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 j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola)

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MessageSujet: j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola)   j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola) EmptyLun 1 Déc 2014 - 23:31

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Lola & Riley

Les masses se déplacent. De gauche à droite, de droite à gauche. Un mouvement linéaire, répétitif. Des colonnes bien rangées, disciplinées qui rejoignent leur salle de classe. Seulement quelques électrons libres çà et là. Et moi à contre-courant. Moi, qui déambule seule à travers les corps. Les cheveux lâchés, les tissus fluides et légers. Je suis insaisissable. Peut-être. J’aime donner l’impression de l’être … On ne peut le toucher, on ne peut atteindre l’insaisissable.

Je dévisage, je souris à qui voudras bien le voir, je sais que bon nombre de yeux sont rivés sur moi. Je ne sais simplement plus vraiment pourquoi …

Et au beau milieu des chuchotements, des voix qui s’élèvent. Plus théâtrale qu’une mise en scène, une querelle de confrérie. Les protagonistes : des alphas, des gammas de la classe de stylisme. Je file mais c’est déjà trop tard. « RILEY ! ». Je m’arrête, souffle, soupire et tourne la tête munie de mon plus beau sourire. Faut-il vraiment que je joue moi aussi ?

Je m’avance vers l’attroupement et remarque immédiatement son regard dur et lassé à la fois. N’est-elle pas assez discrète pour éviter les provocations sournoises de mes sœurs de confrérie ? N’est-elle pas assez transparente pour s’effacer totalement ? Lola …

Mon cœur se serre d’ambivalence et mes pas d’assurance. J’avance et arrive bien trop vite sur le devant de la scène. Les projecteurs m’éblouissent et pour une fois, je ne rêve pas de tenir le premier rôle. « C’est quoi l’histoire ? ». Lancé-je brièvement pour comprendre les tenants et aboutissants de la querelle. Même si je sais que l’acte est gratuit autant que planifié. Un regard que je voudrais désolé s’évade brièvement sur la rousse, puis sur celle qui l’accompagne. Mais malgré moi, il est froid ce regard aussi froid que fuyant. « Ces garces ont copié nos patrons pour le prochain rendu, elles ne sont pas capables de faire quelque chose sans nous le voler. ».  
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MessageSujet: Re: j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola)   j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola) EmptyJeu 4 Déc 2014 - 13:08

Lola C. Sandstrøm
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La vie quotidienne, ses tempêtes dans une bouteilles, ses tremblements de terre qui ébranlent la bouteille, ces raz de marées qui l'emportent. La vie quotidienne. Les cours. les devoirs. Les repas. Le boulot. La fatigue. Les mensonges. Ma vie quotidienne, dans laquelle je plonge, qui dévore toute mon énergie puis exige encore plus. Et moi qui deviens funambule, entre deux abîmes: épuisement et réalité.

Un jour, peut-être, je tomberai. Ces monstres-là planteront en moi leurs griffes acérées, me déchireront. Ce sera la nuit, le repos. Enfin. Un jour, peut-être, je serai rattrapée par mes mensonges et mes peurs… mais pas aujourd'hui, non. Plus tard. Dans quelques années.

Aujourd'hui, c'est tempête en la bouteille, c'est affrontement de confrérie. C'est "je te hais, fort, si fort. Regarde: nous, on vaut plus, on est mieux. Mieux que vous." Et malgré moi, je laisse le vent gonfler mes voiles, ma colère latente. Nous? Nous! Nous aurions copié des patrons?

Je m'entends protester, élever la voix, m'emballer. Nous n'avons pas besoin de voler. Nous avons suffisamment d'idée et d'imagination. Et puis, nous, on ne dessine pas uniquement des mini jupes trop courtes qu'on décline dans toutes les matières. Nous, on a des idées. Non!

Des cris d'effraie, des voix de crécelles et les deux camps, face à face. et elle… Elle qui, pendant une accalmie est appelée à la rescousse. Elle qui nous regarde, froide, distante. SI lointaine… Je détourne les yeux.

"Garce toi-même!"

Une voix, sur ma droite. Je souris, malgré moi, au murmure d'indignation qui gonfle nos rangs.

"Parce que, évidemment, nous sommes trop bêtes pour nous en sortir seule, nous avons besoin de votre aide, n'est-ce pas?"

Ma voix dégouline de sarcasme. Je la fixe. Je en sais même plus à quel évènement je fais allusion. Nous sommes nous si souvent appuyées l'une sur l'autre? non. Ai-je quelque chose à lui faire payer en dehors de sa beauté, de cette distance entre nous, de ce garçon auquel, je le suppose, elle s'accroche? non. Les reproches, c'est contre moi que je dois les diriger. Contre mes erreurs, mes fautes, mes timidités, mes dégouts.

Je lui en veux. Je lui en veux d'être belle, de sembler heureuse, d'exister. De me rappeler tout ce que je ne suis pas. J'enrage de la voir sourire, rire, être heureuse. Loin de moi.

Je suis malade. De jalousie, de ce ventre qui se tord, de ces barrières qui nous séparent. J'en suis malade…

Agressive.
Folle.
Froide.

"A mon avis, si quelqu'un a volé une idée, ici, ce n'est pas une gamma…"

Et je me réchauffe au feu de nos disputes. Je provoque. Je m'en moque, des dégats collatéraux. Là, maintenant, tout de suite, je m'en fous… Si je ne peux rien avoir, rien d'autre, j'aurai cet incendie-là. Je souris. Je ne la quitte pas des yeux. Je me hais. Je palpite. Je me sens vivre.

Regarde-moi. Regarde-moi!
J'existe.
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MessageSujet: Re: j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola)   j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola) EmptyDim 21 Déc 2014 - 21:01

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Garce toi même ... Mes deux yeux désabusés roulent sous la répartie inexistante de la Gamma. Vraiment, tu n'as que ça à donner ? Que ça à infliger ? Qu'une réponse de collégienne ? Bats-toi ! Montre les dents ! Gronde ! Fais nous peur !

Mais rien ne nous atteint si ce n'est un murmure, un silence ... Et son regard.  

Bien plus perçant que les dizaines de mots qui se déversent de ses lèvres. Son regard, accusateur et destructeur. Ce même regard dans lequel je me suis pourtant perdue au clair de lune. Te souviens tu de cette scène ? Une scène qui se rejoue encore et encore dans le théâtre de mon esprit, une scène qui me réchauffe le cœur et me traverse de douceur. Une scène que, devant ton regard froid, assassin, j'ai l'impression d'avoir monté de toutes pièces …  

Parce qu'avec toi j'ai mis un pied dans la folie, je ne discerne plus le fantasme de la réalité. Et dans ces deux dimensions, je finis toujours par être blessée … Toujours à l'intérieur. Les cicatrices, les blessures, ce sont celles de l'intérieur les plus difficiles à soigner.  

Je ne défaille pas. Même lorsque ses sourires m'écorchent, même lorsqu'elle prend plaisir à me faire du mal. Je ne défaille pas, je ne cille pas. Et lorsqu'elle termine, je m'avance d'un pas sous le silence d'or de l'assemblée qui n'a rien manqué à son regard qui ne me quitte pas.
 
J'avance d'un pas le cœur lourd de regrets, lourd de douleur. J'avance en sachant que c'est la dernière fois, la dernière fois qu'il existe un elle et moi.  

Que je n'en peux plus, que je n'en veux plus d'elle, de ses orages, de sa silhouette, de ses mensonges, de sa rousseur …

Je ne veux plus d'elle tout entière. Pour la bonne et simple raison que je n'ai jamais pu la posséder ...

« T'énerves pas comme ça, on dirait que tu va t'évanouir … ». Lancé-je à son acolyte. Ironie, moquerie, des rires s'élèvent chez les Alpha et je continue, je m'approche de celle qui n'aurait pas du me provoquer. Je me place droite devant elle et quand mon regard est suffisamment ancré dans le sien, je lâche enfin : « Tu as quelque chose à me dire ? ». Ce regard tout le monde l'a vu Lola. « Quelque chose de personnel ? ». C'est toi, toi qui nous a vendu, toi qui m'oblige à me servir de toutes les armes que j'ai contre toi, des armes qui entrainerait ta destruction et qu'un regard provocateur menace d'utiliser.  

Les patrons, l'origine même de cette querelle n'existe plus. Il ne reste plus que toi et moi et cette douleur que j'ai au fond du cœur lorsque tu m'attaques. Et cette soif de vengeance au bout des lèvres ... Parce que tu m'atteins, parce que tu me fais souffrir trop facilement ...
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MessageSujet: Re: j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola)   j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola) EmptyDim 21 Déc 2014 - 23:10

Lola C. Sandstrøm
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C'est la tempête, l'ouragan, la pluie destructrice, la colère dévastatrice, l'empire de la jalousie. Et soudain, elle avance. Le monde fait silence. Elle plante ses yeux dans les miens. Il n'y a plus qu'elle. Elle et moi. Le reste s'efface. Les autres n'existent plus. Ma colère… se teinte de pourpre et de cramoisi, prend des replis sombres, se veloute. Elle se transforme, s'émousse, se tend.

C'est si simple, si facile, si dérisoire. Elle approche. Il me suffirait de tendre la main, de faire un pas en avant… Sa peau serait sous ma paume, je pourrais enfouir mon visage dans son cou, l'odeur de sa peau m'envahirait. Je la hais aussi pour ça… Pour cette faculté à me désarmer, par sa simple présence.

Il te suffit d'être proche et ma tête tourne…
Je suis en manque. En manque de toi.
En manque d'un coeur qui batte…
Je ne connais plus que la peur.
La crainte et la monotonie…

« Tu as quelque chose à me dire ? »

J'ai tant à te dire, ni l'anglais ni le finnois ne suffisent. Il faudrait de la couleur: si je parlais en couleurs, peut-être, tu pourrais me comprendre et aucune nuance ne nous échapperait. Mais mes mots ne peuvent être que noirs et lourds, ou bleu et lents. L'anglais est trop rigide pour mes émotions, mes pensées trop fluides et fuyantes…

J'ai trop à te dire et trop peu de mots.

« Quelque chose de personnel ? »

Et si je te disais que le sel, sans toi, n'est que rien d'autre que sable? Si je te disais que l'air, loin de toi, n'est qu'un mensonge et que j'étouffe? Que je ne vole bien que dans tes bras, moi, l'oiseau perdu? Que j'aspire à une cage qui serait faire de tes doigts, tes lèvres, tes regards? Et si je te disais que là, avec toute la rancoeur de ton regard, avec la blessure à fleur de peau, la douleur à fleur de voix, tu m'échauffes le sang bien plus que la colère?

Mais il y a les autres. Les regards posés sur nous. Leurs poids. L'attente. La curiosité… L'avidité. Moi, la discrète, l'effacée, comment ai-je pu me retrouver en première ligne, n'ai-je pas assez de soucis? Mais je revis… Je revis sous tes yeux, sous tes provocations.

Je ne peux pas vivre sans toi. Je ne fais que survivre.
Ce n'est pas du tout la même chose…

Même ton agressivité rend son parfum à l'oxygène… Même la menace, là, au fond de tes prunelles. Le sais-tu, dis, le pouvoir que tu as? au-delà des mots, au-delà du désir, ce désir qui me rend presque folle, qui pourrait me rendre agressive, me faire ployer la nuque et les genoux, supplier.. Au-delà de ta beauté évidente et de ton assurance, as-tu la moindre idée de ton pouvoir sur moi, en cet instant?

Au milieu de mes tempêtes, tu fais figure de brasier.
Tu brilles, tu enflammes le ciel, toi, l'incendie dévastateur.
Tu pourrais mettre le feu au frêle esquif qu'est ma vie…
Mais j'ai si froid sous la pluie et les embruns.
Je ne peux m'empêcher d'approcher.

« C'est bien possible… »

Ma propre voix m'étonne. Tendue, sombre. Rauque. Calme.  Je m'entends et je bats des cils. Je baisse une main qui voulait se tendre, sans que j'en aie conscience, je détourne les yeux, un instant, les pose sur notre public. Notre cruel public, qui attend une passe d'arme, des cris, des blessures, du sang.

S'il te plait… Pas ici, pas en public. Pas devant ces filles, ces fantômes… Nous… Nous, c'est autre chose que leur impatience et leur besoin maladif de cancans. Nous… nous pourrions leur échapper. Nous pourrions faire éclater ces rivalités archaïques, tu sais? Tu es forte et moi… Moi j'apprends. Moi je n'ai pas d'autre choix.

Pas d'autres choix… mais tant d'autres soucis.
Viens, on fuit. Viens, on s'en va.
On oublie tout.

Glenn n'existe pas.
Mes parents n'ont jamais existé.
Ma timidité, ma peur appartiennent au passé.

Viens, on s'en va.
Loin d'elles. Elles. Nos barrières et ces filles…
On leur échappe.

Mais elles nous rattraperont, n'est-ce pas? Nous ne parviendrons pas à courir assez vite, assez loin. Et lui.. Lui utilisera ça contre moi. Un peu plus. Je me haïrai un peu plus…

pourquoi as-tu amené la discussion sur ce terrain si glissant?
Que puis-je faire, sinon tomber?
M'y déchirer la peau?
Me casser le coeur?

« Ca te ferait plaisir, Riley? »

Je m'autorise à être tendre, à être douce, à laisser ma voix trembler un peu. Je m'autorise à tomber le masque, un instant… Je te souris. Avec tout ce que tu éveilles en moi… Le bon, le lumineux, le gris, le sombre. Tout. Je t'offre tout. Devant elles. Ta colère fait mal. Je vais m'effondrer, tu sais? Après… Là, je trouve des haillons de force, des ruines de volontés, je bâtis des tours de défense, des châteaux forts de carton…

L'ennemi, ce n'est pas toi.
C'est lui, dans l'ombre.
C'est elles et leurs rumeurs…

Je me hais. Je nous hais. Mais toi, toi, je t'aime. A la folie, à m'en déchirer, à t'en mentir. A hurler au monde que je t'aime pour mieux me moquer…

Pardon…

« Je t'aime. »

C'est un mensonge, c'est une moquerie, c'est une insulte. Tout est dans le ton de la voix, dans l'exagération, dans cette main sur mon coeur et mon corps qui ploie, mon genoux au sol, ma main qui attrape ton poignet, ne te laisse aucun choix.

« Je ne peux plus vivre sans toi. L'oxygène se dérobe, le sel n'a plus de gout, le célibat n'est qu'une chaine qui m'empêche de voler… »

C'est un mensonge, cette ironie, cette théâtralité. Il n'y a que les presque larme et les pauses dans la voix, les silences… eux.. eux seuls ne mentent pas.

Je me hais.
Je me déteste.

« Accepterais-tu de sortir avec moi? »

J'entends un rire, sur ma gauche. Je me force à sourire. Je ne te regarde pas. Je regarde tes lèvres. Je ne veux rien voir d'autre… Je ne veux rien, rien d'autre...
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MessageSujet: Re: j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola)   j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola) EmptyLun 22 Déc 2014 - 20:28

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Des Alpha, des Gamma, quelques étudiants, tous avides de tempêtes et d'ouragans. De destruction quoi qu'en coûte, quoi qu'en est le prix. Un cœur, un être, une poussière d'étoile insignifiante dans leur univers. Tout un monde dans le notre. Un monde entier suspendu à nos lèvres, à ce silence que nos regards menacent dangereusement de bouleverser et de lacérer.  

J'aurais aimé t'aimer,  
comme on aime le soleil.
 

« C'est bien possible. ». Regarde, regardes les, prêts à dévorer chaque petits morceaux de nous, prêts à dégainer de quoi immortaliser les cris, les coups et faire de notre histoire une vulgaire querelle de couloir.  

Te dire que le monde est beau  
et que c'est beau d'aimer.
 

Regarde les et fait moi espérer …  « ça te ferait plaisir Riley ? », que sous ce regard tendre, sous ces notes douces, tu nous délivreras du secret. De tes mensonges, de tes faux semblants. De mes envies, de mes espérances.  

J'aurais aimé t'écrire,
le plus beau des poèmes.
 

Parce que je décèle dans la lumière de ton regard, ce cœur au bord de l'abandon. Prêt à risquer la douleur pour ne serait-ce que quelques secondes de délivrance, de liberté.  

N'est pas peur … Je me ferais morphine au creux de tes veines pour alléger la douleur, je me ferais paradis pour fendre ton enfer.  

Et construire un empire,  
juste pour ton sourire.
 

Je me battrais contre une armée s'il le fallait,  
Je banirais des démons, si tu me le demandais.  

Devenir le soleil,  
Pour sécher tes sanglots.

Tu n'as qu'à dire un mot. Te laisser guider par ce cœur qui demande la rédemption, qui rêve que nos âmes se frôlent, s'apprivoisent et se mêlent.
 
Et faire battre le ciel,
Pour un futur plus beau.

Pour que cette pulsion, ces sentiments qui nous détruisent, puisse nous ranimer, nous sublimer.  

Mais c'est plus fort que moi,  
Tu vois je n'y peux rien.
 

Et ce bonheur que je touche du bout des doigts, ce « Je t'aime » que j'ai imaginé des centaines de fois, à dans ma bouche un goût de terre, un goût d'effroi.  

Je suffoques, je vacilles, je meurs Lola, je meurs à l'intérieur. Et ta déclaration théâtrale fait éclater mon cœur et ma fierté en milliers de petits morceaux de verres qui s'éparpillent tout autour de moi. Tu as détruit mon empire, ce royaume que j'ai érigé pour toi, tu as détruit mon règne, celui que je menais pour toi …

Et je suis rongée … Rongée par la violence de ton mépris qui grignote chaque partie de mon cœur, chaque partie de mon humanité. Je n'entends plus les larmes, je n'entends plus les silences. Juste les rires, les moqueries de ceux qui ignorent tout, tout de ma souffrance. Et ce regard que tu ne sais même pas poser sur moi, malgré les mots que tu m'assènes, Lola sait-tu que les mots aussi sont assassins ?  

Regarde !

REGARDE ! La peine que tu m'infliges ! La haine que tu suscites !

Regarde le mal que tu me fait …  

« Sortir avec toi ? ». Mes sourcils se froncent sur mon front, mon visage exprime le dégout quand mon corps hurle, hurle son envie du tiens. « Tu n'as rien à offrir. ». Rien à m'offrir. Et je fais mine, mine de détailler ce corps que je connais déjà par cœur.  « Un squelette et quelques mots parfois ... ». Une peau blanche qui mène une guerre sans fin aux rayons du soleil Californien. De longs cheveux roux qu'elle est la seule à porter dans ces contrées et qui contribue à son côté unique. Des yeux bruns, qu'elle étire encore et encore. Des sourires, qu'elle ne réserve qu'aux plus proches. Des jambes vertigineuses de hauteur … « C'est peut-être ça qui l'a fait fuir … Comment s'appelait-il déjà ? ». Mon regard la quitte et va questionner la foule tout autour de nous, comme si j'ai besoin qu'on me rappel son nom … Un prénom si doux que j'ai haïs, détesté chaque fois que tu le répétais … « William ? ». Ma main attrape ton propre poignet et le serre entre mes ongles. « Combien de kilomètre s'est-il senti obliger de mettre en vous pour te fuir ? ». Fuir tes bras menteurs, tes sourires défaillants ? Tes mots joués et tes baisers contraints ?  

Les rires s'essoufflent. L'hilarité de ton théâtre à laisser place à l'intensité de ma tragédie. « Pourquoi je voudrais d'une fille comme toi ? ». Pourquoi je voudrais encore de toi ?. Ma main repousse se poignet que je tenais fermement, le rejettes tout entier.  

Ce monde n'est pas pour moi,
Ce monde n'est pas le miens.

Les souffles se retiennent et les regards se rivent. Répondras-tu à ça ? Répondras-tu à ma haine colorée de souffrance ?  
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MessageSujet: Re: j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola)   j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola) EmptyLun 22 Déc 2014 - 22:16

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« Tu n'as rien à offrir. Un squelette et quelques mots parfois ... »

Et si tu touchais du bout du doigt, de plat des mots le noeud du problème? C'est peut-être ça, le secret, la faille, tout dessous? Ce qui éloigne toujours le bonheur, quand je l'effleure des doigts. Le vide, en moi, vide que reflète mon corps, que trahissent mes silences. Est-ce cela? Me dis-tu la vérité, pour la tordre, pour me blesser?


Je ne t'ai pas dit un seul mot menteur et pourtant, j'ai menti.
Penses-tu, toi aussi, ce que tu dis?

And you are not me
The widths that I will go to

Peut-être voudrais-tu te débarrasser de moi. Peut-être t'es-tu attachée par erreur, par malchance ou par hasard. Peut-être que ce gouffre, en moi, t'a un moment intriguée et qu'à présent tu retrouves tes esprits? Je te préfère pleine d'illusions, je te préfère folle…

Aime-moi...

The distance in your eyes

Mon sourire s'effiloche. J'ai peut-être un peu pâli? J'entends la rumeur assourdie de nos avides spectateurs… je me redresse, lentement, avec toute la peine, toute la solitude du monde sur mes épaules. Mon poignet reste prisonnier de tes doigts, et moi de tes lèvres… Regarde-nous. Regarde-les, attroupés, bêlants, regarde leurs regards bêtes et méchants…

Oh no, I've said too much

Mais toi… toi, tu continues à lancer tes mots comme on lance des pierres, pour une lapidation.

I set it up

« C'est peut-être ça qui l'a fait fuir … Comment s'appelait-il déjà ? William? »

J'entends une inspiration choquée, je sens leur attente à tous… A mon tour de te blesser?

That's me in the corner
That's me in the spotlight

Je vacille au dedans, je serre les poings, je serre les dents. William… Utiliseras-tu vraiment toutes les armes? Tous les souvenirs, toutes mes errances? Les utiliseras-tu contre moi? Jusqu'où iras-tu?

Losing my religion
I'm trying to keep up with you
And I don't know if I can do it

Je ne veux pas le mêler à ça, le mêler à nous. Il était beau, il était doux… Il était presque parfait, et je ne l'aimais pas. J'aurais du, mais je n'y arrivais pas. Il était tout ce que je voulais. Une façade. Une attention. Des rires, des silences, une proximité.

Tout ce que je voulais ne me suffisait pas… Je m'en voulais.

Je ne veux pas le mêler à ça. Il ne mérite pas que tu le salisses, Riley. Il ne t'a rien fait. Il ne s'est pas même douté de ton existence… Je veux me souvenir du lac, de la lune, des rires, du baiser. Je veux me souvenir de la chaleur de ses doigts, de ma joue sur son épaule, de nos hésitations, de la lumière dans son regard.

Bien sûr, il a fui. Il a eu raison. Je voudrais te fuir, moi aussi, avant que tu ne me réduises à rien. A pire que rien. A un souvenir un peu sale, un peu suppurant.

Oh no, I've said too much
I set it up

« Combien de kilomètre s'est-il senti obliger de mettre en vous pour te fuir ? »

I thought that I heard you laughing
I thought that I heard you sing
I think I thought I saw you strive

Je te regarde. Tu insistes et enfonces le clou. Je n'essaie même plus de sourire… Je te dévore du regard, entre colère et reproches, entre faim et dégout. Ta blessure et ta fureur te rendent si belle. Si forte et si fragile à la fois. Je me hais de te faire ça, je me déteste de nous faire tout ça… Jusqu'où vais-je nous torturer? Jusqu'où vais-je pouvoir souffrir?

Every whisper
Of every waking hour

Si seulement tu ne rendais pas si bien les coups, peut-être, je cesserai d'avoir peur de souffrir par toi, pour toi, avec toi.
Je serais forte, peut-être, si tu étais douce…

I'm choosing my confessions
Trying to keep an eye on you
Like a hurt lost and blinded fool, a fool

Il doit y avoir des limites, même à cette douleur-là.
Des frontières à ton absence…
Des falaises où la cruauté s'effondre.


Oh no, I've said too much

« Beaucoup, c'est vrai… Je ne suis peut-être pas si facile à oublier. »

I haven't said enough

Josh est resté, lui, non?
Je pourrais te les jeter à la figure, ces mots-là. Je devrais.
Ca serait oeil pour oeil et dent pour dent, ça serait tout ce que notre histoire mérite…

Mais je garde le silence.

Consider this…
Consider this,
The hint of a century

Je tente d'être légère. Je garde ces mots-là en moi, pour toute la douleur dans tes yeux, pour tous mes secrets que tu n'utilises pas. Et ces mots deviennent des boulets à mes chevilles, ils m'empêchent de rejoindre la surface. Je vais me noyer…

Mais tu t'en fous, n'est-ce pas?
Tu t'en moques?

Consider this
These words that brought me
To my knees... failed

Qui se soucie de moi?

Je te hais, parfois, avec autant de force que j'en ai pour t'aimer.
Cela fait beaucoup de haine, Riley.
Plus que je n'avais jamais pensé pouvoir en abriter…

What if all these fantasies
Come flailing around

« Pourquoi je voudrais d'une fille comme toi ? »

« Tu es peut-être folle? »

C'est un murmure un peu moqueur, un peu amer.

Folle? Moi je le suis. Moi, je le deviens, un peu plus, à chaque affrontement…

And now I've said too much

I thought that I heard you laughing

I thought that I heard you sing

I think I thought I saw you strive.

Malgré moi, je recule d'un pas. Je me pose aussi la question, parfois, Riley. Je ne suis pas sure de te comprendre, pas sure de nous comprendre, au-delà de l'affolement de mon coeur et de mes sens. Au delà de la douleur cyclique, de nos déchirements. Je voudrais que tout soit simple.

T'aimerais-je, si tu l'étais?
… Voudrais-tu de moi, si je l'étais?

But that was just a dream
That was just a dream

La foule, notre public, l'attente, les regards vissés sur moi, dans l'attente d'une répartie. Et moi qui ne sais même plus qui je hais, qui j'aime, si je ne suis pas folle, simplement, moi qui me perds. Je voudrais me raccrocher à toi, je le pourrais, si tu n'étais si loin… Lointaine, froide, inaccessible.

Te souviens-tu, cette nuit là et notre silence? Et nos confessions? te souviens-tu la douceur de cette nuit-là? La solitude nous va tellement mieux que la foule, Riley. Le papier, le désert ou la nuit…

« C'est vrai… Tu es sans doute plus jolie, avec plus d'éclat, plus de mots, plus de mordant… Tu dois retenir plus de regards, être plus souvent abordée, sifflée… Il n'empêche: tu es aussi célibataire que moi. Et je ne suis pas sure que ce soit par choix… »

Je t'en prie, je t'en supplie…
Viens, on s'en va, on les abandonne.
On se cache, on cache nos sentiments, notre amour..
Loin d'eux, loin de leurs appétit d'ogre…
Viens, on se protège…

Ils nous détruiraient.

Viens…
Viens, choisis-moi.

« A te voir, on dirait qu'il te suffit de sourire, de les entrainer dans un recoin, de leur proposer… Ils accepteraient tous de sortir avec toi… Mais tu restes célibataire? Tu as si peur que ça? »

But that was just a dream

try, try, try

and that was just a dream

just a dream

just a dream
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MessageSujet: Re: j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola)   j'aurais aimé te dire que le monde est beau (lola) EmptyMar 23 Déc 2014 - 0:30

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Faut-il justifier des moyens dans une bataille ? Faut-il être fairplay pour se faire du mal ? Tu uses de mensonges véridiques et moi de vérités mensongères, au fond quelle différence quand le résultat est le même ?  

Quand la souffrance pigmente le bleu de tes yeux, quand la peine flétrit le moindre de tes traits et que je suis satisfaite que tu souffres, que tu ressentes toi aussi, ce que tu fais brûler au plus profond de moi …  

Tu m'offres des sentiments pour mieux me les arracher, pour les moquer avec des dizaines d'inconnus comme s'ils n'avaient jamais comptés. Et je t'offre tes angoisses, pour mieux te torturer, comme si je ne savais pas à quel point j'allais te blesser.  

On est quitte. Un partout. Balle au centre.  

C'est égoïste, c'est puéril, c'est mesquin mais c'est-ce que je suis, c'est-ce que tu voulais, c'est-ce que tu as tant désiré. Moi Riley Clarke parfaite et bourrée d'imperfections à la fois ...

Et toi Lola, ne pali pas, gangrène ton sourire d'arrogance, prouves moi encore que tu me détestes, prouves moi que tu ne t'attendais pas à autre chose que ça … Ma rancœur, ma hargne, ma colère dévastatrice et aveugle … Il n'y a rien d'autre que ça …

Et la déception. Celle que je cache derrière ses mots tranchants, derrière ce mur de glace que je dresse entre nous, derrière ses regards meurtriers et ce dégoût apparent. Derrière ce rôle que je m'évertue à jouer pour ne pas prendre le risque d'être à nouveau blessée.

Parce que je ne faiblis pas, jamais et surtout pas devant eux. Parce que j'utiliserais tout ou presque pour te faire du mal. Presque parce qu'il reste ses secrets couchés sur le papier que je t'ai juré de ne jamais utiliser. Presque parce que dans ma folie vengeresse, je préfère user de mes mensonges que de tes vérités.  

Peut-être que les mensonges, tu pourras les pardonner.  

Et voilà que tu sors de ton silence. « Beaucoup, c'est vrai… Je ne suis peut-être pas si facile à oublier. ». Désabusée mais bien armée. Non Lola, tu n'est pas si facile à oublier … Regarde le temps que j'ai pris, regarde l'énergie que j'y mets juste pour t'effacer de mon esprits, de mes pensées … Et j'y travaille encore … Tous les jours qui passent ...

Mon cœur martèle, attend, agonise.  

Va tu le dire ? Va t'en servir comme j'en ai usé ? William ou Josh, simples victimes de nos envies coupables.

Mais tu ne dis rien. Et je te déteste pour ces silences protecteurs, pour ces suspends salvateurs. Je te déteste parce que moi, je n'ai pas su t'épargner. Parce que je me sens coupable tout d'un coup, coupable d'avoir été trop loin, trop insensible à ta douleur lorsqu'il s'agissait d'apaiser la mienne. Parce que j'aurais préféré que tu le dises, que tu t'engouffres dans les abysses de la vengeance, pour que mes actes soient justifiés.  

Et dans tes silences, je me sens encore plus mal. Plus dévastée.  

« Tu es peut-être folle? ». Au fond tu as raison. Si ce n'est la folie, qu'est-ce qui m'a poussé à m'accrocher à toi ? Quand chacune de nos rencontres sont parsemées de haine et de rancœur ? Quand on se mène une guerre sans même savoir pourquoi l'on se bat ?  

Je ne peux plus me battre si je ne sais pas pourquoi. Et cette foi aveugle dans les battements de mon cœur lorsque je te vois, ce n'est plus suffisant pour moi.  

Moi qui vivait au gré de mes sentiments, de mes émotions, j'ai maintenant besoin de rationnaliser, de comprendre. Que les choses prennent du sens, de la cohérence. Parce qu'avec toi c'est la confusion, le raz de marée qui me submerge, la tempête qui m'emporte à perte et fracas … Seulement, je ne sais plus recoller les morceaux, je ne sais plus reconstruire.  

« Tu es aussi célibataire que moi. Et je ne suis pas sure que ce soit par choix … ». Un léger sourire se cristallise sur le coin de mes lèvres quand l'ironie de la scène me foudroie. Mon célibat, c'est un peu à toi, à tes peurs que je le dois. Mais tu ne comprends pas ou peut-être que tu fais semblant, de ne pas comprendre.  

Ma tête s'abaisse et je laisse mon meilleur ami, le silence, s'emparer à nouveau du couloir. Quelques secondes, juste le temps de m'approcher de toi et d'élever mon visage au niveau de ton oreille. De sentir ton parfum et dans un souffle lancer quelques mots que personne ne peux entendre à part toi : « Tu ne sais rien de moi ». Et laisser planer le mystère. Les tenir accrocher à ses mots qu'ils n'ont pas entendus, à ses réactions que tu laisseras transparaître, à cette façon dont je relève la tête et les épaules pour m'écarter comme fièrement de toi.  

« Vous avez plus intérêt à plus nous faire chier !». Début du deuxième acte. Mais nous, nous pouvons abaisser le rideau. Héroïnes éphémères et déchues d'une histoire laissée en suspend, dont la fin n'a jamais été et ne seras jamais écrite.
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