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 TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan

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MessageSujet: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptySam 16 Aoû 2014 - 11:39

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Je suis de très bonne humeur ce matin, les premières estimations des ventes de mon premier album sont tombées, ma mère m’a appelé pour m’en faire part. 175 000 exemplaires devraient, au minimum, être vendus aux Etats-Unis pour la première semaine d’exploitation de mon album, quelques dizaines de milliers en Angleterre et même quelques milliers d’exemplaires en France. Ma musique plait et je suis à présent allégé d’un poids énorme. Mon unique date à Coachella a également probablement fait son petit effet puisque deux chansons en live, les plus vocales, ont été visionnées quasiment un million de fois en l’espace de quarante-huit heures. Je ne peux pas non plus nier que le fait d’être le fils d’Alecia Graham, popstar mondialement reconnue, a probablement aidé à vendre quelques disques également mais je ne vais pas m’en plaindre. Il me reste peu de temps à Coachella, les vacances seront bientôt terminées pour moi puisque j’ai un énorme programme de campagne publicitaire à suivre dès la fin de semaine prochaine, des apparitions dans des talkshows, des prestations dans des émissions musicales, des interviews et des lives à la radio… Autant vous dire que j’ai énormément de travail mais je ne vais pas m’en plaindre, je sais très bien que c’est important d’être sur tous les fronts si je veux que mes ventes se maintiennent sur le premier mois.

En attendant, je suis très fermement décidé à profiter du beau temps. Il fait très chaud en ce moment, le genre de chaleur vraiment étouffante qui ne te donne pas envie de sortir de chez toi et de ne surtout pas ouvrir les volets avant la nuit pour faire rentrer un peu d’air frais. Un temps idéal pour aller au lac quoi ! Il n’est que dix heures du matin mais je m’en fiche, j’aurais de la place et je pourrais profiter de l’eau avant qu’une trop grosse foule ne se ramène. Vêtu d’un short de bain, de mes Birkenstock et de mes lunettes de soleil je n’ai donc pas besoin de plus de dix minutes de marche à pied pour rejoindre le lac. Il n’y a pas grand monde, c’est même surprenant. Je m’installe au loin, histoire d’être tranquille, puis, je retire mes sandales pour rejoindre l’eau, elle est fraiche mais c’est idéal. Prêt à partir sous l’eau pour me mouiller intégralement je fais néanmoins un blocage, il est là… Juste devant moi, parfaitement mis en valeur dans son petit short de bain. Je le vois de dos mais je n’ai pas besoin de plus, je l’ai reconnu, comment ne pas remarquer un tel canon en même temps ? Je l’ai croisé pour la première fois la veille de mon concert dans un bar, je l’ai très largement dévoré du regard, l’alcool aidant, et depuis nous ne cessons de nous retrouver dans les mêmes lieux, c’est un signe non ? J’ai envie de le prendre comme ça en tout cas.
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptySam 16 Aoû 2014 - 18:13

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Morgan & Lewis



L'esprit quelque peu embué, Morgan savourait la sensation du soleil qui chauffait la toile de sa tente. C’était peut être la seule chose qu’il aimait dans le camping. Le brun avait été mortifié à l’idée de devoir passer son séjour dans un camping. Mais il avait dû se rendre à l’évidence, ses critères étaient trop exigeants par rapport à ses moyens. Il aurait mille fois préféré l’hôtel, avec ses murs qui l’auraient protégé de la pluie et son room service. Mais il avait failli s’étouffer en voyant le prix du séjour, alors il s’était rabattu sur le camping. Faute d’avoir les moyens de se payer une vrai chambre, il avait investi dans une super tente dotée de trois compartiments. Sans blague, comme s’il allait dormir dans une tente trois secondes Quechua…

Soudain quelque chose remua à côté de lui, le drap blanc qui le recouvrait glissa de quelques centimètres et quelque chose toucha son pieds. Morgan se redressa en sursaut et découvrit une femme rousse étendue sur SON matelas. La bouche pâteuse, Morgan se souvint vaguement de la soirée épique de la veille. Il saisit le poignet de la jeune femme, le leva et laissa retomber mollement son bras. Elle grogna dans son sommeil et étreignit amoureusement son oreiller, où son rouge à lèvre avait laissé des traces, mais ne se réveilla pas. Morgan fit une nouvelle tentative, il posa une main sur son épaule et la secoua.

-Hééééé ! Appela-t-il d’une voix rauque. Tu dois partir…

Aucune réaction. Morgan se leva en titubant et ramassa son caleçons qui trainait par terre. Il attrapa également son Jean, duquel tomba une boite métallique. Son regard s’illumina alors, perdant son aspect vitreux et vague. Il l’ouvrit, mais elle était malheureusement vide. Le brun soupira et nota dans un coin de sa tête qu’il n’avait plus rien à fumer, lui qui soignait le mal par le mal… Option numéro deux, se rendormir. Mais l’inconnue avait pris possession de son lit et s’essayait à la position de l’étoile de mer. Voulant éviter une crise, Morgan se rabattit sur la troisième solution, aller prendre une douche froide et disparaître jusqu’à ce qu’elle se réveille et s’en aille. Le bruns prit alors la direction des douches communes, mais le monde semblait avoir eu la même idée que lui, et il se retrouva à faire la queue. Faire la queue pour prendre une douche était un concept qu’il n’avait jamais envisagé avant d’atterrir ici.

L’eau fraiche le revigora, lui procurant de délicieux frissons. La veille, il avait reçu un mail de Gillian, une seule pièces jointes comportant une vidéo le montrant avec toute sa clique à Ibiza. Bitch please, avait-il pensé, je suis à Coachella, si c’est pour me faire enrager c’est loupé ! Morgan avait gardé contact avec des amis d’Italie, et il était satisfait de voir qu’ils s’éclataient toujours autant. Une fois sec, il enfila un maillot et prit la direction de la piscine. Le brun comptait bien en profiter avant que la marmaille ne débarque. Mais visiblement, il avait fait une erreur de jugement. La piscine était déjà envahie de mômes qui criaient et éclaboussaient tout le monde, et de leur mère qui criaient presque aussi fort pour que leurs rejetons mettent de la crème solaire. Renonçant à son projet, Morgan se dirigea vers le lac. Il était certain que là-bas au moins il aurait la paix. La natation était l’un des seuls sports bénis par ses médecins, ils étaient à peu près certains que ce n’était pas dangereux pour lui et sa chère Insensibilité Congénitale à la Douleur.

Un soupir de soulagement s’échappa d’entre ses lèvres lorsqu’il se rendit compte que les abords du lac étaient pratiquement déserts. Il entra dans l’eau sans hésitation et entreprit de se mouiller le torse et la nuque avant de plonger. Son regard était accroché à une bouée au loin, qui délimitait les zones de baignade. Un jeu d’enfant. Morgan allait s’élancer, lorsqu’il entendit vaguement des bruits de pas entrant dans l’eau, à quelques mètres de lui. Il jeta un bref regard pour se confirmer qu’il n’était plus tout seul, puis se reconcentra. Une seconde ou deux s’écoulèrent, durant lesquelles son esprit dérangé cherchait la raison de son soudain malaise. Attendez une seconde… Lentement, Morgan regarda une nouvelle fois par-dessus son épaule, et frôla la crise cardiaque. Lewis Graham en personne pataugeait dans la même eau que lui. Morgan le fixa durant quelques secondes, ne sachant pas trop quoi faire, comme si rester figé ainsi allait le faire devenir invisible. Lewis portait des lunettes de soleil, mais Morgan était presque certain qu’IL le regardait.

Un battement de cil plus tard, Morgan détourna le regard, les joues quelques peu rougies et les sourcils froncés, agacé. Lewis n’en avait probablement rien à faire de lui. L’Italien l’avait pourtant repéré dès les premières semaines à l’université. C’était LE beau gosse, entouré de sa bande de pote. Accessoirement inaccessible et déjà en cinquième année. Ça ne l’avait pas empêché de le regarder, pour le plaisir des yeux, durant plusieurs mois. Morgan avait vu qu’il avait sorti un album, que de nombreux proches avaient acheté. Mais lui avait fait une croix dessus. Il était résolu à ne pas craquer et y parvenait. Il avait depuis un moment décidé d’arrêter de chercher son regard et de cesser de baver devant lui. Il avait un peu de fierté tout de même ! Et alors qu’il tenait bon face à ses résolutions, Morgan l’avait croisé dans un bar et avait senti son regard sur sa petite personne. À chaque fois qu’il croisait le regard de Lewis Graham, il ressentait un mélange d’excitation, d’arrogance, mais aussi de rancœur. Le pire était qu’il le croisait maintenant de plus en plus souvent, et Morgan ne savait pas s’il devait se réjouir ou non. Après tout, il ne s’était strictement rien passé, et ça continuerait probablement ainsi. Ce qui lui convenait tout à fait… non ?

Morgan serra les dents, prit une impulsion et plongea sous l’eau fraiche pour se remettre les idées en place. Il y resta aussi longtemps que ses poumons le lui permettaient et nagea avec une certaine hargne. Lorsqu’il n’en puit plus, le brun remonta à la surface pour chercher la goulée d’air libératrice. Mais sitôt la tête hors de l’eau, son regard noisette fouilla mécaniquement la surface calme du lac…

Spoiler:
 
   
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyDim 17 Aoû 2014 - 18:13

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Je me demande ce que la célébrité va changer, enfin, j’ai toujours été habitué à la célébrité, n’oublions pas que ma mère à vingt-cinq ans de carrière et qu’elle se trouve au même nouveau qu’une certaine Mariah Carey en terme de disques écoulés, elle est même à deux doigts de la dépasser et j’en suis très fier. Voyez-vous, là où la diva aux nombreux octaves a tendance à ne plus rencontrer le succès sur ses derniers albums, ma mère, elle, parvient à trouver de nouvelles sonorités à explorer et s’en sort toujours avec les honneurs. Elle a d’ailleurs réussi à écouler plus de deux millions d’exemplaires de son dernier album aux Etats-Unis pour un total de cinq dans le monde, un score en baisse par rapport à ces précédents mais qui reste relativement énorme avec la crise qui frappe l’industrie du disque. Je ne sais pas ce que me réserve l’avenir, je n’ai pas la moindre idée de ce que me réservent les prochaines semaines mais j’ai hâte, hâte de pouvoir faire mes preuves parce qu’il me parait important de mettre un point d’honneur à prouver ô combien je suis accessible et pas branché showbiz. Si je sors un album ce n’est pas pour devenir une star, c’est pour communiquer, parler à mon public de la plus harmonique des manières, il me parait donc excessivement important de couper l’herbe sous les pieds des langues de putes en prouvant que je ne suis pas là juste parce que je suis le fils d’Alecia Graham mais parce que j’ai de la voix. Arrêtons-nous deux minutes là-dessus, j’ai lu une critique assez intéressante de mon album, un article qui se concentre pendant un bref instant sur mes capacités vocales. Certains s’amusent déjà à m’appeler la diva pour mes facilités vocales. Je peux envoyer du lourd, du très lourd et je compte surprendre lors de mon passage sur la BBC dans deux semaines en reprenant We Belong Together de Mariah Carey dans une version très personnelle mais qui explose toujours autant à la fin, ma manière à moi de prouver que j’ai ma place ici et que la nouvelle génération est prête à prendre la relève. S’il y a bien une chose en laquelle j’ai confiance c’est ma voix, je sais qu’elle n’est pas un outil invincible, je fais donc très attention à ce que je mange, je ne fume pas et j’évite de m’égosiller inutilement mais c’est ce qui me distingue des autres chanteurs alors j’en prends soin.

En arrivant au lac je pensais faire quelques brasses puis lézarder au soleil, la seule activité pas trop ennuyante quand tu es tout seul comme je le suis actuellement mais il semblerait que quelque chose m’attire davantage à présent. Ce n’est pas la première fois que je le remarque, ce n’est pas la première fois et probablement pas la dernière que je me retourne, attiré, comme un requin par le sang, par son corps, par son regard, par son charisme. Il dégage quelque chose de vraiment exceptionnel, je ne sais pas si je suis le seul à l’avoir remarqué mais il n’a pas besoin de plus qu’un regard pour me connecter à lui instantanément. J’ai eu cette révélation à Coachella mais sa tête me dit vaguement quelque chose, nos chemins se sont déjà croisés, j’en suis persuadé, il ne me reste plus qu’à me souvenir dans quelles circonstances, en questionnant quelques amis l’autre soir je suis parvenu à savoir qu’il est lui aussi à UCLA. Une bonne base hélas bien trop large pour répondre à ma question, c’est vrai quoi, j’ai pu le voir sur le campus comme en ville ou à une fête par exemple… Peut-être même bien les trois. Ce qui est certain, c’est qu’il fait monter la température en un seul regard. Il m’a bien repéré, il a probablement compris que je l’observe depuis tout à l’heure mais ça ne me dérange pas. Non, je n’ai pas honte d’être intéressé par un aussi beau mec, il ne me reste plus qu’à franchir le cap du regard pour vérifier que la personnalité soit aussi intéressante. Voyez-vous, je ne prends pas juste une voiture en observant la carrosserie, j’aime également faire le tour des options pour connaitre toutes les saveurs du véhicule.

Je me pince légèrement la lèvre inférieure et assiste, impuissant, à son plongeon. Pile au moment où je me sentais prêt à arrêter de me la jouer mystérieux et à lui adresser la parole. Je le regarde faire et décide de ne pas le quitter du regard, j’ai l’avantage d’avoir des lunettes de soleil qui m’assurent une certaine discrétion contrairement à lui. Il remonte à la surface et se retourne, probablement pour s’assurer que je ne regarde pas, ou le contraire, dans sa direction. Manque de pot je viens de retirer mes lunettes de soleil pleines d’eau et je croise à nouveau son regard. Un petit sourire étire mes lèvres, je n’hésite pas à le saluer d’un petit hochement de tête assuré puis je détourne les yeux, je reviens sur la petite plage de sable pour déposer mes lunettes sur ma serviette, je n’en aurais pas besoin pour nager, encore moins pour mater.
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyLun 18 Aoû 2014 - 17:18

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Morgan & Lewis



Morgan chassa les perles d’eau qui s’accrochaient sur ses cils en un battement de paupière. Il passa une main dans ses cheveux pour les empêcher de tomber devant ses yeux, un geste naturel qui pourtant cachait un malaise. Bordel IL avait retiré ses lunettes de soleil et le regardait, cette fois Morgan en était certain. Un sourire incontrôlable étira ses lèvres lorsqu’IL lui adressa un signe de la tête, et Morgan lâcha un petit rire. Heureusement était-il trop loin pour que Lewis ne l’entende... Ce dernière sortit alors de l'eau pour regagner la petite plage de sable fin bordant le lac. Battant des jambes pour garder la tête hors de l’eau, Morgan le suivit du regard, ne sachant pas s’il devait être soulagé de le voir partir, ou s’il devait être déçu. Merde, en plus il avait oublié de lui rendre son salut…

Mais au lieu de partir, comme le croyait Morgan, le chanteur déposa simplement ses lunettes de soleil sur sa serviette et revint. Le brun fut tenté de passer sous la bouée et de nager au loin pour s’enfuir, mais il comptait bien ne pas céder si facilement à ce que lui soufflait son instinct. Il avait décidé qu’il se fichait éperdument de Lewis Graham, et il s’y tiendrait. Or s’il s’en fichait, pas la peine de s’enfuir, si ? Et puis, il était là le premier, nah.            

Si ça n’avait pas été bizarre, Morgan se serait probablement giflé pour se remettre les idées en place. Que foutait-il encore planté ici ? Le brun improvisa un crawl parfaitement maitrisé, en tentant de se vider la tête. Il aurait mille fois préféré fumer un joint avant de venir ici, ça lui aurait évité d’avoir à trop réfléchir. Lorsque enfin ses pieds touchèrent le fond du lac, le brun se redressa, le torse à demi immergé. Comme tous les nageurs, ses épaules étaient carrés et musclées et ses abdos plutôt bien dessinés pour un mec de dix-neuf ans, même s’il avait perdu en arrêtant la boxe.

Une nouvelle fois, son regard se promena sur les alentours et s’arrêta sur la silhouette de Lewis. Il comprenait pourquoi des centaines de groupies se pressaient constamment autour de lui en lui hurlant dessus. Morgan éprouvait une certaine satisfaction de l’avoir pour lui tout seul en ce moment, et de se comporter en être civilisé. Peut-être au début de l’année lui aurait-il sauté dessus en le suppliant de lui signer un autographe sur les pectoraux, mais aujourd’hui il se félicitait de s’en foutre. Enfin… s’il s’en fichait vraiment, il n’en ferait pas toute une histoire, pas vrai ? Soudain l’apollon leva les yeux vers lui et Morgan frissonna.

- Salut Lewis, lâcha-t-il sans réfléchir.

Oh non. Oh non. OH NON ! Morgan avait envie de disparaître sous l’eau et de s’enterrer sous le sable. Quel imbécile. Qu’est ce qui lui avait pris de l’appeler par son prénom alors qu’il était certain que LUI ne connaissait même pas le sien? Il venait de se griller tout seul. Quelques peu énervé contre lui-même, et se sentant parfaitement ridicule, le brun croisa les bras sur son torse et le fixa droit dans les yeux, pour la première fois.  
   
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyLun 18 Aoû 2014 - 20:10

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Les yeux sont le miroir de l’âme et parfois, il arrive que les mots soient inutiles pour exprimer de l’attirance, pour en dire bien plus qu’avec l’usage de la parole. Je crois que Morgan a ce petit effet magique et excitant, il me regarde depuis un moment, je le sais et j’en ai pris conscience il y a un long moment mais je n’ai jamais rien dit. Je ne suis pas le serial lover que beaucoup pensent connaitre, j’aime la séduction, c’est un art que je maitrise depuis que j’ai l’âge de comprendre en quoi cela consiste, je suis parvenu à mettre à mes pieds plus d’une personne sans jamais réellement me vanter. Voyez-vous, je ne prends pas plaisir à étaler mes conquêtes sur papier, je ne tiens pas un cahier de brouillon sur lequel j’inscris le nom de chacune d’entre elles histoire de pouvoir me la péter auprès des potes, non, j’en profite, je prends mais j’en garde un souvenir très intime. C’est ce qui fait peut-être mon succès ? Je pense que savoir être discret et ne pas se prendre la tête est un plus. Je prends la vie au jour le jour, je suis complètement décomplexé et je n’ai pas peur de foncer tête baissée dans un mur, c’est ce qui est enrichissant dans la vie. Calculer les risques c’est s’assurer de ne pas avoir l’expérience que peuvent offrir les pots cassés, c’est passer à côté de l’essentiel.

Revenons-en à Morgane voulez-vous, je me suis toujours senti très flatté par ses regards mais jusqu’à maintenant je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de me pencher sur son cas, ces derniers mois je ne suis pas vraiment sorti, je n’ai pas non plus pris le temps de faire de nouvelles rencontres. Bon, il faut dire que j’ai déjà eu énormément de mal à maintenir un lien avec mes plus proches amis mais je ne regrette pas non plus d’avoir été indisponible pendant trois ou quatre mois. J’ai dû mettre les bouchées doubles, en écoutant la première maquette de mon album je me suis rendu compte, à l’époque, qu’il manquait quelque chose. J’ai donc enregistré dix nouvelles pistes, augmentant au passage le nombre de chansons sur l’album. Surprenant pour un artiste de proposer vingt-trois pistes sur son premier album à une époque où les artistes font le strict minimum syndical en offrant dix ou douze chansons avec un petit bonus pour l’édition Deluxe. C’est assez représentatif de ma personnalité, je ne suis pas quelqu’un d’avare, j’aime donner, que ce soit financièrement ou tendrement. Car oui, je suis très câlin comme garçon. Je suis libéré d’un poids avec la sortie de mon album, je nage dans le bonheur et je suis surtout très soulagé, pour la première fois depuis quelques mois je relâche la pression et je m’autorise enfin à sortir, à renouer avec mes amis et, de manière plus générale, à reprendre ma vie là où je l’ai laissée au moment d’entrer en studio. J’ai le temps pour m’attarder sur Morgan et, je peux vous l’assurer, je regretterais presque d’avoir tardé.

Je ne le connais pas énormément, je ne sais rien de lui si ce n’est son prénom, Morgan. Je me suis renseigné à l’époque auprès de mes amis et je suis parvenu à avoir son nom et son âge, très peu d’informations mais suffisamment pour avoir une base et nourrir d’éventuels fantasmes. Il a bien remarqué que je l’observais mais ce n’est pas un aussi petit détail qui va m’empêcher de poursuivre, au contraire, j’ai envie de voir comment il va réagir avec cette inversion des rôles. Va-t-il essayer de me rendre la monnaie de ma pièce en m’ignorant à son tour ? Je n’espère pas, non, parce que j’ai vraiment été très occupé mais devoir relever le défi ne me fait pas peur non plus. Au contraire, ça aurait tendance à me donner encore plus d’appétit. Je le regarde fixement, n’essayant même pas de donner l’illusion, à quoi bon puisqu’il m’a grillé de toute manière ? Il nage en crawl et ne tarde pas à arriver à ma hauteur. Il est encore plus sexy de près, son corps est parfaitement proportionné, il a cette malice dans le regard qui me ferait faire des folies rien qu’en le regardant. Le moment est très intense, nous nous regardons tous les deux et j’en serais presque tout retourné, il y a une vague de chaleur qui s’attaque à moi, qui fait monter la température de mon corps et mon petit pincement de lèvre me trahi probablement. « Salut Lewis. » J’esquisse un sourire plus naturel encore, il connait donc mon prénom ? Très bonne nouvelle, je glisse l’une de mes mains dans mes cheveux, profitant de la proximité pour, le plus discrètement possible, jeter un coup d’œil à son corps qui, doux jésus, est succulent. « Salut, Morgan ! » Il est surpris, difficile de se dire qu’une « star » connait ton prénom sans jamais t’avoir adressé la parole n’est-ce pas ? C’est pourtant le cas. « Tu restes à Coachella combien de temps ? » Voyez-vous, j’essaye de faire la conversation à présent, de rebondir, faute de pouvoir me glisser contre son corps pour rebondir d’une toute autre manière, bien plus intime et plaisante encore. Il faut savoir faire les choses bien, prendre son temps pour apprécier le résultat final.

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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyMer 20 Aoû 2014 - 10:55

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Morgan & Lewis



La belle assurance que Morgan s’était construite s’effrita dès que Lewis prononça son prénom. Ses yeux bruns fondirent littéralement et les coins de ses lèvres frémirent. Il détourna le regard pour cacher son petit sourire et se racla la gorge. Morgan aurait aimé être en colère contre lui, car après tout il l’avait ignoré, mais à quoi cela aurait-il servi ? Lewis était toujours entouré et occupé, des mecs et des nanas comme Morgan qui attendaient, il y en avait à la pelle. Le brun avait espéré un regard qui n’était jamais venu, et une part de lui lui en voulait de soudain débarquer avec sa belle gueule alors qu’il venait de faire une croix dessus. Décidé à ne pas se laisser submerger par des idées, Morgan se promit de laisser une certaine distance et indifférence. Lewis devait s’emmerder et faisait passer le temps, voilà tout.

- Je resterai aussi longtemps que je supporterai de vivre sous une tente, dans un camping où les douches ne ferment pas, lâcha Morgan avec une petite moue.

A vrai dire, la situation était un peu plus délicate. Il devait prendre des rendez-vous réguliers avec son médecin qui devait s’assurer que tout allait bien chez lui. Or il en avait déjà décalé deux et ce dernier s’impatientait, lui reprochant de ne pas tenir parole. En effet Morgan avait dû promettre de quitter le festival pour se rendre à ses rendez-vous, et de se tenir sage comme une image. Mais, grisé par l’ambiance et désireux de faire -pour une fois- comme tout le monde, il avait fait la sourde oreille et avez « oublié » ses rendez-vous. Il s’était peut être également un peu battu, par-ci par-là et avait eu un petit accident de voiture, mais rien de bien méchant… Or ce traitre de médecin avait appelé sa tante –et le secret professionnel dans tout ça ?- pour lui rapporter le comportement « irresponsable » de son neveu. En allumant son téléphone le lendemain, Morgan avait reçu onze appels manqués. Sa tante avait menacé de lui gelé les vivres s’il manquait une nouvelle fois son rendez-vous.    

- Et toi ? Tu vas monter sur scène ?

Morgan lui adressa un simple sourire, jouant la carte de l’intérêt poli. Ayant reçu une bonne éducation, le brun savait faire semblant d’être intéressé par quelque chose par pure politesse. Son oncle l’avait supplié de faire des efforts et de ne pas avoir l’air toujours si ennuyé et contrarié à chacun de ses diners d’affaires. Au début, ça l’avait amusé de faire semblant, il avait l’impression de clairement se foutre de la gueule des autres. Puis ce genre de mascarade l’avait lassé, il fallait dire que Morgan n’était pas quelqu’un de très patient… Et en parlant de patience, il en avait assez de se forcer à LE regarder droit dans les yeux. Son regard noisette se posa alors sur les lèvres de Lewis, sur ses mâchoires carrées, sur ses épaules musclées et sur son torse bronzé. Miam miam. Heureusement le reste était-il immergé sous l’eau… Le brun leva les yeux juste à temps pour remarquer que ceux de Lewis étaient également posé sur son corps. Morgan afficha un sourire malicieux.

- Alors, qu’est-ce que tu fais là ? Tu cherches l’inspiration ? demanda-t-il, l’innocence incarnée.

Derrière Lewis, les vacanciers commençaient à envahir la petite plage de sable blanc, désireux de profiter un peu du lac avant que les grandes foules ne s’y pressent. Pas un nuage n’entachait le ciel et le soleil radieux annonçait déjà une journée étouffante, où chacun se battrait pour un peu d’ombre et de fraicheur.
 
 
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyMer 20 Aoû 2014 - 18:40

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Je viens de le surprendre en prononçant son prénom, il a beau faire tout ce qu’il peut pour paraitre indifférent son regard, qui tente de fuir le mien, parle pour lui. Je peux le comprendre en même temps, je ne lui ai jamais adressé la parole, je ne lui ai jamais réellement prêté attention avant cet été et cette soirée pendant laquelle nos regards n’ont cessé de se croiser et il n’y a donc rien qui laisserait entendre que je me suis renseigné. Pourtant, j’ai fait une partie du boulot, j’ai questionné quelques-unes de mes connaissances pour avoir son prénom, ce fut difficile mais pas impossible puis j’ai achevé de me renseigner sur lui en allant faire un tour sur Facebook, j’ai donc pu me faire une idée plus précise de lui via ses photos, quelques publications accessibles pour quelqu’un qui n’est pas dans ses amis. Alors non, je ne l’ai pas joué voyeur mais j’ai pris ce qu’il y avait à savoir, son prénom, son nom et son âge, c’est déjà bien vous ne trouvez pas ? Je tiens à apprendre à le connaitre en face, pas en faisant des petites recherches dans son dos, je suis un peu plus gourmand que cela et j’ai donc envie de le découvrir petit à petit en le côtoyant. Ambitieux ? Peut-être un peu, je ne sais pas s’il pourrait être intéressé à l’idée de passer du temps avec moi après tout, je ne suis pas dans ce délire de stars, celles qui pensent que, sous prétexte qu’elles sont connues, tout le monde devrait être à leurs pieds. Sur scène j’ai peut-être une petite pointe de supériorité mais lorsque je lâche mon micro nous sommes tous les deux à la même taille, je ne suis plus une star mais simplement Lewis. J’aime l’idée d’agréablement le surprendre, son petit sourire en coin, à peine dissimulé, me fait étrangement de l’effet, je le trouve mignon, un très bon début, il pourrait doublement m’intéresser finalement. Oui parce que le physique ne fait pas tout, il faut aussi accrocher à la personnalité et j’ai l’impression que je ne serais pas déçu là-dessus, au contraire, je me dis que je pourrais même être agréablement surpris. Histoire de faire un brin de conversation, je lui demande s’il est à Coachella pour un petit moment ou s’il est juste de passage. « Je resterai aussi longtemps que je supporterai de vivre sous une tente, dans un camping où les douches ne ferment pas. » Il a une petite moue vraiment très craquante qui me fait instantanément sourire. Il a du répondant, j’aime ça, il est un peu comme moi finalement, de ce que je peux en voir pour le moment. « Vous n’avez pas de loquets dans les sanitaires au camping ? » Que je lui demande, surpris. Mon impulsivité me perdra surement mais je ne peux m’empêcher de reprendre la parole, avec innocence ou presque. « Mon producteur a eu les yeux plus gros que le ventre, j’ai une énorme chambre d’hôtel, si tu veux venir trainer chez moi un soir ou deux n’hésite pas… J’ai un énorme lit double. » Est-ce que ça sonne comme l’impression que j’en ai ? Non parce qu’on pourrait croire que je lui fais une proposition indécente, l’idée de pouvoir glisser mes lèvres le long d’un tel corps d’Apollon ne me dérange pas, pas du tout, mais nous n’en sommes pas là… Et puis entre nous, en matière de drague c’est du bas de gamme, je frappe plus haut lorsque je souhaite vraiment séduire. Je me rattrape donc, un sourire mi-aguicheur mi-taquin aux lèvres. « Ou sur le canapé si tu préfères, il est aussi confortable que le lit ! » Je marque une pause et je rajoute, histoire de m’enfoncer encore un peu plus vous voyez ? « Et j’ai une salle de bain qui ferme à clé, c’est bien pour prendre sa douche sans se dire qu’un abruti pourra ouvrir la porte et se rincer l’œil quand il le voudra, comme si c’était Noël ! »

« Et toi ? Tu vas monter sur scène ? » La scène, c’est toute ma vie, il n’y a rien mieux que cet échange aux côtés du public. Je n’ai jamais été déçu par les spectateurs, je n’ai jamais eu besoin de quitter la scène parce que j’étais hué par exemple. Difficile de déplaire aux spectateurs lorsque tu donnes tout sur scène, lorsque tu te livres en chanson, que tu es au top vocalement et que, en prime, tu offres beaucoup de ton temps à tes « fans ». J’ai encore du mal à utiliser ce mot, c’est tout nouveau pour moi et je trouve ce terme un peu péjoratif, je préfère considérer les personnes qui me suivent comme des amis, en quelque sorte, l’intimité en moins puisqu’il me sera impossible de tous prendre le temps de les connaitre au-delà de leurs prénoms. « Je reste encore quinze jours, peut-être un peu plus suivant ce que me permettra mon emploi du temps. Je suis certain d’être là pour les derniers jours du festival, je suis programmé pour me produire une deuxième fois peu de temps avant la clôture de cette édition. J’ai déjà joué à l’ouverture du festival, j’ai présenté mon album. » Je réponds à sa question, décidant de donner un peu plus de détails sur ce qui me pousse à ne pas savoir si je pourrais profiter du festival dans son intégralité. « Je suis censé faire un arrêt en Angleterre pour me produire sur la BBC en live, un bon marathon promo se prépare. » Je suis excité à l’idée de le débuter même si ce n’est pas ce que je préfère, non, j’aurais préféré défendre mon album en tournée mais ce sont les ventes qui me permettront, ou non, de disposer de ma propre tournée.

Mes yeux ont un mal fou à ne pas descendre encore et encore, à se perdre sur son corps parfaitement taillé. Je suis sauvé par l’eau, je ne peux rien apercevoir en dessous de son torse et c’est une bonne chose. On va dire que j’aurais eu du mal à ne pas afficher une pointe de désir, une montée de chaleur, en m’attardant sur cet outil formidable qui se trouve entre ses jambes, dissimulé par son maillot de bain. Une chance que je ne sois pas un puceau qui fait dans son pantalon pour si peu, vous imaginez le moment gênant sinon ? Non, j’ai énormément de sang-froid, surtout en séduction, même si je ne me lasserais jamais du plaisir que représente un corps aussi bien bâti que celui de Morgan, il a le visage qui va avec. Non, il n’y a pas à dire, il est vraiment très très sexy. Il doit avoir remarqué mon regard insistant sur son corps caliente puisqu’il me questionne avec un petit air malicieux qui me fait son petit effet. « Alors, qu’est-ce que tu fais là ? Tu cherches l’inspiration ? » Mon sourire s’étire à nouveau, je me cambre légèrement pour prendre un peu d’eau dans mes mains, je les porte à mon dos pour combattre le soleil qui tape durement sur ma peau métissée. « Pas vraiment, je profite de mes vacances pour me détendre… Bon, il se pourrait que je trouve quelques idées pour mes prochaines chansons mais je n’ai pas encore le matériel nécessaire pour être inspiré. » Que je lui laisse entendre, un poil plus joueur.


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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyDim 24 Aoû 2014 - 18:04

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Morgan & Lewis


Rassemblez dans un camping des adolescents pleins d’hormones, de jeunes adultes déjantés et des bénévoles souvent bourrés, et vous obtiendrez un cocktail explosif. Or, depuis que la nouvelle des douches sans verrous étaient tombées, les choses avaient encore plus dérapé. Combien de fois Morgan avait-il ouvert une cabine qu’il pensait déserte ? Il s’était retrouvé face au dos poilu d’un type obèse, ou encore face à une mère de trente balais qui avait crié au pervers. Une autre fois, c’était lui-même qui prenait sa douche, quand une jeune femme avait ouvert la porte. Elle avait hurlé et lui avait jeté sa brosse à cheveux au visage, comme si c’était de sa faute à lui ! D’autres encore faisaient exprès de faire irruption chez les autres pour mater, ou pour leur jeter un sceau d’eau glacé. Bon d’accord, cette dernière connerie, c’était Morgan qui l’avait faite, alors elle ne comptait pas… il avait ensuite glissé sur le carrelage détrempé et le tout avait fini en bataille de coup de serviettes mouillées. Et à entendre les cris de ses amis, ça devait faire mal ! Ils avaient abordé quelques heures après des bleus impressionnants sur le torse et les cuisses. Son souvenir le plus traumatisant était tout de même le coup du sexagénaire qui l’espionnait par-dessus la cloison. Le pire dans l’affaire était donc qu’elle n’avait rien à voir avec les loquets de douche inexistant… Heureusement, l’homme avait-il été interpellé par les vigiles après plusieurs plaintes.

Mais Lewis était surement au-dessus de tout ça. Au-dessus des douches sans loquets à l’hygiène douteuse, au-dessus de l’espionnage des pervers, de l’attente sans fin et des tentes inondées. Et Morgan qui avait grandi avec une cuillère en or dans la bouche avait bien du mal à s’habituer à sa nouvelle vie, à la vraie vie. Il avait même été contraint de trouver du travail et de harceler certaines personnes pour trouver un dealeur de drogue digne de ce nom, qui était aujourd’hui à la fois son fournisseur, et son patron. Il espérait d’ailleurs que ce dernier lui ferait un prix intéressant pour réparer sa voiture, dont la carrosserie avait été enfoncée à cause d’une idiote ne sachant pas conduire. « Femme au volant, égal accident », c’était pourtant connu !

Morgan allait lui répondre qu’effectivement, les douches étaient dépourvues de loquet. Elles en avaient sans doute eu à la base, mais les lieux avaient été dégradés et n’avaient toujours pas été remis en état. Mais avant que le brun ne puisse répondre, Lewis l’invita à venir dans sa chambre d’hôtel, pour se doucher dans SA douche et dormir dans SON lit. Oh my fucking God ! Oui, oui, oui ! Morgan failli bien s’étrangler face à cette proposition, mais il parvient à ne rien montrer de sa surprise pour afficher un sourire espiègle.

- C’est une offre alléchante, mais qui me dit qu’au fond tu n’es pas un tueur psychopathe et pervers qui profite de l’innocence des jeunes gens ? Demanda Morgan d’un ton malicieux.

Morgan ne savait pas s’il se faisait des idées, ou si Lewis n’avait pas mesuré ses propos, mais sa proposition ressemblait assez à une demande de plan cul. Il tenta d’ailleurs de se rattraper avec le coup du canapé, mais le brun lâcha un rire en secouant légèrement la tête. Le sourire de Lewis avait quelque chose de terriblement sexy. Des milliers de fan seraient prêts à tout pour voir ce sourire-là. Pour se tenir à sa place devant le chanteur et l’entendre faire de telles proposition. Ce n’était pas donner à tout le monde de le voir là, à demi nu, dans une attitude aguicheuse, presque insolente, à la limite du fantasme.                                          

Heureusement Morgan pouvait-il le questionner sur son job pour rester concentrer un minimum. Il n’était pas sans savoir que Lewis était déjà monté sur scène. Ses amis avaient voulu l’y trainer et il y était allé à contre cœur. La musique était bonne, il le reconnaissait, mais les filles étaient hystériques et hurlaient sans cesse. Exaspéré, le brun avait passé une partie du concert à la buvette avec un ami, levant parfois les yeux sur l’écran géant. Puis ils avaient eu une brillante idée pour être certains de terminer la soirée en beauté : proposer à deux nanas de monter sur leurs épaules pour mieux voir leur idole. Les deux gentlemans avaient été correctement remerciés par la suite… Comme quoi il était déjà parvenu à tirer profit de la gloire de mister Graham.

- Je ne suis pas certain de pouvoir rester jusqu’au bout, alors bonne chance, j’espère que tu auras autant de succès que la dernière fois. C’était la folie si je me souviens bien. Une bonne publicité pour ton CD.

Combien de fille avait-il vu chercher Lewis dans tout le camping quand elles avaient su qu’une tente lui était réservée pour une interview ? CD en main, elles chassaient en groupe et se mettaient à hurler à la moindre occasion. Morgan avait pris un malin plaisir à les orienter au hasard en prétendant l’avoir vu ici et là.

- Wouha, la BBC rien que ça ? Ironisa Morgan. Bientôt c’est la statut de cire au musée Tussauds ?

Le brun n’avait pas pu s’en empêcher. Lewis avait pourtant l’air d’avoir la tête sur les épaules, et d’avoir échappé à cette nouvelle manie de jeunes chanteurs et acteurs pris dans la spirale de leur célébrité. Il avait l’air très sûr de lui, mais sans être trop arrogant. Il avait d’ailleurs continué ses études avec sérieux. Comment faisait-il pour avoir une vie si remplie ? Morgan avait déjà du mal à jongler entre les cours, son travails et sa vie sociale –comprenez ici les soirées étudiantes qu’il ne manquait pour rien au monde-. Il comprenait que Lewis aime parler de sa passion, ça se voyait qu’il aimait la musique, et c’était une chance pour lui de pouvoir partir en tournée. Mais Morgan c’était souvenu que sitôt qu’il aurait regagné sa tente, il redeviendrait invisible aux yeux de Lewis Graham, et une partie de lui voulait le lui faire payer d’une façon ou d’une autre.

Morgan avait ce petit côté lunatique, lié à son hyperactivité. Enfant, ses parents avaient du mal à canaliser son énergie, et ils craignaient qu’il ne se blesse en faisant du sport. C’est finalement avec réticence qu’ils avaient essayé de l’inscrire dans un club de football américain, puis de hockey et de basket, mais ça c’était à chaque fois soldé par un échec. Manquant de patience et supportant mal la défaite, Morgan n’était clairement pas fait pour les sports d’équipe. Si ce trop plein d’énergie c’était amoindri avec les temps, le brun ne pouvait échapper aux caprices de son esprit. Il commença donc à piétiner sur place, son regard passant sans cesse des voiliers aux pédalos, des filles en bikini au corps d’Apollon de Lewis qui d’ailleurs avait décidé de se rafraichir un peu. Un geste banal sous un soleil aussi chaud, mais qui donnait envie à Morgan de poser ses mains sur le dos musclé de Lewis et de le tripoter partout. Partout.

- Ah, mais ça c’est parce que tu n’as pas tout vu, surenchérit Morgan, une pointe d’amusement dans la voix. Conseil d’artiste à artiste : n’attends pas l’inspiration va la chercher.

Lewis voulait jouer ? Alors ils allaient jouer.      
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyLun 25 Aoû 2014 - 20:26

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Ma mère a toujours mis un point d’honneur à m’élever à son image, en s’inspirant de ses propres racines. C’est difficile d’y croire mais à la base, Alecia, ma mère, n’était pas riche, il a fallu attendre qu’elle parvienne à décrocher son premier contrat avec une maison de disques pour que les portes d’un monde bien plus bourgeois s’ouvrent à elle. A la base, elle était juste la fille d’un coiffeur et d’une caissière, un couple endetté par l’achat d’une maison. Elle m’a donc élevé comme ses parents l’ont élevée, dans le respect et dans la normalité la plus totale. Je n’ai donc jamais passé des vacances à Cancun ou dans une énorme station balnéaire, pas avant d’avoir atteint l’adolescence en tout cas, j’ai souvent fait du camping et j’en garde de plus ou moins bon souvenirs. Les gens ont tendance à avoir une très mauvaise image des stars, peut-être à cause du comportement de certaines d’entre elles, prenons un exemple parlant, comment imaginer que les artistes à succès puissent vivre aussi simplement que vous et moi lorsque Mariah Carey loue une chambre d’hôtel pour ses chiens ou qu’elle exige du papier toilette en soie… Ce sont ce genre de caprices de stars qui nous font perdre en proximité avec nos fans et qui nous donnent une mauvaise image. Par chance, j’ai réussi, du moins je pense, à prouver que je ne suis pas cet homme-là, je ne suis pas attiré par les étoiles, je ne cherche pas l’argent et la gloire, je ne veux pas me prendre la tête, juste faire de la musique et être là pour discuter avec ceux qui apprécieront ce que j’ai à dire dans mes chansons.

Si j’ai opté pour l’hôtel plutôt que le camping c’est par obligation, ma mère s’est chargée d’organiser mon voyage et elle a préféré me prendre une chambre pour que je puisse correctement dormir, mieux que dans une toile de tente, pour avoir la voix au maximum reposée. C’est le problème quand on est un artiste, il faut toujours avoir une voix parfaite pour éviter les fausses notes gênantes en live et pour ce faire, un certain rythme est imposé. Voilà pourquoi j’évite toujours de faire la fête deux à trois jours avant de me produire sur scène et pourquoi j’essaye au maximum de dormir tôt la veille d’une montée sur scène. Il n’y a rien de plus simple pour bien entretenir ses cordes vocales, faire attention à son alimentation et ne pas trop fumer sont aussi des éléments qui contribuent à améliorer les performances mais je parviens à assurer en mangeant un peu moins sainement alors je me fais plaisir là-dessus. Morgan, que je trouve décidément très mignon, me parle des loquets qui ont été dégradés dans les douches du camping, voilà qui ne me surprend pas, une année les vilains imposteurs en avaient fait autant pour les toilettes. Ce détail m’a marqué parce que j’ai entendu beaucoup de potins sur des personnes prise sur le fait dans des positions compromettantes aux toilettes, sur le trône et certaines photos sont là pour l’illustrer aujourd’hui encore. Les gens n’ont vraiment pas de vie pour agir de la sorte ! Naturellement, et très impulsivement, je lui propose de venir profiter de ma douche et de mon lit, c’est pour son confort, rien de plus… Enfin, je ne sais pas et je ne veux pas me poser la question maintenant. Et puis… Maintenant qu’il a fait le premier pas en m’offrant l’occasion de lui parler j’ai en quelque sorte envie d’en profiter, je n’ai pas envie de devoir attendre la rentrée sachant que je ne serais plus à l’université maintenant que je possède mon master en criminologie. J’ai déjà bien trop tardé à lui parler alors autant en profiter maintenant, vous n’êtes pas d’accord ? « C’est une offre alléchante, mais qui me dit qu’au fond tu n’es pas un tueur psychopathe et pervers qui profite de l’innocence des jeunes gens ? » Son petit air malicieux est vraiment très plaisant et le fait que mes lèvres s’étirent en entendant cela en est la parfaite illustration. Il me donne envie d’apprendre à le connaitre encore plus, il est sympathique, me parait très intéressant de ce que je peux pour le moment savoir sur lui et puis… Et puis bordel ce qu’il est sexy, il est diablement hot et je ne suis pas certain de pouvoir faire preuve de sagesse éternellement en sa compagnie… Surtout s’il s’aventure dans mes draps, oh oui, comment résister à un tel Apollon ? Ce serait presque du gâchis, ce serait ne pas lui faire honneur ! D’un air très aguichant je réponds, le sourire aux lèvres. « Rien du tout, mais le meilleur moyen de répondre à cette question… C’est de venir mener l’enquête par toi-même non ? » Je crois que je suis en train de me lancer dans un petit jeu de séduction très plaisant, très inspirant. Je le chauffe ouvertement à présent, je le fais avec plus ou moins de finesse mais je pense qu’il apprécie, il rit en tout cas et son rire est communicatif, il me donne la pêche.

Je parle à présent de ma carrière, de ce que je fais à Coachella et j’ai tendance à tout de suite m’emballer. C’est la passion qui parle pour moi, la musique c’est vraiment quelque chose qui me définit, qui fait de moi l’homme que je suis, c’est la source principale de mon bonheur alors j’ai tendance à être très bavard lorsqu’on aborde le sujet, ce n’est pas de la prétention, juste une discussion. « Je ne suis pas certain de pouvoir rester jusqu’au bout, alors bonne chance, j’espère que tu auras autant de succès que la dernière fois. C’était la folie si je me souviens bien. Une bonne publicité pour ton CD. » Il est donc venu me voir lors de la soirée d’ouverture de Coachella ? J’aime l’idée qu’il se soit surpris à reprendre mes chansons en yaourt sur les refrains les plus accrocheurs, en tout cas le compliment me fait très plaisir et ça se voit, j’en aurais presque les yeux qui brillent. « C’est dommage, mais au cas où, tu passeras à l’hôtel si tu as le temps que je te donne un pass VIP, tu pourras entrer en coulisse et on pourra se voir à la fin du concert… Si tu en as envie bien entendu ! » Ouais parce que je ne vais pas lui mettre la corde autour du cou, c’est juste que j’ai envie d’avoir une excuse pour le revoir à nouveau… Non, pas vraiment une excuse, plutôt un moyen d’avoir la certitude de recroiser sa route. « Et merci, j’essaye de donner le plus possible pour que mes chansons ne soient pas seulement un rythme mais qu’elles puissent parler à ceux qui l’écoutent ! » D’où le fait que même mes chansons les plus dansantes contiennent des paroles vraiment percutantes, parce que c’est comme ça que la musique est la meilleure à mes yeux. « Wouha, la BBC rien que ça ? » Il en fait des tonnes, c’est signe d’ironie mais c’est un plus. J’aurais pu mal le prendre comme certains artistes à l’égo surdimensionné mais à la place, Morgan gagne des points. J’aime qu’on me tienne tête et ce que j’aime plus que tout c’est que l’on me considère comme quelqu’un de normal, je ne veux rien entendre concernant ma célébrité, je ne veux pas intimider, je veux juste être un mec normal qui, comme tous les autres, a droit à des réflexions parfois blessantes. Je ne suis pas un dieu que l’on doit vénérer, au contraire. « Bientôt c’est la statut de cire au musée Tussauds ? » Je souris amusé et je n’hésite pas à le suivre en répondant, plus ironique que jamais. « AH non, je ne prête pas mon image gratuitement et… Vois-tu, ils n’étaient pas disposés à me donner suffisamment pour immortaliser mon image. »

Morgan me demande ensuite si je suis là pour l’inspiration, ce n’était pas le cas à la base mais je peux vous assurer qu’à présent j’ai de quoi faire, des centaines de mots me viennent à l’esprit, pas toujours très catholiques d’ailleurs. J’ai d’ailleurs une chanson dans la tête, Your Love de Nicole Scherzinger, vous voyez le genre ? Tiens, je pourrais également surfer sur Animals des Maroon 5, pour laisser parler la bête qui sommeille en Morgan, la libérer de ses chaines pour voir si cet animal est aussi sauvage que j’en ai l’impression. « Ah, mais ça c’est parce que tu n’as pas tout vu. » Mon sourire s’étire, ce qu’il vient de dire n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. « Je ne sais pas comment je dois l’interpréter, tu peux éclairer ma lanterne ? » Que je lui demande, soudain bien plus malicieux. « Conseil d’artiste à artiste : n’attends pas l’inspiration va la chercher. » Il vient de retenir mon attention, artiste ? Il est donc lui aussi un artiste ? Il vient de piquer ma curiosité. « Il faut parfois savoir attendre pour mieux cueillir l’inspiration, au dernier moment, lorsqu’elle est à fleur de peau ! » Je ne sais pas vraiment si je parle inspiration ou séduction, les frontières ont tendance à perdre en épaisseur et en clarté à présent. « Tu es donc également dans le milieu artistique ? Tu fais de la musique ? De la danse ? Du dessin ? » Je suis vraiment curieux, j’ai envie d’apprendre à le connaitre plus en détails.


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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyMer 27 Aoû 2014 - 22:05

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Morgan & Lewis


Au fond, Morgan ne parvenait même pas à savoir s’il avait ou non l’envie de passer à l’hôtel. En effet, la suite laissait peu de place à l’imagination en vu de la tournure que prenait la conversation. Bien entendu, une part de lui le voulait, mais une autre part avait envie de résister à la tentation. Morgan ne voulait pas céder si facilement à Lewis, il voulait lui prouver qu’il n’avait aucun pouvoir sur lui, aussi sexy et célèbre soit-il. Mais alors il ne ferait que refouler une pulsion qui bouillonnait dans ses veines. Le brun était conscient de son fichu caractère, on le qualifiait souvent d’impulsif et de trop direct. Il attirait le regard pour son franc parler et sa capacité à toujours répondre avec de la répartie et des phrases surprenantes. Morgan ne semblait jamais faire comme tout le monde et n’était pas fan de la facilité. Jamais il ne ménageaient les autres, ces derniers suivaient ou laissaient tomber. Têtu comme une mule, quand le brun ne voulait pas quelque chose, il le refusait sans ménagement. Mais les réponses étaient floues face à Lewis, il ne parvenait pas au « Non » catégorique et hésitait à franchir le pas. Or Morgan n’était pas du genre à se poser mille et une questions. Il jouait beaucoup, ce genre de jeu de séduction, ça le connaissait. D’habitude c’était lui qui menait la danse, et il ne s’était jamais brulé les ailes. Mais aujourd’hui il se mesurait à un concurrent de taille, et il n’était pas certain d’en ressortir indemne. Mais Morgan n’était pas prêt à écouter son subconscient, et comme à son habitude il foncerait tête baissée et jouerait ses meilleures cartes. Lewis allait regretter de ne pas l’avoir laissé tranquille, ou alors il regretterait de ne pas l’avoir abordé avant. Un autre chemin n’était ni permis, ni envisageable aux yeux de Morgan.

- Et bien Lewis, j’adorerai mener l’enquête, souffla Morgan avec un sourire en coin. Mais ça impliquerait pas mal de chose tu sais…. Comme une fouille au corps, des choses de ce genre. Pour ma propre sécurité, tu comprends…

Le brun pencha légèrement la tête sur la coté en mordillant imperceptiblement sa lèvre inférieure. D’accord, il fallait avouer qu’il le chercher ouvertement maintenant. Mais comment ne pas rentrer dans son jeu ? Morgan aurait probablement perdu les pédales, la tête emplie d’images qui alimenteraient ses plus grands fantasmes, si l’un de leur sujet de discutions n’avait pas était… normal ! Nous ne nous attarderons pas sur « Qu’est-ce que la normalité après tout ? », car Morgan n’en savait fichtrement rien. Mais faire des sous-entendus érotiques n’avait RIEN d’une conversation banale. Durant quelques secondes, Morgan fixa les vaguelettes, sa main posée à plat dessus comme s’il pouvait les saisir. Bien sûr qu’il était tenté d’avoir un passe VIP et de rejoindre Lewis après son concert, mais pour cela il devrait décaler un troisième rendez-vous chez son médecin afin de pouvoir rester au festival. À moins qu’il ne fasse l’allée retour ? C’était jouable s’il se levait tôt, très tôt.

- On ne peut pas vraiment dire non à un passe VIP ! Je prendrais mon mal en patience, ça mérite bien de supporter encore le camping durant deux semaines, mentit Morgan.

Le brun fit ensuite référence au musée de cire, passant d’un ton amical à ironique. Morgan trouvait le principe même du musée un peu stupide, mais c’était plaisant à visiter. Il l’avait visité deux ans auparavant lors d’un voyage à Londres et avait posé à coté de Mickael Jackson, des Beatles et même de Barak Obama. Il c’était moqué des gamines qui faisaient la queue devant une statue de Justin Biber et avait blessé sans le faire exprès un acteur de la galerie des horreurs. Ce dernière avait tendu une main vers lui et lui avait agrippé le bras à travers les barreaux. Par reflexe, Morgan avait saisi son poignet et l’avait tiré vers lui, condamnant le pauvre homme à se cogner contre les barres en fer. Il s’était attendu à ce que Lewis soit vexé. Il avait guetté un signe d’agacement, un froncement de sourcil, la perte soudaine de son sourire sexy ou encore un regard noir. Mais au contrainte il répondit à l’ironie par de l’ironie.

- Je vois… Si tu voulais qu’on te paye pour ton image, peut-être que tu aurais dû plutôt te tourner vers une carrière d’Escort Boy.

Un sourire vint faire frémir ses lèvres. Morgan n’imaginait pas du tout Lewis dans un tel rôle, bras dessus bras dessous avec une inconnue qui se pavanerait à ses côtés, en mode potiche, « Soit beau et tait toi mon chou. »

Morgan lui demanda ensuite s’il venait chercher l’inspiration au lac, mais il avait l’impression que le sujet dérapait complètement et que la tournure des phrases était tout sauf innocente. Mais le brun aimait les défis, et Lewis étant surprenant. Agréablement surprenant. De nature joueuse, Morgan était ravi que le chanteur ne le prenne pas pour un cinglé pervers, mais qu’au contraire il entre dans son jeu. Or le brun voulait voir jusqu’où tout ceci pouvait aller, il n’était donc pas disposer à « éclairer sa lanterne », et préférait le laisser tout à son imagination…

- Si je te le disais, ce ne serait pas drôle, souligna-t-il. Je suis certain que tu es en mesure de le découvrir tout seul, Lewis.

Morgan laissa son regard balayer nonchalamment le corps du chanteur en se détectant de prononcer son prénom d’une voix suave. Lewis avait trois ans de plus que lui, mais ça ne l’impressionnait pas le moins du monde, au contraire… Tout cela l’inspirait beaucoup, et le brun savait déjà que sitôt de retour à sa tente il s’allumerait un joint et s’allongerait avec un carnet à croquis dans une main et un crayon dans l’autre. C’était son côté artiste à lui. Un brin de talent pour deux de fantaisie. Morgan ne montrait que rarement ce qu’il faisait, non pas parce qu’il ne l’assumait pas, mais parce qu’il dessinait pour lui-même avant tout.    

- Mais si tu attends trop, l’inspiration risque de t’échapper.

Le syndrome de la page blanche était craint de tout artiste. N’arriver à rien, n’avoir plus gout à rien, ne pas savoir comment s’exprimer, comment allonger les mots sur le papier, tracer les courbes sur une toile vierge et voir le monde d’un autre œil. Ça était arrivé à Morgan à la mort de ses parents. Lui qui dessinait beaucoup avait catégoriquement refusé de tenir à nouveau un crayon entre ses doigts après le drame, et avait piqué des crises en classe tandis que ses camarades prenaient plaisir aux ateliers d’art plastique. Son esprit c’était bloqué jusqu’à ce qu’il en ait eu assez de faire le même cauchemar. Un ciel de cendre, le bruit entêtant d’un moteur d’avion et les exclamation des passants. Morgan avait alors redessiné les tours à son image, plus grandes, plus belles, plus robustes. Indestructibles. Dans les tons noirs et rouge, Morgan avait griffonné un avion détruit au pied et un corps ensanglanté. Catastrophée par l’aspect morbide de la chose, sa tante l’avait emmené voir un psy, mais dès lors tout était rentré dans l’ordre, ou presque. Mais à ce moment là, Morgan ne savait pas s'il se contentait de parlait d'un simple sujet d'artiste, ou s'il mettait indirectement Lewis en garde.

- Ouais, musicien et chanteur. Une fois en maternelle pour le spectacle de fin d’année j’ai joué le rôle d’un chat et j’ai chanté dans les cœurs. Mon heure de gloire ! Sans compter que j’ai eu d’honneur de sonner la fin de la pièce avec mon triangle ! Déclara Morgan en retenant un sourire pour garder son sérieux.

Techniquement il avait arraché l’instrument des mains de son camarade pour donner la dernière note, mais personne n’avait rien vu et l’autre n’avait pas eu le cran de protester. Il n’avait pas ce qu’il fallait, et Morgan avait rempli le rôle à merveille. N’avait-il pas attendri toute la salle en s’avançant sur le devants de la scène avec ses moustaches et ses grands yeux chocolats ? Certes il n’était qu’en primaire, mais ça avait été son premier moment de gloire !

- Non plus sérieusement, je dessine et je peins. Je n’ai jamais pris de cours donc ce n’est pas parfait, mais je m’en fiche. Je n’ai jamais supporter qu’on me dise ce que je devais faire et comment, et ce que je ne devais pas faire. C’est trop subjectif et personnel pour que quelqu’un d’autre s’en mêle, conclut Morgan.

Morgan avait bien tenté le club d’art de son lycée, mais il n’avait pas longtemps supporté son professeur trop à cheval sur les techniques précises et les styles des peintres illustres. Mais le brun s’en fichait, il ne voulait pas copier bêtement Picasso ou De Vinci. Il voulait tout simplement s’exprimer sans chercher à tout prix la perfection. Son professeur était mortifié qu’il gâche ainsi son talent, mais Morgan s’en fichait. C’était peut être l’un de ses problèmes, il se fichait de beaucoup trop de choses…            
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyJeu 28 Aoû 2014 - 18:35

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J’ai un caractère assez paradoxal parfois, je n’aime pas me prendre la tête et je saisis les occasions lorsqu’elles se présentent mais, d’un autre côté, j’aime encore bien assez devoir me creuser la tête pour parvenir à mes fins. Attention, ça ne veut pas dire que je ne m’amuse pas lorsque tout se fait très naturellement, très simplement, mais il y a une excitation supplémentaire quand on remporte la bataille après avoir mis du temps à travailler sur le sujet. Je me dis cependant qu’il n’est pas bien utile de faire durer le plaisir avec Morgan, une petite voix résonne en moi et m’encourage à ne pas trop tarder, à tout mettre en œuvre maintenant parce qu’il y aura, quoiqu’il arrive, de la matière pour ne pas s’ennuyer plus tard. C’est quand même dingue à quel point on peut changer d’avis en l’espace d’une seconde. Il y a quelques secondes à peine je n’étais pas plus enclin que cela à imaginer me retrouver à ses côtés pour partager un moment intime mais à présent il en est autrement, je peux vous assurer que je m’imagine plutôt très bien allongé contre lui, nos corps se savourant à leur juste valeur et nos bassins se retrouvant sensuellement pour danser le plus incroyable des ballets. J’en ai les poils au garde-à-vous rien que d’y penser et son regard ténébreux ne m’aide pas à me concentrer, au contraire, il m’encourage à fauter encore et encore, d’y aller à l’excès. « Et bien Lewis, j’adorerai mener l’enquête. » Je le vois venir, avec un tel début il y a forcément un mais quelque part, j’en suis certain. Son petit sourire en coin me fait craquer, il est vraiment réellement très mignon, tout à fait mon type de mecs. Oui parce qu’il faut savoir que j’aime les personnes qui ont du caractère, je déteste ceux qui s’effacent comme des esclaves, pour que je sois entièrement séduit il me faut un mec, ou une femme, qui fasse preuve d’un fort tempérament, qui ne soit pas effrayé à l’idée de me dire merde ou tout simplement de me rentrer dans le lard si quelque chose ne lui plait pas. J’ai besoin de quelqu’un qui a la tête sur les épaules et qui soit un peu fou, pour que l’on puisse facilement s’amuser. « Mais ça impliquerait pas mal de chose tu sais…. Comme une fouille au corps, des choses de ce genre. Pour ma propre sécurité, tu comprends… » Il joue à un jeu dangereux le petit, il n’a pas idée de ce qu’il me propose, non parce que je pourrais très facilement lui laisser me toucher, s’aventurer sur mon corps à sa guise. Je lève les mains et lui propose, un sourire légèrement aguicheur aux lèvres. « Je comprends tout à fait, c’est une mesure… Nécessaire pour garantir ta sécurité, je ferais pareil si j’étais à ta place… Mais dis-moi, tu ne veux pas déjà procéder à une petite fouille préalable ? Pour t’assurer que je ne sois pas trop dangereux ici ? » Je me mordille légèrement la lèvre, n’arrêtant pas de sourire un seul instant. Il me donne chaud sans avoir besoin de se mouiller réellement, non parce qu’en temps normal je ne suis pas un homme que l’on impressionne facilement ou à qui on donne cruellement envie de faire l’amour en deux petites secondes à l’aide d’un petit regard et de quelques insinuations… Il faut croire qu’il est l’exception à la règle, et quelle exception !

Pour calmer mes ardeurs, puisque je suis à deux doigts de lui sauter dessus et de le violer sur place, je décide de revenir à un sujet légèrement plus… Normal dirons-nous. Je propose à Morgan de venir me voir lors de la grande soirée de clôture du festival et je lui soumets également l’idée de lui offrir un pass VIP pour cette fameuse soirée s’il vient me voir à l’hôtel. Quoi ? Non, je vous jure que je ne fais pas de chantage, c’est juste plus simple de lui donner le pass si je le vois à mon hôtel, là où se trouvent les quelques avantages que je peux avoir pour Coachella, dont les fameux tickets VIP. Bon, c’est un moyen comme un autre de l’attirer plus ou moins consciemment dans mes filets également mais je doute d’avoir réellement besoin de l’acheter en lui offrant un billet VIP pour le mettre dans mon lit. Je n’éprouve aucun plaisir à acheter les gens, c’est même quelque chose qui me fait horreur alors non, je lui propose uniquement d’avoir un ticket parce que j’en ai envie et parce que j’ai également très envie de partager un petit moment avec lui après le concert. Voyez-vous, il est tellement rare que je sois « fasciné » par un garçon à ce point que j’ai envie d’en profiter et d’explorer le sujet à fond, je suis sincèrement curieux d’apprendre à le connaitre davantage et de voir si la bonne impression que j’ai de lui se confirme ou non. « On ne peut pas vraiment dire non à un passe VIP ! Je prendrais mon mal en patience, ça mérite bien de supporter encore le camping durant deux semaines » Mon sourire gagne à nouveau en épaisseur, je suis très heureux qu’il accepte, c’est pour moi une très bonne nouvelle. « Parfait, je me sens honoré par ce sacrifice que tu vas faire juste pour mes beaux yeux ! » Que je lui dis en souriant amusé. Je l’aurais bien remercié d’une autre manière, impliquant que nos lèvres soient collés l’une à l’autre et que nos langues puissent librement se taquiner toutes les deux mais nous rebondissons très vite et je chasse momentanément cette idée de mon esprit, j’ai d’autres chat à fouetter. Je ne me suis jamais vraiment pris au sérieux parce que j’ai horreur de cela, je suis donc très habile pour me mettre en autodérision et je pense l’avoir surpris en réagissant ainsi, il doit surement se dire que j’ai un melon au bord de l’explosion sous prétexte que je suis une « star » et que je ne vois rien de mieux que moi, que je me perçois comme une référence mais il n’en est rien, au contraire.

« Je vois… Si tu voulais qu’on te paye pour ton image, peut-être que tu aurais dû plutôt te tourner vers une carrière d’Escort Boy. » C’est plus fort que moi, je me mets à rire, il a de la répartie, j’adore ça ! Difficile de m’imaginer au bras d’une vieille cougar, entretenu par son argent et uniquement présent pour la sublimer dans des soirées caritatives. J’ai bien trop de caractère pour cela et puis… Non mais franchement, est-ce que j’ai une tête à apprécier de me faire entretenir ? Je suis trop indépendant pour cela. Cependant, je rentre à nouveau dans le jeu de mon camarade, répondant avec sarcasme. « On m’a plusieurs fois proposé de jouer dans des films pornographiques mais j’attends toujours une offre Escort Boy, si j’ai voulu percer dans la musique c’est uniquement pour que de vieilles femmes fassent appel à moi… C’est mon petit pêché mignon, j’aime être la potiche de service ! Toi qui es dans le milieu depuis longtemps, aurais-tu des conseils à me donner pour réussir ? » Que je le questionne, provocateur à souhait en lui renvoyant la balle. Nous repartons dans un flirt vraiment très sensuel, à base de sous-entendus aussi gros que des maisons et je n’hésite pas à le pousser dans ses retranchements, n’hésitant pas non plus à l’aguicher, oh non, je ne vais pas bouder mon plaisir. « Si je te le disais, ce ne serait pas drôle » Il n’a pas tort, le mystère c’est fort excitant. J’incline légèrement la tête, faisant un petit pas en avant pour réduire la distance entre nous deux et, d’un ton à la fois coquin et innocent je lui demande. « Je vais être obligé de te travailler au corps pour avoir droit à une réponse un peu moins mystérieuse, c’est ça ? » Ma langue glisse le long de ma lippe tandis que mes yeux le dévorent, il a un corps vraiment très appétissant et ses lèvres, je n’en parle même pas ! « Je suis certain que tu es en mesure de le découvrir tout seul, Lewis. » Il n’y aucun doute là-dessus sachant que j’ai déjà la réponse en ma possession, je ne l’ai juste pas dit pour pouvoir l’aguicher un peu plus. « Mais si tu attends trop, l’inspiration risque de t’échapper. » Il n’a pas idée d’à quel point l’inspiration peut rapidement vous abandonner. Plus d’une fois il m’est arrivé d’écrire le début de chansons et de ne plus trouver les mots pour la terminer, je possède un carnet entier avec des morceaux de paroles qui n’ont jamais eu l’occasion d’être exploitées et qu’il m’arrive de compléter lorsque l’inspiration me revient. Dans notre contexte, je me demande si ce n’est pas un petit sous-entendu qui m’encouragerait à passer à la vitesse supérieure. « C’est pour ça que j’aime parfois sacrifier un peu l’inspiration au profit de la qualité… Tout vient à point qui sait attendre n’est-ce pas ? »

L’une de ses phrases m’interpelle, si je ne suis pas trop mauvais au jeu de l’interprétation je peux donc comprendre qu’il a un talent dans le domaine artistique mais lequel ? Très curieux de nature je n’hésite pas à lui demander s’il est vraiment artiste ou s’il a juste dit cela comme ça, sait-on jamais. « Ouais, musicien et chanteur. Une fois en maternelle pour le spectacle de fin d’année j’ai joué le rôle d’un chat et j’ai chanté dans les cœurs. Mon heure de gloire ! Sans compter que j’ai eu d’honneur de sonner la fin de la pièce avec mon triangle ! » Il a le don de me faire rire à gorge déployée le petit, un point bonus pour lui, il monte encore plus haut dans mon estime. Quel est le proverbe déjà ? Ah oui, homme qui rit à moitié dans ton lit, je crois qu’il peut déjà compter sur ma présence dans le sien alors… Enfin moi j’dis ça, j’dis rien bien entendu. Je l’imagine assez bien avec son petit triangle sonner la fin de la pièce cependant. « On devrait faire un duo alors, tu chanteras mes cœurs en mode gospel et tu auras même droit à ton petit solo de triangle ! » Que je lui dis, faussement emballé par ma proposition… Pour faire les cons je serais capable de l’inviter en studio et, qui sait, peut-être qu’il a une belle voix et que je serais agréablement surpris. A en voir son petit air amusé j’en doute fort cependant. « Non plus sérieusement, je dessine et je peins. Je n’ai jamais pris de cours donc ce n’est pas parfait, mais je m’en fiche. Je n’ai jamais supporter qu’on me dise ce que je devais faire et comment, et ce que je ne devais pas faire. C’est trop subjectif et personnel pour que quelqu’un d’autre s’en mêle. » Il est donc doué dans le dessin, il titille à nouveau ma curiosité et, d’un artiste à un autre, je ne peux m’empêcher de lui demander, ma petite moue de chien battu en guise de renfort au cas où il songerait à me dire non. « Tu accepterais de me montrer quelques dessins ? »

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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyVen 29 Aoû 2014 - 22:38

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Morgan & Lewis


Encore une fois Morgan avait parlé avant de réfléchir. Proposer une fouille au corps n’avait rien d’ordinaire. Il aurait pu proposer d’aller boire un verre, de faire un tour en voilier, ou même d’aller acheter des chichis au nutella ! N’importe quoi d’autre. Mais ses lèvres avaient dépassé ses pensées et il s’était entendu dire tout haut ce qu’il pensait tout bas. Heureusement qu’il n’avait rien dit concernant les menottes et la matraque ! Et voilà que Lewis levait les mains et l’aguichait en l’invitant à commencer tout de suite sa fouille. Malheureusement il n’y avait pas grand-chose à fouiller, et Morgan savait que s’il s’y risquait il réduirait la distance qui les séparait. Une telle situation serait sans doute bien dangereuse pour ses pauvres nerfs. Mais le brun n’avait jamais eu peur de jouer avec le feu. Il fit deux pas en direction du chanteur et constata non sans agacement qu’il était plus petit de taille. Pas de grand-chose, mais il devait lever un peu le regard pour pouvoir le regarder dans les yeux. Mais pour le moment, ces derniers étaient rivés sur le torse musclé de Lewis qui se soulevait presque imperceptiblement au rythme de sa respiration. Pense à autre chose, pense à autre chose se répétait-il par peur que son corps ne le trahisse. Le cœur battant, Morgan tendit les mains et effleura du bout de ses doigts ce torse de rêve, une caresse légère comme une plume et bien trop brève. Comme un avant-gout, une promesse, ou une pulsion parfaitement contrôlée. Une seconde après, le brun posait ses mains sur les hanches de Lewis qu’il tâta d’un air qu’il voulait concentré et professionnel. Il les descendit pour tâter ses poches et se pencha en avant, ses cheveux bruns effleurant le menton du chanteur. Le cœur battant, Morgan constata que son visage, ses lèvres n’étaient qu’à quelques centimètres de la peau de Lewis. Combien de fois l’avait-il imaginé ? L’italien se mordit imperceptiblement la lèvre, mais comme toujours aucune douleur ne lui vint en aide pour redescendre sur terre. Durant une demi seconde, ses mains esquissèrent un geste pour saisir le tissus du maillot de Lewis, mais le brun parvint à se contrôler et se redressa finalement pour reculer d’un pas. Il leva les yeux vers chanteur, le regard quelque peu assombri par les pensées charnelles qui nourrissaient son esprit, et esquissa un sourire.

- Tu m’as l’air clean, souffla-t-il. Je suppose donc que je suis en sécurité. Pour le moment.

Morgan avait beau parler d’une voix aussi posée que possible, il ne parvenait pas à calmer les ardeurs de son rythme cardiaque. C’était à la fois bon et cruel, presque douloureux. Mais ça, Morgan n’en savait rien, il ne connaissait pas grand-chose à la douleur. Ses dents se serraient et faisaient se contracter sa mâchoire carrée sous l’effet de la frustration. Le brun aurait aimé pouvoir se pincer discrètement sous l’eau, ou planter ses ongles dans sa chair pour se sortir de cette torpeur, mais ce genre de méthode était inefficace sur lui. Il persuada alors une nouvelle fois son esprit de calmer ses ardeurs dans la mesure où s’il craquait maintenant, cette histoire ne connaitrait surement pas de suite. Lewis acheva de le tirer de sa rêverie en ventant le charme de ses beaux yeux.

- Oh non, moi tu sais c’est juste pour les trucs gratuits, répliqua Morgan avec un sourire dans la voix. Les beaux yeux, c’est juste un plus. Désolé de te décevoir.

Il fallait bien le faire redescendre de son nuage le petit Lewis. Mais Morgan commençait à comprendre comment fonctionnait le chanteur, et il était certain qu’il ne prendrait pas ses paroles au premier degré. C’est donc sans gêne ni crainte qu’il ne se vexe qu’il lui recommanda une reconversion en Escort Boy. Et alors que Morgan s’attendait à une simple réplique, Lewis éclata de rire. Le sourire du brun s’élargit alors en l’entendant, dévoilant ainsi des dents blanches parfaitement alignées. Il pouffa en apprenant qu’on lui avait déjà proposé de tourner dans des films pornographiques, et grimaça. Ça casserait tellement le mythe ! Plus encore que son aveux d’aimer les femmes cougars.

- C’est plus que l’art d’être une potiche mon cher, il faut avant tout parvenir à rendre intéressante et désirable la femme qui demande nos services aux yeux des autres. Provoquer la jalousie et l’intérêt des hommes. Il faut un vrai talent d’acteur pour cela !

Morgan avait parfois l’impression que sa vie était une vaste comédie dont il était l’acteur principal. D’un naturel manipulateur pour obtenir ce qu’il désirait ardemment, il était capable de mentir comme il respirait. Il était passé maitre dans cet art bien malgré lui, à cause de son oncle dont il devait taire les agissements. Il mentait avec assurance et sans aucune gêne. Si bien que c’était devenu comme une seconde nature chez lui. C’était ce qu’il aimait dans la réalisation de film. Derrière la caméra, il avait l’impression de voir les vrais visages, et de les pousser à transformer sa réalité en une autre, en celle qu’il voulait. S’il avait pu observer la scène de haut, Morgan sourirait derrière sa caméra, zoomerait sur Lewis et immortaliserait son attitude à la fois aguicheuse et désinvolte. Il enregistrerait cette voix suave et grave, et son rire chaud. Face au lion se trouvait ce que le félin pensait être une proie, mais qui se révélait être aussi tentant que joueur, aussi désirable que surprenant. La différence entre les deux, était que le premier savait ce qu’il voulait, tandis que l’autre réfléchissait parfois trop. Dans le script il serait décrit comme le type « sûr de lui en apparence, mais freiné intérieurement par la crainte d’une déception. Celui qui aime jouer sans respecter toutes les règles et qui finalement préfère l’attaque à la défense. » Peut-être Lewis n’avait-il pas connu beaucoup de résistance, mais Morgan était bien décidé à lui faire tourner la tête. Et alors que Lewis faisait en pas vers lui, Morgan soutenait son regard.

- Me travailler au corps ? Répéta-t-il d’un ton amusé. Je ne suis pas du genre à me laisser faire, et je ne voudrais pas te blesser avant que tu ne remontes sur scène.

Une lueur de défis s’alluma alors dans son regard. Une malice non dissimulée qui annonçait toujours quelque chose. Morgan recula l’un de ses pied pour prendre un meilleur appuis sur le sable et posa soudainement ses mains contre le torse de Lewis. Il y exerça une pression, l’obligeant ainsi à reculer d’un pas, et leva ensuite innocemment ses mains, paumes ouvertes. Il avait l’impression que le bout de ses doigts le picotaient, comme s’ils réclamaient le droit de toucher une nouvelle fois la peau douce et chaude de Lewis. Avant de le repousser, il avait aperçu le bout de sa langue léchant sa lèvre inférieure d’une façon qui ne devrait pas être permis. Une seconde de plus et Morgan lui aurait certainement sauté dessus, aurait plaqué furieusement ses lèvres contre celles du chanteur, et l’aurait contraint à les entrouvrir pour lui déclarer une guerre acharnée. Mais Morgan avait résisté à cette pulsion, et sa conscience était fière de lui. Tout vient à point à qui sait attendre. Un proverbe inventé par ceux qui avaient tout, pour encourager ceux qui n’avaient rien à patienter sans protester, voilà ce qu’en pensait Morgan.

- Encore faudrait-il être patient, lâcha-t-il sans réfléchir. Et à trop attendre on risque de louper l’essentiel.

Ses derniers mots, prononcés d’un ton plus secs raisonnaient à ses oreilles comme un reproche. Faisait-il savoir à Lewis qu’il l’avait trop fait attendre ? Qu’il avait trop tardé à daigner lui adresser la parole, et qu’il était trop tard ? Ou au contraire l’invitait-il à simplement apprécier le moment présent ? Morgan n’en savait rien, parfois ses ressentiments prenaient le dessus sur son âme d’artiste. Mais alors que le sujet déviait sur son petit talent personnel, le brun sembla retrouver son aplomb pour ranger dans un coin ce comportement de pur défi. C’est qu’il pouvait se montrer farouche quand il voulait tenir tête Morgan !

- Les cœurs très peu pour moi, j’évite de chanter depuis que j’ai mué, avoua Morgan en riant. En revanche je serai ravi de t’accompagner au triangle, crois moi tu ne trouveras pas mieux !

Si Morgan avait eu dans le passé une jolie voix, il l’avait perdue bien assez tôt durant la période fatidique de la puberté où ses cordes vocales avaient décidé de n’en faire qu’à leur tête. Ce n’était pas une casserole, mais il réservait ses meilleures reprises de chanson pour sa petite personne, sous la douche. Le brun lui avoua tout de même avoir un certain talent pour le dessin et la peinture, bien que cette dernière soit si abstraite que seulement comprise par lui-même. Et alors qu’il voyait les lèvres de Lewis se retrousser en une moue adorable, Morgan sentit le coup venir. Le brun croisa une nouvelle fois ses bras sur son torse nu dans un geste inconscient décrit comme étant apparemment une protection, et détourna les yeux.

- Non, désolé. Je n’ai pas l’habitude les montrer c’est vraiment pour… hésita l’Italien. C’est juste comme ça pour moi. J’ai jamais songé à les partager.

Et ce n’est pas parce que tu t’appelles Lewis Graham que ça changera quoi que ce soit, se promit Morgan.
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptySam 30 Aoû 2014 - 23:51

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La vie est faite d’imprévus, certains sont très désagréables et peuvent te briser une carrière, un couple, une vie entière mais d’autres peuvent au contraire agréablement te surprendre. Cette première rencontre officielle entre Morgan et moi en est la preuve, il n’y avait rien à chercher, juste une conversation entre deux personnes normalement constituées mais c’est sans compter sur l’apparition de sous-entendus qui viennent apporter une dimension nettement plus intéressante à ce que nous sommes en train de dire. Nos regards trahissent le désir mutuel que nous nous portons, il n’y aucun doute à avoir sur le fait que, dans d’autres conditions, dans une chambre par exemple, nous n’aurions pas pu nous retenir de nous dévêtir et de laisser parler nos corps à l’horizontal. J’en frissonne, je m’imagine la douceur de son torse lorsque mes doigts descendront lentement et dévaleront ses parfaits abdominaux, je m’imagine le goût de ses lèvres, de sa peau que je caressais de ma langue et que je chérirais comme le plus beau des cadeaux, je m’imagine son corps tout entier frémissant sous mes coups de reins, je m’espère dans ses bras, collés l’un à l’autre sans plus pouvoir se quitter d’une semelle. C’est étrange comme sensation mais fort agréable, j’ai l’impression d’avoir le ventre tout retourné et c’est plaisant, je me sens… Je me sens comme un jeune adolescent connaissant ses premiers émois amoureux, l’expérience en plus. Mon invitation n’est pas tombée dans l’oreille d’un souffre et je dois faire preuve d’énormément de self-control lorsque Morgan approche, lorsqu’il découvre mon torse musclé du bout des doigts, je frissonne sous cette impulsion électrique qu’il vient de m’envoyer, une décharge d’électricité statique qui fait accélérer considérablement les battements de mon cœur. Ses mains partent à la conquête de mes hanches, il tapote sur ces dernières comme le ferait un agent de sécurité en pleine fouille et je me sens à deux doigts de trépasser, je frémis et je ferme les yeux une toute petite seconde pour chasser les idées qui naissent rapidement et qui sont à deux doigts de se faire une place définitive dans ma tête. J’ai envie de m’emparer de ses mains et de les glisser dans mon caleçon de bain pour qu’il puisse doublement me faire frissonner, pour qu’il me montre à quel point il peut être habile de ses mains, de ses lèvres… Seigneur, je dois vite arrêter d’imaginer sa langue se perdre le long de mon soldat, je pourrais ne jamais m’en remettre autrement. Un sourire innocent nait sur mes lèvres, il m’amuse, il est très fort, je crois bien avoir trouvé quelqu’un à mon niveau et je vais adorer cela, peut-être un peu trop d’ailleurs. Il recule finalement, probablement soulagé même si je perçois bien plus qu’un réel soulagement dans ses yeux. « Tu m’as l’air clean. » J’acquiesce, satisfait de ne pas représenter un réel danger pour lui. « Je suppose donc que je suis en sécurité. Pour le moment. » Sa mâchoire se contracte, je le sens fébrile lui aussi, à fleur de peau et je me sens soudainement soulagé. Rassuré de ne pas être le seul à ressentir cette énorme attraction qui est trop lourde pour mes épaules, trop oppressante pour que je puisse simplement l’ignorer. « Pour le moment ! » Je lui laisse volontairement le loisir d’interpréter mes propos comme il le désire, je viens pourtant de me trahir, mes désirs ont pris le pas sur ma raison. Il sera tout sauf en sécurité lorsque nos lèvres se taquineront pour la première fois, lorsque mes mains se feront conquérantes sur son corps parfaitement bâti, lorsque nos peaux brûlantes s’enflammeront au contact l’une de l’autre.

Je lui promets un pass V.I.P. pour qu’il puisse venir me voir lors de mon concert de fermeture de Coachella et il l’accepte, il va s’imposer quelques semaines supplémentaires au camping pour me faire plaisir, en quelque sorte. « Oh non, moi tu sais c’est juste pour les trucs gratuits. » Je crois que je vais tomber amoureux de son répondant, il est parfait, cassant mais pas méchant, un peu à mon image quoi. « Je m’en doutais, espèce d’homme vénal ! » Je le regarde avec une légèrement pointe de déception, je me joue de lui avec mon petit air outré réellement craquant. Il parait que je suis triplement sexy lorsque je suis en colère, ce qui arrive facilement lorsqu’on me cherche au-delà de la plaisanterie. « Les beaux yeux, c’est juste un plus. Désolé de te décevoir. » J’ai envie de rire mais je m’abstiens pour rester dans ce petit échange, je relève un sourcil, boudeur. « Ce n’est qu’une déception supplémentaire, je les enchaine avec toi… Tu n’es clairement pas à la hauteur, le mythe s’effondre. » Je plaisante et il le sait très bien, je prends cependant des risques parce que même si je le connais à présent suffisamment bien pour savoir à peu près comment lui parler, je ne sais pas s’il est du genre à très vite prendre la mouche et à ne plus percevoir la frontière entre la plaisanterie et le premier degré. Je ne risque pas d’être déçu, je le découvre et jusqu’à maintenant j’aime vraiment énormément ce qu’il me laisse entrevoir de sa personnalité. Par chance, Morgan ne semble pas être vexé puisqu’il ne tarde pas à rebondir me comparant à un Escort Boy, je rebondis en lui avouant avoir été réellement contacté pour tourner dans des films X. Je n’ai même pas sérieusement pris le temps d’y réfléchir, la réponse fut directement négative. Non mais vous m’imaginez sérieusement aborder une femme, ou un homme, et dix secondes après le baiser de la manière la plus dégueulasse possible ? Je ne vois pas où est-ce que l’on peut trouver de la sensualité là-dedans. « C’est plus que l’art d’être une potiche mon cher, il faut avant tout parvenir à rendre intéressante et désirable la femme qui demande nos services aux yeux des autres. Provoquer la jalousie et l’intérêt des hommes. Il faut un vrai talent d’acteur pour cela ! » Il n’a pas tout à fait tort et je pense qu’il faut savoir attirer le regard pour être un bon Escort Boy, enfin je suppose puisque je ne suis pas vraiment intéressé à l’idée de me lancer dans le domaine. Au final, ce métier rejoint parfois celui des artistes, nous devons nous aussi parvenir à séduire nos fans, nous utilisons juste les mots, notre voix et parfois un peu notre corps.

J’ai du mal à lui résister et pourtant il ne fait pas grand-chose pour m’aguicher, il n’en a pas besoin, il n’a qu’à me regarder pour me mettre le feu, pour me faire perdre les pédales et donner à mon cœur l’adrénaline nécessaire pour qu’il commence à battre à la chamade. J’ai l’impression d’avoir mis les pieds dans un wagon de manège, dans un grand huit infernal sans protections avec un looping qui pourrait m’éjecter du manège. Nous jouons à un jeu dangereux mais j’aime cette sensation, j’aime le fait de pouvoir être en danger à chaque seconde, c’est exquis et terriblement excitant. « Me travailler au corps ? » J’acquiesce en souriant, fier de moi, je ne vais pas bouder mon plaisir pour le faire, mes mains sont attirées par lui comme un aimant. « Tu as bien compris oui, j’aime mettre toutes les chances de mon côté ! » Je le toise du regard intensément tandis qu’il reprend, sur un ton amusé. « Je ne suis pas du genre à me laisser faire, et je ne voudrais pas te blesser avant que tu ne remontes sur scène. » Il me défie du regard, il me demande en quelque sorte de ne rien faire oralement mais son corps, son esprit m’appelle et je compte bien honorer cet appel du pied. J’ai ce sourire de prédateur, celui qui annonce le début d’une chasse à l’homme des plus remarquables. Au moment où je m’apprête à bondir il plaque l’une de ses mains contre mon torse et me fait reculer d’un pas, mon sourire gagne encore en intensité, il va me rendre fou le petit et j’aime cela. C’est une sensation inhabituelle que je suis très heureux d’éprouver, j’ai très envie d’en voir plus, j’ai hâte de pouvoir abattre mes meilleures cartes. « Je suis peut-être un peu sadomaso, je n’ai pas peur de me prendre un vilain coup. » J’ai envie de l’aguicher un peu plus pour qu’il arrête de réfléchir, pour qu’il puisse moins jouer la carte de la retenue. L’une de mes mains vient se perdre le long de ma nuque et descend lentement le long de mes pecs, de mes abdominaux et elle s’arrête à la barrière de mon caleçon de bain que je fais mine de remettre en soulevant légèrement la ceinture de ce dernier. Je pense néanmoins que tout vient à point qui sait attendre, même si je suis tout sauf patient. « Encore faudrait-il être patient » Je crois qu’il est en train de lire dans mes pensées, non parce que c’est exactement ce que je viens de me dire. « Et à trop attendre on risque de louper l’essentiel. » Il n’a pas tort et je ne peux m’empêcher de rajouter, sûr de moi. « C’est pour ça que je n’ai pas envie de perdre la moindre seconde aujourd’hui… Et puis je me dis que ce n’est pas parce que l’on cède vite à la tentation que l’on ne trouvera plus l’inspiration après… Il y a tellement de moyens pour se renouveler. » Et un nouveau message subliminal, un. Malgré tout j’ai bien entendu le ton bien plus froid qu’il a utilisé pour me faire savoir qu’on loupe l’essentiel à force d’attendre, dois-je comprendre qu’il m’en veut de l’avoir fait attendre jusqu’à cet été ? Je me pose la question mais je préfère ne pas trop y réfléchir pour autant, l’important c’est que je fasse l’effort aujourd’hui, que je prenne le temps de ne pas uniquement l’aborder comme une vieille chaussette… Non, j’ai envie de faire les choses bien avec lui et c’est pour cette raison que j’ai attendu, pour que le moment soit parfaitement choisi.

Nous parlons maintenant art, il m’a confessé avoir fait les chœurs quand il était plus jeune et je lui propose avec humour de m’accompagner dans un duo en assurant les chœurs de l’une de mes prochaines chansons, c’est une bonne idée n’est-ce pas ? Enfin moi je dis ça, j’dis rien hein. « Les cœurs très peu pour moi, j’évite de chanter depuis que j’ai mué. » Le problème de beaucoup d’enfants, surtout les garçons, je me souviens de ma voix lorsque j’étais plus jeune, pas forcément superbe, en revanche en muant j’ai gagné en coffre et en puissance vocale. Par contre, j’ai connu des jeunes avec des voix parfaites qui se sont cassés la gueule en grandissant et ne sont plus capables de chanter deux notes sans en faire une fausse. « En revanche je serai ravi de t’accompagner au triangle, crois moi tu ne trouveras pas mieux ! » Je souris et, taquin je lui propose. « Tu me feras une démonstration à l’hôtel alors, que je vois si tu parles beaucoup pour rien ou si tu as autant de talent que tu ne me le laisse entendre. » Maintenant qu’il m’a avoué faire du dessin j’ai très envie de voir ce qu’il fait de plus beau, je suis vraiment très curieux de découvrir cette forme d’art, j’aime chercher les sentiments exprimés, l’histoire inconsciemment développée par l’artiste. Autant vous dire que je suis réellement intéressé à l’idée qu’il me montre ses dessins. « Non, désolé. Je n’ai pas l’habitude les montrer c’est vraiment pour… » Il croise les bras contre son torse, zut, ça risque d’être assez difficile de lui arracher un petit oui. « C’est juste comme ça pour moi. J’ai jamais songé à les partager. » J’approche et, d’une petite voix toute mignonne je lui propose, pas entièrement convaincu mais tentant le tout pour tout. « S’il te plait… Si tu me montre une ou deux de tes œuvres je te chante une chanson au choix en acoustic… Tiens, mieux… J’accepte de faire un truc, peu importe quoi pour toi ! »
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyDim 31 Aoû 2014 - 23:32

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Morgan & Lewis


Pour le moment. Morgan se contenta de hocher la tête. Sa bouche lui semblait terriblement sèche et ses doigts légèrement tremblants trahissaient un désir d’arracher à Lewis son maillot dangereusement moulant, de se perdre dans ses cheveux noirs et d’explorer chaque centimètre carré de sa peau bronzée. Les paroles de Lewis étaient en quelque sorte la promesse d’un futur fort intéressant. Le brun avait une violente envie de jouer avec le feu, de pousser Lewis à bout. À moins qu’il ne finisse fou en premier. Se refuser jusqu’au dernier moment était l’un de ses jeux préféré, et il espérait que Lewis aimait les défis. Morgan brulait de savoir comment réagirait ce derniers face à certaines de ses armes de séduction. Peut-être lui donnerait-il un avant-gout avant de partir ? Lui qui était du genre à jouer avec quelques coups d’avance et à élaborer des stratégies pour parvenir à ses fins, avait l’impression que les rouages de son cerveau étaient rouillés. Et pourtant, il avait déjà imaginé de nombreuses situations d’où il sortait vainqueur à tous les coups. Mais ça n’avaient été que des fantasmes ou des vengeances imaginaires. Au début de son année scolaire, Morgan attendait un regard, il attendait que Lewis fasse un pas vers lui. Ils auraient flirté un peu et se seraient s’envoyés en l’air un peu partout en jouant à qui ferait s’agenouiller l’autre. C’était à la fois excitant et presque violent. Puis Morgan en avait eu marre de rêver, et avait changé de scenario. Il avait inversé les rôles et se mettait en avant. Ainsi, dans cette mise en scène, c’était bel et bien Lewis qui cherchait son regard, et Morgan qui l’ignorait royalement ou lui faisait de faux espoirs. Si en voyant Lewis aujourd’hui le brun c’était rabattu sur la seconde option, il avait, en l’espace de vingt minutes, changé radicalement d’avis. L’Italien n’était pourtant pas du genre à y aller par quatre chemins ou à se prendre la tête. Quand quelqu’un lui plaisait il y allait franchement. Il avait connu quelques histoires prometteuses, avec des personnes qui semblaient joueuses elles aussi, mais Morgan n’était pas du genre patient et avait besoin d’innovation. La monotonie ne lui sciait guère, et la lassitude le gagnait facilement.

En acceptant ce fameux pass VIP, Morgan ne donnait pas cher de sa peau. Dans une chambre d’hôtel privée, il savait qu’il leur serait impossible de respecter les barrières. D’ailleurs, avait-il envie de les respecter ? Mais alors que Morgan affirmait n’accepter le pass que pour sa gratuité -et non pour ses beaux yeux-, il se plaisait au contraire à constater que Lewis avait l’air sincèrement content qu’il ait accepté l’offre. Bon, le chanteur le traita ensuite l’homme vénal, mais ça n’était qu’un détail ! Le brun haussa les épaules comme pour montrer la fatalité de la chose et afficha une petite moue désolée.

- On n’a tous la chance d’avoir vendu des millions d’album à travers le monde, riposta Morgan. Alors tout ce qui est gratuit est bon à prendre. D’ailleurs je l’avoue je dors en fait dans un hamac installé entre deux arbres au bord de la route.

Le brun lâcha un rire léger. Lui revenaient en mémoires les après midi qu’il passait dans un hamac à l’ombre d’un érable qui le protégeait du soleil étouffant de l’Italie. Bercé par le chant des grillons et remuant paresseusement un cocktail maison haut en couleur, il y passait des heures entières à ne rien faire ou à dessiner. C’était la belle vie. Mais en aucun cas il ne songerait à s’installer ainsi au bord d’une route fréquentée. Il lui fallait un minimum de confort et le camping sauvage n’était en aucun cas sa tasse de thé. Morgan s’excusa tout de même de le décevoir, et un fin sourire étira ses lèvres tandis que Lewis affichait une moue boudeuse. Mais bien vite, il troqua son sourire pour afficher une mine mi scandalisée, mi  curieuse.

- Comment ça une déception supplémentaire ? La liste est-elle longue ? Demanda-t-il d’une voix outrée. En revanche je serais ravi que tu m’expliques en quoi constitue mon mythe, aussi réduit en poussière soit-il à l’heure actuelle.

Un sourire innocent scotché sur les lèvres, Morgan repoussa une nouvelle fois les mèches de cheveux qui chatouillaient son front. Ses yeux ne cessaient de descendre le long de son corps, comme pour en retenir chaque détails, mais ils replongeaient dans ceux de Lewis le temps d’un battement de cil. C’est naturellement que les deux passèrent du sujet des Escort Boy à celui du travail au corps. Mais Morgan ne lui laissa pas le temps de le toucher. Il ne connaissait pas les intentions de Lewis, mais il avait peur de ce que lui-même pouvait faire. Il craignait que son corps ne le trahisse. Des frissons parcourant sa chair, un regard sombre et fiévreux, des mains baladeuses, et des lèvres voulant explorer le corps de son partenaire. Et encore, on ne parlait pas de ce qui se passerait dans son maillot. Morgan remarqua alors le regard de Lewis, comme on en voit chez les prédateurs, et une décharge électrique parcourut chaque centimètre de sa peau. Cependant il réagit plus vite que Lewis, en plaquant ses mains contre son torse pour le repousser. Et alors que le sourire de Lewis gagnait en intensité, le brun le maudissait d’être aussi sexy.  Un sourire fendit alors le visage de Morgan qui décala ses hanches de biais et ferma ses mains en deux poings. Il désirait savoir jusqu’où ce principe de fouille au corps pouvait aller.

- Je t’attends alors Lewis, souffla Morgan. Ou est-ce que ce ne sont que des paroles en l’air ?

Son ton était joueur, ses yeux espiègles et vifs. Bien entendu, il n’avait pas l’intention de lui faire du mal. Il savait de quoi il était capable mais il maitrisait depuis longtemps sa force. Lewis était peut-être plus grand de quelques centimètres, mais Morgan se savait plus rapide. Cependant son esprit devint flou dès lors que Lewis commença son petit numéro de charme. Il suivit du regard la main du chanteur descendre de sa nuque à ses pectoraux, puis le long de ses abdominaux pour finir sa course sur l’élastique de son maillot qu’il tira pour le remettre correctement. Les lèvres à peine entrouverte, Morgan finit par relever les yeux, son torse se soulevant sous l’effet d’une inspiration profonde. Lewis acheva de briser sa garde en lui affirmant ne plus vouloir perdre une seconde pour aujourd’hui. Le brun avait l’impression qu’il ne tarderait pas à exploser. Il se sentait comme une bombe à retardement. Or Morgan n’avait plus envie de réfléchir, parce que Lewis Graham avait réussi à lui clouer le bec –un exploit soit dit en passant-, et parce qu’il était entièrement d’accord avec ce dernier.  

- D’accord d’accord, capitula Morgan en levant les mains. Un point pour toi.

Donnait-il par cette phrase son feu vert ? Le brun n’en savait rien, mais ça ne le gênait pas le moins du monde que Lewis se sente encouragé. Morgan avait bien du mal à rester concentré sur un sujet tel que l’art ou la musique. C’était trop sage pour ses pensée actuelles. Sauf si par hasard Lewis lui proposait de faire du body painting. Dans ce cas-là, le brun était prêt à dessiner partout sur son corps. Un sourire incontrôlé vint étirer ses lèvres lorsque Lewis lui proposa de passer à l’hôtel pour lui montrer son talent au triangle. Décidemment il avait très envie qu’il passe à son hôtel le coquin !    

- Encore une manœuvre pour m’attire à l’hôtel hein? Demanda Morgan d’un ton malicieux. Je vais vraiment finir par me méfier.

Le brun lui adressa un clin d’œil rapide et laissa une nouvelle fois ses yeux s’attarder sur son torse de rêve. Morgan secoua distraitement la tête en affirmant ne pas vouloir montrer ses dessins. Il s’attendait bien sûr à ce que Lewis insiste, mais pas en s’avançant vers lui avec une voix si adorable ! Le brun lâcha un rire léger en secouant la tête et décida qu’il était temps pour lui de se bouger. Cela faisait un moment qu’ils étaient plantés tous les deux face à face et Morgan avait besoin de mouvement. L’Italien esquisse donc un geste pour contourner l’Apollon mais se stoppa au niveau de son épaule. Pivotant d’un quart, le torse de Morgan se retrouva à effleurer le dos de Lewis. Sans qu’il n’eut besoin de réfléchir, sa main se posa dans le creux de son dos et remonta lentement jusqu’à sa nuque. Morgan se pencha alors à l’oreille du chanteur, un sourire flottant sur les lèvres.

- Tu ne m’auras pas avec du chantage tu sais… susurra-t-il.

Morgan baissa alors légèrement la tête pour tourner des talons et laissa ses lèvres effleurer « malencontreusement » le creux du cou de Lewis. Le brun recula d’un pas, curieux de voir si celle-ci se retournerait. Mais avant de lui en laisser le temps, il plongea ses mains jointes dans l’eau et l’éclaboussa. Après avoir passé une dizaine de minutes au soleil à semi immergé dans l’eau, celle-ci lui paraissait presque fraiche quand elle entra en contact avec ses avants bras.
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyLun 1 Sep 2014 - 20:39

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Il hoche la tête à mon petit pour le moment et c’est une réaction qui me plait énormément. Ce n’est pas une déclaration d’amour mais c’est quand même une promesse pour un futur plus ou moins proche. Je me pose de plus en plus de questions maintenant, est-ce que j’ai juste envie de lui faire l’amour une fois, juste pour ne plus avoir ces vilaines pulsions ou suis-je tenté par bien plus qu’une nuit endiablée ? Je penche plutôt pour la seconde option, je ne saurais dire pourquoi mais je ressens ce petit truc qui me met sur une voie bien plus intéressante, il y a un petit bonus, mon cœur ne s’emballerait pas comme ça juste pour un coup de queue que j’ai envie de lui donner… Non, je me dis qu’il y a bien plus qu’une simple envie, il y a tellement d’électricité dans l’air qu’il est tout simplement impossible qu’il ne soit question que d’un désir de passage… Putain je me pose bien trop de questions, et si j’arrêtais de réfléchir pour agir davantage ? Et si je fonçais tête baissée plutôt que de cogiter, c’est en piochant les bonnes cartes très rapidement que je pourrais avancer et voir jusqu’où nous mènera ce petit jeu qui s’installe. Ce qui est certain c’est que lui résister nécessite beaucoup de travail sur moi-même, mon corps est à cran et je sais qu’un rien pourrait me faire perdre le contrôle. Pourquoi me suis-je mis un aussi petit caleçon de bain ? Je n’aurais pas pu opter pour un short large comme le font de plus en plus les mecs ? Non parce que là, je me sens dans un pétrin monstre, imaginez la honte si je ne parviens pas à me contenir, si je ne parviens pas à évacuer cette douce et plaisante montée d’excitation d’une autre manière qu’en laissant les pulsions sanguines prendre le dessus sur tout le self-control que je possède ? Et si mon corps trahi mon appétit vis-à-vis de lui ? Je n’ai pas à avoir honte de mes faiblesses, je me dis même que cette illustration physique de ce qu’il fait naitre en moi pourrait me servir, lui donner envie d’être un peu moins bavard et un peu moins joueur, de s’abandonner entre mes bras pour le plus sensuel des jeux tactiles. Qu’il est cruel de me demander de lui résister, je n’ai pas envie de céder tout de suite au fond, j’aspire à le marquer, à ne pas être juste un coup d’un soir qu’il oubliera dès le prochain… Égoïstement j’ai envie qu’il se souvienne de moi, qu’il revienne pour que nous puissions à nouveau nous retrouver et mettre du piquant dans nos vies, dans une éventuelle histoire quelle qu’elle soit.

Il a accepté mon pass VIP et j’en suis très satisfait, je me dis qu’il va devoir venir le chercher dans ma chambre d’hôtel et, à l’abri des regards je n’aurais pas de limites, pas de barrières pour m’aider à contenir mes pulsions. Il n’y aura que nous deux et la tension sexuelle qui nous étouffe actuellement, pas de soleil à prendre comme excuse pour cette chaleur, juste nos corps s’appelant encore et encore et prêts à s’embraser à l’excès. Il me taquine en expliquant ne pas avoir accepté le pass pour mes beaux yeux mais uniquement parce qu’on ne refuse pas un ticket VIP, je le traite donc naturellement d’homme vénal, ne me démontant pas une seule seconde. Si j’ai trouvé un adversaire de taille en matière de répartie, un homme qui me tient parfaitement tête, cette découverte va dans les deux sens et je pense qu’il apprécie pleinement cette petite concurrence. Il est rare d’avoir des partenaires de jeu qui tiennent la route, il n’a plus qu’à me prouver qu’il tient le choc sur la durée, s’il est capable de rebondir même si nous venons à faire l’amour tous les deux... Même si nous répétons cet exercice à l’infinie dans des lieux et positions différentes. « On n’a tous la chance d’avoir vendu des millions d’album à travers le monde » Il marque un point, je ne peux cependant pas m’empêcher de rectifier, sourire aux lèvres. « Je n’en suis pas encore là mais tu as raison… Tout le monde n’a pas la chance de faire carrière dans la musique, de vendre des centaines de milliers de disques et heureusement d’ailleurs, je ne serais qu’un mec qui sait bien chanter de plus, déjà que c’est un peu le cas actuellement… » Je ne me fais pas d’illusions, je suis lucide, dans notre société actuelle les talents sont très vite découverts et exploités mais ils sont encore plus rapidement remplacés par d’autres talents. Je ne veux pas être de ces chanteurs qui auront un album au top et ne feront plus rien derrière parce qu’ils n’auront plus le soutien des producteurs, le fait d’avoir été signé par ma mère dans la maison de disques qu’elle a spécialement achetée pour des artistes dans mon genre est une chance, elle ne m’abandonnera pas et j’en ai bien conscience également. « Alors tout ce qui est gratuit est bon à prendre. D’ailleurs je l’avoue je dors en fait dans un hamac installé entre deux arbres au bord de la route. » Je fronce les sourcils, faussement surpris par une telle révélation. « Merde, t’es un clochard ? Je te laisse hein, ciao ! » Je recule prêt à fuir d’un instant à un autre… Ouais, si j’étais une diva je ferais surement cela mais ce n’est pas moi, il n’y a pas de classes sociales pour moi, nous sommes tous égaux et l’argent n’est qu’un bonus, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas être ami avec une personne en difficulté financièrement, quelqu’un se trouvant dans une situation précaire. Non, j’ai plutôt envie de venir en aide à ces gens-là, pas de les éviter. « Tu as bien raison de profiter de ce qui est gratuit, tu ne le fais pas assez d’ailleurs… Je trouve ! » Je place ce petit sous-entendu l’air de rien, le plus innocemment du monde mais je ne doute pas une seule seconde de sa capacité à comprendre à juste titre ce que j’ai voulu dire. Ne suis-je pas là, libre de réaliser le moindre de ses fantasmes, de ses rêves ? Merde, ça sonne diablement prétentieux mais c’est en quelque sorte le challenge que j’ai envie de relever, j’ai envie de m’immiscer dans ses pensées, dans ses rêves, être l’homme qui fera battre à la chamade son cœur à chaque petite allusion à ma personne, j’en deviendrais presque possessif.

Je rebondis habilement en invoquant une immense déception qui ne fera qu’accompagner les précédentes, comme s’il avait pu me décevoir alors que nous ne nous connaissions pas vingt minutes plus tôt. Il prend un air à la fois scandalisé et curieux que je trouve très craquant, lui arrive-t-il de ne pas être terriblement sexy ? La question se pose réellement. « Comment ça une déception supplémentaire ? La liste est-elle longue ? » Je le regarde avec un vilain petit air hautain. « Elle n’est pas longue… Elle est infinie ! » Je souris vicieusement, j’ai envie de voir ce qu’il a dans le ventre et quoi de mieux qu’un peu de provocation pour lui donner envie de me rentrer-dedans ? « En revanche je serais ravi que tu m’expliques en quoi constitue mon mythe, aussi réduit en poussière soit-il à l’heure actuelle. » Je vais devoir faire preuve d’imagination… Non, je vais me servir de ce qu’il sait déjà probablement, il me fait de l’effet, un putain d’effet alors autant surfer là-dessus. « Oh tu sais c’est très simple, je pensais que tu étais un dieu, le Dieu mais bon… On se trompe souvent au premier coup d’œil ! » Je me mordille la lèvre, diabolique, méchant mais terriblement aguichant. Je le titille avec un plaisir non dissimulé, je me joue de lui tout comme il le fait avec moi depuis tout à l’heure, c’est de bonne guerre et c’est bon enfant. Qu’il ne se fasse pas de soucis, il est séduisant et le mythe est loin de s’être écroulé, au contraire, il prend de l’ampleur à chaque seconde qui passe.

J’oublie à nouveau que nous sommes dans un lieu public, je me fous du fait d’être pris en flagrant délit de flirte, je me fiche de tout ce qui nous entoure, je suis comme happé dans une sorte d’univers parallèle dans lequel nous ne sommes que les deux, seuls et isolés sans regards indiscrets. J’ai terriblement envie de lui, son corps est tellement parfait, son caractère me séduit doublement et il me parait impossible de me sortir de ce mauvais pas dans lequel je suis en train de m’engouffrer, mes yeux ne parviennent pas à s’arrêter durablement sur son visage, ils dévient d’abord sur ses lèvres que j’ai envie de recouvrir des miennes puis ils descendent lentement pour découvrir comme si c’était la première fois son corps divin. Je suis sur le point de passer à l’attaque mais il me repousse légèrement, je le sens terriblement affolé, il le sait, si je m’y prends bien il n’y aura rien qu’il puisse faire pour me résister, nous flirtons dangereusement avec l’altitude, nous sommes tous les deux en équilibre sur un fil qui est sur le point de nous faire tomber. Je n’ai pas peur de la violence, je n’ai pas peur de lui, au contraire et je le lui fais savoir, la menace ne m’intimide pas et ses poings serrés l’un contre l’autre non plus. « Je t’attends alors Lewis. » Il me défie et, inconsciemment, je suis tout excité par cette réaction. Il va me faire perdre les pédales, il va me rendre fou, je vais sombrer dans la plus violente et plaisante des ivresses, je vais me coller à sa peau et ne plus jamais briser le contact, je vais apprécier toutes les saveurs qu’il a à m’offrir jusqu’à ce que l’énergie me manque, jusqu’à ce que la volonté sois incapable de combler les carences. « Ou est-ce que ce ne sont que des paroles en l’air ? » Il m’aguiche, verse de l’huile sur le feu et le laisse se répandre, gagner chaque pièce de cette petite maison qui représente la dernière limite dans ma tête, il va me briser, faire tomber mes chaines et il n’y aura plus rien pour nous protéger… Pour le protéger ! Je décide de m’assurer qu’il soit complètement intéressé, je le met dans l’humeur du moment en me caressant, en jouant sensuellement avec l’élastique de mon caleçon de bain que je tire légèrement pour lui offrir le temps d’une brève demi-seconde un aperçu de ce qui repose là-dessous. J’ai envie de le mettre en appétit, je veux qu’il me supplie de l’achever en lui faisant l’amour, je le veux pour moi tout seul maintenant, tout de suite, sans plus attendre même si je sais que ce n’est pas une bonne chose, nous sommes au lac après tout… Et si… Et si nous nagions légèrement ? Dans l’eau personne n’y verra rien, il n’y aura rien de flagrant, juste lui et moi dans une étendue d’eau, la discrétion devra être de mise mais je me sens capable de relever un tel challenge. La simple idée de faire l’amour avec autant de danger triple le désir, c’est une montée d’adrénaline qui pourrait être bien plus agréable encore pour nous deux. Je me fais attendre, je ne dis rien, je me contente de sourire amusé puis, sans prévenir, je plaque mes mains avec fougue contre ses hanches pour entamer une fouille, je vais le travailler au corps en allant toujours plus loin, en dépassant les dernières barrières. Je frôle le début de son boxer de bain du bout des doigts, je caresse ses cuisses avec envie, je l’aguiche ouvertement et j’opte pour un retournement de situation radical. Mes doigts partent à la conquête de son torse mais rebroussent d’un geste brusque chemin pour se glisser sous le seul morceau de tissu qui le sépare de la nudité. Je frôle la bête qui sort de son sommeil et que dieu m’en soit témoin, je suis à deux doigts de la crise cardiaque. Mon cœur pompe du sang à une vitesse folle, je me sens à cran, qu’il m’embrasse vite, qu’il me libère d’une pression bien trop forte pour que je puisse simplement faire comme si de rien n’était. Ma main remonte et quitte son maillot de bain avec regret, je recule de quelques pas, mon corps retrouve peu à peu l’eau, je m’éloigne jusqu’à avoir le nombril recouvert d’eau. Un excellent moyen de dissimuler l’érection qui me frappe de plein fouet, du moins j’espère. « D’accord d’accord. » Il lève les mains en l’air, signe qu’il rend les armes, j’ai gagné la partie, une bataille mais la guerre est loin d’être terminée, nous le savons tous les deux. « Un point pour toi. » Je ris, tentant de surcharger mon esprit d’images vraiment sales pour que mon caleçon cesse de s’étirer de la sorte, je ne suis pas entièrement à l’aise, je n’aime pas être aussi faible, affaibli par un désir certain à son égard. Qu’il est difficile de penser à autre chose, de ne pas être terriblement excité et affamé lorsqu’un aussi beau garçon se tient fièrement face à vous.

Parler musique me permet de faire retomber la pression légèrement, de sorte à ce que je sois un peu plus à l’aise là-dessous et je me permet donc d’avancer d’un ou deux pas, je me sens plus à l’aise dans mon caleçon de bain, moins compressé et tout va pour le mieux. Malgré tout il m’est difficile de passer à autre chose, comment me le sortir de la tête ? C’est juste impossible. Je l’invite, le plus innocemment du monde, ou pas, à venir me faire une démonstration de triangle à l’hôtel… Mais voyez-vous, j’ai envie d’une démonstration de son autre triangle, celui qui, de ce que je peux en apercevoir par le biais de son maillot de bain, me parait idéalement construit pour me combler juste comme il le faut. Oh oui, j’ai envie de ce triangle-là, terriblement envie ! « Encore une manœuvre pour m’attire à l’hôtel hein? » Je souris malicieusement, il a tout compris. « Je vais vraiment finir par me méfier. » Ma langue se glisse le long de mes lèvres, elle les parcours lentement. « Tu ferais bien, le danger n’est pas loin ! » Il est juste à côté de lui, je le représente au cas où il n’aurait pas compris. J’en viendrais presque à le supplier de me montrer ses dessins à présent, je tente tout ce que j’ai de meilleur, la petite voix mignonne, le regard de chien battu, l’offre donnant-donnant mais rien ne fonctionne. Il me contourne et je jurerais avoir senti son corps se coller au mien, est-ce moi qui vient de m’évanouir et qui me fait des films ? Suis-je dans un rêve sur le point de tourner à l’érotique ? Ses doigts effleurent mon dos, ils remontent jusqu’à ma nuque et il devient à nouveau difficile de respirer, de contenir ce putain de cœur qui tape comme un mec cinglé en plein concert de rock sur une batterie. « Tu ne m’auras pas avec du chantage tu sais… » Il joue avec le feu, il est cependant sur le point de se brûler. Ses lèvres s’aventurant pendant un très bref instant dans mon cou sont un facteur décisif, il est temps de réclamer davantage, il est temps de ne plus réfléchir, je vais littéralement exploser sinon. « Bon, puisque la manière douce ne fonctionne pas… » Je me retourne, prêt à le dévorer tout cru mais l’eau qu’il me lance au visage m’empêche de mettre mon plan à exécution. Il m’éclabousse et il me faut quelques secondes pour avoir le réflexe de porter mes bras devant mon visage pour pouvoir ouvrir à nouveau les yeux. « Tu vas me le payer cher ! » Je m’élance comme un cheval fou sur lui et le plaque, je lui fais perdre l’équilibre et nous partons tous les deux sous l’eau. Le moment est parfait, pile quand il s’y attend le moins. Alors que nous sommes sous l’eau je le maintiens au fond et sans peur, sans avoir la moindre hésitation je plaque mes lèvres contre les siennes. Je ne veux pas qu’il meurt d’étouffement, je m’arrête donc assez rapidement, remontant à la surface et faisant comme si de rien n’était. « T’en as assez où je te ressers ? » Que je le questionne concernant le fait d’avoir été coulé… Non parce que je connais déjà la réponse concernant une éventuelle demande supplémentaire de bisous.  
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyMar 2 Sep 2014 - 11:46

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Morgan & Lewis


Clairement, Morgan n’était plus capable de réfléchir. Il ne pouvait plus se concentrer sur un sujet comme la musique, pas même de faire semblant d’écouter. Les muscles tendus et les nerfs prêts à se rompre, le brun faisait de gros effort pour rester campé sur ses jambes. Une part de lui aurait aimé tout relâcher, s’abandonner à ses risques et périls, et sombrer avec Lewis dans une folle danse au rythme de ses hanches. Il était vrai que Morgan ne connaissait rien à la douleur physique, mais sa douleur intérieur elle, bien que rares, était dévastatrice. Il ne savait pas très bien ce qui lui arrivait, aussi mettait-il ça sous le compte de la chaleur, mais s’il avait un jour connu les symptômes de la maladie, il se serait dit fiévreux. Cependant, c’était également un peu différent, car ça lui enserrait le cœur et lui tordait les tripes. La frustration, la colère, le désir ardent. Son pouls raisonnait à ses oreilles et il avait l’impression qu’un tambour avait élu domicile dans sa poitrine. C’était à la fois bon et douloureux, insoutenable et fascinant.

C’était justement le genre de chose qu’il voulait éviter. Ça lui rappelait des souvenirs amers, et même si la douleur n’était pas si intente qu’en ce funeste 11 Septembre 2001, elle était bien là à le torturer lentement. Or Morgan fuyait tout sentiment qui normalement lui était étranger. Il ne les connaissait pas et les laissait volontiers aux autres. Un murmure s’immisça dans son esprit, son inconscient qui fanfaronnait en lui rappelant qu’il l’avait prévenu de ne pas fréquenter Lewis maintenant qu’il avait fait une croix dessus. Les traits fermés et le regard sombre,  Morgan tentait de garder la tête hors de l’eau, mais il n’en menait par large. Il aurait presque souhaité qu’effectivement, Lewis se casse de là lorsqu’il esquissa un geste pour s’éloigner, après l’avoir traité de clochard. Ok, c’était Morgan qui l’avait cherché, mais il jugeait que c’était légitime. Il avait espéré renverser les rôles, mais il était en train de se faire prendre à son propre jeu. À quoi c’était-il attendu ? Morgan avait envie de lui hurler dessus, de lui crier de se bouger, qu’il l’attendait et qu’il avait plutôt intérêt à le délivrer de tout ça.

- Tu pourrais plutôt faire un geste charitable, les paparazzi et les fans aiment ça en général, lâcha Morgan avec une certaine agressivité.

Lunatique ? Si peu. Morgan lui-même ne comprenait pas ce qui le poussait à changer si vite d’humeur. Trop réceptif, trop calculateur et observateur, si ça ne marchait pas dans son sens, ça ne lui plaisait pas -quoi que là, ça méritait réflexion- et son seul repli était l’agressivité. Il était cependant lucide au point de se rendre compte que Lewis n’y était pour rien. Mais il n’aimait pas non plus se remettre en question et admettre ses torts. Double frustration et agacement. Tout le monde connaissait ce sentiment : être énervé, savoir au fond que l’autre avait raison et tenter de se calmer, mais s’énerver de constater qu’on avait tort. Les sentiments humains étaient d’une complexité fascinante ! Et savoir que la liste des déceptions qu’il avait causées étaient infinie le déridait un peu, même s’il savait que Lewis blaguait.

- Mais certains infinis sont plus grands que d’autre, répliqua Morgan d’un ton mystérieux. Ah oui, ce mythe la ! Je ne compte plus les fois où on m’a pris pour Dieu, ça devient lassant.

Morgan redressa la tête dans un geste théâtral et terriblement snob. Il en profita ainsi pour détourner le regard de l’air aguicheur du chanteur. De ses lèvres charnues qui l’inspiraient au plus haut point et de son sourire qui lui donnait l’impression qu’une bête sauvage grognait dans ses entrailles, prête à bondir toutes griffes sorties. Il considérait donc comme un miracle le fait d’avoir réussi à repousser Lewis. Cependant, il n’avait visiblement pas l’intention de renoncer, et Morgan l’attendait de pied ferme. À son tours le brun puisa dans ses dernière réserves pour le provoquer, l’invitant à approcher pour lui prouver qu’il n’était pas qu’un beau parleur. Son corps entier frissonna lorsque Lewis avança vers lui, sans même qu’il n’ait besoin de le toucher. Soudain, il s’empara de ses hanches pour entamer une fouille au corps, pressée et sans retenue. Les bras le long du corps, Morgan avait du mal à se décider à lever les mains pour stopper les gestes baladeurs du chanteur. Au contraire, elles virent se poser sur son torse bronzé, légèrement tremblantes mais infiniment plus curieuses. Le bout de ses doigts vinrent tracer le contour de ses muscles, il lui fallait au moins ça pour rester concentré et conscient, pour ne pas perdre totalement pied. Mais alors que ses mains tâtaient ouvertement ses cuisses, elles frôlèrent soudainement son boxer de bain. Le cœur battant, Morgan retint quelques secondes sa respiration, car il savait que ce geste venait de signer le fin de tout. La barrière venait de voler en éclat, ses bonnes résolutions venaient de partir en fumée et le peu de résistance qui lui restait fondait sous les caresses de Lewis. Les yeux rivés sur ses lèvres, Morgan hoqueta lorsque les mains de ce dernier passèrent sans prévenir de son torse à… l’intérieur de son maillot ! Sur le torse de d’Apollon, ses mains se refermèrent vivement en deux poings et l’Italien planta aussitôt son regard dans celui de Lewis. Il comprit à cette instant qu’il n’en menait pas large, qu’il était dans le même état que lui, rongé par le désir. Et tandis qu’une érection retenue trop longtemps naissait enfin sous les doigts Lewis, Morgan le défia du regard, parce qu’il savait qu’il n’y avait plus qu’une seule issue.

Mais soudain le chanteur retira sa main et recula de plusieurs pas. Et voila que cette frustration revenait au galop, plus destructrice encore. Il avait craint l’espace d’une seconde que Lewis ne le plante là dans cette état, mais il n’en fit rien. Morgan avoua sa défaite à voix haute, seulement pour cette bataille. Mais alors qu’ils tentaient une fois encore de se calmer en parlant musique, le sujet dérapa et les tournures aguicheuses reprirent de plus belle : une nouvelle invitation dans sa chambre d’hôtel, la confirmation que le danger n’était pas loin, -à quelques mètres en l’occurrence- et sa langue à lui léchant sensuellement ses lèvres. S’en était trop pour Morgan dont le cœur allait probablement lâcher d’une seconde à l’autre. Le brun s’approcha dangereusement de son adversaire, réduisant ainsi cette distance absurde qui les séparait, bien que ce fut simplement pour le contourner et lui susurrer à l’oreille qu’il ne cédait pas au chantage. Au prix d’un violent effort, il se détacha de ce corps de rêve et, l’espace d’une seconde, fut résolu à le laisser planté là. Mais il prononça alors cette phrase qui le figea sur place. Puisque la manière douce ne fonctionne pas… Pour toute réponse Morgan lui jeta de l’eau au visage, et le fixa d’un air provoquant, un sourire en coin. Une seconde après, Lewis lui sautait dessus, l’entrainant dans une chute au fond de l’eau. Il se débattit quelques secondes par pur instinct, mais il se calma bien vite une fois la surprise passée. Il y avait tellement pire que d’être coincé sous Lewis Graham… Même sous l’eau il sentait la chaleur de son corps et… OMG ! Son érection contre son bas ventre ! Nageur accompli, Morgan n’hésitait pas à ouvrir les yeux sous l’eau, il vit donc les lèvres de Lewis fondre sur les siennes. Son cœurs rata un battement et des bulles argentés s’échappèrent d’entre ses lèvres. L’air déserta sa gorge et ses poumons en quelques secondes, ce contact charnel lui faisait tourner la tête et il devait faire quelque chose au plus vite. Fermant les yeux, Morgan eut le reflexe le plus stupide de tous les temps… il sacrifia ses quelques réserves d’oxygène restantes en ouvrant la bouche et mordit la lèvre inférieure de Lewis. Aussitôt il sentit le poids qui le maintenait au sol se dégager, et il put regagner la surface pour prendre une goulée d’air libératrice.

Le brun passa une main dans ses cheveux pour les dégager de son visage et tenta de calmer sa respiration. Son souffle court soulevait son torse dans un rythme plus élevé que la normale et ses mains en tremblaient. Il fixa Lewis d’un regard sombre et avança vers lui d’un pas décidé. Difficile de savoir d’un point de vu extérieur s’il souhaitait le faire crier à s’en abimer les cordes vocales en l’amenant au septième ciel, où s’il avait simplement envie de lui abattre son poing sur le visage.

- J’ai failli attendre… lui reprocha Morgan.

Il se planta sous son nez, et plongea son regard dans le sien tandis que sa main droite se frayait un chemin jusqu’à son cou. Son pouce vint palper doucement la lèvre de Lewis qu’il avait malmené quelques secondes plus tôt, sans savoir si ça faisait mal ou non. Mais il s’en fichait, il n’avait aucun regret. Répondant à une pulsion soudaine, Morgan vint plaquer son corps à celui de Lewis, ses yeux ne cessant de faire la navette entre le regard du chanteur et ses lèvres. Et soudain, Morgan ferma les yeux et l’embrassa à pleine bouche. Il y mit toute sa colère, toute sa frustration et son désirs. Toute la délivrance que cela lui apporter.
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptySam 6 Sep 2014 - 20:20

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Je n’ai jamais été trop doué pour ce genre de choses, la séduction ça me connait mais lorsqu’il y a cette petite lueur dans le regard, lorsque ton cœur bat plus vite que la plus rapide des attractions au monde et lorsque tu sens qu’un rien pourrait te faire succomber, là, je me retrouve dans une situation plus délicate. Je n’aime pas trop me prendre la tête en temps normal, je prends les choses comme elles viennent et je réfléchis lorsque j’ai suffisamment d’éléments en main pour avoir une vue d’ensemble sur la question mais aujourd’hui je vais faire une exception. Ce n’est pas vraiment une décision volontaire, c’est surtout une manière de soulager mon cœur qui pompe beaucoup trop de sang pour que mon pouls puisse se calmer. Je suis au bord de l’implosion et le simple fait de sentir son regard sur moi me brûle, il a fait fondre mes barrières, ma couche d’ozone et je n’ai donc plus rien pour me défendre, je n’ai plus qu’à accepter ce funeste destin qui m’attend, un embrasement exceptionnel, le plus beau et sensuel des feux d’artifices. Il ne s’agit pourtant pas là d’un simple jeu de séduction, une compétition avec comme prix principal la satisfaction d’avoir fait tomber l’autre dans ses draps. Non, c’est bien plus que cela, je connais ce petit jeu et j’ai tendance à toujours remporter la victoire mais là, il y a bien plus, si ce n’était qu’une question d’attirance physique je n’aurais aucun mal à faire la part des choses et surtout… Surtout mon cœur ne s’emballerait pas comme ça. Je me sens à deux doigts de la surdité, mes tympans vont finir par exploser si mon cœur continue de taper ainsi, j’ai l’impression que mes veines gagnent en épaisseur sous ma peau, je me sens tellement vulnérable, comme allongé dans un tas de morceaux de verres, incapable de faire le moindre mouvement sans me blesser. C’est l’effet que Morgan a sur moi et c’est quelque chose de nouveau, je n’ai jamais connu une telle chose et j’ai donc sadiquement envie d’en apprendre plus, je suis curieux d’explorer le sujet, je n’ai pas envie de passer à côté de ce mystère qui fait réagir chaque petite parcelle de mon corps, de mon esprit… Ce doit être la première fois que corps et esprit sont en si parfaite harmonie. Ils veulent tous les deux la même chose, ils chérissent le même objectif obscur, un plan dont je ne comprends pas tout. « Tu pourrais plutôt faire un geste charitable, les paparazzi et les fans aiment ça en général. » Il semble bien plus à fleur de peau lorsqu’il me dit cela, plus agressif et je trouve que c’est une réaction assez étrange. Ne serait-il pas un peu lunatique le petit Morgan ? Il m’a l’air d’être pas mal frustré aussi et je trouve cela plus mignon qu’agaçant, je le trouve même terriblement sexy lorsqu’il se comporte ainsi. Il m’en faut cependant plus pour ne pas avoir le dernier mot, pour me rendre incapable de répondre, je suis doté d’un répondant immense et je pense qu’il a compris qu’il allait galérer pour me faire fermer ma grande bouche. « Je t’ai proposé de passer une ou plusieurs nuits dans ma chambre d’hôtel, de faire comme chez toi… N’est-ce pas un geste charitable justement ? » Je le provoque du regard, je le pousse à m’affronter, à expulser ce qui le ronge de l’intérieur au point de changer aussi rapidement d’humeur.

Puisqu’il me parait évident que nous sommes tous les deux capables de nous taquiner sans prendre la mouche au premier petit détail qui sonnera terriblement cassant même si ça ne l’est pas dans l’esprit de l’autre nous partons dans un petit jeu assez amusant. J’ai le sentiment d’être un tennisman pendant un court instant, Morgan aussi. Nous sommes tous les deux sur un terrain de Tennis en plein match. La petite balle jaune frappe le sol synthétique rouge et rencontre ma raquette avec force, elle dépasse le filet, frappe à nouveau le sol et retrouve la raquette de mon camarade. Nous sommes en plein set et nous désirons mutuellement une seule et même chose, que l’autre ne parvienne pas à renvoyer la balle correctement, qu’il échoue pour dire d’avoir la satisfaction d’avoir remporté le match. « Mais certains infinis sont plus grands que d’autre. » Je lève un sourcil, intrigué par cette philosophie qu’il tente de mettre sur le tapis. « Et si tu m’en disais plus à ce sujet, tu as l’air de savoir de quoi tu parles ! » J’attraperais presque des fourmis dans les pieds à force de rester immobile dans l’eau, je suis pourtant aussi imperturbable qu’en pleine épreuve de ce célèbre jeu… Vous avez les deux pieds sur une toute petite nacelle, au-dessus d’un bambou et vous devez mettre vos tripes sur la table pour ne pas perdre. C’est un jeu de concentration, une souffrance nécessaire pour remporter la victoire et une chance de mettre la main sur un beau petit chèque. Il n’y a pas de question financière entre nous, juste une attirance qui pourrait me déséquilibrer, je n’ai pas envie de tomber, je n’ai pas envie de me ratatiner mais j’ai face à moi un concurrent de taille, un homme qui pourrait bien me mettre en échec… Quoi ? Suis-je en train d’admettre qu’il m’intimide peut-être un poil ? Je crois que oui, ça ne se voit pas trop parce que je suis parfait dans le rôle du séducteur prétentieux et sûr de lui mais je n’en mène pas large, il est tellement rare que je sois dans de tels états. Très peu de personnes ont été capables de me faire perdre pied, de me repousser jusqu’aux frontières, je flirte dangereusement avec le sommet d’un gratte-ciel, je n’ai pas de filets, pas de câbles de sécurité, je suis seul face à une tornade qui pourrait bien m’expulser et la chute sera rude… Fatale mais tellement plaisante, tellement unique. « Ah oui, ce mythe la ! Je ne compte plus les fois où on m’a pris pour Dieu, ça devient lassant. » Il redresse la tête, relevant le bras dans un geste très théâtral qui me fait pouffer de rire, la prétention ça ne lui va pas du tout mais ça me fait rire, un point pour lui. C’est dingue à quel point il peut me faire passer d’une émotion à une autre, il me fait rire aux larmes et, en l’espace deux secondes il me ramène dans un monde utopique dans lequel je me vois couvrir son corps de baisers. Une brèche dans le temps qui m’enverrait dans un monde parallèle des plus savoureux, Morgan serait allongé sur un lit, entièrement nu, et je pourrais laisser mes fantasmes parler pour moi.

Je n’ai plus de volonté, cette petite voix qui m’hurle depuis tout à l’heure de ne pas faire de bêtises en me comportant comme le plus dangereux des animaux sauvages, je suis affamé et je n’ai plus envie de combattre mes sentiments, mes désirs, je suis trop faible pour cela et ce démon me tente plus que jamais. Il me regarde avec ce petit air innocent qui en dit pourtant long sur ce qu’il s’imagine déjà faire à mes côtés, je crois qu’il a compris que je suis prêt, je crois qu’il a pris conscience du fait que je sois plus que jamais susceptible de tout abandonner pour lui, pour que mes lèvres puissent réduire cette abominable distance entre nous deux. J’ai tellement envie de lui, de son être, je le désire ardemment et le fait qu’il me provoque ouvertement en me sous-estimant, en s’imaginant que je ne suis pas capable de passer à l’attaque me fait céder. A quoi bon lutter lorsque l’évidence s’impose ? Morgan et moi ce n’est juste pas une histoire de séduction, il y a une petite étoile en fin de page, une clause qui est encore trop éloignée de moi pour que je puisse la déchiffrer mais je me sens prêt à me lancer à l’aveugle. Je suis prêt à foncer tête baissée, je me sens capable d’affronter le mur de béton que je pourrais potentiellement me prendre en pleine gueule s’il décide de mettre fin à tout cela, s’il choisit de verser un seau de glace sur la gueule de cette attirance foudroyante qui ne nous enflamme depuis un moment maintenant plutôt que de faire rentrer un peu plus d’oxygène pour bien faire prendre les flammes. Je n’ai pas peur de cette hypothèse, je n’ai plus peur de rien, l’adrénaline me surprend et je glisse mes doigts le long de ses hanches, je le fouille, sait-on jamais s’il a un fusil caché sur sa cuisse hein, vous savez un fusil transparent… Ses deux mains se portent sur mon torse et je crains pendant une demi-seconde qu’il me repousse mais non, il dessine mes abdominaux du bout des doigts, il se balade sur mon torse, sur mes muscles saillants et fait monter la pression… Et pas que la pression d’ailleurs ! J’ai envie de le conquérir avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’il ne s’aperçoive de cette bosse immense qui oblige mon caleçon de bain à s’étirer, comment ne pas la voir ? Je me sens à la fois gêné mais surtout terriblement excité par la suite des événements. Ma main glisse malencontreusement, ou très volontairement, sous son maillot de bain et je m’offre sans demander un petit entrevu avec ce qui fait de Morgan un homme. Je peux vous assurer que Morgan est un homme un vrai, il a d’ailleurs de quoi plaire à un large panel de personnes, si je n’étais pas expérimenté je pense que la taille de son pénis m’aurait d’ailleurs intimidé, à la place je ne peux que me dire que j’ai décroché le gros lot. Je suis de ces hommes qui aiment prendre cher quitte à ce qu’ils ne soient ensuite plus capables de s’asseoir pendant quelques jours, sadomaso vous avez dit ? Peut-être un peu ! Les doigts de Morgan se recroquevillent les uns contre les autres, il contracte ses poings et je me dis que je risque d’en prendre une, vous voulez savoir le pire dans tout cela ? Je m’en fiche complètement parce que là, maintenant, la seule chose à laquelle je pense c’est de la manière dont je vais m’y prendre pour le combler, pour que cette érection qui nait entre mes doigts soit utile, pour qu’il prenne son pied comme jamais. Je n’ai pas seulement envie de lui faire l’amour, je veux le rendre accro, égoïstement j’ai envie qu’il m’appartienne, je rêve de l’obséder, qu’il ne soit plus capable de trouver le sommeil sans avoir au préalable goûté à ma peau, c’est un sentiment tellement étrange… Je n’ai jamais nourri de tels desseins envers les autres, je suis plutôt le genre de mec qui aime qu’on le laisse tranquille, qui déteste qu’on le colle mais avec Morgane je ne sais pas, j’ai naturellement envie d’être avec lui.

Il me regarde, surpris par ce que je suis en train de faire et je comprends par un simple regard que j’ai remporté la bataille. Les sentiments humains sont quand même complexes, je cherche à avoir le dessus sur lui d’un point de vue séduction depuis le début de ce virage et maintenant je m’en fiche, je n’y prête même pas attention, mon esprit est ailleurs. Je le dévore des yeux, j’ai envie de l’embrasser à en perdre haleine, j’ai envie de lui retirer ce maudit morceau de tissu et de lui faire l’amour comme il le mérite, dans les règles de l’art. J’ai envie de caresser sa peau après l’amour, de l’embrasser, de laisser mes doigts gravir cette montagne de muscles, cet animal sauvage que j’ai envie de dompter. Ma main ne peut plus se contenter d’une simple excursion, elle veut dépasser le stade de la découverte pour aller à l’essentiel, j’ai envie de m’attaquer à son membre avec férocité et c’est donc dans un dernier élan de volonté que je retire ma main de son boxer de bain pour le fuir, pour élargir la distance qui nous sépare de quelques dizaines de centimètres, je m’immerge dans cette eau qui était bien plus froide que cela quelques minutes plus tôt et je me rends compte d’une chose… Il n’y a plus rien que je puisse faire pour calmer mes ardeurs excepté une seule et unique solution, aller jusqu’au bout et en apprécier les saveurs comme si cette expérience était la dernière. J’espère de tout cœur que non, je n’ai pas envie de lui faire l’amour une fois et de ne plus jamais avoir de ses nouvelles, je désire tellement plus que cela. Morgan ne sait pas sur quel chemin dangereux il se lance, j’ai pourtant tenté de le mettre en garde tout à l’heure, je lui ai donné plusieurs occasions de rebrousser chemin mais il en a profité pour s’enfoncer plus profondément dans les ténèbres, il est sur le point de rencontrer le diable en personne… Je vais le détruire, j’en ai conscience, mais pour mieux le faire renaitre de ses cendres.

Nous sommes tous les deux sous l’eau, il m’a aspergé d’eau et j’ai voulu le couler, ne suis-je pas face à une occasion en or ? Mon sexe, très sensible à présent, frotte dangereusement contre son bas ventre et cette douce sensation me fait perdre les pédales. Je le tiens fermement au fond de l’eau et j’en profite pour plaquer mes lèvres fébrilement contre les siennes. Cet échange est tellement… Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens, je viens de prendre la foudre en pleine gueule et bordel ce que j’aime ça, on dit qu’elle ne passe jamais deux fois au même endroit ? J’espère que ce n’est pas vrai, je suis déjà accro à cette sensation, je veux l’éprouver encore et encore. L’air me manque et je commence à suffoquer, je dois être un peu suicidaire puisque je décide de tester mes capacités à tenir longtemps en apnée pour profiter encore un peu de ses lèvres, lorsqu’il me mordille la lèvre inférieure je dois cependant reculer et remonter prendre un peu d’air, j’en ai un besoin vital à présent. En remontant à la surface je prends une grande inspiration, j’ai le souffle court, j’halète et je n’ai aucune idée de ce qu’il va se passer à présent. Ses lèvres me manquent cruellement, la vie est tellement injuste, pourquoi me soumettre à une telle épreuve ? J’ai l’impression d’être un putain de drogué, j’ai besoin de ma dose et je ne peux plus attendre, je suis prêt à consommer encore et encore jusqu’à ce que l’overdose soit ma seule délivrance, je veux me perdre encore dans ses yeux, je veux retrouver sa langue, je veux découvrir chacune des saveurs qu’ont à m’apporter ses lèvres, je me sens prêt pour un test en profondeur. « J’ai failli attendre… » Je souris et, sans que j’ai pu avoir le temps de réagir Morgan se plaque à moi, l’une de ses mains longe mon cou et son regard me perturbe, je me sens terriblement bien, à ma place contre sa peau brûlante et ses lèvres sont sur le point de me confirmer ce sentiment. Je reste con lorsqu’il m’embrasse, je profite de ce nouveau contact et mes yeux ont le réflexe de se fermer pour se concentrer sur les sensations qu’il me procure. Il y met de l’énergie, toute la frustration qu’il a dû éprouver depuis qu’il m’a repéré et j’adore cela. Mes doigts se perdent dans sa chevelure et je me permets, dans l’euphorie du moment, de lui tirer les cheveux pour entrainer sa tête légèrement en arrière. Il est forcé de lever la tête et m’offre un angle de vue appétissant sur sa gorge que j’attaque, tel un vampire, je glisse mes lèvres fiévreuses dans son cou, ma langue remonte le long de ses cordes vocales et s’arrête sur le lobe de son oreille que je mordille. « Tu me rends fou ! » Les mots sont sortis plus vite que prévus, je viens de me confesser, la plus honnête des confessions au monde.
 
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyMar 9 Sep 2014 - 19:47

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Morgan & Lewis


Morgan secoua légèrement la tête. La proposition de Lewis de passer à d’hôtel n’avait rien de charitable à ses yeux, au contraire ça sonnait à ses oreilles comme la menace d’un piège délicieux. S’il y mettait un pied, il n’était pas certain d’en ressortir indemne. Mais le brun était à la fois curieux et téméraire. S’il écoutait les caprices de son esprits, Morgan se jetterait dans la gueules du loup. Il glisserait innocemment une suggestion pour aller à cette fameuse chambre d’hôtel dès maintenant et se jetterait sauvagement sur Lewis dès que celui-ci déverrouillerait la porte.

- C’est bizarre, dans ma tête ça sonne plus comme un piège que comme un geste charitable.

Morgan esquissa un sourire aguicheur tandis que son esprit se mettait à divaguer vers des horizons dangereux. Clairement c’était ce petit ton qu’employait Lewis en l’invitant qui l’attirait bien plus que la simple perspective de dormir dans un lit. Sa voix, son regard, ses gestes infimes, tout semblait fait pour l’attirer, pour le désarmer. Oui, face à Lewis, le brun se sentait petit, jeune, presque vulnérable. Alors il se montrait quelque peu agressif pour ne pas se trahir. Morgan avait rarement été dans un tel état, pour ne pas dire jamais. Il avait l’impression que les derniers mois qu’il avait passé à oublier Lewis le frappaient de plein fouet, comme s’il était destiné à le dévorer du regard et le désirer. Sauf que là, il avait touché le gros lot, il pouvait le toucher, le sentir, et très bientôt l’embrasser. Il avait fait deux en avant en oubliant Lewis, mais il venait tout juste d’en faire dix en arrière. Lewis venait de pulvériser le mur qu’il s’était efforcé de construire. Et tandis que ce dernier fouillait dans son maillot de bain, Morgan perdait pied. Il partait à la dérive et n’essayait même pas de regagner la terre ferme. Pourquoi lutter contre un courant qu’il savait trop fort pour lui ? Son sourire énigmatique ne le quitta pas lorsque Lewis lui demanda une explication au sujet des infinies. On ne le prenait pas toujours au sérieux en vue de son caractère, un peu connaissait réellement le Morgan intello et bon élève. Il n’était pas du genre à étaler sa science, mais son cerveau était plein d’anecdotes et d’informations qu’il avait retenu en les lisant simplement. Si seulement il pouvait en être de même pour ses cours…

- J’aurai adoré te donner un cours de maths, mais je ne crois pas que ce soit le bon moment. Je te laisse cogiter… Et Si tu trouves, disons avant la fin du festival, je ferai tout ce que tu voudras.

Morgan leva les yeux vers Lewis en mordillant sa lèvre. Le sujet n’avait rien de sexy, mais il se plaisait à le rendre un peu plus excitant. Il lui lançait là un petit défi. Le brun, qui aimait jouer, tenait toujours parole lorsqu’il promettait quelque chose, et il était certain que Lewis ne manquait pas d’imagination. Seulement ça il ne le découvrirait que si le chanteur résolvait sa petite devinette.

Morgan se sentait bien avec Lewis. Réellement bien. Il avait l’impression que son sang était en train de bouillir, que son corps pouvait s’enflammer d’une seconde à l’autre, et qui n’était épargné que par la fraicheur des eaux du lac, théâtre de jeux interdits. Ils n’étaient malheureusement pas seuls, et Morgan aurait déjà probablement sauté sur Lewis s’ils s’étaient retrouvés lors d’un bain de minuit, mais là les choses étaient plus délicates. C’était à la fois gênant et excitant. Lui qui voulait crier à s’en abimer les cordes vocales se retrouvait à freiner ses ardeurs. Comment faire alors qu’il sentait l’érection de Lewis contre son bas ventre ? Tout se passa en quelques secondes, pourtant Morgan avait l’impression que la scène avait duré une éternité. Comme dans un rêve, ou un film. Ils étaient les acteurs d’un vaste théâtre et cet acte était le clou de spectacle. Celui qui faisait rêver et fantasmer les spectateurs. Deux hommes qui se cherchaient, l’un testant particulièrement l’autre. Supporterait-il ce côté un peu sauvage ? Morgan n’avait pas contrôler cette pulsion qu’il avait eu en lui mordant la lèvre. Mais Lewis n’avait pas bronché, comme s’il était prêt à supporter ce brin de folie. Tant mieux, car il lui inspirait autant de désir que de violence. Il avait envie de jouer à qui serait le plus fort, qui s’agenouillerait, qui mènerait la danse, qui dominerait leurs ébats. Imaginer Lewis allongé sur le ventre et n’attendant que lui lui donner des frissons d’envie. Il se plaisait à imaginer son dos cambré, ses muscles nerveux contractés et ses petites fesses bronzés. La pression était montée haut dans le ciel et la chute risquait d’être douloureuse. Mais ici, Morgan ne pouvait pas laisser éclater ce trop plein d’énergie qui faisait trembler ses mains. Il ne parvenait pas à trouver ce qui le libèrerait, même embrasser Lewis avec ferveur et passion ne le délivrait pas. Pas assez.

Morgan sentait les doigts de Lewis s’agripper à ses cheveux, et les tirer en arrière. Il résista, un peu, mais finit par abandonner ses lèvres. Contraint de le regarder dans les yeux, le brun sentit ses joues et son regard s’enflammer. Il avait envie de lui dire qu’il pouvait y aller, que les débordements ne lui faisaient pas peur, et qu’il ne devait pas se retenir. Il pouvait bien être violent s’il le désirait, et laisser s’exprimer ce que Morgan ne pouvait exprimer. Qu’il ne sentait rien, qu’il le regrettait parfois, mais que c’était ainsi. Mais il ne dit rien, ça aurait fait trop masochiste. Alors il se contenta de lui offrir sa gorge en fermant les yeux, signe qu’il s’abandonnait tout à lui. Sentir les lèvres de Lewis au creux de son cou était comme le début d’une délivrance. Un soupir lui échappa, incontrôlé mais libérateur. Ses lèvres, sur lesquelles flottaient un sourire, s’entrouvrirent pour laisser s’échapper de légers halètements lorsqu’il sentit sa langue chaude parcourir sa peau. Ses poings se contractèrent une nouvelle fois contre le dos de Lewis, comme pour se raccrocher à quelque chose pour ne pas perdre pied. Son souffle brulant vint caresser sa joue et le brun sentit bien vite les dents de Lewis sur son lobe. Morgan avait l’impression que ses jambes allaient le lâcher. Le chanteur était son seul pilier, son seul soutient. Il se rendit alors compte qu’il attendait bien plus d’une partie de jambes en l’air avec Lewis Graham. Il voulait connaître chaque centimètre carré de sa peau. Continuer à l’embrasser sur l’oreiller, s’endormir avec lui au moins une fois et le contempler dormir au petit matin. Le dessiner en cachette, le surprendre encore et encore. Il voulait que Lewis pense à lui, regrette amèrement de ne pas être venu plus tôt vers lui et tente de se rattraper. Qu’il le cherche des yeux durant son concert et lui adresse un sourire imperceptible. Lui brun ressentit alors un pincement au cœur. Il savait ses désirs utopiques et se mit à paniquer intérieurement. Son corps se tendit, mais il bougea pas, incapable de le repousser pour autant.    

Et puis Lewis prononça cette phrase que Morgan pensait tout bas, comme une confession. Les battements de son cœur accélèrent. Il avait l’impression de fondre sous ces paroles. Sa main gauche vint se poser sur la nuque du chanteur et ses doigts vinrent caresser ses cheveux d’un noir de geai. Le brun ne ressentait aucune victoire sinon un profond soulagement. Ses lèvres vinrent frôler sa mâchoire si bien dessinée et remontèrent jusqu’à son oreille pour y chuchoter deux mots. Deux mots banals qui pourtant faisaient s’emballer son cœur et frissonner tout son corps d’impatience.

- Prouve le…

Cap ou pas cap. Le ton n’était pas aguicheur, c’était plutôt comme une demande, une supplication. Avec une lenteur feinte, Morgan laissa glisser sa main le long du torse de Lewis jusqu’à son maillot pour franchir à son tour cette barrière. Et… Wouha il avait du mal à croire ce qu’il touchait ! Le brun laissa ses doigts se balader le long du membre de Lewis, dressé et sans doute trop à l’étroit. Ses lèvres vinrent se poser délicatement sur son torse qu’elles embrassèrent avec application, chérissant sa peau tiède. Retirant sa main, Morgan se déroba avant que Lewis ne tente quoi que se soit. Ses doigts glissèrent le long de son bras droit et marquèrent une hésitation. Il saisit finalement le poignet de Lewis et tourna des talons après lui avoir jeté un dernier regard fiévreux par-dessus son épaule. Le brun s’enfonça dans l’eau, il voulait s’éloigner du bord, se créer un espace rien qu’à eux. Ses doigts glissèrent petit à petit du poignet de Lewis à sa main qu’il pressa doucement, le cœur battant.            

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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyDim 14 Sep 2014 - 19:18

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Je suis charitable, je ne suis pas un requin. La preuve ? Je lui propose de venir dormir et prendre sa douche s’il en a envie dans ma chambre d’hôtel puisque les loquets des sanitaires ont été endommagés et qu’ils ne seront probablement pas remplacés avant une bonne semaine. Il faudra bien sept ou huit jours aux gérants pour commander le bon nombre de pièces, les recevoir puis les installer, je suis peut-être optimiste en prévoyant une semaine, à ce stade je me dis que ça pourrait très bien être deux semaines. « C’est bizarre, dans ma tête ça sonne plus comme un piège que comme un geste charitable. » Mon sourire s’étire un peu plus encore, je suis finalement un requin, un putain d’animal affamé par la goutte de sang qui vient d’être lancée dans la flotte, j’ai senti son odeur, je l’ai repéré et je lui tourne autour de la manière la moins discrète au monde. J’ai envie qu’il sente le danger, qu’il puisse le voir venir sans pour autant y faire quelque chose, oh oui, je veux qu’il soit impuissant et incapable de se sauver de cette mauvaise passe. Je vais le dévorer tout cru avec une lenteur extrême, je vais prendre le temps de savourer chacune des saveurs qu’il a à m’offrir et ne plus jamais m’en passer. Je suis finalement plus proche de la métaphore du vampire que celle du requin, je vais vider ma proie de son sang en lui en laissant suffisamment pour survivre, je vais offrir à Morgan l’opportunité de se remettre sur pied pour mieux m’attaquer à lui encore et encore. « Un piège ? Tu crois que j’ai prévu quelque chose ? Dis-moi tout ! » Je le défi de me percer à jour avec malice, il n’y a pas grand-chose à dire, je m’imagine déjà le recevoir, lui offrir l’hospitalité et me glisser dans la plus grande des discrétions dans son dos sous cette douche brûlante qui recouvrira sa peau d’un voile des plus sensuels. Je m’appliquerais à parcourir son corps parfait du bout des doigts, à faire mousser le gel au contact brûlant de nos peaux avant de lui mettre le feu, je lui offrirais le plus érotique des massages qu’il aura pu connaitre de sa vie sous une douche, il sera mien pour un moment qui lui semblera être aussi long que l’éternité. Une éternité qui prendra hélas fin beaucoup trop rapidement à mon goût.

Je suis un faible, je ne suis qu’un homme et je ne peux plus résister à toutes ces pulsions. Je l’ai remarqué sans jamais m’autoriser à flancher, je ne lui ai jamais adressé la parole pour me concentrer sur mon album mais à présent je n’ai plus d’excuses, je n’ai plus qu’à prendre ce que je désire comme je l’ai toujours fait dans la vie plus généralement. Je veux le posséder, le rendre accro à moi jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se passer de ma présence pendant plus d’une petite minute. Je suis un monstre égoïste, pourquoi suis-je soudainement si possessif avec Morgan ? Il n’y a rien de prévu dans les prochains jours nous concernant, nous avons tous les deux plongé dans un bassin trop grand pour nous, nous nageons en eaux troubles sans réelles perspectives clairement affichées pour notre futur proche et cette sensation est aussi dévastatrice que divine. Avancer à l’aveugle est assez excitant, rien de ce qu’il va arriver ne peut être réellement prévu, je ne sais pas si nous allons faire l’amour tout de suite, j’ignore si je vais le revoir, je doute de ce que nous voulons l’un de l’autre, je n’ai pas la moindre idée de ce que mon cœur veut me faire comprendre en battant aussi fort dans ma poitrine. Mon sang jaillit dans mes veines comme très peu de fois il ne l’a fait, il fonce droit au but et me fait craindre pendant un instant d’être en plein rêve, pitié qu’on ne me réveille pas, je veux rester ici pour le restant de mes jours, je n’ai plus envie que ça s’arrête, la présence de Morgan me suffit amplement. Je n’arrive plus à me concentrer, je n’ai même plus envie d’essayer et je préfère donc foncer, c’est de toute manière la solution la plus courageuse, j’aime prendre des risques et je n’ai pas peur de glisser ma main sous son caleçon pour m’offrir un échantillon de ce qu’il a à m’offrir. Je ne boude pas mon plaisir, au contraire, ce contact me dévaste, mon corps réagit puissance mille et je ne tarde pas à flirter avec les limites de l’apesanteur là-dessous, mon caleçon est torturé, ses limites apparaissent et je me demande si la pression exercée par mon soldat réveillé et à vif va faire exploser mes barrières vestimentaires également. Je le questionne alors que mes sens sont en ébullition, que mon esprit est ailleurs sur les infinies, sur ce qu’il vient de me dire. « J’aurai adoré te donner un cours de maths, mais je ne crois pas que ce soit le bon moment. Je te laisse cogiter… Et Si tu trouves, disons avant la fin du festival, je ferai tout ce que tu voudras. » Il est horrible, il n’a pas le droit de me faire ça… Bien-sûr que si, il a le droit et il me donne de quoi le mettre au défi si je parviens à trouver la réponse à ma question. Il me regarde d’une manière qui me plait énormément, je me sens toute chose. « J’ai plutôt intérêt à trouver la réponse à cette question alors ! » Si cela signifie que je dois étudier pendant quelques heures, une journée ou plus encore alors je le ferais sans sourciller, je n’ai pas peur des défis et celui-ci en vaut largement la chandelle. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive, je n’ai pas l’habitude de me comporter ainsi avec quelqu’un mais Morgan n’est pas comme les autres… Il a un petit quelque chose en plus, je ne saurais dire quoi mais il me fait me sentir tellement… En danger, j’aime cette sensation et j’ai l’impression qu’à ce petit jeu il pourrait ne pas être le seul à se brûler les ailes, nous sommes peut-être tous les deux en train de perdre pied.

Le point de non-retour a été atteint cette fois-ci, je ne peux plus jouer avec le feu, je me suis brûlé et je m’embrase, je n’ai plus qu’à attendre, qu’à subir cette flamme qui se répand douloureusement sur l’intégralité de mon corps. Il va finir par me faire perdre la tête et j’en demande sadiquement plus. J’aime ce sentiment, je me sens tellement bien à cet instant lorsque nos lèvres se rejoignent pour la première fois, lorsque ses dents s’acharnent à déchirer une petite parcelle de la peau de mes lèvres. J’ai eu un petit pic de douleur mais je n’y prête pas vraiment attention, je m’en sers comme une source inépuisable d’excitation, j’ai ardemment envie de lui et les détails que constituent le cadre, les gens qui se trouvent au bord de l’eau ou encore le fait que nous soyons en public me paraissent à présent tellement secondaires que je me fiche d’être enfermé pour exhibitionnisme, je le veux ici, maintenant sans plus tarder. Je me montre plus violent, peut-être à cause de ce désir foudroyant qui me fait souffrir le martyr, ce n’est que le début, la fin d’un chapitre, nous avons encore beaucoup de kilomètres à parcourir tous les deux, je le sais à présent, j’en suis persuadé et je ferais en sorte d’aller dans ce sens-là même si je dois me battre. Je n’ai pas peur de devoir tout donner pour y parvenir, et tant pis si je dois nager à contrecourant, tant pis si les forces me manquent, j’irais jusqu’au bout quitte à en perdre la raison. Je me sens capable de tout remettre en question pour ses beaux yeux, là, tout de suite sans plus attendre ! Mes lèvres fiévreuses se perdent dans son cou et remontent le long de sa mâchoire, il soupire et me donne la force d’y aller toujours plus fort. Je ne saurais dire si cette confession soudaine qui vient de m’échapper est l’expression de mon inconscient, de tout ce que je suis en train d’éprouver de manière décuplée par sa simple présence, je ne connais pas les origines de mes propres mots mais ce que je sais, en revanche, c’est que je suis sûr de ce que je viens de dire. Je me sens plus léger à présent et ça me fait beaucoup de bien.

« Prouve le… » Sentir ses doigts se perdre dans mes cheveux, son souffle s’écraser avec sensualité contre ma mâchoire, j’ai l’impression d’être en plein marathon et de ne plus pouvoir suivre le rythme, j’ai le souffle coupé, la respiration très irrégulière et je soupire. J’ai envie de lui, je vais le lui prouver, il me met au défi et je vais y répondre de la plus habile des manières. Je suis sur le point de me lancer lorsque Morgan m’arrête net, l’une de ses mains se glisse dans mon caleçon et me fait frissonner. Je relève la tête, me laissant légèrement aller en arrière. Il va me tuer à force, il n’a pas le droit, je me sens tellement impuissant, moi qui pensait avoir atteint mes limite je me sens gagner en ampleur, en rigidité entre ses doigts. Qu’il est difficile de pouvoir faire quelque chose un tel Dieu, je n’ai plus la force de bouger, je suis étouffé par le plaisir, par le désir et il n’y a rien à faire, une seule option. « Hey ! » Je tente de l’arrêter tandis qu’il s’éloigne, je grommelle et le supplie à la fois de ne pas me faire ça, il n’a pas le droit ! Sa main se glisse le long de mon bras et je comprends alors, rassuré, qu’il ne compte pas m’abandonner à un funeste destin, il veut juste gagner en intimité en s’éloignant. Je le suis sagement, mon cœur ne va-t-il jamais arrêter de tambouriner de la sorte ? Je suis à deux doigts de l’évanouissement mais je tiens le choc, l’eau recouvre mon torse, nous continuions d’avancer jusqu’à ce que ma gorge ne se retrouve elle aussi recouverte. Nous sommes suffisamment loin, c’est en tout cas ce que je décide. Mes doigts s’aventurent le long de son bras gauche que je tire en ma direction sans lui laisser d’autres options. Je l’entoure de ma présence musclée, le serrant contre moi jusqu’à ce qu’il soit suffisamment collé à moi pour que mes lèvres puissent retrouver les siennes avec fièvre, la passion me dévore et il est temps de ne plus réfléchir et d’y aller au talent. « Je te veux, tout de suite, maintenant ! » Que je lui susurre entre deux respirations interrompues par le désir. Mes mains empoignent fermement ses fesses bombées et je le soulève avec force, il me dépasse maintenant d’une tête. J’en profite pour que mes lèvres se perdent à nouveau le long de son cou, il a le goût de l’eau salée du lac mais je m’en fiche, il est toujours aussi délicieux. Je le maintiens dans cette position d’une main tandis que l’autre emporte dans sa chute le boxer de bain du jeune garçon que je baisse jusqu’à ce qu’il ne soit plus rattaché à ses jambes. Il est nu et ses fesses flirtent à présent dangereusement avec mon sexe en érection. Je me mordille la lèvre, lui adressant un regard qui veut tout dire. Je lui tends son maillot, il sera bête qu’il le perde dans les courants. Je m’arrête cependant en si bon chemin, ma main exerce une pression sur mon caleçon de bain et je n’ai guère besoin de plus pour libérer le démon qui ronge ses chaines depuis tout à l’heure, je le regarde, j’ai les yeux qui brillent, ce moment m’apparait comme le plus beau de toute ma vie et c’est très étrange. Je n’attends plus que son autorisation, je n’en ai pourtant pas besoin mais je tiens à ce qu’il me l’autorise, je tiens à ce que nous nous embarquions à deux là-dedans.
 
 
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyMer 24 Sep 2014 - 21:23

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Morgan & Lewis


Morgan aimait cette étincelle qui brillait dans le regard de Lewis, tel un foyer ardent. Une belle flamme qui dansait langoureusement depuis quelques minutes, et que le brun avait remarqué quand le jeu avait commencé. Il aimé être regardé ainsi, se sentir désiré et maitre du jeu. Cependant il n’était pas le seul à mener la danse, ils étaient à égalité et chacun avait le pouvoir d’anéantir l’autre. Comme deux aimants, ils semblaient s’être rapprochés d’un commun accord, attirés par une force mystérieuse et intrigante. En se levant ce matin, ils n’étaient que deux inconnus, et quelques heures plus tard ils se cherchaient comme s’ils avaient attendu ce moment toute leur vie. C’était la vérité, Morgan ne connaissait pas grand-chose de Lewis, tout n’avait été que physique au départ. Peut-être que les choses auraient été plus simples s’il s’était rendu compte que Lewis n’était qu’un abruti. Mais ce n’était pas le cas, et il se sentait irrésistiblement attiré.

Puis la lueur c’était transformée en feu dévorant, incandescent. Ce regard ressemblait à s’y méprendre à celui d’un chasseur ayant repéré sa proie. Et Morgan était cette proie. Habituellement il se serait rebellé, serait devenu félin à son tour, mais se battre à qui serait le dominant dans un lac fréquenté n’était pas très discret. Le brun comprit bien vite que peu d’issues étaient envisageables, et la plus probable était celle où Lewis finirait par le dévorer. Mais sans le savoir Lewis avait déjà commencé à le détruire à petit feu et à tourmenter son âme. Il faisait fondre ses barrières et s’évaporer toute pensée cohérente. Lewis Graham était partout. Sa carrure imposante lui semblait sécurisante, son parfum chatouillait ses narines dès qu’un vent léger soufflait dans sa direction et son rire lui donnait inexplicablement le sourire. Lewis était le chasseur qui tentait de le prendre au piège.

- Je suis certain que tout ça fait partie d’un plan machiavélique, et que je ne risque pas d’avoir l’occasion d’utiliser le verrou de ta salle de bain.

Morgan détourna le regard en retenant un sourire incontrôlable tandis que son esprit fantasmait. Prendre une douches dans la salle de bain du chanteur ne le dérangeait pas, pas plus que l’idée que celui-ci se débrouille pour rentrer et se glisser sous le jet d’eau derrière lui. Bien sûr il jouerait les indignés, un peu. Beaucoup. Passionnément. Mais il finirait rapidement par le laisser gagner, ou du moins le lui faire croire, pour mieux se glisser derrière lui et l’emprisonner de ses bras pour ne plus le lâcher, pas avant de l’avoir fait crier son prénom. Et dire qu’une petite demi-heure plus tôt seulement il avait fui Lewis… Il aurait aimé pouvoir dire qu’il était un homme fort, qu’il résistait et refusait de se laisser prendre au piège. Mais il était parfois bon de renoncer à fuir et de se laisser rattraper.

Morgan était satisfait, mais surtout rassuré que cette histoire de se terminerait pas bêtement dans quelques minutes. Tout avait commencé dans le lac et si tout s’y terminait également, alors tout ça aurait vain et totalement inutile. Il ne voulait pas que Lewis tire simplement son coup et se mette ensuite à l’ignorer, encore une fois. De toute façon, s’il osait lui faire un coup pareil, Morgan s’engageait à le lui faire amèrement regretter. Son petit défi était d’ailleurs une excuse pour le revoir, et le brun se plaisait à imaginer l’Apollon se creuser la tête pour lui.

- Effectivement t’as plutôt intérêt à trouver.

Montre-moi que t’es pas qu’une belle gueule Graham. Morgan avait beau se creuser la tête, il ne se souvenait pas avoir rencontré quelqu’un d’aussi sexy que Lewis. Plus il le regardait, et plus il le désirait. Il y avaient ses lèvres roses qui l’aguichaient et appelaient les siennes, son regard de braise qui le faisait se sentir joueur et confiant, ou encore son torse musclé qui invitait à être caressé. L’inspiration ne lui manquait pas, à tel point que Morgan ne savait plus par où commencer. Les baisers de Lewis dans son cou étaient une douce torture qui faisaient frissonner son corps et vibrer son être tout entier. Un nouveau soupir lui échappa, parce qu’il se sentait bien, et parce qu’il était maintenant certain que Lewis serait à lui et rien qu’à lui pendant encore quelques instants. Le chanteur le rendait fou, il le poussait à la folie, l’attirait dans un monde instable, déséquilibré et dénué de raison. C’est pourquoi un simple Toi aussi tu me rends fou n’aurait pas eu sa place en guise réponse. C’était plus que ça. Bien plus que ça, et Morgan ne parvenait pas à mettre des mots dessus. Alors il lui demanda simplement de lui montrer quel était son degré de folie.

Un pas en arrière, un simple geste qui pourtant rassemblait toute sa volonté. Un simple mot de la part de Lewis, une protestation qui provoqua une vague de satisfaction chez Morgan. Le chanteur tenta de l’arrêter, mais il se déroba, se contentant de reculer en le fixant d’un regard insistant, pressant. Ses dents blanches vinrent mordiller sa lèvre inférieure, non plus dans le but d’afficher délibérément un air aguicheur, mais dans un geste mécanique et non contrôlé. Morgan finit pourtant par lui tourner le dos dans l’espoir de calmer les battements de son cœur, mais bien que son regard fixait la petite ile au centre du Lac, son esprit était focalisé sur la main de Lewis dans la sienne, et sur le souvenir de la chaleur de son corps. L’Italien se sentait fiévreux, prêt à accepter cette situation qui le rongerait par la suite. Soudain, il sentit les doigts de Lewis descendre le long de son bras gauche pour le tirer en arrière. Sans aucune résistance, Morgan s’abandonna à lui. Son corps de colla au sien, se faisant pressant et impatient. Se hissant sur la pointe des pieds, l’Italien répondit au baiser passionné de Lewis en posant une main sur sa nuque pour l’attirer un peu plus à lui. Fermant les yeux, il savoura ce qu’il avait tant de fois imaginé, pressant ses lèvres contre celles de l’Apollon qu’il avait si souvent espéré voir lui adresser un mot. Et voilà qu’il lui annonçait sans préambule qu’il le désirait. Ça Morgan le savait déjà, il l’avait deviné depuis quelques minutes. Mais l’entendre avouer à voix haute était bien plus gratifiant. Sa voix suave raisonnait à ses oreilles comme un ronronnement envoutant. Il ne lui donnait pas le choix, c’était franc nets et précis. Dévastateur. Morgan leva les yeux vers ceux du chanteur tandis que ses mains remontaient le long de son torse pour s’arrêter sur ses pectoraux. Les doigts de sa main droite poursuivirent leur exploration en remontant sur sa nuque et Morgan finit par baisser les yeux sur le cou de Lewis qu’il effleura des lèvres de bas en haut, comme s’il se demandait quel était le meilleur endroit à explorer.      

- Je t’attends.

À peine avait-il prononcé ces deux mots qu’il sentit les mains de Lewis se poser sur ses fesses et le soulever. Quelque peu surpris, sa voix s’étrangla dans un cri avant de lâcher un rire léger. Morgan essaya de facilité le tâche de l’Apollon qui lui retirait son maillot, mais il était déconcentré par ses lèvres qui laissaient des traces brulante sa la peau de son cou. L’Italien ferma une nouvelle fois les yeux pour apprécier pleinement, sa main se perdant dans la tignasse brune de Lewis. Ses jambes avaient naturellement pris place autour de ses hanches, si bien qu’il ne savait plus où donner de la tête. Sa bouche faisait des merveilles, mais Morgan sentait également son sexe dressé contre ses fesses, ce qui ne l’aidait pas à garder les idées claires. Il mit un bras dans la jambe de son maillot que Lewis lui tendait, afin d’avoir les mains libres et esquissa un sourire. Sa main gauche se posa sur son épaule pour mieux se tenir, et la droite vint se poser sur la joue du chanteur. Ses yeux ne cessait de faire la navette entre son regard hypnotisant et ses lèvres charnues.

- Trop aimable, souffla Morgan en effleurant ses lèvres, faisant référence au fait qu’il lui tende son maillot.

Un frôlement aguicheur, comme s’il résistait à la tentation de gouter au fruit défendu. Sa main gauche finit par quitter l’épaule de Lewis. Elle descendit le long de son bras, jusqu’à sa main, et l’aida à enfin se débarrasser de son maillot. La dernière barrière qui les séparait venait de tomber. Morgan sentait le regard du chanteur sur lui, brillant de désir, et malgré ça, il ne fit rien de plus, attendant son autorisation. Cela acheva les quelques pensées cohérentes qui lui restaient. Il comprit alors deux choses. Qu’il serait dorénavant accros à Lewis Graham pour une durée indéterminée. Mais surtout que ce dernier détenait maintenant le pouvoir de lui faire du mal.  Morgan hocha presque imperceptiblement la tête et ferma étroitement les paupières avant de plaquer ses lèvres contre celles de Lewis. Son bassin vint improviser de lents mouvements contre celui de Lewis pour manifester une certaine impatience, et surtout pour l’inviter à poursuivre.

- Je te désire, tout de suite, maintenant, murmura Morgan en détachant lentement ses lèvres de celles du chanteur, reprenant les paroles de ce dernier, où presque.  

Sa bouche se promena quelques instants sur la mâchoire de Lewis, jusqu’au lobe de son oreille droite qu’il mordilla doucement. Morgan était bien décidé à découvrir ce qu’il aimait, ce qui le faisait fondre, frissonner, soupirer. Ce qui lui faisait instantanément fermer les yeux pour savourer et ce qui le faisait se tendre de plaisir. Ce qui le faisait bouillir, où encore ce qui le rendait fou.
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyJeu 30 Oct 2014 - 19:16

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Il arrive qu’une force supérieure vous empêche de vous concentrer sur vos pensées, vous avez beau vouloir de toutes vos forces résister à quelque chose vous n’y arrivez tout simplement pas. Morgan n’est pas l’homme le plus beau de la terre, il n’a pas le charisme le plus incroyable qui existe mais il est parfait quand même. Je pèse mes mots lorsque je parle de perfection car c’est vraiment ce qu’il semble être, une copie améliorée de tout ce qui m’a toujours fait fantasmer. Un cocktail savamment dosé d’éléments qui font de lui un Dieu vivant que j’ai envie de capturer pour en faire ma possession, j’en deviendrais presque sauvage et hystérique et il n’y a vraiment rien que je puisse faire contre cela. Dans la tentation je ne suis qu’un être humain, faible et habité par des démons qui ressortent à son contact. Des démons qui méritent d’être exploités, ce n’est pas le genre de monstres qui quittent votre placard pour vous faire sortir, pour vous rappeler vos erreurs. Non, c’est plutôt un feu qui détruit tout sur son passage et qui vous laisse sans protection, prêt à vous faire ensevelir par tout ce que vous n’oseriez pas faire en temps normal par pudeur, timidité ou non-sens. Il est déjà rare que je m’impose des limites mais les dernières barrières qui pouvaient réellement se tenir fièrement entre Morgan et moi se sont toutes dissipées pour laisser place à la version la plus épurée de ma personnalité, il n’y a que moi, pas d’artifices, juste ce que je suis réellement. Il n’est pas question de Lewis Graham, la nouvelle pop-star masculine qui est bien partie pour s’imposer dans les charts quelques années au moins, il n’est pas non plus question du mec confiant qui se donne un genre en séduisant. Il n’y a que l’homme que je suis lorsque les caméras s’éteignent, la sincérité émane de mon corps, de mes mots, de ma voix et il n’y a rien que je puisse faire pour lui résister. Je l’ai repéré il y a un moment, j’ai bien remarqué qu’il me désirait, qu’il m’observait mais ça ne m’a jamais plus emballé que cela, je l’ai pourtant ressenti, cette impulsion électrique est née d’un échange furtif de regards qui ne date pas d’hier.

Je ne sais plus où donner de la tête, je suis aveuglé par la passion qui me dévore et ces pulsions plus coquines les unes que les autres qui me submergent et m’étouffent. Je n’ai plus l’impression d’avoir le contrôle dans mon corps, il réagit tout seul et prends ses propres décisions. A quoi bon résister ? J’aurais pu me plonger corps et âmes dans cette énigme qu’il m’a lancé pour trouver une réponse rapidement et lui prouver que je ne suis pas juste un physique, qu’il y en a dans ma caboche mais je suis bien trop obsédé par ce que j’ai sous les yeux. Il me fait de l’œil, il m’aguiche plus ou moins volontairement et je ne sens pas l’âme d’un combattant, je ne veux pas me battre contre l’évidence. Je veux lui faire l’amour, je désire plus que tout cette union et pas uniquement parce que ne pas parvenir à aller jusqu’au bout avec lui aujourd’hui me frustrerait. Non, parce que je sais au fond de moi que ça marquera le début d’un lien unique et tellement plus intéressant que ce que nous partageons actuellement. Nous sommes en pleine écriture du premier chapitre d’une histoire que nous pourrons coucher sur papier dans au moins un millier de pages, j’ai l’ambition et l’envie, le désir et les moyens de le séduire et de m’imposer à lui. Mais pourquoi ? Pourquoi suis-je fou de lui alors que nous ne nous connaissions quasiment pas jusqu’à cet après-midi ? Il a un charme naturel, une prestance qui me laisse sur le cul si bien que j’ai longuement douté de ma capacité à prendre le dessus sur lui. Finalement j’y suis parvenu, je l’ai dompté, canalisé pour qu’il puisse m’appartenir un bref instant. J’ignore ce qu’il va se passer ensuite mais c’est ce qui est excitant, nous sommes en danger constant ici, quelqu’un pourrait nous surprendre, il va falloir être discret et ne pas se laisser embrasés par le plaisir et par-dessus-tout… Nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il arrivera une fois que nous aurons cédés à nos pulsions. Il faudra faire preuve d’imagination, d’une certaine nonchalance pour se retrouver et je compte bien le faire venir dans ma chambre, je ne pourrais pas me contenter d’un entrevu de lui, je le veux en intégralité et j’ai la patience d’un lion qui se hisserait dans les hautes herbes, prêt à bondir lorsque sa victime s’y attendra le moins. C’est la clé de la séduction, c’est la force de ceux qui parviennent à conquérir le monde et je partage la même ambition qu’eux excepté que je n’imagine que la conquête de ce garçon à la personnalité formidablement savoureuse et appréciable.

« Je te désire, tout de suite, maintenant. » J’ai le corps en feu, plus rien ne pourra m’arrêter, pas même l’apocalypse. Plus rien ne se passe autour de nous, je n’entends plus rien, je ne vois plus rien si ce n’est cette parfaite créature qui m’appartient pour les prochaines minutes. Il me veut, son corps me rappelle à quel point lui aussi partage ce moment exceptionnel. Nous le sentons, il n’y a plus de doute, il se passe quelque chose d’unique, d’exceptionnel entre nous, ce n’est pas juste un coup comme ça, il y a bien plus derrière tout cela et même si je ne comprends pas ce que c’est j’ai hâte, je suis impatient de découvrir ce qu’il en sera après lui avoir fait l’amour. Pour l’heure je perds la tête, ses baisers me font frissonner, il torture ma peau avec ses douces lippes qui s’aventurent le long du lobe de mon oreille qu’il mordille m’arrachant un grognement très animal, je ne résiste pas à ce genre d’attentions. Non, les caresses érotiques, le lobe de mon oreille… Ce sont le genre de choses qui m’affaiblissent et me font céder à mon désir, qui me font partir sur les chapeaux de roue et c’est d’ailleurs ce que je compte faire maintenant. J’attrape mon caleçon que j’enroule autour de mon bras et me concentre à nouveau sur ses lèvres, il me regarde et j’ai l’impression pendant un instant que le ciel est notre seule limite, rien ne nous empêchera de nous abandonner l’un à l’autre. Ma main longe sa peau recouverte par l’eau, je découvre avec appétit sa chute de reins que je caresse tendrement jusqu’à ce que je me retrouve au niveau de ses fesses. « Tu es prêt ? » Il n’y aura plus de retour en arrière et je veux qu’il le comprenne, qu’il soit sûr de vouloir m’offrir la plus belle des récompenses et paradoxalement la pire des punitions. Une fois que j’aurais goûté à sa peau je ne pourrais plus m’en passer, je ne pourrais tout simplement plus me débarrasser du souvenir de ce moment, de l’envie de recommencer encore et encore jusqu’à ce que je n’ai plus les forces suffisantes que cela me procurera. Mes doigts guident mon sexe plus tendu que jamais jusqu’à cette partie de son corps faite pour que nous puissions entrer en communion, je m’y heurte avec violence et m’y insère lentement, dans la douceur sans pour autant bouder mon plaisir. Il me faut un certain temps pour trouver ma place contre sa peau diablement tendue, mon pénis se fraie un chemin en lui et c’est avec un plaisir dévorant. Je gémis, pour la première fois je perds intégralement le contrôle et mes lèvres s’abattent le long de son bras pour contenir le plaisir qui m’étouffe, me submerge. Je suis à l’aise, comme chez moi contre sa chair que je sollicite à chaque mouvement de bassin, les sensations sont exquises, orgasmiques.

 
 
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyLun 10 Nov 2014 - 22:17

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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyDim 23 Nov 2014 - 18:44

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Je ne suis pas obsédé par Morgan depuis des mois et des mois mais je pense très sincèrement que je viens de signer mon propre arrêt de mort en m’abandonnant dans ses bras de cette manière. Comment parvenir à lui résister alors qu’il a le profil parfait, une forte personnalité et un caractère qui laisse l’impression de ne jamais être à l’abri. Oh et puis que dire de son corps divin et de ses yeux à se damner ? Il n’est pas juste une passade, Morgane ne vient pas de décrocher le rôle de parfait petit coup d’un soir bien sage qui me servira le temps de quelques mouvements de bassin. Il me prend aux tripes je le sens à l’intérieur de moi, il ne s’agit peut-être que d’une impression mais j’ai le sentiment que lui et moi ça ne fait que commencer. Que va-t-il se passer ensuite ? Très bonne question à laquelle je suis incapable de répondre. Il faut dire que je ne cherche pas non plus à trouver les éléments qui me permettront d’y voir plus clair. Tout vient à point qui sait attendre et je suis de toute manière bien trop occupé à savourer ce que ce Dieu vivant a à m’offrir maintenant. On ne commence pas un roman par le dernier chapitre, on verra bien ce qu’il se passera ensuite mais je suis convaincu qu’en débutant cette dangereuse partie de jambes en l’air en plein milieu du lac nous avons lancé quelque chose que nous ne parviendrons pas à maitriser malgré tous nos efforts. La bête a été relâchée, il ne nous reste plus qu’à attendre de voir quelles en seront les conséquences pour mieux pouvoir composer avec.

Ce moment je me l’imagine secrètement depuis tout à l’heure et il est temps de traverser la frontière pour ne plus seulement concevoir l’action, l’heure est à la pratique et j’ai du mal à contenir cette boule d’excitation qui m’étouffe. Sa peau est délicieuse, je le sais depuis le début, mais j’étais loin d’imaginer que cette communion des plus érotiques me mettrait dans un tel état. En temps normal il me faut un certain temps pour me mettre dans l’action, pour m’abandonner mais il m’aurait suffi de m’imposer en lui avec douceur pour me sentir perdre pied. La sensation est exquise… Non, que dis-je, c’est bien plus qu’une simple sensation, c’est tellement plus que cela. Pourquoi devons-nous être discrets déjà ? Ah oui, à cause de tous les gens qui se trouvent autour de nous, ceux qui profitent du lac en toute chasteté alors que de notre côté nous avons choisi de nous abandonner à nos pulsions les plus primaires. Je suis dévasté mais j’en demande encore, ce n’est pas suffisamment le bordel en moi, j’en veux plus encore et je compte bien aller jusqu’au bout. Il gémit, ne semble pas avoir de mal à se faire à ma présence au plus profond de son être, je décide donc de passer à la vitesse supérieur.

Qu’il est difficile de ne rien dire, de paraitre neutre alors qu’une explosion est en train d’avoir lieu en vous. Le plaisir m’étouffe, il me fait complètement perdre les pédales et je crains de ne plus parvenir à être discret. Tant pis, je me moque d’être percé à jour, je ne parviens plus à réfléchir, je ne pense qu’à Morgan, à ses yeux qui me supplient de ne pas le ménager et à mon pénis plus que jamais stimulé par les vas et viens plus rapides et maitrisés entre ses lobes fessiers. Il me tire les cheveux et je me sens grommeler de plaisir, ses lèvres partent à la conquête des miennes juste à temps pour me faire taire et je peux vous assurer que je me délecte de cet échange des plus sensuels. C’est comme si nous avions attendu tous les deux pendant une éternité d’avoir l’occasion de nous embrasser, une certaine délivrance s’échappe de ce geste qui me donne l’impression d’être immortel… Il me donne des ailes et j’irais plus loin encore, je dépasserais les limites pour ses beaux yeux, pour l’entendre gémir encore un peu, pour ressentir la chaleur, le désir et l’amour... Je me sens aimé, désiré comme jamais, est-ce une putain d’impression liée à l’acte sexuel, une illusion qui me porte ou une réalité ? Un sentiment bizarre me pousse à glisser l’une de mes mains contre mon cœur qui bat comme un fou dans ma poitrine. « Lewis, » Il susurre mon nom et me donne l’illusion d’avoir été heurté de plein fouet par une cartouche de fusil, mon corps tout entier frémi et j’en profite pour offrir à ma langue une petite excursion le long de ses lèvres. « Embrasse-moi ! » L’excitation est à son paroxysme et c’est à la fois agréable et traitre, je n’ai pas envie de penser à autre chose, je ne suis pas concentré sur mes performances, je veux juste lui faire l’amour et le pousser à l’orgasme. Je veux qu’il m’accompagne au septième ciel et je ne reculerais devant rien pour y parvenir. Mes coups de bassins se montrent plus violents, plus profonds et déjà je sens le moment fatidique se profiler, ma respiration est sans arrêt entrecoupée de gémissements… Peut-on appeler ça un gémissement ? Grognement animal ne serait-il pas un terme plus approprié ? « Oh… Oh mon dieu ! » Mes mains se resserrent sur ses fesses tandis que mon corps tout entier se raidi sous les spasmes libérateurs qui m’emmènent tout droit au Paradis.


 
 
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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyDim 7 Déc 2014 - 21:33

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MessageSujet: Re: TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan   TOUCH ME 'TIL I CAN GET MY SATISFACTION + Morgan EmptyMar 9 Déc 2014 - 22:50

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Son corps me raconte une histoire, elle est unique, bouleversante. Il ne s’agit pas là uniquement d’un acte sexuel isolé, encore moins d’une pulsion dévastatrice dont l’embrasement ne durera pas plus longtemps qu’un feu de paille. Je peux ressentir toute l’étendue de son désir dans ses mouvements, dans la manière dont ses cuisses m’encerclent et rencontrent mon corps nerveusement. Cette frénésie me ronge, elle me fait quitter ce monde, perdre de vue tout ce qui compose notre existence pour m’envoler tout doit vers une autre dimension. Suis-je en plein milieu d’un rêve ? Suis-je en train de sombrer dans la plus éreintante des utopies ? Est-ce bien réel ? Tout irait probablement pour le mieux si ses yeux plongés dans les miens, me suppliant de leur apporter la plus sensuelle des danses en accentuant mes efforts, ne me faisaient pas comprendre qu’il ne s’agissait là de rien de plus qu’une délivrance, le fruit d’un long moment… Des semaines, peut-être des mois de dur labeur. Est-ce finalement de quoi il s’agit ? Ne serais-je pas en train de lui offrir tout ce dont il a toujours rêvé ? Lui aurais-je ouvert les portes du pays des merveilles ? J’aimerais être à la hauteur de ce challenge car je la ressens moi aussi. Je ressens cette tension palpable, cette envie irréversible de lui faire l’amour encore et encore, de le combler chaque seconde un peu plus de bonheur. L’ivresse ne me fait pas peur, je ne crains pas l’excès. Je ne suis pas effrayé par le défi que représente la conquête éternelle de son corps, de son âme car nulle récompense ne pourra autant m’apaiser que celle de l’odeur de sa peau contre ma peau, que le goût de ses lèvres et de son corps fiévreux.

Je ne possède plus la moindre notion, le temps continue-t-il de s’écouler ? Des gens sont-ils sur le point de nous surprendre en s’aventurant un peu trop loin dans les profondeurs de ce lac ? Et la planète… Continue-t-elle de tourner autour du soleil ? Je ne parviens plus à réfléchir, pas même à faire preuve d’un peu de logique, je ne suis attiré que par une seule et unique chose. Morgan et je peux vous assurer que toute mon attention lui est dédiée. Je suis comme hypnotisé, affamé sans jamais être parvenu jusqu’à maintenant à venir à bout de ce besoin incessant de le serrer contre moi, de sentir ses lèvres se heurter aux miennes langoureusement… Ne parlons même pas des râles qu’il pousse lorsque je m’amuse à le torturer avec ce membre qui atteste de mon appartenance à la catégorie des hommes avec un h minuscule. Je ne parviens plus à maintenir un rythme régulier, j’accélère tantôt dans des moments d’excitation et parfois je perds en vitesse pour me concentrer sur une intensité bien plus romantique et lente, tendre et langoureuse. Ce qui est certain c’est que je ne vais plus tarder à m’abandonner à lui, je peux le sentir en moi, mon corps approche du point de non-retour et les spasmes qui poussent mes muscles à se raidir et à me donner l’impression d’être paralysé ne vont pas me contredire. Peut-être aurais-je dû me concentrer davantage pour avoir le temps de voir réellement venir le moment tant attendu de la jouissance, je ne l’aurais pas pris en traitre en relâchant la pression ici, confortablement ancré au plus profond de son être. Ce fut cependant agréable, libérateur et le long gémissement que j’ai poussé ne pourra que l’avoir conforté là-dedans. Je ne suis d’ailleurs pas très pressé de l’abandonner, je me sens bien ici, en lui. Quelques coups de bassins viennent encore combler les silences et les lèvres de Morgan m’aident à étouffer d’ultimes râles de plaisir, elles me rendent complètement barge ses douces lippes, une drogue bonne pour la santé, pour changer. « Wouha… Je passe à l’hôtel quand tu veux. » Je pouffe de rire contre ses lèvres, les chérissant une énième fois, mes doigts se montrent moins fougueux contre ses lobes fessiers, je relâche peu à peu la pression, brisant cette union des plus uniques. « N’hésite pas ! On devrait peut-être se rhabiller non ? » L’heure où les familles s’aventurent le plus dans le coin vient de sonner, nous allons bientôt être des centaines ici et je ne tiens pas à faire la une de la presse à scandale pour ce genre de moments qui n’appartiennent qu’à nous. « Je vais te laisser, j’ai subitement des tas de paroles à coucher sur papier ! » Un sourire malicieux se dessine sur mes lèvres, mes mains glissent le long de mes jambes immergées d’eau pour renfiler mon maillot de bain qui me parait toujours aussi serré. « N’oublie pas de venir chercher ton pass VIP pour la soirée de fermeture ! » Et sans en dire plus je lui dérobe un dernier baiser, sait-on jamais, l’abandonnant sur place, plus rêveur et inspiré que jamais… Je dirais même que j’ai des étoiles dans les yeux. Pourvu qu’il vienne à mon hôtel… Pourvu que cette histoire ne fasse que commencer !

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