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 call it what you want (lysander)

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MessageSujet: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyLun 20 Oct 2014 - 15:01

Alice Collins
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Je suis une fille à potins. Je l'ai toujours été, dès lors que je suis entrée à l'école, connaissant à peine mes tables de multiplications, je passais déjà mon temps à aller chercher les ragots ici et là. Et cela n'a fait qu'empirer avec les années, vous vous doutez bien. Il y a deux types de ragots, ceux que l'on cherche à tout prix pour s'en servir comme d'une arme contre ceux que l'on déteste, et les ragots encore plus importants, ceux qui concernent nos proches, ceux dont évidemment, nous avons envie de tout savoir. En tout cas c'est ainsi que je vois les choses.

Ce matin, j'ai eu un cours de théâtre et cet après-midi, un cours d'histoire de l'art. C'est sans surprise que je sors de l'amphithéâtre avec deux gros livres dans les bras, un dictionnaire et un manuel sur l'histoire du cinéma. Les deux amies avec lesquelles j'ai suivi le cours me proposent d'aller bosser à la bibliothèque pendant une petite heure, j'accepte volontiers. Nous longeons l'un des nombreux couloirs du bâtiment et mes yeux admirent le soleil déjà bas dans le ciel quand ils ne sont pas sur Isabel et Caitlin. Et soudain, c'est encore autre chose qui attire mon regard, ou plutôt quelqu'un : Lysander. Aussitôt, je repense à notre discussion par SMS, mais aussi et surtout à cette scène dans le restaurant à Coachella. Lui et cet homme, plus vieux... Je les ai vus de mes yeux, c'était étrange, mais j'en ai ensuite ré-entendu parler, ce qui était d'autant plus étrange à en écouter le contenu des rumeurs. Bref, je ne peux pas le laisser disparaître sans lui avoir adressé deux mots. Sans parler du fait que ça fait longtemps que je n'ai pas passé du temps avec lui. « Il y a mon cousin là-bas, faut que j'aille le voir. Je vous dis à demain les filles ! » Et je me dirige vers le concerné après avoir salué d'un signe de main mes amies. « Lys ! » Un sourire vient étirer mes lèvres, ce même sourire qu'il a toujours connu, chaque fois que je le voyais. Ce n'est un secret personne, ma famille et plus particulièrement mon frère et mes cousins, sont les personnes les plus importantes à mes yeux dans cette ville. Je me rapproche donc de lui et lui ouvre mes bras malgré ce qu'ils portent. « Je suis contente de te croiser. Tu avais prévu de rentrer ? » Demandé-je, tout contre lui.


Avec une insupportable vanité, elle s'était imaginé pouvoir sonder le cœur de tout le monde. Les évènements avaient montré qu'elle s'était complètement trompée. Austen
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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyVen 24 Oct 2014 - 23:54

Lysander E. Foster
Lysander E. Foster
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Lysander portait sa housse à guitare sur l’épaule, son sac à dos dans son autre main. Il sortait tout juste du cours de musicologie. En cette dernière année de master, les théories se compliquaient de plus en plus tandis que les cours d’économie devenaient de plus en plus pratiques. Ainsi la musicologie était toujours une échappatoire à ces journées éreintantes intellectuellement. Ce cours reliait la musique à leur audience, l’appréhension et la réception d’une mélodie face à un public et c’était un aspect de sa passion sur laquelle il s’était toujours concentrée. Il avait parfois l’impression de l’avoir perdue, c’est pourquoi il se sentait soulagé de voir que les rares fois où il acquiesçait avec le professeur c’était lors des cours de musicologie. La rentrée avait été violente et productive. Les professeurs proclamaient déjà leurs exigences en vue du diplôme de fin d’année et Lys croulait déjà sous les devoirs. Bien entendu la fin de la journée laissait entrevoir détente et surtout oubli. L’oubli était le principal objectif du jumeau Foster ces dernières semaines, le seul but pour lequel il se levait chaque matin et se couchait chaque soir, le plus tard possible. Il parcourait les couloirs de l’université à grandes enjambées à la recherche de quelqu’un, d’un ami ou même de son frère, qui saurait l’embarquer vers d’autres aventures. Frénétiquement, il passait sa main tantôt dans ses cheveux presque lisses, tantôt sur sa barbe désormais bien présente. Il avait comme le besoin de se rappeler qu’il était bien là, bien lui-même alors qu’intérieurement il n’était que brouillard et chaos.

Le jeune homme s’apprêtait à sortir dans le parc qui bordait le campus quand il entendit une voix féminine crier son nom. Aussitôt il fit volte-face en quête de la responsable de cette voix divine avant de croiser le visage angélique de sa cousine. Qui aurait pu avoir une si belle voix, une si belle aura qu’une membre de la famille Foster ? Son visage fatigué fut illuminé d’un sourire soulagé et sincère. Depuis leur dernière discussions par textos, ils n’avaient trouvé le temps de se voir mais aujourd’hui semblait être le jour parfait. Alice, sauve-moi de mes pensées. Il s’approcha d’elle rapidement avant de la prendre soudain dans ses bras. Il la décolla du sol dans une étreinte, bien que la soulever ne fut pas aussi facile que si Lukah l’avait fait. « Alice. » Il se réfugia dans son parfum fruité, dans son énergie communicative. « T’es trop belle. » S’exclama-t-il en prenant soin de l’étudier du regard. Il avait presque ignoré sa question à laquelle il s’empressa de répondre par la suite. « Non, moi rentrer à 18 heures ? » Il leva les yeux au ciel comme la diva qui ne méritait pas de rejoindre la solitude si tôt dans la journée. Il allait raconter sa vie, il allait encore être le Lysander que tout le monde connaissait. Mais soudain, l’angoisse l’étrangla et il se ravisa. Ses traits devinrent plus austères, presque plus réservés. Il n’avait plus envie d’exprimer ses émotions, elles étaient trop acérées et amères pour ne pas s’échapper de sa bouche sans lui écorcher les lèvres. « Et toi, elle est passée où ta horde de copines ? » Il fit mine de les chercher en vain avant de passer son bras autour de son cou. Il commença à marcher sans attendre sa réaction. « On va boire un verre. C'est moi qui offre, j'ai eu une avance sur mon album pas sorti. » Ironie mon amour. « Dis-moi que tu m'as vu sur scène à Coachella. »


TWIN.       PETER.

if you can just stop loving him then you never really loved him at all; love doesn't work that way. if you ever truly love someone, then it never goes aways. there are all different sorts of love. it can even become hate and, really, hate is just another kind of caring. hate is only a form a love that hasn't found a way to express itself logically. ~ byendlesslove.
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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyDim 26 Oct 2014 - 14:14

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Mes pieds décollent du sol avant même que je n'aie le temps de lui dire combien je suis heureuse de le retrouver dans ce couloir. C'est un rire incontrôlé qu'il m'arrache au lieu de cela, néanmoins il ne l'a pas volé, pas lui. Et ce compliment qu'il m'adresse, c'est la cerise sur le gâteau. Je lui offre le plus beau de mes sourires et hausse les épaules, complètement flattée et ravie. « Et toi le plus gentil des cousins. Mais ne le dis pas à Lukah. » Parce que je serais capable de dire exactement la même chose à son frère, celui à la personnalité pourtant si différente, mais ô combien complémentaire de Lysander. Les jumeaux ont toujours représenté une unité à la fois déconcertante et attendrissante au fil des années, cela ne change pas malgré les écarts qui, parfois, se creusent. « Non, tu dois d'abord faire le tour de tes groupies pour renflouer ton ego, j'avais oublié. » Répondé-je avec malice en détaillant avec intérêt les traits de son visage. Quelle que soit l'émotion qui le transperce, Lysander possède toujours ce petit quelque chose qui le rend si charismatique, si distingué. A sa question, mon nez se retrousse et j'affiche une petite grimace désolée. « Il faut croire qu'elles avaient mieux à faire que de venir contempler ta magnifique chevelure. » Rieuse, je finis tout de même par avouer. « Non, en réalité j'avais envie d'être seule avec toi. Ça m'aurait emmerdée que tu aies encore une fois plus de succès que moi. » Espiègle, je me laisse entraîner par mon cousin dans le couloir, sans plus faire attention à quiconque si ce n'est lui. Il me reparle de Coachella, de ce fameux concert final auquel je n'ai pas assisté. Cousine et amie indigne que je suis... Il faudra vraiment que j'aille me repentir pour cet acte, c'est ça ? Affichant une petite moue dramatique, je réponds. « Non j'étais rentrée à Los Angeles. Bon sang, quelle punition tu vas encore m'infliger ? J'ai toujours été une cousine martyre, j'ai l'habitude ! » J'exagère un peu. Soit.


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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyLun 10 Nov 2014 - 20:17

Lysander E. Foster
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Le jumeau Foster aimait la compagnie d’Alice. Elle est un vent de fraicheur, un tourbillon d’honnêteté et d’attention. Elle était un peu la sœur qu’il n’avait jamais eue, ce reflet féminin qui portait le don de l’alléger dès qu’elle était dans les parages. Maintes fois, il s’était confié à elle plutôt qu’à Lukah comme si son double représentait sa propre honte, ses propres craintes, le jugement implacable qu’il redoutait de recevoir. Alice était une oreille efficace, véritable mélange de curiosité et de bonté. Comme le Messie, elle survenait quand il en avait le plus besoin. Et elle savait lui susurrer les mots qui l’enveloppaient de ce cocon chaleureux. « Il le sait malgré tout le pauvre. » S’exclama-t-il sur un ton faussement désolé. Elle avait beau plaisanter, Lys espérait toujours secrètement d’être le préféré des deux à défaut d’être le plus exemplaire. Alors qu’elle l’interrogeait sur sa présence, elle décidait finalement d’exposer sa propre hypothèse. Il la préférait largement à la réalité mais il devait se rendre à l’évidence. « Ils m’ont pas épargné pour ma dernière année ici. Je trime comme un fou. » Cette fois-ci, c’était sérieux. A défaut d’être riche, malgré son arrogance, malgré sa suffisance, il avait toujours travaillé dur à l’université de Los Angeles. D’abord pour garder le droit d’y rester, puis pour maximiser ses chances de réussir. En se montrant irréprochable académiquement et musicalement, on ne pourrait plus rien lui refuser, une fois le sésame obtenu. Lys n’hésita pas à lui retourner la question, bien conscient qu’Alice était rarement seule. Populaire, appréciée, ça il n’avait pas de mal à le croire. Il la toisa d’un œil suspicieux quand elle mentionna sa chevelure, bien plus lisse qu’autrefois. Elle n’imaginait pas à quel point ce détail était important. « Y’a pas de compétition chez les Follins, que du swag. » Il l’entraina gentiment dehors en direction d’un coffee branché au coin de la rue. Ce dernier avait flairé le bon filon en se postant à la sortie bénie de l’UCLA. Alors qu’il s’était empressé de recueillir ses impressions quant à son unique prestation à Coachella, Alice lui avoua son absence. « Pas possible ! Je compte plus les culottes qu’on m’a jetées. » A vrai dire, il était légèrement déçu qu’elle n’ait pas pu venir le supporter, sans parler de l’arrestation de son frère en pleine chanson... « Ta punition sera un karaoké la semaine prochaine. Tu seras ivre et tu chanteras des chansons non anglophones. Et tu tourneras dans mon premier clip vidéo. » Autrement dit, la honte préméditée. Il cala un baiser brutal sur sa tempe avant de lui ouvrir la porte du café. Tandis qu'il retirait son manteau de cuir, il continua son inlassable blabla. « Hormis ta grave erreur, t'as passé un bon été ? »


TWIN.       PETER.

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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyVen 14 Nov 2014 - 20:29

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Je suis avec Lysander comme je le serais avec mes frères, complètement détendue, chaleureuse, moqueuse, libre et franche. Alors, vous me direz que j'ai tendance à être ainsi avec tout le monde et je vous répondrai que c'est vrai, seulement on le sait tous que notre naturel est davantage palpable avec les nôtres, ceux de notre famille. Lysander me rappelle combien il travaille dur cette année et je n'en suis pas du tout étonnée. A leur manière les Foster ont toujours été sérieux et déterminés, en tout cas dans ce pour quoi ils se passionnent. Et sur ce point-là, je me suis toujours retrouvée en eux. Pour nos intérêts et nos passions, on se bat toujours et on déteste l'échec. « C'est la dernière ligne droite comme on dit. Tiens bon, dans quelques mois tu pourras vivre la vie de débauche dont tu rêves tant. » En digne artiste qu'il est... Un sourire malin étire mes lèvres quand je croise son regard. Nos deux familles, cette grande famille, une entité dont je ne pourrais absolument pas me passer et pourtant... Pourtant ça n'a pas été facile tous les jours d'être la seule fille - ou presque, en cherchant bien - avec tous ces frères et cousins autour de moi. Quand je lui avoue a voix haute mon absence à sa représentation, la sentence de Lysander ne tarda pas à tomber. Je le regarde et j'éclate de rire, m'imaginant effectivement dans ce clip et dans ces conditions. « Tant que tu ne choisis pas l'allemand ou le chinois ou le japonais ou le russe ou... Bon, en fait je pourrai m'en sortir si tu prends la macarena. » C'est donc aujourd'hui que je dois regretter ne pas avoir fait des études multilingues ? J'aurais dû écouter ma mère qui me demandait de faire quelque chose de plus "sérieux" que la danse ou le théâtre. Satané cousin. « Par contre je veux bien tourner dans ton premier clip, je suis sûre qu'il sera bien... quand il sortira enfin. » Semi-amusée, je lui adresse un petit clin d'oeil avant de devoir subir son affection débordante, un bisou devant tout le monde, comme si j'étais une fillette de dix ans que l'on ramenait chez elle. Non bon, je déconne, en vrai j'aime ça et il doit le savoir depuis le temps. Ensemble, nous nous dirigeons vers une petite table où chaise et banquette se font face. Bien sûr, je choisis la banquette. « Oui, j'ai passé un bon été, rempli de fêtes, de moments avec les amis, de musique, de sensations fortes. Enfin, tu t'en doutes bien ! Je mets toujours une priorité à m'éclater pendant les vacances. » Haussant les épaules, je regarde sur la petite carte qui se trouve sur la table ce que je pourrais commander en boisson ou petite gourmandise. Puis, mon regard se relève sur Lysander. « Mais ce soir, chose extraordinaire, je n'ai pas tant envie de parler de moi. Plutôt de toi et de ton été. Raconte-moi tout. J'ai bien dit tout. » Est-ce suffisamment clair ou dois-je encore préciser ?


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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptySam 20 Déc 2014 - 0:25

Lysander E. Foster
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Dès qu’il posait les yeux sur Alice, Lysander était épris d’un amour profond. Chaque fois qu’il lui parlait, qu’il passait du temps à ses côtés, il restait persuadé que si toutefois on lui accordait le droit de devenir une femme, il serait quelqu’un comme Alice. Elle représentait la femme parfaite selon lui, l’incarnation de toutes les valeurs qu’il prônait – avec plus de modestie que lui toutefois. Tandis qu’ils se dirigeaient tous deux vers un coin où profiter un peu d’intimité entre cousin et cousine, ils discutaient de banalités mais qui restaient importants pour Lys. « Comment tu sais que je rêve de débauche ? Je rêve surtout de gloire et je la sens, elle arrive. » Avait-il conclu d’un air convaincu, nonchalant comme s’il était confiant en son avenir. Pourtant rien n’était plus incertain qu’en ce moment même. Il remettait en cause jusqu’à sa propre identité, le personnage auquel il avait cru durant toute sa vie. Passer du temps avec elle l’ancrait encore dans la réalité et c’était apaisant, guérisseur. « Depuis quand tu parles aussi bien espagnol ? Tu m’as caché des spring break ? » En référence à la macarena mais aussi aux célèbres spring breaks qui pour la plupart se déroulaient à l’inoubliable Cancún. Nul doute qu’elle avait passé elle-même des soirées délirantes là-bas. Il avait besoin de palper cette complicité inébranlable, cette confiance aveugle qu’il ne partageait avec son frère. « Au moins tu m’assureras quelques millions de vue. » Il lui adressa un sourire sincère pour souligner ce compliment complètement franc. Enfin, ils avaient fini par se réfugier au café d’en face dans l’intention de parler rumeurs, secrets, confidences. Lys espérait secrètement qu’elle ait des choses à raconter – elle avait toujours de quoi parler d’habitude – parce qu’il était hors de questions que des confessions ne sortent de sa bouche. Elles étaient trop destructrices, trop choquantes pour qu’il ne risque pas de perdre l’admiration qu’il pouvait parfois lire dans le regard de sa cousine adorée. En attendant la serveuse qui était déjà occupée à servir des cafés, il l’interrogea sur son été. Ce mot était encore sur toutes les langues même si les cours avaient déjà recommencé, comme une réminiscence d’un temps lointain. L’étudiant jeta un coup d’œil sur le menu bien qu’il savait déjà ce qu’il allait commander. Il avait toujours faim de tout mais particulièrement de gourmandises. Puis elle laissa entendre qu’elle comptait lui tirer les vers du nez et tout de suite, Lys afficha une moue vexée. « Genre, il t’arrive toujours des trucs de malade. » Il n’eut pas le temps d’ajouter plus qu’une petite blonde vint, un petit carnet en main. Ce fut un café bien noir et un muffin aux pépites de chocolat en hommage à son pays natal. Il attendit patiemment que toute oreille indiscrète ne soit éloignée avant d’ajouter, une main dans ses cheveux : « Il s’est pas passé grand-chose tu sais. Je suis allé à Coachella tout frais payés. Tu sais quand même que tous les matins à l’hôtel ils t’apportent une coupe de champagne. Au cas où tu deviendras aussi connu que Kravitz. » Des images vinrent parasiter sa mémoire mais il les chassait aussitôt. « Sinon avec Lukah on a fêté nos anniversaire dans une des tentes à thème du festival. Je suis désolé si t’es passée mais y’avait tellement de monde, même des ploucs qu’on connaissait pas. » Jamais elles ne disparaissaient. « Et y’a eu enfin ce concert avec les Mad Minds et Joshua. En gros j’ai passé mon été à crever de chaud dans mes jeans et dans mes boucles mais sinon c’était sympa. » Il lui offrit un grand sourire, semblable à une mimique, pour bien lui faire comprendre que tout avait été parfait... Presque parfait.


TWIN.       PETER.

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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyJeu 25 Déc 2014 - 19:49

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« J'étais surtout une élève très assidue en cours d'espagnol... Tu crois quoi ?! C'est pas parce que je n'aimais pas les langues que j'étais une cancre en cours ! » Bon, en fait si, j'étais assez mauvaise. Et en plus, je chahutais pendant le cours avec mes camarades. D'autant plus en espagnol mais que voulez-vous, cette langue résonne avec la fiesta, la joie et tout un tas de choses conviviales. Rien que la prononciation est amusante ! Ce n'est pas tant étonnant que peu d'élèves réussissent à prendre ces cours et leurs professeurs au sérieux, si vous voulez mon avis... Bref, non, aucun spring break. En tout cas pas dans la fameuse ville mexicaine, mais ça serait à faire tiens. « C'est ça, des millions de vues. Il ne suffit pas d'être Lysander Foster et de chanter dans un clip pour attirer les jeunes groupies, il leur faut aussi une fille contre laquelle s'énerver et qu'elles pourront jalouser à mort, tu vois ? Histoire de rendre le tout plus réel, plus concret. D'ailleurs on omettra de préciser que je suis ta cousine pour éviter toute confusion, tu veux. » Dis-je avec une assurance remarquable qu'il me connait très bien. Parce que c'est tout tracé dans ma tête, et qu'il ne manque plus qu'à me donner le décor pour que je danse autant qu'il le souhaite. Ah, si seulement cela pouvait être aussi simple.

Nous entrons donc dans le café, nous installons dans un coin tranquille et reprenons aussitôt la conversation, puisqu'entre nous cela ne s'arrête jamais vraiment. Toujours un mot, un sourire ou un geste pour garder le contact, pour ne rien briser. Chose impensable entre nous, d'ailleurs. Lys cherche à savoir ce qu'il s'est passé durant mon été mais moi je veux des renseignements sur le sien car j'ai des souvenirs mystérieux en tête qui méritent éclaircissement. Etant donné qu'ils sont un peu... étranges, j'attends qu'il m'en parle, éventuellement. Mais cela peine à tomber sur le tapis. En effet, il me parle de sa semi célébrité à Coachella, de son anniversaire, du concert qu'il a tenu avec Josh, mais rien qui ne mentionne un trentenaire ou quarantenaire dont j'ignorerais l'existence. Non, rien du tout. Pourtant je suis certaine de ce que j'ai vu, absolument certaine. Comme je n'ai pas l'habitude de passer par quatre chemins quand j'ai quelque chose en tête, je laisse presque sans réponse tout ce qu'il vient de me raconter. « Je vois. » Oui, rien que ça, puis un mince sourire en coin, tandis que mes yeux ne se délogent pas des siens. « Et t'as fait des rencontres sinon ? Enfin j'veux dire, hormis toutes ces filles qui auraient pu craquer et tomber folles amoureuses de toi et de ta musique... Il y a peut-être eu d'autres rencontres intéressantes, non ? » Le truc, c'est que Lys me connait trop bien. Il va me cerner et comprendre que j'ai quelque chose derrière la tête. Ce n'est pas pour me gêner, après tout je n'attends qu'une chose, qu'il en vienne à me parler de cet homme contre lequel je l'ai vu s'énerver à ce restaurant près de Coachella, comme si... comme s'il le connaissait trop bien, lui aussi.


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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyDim 4 Jan 2015 - 11:42

Lysander E. Foster
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Alice avait toujours les bons plans. Que ce soit pour les soirées les plus cotées, les gens à connaitre, les magasins à visiter, les castings les plus accessibles... Chaque fois qu’il lui parlait, Lysander confirmait sa réputation de ‘mine à trésors’. Pour ce cousin débordant d’affection de toute façon, elle restait une perle mais si elle trouvait encore des moyens d’améliorer son quotidien que demander de plus ? Il fallait l’avouer non : omettre de dire qu’Alice faisait partie de sa famille alors qu’elle susciterait les pires jalousies dans un éventuel clip-vidéo relevait du génie. Ca attirait les médias, les interrogations, ça titillait les fans et ainsi ça engrangeait des vues. Parfois, il hésitait à lui demander pourquoi elle n’avait pas choisi un cursus en communication ou marketing. Les compétences qu’on essayait d’apprendre aux élèves pendant de longues années universitaires, Miss Collins les possédait déjà de façon innée. Essayez de résister à ses yeux doux et à son argumentation infaillible, elle finissait toujours par vous tirer les vers du nez. C’était bien ce qu’il redoutait quand elle fouina à propos de son été. Elle ne posait jamais des questions anodines ou du moins involontairement elle tapait toujours dans le mille. Possédait-elle aussi des dons de voyance ? Lys regrettait que ses gourmandises ne soient pas arrivées plus tôt sur la table, il aurait profité de ce muffin appétissant pour échapper à son regard d’aigle. Le jeune homme clamait toujours ne rien craindre, tout affronter de face. Pourtant, elle était en train de jouer dangereusement avec le cadenas d’un coffre qu’il souhaitait laisser fermé, verrouillé à double tour pour la santé de tout le monde. La sienne en particulier.

La réponse de sa cousine à son récit n’était pas du tout satisfaisante. Elle trahissait tout un processus mental, une machination qu’elle était en train de fomenter. Qu’avait-elle vu ? Il manqua de s’étrangler de surprise quand la serveuse revint avec leur commande. Dieu soit béni d’avoir inventé la nourriture pour dévier l’esprit et le café pour y plonger la tête. Comme affamé, Lys se jeta sur la pâtisserie. Les yeux perçants typiques des Collins – sa mère avait les mêmes, d’ailleurs il en avait hérité – ne quittaient pas son visage. Mâchant bruyamment pour essayer de couvrir les paroles incisives d’Alice, il jurait silencieusement à Dieu qu’il se repentirait si toutefois elle n’avait rien vu de compromettant, si toutefois elle n’avait pas percé son honteux secret. Des rencontres. Le jumeau avala de travers et s’étouffa une dizaine de secondes. Ses joues rougirent, ses yeux furent humidifiés à cause de l’étranglement. Il avait beau être un acteur hors pair, mentir aux personnes qui le connaissaient le mieux était impossible. « Je dois entretenir mon célibat si je veux gagner quelques fans en plus. » De toute façon, il était bel et bien célibataire. Libre comme l’air. Alors pourquoi se sentait-il si emprisonné ? Pourquoi son esprit le châtiait chaque fois qu’il songeait à une nouvelle conquête pour oublier celle de Coachella, désastreusement parfaite ? Lys but une gorgée de son café, encore trop chaud, pour essayer d’apaiser sa gorge encore contractée. Ses doigts trituraient ses boucles à la recherche d’une parade. « Non. Elles sont toutes pareilles. C’est lassant d’être si insipides. Y’en a pas une comme toi. J’aime quand on me résiste... » Feindre le désintérêt. Ca semblait plutôt pas mal. Il lui offrit un sourire de connivence. « Pourquoi t'en as une à me présenter ? »


TWIN.       PETER.

if you can just stop loving him then you never really loved him at all; love doesn't work that way. if you ever truly love someone, then it never goes aways. there are all different sorts of love. it can even become hate and, really, hate is just another kind of caring. hate is only a form a love that hasn't found a way to express itself logically. ~ byendlesslove.
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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyVen 9 Jan 2015 - 3:26

Alice Collins
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L'intuition, peut-être. Il paraît que les femmes ont une sacrément bonne. Alors je me demande intérieurement s'il s'agit de ça, concernant Lysander. S'il me cache quelque chose, cette entrevue ou plutôt ce repas avec cet homme. Pourquoi plus j'y pense, plus je me mets à peaufiner ce scénario qui a déjà pris naissance quelques semaines auparavant dans ma tête ? Ce n'est pas que l'intuition … Ce que j'ai vu, ces expressions, ces gestes, ces regards … Non, ce n'est pas que l'intuition. Néanmoins Lysander ne semble pas prêt à m'avouer quoi que ce soit à ce sujet, ce qui me déçoit un peu d'ailleurs. Ce n'est pas comme si on ne s'était pas raconté une tonne de secrets depuis qu'on est gamins. Bref, je le regarde s'empiffrer de sa pâtisserie avec une gourmandise qui ne me laisse pas de marbre. Des sourires viennent orner le coin de mes lèvres tandis qu'il comble le silence avec quelques propos peu révélateurs, au fond. Qui ne me surprennent pas venant de sa bouche, tout du moins, mais ce n'est pas ce que je veux entendre. Je crois dur comme fer qu'il cherche à me cacher quelque chose. Il n'y a qu'à voir son attitude, il est embarrassé alors qu'il n'y a pas lieu d'être. On ne me la fait pas à moi, monsieur Foster. « C'est normal que tu n'en trouves pas deux comme moi étant donné qu'il n'y en a pas d'autre. Je suis unique, tu te souviens ? » Réponde-je en haussant les épaules, un brin rieuse. Bien sûr qu'il s'en souvient. Son ego a toujours compris le mien, au fil des années. Ca fait toujours du bien d'avoir quelqu'un qui nous comprend et qui ne nous considère pas seulement comme un grand égocentrique … Enfin, là n'est pas ma préoccupation du moment. Je laisse volontairement le silence plomber l'atmosphère pendant plusieurs secondes avant de nous en sortir, sadiquement. « Oh, je pourrais en avoir, plus d'une. Tu ne laisses pas insensible. » Parce que mes amies sont les premières à me demander de qui il s'agit quand elles me voient avec, ou alors s'il est célibataire, ou … Tout un tas d'autres choses plus ou moins futiles, de véritables filles quoi. Au bout d'un nouveau moment pesant, pendant lequel mon regard ne s'est pas décroché du sien, je reprends. « Bon, je vais poser les cartes sur table, mon cher Lys. »Mes mains viennent se poser sur la table parallèlement à ce que je dis. J'adopte un ton plutôt sérieux mais qui reste décontracté, certainement pas réprobateur ni méchant. Jamais avec lui. Et surtout pas pour ça. « Tu me connais, je suis connue pour ma franchise. C'est pourquoi je ne vais pas tourner autour du pot. Je t'ai vu avec un homme un soir, au restaurant, à Coachella. Vous étiez en train de vous disputer … Pas une dispute anodine, mes yeux s'en souviennent. » Mes yeux le scrutent, bien malheureusement pour lui qui n'a d'autre choix que d'affronter ma curiosité. « J'aimerais savoir qui c'était. Parce que cela semblait évident que vous vous connaissiez bien. Et je suis ton Alice, ta confidente, celle à qui tu peux tout dire. »


Avec une insupportable vanité, elle s'était imaginé pouvoir sonder le cœur de tout le monde. Les évènements avaient montré qu'elle s'était complètement trompée. Austen
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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyDim 18 Jan 2015 - 23:02

Lysander E. Foster
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Pour une fois, Lysander avait envie de disparaitre. Craquer la coquille enrobée de gomina et de cuir et ne plus devenir qu’un fantôme dans cette ville. Los Angeles se souciait toujours des histoires qui détruisaient une image plutôt que de la construire. Dans les grandes métropoles américaines, on aimait les réussites mais on leur préférait l’échec. On célébrait les mariages mais davantage les divorces. On aimait le bonheur seulement quand il était sujet à conflit. L’étudiant était persuadé que son autre cousine anglaise restée à Liverpool n’aurait jamais cherché la petite bête concernant ses relations tumultueuses – en même temps il suffisait d’abord un sujet en dessous de la ceinture pour qu’elle ne rougisse et ne se cache derrière ses cheveux roux pourtant sublimes. Alice était l’incarnation de la jeune femme américaine qui assumait tout, n’avait peur de rien et surtout ne craignait pas de mettre les mains dans la boue du moment qu’elle en sortait quelque chose d’exploitable. Ca pour sûr elle était unique en son genre et parfois, Lys se surprenait à se dire qu’elle aurait été bien moins insupportable si elle avait été sa petite amie plutôt que sa tendre cousine. En plus de la complicité, elle détenait les liens familiaux sacrés. La fourbe, elle avait tout prévu. Les yeux bleus en l’air, un sourire amusé sur sa bouche qui mâchonnait sans relâche son morceau de brioche, il la laissait parler. « Prépare une liste, je l’étudierai. » Lâcha-t-il d’un ton désinvolte et plein de vanité. Tous les deux savaient qu’ils s’empresseraient de leur trouver chacune un défaut irrémédiable et incompatible avec son illustre personnalité. Quand Alice annonça qu’elle posait cartes sur table, lui reposa sa tasse devant eux. Les yeux de Lys s’éteignirent légèrement tandis qu’il regardait les mains féminines de la jeune femme. Ses traits se tirèrent à son tour tant il sentait la lame de Damoclès peser doucement sur ses épaules. Il posa son menton dans le creux de sa main, essayant de prendre déjà du recul. Ca faisait 18 années qu’il essayait de prendre du recul mais jusqu’ici l’exercice avait échoué. Il se sentait déjà replonger dans les profondeurs fielleuses, la voix d’Alice faisant écho à des souvenirs corrosifs. La dernière phrase d’Alice frappa son cœur de sincérité tandis que désormais la détresse avait envahi son âme derrière ses prunelles Fosteriennes. Saurait-elle lire en lui ? Elle visait toujours juste. Parfois davantage que Lukah, aveuglé par la gémellité et les espoirs qu’il fondait en son frère. « C’était rien. » Que ça sonnait faux. Lys se recula dans sa chaise puis laissa ses doigts se perdre dans sa tignasse. « Un critique que j’ai fait changé d’avis avec ma musique. On s’entend pas trop mal, il m’a payé Coachella, j’allais pas refuser. » Autant passer pour un mec cupide, c’était mieux. « Il ne me comprend juste pas comme vous. Comme toi. Il doit penser que je suis qu’un petit con pourri gâté qui estime que tout lui est dû. » C’était pourtant Lys qui était dû à Peter, cédant lamentablement pour une nuit qu’il se persuadait de regretter depuis. « Je lui ai fait croire que j'étais quelqu'un que je ne suis pas. Faut croire que le naturel revient au galop. » Il posa sa main gauche sur celle de sa cousine, ressentant le besoin de créer un contact affectif. Parce que Dieu sait combien il se sentait seul et étranger aux autres et surtout à lui-même depuis cet été. « Je suis stupide hein ? » Alors Lys se mit à rire pour mieux faire passer la pilule de cette horrible vérité. Oh oui il avait envie de pleurer.


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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyJeu 22 Jan 2015 - 21:45

Alice Collins
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Lysander ne peut plus faire diversion. Le sujet est unique, posé au centre de la table et je fais en sorte de le regarder avec suffisamment d'intensité pour qu'il comprenne qu'il n'y aura pas d'échappatoire. De toute façon, que risque-t-il avec moi ? Certes j'ai toujours été une fille à ragots, mais j'ai mes limites dès lors qu'il s'agit de mes proches et de ceux qui comptent réellement pour moi. Ça, Lysander le sait. Il sait qu'il peut tout me dire que pour lui, comme pour son frère ou mes propres frères, je sais conserver des secrets. Et si vous voulez tout savoir, je sens vraiment que derrière cette engueulade au restaurant de Coachella, il y avait quelque chose de pas net. Forcément, vous me direz, deux hommes se disputant bec et ongles au beau milieu d'une salle remplie de personnes apaisées, ça trahit de façon évidente un élément qui cloche. Alors, il y a mon intuition – alliée à mon imagination – qui s'invente tout un scénario original et surprenant avec au centre de celui-ci deux protagonistes bien trop captivés l'un par l'autre, et ma raison de l'autre côté qui me rappelle à l'ordre ; peut-être ne s'agit-il, comme le prétend Lys, que d'une mise au point professionnelle un peu trop tendue. Pourquoi ai-je tant de mal à croire ses mots ? A me fier au ton de sa voix presque indifférent ? Trop indifférent. Cette soit disant incompréhension de la part de cet homme qu'il me mentionne, même elle mériterait un peu plus de sérieux, si tant est qu'il ait réellement s'agit de ça. J'en doute. Et cela doit se voir, à ma tête que je sens se pencher sur la droite et mes sourcils qui se froncent sans pour autant que je ne quitte son regard. « T'es le dernier des stupides alors. » Juste pour dire qu'il ne l'est pas, en réalité, mais nous avons là un tout autre problème qui me préoccupe bien plus. « Il t'a payé le séjour à Coachella, vous vous entendez pas trop mal, mais vous vous disputez comme un vieux couple au restaurant parce qu'il te considère comme un petit con capricieux ? » Quoi ? Ca sonne étrange, c'est tout. Je me permets juste une parenthèse au passage. « Cela dit, c'est vrai que tu es doué pour faire le petit con pourri gâté parfois. » Mais c'est juste ma franchise, mon espièglerie, rien de méchant et rien qu'il ne doive retenir surtout. Retrouvant mon air sérieux, je poursuis en allant poser mon autre main sur la sienne. « Le simple fait que tu me dises “c'était rien” me prouve que tu me caches quelque chose. Tu ne me dis jamais “c'était rien”, tu t'énerves plutôt en me racontant pourquoi il y a eu telle ou telle dispute. » Tu vois où je veux en venir, Lys ? Je te connais. « T'es pas obligé de me dire la vérité, mais avoue au moins que mon raisonnement n'est pas mauvais. Ce critique, j'ai vu son regard sur toi, ce n'était pas n'importe quel regard. » C'était un regard qui comptait. Lysander comptait pour lui.


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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyMar 24 Fév 2015 - 0:04

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Alice, la désarmante, sortait les armes. Les plus efficaces des attaques contre l’artiste étaient bel et bien l’attention affectueuse, le sérieux des grandes confidences. Là où Lys pouvait établir sa confiance, il la dédiait à tout jamais. Quand on en était indigne, il s’en vengerait avec véhémence jusqu’à la fin de ses jours. Lys donnait mais il était bien incapable de reprendre. Encore aujourd’hui, sa cousine se trouvait être parfaite gardienne de cette complicité, de ce partage qu’il ne pourrait jamais redouter. Même aujourd’hui, quand elle ouvrait grand les grilles qu’il avait tenu à garder fermées, il savait qu’elle ne l’utiliserait jamais contre lui. Elle ne se retournerait jamais contre ce lien fort bien au-delà de la généalogie de leurs noms. Pourtant, c’était la première fois que le jumeau Foster tenait à ce secret. C’était l’une des rares fois où il ne se livrait pas sans concession. Et c’était bel et bien son silence qui trahissait la gravité des événements. Lui qui était toujours touché, perturbé de quelque façon que ce soit par toutes les étapes d’une vie, il avait trouvé là un tel trouble qu’il se trouvait bouche bée dès que le temps était venu d’en parler. Dès qu’il fallut formuler son état d’esprit, trouver les bons mots, même sa spontanéité ne réussit pas à retranscrire la torpeur oppressante dans laquelle il s’était refugié depuis Coachella. Il gardait fermement ces souvenirs emprisonnés, ne les autorisant pas à faire plus de dégâts qu’ils n’avaient déjà commis. Si jamais ils venaient à être révélés au grand jour, quels dommages collatéraux pourraient-ils commettre ? Ils pourraient anéantir toute l’existence qu’il s’était construit sur une terre sur laquelle il n’était pas né, sur un campus sur lequel il avait forgé son présent et parié son avenir. Mais Alice se montra rassurante. Une fois de plus, elle effritait toutes les barrières pour mieux les reconstruire de ses propres mains. Ces dernières enveloppèrent ses doigts froids et calleux à cause de la guitare. Il esquissait un faible sourire quand elle lui rappelait combien il était en effet un gamin pourri gâté qui avait réussi à se spoiler tout seul sa personnalité à cause de l’orgueil et de l’ambition dévorante. Il sentit ses yeux bleus, quasiment identiques aux siens, le sonder tandis qu’elle éclatait peu à peu la carapace émaillée de son bouleversement psychique. Il s’infiltrait dans les fissures, il dégoulinait de pathétisme, de honte. Il noyait ses repères, un par un, redessinant les contours d’une identité qu’il reniait. Et Lys savait que plus il se taisait, plus elle saurait qu’elle avait raison. Il aurait tant voulu qu’elle eut raison quand elle lui dit que Peter ne le regardait pas comme tous les autres, qu’il posait un œil différent sur lui. « Pourquoi t’es pas une cousine complètement stupide ? » Préféra-t-il plaisanter pour avouer à demi-mot son exactitude. Il laissa sa paume tiède réchauffer ses phalanges qu’il mourrait d’envie d’envoyer valser contre un mur parfois. Souvent. Tout le temps. Puis alors Lys choisit d’en parler sous couvert, de changer les faits, de ne pas s’impliquer totalement. « Tu sais j’ai un peu l’impression d’être sa pute. Tu sais le pantin qu’on emmène ci et là quand on se sent seul et qu’on prend soin de cacher quand des perspectives plus intéressantes se présentent. » Il leva les yeux au ciel comme s’il réfléchissait avant d’ajouter, vaniteux : « D’habitude c’est moi le marionnettiste. Je crois que c’est ça. Je n’aime pas ne pas maitriser. » Peter le contrôlait tellement, influençait ses pensées, ses gestes et tout récemment provoquait des effets fous sur son propre corps. Lys se sentait sale et impuissant. « Le mec il a presque quarante ans. Il a plus de femme, il voit presque plus sa gamine. Je crois que j’ai été trop gentil de l’inviter à mon concert. Depuis je sais pas ce qu’il pense. » Ne me force pas à le dire. Comprends, Alice.


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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyJeu 26 Fév 2015 - 20:23

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Cela lui aurait fait trop plaisir que je sois complètement stupide, cela lui aurait aussi arrangé ou facilité les choses. Ne pas avoir à creuser dans son propre vécu, ne pas avoir à en souffrir pour satisfaire les curiosités d'autrui. Je ne suis pas n'importe qui, cela dit, et si je cherche autant à lui faire cracher sa vérité, ce n'est pas anodin, dans le simple but de l'ennuyer. Bien sûr, cela passe par ça, inévitablement, mais Lysander et moi, ça a toujours été bien plus profond. Il fait partie de ces personnes dont j'ai besoin pour me soutenir au quotidien et j'estime qu'en ce jour, lui aussi a besoin de moi. On ne peut pas garder ces choses-là indéfiniment pour soi, je le sais par expérience.

“Ton père n'aurait pas aimé, tu sais.” Qu'elle m'avait répondu. Maman plaçait toujours notre père avant n'importe qui, n'importe quoi. Il avait beau n'être plus de ce monde depuis plusieurs années déjà, ses avis restaient nos premiers juges, malgré tout. “George aurait préféré que tu fasses quelque chose de plus sérieux.” “C'était le disque préféré de votre père … C'est désormais le mien, aussi.” Lui toujours, avant le reste. Et papa ne comprenait pas que l'on puisse aimer quelqu'un du même sexe, apparemment. Il faisait partie de ceux qui considéraient cela comme contre nature, comme … un défaut, quelque part. Un simple défaut. Pauvres hommes, pauvres femmes, qui vivent avec ces défauts.  Alors mon père ne m'aura jamais vue au bras d'une femme, à la regarder comme si elle était la plus belle des choses de cette Terre. Tant pis. Ou tant mieux. Je ne saurais jamais. J'aurais aimé en discuter avec lui, et avoir sa réponse, tout comme j'avais le besoin d'en parler à ma mère. Et plus que d'en parler, le dire à mes frères, prétendre que je me fichais de leur opinion. Mais libérer ça, c'était important. Exister, tout simplement et à part entière. Tout le monde devait savoir que j'aimais les femmes autant que les hommes. Il le fallait ou une partie de moi serait morte bien avant d'avoir vu réellement le jour.

Lysander me révèle à demi-mot que cet homme a sa place dans son cœur. Et même s'il a du mal à exprimer tout cela, je sens malgré tout son soulagement de se libérer de ça. Ce n'est pas toujours bon de trop bien connaître les gens mais dans cette situation, je crois que cela nous aide énormément. Mes yeux sont posés sur lui et je l'écoute attentivement, ma paume soutenant mon visage. Il pourrait être heureux ; il ne l'est pas. Je ne cautionne pas cette attitude qu'il me décrit, celle de ce critique. Bien sûr je serai toujours du côté de Lysander. Que ce soit raisonnable ou non, je le serai toujours, c'est quelque chose dont je suis certaine et qui est aussi valable pour son frère et mes propres frères. La famille sacrée, à en perdre la raison, vous voyez de quoi je parle. A la fin, j'abaisse mon regard vers ses mains plus bas, collées à cette tasse de café réchauffante. Et je soupire un peu, comprenant que leur relation est malgré tout à un stade déjà avancé. Cela se sent à la façon dont il en parle. « Ce qu'il pense ? Lysander Foster se soucie de ce que les autres pensent de lui, maintenant ? » Demandé-je alors, en lui offrant un sourire significatif de mes propres pensées. Ma question n'en est pas vraiment une, ou en tout cas, j'ai déjà la réponse. « Ça doit être sacrément sulfureux entre vous. Je t'imagine très mal être maîtrisé par quelqu'un, d'autant plus s'il ne s'avoue pas gay. » Et voilà, le mot est sorti. Pour cet homme, comme pour lui, même si je ne l'ai pas dit clairement. Je retrouve son regard, à peine embarrassée par ce que je viens de dire. De toute façon autant appeler les choses par leur nom, ce n'est plus une tare d'être gay et je ne pèse jamais mes mots avec Lys. Je l'ai toujours connu en tant que séducteur hors paire, attrapant les filles par quelques simples regards, sourires ou notes de musique, ça a toujours été facile pour lui. Désormais, son monde doit être chamboulé. En fait, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Mon intuition est aux aguets comme jamais, là. Me redressant sur ma chaise, je prends une inspiration avant de poursuivre, avec sérieux. « Ne te laisse pas traiter comme ça. J'veux pas que tu finisses détruit par une relation infernale. » Que je dis, vraiment concernée et, sans doute, un peu comme une mère pourrait le faire. Je m'en fiche, j’enchaîne. « Cet homme doit s'assumer et toi aussi, avant même de parler de sentiments. On sait tous comment ça se termine, ces histoires où les gens se voilent la face. En un tas de feuilles mortes et déchirées. » Je hausse l'épaule, bois une gorgée de ma boisson et termine par un simple « Qui est au courant, pour toi ? »
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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptySam 28 Mar 2015 - 22:56

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A découvert, Lysander se trouvait dans l’incapacité de mentir à nouveau. L’ultime solution était de se braquer mais était-il en mesure de refuser toute aide venant de sa propre cousine ? Etait-il suffisamment idiot pour nier en bloc ce qu’il avait cherché en elle ? Parce qu’il le savait, Alice représentait la lumière au bout du tunnel, les confessions dénués de toute dimension de jugement. Il ne se trouvait pas prisonnier du confessionnal, là où seraient recueillis puis manipulés ses récits interdits. Il n’était pas là pour chercher l’absolution, ni pour s’entendre dire qu’il était pardonné pour ses péchés. Lys ne souhaitait jamais être excusé de ses actes, il préférait encore être rongé par les regrets. Les regrets et les remords entretenaient un caractère, forgeaient une histoire. Un humain n’en était pas un sans ses erreurs, ses atouts couplés à ses faiblesses. Lui qui avait revendiqué jusqu’ici tous ces défauts, assumé ses caprices insupportables, ne s’était juste pas attendu à devoir faire face à un aspect si énigmatique et pourtant déjà si ancré dans sa personnalité. C’était comme si c’était déjà en lui depuis des décennies et qu’on avait attendu qu’il soit le plus vulnérable pour lui asséner le coup fatal. Lui qui se pensait si grand se savait désormais si fragile. Plus son récit se poursuivait, plus Alice déterrait d’elle-même les non-dits. Plus il reculait, plus elle continuait d’avancer. C’était un équilibre agaçant qui sans cesse s’établissait entre eux. Lys aimait avoir le dessus mais avec sa cousine, c’eut toujours été une relation d’égal à égal qu’il n’avait jamais pu déséquilibrer. Il savait que s’il mettait le coup droit, elle mettrait le revers. S’il attaquait, elle se défendrait. Et la balle finirait toujours au centre. A quoi bon ? « Lysander Foster n’est peut-être pas la diva internationale qu’il aurait cru être. » Chuchota-t-il comme s’il s’agissait d’un secret. Mais il avait toujours su que le regard des autres l’importait. Sinon à quoi bon se montrer, s’imposer, gonfler le torse chaque fois qu’il côtoyait la société ? Pourquoi s’entourait-il toujours que ce soit d’amis ou d’ennemis sinon pour garder l’attention sur lui et ainsi pouvoir juger de sa propre personne ? « Tu crois qu’il est gay ? » S’exclama-t-il presque innocemment alors que la réponse était évidente. Et il refusait d’être acoquiné avec un homosexuel, lui le séducteur de ses dames. Le mot ne sortait pas, le mot était encore brouillé et la vérité avec lui.

« Je suis souvent brisé mais jamais détruit, Alice. » Riposta-t-il, convaincu en ce qu’il venait de dire. En effet, Lys n’avait pas le culot de dire qu’il n’avait pas souffert maintes fois et pour cause, c’était l’un des moteurs de sa vie. Il avait souvent pleuré, hurlé, menacé. Mais il se relevait toujours plus fort, du moins c’était ce qu’il croyait. Ainsi, Peter ne serait pas celui à avoir sa peau. Il n’était pas décidé à se laisser faire par ce quadragénaire aux yeux océan, au corps rassurant et aux mains expertes. Il n’était pas prêt à abandonner son âme à un homme comme il l’avait fait avec son corps. A cette pensée, son échine frissonna d’horreur. Il se dégoûtait. Il devait y remédier et s’il avait autorisé Alice à savoir les contours de l’histoire, c’était pour mieux l’aider à redevenir celui qu’il voulait être. « Je ne me voile pas la face, j’en veux pas de ça. » Il ne voulait pas de cette relation où il était le soumis, l’esclave des deux désirs conjugués. Quand il tenait tête à Peter, c’était pour mieux revenir ensuite la queue entre les jambes. Depuis quand Lysander cédait ? Non, elle n’avait pas compris. « Personne. Surtout pas Lukah. Personne. » Il s’avança sur sa table pour être l’unique centre d’attention de sa cousine. « Alice, je veux pas qu’on soit au courant. Je veux continuer à être le Lys qu’on connait. Celui qui fait tomber tes copines. » Malgré le ton de sa voix déterminé, ses yeux marins laissaient comprendre combien il était désespéré de tirer un trait sur cette expérience effrayante dont sa stature seule ne serait pas capable d'endurer les assauts.


TWIN.       PETER.

if you can just stop loving him then you never really loved him at all; love doesn't work that way. if you ever truly love someone, then it never goes aways. there are all different sorts of love. it can even become hate and, really, hate is just another kind of caring. hate is only a form a love that hasn't found a way to express itself logically. ~ byendlesslove.
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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyDim 5 Avr 2015 - 19:09

Alice Collins
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Diva internationale ou non aux yeux des autres, cela m'importe peu présentement. Pourtant, je souris malgré tout à cette remarque chuchotée qu'il ne semble assumer qu'à moitié. Les divas passent toutes pour des fortes têtes qui n'en font justement qu'à leur tête, mais qui serait assez stupide pour croire qu'elles n'ont aucune faiblesse ? Les tabloids sont là pour nous le rappeler jour après jour, faisant passer cela sous des aspects malheureusement fort ridicules mais c'est bien de ça dont il s'agit. On l'oublie juste au prix d'images souvent salées et surtout salement dévoilées. Bref. Lysander reste avant tout mon cousin, celui dont j'accepte tous les doutes et toutes les peurs sans trop juger. « Déconne pas. » Que je lache avec une grimace quand il se surprend à poser l'étiquette “gay” sur le front de cet homme. C'est l'évidence et il le sait, il le vit même. « Vous n'auriez pas cette relation tortueuse encore aujourd'hui s'il ne l'était pas. » Et ce presque quarantenaire serait déjà loin, aussi loin que possible afin de se défaire de cette fausse étiquette, si tel était le cas. La fierté des hommes n'est plus un mythe, elle est légendaire. Lysander le premier connait la terrible chose.

Mais il ne démord pas, ne se débarrasse pas si facilement de ce triste et fade voile qui lui sauve la mise. Ce mensonge qu'il se fait à lui-même et au monde entier. Il est comme je m'attendais qu'il soit. Supérieur, prétentieux aussi... Comme si ce qu'il appelle “ça” pouvait l'emmener droit en enfer, comme si ça allait même l'empêcher de réaliser ses rêves. Il oublie ce que le monde entier sait, qu'il peut être bien plus fort que ça. Le visage de Lukah, à la fois si ressemblant et si différent à mes yeux de celui de Lysander, m’apparaît à l'esprit et j'imagine son regard puissant porté sur son frère. Cette dynamique qui n'appartient qu'à eux m'a toujours impressionnée au fil des années et pourtant, il n'y a rien de plus sensible, de plus délicat qu'une relation de jumeaux. J'en ai eu conscience très vite en les voyant toujours s'équilibrer l'un et l'autre avec ce qu'on aurait pu croire être une facilité mais qui, pourtant, doit être quelque fois cher payé. Lysander ne doit pas tant se méprendre sur un point, Lukah n'accueillerait sans doute pas la nouvelle avec les bras ouverts mais qu'est-ce que le choc de la surprise quand on considère tout le temps que l'on a ensuite pour digérer et vivre avec ? Leur lien est plus fort que tout, bien plus fort qu'une attirance divergente.

Il a peur de voir son monde s'écrouler d'une seconde à l'autre à cause de cette histoire. Ici, entre nous, il n'y a que moi qui suis confiante envers et contre tout. Il faudra bien ça pour sauver notre peau. « Mes copines tomberont toujours pour toi. Tu as envie de les faire craquer et tu as toujours su comment faire. Ce n'est pas rien. » Et ce n'est pas anodin. Je ne me méprends pas sur qui il est et il devrait lui-même ne pas l'oublier. Avec poigne je m'en vais attraper ses mains pour les serrer dans les miennes sans lâcher ses prunelles. « Je comprends que ça puisse te faire peur et j'admire ta force, de vouloir surmonter ça, mais ça n'arrivera jamais Lys. On vit avec, on ne le surmonte pas. » Et je ris légèrement en le disant, me le permettant puisque je sais de quoi je parle. La liberté d'aimer qui on veut et surtout d'assumer cela m'a toujours particulièrement affectée, c'est plus qu'une liberté, c'est une cause à défendre contre tous ceux qui, comme Lysander, se battent contre elle par seul souci d'apparaître plus viril, plus féminine, plus que sais-je. Tout ça pour se fondre en société. C'est trop révoltant et il faut malheureusement que ça le touche lui. « Je n'ai aucune raison d'aller divulguer tout ça à ton frère ou à n'importe qui d'autre mais je ne me scelle pas les lèvres, surtout pas pour te préserver Lys. » A vrai dire, j'aimerais plutôt le crier, là, dans cette salle et partout ailleurs. J'aimerais le faire pour lui comme j'avais envie qu'on le fasse pour moi il y a quelques années en arrière pour me libérer de ce lourd poids. Les on-dits déclarent que c'est parfois plus difficile pour les garçons mais à l'intérieur on brûle tous de la même manière j'en suis convaincue. Après avoir relâché ses mains, je croise mes bras sur la table, mes jambes dessous, et je réfléchis un moment en calmant toute cette ardeur en moi. « C'est le premier qui te fait ressentir ça ? Et vous vous voyez régulièrement ? Vous... » J'aurais pu abaisser le ton de ma voix pour ça mais ô malheur je dois vraiment être trop sans gêne. « Enfin vous l'avez déjà fait ou quoi ? »

HJ:
 


Avec une insupportable vanité, elle s'était imaginé pouvoir sonder le cœur de tout le monde. Les évènements avaient montré qu'elle s'était complètement trompée. Austen
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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptySam 9 Mai 2015 - 1:05

Lysander E. Foster
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Elle avait raison. Lysander continuerait à faire inlassablement tomber ses copines d’émoi dès qu’il apparaitrait au coin du couloir. Tout autant que cette identité qu’il n’était pas prêt à revendiquer s’était profondément inscrite dans son adn, son besoin de plaire demeurerait ainsi un trait flagrant de sa personnalité. Il avait besoin d’être envié, admiré, jalousé. Il aimait susciter les critiques et les réactions violentes parce qu’elles l’élevaient toujours un peu plus sur ce piédestal qu’il continuait de se fabriquer à lui-même année après année. C’était de ses propres mains, au prix de son être intérieur qu’il se saignait pour avoir le loisir de se sentir supérieur. Avec des coups d’éclat, des affrontements toujours plus intenses avec le monde extérieur, il nourrissait toujours ce socle sans comprendre que les fondations, négligées, étaient toujours plus branlantes. C’était Alice qui se salissaient les mains pour lui montrer le trou béant qui n’avait pas besoin d’être dissimulé mais bel et bien comblé. Ce ‘on vit avec’, il le détestait. Il n’aimait pas l’impuissance et l’échec. N’était-ce pas un échec de devoir accepter des choses qu’on abhorrait dès lors qu’on les avait connues ? Sitôt qu’il avait connu Peter, il l’avait haï pour ce qu’il lui faisait, pour les transformations irréversibles qu’il opérait sur lui. Comment se débarrasser d’une peste quand on refuse d’être soigné ? Ces immondes opinions s’accumulaient, toujours plus honteuses. Lys se gardait bien de les partager, ne désirant pas blesser la seule personne en mesure de le soutenir. C’était étrange comme il acceptait entièrement la bisexualité d’Alice, dont il la félicitait même tout en se flagellant d’être finalement comme elle. Après tout, ça avait toujours été évident pour lui : Alice avait toujours fait effet auprès de quiconque posait les yeux sur elle. Elle attirait les sympathies, les désirs. Et elle, toujours curieuse, toujours intéressée par tout ce qui l’entourait tout en se moquant des noms que cela pouvait bien porter. C’était comme le tatouage qu’elle pouvait montrer comme bon lui semblait, comme ses propres boucles qu’il exhibait fièrement. Ca faisait partie d’eux, invisible ou non.

Il ne savait pas réellement où menait cette discussion. Ne tournaient-ils pas en rond ? Chacun essayant de convaincre l’autre tout en sachant que l’autre maintiendrait ses positions. Sa cousine n’espérait peut-être pas le faire changer d’avis aujourd’hui mais elle semblait s’investir de cette mission à moyen terme. Il savait qu’elle n’en resterait pas là, c’était le point de départ d’un long labeur. « Depuis quand tu me préserves ? » Répliqua-t-il, résigné. Alors qu’il tendait la main pour un peu de soutien, il savait qu’il pouvait toujours la retirer. Elle ne la lâcherait pas. Pourquoi avait-il commis cette folie de lui en parler déjà ? Lys poussa un soupir, se lassant lui-même. Sa connerie le fatiguait, ses indécisions l’épuisaient. C’était trop facile d’abandonner et d’accepter ses torts... Une fois que ses mains furent libres, elles vinrent se réfugier dans ses cheveux. Puis la question qui brûlait les lèvres de sa cousine franchit finalement le seuil de sa bouche, question à laquelle il répondit d’un mouvement de recul. Il s’enfonça dans sa chaise, l’hésitation au bord des lèvres. Il ne pouvait décemment pas dire qu’il ne savait pas réellement puisque les images de cette seule et unique nuit n’avaient cesse de ressurgir au moment le moins propice. Il se souvenait comme si c’était hier de chacune des réactions de Peter, de sa façon d’appréhender son corps comme s’il l’avait connu des années durant. Pourtant, tout s’était fini abruptement, tout s’était terminé dans le sommeil. Lys, trop éprouvé, trop épuisé, n’avait même pas eu le temps – ni le cran – d’aller jusqu’au bout de son désir. C’était résolument impossible. « Non. » Dit-il tout en expirant longuement. Au fond, était-il frustré ou bien soulagé que tout se soit arrêté avant le point de non-retour ? Assailli de nouveau par l’angoisse, il laissa ses yeux bleus se perdre un instant à travers la vitre jusque dans les rues bordant le campus occupé par des âmes heureuses, libres. Pourquoi n’y avait-il pas droit ? Peu à peu, il se sentit enveloppé de nouveau de cette armure si réconfortante de garçon indolent, complètement déconnecté de la réalité. « On s’arrête là ? » Glissa-t-il avant d’oser l’affronter de nouveau. Il ne voulait plus en parler. C'était la première fois qu'il ne voulut plus parler.


TWIN.       PETER.

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MessageSujet: Re: call it what you want (lysander)   call it what you want (lysander) EmptyMer 27 Mai 2015 - 1:13

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Lysander est plus facilement indigné que moi quand il s'agit de sujets tabous. Je crois pouvoir affirmer sans trop de difficulté, désormais, que son histoire avec cet homme, peu importe par quel bout on la tire, est un sujet tabou et le restera un long moment. Certes, je pousse un peu le bouchon avec mon ultime question, tout du moins devrais-je en avoir davantage le ressentiment … Il faut croire que je suis irrécupérable. Ayant trop l'habitude que Lys cède à certains de mes caprices – probablement parce que je cède aussi aux siens – et à mes interrogations de l'ordre de l'intime depuis que je suis une gamine, j'ai cru que cela ne changerait pas, pas même pour ça. Finalement, je le mets plus mal à l'aise qu'autre chose et ne réalise qu'après coup sur quelle pente glissante je me suis laissée embarquer. Parce que c'était trop tentant, et que j'ai souvent bien du mal à tenir ma curiosité, même malsaine. Surtout malsaine. Enfin, suis-je une exception … ? Je n'ai pas à me justifier auprès de Lys pour cette question, il va comprendre que je cherche avant tout à savoir où ils en sont. Après tout, cet homme est marié … Et je sais que Lysander est un garçon responsable qui ne couche pas aussi facilement qu'on pourrait le croire, avec sa réputation. Alors, la réponse qu'il va me donner sera révélatrice, je le sais. Autant que lui d'ailleurs, et cela doit expliquer ce petit temps qu'il laisse planer avant de me décrocher un “non” soupiré.

Et puis, je le vois souffrir un peu, tenter de se déconnecter de la réalité, le temps d'un court instant. Face à cette carapace, il m'est impossible de chercher plus loin, elle est le signe de ce qui va suivre, de cette question imposant une limite dans notre discussion. Le signe aussi, pour moi, de l'existence réelle de lourds sentiments qui pèsent sur une conscience trop chamboulée, trop mutilée. Il va être question de temps désormais, et de beaucoup de choses aussi qu'eux seuls pourront régler entre eux. Car avant d'être une histoire de genres, cette histoire est avant tout une histoire de coeur. C'est sur cette pensée que je me détends, espérant l'apaiser lui aussi par la même occasion. « On s'arrête là mon Lysou. » Je me penche sur la table pour rapprocher mon visage du sien, de façon complice. « Ce n'est pas comme si j'avais le choix. Tu vas vouloir m'éliminer après parce que je saurai trop de choses sur ton compte. Hey je sais comment tu marches après toutes ces années. » Murmuré-je à l'aide d'un clin d’œil. Puis j'attrape mon gobelet, attends qu'il en fasse de même et nous nous dirigeons ensemble vers la rue piétonne. Une fois dehors, je ne peux m'empêcher de venir me coller à lui, passant ma main sur son épaule puis dans sa crinière  indomptable – ou presque – pour rectifier la situation. Lui arracher quelques sourires seulement, cela suffira, je le promets.

Fin du sujet  love


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