agit bel et bien du même. Il suffit d'observer ces belles boucles auburn qui ornent fièrement son crâne comme des rubans. Ou encore cette mâchoire si virile et attirante. Il suffit de se souvenir de cette barbe abondante et de ce corps aux contours dessinés. Des hommes comme celui-ci, ça ne court pas les rues. Je suis sûr à 99.80% qu'il s'agit donc du même. (Ou alors de son jumeau identique, si toutefois ce soit possible d'avoir deux exemplaires d'un homme physiquement si parfait).

Cinq minutes plus tard, voilà que je suis en face d'un homme que je ne connais pas, à lui servir son café comme si j'étais un employé du Starbucks et à attendre bêtement qu'il se passe ... Quelque chose. Je ne sais pas quoi, mais quelque chose. Tout simplement. Je me dis alors que je suis réellement perché pour me mettre dans des situations pareilles, c'est la seule explication possible. Lorsqu'il me remercie avec nonchalance, je pourrais partir ... Et pourtant, je ne le fais pas. Je reste. Je reste ici à attendre qu'il me parle, réellement ou qu'il me reconnaisse, allez savoir pourquoi. À en juger par son regard, il semble cepednant être incertain quand au pourquoi je ne suis pas encore reparti à mes autres occupations. Il se dit probablement que je travaille ici, je pense. Parfois, j'ai réellement envie de me donner trois paires de claques, je pense qu'elles ne seraient pas de trop. Je ne sais pas ce qu'il m'est passé par la tête pour que je fasse une chose aussi étrange que celle que je viens de faire et c'est trop tard pour repartir en arrière, de toutes façons, le mal est fait et Oméga doit sans doute se dire qu'il est face à un fou échappé de l'asile. Combien de personnes remplacent les serveurs du Starbucks afin d'obtenir un rendez-vous, après tout ? Cela n'arrive probablement jamais. Heureusement que la normalité, c'est surfait !

Oméga me demande alors si on se connait mais avant même que je ne puisse lui répondre, voilà qu'il commence à émettre des hypothèses au sujet de mon identité. Pour le coup, je dois avouer que j'ai des sentiments conflictuels car, si d'un côté je commence à m'imaginer que cet homme est réellement bien sous tous rapports, de l'autre je me dis qu'un homme comme cela ne peut pas être homosexuel, encore moins célibataire. Je devrais le laisser tranquille, ce serait la chose noble à faire ... Et pourtant, je ne le peux pas. Comme attiré par un aimant, je me sens entrainé vers lui. Je veux l'entendre parler à nouveau pour sentir le doux velours de sa voix glisser le long de mes oreilles. Je veux pouvoir voir ces lèvres se mouvoir à nouveau afin d'en avoir une image nette dans ma mémoire. Je veux voir ces cils se battre une dernière fois pour avoir l'illusion débile qu'ils battent pour moi.

Il me faut un moment pour retrouver mes sens.

Penaud, je baisse des yeux vers mes chaussures de cuir avant de répondre, bredouille :

- Non, à vrai dire. On ne se connait pas. À mon plus grand regret. Ce serait le moment idéal pour partir, là, mais je me décide à rajouter quelques mots, malgré tout, sait-on jamais. Je voulais te parler au Club Magenta mais je n'en ai pas eu l'occasion. Non mais sérieusement ? Autant m'offrir un revolver armé, que je puisse me tirer une balle dans la tête, cela irait plus vite, non ? Et puis je t'ai vu ici et je me suis dit que peut être qu'on pourrait parler ... Mais je te dérange probablement donc je vais y aller. Si quelqu'un veut bien m'offrir une pelle, je peux commencer à creuser ma tombe pour m'y enterrer, aucun soucis là dessus.

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MessageSujet: Re: GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other   GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other EmptyMer 9 Juil 2014 - 22:47

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Crap, my mind is a mess
Du plus profond de son for intérieur, Grayson se répétait en boucle ce même mot : étrange. Son esprit prenant soudainement un malin plaisir à le décliner à toutes ses pensées. Étrange, que ce jeune homme se souvienne de lui alors qu’ils ne s’étaient jamais parlés. Étrange, qu’il vienne lui servir son déjeuner alors qu’on ne le lui avait pas demandé. Étrange qu’il se tienne encore face à lui alors que Grayson restait muet comme une carpe depuis l’instant où il connaissait la raison de sa venue vers lui. Est-ce qu’il abordait souvent les gens de cette manière ? Que lui voulait-il vraiment ?  Et à la suite de ces questions, des dizaines d’autres se bousculaient encore. D’un petit mouvement de tête discret, Grayson décida de les chasser au plus vite. Son mal de tête persistant avait pris congé pour la matinée, et il n’allait certainement pas lui redonné l’occasion de venir l’enquiquiner.

« - Ah d’accord. » Avec toute la pertinence et l’aisance qu’on pouvait lui connaître, ce fut les seuls mots qui réussirent à passer le barrage de ses lèvres. Personne n’aurait eu l’idée farfelue de lui décerner le prix du meilleur orateur de l’année de toute façon. Il avait appris à préférer le silence aux paroles inutiles. Pourquoi ? Parce qu’il ne savait jamais quoi penser de rien. Il avait peur en permanence. De faire une bourde. De se faire reconnaître. Ou bien encore de se rappeler. Il avait envie de se créer une nouvelle vie, vraiment envie. Mais une épée Damoclès planait sans cesse au-dessus de lui. A quoi bon… Si tous ses efforts finissaient piétiner dans quelques années. Il préférait ainsi largement sa petite bulle bien à lui. Son petit cocon que personne ne pouvait franchir. Il n’était qu’une belle façade avec un bordel monstre à l’intérieur de lui, et il était peut-être temps de commencer à mettre de l’ordre. Quoique, tout ça, ça pouvait bien attendre demain finalement. Il ne pouvait prendre le risque de laisser ses pancakes refroidir, et il ne laisserait pas son plaisir de la matinée être gâché par un quelconque inconnu. « - Si tu ne touches pas à mon petit déjeuner, tu peux prendre le temps de me dire ce que tu voulais venir me dire l’autre soir. » Dans la suite logique des événements qu’il avait entrepris de se remémorer rapidement, s’il avait désiré venir lui parler au club l’autre soir, et qu’il était venu vers lui ce matin, probablement qu’il avait quelque chose d’important à lui conter. D’un geste brusque et rapide, il rapprocha son assiette vers lui, et attrapa le gobelet qui contenait son caramel macchiato glacé avant d’énoncer. « - Je t’écoute. »

Il coinça la paille de sa boisson entre ses temps, et aspira une gorgée de son café sans ciller. Le liquide se déversa dans sa gorge, et automatiquement, un sourire s’esquissa sur les lèvres de Grayson. Elle était délicieusement sucrée et fraîche. De quoi lui redonner des forces et le désaltérer avec douceur. Légèrement plus détendu, et enclin à discuter avec ce jeune homme le temps d’un café, il se permit de redresser son visage vers le sien. Il était peut-être temps d’arrêter de fuir son regard. Il le scruta silencieusement. A en croire par ce qu’il voyait, Oscar ne semblait manquer de rien. Il avait un certain goût en matière de vêtements. Sa barbe naissante lui encadrait le visage et lui donnait un air plus mature et plus viril. Il semblait également assez sûr de lui, et il était presque persuadé qu’il n’était pas le genre d’homme à demander son chemin à un tiers. Il avait l’air de savoir vers où il allait. Ces quelques détails qu’il venait de relever le mettait en confiance, même si il ne les prenait pas pour acquis. Il savait que les apparences étaient souvent trompeuses, et il n’avait pas la moindre envie de le juger sur son physique. « - J’ai pas l’impression de t’avoir déjà vu. » C’était une parade comme une autre pour ne pas qu’il vienne à se demander pourquoi Grayson avait pris trop de temps pour le détailler. Il n’était pas très doué pour la discrétion, et la dernière chose qu’il souhaitait, c’était répondre à des questions à propos de lui.

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MessageSujet: Re: GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other   GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other EmptyLun 21 Juil 2014 - 12:07

Oscar Luccheti
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Grayson T. Bradsburry & Oscar Luccheti

Je ... Je devrais partir.

Il me regarde, et je sens bien dans ses yeux que je ne suis pas le bienvenu. Cherche pas, Ozzy, tu es mal tombé, cette fois-ci. Ne le ressens-tu pas, dans tout son être ? Ce ne sont pas les femmes, qu'il rejette, c'est l'humanité toute entière. Tu as là, face à toi, un misanthrope né. Cherche pas, Ozzy, commence à marcher. Et pourtant, je ne bouge pas ; mes jambes sont comme pétrifiées. Je reste donc là, muet comme une carpe, les yeux globuleux, à l'observer (ou plutôt, le contempler) sans réellement comprendre pourquoi je m'entête à lui faire face alors qu'il ne me doit rien et que je n'ai rien à faire ici. Pars, Ozzy, pars. Tu ne sortiras pas victorieux de cet entretien alors autant en limiter les dégâts, non ?

Lorsqu'il me répond, me sang se glace légère.
Ah, d'accord.
Son regard me trouble. Je n'arrive pas à déchiffrer ses pensées, à discerner ce qu'il peut bien s'y passer, dans sa tête à lui. Je peine à le comprendre et à apercevoir ne serait-ce qu'une parcelle de son cosmos intérieur, et c'est probablement cela qui me dérange le plus, parce qu'il est rare que je me retrouve face à une personne aussi fermée sur son univers que l'homme que j'ai en face de moi aujourd'hui semble réellement l'être. Il m'invite à venir vouloir lui dire ce que je souhaitais lui dire l'autre soir, mais uniquement si je ne manges pas ne serait-ce qu'une bouchée de son petit-déjeuner ... Et c'est légèrement gêné que ma main droite vient se perdre dans ma touffe de cheveux ondulés, le temps que je trouve une phrase correcte à lui répondre. Ce n'est qu'une nanoseconde plus tard que je me permets de poursuivre, avec toute l'assurance d'un nouveau-né (c'est à dire, très, très peu d'assurance) sur une réponse qui, à mes yeux, passerait très certainement mieux que "je te trouvais incroyablement beau et je priais intérieurement pour que tu sois gay. Comme moi." Invité à nouveau par son "je t'écoute" à commencer à lui énoncer les mots qu'il semble croire me brûlaient la langue, l'autre soir, c'est tout penaud que je me lance dans des explications vagues, simples, et pourtant, à mes yeux, amplement suffisantes.

- J'ai déjà mangé, ne t'inquiète pas.

Le regard fuyant, voilà que mes yeux émeraude se posent un instant sur mes chaussures vernies (ou plutôt, autrefois vernir, il faudrait que j'y repasse une couche, à l'occasion), avant de lui déclarer.

- Ce que j'avais à dire n'était pas si important que cela, tout compte fait.

Me mordant la lèvre, je me sens incroyablement stupide pour le coup, surtout étant donné que je viens non seulement très certainement de me faire passer pour un abruti à ses yeux, mais également de m'assurer que très rapidement, il détournera son regard de moi, ignorant mon existence même et m'invitant par la même occasion à déguerpir de sa vie. Le sourire qu'il fait alors me réconforte légèrement, mais trop peu dans la mesure où je sais qu'il ne m'est pas adressé. Cet homme me met décidément étonnamment mal-à-l'aise. Cela m'était rarement arrivé, jusque là. Certes, je n'avais jamais été la personne la plus sociable du monde et j'avais toujours possédé une certaine timidité, mais les rares fois où je m'étais armé de mon courage afin de tenter une approche (amicale ou autre) envers autrui, je m'étais souvent vu récompensé par le hasard. Aujourd'hui, cependant, je n'ai pas l'impression d'avoir ma place dans le tableau de sa vie. Tout y semble bien rangé, et organisé, de sa tenue vestimentaire du jour jusqu'au choix de la boisson qu'il est lentement en train d'intégrer à son organisme.

Lorsque le regard de l'inconnu se pose sur moi, j'hésite un instant avant de me décider à lui renvoyer son regard, à la même intensité. Ce n'est pas comme si j'avais réellement eu le choix, après tout : je devais soit fuir le contact visuel, soit l'établir. Pour le coup, il n'y avait aucun entre-deux possible. Ayant grandi toute ma vie dans l'ombre de mon frère, toujours plus viril et plus sociable que moi, cela fait maintenant des années que je me suis décidé à ne plus fuir les regards. Et ainsi, c'est avec une étrange sensation logée au creux du ventre que mes iris découvrent les siennes, bleues comme le saphir, et que je me force à maintenir la tête haute malgré l'aura imposante qui émane de lui. Cet homme doit faire un métier prestigieux, c'est sûr et certain. Très peu d'hommes ont le don de savoir remettre les autres "à leur place" (soit dans une position d'infériorité vis-à-vis d'eux) par la force d'un simple regard. Mike en était, de ces hommes, tout comme l'inconnu d'aujourd'hui, qui doit très certainement avoir bien profité de son regard intimidant tout au long de sa vie. Lorsqu'il prétend ne pas m'avoir déjà vu, je souris, légèrement, avant de lui répondre.

- Cela ne m'étonne pas. Comme je te l'ai déjà dit, je n'ai pas venir te parler. Tu semblais par ailleurs bien occupé, ce soir là.

Avec tout un lot de femmes qui, visiblement, rentraient chez-elles, dépitées. Pourquoi ? Pourquoi leur as-tu dit non ? Et moi ? M'aurais-tu dit non, à moi aussi ? D'un regard désirant, mes yeux se posent sur le siège en face de lui avec abstraction. Alors, bello ? M'inviteras-tu à m'installer en face de toi, ou dois-je me résoudre à prendre cette conversation comme le dernier entretien que nous aurons, tous les deux ? Ne disant pas un mot de plus, je m'attends à une réaction de sa part ... Sans pour autant savoir de laquelle il s'agit, exactement.

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MessageSujet: Re: GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other   GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other EmptyVen 22 Aoû 2014 - 23:07

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Depuis que Grayson réapprenait à vivre à son rythme, il commençait à connaître certaines de ses craintes. Il savait par exemple, que l'ordre et la logique le rassuraient. Selon lui, si un événement se produisait pour une raison, il ne craignait rien. Il n'avait pas besoin de paniquer, de se poser un tas de questions, ou de prendre ses jambes à son cou. S’il y avait des nuages aux nuances grises, parfois légèrement teintés de noir dans le ciel, il n'avait pas besoin de craindre la pluie. Il savait qu'il allait forcément pleuvoir à un moment X ou Y le temps de leur présence. Cela suivait un raisonnement logique. Toutefois, il avait pu remarquer que les actions de l'homme ne suivaient pas toujours cette même logique. Et cette part de l'inconnu le terrifiait. Surtout lorsqu'il se remémorait toutes les affrosités qu'il pouvait lire dans les brèves de son journal chaque matin installé dans ce même café.
Et encore aujourd'hui, cela venait de le frapper de plein fouet. Finalement, Oscar n'avait rien de bien important à lui dire. Dans un premier temps, le peu d'effort qu'il venait de faire pour l'accueillir venait de s'envoler en un claquement de doigt. Il se recroquevilla dans sa carapace en affichant un regard sombre et vide à la fois. Pourquoi était-il là ? Que lui voulait-il alors? Il se savait ridicule. Il savait aussi qu'être aussi distant et renfermé, ce n'était pas la bonne solution pour démarrer une nouvelle vie. Mais en avait-il réellement envie ? Il n'en avait aucune idée. Il avait un tel bordel dans sa tête, qu'il ne voyait même plus la route sur laquelle il se trouvait. Il préférait vivre au jour le jour, et voir où l'avenir et ses problèmes le mèneraient ensuite.

Avalant une nouvelle gorgée de son café, il en profita pour pincer sa paille du bout de ses lèvres et masquer son stress ambiant. Ne rien laisser paraître. Toujours sembler confiant et sûr de lui pour cacher les apparences. Radouci par ce geste, il inspira une grande bouffée d'air frais discrètement avant de reposer son regard sur le jeune homme lorsqu'il reprit la parole.  « - J'étais surtout harponné par toutes les griffes des prédatrices, ce soir-là. » Pour la première fois depuis qu'il venait d'investir les lieux, Grayson lui adressa un sourire poli. Tentant de se remémorer vaguement la fameuse soirée où le jeune homme l'avait croisé, il réussit, non sans fierté, à replacer le moment où il avait franchi la porte du Club Magenta.
Ce soir-là, ses migraines l'avaient encore empêché de trouver le sommeil. Pris d'une lubie, celle de combattre le mal par le mal, il avait alors décidé d'aller prendre l'air et de feindre la présence de ce mal de tête insupportable. Après plusieurs minutes où il avait erré à travers Los Angeles, il s'était finalement retrouvé à franchir la porte du Club Magenta. Bruyant, lumineux, oppressant, il s'était imaginé avec délectation, que cela devait être le genre d'endroit qu'une migraine devait détester. Et il n'en avait pas douté au vu de l'ampleur que cette dernière avait fini par prendre. Mais oublions-là un moment, puisque Grayson n'avait pas été en tête à tête avec elle bien longtemps. Une femme plutôt aguicheuse était venue lui tenir compagnie. Telle une sangsue sur sa proie, il avait fallu qu'il ruse, et qu'il use de stratagème pour qu'elle puisse porter son dévolu sur une autre personne. Et à peine avait-il retrouvé un espace de vie acceptable qu'un autre groupe de femmes était venu s'oxygéner dans ce petit espace avec lui. Et à chaque fois qu'il se retrouvait seul, il revivait le même manège. En somme, il ne gardait vraiment pas de cette soirée un très bon souvenir. « - Les hormones féminines affluent après une certaine heure à Los Angeles, ou c'est moi qui suis vieux jeu ? »

Remarquant le regard furtif d'Oscar observer le siège libre face à lui, Grayson finit par se décider à paraître moins brute de décoffrage. Il passa sa main libre derrière sa tête pour balayer ses cheveux d'un mouvement frénétique. « - Tu peux t'installer, ... sauf si tu préfères boire ta boisson debout. » Après tout, il manquait de savoir-vivre, et il se rendait compte que c'était peut être la première chose qu'il aurait dû faire. Décidément, il avait le don pour tout faire dans le mauvais ordre. Il reposa son café sur la table, et après une légère hésitation, il tendit sa main vers Oscar. « - Gray! » Une poignée de mains plus tard, et l'identité de l'inconnu dévoilée, Grayson se sentait déjà plus en confiance face à lui. Même si il se posait encore des tas de questions et qu'il continuait à se méfier, cela ne l'empêchait d'avoir envie d'apprendre à le connaître maintenant qu'il était là. Et si on ne parlait pas du tout de lui, ça lui allait encore mieux. « - Tu n'étais pas attendu autre part ? »

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MessageSujet: Re: GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other   GRAY & OSCAR + let's pretend to know each other EmptySam 27 Sep 2014 - 21:45

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Malaise. C'est le sentiment que j'éprouve face à cet inconnu : un profond sentiment de malaise. Ses yeux sont bleus, comme les miens ... Et pourtant, lorsque je m'aventure à tenter de les braver de mes pupilles, je me sens presque immédiatement contraint de dévier mon regard. Il y a quelque chose dans ces iris azurées qui me fascine et me perturbe simultanément. Le désir et la curiosité me poussent à vouloir trouver le miroir de son âme afin de mieux comprendre ce sombre inconnu ... Et pourtant, l'impression systématique de me heurter à un mur en tentant de plonger mon regard dans le sien me force à lâcher prise, comme un renard se recroquevillant sur lui-même après avoir évité de justesse un piège à loups. Piège à loups ... Je ne suis pas un loup, une de ces bêtes affamées et égoïstes aux dents acérées et au ventre vide. Je ne fais pas partie des prédateurs de ce monde, de cette société, toujours à la recherche d'un "plus" insatiable ne se terminant jamais ... Plus d'amour, plus de succès, plus de gloire, toujours et encore plus ... Ce n'est pas ce que je recherche moi, mais cela n'y fait rien. Aux yeux de cet inconnu, je dois probablement avoir l'air d'exactement cela : un vautour à la recherche d'une opportunité, quelqu'un désireux de se servir de lui pour son propre profit personnel, et s'il est vrai que ma visite aujourd'hui n'est pas entièrement innocente, il n'empêche que la méfiance qui émane de lui me déconcerte grandement.

Ce n'est pas moi, l'ennemi ...

Il avale une autre gorgée de son café et l'impression de le déranger se fait si insistante que l'envie de rebrousser chemin m'est pratiquement irrésistible. Une tension étrange noue les cordes de mon estomac en une sculpture inédite, mêlant de façon intime l'attirance, la frayeur et le malaise que j'éprouve à son égard. J'avais autrefois entendu parler de ce genre de situations où l'ambivalence, en reine, régnait victorieuse sur des sujets trop faibles pour pouvoir y résister ... Mais jamais n'avais-je réellement compris l'effet que de tels entretiens pouvaient avoir sur leurs protagonistes. Sa manière froide et intimidante me fascine autant qu'elle m'effraye ; ses airs mystérieux génèrent en moi à la fois attirance et inconfort, à tel point que je suis tiraillé entre l'envie de fuir et le besoin de rester. Car si cet homme m'intimide et si je me sens entièrement idiot, ici et maintenant, à tenter une approche alors qu'il paraît tout sauf réceptif à de la vulgaire socialisation, quelque chose me pousse à tenter de percer le mystère et de lever les voiles que ses yeux insistent à garder baissés. Maintenant que je suis ici, rebrousser chemin me semble puéril : ce serait comme se perdre en route et lâcher prise à deux minutes de la destination. J'ai fait l'effort de venir à lui et je me vois mal baisser les bras à présent.

Lorsque l'inconnu me parle des fameuses "griffes de toutes ces prédatrices", un fin soupir s'échappe d'entre mes lèvres, témoignant de mon amusement vis-à-vis de sa remarque, tandis que mon regard se baisse légèrement. En effet, elles semblaient toutes avoir sorti les crocs, ce soir là ... Chose que je ne pourrai personnellement jamais faire. Si comparaison à animal il devait y avoir, je m'associerai davantage à un agneau qu'à un lupin, pour ma part, et je pense que cela se voit dans mon comportement et dans mon attitude au jour le jour. Malgré sa réplique un tant soit peu chaleureuse, je ne suis cependant toujours pas convaincu quant à l'utilité de ma présence ici ... Du moins, pas jusqu'à ce qu'il ne m'adresse un sourire qui, pour le coup, me prend par surprise et me laisse dans un élan de stupeur inattendu. Il vient de me sourire. Lorsqu'il me demande avec tact si les femmes perdent contrôle de leur dignité une fois la nuit tombée, par ici, c'est après lui avoir lancé un petit rire que je me permets de répondre :

- Je pense surtout qu'elles sont souvent moins innocentes qu'elles ne veulent en donner l'illusion.

Et pour le coup, je ne pense pas avoir tort dans mon hypothèse. Je n'ai cependant pas grand temps de réfléchir bien plus à la question dans la mesure où il m'invite à présent à m'asseoir face à lui. Évidemment, je n'hésite pas un instant avant de me poser sur la chaise vide, souriant malgré moi face à ce développement soudain et bienvenu dans notre échange.

- Pour une fois, je crois que je vais m'asseoir, si cela ne te dérange pas. Ironiquement, il s'avère que je bois assez souvent mes cafés debout, en plus : lorsque je me réveille le matin et que Fabio est déjà levé, je me contente de lui faire la conversation de mon coin de la cuisine, restant prudemment distant de sa présence imposante et autoritaire. Lorsque je m'arrête au Starbucks, généralement, je repars derechef, ma consommation à la main, afin de ne pas perdre une précieuse minute de ma journée. L'inconnu me donne alors le droit d'associer son visage à un nom, ce qui m'évitera de devoir lui en donner un dans mes pensées. Gray. Bien qu'il soit possible que quelqu'un sur terre se prénomme de la sorte, une intuition me pousse à deviner qu'il s'agit, en l'occurrence, d'un surnom ou diminutif d'un  prénom un tant soit peu plus complexe et long. Je me contente cependant de l'information qu'il vient de me fournir sans chercher à en savoir plus, estimant que l'avancée des évènements jusqu'à présent s'est fait suffisamment rapidement pour que je n'aie pas à forcer la main au hasard une fois de plus. Attrapant rapidement la main qu'il me présente, avec, peut être un peu trop d'enthousiasme, un mot s'échappe d'entre mes lèvres.

- Oscar.

Je tente de serrer sa main d'une poigne ferme et assurée mais je ne suis pas convaincu que l'effet escompté ait été obtenu. Il me demande si je ne suis pas attendu autre part et rapidement, je lui réponds que non.

- Pour une fois je ne dois pas faire trente six milles choses à la fois donc non. Et toi ? J'ai envie d'en savoir plus sur lui. Son regard a su éveiller ma curiosité à son égard et je ne serai satisfait que lorsque j'en aurai appris plus.




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