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 end of an empire (graceas)

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MessageSujet: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyMer 10 Déc 2014 - 1:39

Andreas Klein
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End of an empire


« Ton sourire de bel enfoiré me dit quelque chose, je t'assure. » Je m'esclaffe de sa remarque tout en m'appuyant contre le comptoir du bar. Ce n'est pas la première fois de la soirée que je viens me faire servir ici, à vrai dire je dois en être à mon... je ne sais plus combientième de verre, déjà. Et je peux vous dire que je le descends vite ! La bonne routine, venir s'éclater en boite de nuit pour passer du bon temps, oublier le reste. Mon regard va balayer la foule de droite à gauche, s'arrêtant au passage sur deux ou trois postérieurs attrayants, en rythme avec la musique electro-pop. Ce gars qui est à côté de moi, je l'ai rencontré il n'y a même pas dix minutes. Il dansait avec une nana, je dansais avec une autre. Il m'a regardé, plusieurs fois, et je ne vous fais pas de schéma, c'était le regard qui ne trompe pas. Il m'a proposé d'aller boire un verre, ce que j'ai accepté car j'étais déjà, ouais déjà, en train de me dessécher. Nous voilà l'un et l'autre accoudé à ce bar et quand mes yeux vont retrouver les siens, je constate qu'ils ne m'ont pas quitté depuis un long moment. J'accroche son regard un instant, silencieusement, avant qu'il ne reprenne la parole. « Je sais. T'étais un pote de Travis. » Travis, Travis... Ah, ouais. Un mec avec qui j'étais pote c'est vrai, enfin sauf quand on était seuls tous les deux dans une piaule. « Possible. » Je souris vaguement sans lâcher son regard. Je crois qu'il sait très bien de quoi il parle, en fait. Le monde est tellement petit... A tous les coups il doit être un pote de Travis. Et peut-être que Travis lui a déjà parlé de moi. Peut-être même que Travis lui a dit qu'on s'enfilait de temps à autre dans sa chambre ou la mienne à l'époque. Ah et peut-être qu'il est gay, aussi. Non en fait ça j'en suis certain, il n'y a pas d'autre mot pour décrire cette façon qu'il a de me bouffer du regard, là. « Et donc... ? » Que je m'entends lui demander, arborant alors un air à la fois curieux et sardonique. Il n'est pas moche, loin de là. Imposant, probablement plus grand que moi, blond avec quelques courtes boucles et un regard dont je n'arrive pas vraiment à définir la couleur. Ils ont l'air plutôt foncés. Son sourire désabusé serait presque charmant, en tout cas lui semble vaguement gêné sur le coup. « Ça te dit d'aller en griller à côté ? » Je mets un moment avant d'acquiescer. Surement le temps que l'information me monte à la tête... Tête qui tourne un peu. Je visualise la pièce spécialement conçue pour recevoir les fumeurs et m'y dirige ensuite avec lui.

C'est un joint qu'on se roule, oh pas un fort... juste assez pour ne plus du tout sentir le temps passer. Résistant contre la gravité, je parviens à m'adosser contre un mur et amène enfin le cylindre mal fignolé à mes lèvres. L'endroit est sombre, quelques rares spots lumineux ci et là mais pas de quoi s'aveugler, vraiment. Je repose mon regard sur... Bref sur lui, quoi. Il se rapproche un peu, beaucoup, et mes yeux se perdent dans les siens, par faiblesse. Il se perdent dans le néant, le chaos, puis je me vois lui sourire comme un crétin fini et bourru en plus de ça. « Je ne sais pas ce que Travis t'a raconté mais je ne suis pas gay. On fait tous des erreurs de jeunesse. » J'aurais aimé que ce soit vrai, mais cela ne doit malheureusement pas pour autant jouer en ma faveur. En fait, je dois être aussi convaincant qu'une nana qui tente de persuader son mec qu'elle n'a pas envie de baiser parce qu'elle a mal au crâne. Mais moi, contrairement à ces menteuses de première, j'arrive au moins à me moquer de moi-même tellement c'est pathétique. Je ne sais pas jouer l'hétéro, parce qu'un hétéro l'aurait déjà jeté à terre. « Ça va que t'es encore jeune. » Il a de l'humour ce con, c'est pas ma veine ça. Et il s'est encore rapproché, son visage n'étant plus très loin du mien, ses jambes contre les miennes et même son bassin... Pourtant je le regarde comme si j'étais indifférent, et je crois d'ailleurs que je le suis. Il pourrait être à trois mètres de moi que ça me ferait exactement le même effet, à savoir pas grand chose. « C'est comme ça que t'en grilles une toi ? » Murmuré-je avec un nouveau sourire, après avoir tiré un léger coup sur ma clope. Son regard séducteur, son attitude aguicheuse, il est un beau numéro, je dois au moins lui reconnaître cela. Quand je tourne légèrement mon visage pour recracher un peu de fumée, mon regard se relève et rentre directement en contact avec un autre, loin de m'être étranger. A ce moment-là, mon cœur s'arrête de battre, m'abandonne complètement pour une seule raison. Me punir.



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyMer 10 Déc 2014 - 16:56

Grace W. Nolan
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« Grace on devrait sortir. » C’est inhabituel, ça me semble même compliqué pour elle à prononcer. Je bats des paupières, plusieurs fois, réalise que normalement c’est moi qui dis ça. Qui l’a force à lâcher son crayon pour aller s’éclater et traiter le monde de con. C’est moi, oui, mais je ne sais plus comment l’être, moi. C’est comme ça, c’est depuis lui que je ne sais plus grand-chose, je crois. « J’ai pas envie, je suis fatiguée. » Menteuse à vie, la sentence est tombée. Mais au regard qu’elle me lance, je comprends bien que je ne suis pas crédible, que je fais partie de ces filles qui vivent mieux la nuit. « Ca fait quelques jours qu’on bosse non-stop, ça va, on va l’avoir notre semestre hein. » Bien évidemment qu’on va l’avoir cela ne peut pas être autrement. Mais si ça fait quelques jours qu’on arrête pas de bosser, c’est parce que moi, ça fait quelques jours que je me retiens de l’appeler, que je me bats contre ma propre fierté. Que je résiste à l’envie d’entendre sa voix, de lui demander de venir chez moi. Dans cette chambre où je n’ai presque pas mis les pieds, seulement pour dormir et encore j’ai souvent préféré le canapé. Parce que lorsque je suis dans ma propre chambre je le vois, je me remémore cette scène où je lui ai demandé de se tirer de chez moi. Quand j’aurai du lui dire de rester. Quand j’aurai voulu le voir m’accompagner voir Jamahl en mauvaise santé. L’avoir à mes côtés pour un temps indéterminé. Mes yeux se perdent sur le visage de Samantha, et je devine forcément qu’elle réponse je dois lui donner. « Okay … » Parce que Grace ne souffre jamais.

Il ne nous a fallu pas beaucoup de temps pour nous préparer, elle m’a prêté une de ses robes, puisque nous étions chez elle, et c’est elle qui l’a choisi pour moi. En me disant « Toi ça fait trop longtemps que t’as pas dragué. » Ou quelque chose comme ça. J’ai rigolé, comme une fille facile et trop niaise en manque de je ne sais quoi. Je lui ai dit que c’était le cas, que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas intéressé aux garçons, sans pour autant mentionner Andreas. Je ne suis pas une fille qui raconte ces choses-là. J’ai bien vu qu’elle voulait des détails, mais j’ai fait comme si de rien était, comme si je n’étais pas gênée, je n’avais pas du mal à respirer. « Où on va ? » A prononcé ma voix, mais elle n’a pas répondu, a fait des mystères et moi je me suis perchée sur des talons trop hauts et j’ai suivi. « On rejoint les copines. » Les autres filles de ma promo, en résumé, et là je n’ai pas pu m’empêcher de penser, que des amies, je n’en ai vraiment pas beaucoup, c’est effrayant, mais c’est vrai, c’est tout.

Je n’avais pas bu depuis la soirée où il était venu me chercher dans le bar pour me sauver. Il faut croire qu’aujourd’hui c’est différent, puisque Sam vient de me ramener mon troisième verre. Et que l’alcool déjà m’aide à me sentir mieux, me sentir bien. Quand elle me prend par la main pour me dire qu’on va danser je ne peux pas m’empêcher de rire aux éclats et de me laisser trainer au milieu de la piste afin d’aller me trémousser, j’écoute la musique, je la ressens, je danse pour la vie, ça doit être ça. Et les danses défilent, les verres aussi, mes rires, les siens, et mon groupe d’amies. Après une heure, ou plus j’en sais trop rien, j’attrape Sam et lui hurle aux oreilles que « J’ai envie de fumer ! » Elle rit d’abord avant de hocher la tête positivement, visiblement heureuse de me voir profiter, on parle d’un mec qui l’a regardé, et elle me fait une blague quand on s’approche de l’espace fumeur, le pire c’est que lorsque je passe la porte, je suis encore en train de m’esclaffer. Ouais je suis en train de rire aux éclats quand je distingue sa silhouette que je connais par cœur, qui est chère à mon cœur. Le truc c’est que mon rire s’arrête nettement. Mon rythme cardiaque aussi par la même occasion. La clope que je tiens en main pas encore allumée j’ai comme l’impression que je suis en train de m’y raccrocher. Parce que si je ressens tout ça, ce n’est pour qu’une seule raison. Le fait que devant lui, collé à lui, ce n’est pas une fille qui se trouve. Non, c’est un gars. Un mec, un mec avec tout ce qui comporte un mec. Et à l’intérieur de moi il se passe un truc dément, bien trop grand. Un poids tout au fond de mon estomac. Un truc qui fait mal et qui est drôle à la fois. Merde, non c’est pas drôle, c’est pas drôle tout ça. Y a comme un truc qui se met en place dans mon cerveau, pleins de choses qui avant n’avaient pas de sens et en trouvent soudainement. Tu m’étonnes que t’as pas répondu à ma déclaration. « C’est une blague, pas vrai ?! » Et là je réalise parfaitement que je suis en train de hurler, que Sam ne comprend pas, comme le mec qui se trouve dans ses bras. J’ai tiré mes conclusions, peu importe ce qu’il voudra bien me dire pour se tirer indemne de la situation. J’ai envie de vomir bordel, vraiment de vomir. « Je crois que je vais gerber. » ouais, je me sens obligée de le préciser. J’attends qu’il me dise que ce n’est pas ce que je crois, qu’il se trouve mille et une excuses qui ne feront que confirmer le fait que le mec que je veux est surement gay. Je lui lance un regard noir, avant d’arracher des mains le briquet de Samantha. J’allume la clope que je tenais dans ma main avant de lui dire d’un ton mauvais. « Tu m’étonnes que t’as pas répondu. » A mon je t’aime, à mes envies. « Faut dire qu’apparemment j’ai pas ce qu’il faut là où il faut. » Et parce que je sais que je peux faire mieux que ça, je rajoute pour lui et le mec qui se tient à côté de nous là. « Je pensais que tu les aimais plutôt blonde et douce, t’aurais dû préciser qu’il te fallait aussi un bon paquet, ça nous aurait évité quelques disputes, tu crois pas ? Entre deux parties de jambes en l'air "Au fait Grace, mon vrai trip c'est les gars", putain, j'y crois pas. Quand t'as pas voulu venir sous la douche c'était pour ça ? En mode "Bordel j'en peux plus de me la taper, j'ai envie de prendre mon pied, de me faire baiser ? Et par derrière s'il vous plait. " » Voilà que je déballe ma vie devant une bonne dizaines de gens. Géant, vraiment. Je tente même pas de me faire pardonner pour ma vulgarité. Je suis hystérique, pour tout avouer. L'alcool et le manque, voilà les choses qu'il faut blâmer. Et si je l’aimais avant … Je veux bien dire adieu à tous mes sentiments. Je pensais que t’avais juste peur, j’étais loin d’imaginer que t’étais juste un « Menteur. »



Tu vois ce moment entre le sommeil et le réveil,
ce moment où on se souvient d'avoir rêvé ?
C'est là que je t'aimerai toujours,
c'est là que je t'attendrai.
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyVen 12 Déc 2014 - 19:23

Andreas Klein
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Il ne me faisait aucun effet, me laissant même grandement indifférent et d'une seconde à l'autre, c'est du dégoût qu'il m'inspire. Alors d'un geste franc, je le repousse en arrière et lui jette un regard écœuré. Je crois que je ne le repousse pas seulement physiquement, je rejette également l'être qu'il est et tout ce qu'il représente. Tout ce que je suis moi aussi, pour me sentir plus léger et moins coupable face à elle. Ses yeux m'expriment l'incompréhension pendant un court moment, très vite ce n'est rien d'autre que la haine. « C’est une blague, pas vrai ?! » … J'aurais aimé lui dire que oui, c'en est une. La plus grande que j'ai jamais faite. Elle aurait pu rire ou me claquer mais qu'importe, cela aurait été une blague. Une putain de blague. « Je crois que je vais gerber. » Je me sens mal. Une sensation de vertige, et la Terre tourne, tourne, de plus en plus vite. Je sens mon cœur s'emporter violemment et crever pathétiquement. La honte, voilà ce que je ressens pendant de longues, très longues secondes, car c'est mon empire qui s'écroule, celui que je me suis construit pour tant d'autres et que j'ai sublimé pour elle. Ça m'a pris des mois. Rechercher de la gloire et de la fierté ci et là, me rapprocher de cet idéal, celui auquel elle s'est accrochée, pour finalement me faire avoir d'une manière grotesque. Que puis-je lui dire ? Il n'y a rien qui sort de ma bouche, aucune tentative d'excuse, puisqu'elle m'a percé à jour. Je suis foutu et pour cette raison, j'en viens à me détester pour de bon. « Tu m’étonnes que t’as pas répondu. Faut dire qu’apparemment j’ai pas ce qu’il faut là où il faut. » J'ai le temps de lui en vouloir pendant à peine une seconde pour ramener l'épisode de l'autre jour sur le tapis, mais cela ne saurait durer, tant sa répartie est tristement forte.

Bon sang, ce que tu es absurde.
Absurde, cruelle et injuste.


Tout le monde nous regarde comme si nous étions le spectacle attendu de l'année mais moi je ne vois qu'elle, sa rage et son haut le cœur. Totalement impuissant, je reste scotché au mur, attendant avec une impatience toute particulière qu'elle calme sa colère. Malheureusement, elle ne fait que commencer. « Je pensais que tu les aimais plutôt blonde et douce, t’aurais dû préciser qu’il te fallait aussi un bon paquet, ça nous aurait évité quelques disputes, tu crois pas ? Entre deux parties de jambes en l'air "Au fait Grace, mon vrai trip c'est les gars", putain, j'y crois pas. Quand t'as pas voulu venir sous la douche c'était pour ça ? En mode "Bordel j'en peux plus de me la taper, j'ai envie de prendre mon pied, de me faire baiser ? Et par derrière s'il vous plait. " » Mes yeux se sont fermés avant qu'elle ne termine sa phrase, mais l'effet n'en est pas amoindri pour autant. La mâchoire serrée, j'abaisse mon visage et fais tout mon possible pour contrôler les sentiments et les émotions qui m'assaillent, m'étranglent et me forcent à survivre face à elle. Tout mon corps se fige et tend à imploser, inexorablement, à cause de cette pression insupportable dont elle devient la seule responsable au fil des secondes. Ce qu'elle vient de dire ou plutôt de cracher me rabaisse bien trop bas, et si j'étais prêt à m'écraser honteusement pour admettre que je n'étais pas exactement celui qu'elle croyait être, je ne peux néanmoins pas me résoudre à tolérer son indécence totale, sa vilenie qui m'invite d'ailleurs à aller retrouver son regard. « Menteur. » Et tu es détestable.

Tout ce que tu provoques en moi, c'est tellement immense, tellement varié et je me perds dedans, c'est vrai. Tu aimerais peut-être m'assassiner avec tes mots mais je n'ai pas dit mon dernier mot. A vrai dire, avec toute ta haine nauséabonde, tu ne fais que renflouer mon instinct de survie. Et ça, tu vas le regretter, je te le promets. Regretter d'être aussi impitoyable.

Je reste collé au mur et l'observe pendant quelques secondes, silencieusement. Je me demande ce qui pourrait lui faire le plus mal, ce qui pourrait lui faire payer sa médiocre intolérance. « Un menteur, tu dis ? Je ne savais pas qu'il était coutume de se présenter autant en détails lorsque l'on rencontre des gens. Il aurait peut-être fallu que je t'apprenne dès notre entrevue dans le parc que j'aimais aussi me faire culbuter alors ? » Ou culbuter tout court, mais ce serait vraiment vouloir qu'elle recrache ses intestins. Je ne suis pas aussi cruel, que Dieu me garde, encore. « Il faut croire que les jolies blondes douces et raffinées ne m'ont jamais suffi. Et les belles brunes avec du caractère, ça devait être trop dur à supporter pour ma petite personne. » Dis-je en  la fixant plus intensément que jamais, malgré l'alcool. Elle est idiote, abérante et je ne me fais pas prier pour le lui exprimer avec mon regard. « D'ailleurs c'est étrange, je me demande pourquoi j'ai autant de fois baisé avec des nanas. Bien plus qu'avec des mecs d'ailleurs, c'est con non ? Je te le dis parce que je sais que ça t'intéresse au fond, les statistiques. » Un rire s'échappe de mes lèvres. J'essaye de paraître fier mais je suis malgré tout faible, nerveux. Après avoir tiré sur ma cigarette, j'expire rapidement la fumée. « Tu dois me détester mais ce n'est pas bien grave tu sais, le truc c'est que j'exècre encore plus la fille que j'ai en face de moi. » Et ça je le dis sans la moindre ironie, sans la moindre pointe de sarcasme. Quels que soient tous ces sentiments que j'ai pour elle, ceux qui me gouvernent ce soir sont le mépris et la répugnance. J'avance d'un pas pour éteindre le joint dans un cendrier et retrouve son regard pour une seconde à peine. « Tu m'excuseras mais j'ai mieux à faire que de rester avec une enragée. Les toilettes ne sont pas loin si l'envie te prend d'aller dégueuler. » Je m'échappe pour reprendre une  inspiration et sortir de ce gouffre enfumé, mais je la sais en train de me suivre, prête à attaquer à nouveau sûrement. Elle ne va pas lâcher aussi facilement, ni accepter par magie. Et malgré tout ce que j'ai pu lui dire, j'arrive à la comprendre. Comment m'aimer alors que je ne m'aime pas moi-même ? Cette partie-là, celle que je ne reconnais qu'une fois sur dix. Je la maudis autant que j'ai besoin d'elle. Je la maudis pour me rendre parfois vivant, bien malgré moi. Quand l'air frais de la rue me frappe enfin, je m'immobilise sur le côté et me laisse tomber, faiblement, contre le mur. La détester et l'aimer, si fort. Vivre à contre-sens. Comment peut-elle avoir autant de pouvoir sur moi ?

Si te faire l'amour n'a rien signifié pour toi,
Alors je me suis corrompu inutilement toutes ces fois.
Si devenir accroc à toi relève de la superficialité,
Alors montre-moi le chemin pour t'oublier, par pitié.



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyMer 24 Déc 2014 - 13:14

Grace W. Nolan
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La vérité c’est que j’ai mal. Mal au cœur, mal au ventre, mes tripes, tout bordel, j’ai mal dans tout mon intérieur. J’ai l’impression d’être trahie, d’être frappée. Il m’achève, me heurte comme jamais on l’avait fait avant cela. Alors je tente de lui faire autant mal, pour ce que ça vaut, pour l’impact que je peux avoir sur lui que je ressens bien moins grand qu’auparavant. Merde, Andreas, t’aime les mecs, en fait, c’est ça ? J’ai envie de pleurer, de pleurer plus que je ne le devrai. J’ai envie qu’il me dise que ce n’est qu’une fois, qu’en réalité, il n’est pas comme ça, j’ai envie qu’il se défende, qu’il essaie de me faire comprendre que j’ai tort, et qu’il me dise qu’il n’aime que moi, comme j’ai pu lui dire la dernière fois. Dis-moi que tu t’en fiches des gars, putain, dis-moi que tu m’aimes, rien que ça. « Un menteur, tu dis ? Je ne savais pas qu'il était coutume de se présenter autant en détails lorsque l'on rencontre des gens. Il aurait peut-être fallu que je t'apprenne dès notre entrevue dans le parc que j'aimais aussi me faire culbuter alors ? » Ses mots tombent à l’intérieur de moi, ils cognent plus fort que ce que j’aurai pu le penser, ils sonnent étrangement vrai. Alors ce n’est pas qu’une fois, ce n’est pas que comme ça. Je perds de mon assurance. Dans mon esprit les choses vont bien trop vites, je l’imagine déjà avec un mec, peu importe lequel, en train de se faire, comment il a dit déjà ? Ah oui, « culbuter », c’est ça ?  Je me pensais plus tolérante, je me croyais plus forte aussi, mais j’ai l’impression que mon monde tout entier est en train de s’effondrer. Je ne voulais pas des détails sur sa sexualité, j’aurai juste aimé savoir que ce n’était pas que contre les filles que je devais me battre pour l’avoir. L’envie de vomir a laissé place à l’envie de pleurer, j’ai l’impression d’être en train de suffoquer. « Il faut croire que les jolies blondes douces et raffinées ne m'ont jamais suffi. Et les belles brunes avec du caractère, ça devait être trop dur à supporter pour ma petite personne. » J’aimerai trouver un moyen de répliquer, mais je me contente de rester là, face à lui à recevoir en pleine tronche toutes es insultes déguisées. Je dois m’excuser c’est ça ? Pour avoir été si difficile à vivre ? Pour n’être qu’une peste de plus à son tableau ? Pour avoir été conne ? Ah non, je sais, je dois surement être désolée de lui avoir dit ce que je ressentais. Je sais pas si je ne devrai pas troquer mes larmes naissantes pour des rires en fait, ça me parait plus censé. Avouez le comique de la situation, moi qui refuse toute sorte de sentiment en train de me battre contre quelqu’un qui ne veut pas de moi. Le mélodrame, j’ai toujours eu horreur de ça, et là, je crois bien qu’il nous encercle complétement. « D'ailleurs c'est étrange, je me demande pourquoi j'ai autant de fois baisé avec des nanas. Bien plus qu'avec des mecs d'ailleurs, c'est con non ? Je te le dis parce que je sais que ça t'intéresse au fond, les statistiques. » Je prends mon visage entre mes mains, j’essaie de reprendre ma respiration, mes esprits. Je n’ai pas envie de savoir combien de fois il l’a fait, combien de fille il a pris et combien de fois lui, s’est fait prendre. Cette pensée me donne encore une fois le tournis. Et je pourrai m’en vouloir de réagir comme ça, je pourrai, mais je crois que je suis trop blessée, trop en colère, trop saoule aussi pour pouvoir réellement calculer la portée de mes mots, pourtant le fait est que je mesure parfaitement la portée des siens et de ce rire qu’il me sert, que j’ai envie de vomir, aussi. « Tu dois me détester mais ce n'est pas bien grave tu sais, le truc c'est que j'exècre encore plus la fille que j'ai en face de moi. » Je pince mes lèvres, me retiens de pleurer, finalement pourquoi je lui donnerai cette satisfaction-là ? Le laisser m’atteindre à ce point-là, ce serait vraiment n’importe quoi. Et je hoche le visage lentement, approuvant ses paroles, lui signifier que je comprends, que forcément entre lui et moi il n’y a rien et n’y aura jamais rien. Il semblerait que je me sois bien trompée à son sujet, et lui au mien, en somme on s’est trompé sur le nôtre, pas vrai, de sujet ? « Tu m'excuseras mais j'ai mieux à faire que de rester avec une enragée. Les toilettes ne sont pas loin si l'envie te prend d'aller dégueuler. » Et sans que je ne puisse répondre quelque chose, sans que je ne prenne réellement le temps de réaliser, le voilà en train de jeter sa clope et de me tourner le dos afin de s’éloigner de moi. Mon regarde s’abaisse et je me contente de regarde le sol sans comprendre vraiment ce qu’il vient de se passer, je sens une pression sur mon bras, mon amie toujours plantée-là qui essaie de me soutenir ou je ne sais quoi. Mais je n’ai pas besoin d’elle, putain, j’ai besoin de lui. Alors j’ai le temps d’entendre sa voix m’appelant, sauf que je suis déjà partie, je me fraie un chemin dans la foule, et j’ose dire que je le connais assez pour être consciente du fait qu’il a dû sortir d’ici. Quand j’atteins enfin l’extérieur, mes yeux ne le cherchent que pas longtemps. Je me positionne devant lui, m’avance au plus que je le peux, et le jauge du regard, le juge ne réalité, sachant pertinemment que je suis surement personne pour le faire. « Alors c’est ça ? » Je commence d’une voix tremblante, je manque d’assurance, perturbée. « On se dit au revoir comme ça, ce soir ? » Ce n’est pas ce que je veux, et en étant encore devant lui je réalise que je l’aime quand même, malgré tout. Malgré le mal et le reste. Un rire nerveux me prend, une nouvelle fois. « Andreas bordel … » Bordel tu ne vois pas que je suis complétement cramée, que je ne sais pas quoi faire d’autre que hurler, que ce que je ressens prouve juste une nouvelle fois que je ne sais plus comment réagir avec toi. « Relève-toi ! » Je lui hurle dessus, encore une fois, je lui demande d’assumer, de me dire droit dans les yeux que ce n’était que des mensonges. « T’aimes vraiment ça ? » Je ne sais pas si je dois être explicite dans mes propos, si je dois essayer de comprendre quand je me sais incapable de le faire. « Les mecs ? » A défaut de m’aimer, moi. Qu’il le dise et je le laisserai, je promets de l’oublier. J’en suis capable, je le sais. « Tu préfères un mec plutôt que moi ? » Et comme je souffre, je te hais encore plus. « Pourquoi t’as jamais voulu m’écouter, putain ?! Pourquoi t’as continué à vouloir te faire une foutue place dans ma vie si tu savais déjà ça ? Pourquoi tu ne m’as pas expliqué ? Pourquoi t’es pas venu à l’hôpital ? » Trop de question, trop d’hésitation, amis … C’est ce qu’il disait. « Je comprends mieux pourquoi tu parlais tellement d’amitié. » Je mélange tout, je le sais, mais je m’en fous. « Oublie tout ce que j’ai pu dire. Heureuse de t’avoir connu. » C’est fini, je laisse tomber.



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C'est là que je t'aimerai toujours,
c'est là que je t'attendrai.
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptySam 27 Déc 2014 - 7:54

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Job/Métier : Chef de publicité à Millenium Advertising.
Adresse de résidence : Appartement dans le Downtown, avec Adelaïde et Chloé. Ne soyez pas dég les mecs.
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La fraicheur de la rue me frappe de plein fouet quand je m'immobilise, au sol, contre ce mur. Tout ce que j'arrive à sentir désormais, outre ce changement soudain de température, c'est mon cœur battant anormalement vite dans ma poitrine. Ce sentiment de culpabilité qui m'inonde, de dégoût contre moi-même, contre ce qu'elle vient de me cracher à la figure avec une véhémence et une répugnance bien trop acerbes. Une image de moi que je déteste et dont je ne pourrai pourtant jamais me séparer, qui fait partie intégrante de moi et que ma dignité me force à protéger, malgré tout, malgré mes sentiments envers elle. Eux, ils sont trop forts. A vrai dire, je crois qu'ils n'ont jamais été aussi forts qu'à cet instant, alors qu'elle vient de me blesser au plus profond de moi-même. Je n'ai ressenti aucune espèce d'intérêt pour ce gars, il était fade, comme tous les autres si je les compare à elle, à ce qu'elle représente désormais pour moi. Mais comment lui dire ? Comment lui faire comprendre ? Je croyais faire ce qu'il fallait pourtant.

Je pensais qu'elle voyait clair en moi, plus que moi-même et finalement il semblerait que je me sois trompé sur toute la ligne. Elle et moi, nous ne sommes que deux incapables, deux stupides victimes coincées dans ce merdier qu'elles ont pourtant creusées elles-mêmes. Voilà à quoi on ressemble, Grace. Deux brêles. « Alors c'est ça ? » Une voix qui résonne dans l'obscurité, qui me rappelle à l'ordre mais que je n'entends qu'à moitié. Que je ne suis pas sûr de vouloir entendre, d'ailleurs. Alors oui, ce doit être ça, une espèce de rempart que j'élève tant bien que mal. Si seulement cela pouvait se passer comme sur une messagerie instantanée, si seulement j'avais la possibilité de me déconnecter et de ne plus lui laisser d'autre choix que celui de me laisser seul pour enfin me tranquilliser. Mais non, la réalité me rattrape rapidement, trop rapidement hélas. « On se dit au revoir comme ça, ce soir ? » Cette fois j'ouvre mes paupières et je la fixe, un moment, comme je pourrais fixer le vide. Autant vous dire que cela ne représente pas grand chose. Dans son rire jaune je me noie un peu plus, je me mets à rêver d'une bouée de secours, n'importe laquelle. Mais putain, Grace, tu ne vois pas que je suis hors service, là ? Tu ne vois pas que tu m'as cassé ? Que je suis foutu maintenant ? Putain... « Andreas bordel … » Je peine à remplir mes poumons de cet air vital, je peine à trouver quelque chose auquel accrocher mon regard, quelque chose d'autre que son corps tendu, exigeant. Merde... J'aurais presque envie de chialer tellement c'est pathétique, tellement ses cris me heurtent et la rendent si fragile. C'est inédit. D'ordinaire j'aime ça, ce soir je déteste ça. « Relève-toi ! » Impossible, et j'ai envie de tout sauf de me lever. Ça n'aurait aucun sens, strictement aucun, de me relever et de prendre de la hauteur. Tout ça, c'est terminé, il n'y a que là que je me sente à ma place, le cul au sol. « T'aimes vraiment ça ? » La mâchoire serrée, je laisse vagabonder mon regard sur le côté, le stoppe sur quelques passants au loin, sans espoir. Je sens venir le reste de sa question comme s'il s'agissait de la peste, et comme si c'était inévitable, comme si j'étais sur le point de crever et que c'était mon dernier recours, je finis par aller retrouver son regard quand ses mots sortent à nouveau de sa bouche. « Les mecs ? » … « Tu préfères un mec plutôt que moi ? » Idiote. Tu n'es qu'une idiote Grace. Trop douée pour te faire mal. Excellente même, et ça me désole. Je pourrais avoir pitié si et si seulement j't'avais pas dans la peau... « Pourquoi t’as jamais voulu m’écouter, putain ?! Pourquoi t’as continué à vouloir te faire une foutue place dans ma vie si tu savais déjà ça ? Pourquoi tu ne m’as pas expliqué ? Pourquoi t’es pas venu à l’hôpital ? » Elle est comme ces coups de crayons impulsifs que l'on gribouille sur un coin de feuille immaculé quand on est énervé, quand quelque chose ne se passe pas comme prévu, quand on a écrit ou dessiné une chose qui ne nous satisfait pas. Mes yeux observent ses lèvres se mouvoir au rythme de ses mots, de ses questions qui manquent de sens et même d'intérêt. Pourtant, je lui concède une chose, mon obstination. Ce désir toujours présent depuis ce jour où je l'ai rencontrée, de vouloir me faire une place dans sa vie. Parce que cela ne pouvait pas être autrement, que malgré ce que je pouvais affirmer avec une misérable assurance, cela n'avait rien de “normal” ou d'habituel. Je ne fais pas ça avec les autres, je ne l'avais jamais fait. Mais avec elle j'ai dû échouer quelque part. J'ai dû aller trop loin, oui je le reconnais, silencieusement mais non calmement, en soutenant son regard. « Je comprends mieux pourquoi tu parlais tellement d’amitié. » Pourquoi a-t-elle toujours besoin d'en rajouter des tonnes ? N'est-ce pas suffisant comme cela ? Est-elle obligée de faire naître en moi ce sentiment de révolte, d'indignation ? Je n'ai pas supporté qu'elle me rabaisse mais la vérité c'est que je supporte encore moins qu'elle se méprenne à propos de ce que je ressens à son sujet, à propos de ce qui a fait la force de notre union plusieurs fois déjà.

Je n'en peux plus de l'entendre hurler, des horreurs, des futilités et désormais, des absurdités. Elle comprend pourquoi je parlais “tellement d'amitié” ? Moi je ne comprends pas, je ne comprends plus rien mais ma rancœur vient à nouveau frapper à la porte. « Oublie tout ce que j’ai pu dire. Heureuse de t’avoir connu. » Voilà ce qu'elle avait oublié ! Droit au cœur, la remarque qui pourrait conclure notre relation ! Notre putain de relation chaotique. Oublier tout ce qu'elle pu dire ? Alors dorénavant je ne suis plus qu'une machine sur laquelle on est censé pouvoir supprimer l'historique ? Heureuse de m'avoir connu... Heureuse... Merde, quelle insolence. Quelle ignoble fille elle fait. Putain, que veut-elle ? Qu'attend-elle de moi ? Que je sorte de mon mutisme ? Ai-je réellement le choix ? Croit-elle que je pourrai la laisser s'échapper sur ces quelques mots minables ? Non évidemment, et c'est bien pour ça qu'elle les a dits, pour me piéger comme un vulgaire rat. Je n'suis qu'un rat, bordel, un rat, et ça me fout la rage, ça me sort de mes gonds. A tel point que j'arrive à me relever, à me tourner et à frapper dans ce mur impulsivement. « Putain de... » Ma main reste plaquée au béton et se met à brûler en silence, quand mes yeux eux se ferment pour prévenir toute autre folie. Une grimace de douleur qui prend d'assaut mon visage, puis je reste ainsi pendant quelques secondes, fulminant contre le monde entier, contre ma propre sensibilité qui pourrait m'emmener à la mort tellement elle me rend vulnérable dans cet instant. « Heureuse de m'avoir connu... » Je me mets à rire jaune, secouant la tête pour exprimer, inconsciemment, le fond de mes pensées. « Tu as l'air tellement heureuse... Autant que moi je t'assure. » Un sourire fébrile et forcé, un murmure que j'aurais pu adresser au mur, fort heureusement sourd. Et si j'ai réussi à rester dos à elle jusqu'à maintenant, je trouve néanmoins en moi la force de laisser retomber ma main, de me retourner, plus vulnérable que jamais, et d'aller chercher son regard.

Tout ce que j'ai voulu éviter pendant des mois et des mois me rattrape dans cet instant unique où je me tiens face à elle, les bras pendus le long du corps, mes yeux accrochés aux siens comme je l'ai toujours été à la vie et mon cœur terrorisé par cette vague nouvelle qui le submerge et l'engloutit. Un quart de siècle et si peu d'assurance tout à coup. Je ne me reconnais pas, mais pour elle... Pour elle, je prie en espérant que cela nous soit salvateur.« Est-ce si important ? » … « Les autres mecs, les autres filles, l'hôpital, l'amitié et tout le reste, toutes ces conneries qui semblent t'obséder comme s'il n'y avait que ça qui comptait. » Ni douceur, ni violence. Ou un peu, beaucoup des deux. Tout ce que mon amour pour elle me hurle. « Je ne devrais pas avoir à te le dire... C'est pourtant évident, aux yeux du monde entier ou presque. » Regarde-moi, ne lâche rien, je t'en supplie. Parce que moi je perds pied. Je coule. J'aimerais disparaître, et t'embrasser... J'aimerais que l'on me promette que la prochaine fois, sera mille fois plus simple. « Que... » Tu l'attends, tu l'espères, et quand il frôle mes lèvres, je réalise que je n'ai jamais autant désiré une chose de ma vie. Jamais. « Que je t'aime... Que c'est toi et personne d'autre. Tout le monde le sait Grace... sauf toi. » … Et ils ont tous ri de moi, avec ou sans raison. Ri de cette chose qui porte enfin un nom.



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyDim 28 Déc 2014 - 11:28

Grace W. Nolan
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Je crois que ma tête n’arrête plus de tourner, j’essaie tant bien que mal de m’enlever de l’esprit l’image que j’ai à présent de lui. Je tente de la contrer, de faire une barrière qui regrouperait tous nos moments ensemble, intimes ou pas, je me demande combien de temps s’est déroulé depuis notre nuit au Coachella. Combien de temps depuis que je me suis rendue compte que c’était plus, qu’il représentait plus. Je me monte une forteresse oui, à coups de souvenirs de lui, de sa peau sous mes doigts, de lui en moi. Et quand j’essaie du plus fort que je le peux, me reviens en tête cette représentation étrange de lui et un homme dans un lit. Et ça j’ai comme l’impression de ne pas avoir la force de le contrer, pourtant, je te jure Andreas, je voudrai. J’aimerai pouvoir lui dire que c’est douloureux, oui, que ça l’est plus que ça m’écœure en réalité. Je ne saurai même comment lui expliquer, alors je me contente de rester là, face à lui, dans un état dans lequel je n’aurai jamais pensé le voir avant ça. Plus bas que terre, à cause de l’alcool et bon dieu, je crois, à cause de moi, de mes mots assassins et peut-être aussi des siens. Ça en vérité, ça fait plus mal que le reste. Parce que s’il souffre, je souffre aussi. Penser à lui, avant de penser à moi, qu’est-ce que je peux avoir horreur de ça. Je voudrai avoir la force de te quitter vraiment, tu sais.
Le voilà qu’il se relève comme je le lui ai demandé, mais ça me coupe le souffle parce qu’il s’énerve et que je suis incapable de contrôler. Son poing va cogner le mur et moi j’émets un drôle de cri venu de nulle part, la surprise surement. « Putain de... » Si j’avais pu le penser moins homme par rapport à ce que je venais de voir, de découvrir, j’avoue oublier un peu ce côté-là. Peut-être parce qu’il me fait peur, à frapper dans le mur de cette façon-là. « Heureuse de m'avoir connu... » Cela aurait dû être un au revoir et non une raison pour toi de te mettre à heurter quelque chose de ta main que je devine douloureuse maintenant. L’envie de pleurer me reprends, et je réalise à quel point il peut avoir une influence sur moi et si parfois je pouvais la trouver bénéfique, ce soir, il ne m’en reste que le côté néfaste. Je te hais pour avoir su forcer mon cœur, pour l’avoir fait tomber amoureux de toi, je te hais de ne pas m’aimer comme je voudrai que tu le fasses. Tu vois ? On est arrivé à ce point où même te regarder devient insupportable, parce que je t’aime et que tu ne veux pas de moi. Parce que je t’aime et qu’on semble si éloigné toi et moi. Si j’avais su, je te promets, qu’il y a un an ou plus je n’aurai jamais accepté de te tenir tête, de vouloir te prouver que j’étais plus forte que toi, au jeu de la course mais aussi à celui de la vie. Le problème maintenant c’est que je réalise ma défaite, Andreas. J’ai perdu, tu vois ? J’ai tout perdu et tu as refusé de ramasser tous les morceaux de moi qui se sont éparpillés par ta faute, ton intrusion, toi et tes démons. « Tu as l'air tellement heureuse... Autant que moi je t'assure. » Là encore je te donne raison, nous ne sommes pas heureux, ni toi, ni moi. On est comme ça, perdu au milieu de nulle part, de quelque chose qu’on a créé nous-même, un fichu foutoir. Je n’ai pas envie, tu sais, de broyer du noir. De pleurer, pendant des heures durant, le fait que ça n’a pas marché toi et moi, je n’ai pas envie de me morfondre à ton sujet, de passer du temps à me demander avec qui tu continues ta vie, une fille, un homme, je ne sais pas, mais ça me rendra folle, vulnérable et ça me donnera cette vague assurance que de t’oublier, j’en suis incapable. Et puis il se retourne enfin, et j’en viens à complétement faire abstraction de toutes mes pensées, de mon envie de lui dire adieu, parce que je me dois d’affronter son regard, ses yeux. Je déglutis, sans savoir quoi faire, un truc idiot me donne envie de lui demander s’il n’a pas trop mal, à la main, son poing, putain. Mais non, je ne dis rien, je me contente de rester là, les bras ballants le long de mon corps qui me semble douloureux en tous points, en train de mourir, voilà l’effet que tout cela me fait. Je savais bien que j’étais malade … J’étais loin d’imaginer que mon frère avait raison, que c’était d’amour que je l’étais. D’amour et de rien d’autre. Ah si, d’amour et d’Andreas.
« Est-ce si important ? » Je ne sais plus ce que je t’avais demandé, parce que j’ai encore des centaines de questions en tête, des demandes de détails à prononcer, des suppliques à ton sujet qui seraient susceptibles de me torturer. « Les autres mecs, les autres filles, l'hôpital, l'amitié et tout le reste, toutes ces conneries qui semblent t'obséder comme s'il n'y avait que ça qui comptait. » Alors de tout mon cœur je me dis que je devrais lui préciser qu’à présent je n’ai plus aucune idée de ce qui pourrait compter. Si ce n’est pas les autres mecs, les autres filles, l’hôpital, l’amitié, alors c’est quoi ? Qu’est-ce qu’il nous reste Andreas si on oublie tout ça ? Qu’est-ce qu’il nous lie ? Ne me dis pas rien, parce que je ne suis pas certaine de le supporter. J’ai le cœur au bord de l’explosion, suspendue à tes lèvres qui semblent me manquer, c’est con, pas vrai ? « Je ne devrais pas avoir à te le dire... C'est pourtant évident, aux yeux du monde entier ou presque. » Je suis complétement égarée, je n’arrive pas forcément à suivre le fil de ses pensées, mais je prends sur moi, je l’écoute, je ne fais que ça, parce que j’ai bien assez parlé pour ce soir, parce que je suis fatiguée de notre histoire. « Que... » Mes yeux restent accrocher aux siens, mon cœur bat trop vite, ma respiration semble saccadée. Je vais mourir, ça y est. « Que je t'aime... Que c'est toi et personne d'autre. Tout le monde le sait Grace... sauf toi. » Non, je vis. Comme jamais. J’ai comme l’impression que tout est rapide, que je viens de prendre un coup, situé en plein cœur, j’ai tout qui se mélange, je ne suis pas certaine de pouvoir gérer tout ce qu’il provoque en moi, un débordement de sentiments. Un truc trop grand. Géant, je n’ai pas les épaules assez larges pour ça. Je pense à notre dispute, à mes mots, aux siens qui leur ressemblent, à ce que je viens de découvrir, à ce que j’aimerai avoir la force de lui dire. Et c’est comme si j’avais quitté mon corps pour regarder la scène en tant que spectatrice, je me vois m’avancer vers lui, avec vitesse, je vois même ma main se lève, tout aussi vite … La claque que je lui mets semble résonner avec force dans la rue que je ne sais ni pleine ni déserte, à la vérité, de mon point de vue, il n’y a que lui, que nous, perdu dans les rues de Los Angeles en train d’essayer de devenir quelque chose à défaut de se séparer. J’entends encore l’écho de mes doigts sur sa joue quand je réalise enfin mon acte. Le frapper, parce que j’aurai voulu le faire tant de fois avant ça, pour avoir joué avec moi, pour m’avoir menti, pour m’avoir fait penser que je n’étais rien alors que c’était le contraire. Une gifle pour lui prouver que je ne suis pas si simple à amadouer, même s’il croit que c’est le cas, même s’il a réussi à le faire, c’est vrai. Un coup pour lui faire autant mal que ce que j’ai mal moi aussi, mal de l’aimer et de ne pas savoir comment faire pour le supporter. Et puis …
Puis avant qu’il ne fasse quoi que ce soit, mon corps entre en collision avec le sien, ce n’est pas violent, c’est emplit d’une fougue et d’une passion sans nom. Si bon sang, le sien de prénom. Mes mains dans sa nuque, ses joues, j’hésite quelques secondes, quand je rapproche mon visage du sien, quand mon nez effleure la courbe du sien, quand je soupire juste avant d’aller trouver ses lèvres, de les embrasser comme jamais, je crois, je ne l’ai fait. Je suis au bord du gouffre par sa faute, au bord du gouffre et j’adore ça. Je prolonge notre baiser, laisse courir mes doigts sur sa peau, adore son corps, non, je l’aime, je l’aime son corps, comme chaque partie de lui. En souriant à moitié, j’attrape son regard et je lui murmure « Répètes un peu, pour voir. » Peut-être bien que le monde entier le savait, mais le problème c’est que je ne suis pas le monde entier et que dans tes bras, j’ai toujours l’impression d’être unique, tu vois. Comme tu l’es pour moi. Je t’aime aussi, voilà ce que ça signifie …



Tu vois ce moment entre le sommeil et le réveil,
ce moment où on se souvient d'avoir rêvé ?
C'est là que je t'aimerai toujours,
c'est là que je t'attendrai.
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyMar 30 Déc 2014 - 1:31

Andreas Klein
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Je croyais que cela me libérerait sur le champ. Que lui avouer ce que je ressens pour elle me rendrait plus léger, moins tendu… La vérité, c'est que dans les secondes qui suivent, quand son regard se fixe sur moi plus intensément que jamais, je me sens plus moi plus incertain que jamais. Pas à propos de mes sentiments, non eux je les ai cernés depuis très longtemps, trop longtemps même pour les avoir tus jusqu'à aujourd'hui. Si je me sens vacillant, c'est parce que je redoute sa réaction, que je la sais parfois imprévisible et totalement hors de contrôle, que c'est dans ces moments-là que j'aimerais pouvoir fuir comme si de rien n'était, aller me cacher derrière une porte et attendre qu'elle daigne faire quelque chose, qu'elle reprenne vie en fait. Je ne peux pas l'avoir achevée avec ces quelques mots, c'est impossible, ça me parait dingue. C'est la première fois que je les dis à une fille que j'aime de cette façon et ça me laisse encore chamboulé, c'est vrai, mais cela me parait inconcevable qu'elle mette autant de temps à réagir. Jusqu'au bout, elle va me rendre fou. Jusqu'au bout.

Mais le plus drôle dans l'histoire, c'est que je ne suis même pas sûr de ce que je veux, de ce que j'attends d'elle. Qu'elle me répondre qu'elle aussi, elle m'aime ? Non. Je le sais déjà et son corps a suffit à me l'exprimer, tant de fois. Alors, qu'elle vienne vers moi ?

Putain, oui, j'en crève d'envie. T'entends, Grace ?



C'est comme si le temps s'était arrêté. Comme si la bande du film de notre vie s'était mise sur pause. J'ai l'impression d'attendre de longues secondes, non une éternité avant qu'elle ne se décide à venir me sauver de ce malaise. A cet instant précis, j'imagine déjà la chaleur de son corps contre le mien, la douceur de ses lèvres contre les miennes, furieusement en manque. J'imagine tout un scénario enivrant. Une nuit fiévreuse en sa compagnie, une succession de folies toutes plus indécentes les unes que les autres. Mais à cette indécence fantasmée vient se heurter la réalité. Inattendue. Littéralement frappante. Sa main atterrit violemment sur ma joue et là, fatalement, le temps reprend. Toujours quand ça fait mal. Putain … Elle est incroyable. Cette fille est totalement incroyable.



Impossible de déterminer le nombre de secondes qui s'écoulent entre le moment du choc et celui où mes yeux, furieux, vont retrouver les siens. Je m'apprête à lui dire qu'elle est folle, complètement tarée même. Qu'elle devrait songer à se faire interner pour ça, pour tout ça. Que je n'en peux plus de recevoir des gifles, bon sang, combien de fois devrais-le dire ? Qu'elle et moi ça doit se terminer, même si ça n'a même pas commencé, tout du moins pendant un instant à peine, c'est ce que j'ai eu l'illusion de croire. Que je retire ce que j'ai dit, que je la déteste plus que je ne l'aime et que je ne suis pas heureux de l'avoir connue moi, non, que je crève de l'avoir connue, qu'à cause d'elle ma vie ne tourne plus rond. Que je ne comprends plus rien, bordel, et que j'aimerais encore pouvoir frapper quelque part, si seulement ce n'était pas elle en face de moi. Tout cela défile dans mon esprit à la vitesse grand V tandis que nous nous observons, l'un et l'autre, pendant un long moment silencieux qui me fait l'effet d'une bombe à retardement. Cela devient intenable. Je me vois ouvrir la bouche et lui dire avec colère tout ce que j'ai imaginé pour réparer mon erreur quand soudainement le destin frappe encore, de manière inattendue.

C'est une toute autre lueur que je discerne dans ses yeux, une métamorphose totale de son corps qui se jette contre le mien et que mes bras reçoivent sans en avoir le choix, sans pouvoir dire non, non Grace, je ne suis pas un pantin, putain, je ne suis pas un pantin.

Je suis un pantin. Il faut arrêter de se voiler la face…
Mais pas le sien. Celui de mon cœur uniquement.

Parce que je reprends goût à la vie quand mes yeux s'ouvrent grand sur elle, quand je remarque avec soulagement que j'ai eu faux, que quelque chose a bel et bien commencé entre nous. Ses mains sur moi, son visage qui s'approche et ces lèvres que je laisse venir jusqu'aux miennes dans une impatience presque intenable. Je ne réalise qu'à moitié, quand elle m'embrasse, que toute ma vie est en train d'être chamboulée comme elle ne l'a jamais vraiment été. Lui ai-je déjà dit que je n'ai aucune expérience là-dedans ? En amour. En relation sérieuse. Dans ce qu'elle va attendre de moi. Je ne sais plus… Au diable. J'attrape son visage avec mes deux mains, une qui me lancine toujours mais dont j'oublie la peine tant le bonheur de l'avoir à nouveau contre moi est fort. Trop fort. C'est l'extase pur, la meilleure des folies, quelque chose dont elle seule semble avoir le contrôle pour l'instant mais que je vis à deux cents pour cent. Le genre de truc, vous savez, que je n'avouerai jamais. Ni à mes meilleurs potes, ni à elle. Surtout pas à elle… « Répètes un peu, pour voir. » Avant toute chose je reprends mon souffle, puisqu'elle me l'a volé. Et j'abaisse mon regard vers le sien, culpabilise en silence de l'aimer, d'accepter de me brûler les ailes avec elle plus que je ne l'ai jamais fait. J'en culpabilise, c'est vrai, mais ce n'est rien à côté de tout ce qu'elle me procure. Finalement, j'esquisse un faible sourire, un peu gêné. « Je n'aimerais pas que tu y prennes trop goût. » Avec malice, je vais lier mes mains dans le bas de son dos et la serre contre moi, sans me retenir d'aller sentir son parfum, celui de ses cheveux. Ce que je m'apprête à lui dire au creux de l'oreille pourrait résonner comme une boutade et pourtant, il n'en est rien. Elle le saura, j'en ai l'intime conviction. « Je suis en train de faire une folie pour toi… Si tu pouvais être conciliante ça m'aiderait. »  Car j'ai tout à apprendre, et qu'au moindre faux pas, je risque une nouvelle frappe. A défaut d'être parfait, je peux lui promettre d'essayer d'être sincère, de l'aimer comme moi je l'entends et pour ça, il faudra m'accorder de la confiance. Une confiance aveugle, sans la moindre condition. Après un nouveau sourire, je m'autorise un premier caprice, celui de laisser mes lèvres tracer le chemin qu'elles souhaitent, dont elles rêvent depuis des nuits et des nuits. Suivre cette ligne invisible, de ses lèvres jusqu'à la naissance de son épaule dénudée, parcelle de peau que j'ai faite mienne bien trop peu de fois. L'une de mes mains dans le bas de son dos l'attire encore plus contre moi, puis grimpe plus haut, jusqu'à cette crinière ébène que je saisis doucement, nettement plus doucement que la façon dont cette envie nait dans mon bas-ventre. Quand nos regards se croisent, je murmure suavement. « Je t'autorise à utiliser ton charme pour nous attirer rapidement un taxi et ensuite tu lui demandes de nous emmener vite, très vite au centre de surf, à Malibu. » Grace doit savoir que je bosse là-bas, une fois par semaine, et donc que j'en ai les clefs. « C'est dans tes cordes ? » Je n'ai pas envie de lui en dire bien plus, de toute façon je ne doute pas qu'elle saura très vite deviner ce que j'ai en tête. Plus ou moins.



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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptySam 10 Jan 2015 - 10:54

Grace W. Nolan
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L’euphorie coule dans mes veines, je ressens mon sang battre rapidement, au rythme particulier que lui impose mon cœur qui ne sait plus comment fonctionner correctement, au bord de l’explosion, vraiment. Je ne sais plus ce qui nous a mené jusque-là, j’ai tout oublié depuis que mes lèvres ont suivi le chemin logique qui les ont mené jusqu’aux siennes. Avec fougue, avec passion, avec énervement aussi … Mais avec amour, surtout. Et ça m’électrise de me dire ça, et ça me dévore de le comprendre toujours plus. Je l’aime d’une folie douce que je n’ai jamais pu contrôler et je ne l’ai jamais vu arriver. Comment j’en suis arrivée là ? A être aussi vulnérable pour toi, à cause de toi. Andreas.

Je me détache de lui à regret, lui souris, reste proche de son visage, respire son odeur que je connais que trop bien, malgré la clope, malgré l’alcool, je la retrouve dans son cou, sur sa peau que je n’ai pas assez touché, caressé. Puis je tente du mieux que je le peux, de redescendre sur terre, de calmer, cet optimisme étrange qui a pris possession de moi depuis que je l’ai entendu prononcer ces mots que j’ai attendu trop longtemps de sa part, qu’en réalité, j’ai espéré entendre. Et c’est bien pour cette raison, que je lui demande de me le redire encore une fois, pour être certaine que je n’ai pas rêvé, je suis même à deux doigts de me pincer.

« Je n'aimerais pas que tu y prennes trop goût. » Andreas, s’il te plait, me fais pas ça. Me torture pas encore plus, ne joue pas avec mon cœur comme à chaque fois. Il y a des jours où je suis fatiguée, des ascenseurs émotionnels, tu sais. J’aimerai, je crèverai, ouais, pour avoir une once de simplicité. Je fronce les sourcils en souriant malgré tout, réalise que je fais abstraction de bien des choses pour un simple « je t’aime », je suis fichue, si j’en suis là. Mais j’oublie aussi de m’énerver, parce qu’il me garde contre lui, parce que mon corps semble fait pour s’accorder avec le sien. Parce que je l’aime, putain. « Je suis en train de faire une folie pour toi… Si tu pouvais être conciliante ça m'aiderait. » Et j’en fais une aussi, on est deux tu sais. Deux à plonger. Deux à ne pas savoir sur quel pied danser. Je n’ai jamais été douée, tu sais, pour les relations sérieuses, pour partager quoi que ce soit, surtout mon cœur. Celui-là, il n’a jamais été que pour moi. Je n’ai jamais aimé, comme aujourd’hui je le fais.
Et quand ses lèvres caressent ma peau, mon corps qui l’attend, je réalise que j’ai peur. Horriblement peur. J’ai peur de ce que je ressens, de ce que je sais de lui et des choses que j’ignore encore. « Je t'autorise à utiliser ton charme pour nous attirer rapidement un taxi et ensuite tu lui demandes de nous emmener vite, très vite au centre de surf, à Malibu. » Mhm … Je le regarde et souris, me détachant finalement de lui. « C'est dans tes cordes ? » Oui.

Quelques secondes passent et finalement nous voilà dans le taxi. Sans y penser ma tête va se poser sur son épaule, et mes doigts courent sur sa cuisse, doucement, inlassablement. Mes pensées s’envolent dans tous les sens possibles. Le silence qui nous entoure n’est brisé que par une musique mauvaise que le chauffeur a décidé de nous imposer. Et avant de me décider à parler, j’attrape sa main, pour lui signifier que je ne suis plus en guerre, je veux juste … avoir cette discussion au moins une fois, pour mon propre bien mental, je crois. « Andreas. » Mes sentiments ne changent pas, bien au contraire, depuis ce soir, ils sont décuplés, irréversibles et perturbants. M’affaiblissent et me trahissent à chaque pas. « Je crois qu’avant … » Avant de suivre le fil de ses idées, de ses envies que je devine de nous deux ne formant qu’un, j’ai besoin de quelque chose, et j’aimerai qu’il me pardonne d’avance de percer cette bulle dans laquelle nous étions, depuis qu’il m’a avoué que mon amour, ce n’est pas à sens unique qu’il est. « D’aller au centre de surf, enfin avant d’y arriver. J’aimerai qu’on parle. » De ce soir, de toi, mais en fait de nous.



Tu vois ce moment entre le sommeil et le réveil,
ce moment où on se souvient d'avoir rêvé ?
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyDim 11 Jan 2015 - 2:36

Andreas Klein
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Elle n'a qu'à lever l'index lorsque le premier véhicule jaune passe pour que ce dernier ralentisse et vienne se garer sur le bord de la chaussée. Nous grimpons dedans et je lui donne l'adresse du centre de surf qui se trouve, bien évidemment, sur le bord de plage. Le conducteur entre donc la destination dans son engin et il reprend la route, direction le nord-ouest. Je m'enfonce ensuite dans la banquette arrière et n'hésite qu'un court moment avant de glisser ma main vers elle, sur sa propre main qui m'échappe vite pour aller finalement se poser sur ma cuisse. Ces secondes qui passent me rendent toutes plus impatient, pour une raison qui n'échappera à personne. Des semaines, des mois se sont écoulés sans que cela n'arrive à nouveau et ce soir, avec ce dénouement, j'ai besoin de la retrouver comme avant, comme à Coachella. « Andreas. » Quand Grace prononce ces trois syllabes, les miennes, je ne sais jamais à quoi m'attendre. Néanmoins, cette expression paisible que je lis sur son visage en tournant le mien vers le sien m'indique que ce qu'elle a à me dire n'est pas grave. Je marmonne un petit son, prouvant mon interrogation, et elle éclaircit. « Je crois qu’avant … D’aller au centre de surf, enfin avant d’y arriver. J’aimerai qu’on parle. » Je reste silencieux un moment, les yeux rivés vers l'avant, sur la route qui défile. Ses mots ne sont pas aussi savoureux que ce plan que j'ai pour elle et moi, mais puisqu'il ne s'agit que d'une discussion, j'estime ne pas être en droit de l'éviter. Bien sûr, je me demande de quoi elle souhaite parler. S'il s'agit de ce qu'elle a vu ce soir ou d'autre chose, et la vérité, c'est que je ne sais pas ce que je dois préférer. Ai-je le choix, de toute façon ? Ma main vient retrouver la sienne, inconsciemment, et je lui adresse un regard conciliant. « Si tu veux. » Ouais, si tu veux. En fait, ce soir, c'est “tout ce que tu voudras”, et ça m'dérange même pas, dans l'idée. « Mais attends encore cinq minutes. » Murmuré-je en souriant vaguement avant de détourner ma tête vers la fenêtre, pour le reste du voyage.

Doucement, la voiture se stoppe et je sors deux billets de ma poche pour payer le chauffeur qui me remercie et nous salue d'un bref signe de main. Une fois dehors, je jette un coup d'œil à Grace et l'invite à me suivre, par un mouvement de tête, vers le bord de mer. Je retire hâtivement mes chaussures, mes chaussettes et les laisse dans un coin, là où je suis certain de les retrouver à notre retour. Puis mes pieds nus avancent dans l'étendue de sable, presque aveuglément tant je connais cette plage par cœur. Il y a très peu de monde, peut-être un ou deux personnes au loin ; ils ont justement bâti cette école de surf à cet endroit précis pour sa distance des plages les plus populaires et bondées. Lorsque j'arrive vers l'océan, je choisis un endroit précis où m'asseoir et invite une nouvelle fois Grace à en faire de même. « Que penses-tu de ce cadre ? » Ma voix retentit faiblement, avec un brin de malice et une réserve qui me vient de ce qui est à venir, de ce dont elle veut parler et que j'ignore encore.



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyLun 9 Fév 2015 - 18:35

Grace W. Nolan
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L’impression qu’un brouillard épais a envahi mon esprit se fait de plus en plus ressentir à l’intérieur de moi. Je ne saurai dire ce que je cherche lorsque je lui dis que je veux parler, sur le coup pourtant ça faisait du sens, maintenant que les mots sont prononcés, j’ai juste peur.  Peur qu’il ne comprenne pas que j’ai besoin de savoir bien des choses, peur qu’on en revienne à se hurler l’un sur l’autre alors que pour une fois, mon cœur lui, prévoie une accalmie qui pourrait durer, si seulement je décidais de me laisser aller. Et son silence renforce cette impression de trop plein et de vide dans mon estomac, peut-être que ça vient de l’alcool, oui surement que cela ne vient que de là. Mais sa main se pose sur la mienne, et je fonds déjà, mon assurance s’envole, si elle n’était pas déjà partie en vérité. « Si tu veux. » C’est nouveau ça, c’est différent et j’en adore le gout, la saveur, si je veux, dans notre relation, ça n’a jamais été ça. Ca a toujours été, nous deux, vaut mieux pas qu’on parle, parce qu’on va finir par s’entretuer. Pourquoi ce soir, ça semble si simple de faire ce que je veux ? Qu’on fasse dans un semblant de normalité. Andreas, tu crois que si je le veux, tous les deux, ça pourrait marcher ? Je crois bien que je ne pourrais jamais m’empêcher de douter. « Mais attends encore cinq minutes. » J’ai envie de lui dire que je n’en ressens pas l’envie, d’attendre, que si je veux parler, c’est maintenant. Mais c’est comme si j’avais donné ma langue au chat, comme si je n’avais pas le choix. Il me demande de me taire, et je le fais. Stupide poupée.

Ma main reste sur lui, tout au long du trajet, comme s’il pouvait s’envoler. Mon rythme cardiaque semble s’être apaisé, et je vis, je vis simplement, pleinement, je le réalise et c’est déroutant. C’est affreux de se dire que je vais mieux, parce qu’on est deux. Affreux. Les minutes passent, et nous voilà au centre de surf, quand il sort de la voiture, je le suis. Il retire ses chaussures, et je fais de même, de toutes les façons, je n’aurai pas été bien loin en talons. Mon cœur se serre quand j’aperçois la mer. Ma gorge se sèche. Je ne sais toujours pas nager, et ce soir avec lui, je me suis déjà noyée. Il s’assoit et m’invite à le suivre, encore une fois, je le fais, parfaitement influencée. « Que penses-tu de ce cadre ? » Je ne pense rien, j’ai oublié de penser, putain. Quand je t’ai suivi jusqu’ici, quand je t’ai dit ses mots la dernière fois, chez moi, quand je n’étais plus moi. Et quand tu as dit les tiens, quand tu as fait l’autre moitié du chemin. Alors je soupire, et je laisse mes yeux observer la mer, bien plus calme que ce je le suis. Oui, c’est le bordel en moi Andreas, et même si c’est ta faute je ne t’accuse pas, parce qu’on est deux. Bon sang, on est deux … « Je n’ai jamais trouvé l’océan très beau. » Je lui dis bêtement en haussant les épaules. Qu’il ne pense pas que je dis ça parce que je suis de mauvaise humeur, non, c’est juste sincère. Quand certains se voient comme des poissons dans l’eau, moi, je suis plus à l’aise sur mes deux pieds, sur terre, tout simplement. « C’est loupé pour me faire rêver. » Et je lui fais un clin d’œil, le taquine et lui souris. J’ai comme l’impression qu’on est trop sérieux, qu’on ne sait plus être ceux qu’on est le mieux. « Andreas. » C’est juste moi, ou cela sonne réellement comme un glas ?  « Je .. Enfin tu .. Puis, il y a .. Fin tu comprends ? » S’il le fait, pour le coup, je veux bien lui donner un trophée, une médaille, quelque chose dans le genre. Alors je me mets à rire devant ma bêtise, je n’ai jamais eu peur de lui dire ce que je pensais. Qu’est-ce qui a changé ? Si je sais, il m’aime et l’a prononcé. Alors je prends mon courage à deux mains, j’apprends à ne plus avoir peur des « demains. » « Je suis une grosse égoïste. Une foutue égoïste qui ne pense qu’à elle, et depuis que t’es entré dans ma vie, ça ne fonctionne plus, tu vois ? Je suis une égoïste qui ne sait plus comment l’être. Parce que le fait est que … Je suis tombée amoureuse de toi, vraiment, comme jamais je suis tombée. Et tu me fais peur, mais c’est pas ça le pire, je crois bien, j’ai peur de moi. Puis il y en a eu beaucoup, des mecs ? Je suis obligée de demander, c’est plus fort que moi, c’est de la curiosité malsaine, de l’autodestruction, peut-être, mais je suis obligée et j’espère que tu me pardonneras pour ça. » Et je prends ma tête dans mes mains, je n’accuserai pas l’alcool, il a surement quitté tout mon système sanguin à présent. « Je suis une putain d’égoïste, et t’as tout changé. » Une autre façon détournée, de lui dire que je l’aime mais que je ne sais pas comment le faire. Pour le prévenir aussi, je crois, qu’un jour ou l’autre, je vais partir, pour ne plus revenir.



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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyLun 9 Fév 2015 - 22:40

Andreas Klein
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L'océan est calme, sans la moindre agitation, un peu à notre image. J'aimerais retarder le temps ou l'accélérer, éviter l'instant présent, pour une fois. Grace va aborder un sujet sensible. Même sans savoir de quoi il s'agit exactement, je me doute très bien que cela ne sera pas à mon goût. Peut-être pas au sien non plus. C'est ce que je vois quand mon regard quitte l'étendue d'eau pour aller se poser sur elle. Qu'elle n'est pas à l'aise. « Je n’ai jamais trouvé l’océan très beau. » Ne pas trouver l'océan beau ? C'est possible ? Et il faut que ce soit elle, celle que j'aime qui n'aime pas l'élément dans lequel je me sens le mieux. Elle m'étonne, donc, et m'arrache même un petit rire quand je réalise au passage qu'elle n'en finira jamais de me surprendre. Que Grace ne serait pas Grace si elle n'avait pas sa part d'imprévisible. « C’est loupé pour me faire rêver. » Tout ce que je voulais c'était que l'on soit au calme, c'est quand même réussi, j'imagine. Toujours mieux que la rue dans laquelle nous étions. Pour ce qui est de la faire rêver, je ne saurais même pas quoi faire, je redeviendrais manchot. A son sourire je lui réponds de la même façon, plus faiblement. Cet instant aurait pu durer une heure, cela aurait été si bien, mais non, non il faut toujours que ces silences soient interrompus trop rapidement. « Andreas. » Le sérieux tombe, l'inquiétude avec. Je réussis à garder mon regard sur elle, mais cela ne durera pas éternellement, je le sais. « Je .. Enfin tu .. Puis, il y a .. Fin tu comprends ? » Non, je ne comprends pas grand chose. Elle a juste le mérite de détendre un tant soit peu l'atmosphère. « Je suis une grosse égoïste. Une foutue égoïste qui ne pense qu’à elle, et depuis que t’es entré dans ma vie, ça ne fonctionne plus, tu vois ? Je suis une égoïste qui ne sait plus comment l’être. Parce que le fait est que … Je suis tombée amoureuse de toi, vraiment, comme jamais je suis tombée. » C'est puissant. Je le sais, je suis bien placé pour la comprendre, à défaut de réussir à poser les mots dessus comme elle le fait elle. Des mots qui ne me laissent pas indifférent, en tout cas je ne peux plus le feindre. « Et tu me fais peur, mais c’est pas ça le pire, je crois bien, j’ai peur de moi. » Mes sourcils se froncent, je vais chercher son regard un moment, pour l'abandonner à nouveau. Ce sont ses prochains mots, les plus douloureux. « Puis il y en a eu beaucoup, des mecs ? Je suis obligée de demander, c’est plus fort que moi, c’est de la curiosité malsaine, de l’autodestruction, peut-être, mais je suis obligée et j’espère que tu me pardonneras pour ça. » Je regarde le sable qui glisse entre mes doigts, m'offrant une petite sensation de légèreté quand mon cœur lui se serre et saigne. Jamais je n'aurais cru devoir partager ce genre de discussion avec une fille. Comment ai-je pu être aussi inconscient au point de croire que cela n'arriverait jamais ? C'est l'une de mes punitions, pour ne m'être jamais assumé complètement, pas autant que ce que je prétendais. « Je suis une putain d’égoïste, et t’as tout changé. » Je pourrais en sourire, m'en réjouir de cette affirmation dont je comprends le sens, mais ce n'est pas le cas. Je n'arrive plus à sourire, là, parce que tout se bouscule en moi. Et comme d'habitude, je sens que je ne vais pas réussir à enchaîner trois phrases sensées. C'est toujours pareil, mais elle elle m'aime, et je n'ai plus envie de déconner rien que pour ça. Le silence devient pesant, malheureusement, alors je tente quelque chose. « Peu de gens sont au courant. Je n'ai jamais été fier de ça mais je ne peux pas le renier. C'est … une partie de soi qu'on ne peut pas rejeter éternellement, ça fait trop mal. » Mais elle le sait aussi bien que moi, ce sont les histoires de coeur qui font mal. Pas les histoires futiles. « Beaucoup ou pas … qu'est-ce que ça change ? » Mes yeux se relèvent vers elle, pendant une poignée de secondes. Je prie pour qu'elle comprenne. « Tu me connais et tu sais comment j'suis, tu te doutes que ma fierté supporte mal de me voir avec des mecs, alors forcément … » Alors forcément, non, il n'y en a pas eu “beaucoup”. Les filles c'est plus simple, ça l'a toujours été, et puis ça plait à tout le monde. Mais le visage de Samuel me vient à l'esprit, je rabaisse mon visage et fixe le sable un moment, avant de le relever vers l'océan face à moi. C'est peut-être égoïste, mais j'ai envie de le garder pour moi, de taire son prénom et la relation qu'on a eue. Tous ses sentiments que j'avais pour lui avant que Grace ne prenne autant de place dans ma vie. Ça, ce “nous” c'est tout ce qu'elle doit retenir. « On s'en fiche du passé … Ce n'est pas ça le plus important et je veux pas que t'aies peur de ça. Je reste le même au fond, ce que je t'ai dit tout à l'heure ce n'était pas juste pour te faire plaisir. » Que je murmure alors en la regardant à nouveau, gravement. Je t'aime, tu comprends, et à la fin il ne reste que ça. Il me prend l'envie d'attraper sa main mais je n'ose pas, attends qu'elle fasse quelque chose, qu'elle accepte de passer à autre chose peut-être.



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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptySam 7 Mar 2015 - 20:32

Grace W. Nolan
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Je me bats, me débats, tourne et retourne, triture les mots, je cherche à m’en sortir … A ne pas le faire fuir, comme jamais je ne l’ai fait avant cela. Je veux le garder avec moi, et je suis forcée de constater que je le veux pour longtemps. Même lorsque je dessine je réfléchis moins que ça. J’ai la tête pleine, bien trop pleine d’ailleurs, je ne saurai dire à quel point je n’avais pas prévu tout ça, tomber amoureuse et ne pas savoir comment le gérer, j’entends mon frère bien loin, se moquer. Je fixe l’océan, droit devant. Je ressens mon sang battre plus rapidement dans mes veines, mon cœur emballé, il me semble même que j’ai du mal à respirer, mon ignorance sur les romances pourrait faire rire n’importe qui, j’ai envie de lui proposer de m’apprendre, mais je crois, qu’on est tous les deux novices à ce jeu là. Peut-être qu’on devrait essayer, d’apprendre ensemble et que tout me semblerait beaucoup moins compliqué. Mais il y a eu nos disputes, il y a eu nos désaccords, et nos accords. Il y a eu ses lèvres et sa peau dont je n’ai jamais su me passer, il y a sa voix et son rire qui me rendent vivante aux premiers sons, des centaines, oui, de complications. Sa peur et la mienne, mes défauts, et les siens. Je m’en veux de lui avoir demandé pour les hommes, putain. « Peu de gens sont au courant. Je n'ai jamais été fier de ça mais je ne peux pas le renier. C'est … une partie de soi qu'on ne peut pas rejeter éternellement, ça fait trop mal. » Mon rythme cardiaque s’accélère, parce que je réalise que maintenant que ce n’est pas une lubie, ce n’est pas une expérience, quelque chose que l’on fait pour rire quand on a nos âges. L’espace de quelques secondes je pense à Alice, et puis je me concentre sur lui, c’est différent, différent de deux copines qui sont prises par la folie. Il en souffre, et soudainement, j’en souffre aussi, et je jure que c’est puissant. Dément. « Beaucoup ou pas … qu'est-ce que ça change ? » Tout ou peut être rien, je ne sais pas. C’est une blessure qui remonte loin, un secret qui dérange, et je vois bien qu’il a raison, qu’est-ce que ça change ? Dix ou cent ? Ce serait pareil, vraiment, on en serait à ce point, celui où j’ai l’impression de devoir le découvrir à nouveau, de l’aimer mais de le voir comme cet inconnu qui m’a caché une part de lui … « Tu me connais et tu sais comment j'suis, tu te doutes que ma fierté supporte mal de me voir avec des mecs, alors forcément … » Tu me connais, je n’en suis pas certaine en réalité, si j’étais tout à fait honnête, je dirais que je suis tombée amoureuse de celui que j’avais rencontré au parc, alors je fais peut-être une chose idiote, mais je me tourne vers lui, je cherche son regard, ses prunelles pour y trouver les mêmes choses qu’à chaque fois, pour qu’elles me murmurent que rien à changer, c’est toujours le même depuis plus d’un an déjà. « On s'en fiche du passé … Ce n'est pas ça le plus important et je veux pas que t'aies peur de ça. Je reste le même au fond, ce que je t'ai dit tout à l'heure ce n'était pas juste pour te faire plaisir. » Alors ça devrait être aussi simple, je devrais tout oublier, ne retenir que nos moments ensemble et son je t’aime parfaitement contrôlé. J’essaie de sourire, de trouver la force en moi d’en rire, mais rien ne veut venir,  rien ne veut s’apaiser, j’ai l’impression que ce bordel organisé dans lequel il m’a plongé ne veut se dissiper. Oublier. Allez Grace s’il te plait oublie, et dis lui juste que tu l’aimes toi aussi. Alors je soupire, et le regarde, longtemps, mes sourcils se froncent, quand j’essaie de définir si ce que j’ai appris sur lui ce soir a changé quelque chose, mais rien, je n’y vois que lui, je n’aime que lui, et je réalise surtout que je l’aime malgré tout, comme il est, avec ses forces et ses faiblesses, avec son aisance, assurance, et ses démons, ses tourments. Ma main va caresser son visage, pour parfaire mes pensées, toujours la même sensation, toujours ses choses étranges dans mon estomac qu’il est le seul à provoquer en moi. Mes lèvres vont provoquer les siennes, les effleurant, constatant que c’est pareil qu’avant. Qu’il a le même gout et que je le savais, que je n’aurai pas du avoir si peur, qu’il est et restera, le seul à faire fondre mon cœur. « Je suis terrifiée. » J’avoue en un murmure contre sa bouche que j’arrête d’embrasser. Mais pas effrayée à cause des autres, hommes ou femmes, terrifiée à l’idée de l’aimer autant, de ne pas savoir comment faire avec la force de mes sentiments. Alors je souris, toujours contre lui. « Et je t’aime. » Comme jamais je ne pourrais l’expliquer. Sobre ou alcoolisée, on en arrive à la même conclusion, tu vois. Je t’aime et j’ai besoin de toi. « Ne me cache plus jamais quelque chose, ok ? » Une chose qui te fais mal, capable de te briser, parce que si tu le fais, on ne pourra jamais se réparer.



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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptyJeu 12 Mar 2015 - 17:33

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Je redoute toute lueur qui pourrait apparaître dans ses yeux d'une seconde à l'autre. Grace est aussi prévisible qu'imprévisible, dépendant des situations. Et dans la nôtre, je m'attends à tout. N'importe quel revirement de situation pourrait se passer. Tout ce que je viens de lui dire ne me reste pas dans la gorge ; ça s'envole aussitôt puisque tout ce qui compte, là, c'est elle, ce qu'elle va me dire. Ses pensées à mon sujet. Ce mec dont elle s'est amourachée malgré elle, malgré moi … Mais je me voile la face. Tout ce qui arrive, je l'ai voulu au plus profond de moi. Dès que j'ai posé mon regard sur elle dans ce parc, j'ai désiré ardemment qu'elle devienne accro. Et tout ce qui a suivi, je l'y ai entraînée de force, quoi que j'aie pu en dire pour me protéger de cette attraction. Elle devait être mienne, c'est tout. Finalement, la seule chose que je devrais encore être en droit de faire, c'est d'assumer ça, tout ce qui va suivre.

Ce n'est pas cette main qu'elle vient poser sur ma joue qui est le plus difficile à gérer, non évidemment. Mes yeux ancrés aux siens, je la supplie de faire autre chose. Un peu plus ou un peu moins mais pas de la demie mesure, parce qu'il n'y a rien de plus troublant. Alors, quand ses lèvres se rapprochent, je sens mon rythme cardiaque s'emporter un peu, penchant légèrement le visage pour recevoir ce que je meurs d'envie de recevoir de sa part. Et tout s'emballe, mon coeur, mes lèvres contre les siennes, ma main que je ne retiens pas et qui vient se loger dans sa nuque. Je ne m'attendais pas à ça, ensuite. « Je suis terrifiée. » Moi aussi, je l'ai été et je le suis encore. Terrifié à l'idée d'être faible face à certains hommes. Terrifié à l'idée d'en subir des frais maintenant qu'elle le sait. Terrifié à l'idée qu'elle me voie autrement alors que rien n'a changé, strictement rien. J'aimerais lui dire que je suis encore plus ravagé qu'elle et que ça dure depuis des années mais je préfère retrouver mon mutisme, celui que j'ai accepté de déranger un instant pour elle. Ça a trop duré, ça fait toujours trop mal et à quoi bon ? Elle contre moi, sur ce sable froid, face à la mer. Ce sourire que je vois se dessiner sur sa bouche, éclairée par la lune, il n'y a rien d'autre qui devrait compter. « Et je t’aime. » Ce n'est que la seconde fois mais pourtant, tout a un goût de première fois ce soir. Qu'en est-il de ma fierté d'homme coureur de jupons instable quand je lui adresse ce sourire en retour, entièrement confiant ? Au diable, avec elle je m'envole toujours plus haut et mon coeur  en est la première victime. « Ne me cache plus jamais quelque chose, ok ? » J'observe ses lèvres, les envie pendant un moment en résistant difficilement. A nouveau, ça devient insupportable mais il y a une chose que j'ai appris sur Grace pendant tous ces mois. Le mystère la rend folle et incapable de se fixer. C'est pour cette raison que je décide sagement de ne pas ignorer cette question pourtant indésirable. « J'essayerai. » Murmuré-je en haussant vaguement l'épaule.

Mais toi et moi, Grace, on sait que ce sera impossible.

Parce qu'il faut de tout pour sauvegarder des sentiments, de l'ombre et de la lumière, des énigmes et des évidences. Je ne tuerai jamais ça pour ses inquiétudes, de peur que cela nous retombe dessus un jour, fatalement.

En appui sur ce bras tendu derrière moi, ou derrière elle, je reste immobile, mon regard toujours planté dans le sien ou plus bas sur son visage. J'apprécie chacune des secondes qui passent et ce qu'elles me procurent, cette impatience qui ne fait qu'augmenter. Mes doigts caressent ces cheveux dont la douceur m'impressionne à nouveau chaque fois, glissent sur cette joue et sur ces lèvres entrouvertes qui emballent mon coeur. Il n'y a qu'elle qui me fait ressentir tout ça, qu'elle que j'autorise à exercer tout ça sur moi. Et il n'y a aussi qu'avec elle que je me plais autant à résister, en pur masochiste ascendant crétin que je suis. Seulement la regarder, longuement, en m'imaginant tout ce que je voudrais lui faire, en ressentir déjà les effets sur mon corps, décidément trop enchanté en sa présence. « Je me demande quand est-ce que tu cesseras de me faire autant d'effet. » Parce qu'elle réveille tout en un simple regard, qu'elle n'a même pas besoin de poser ses mains sur moi. Avec ce faible sourire sur le coin des lèvres, je dévoile un peu plus le fond de mes pensées. « Tu ne veux plus que je te cache quelque chose … Très bien. » Allons jusqu'au bout de ce raisonnement. Mes lèvres se rapprochent de son oreille et je chuchote. « Il n'y a pas que tes beaux yeux qui m'ont manqué ces derniers temps, et je crois me souvenir que Grace Wendy Nolan ne l'a jamais fait sur une plage. Si tu me confirmes que c'est toujours le cas, j'aimerais bien remédier à ce problème. » Ce que j'avais lu sur cette fiche de speed-dating n'est jamais sorti de ma tête et pour cause, l'occasion d'être à nouveau le premier pour quelque chose avec elle est trop alléchante.
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MessageSujet: Re: end of an empire (graceas)   end of an empire (graceas) EmptySam 23 Mai 2015 - 12:34

Grace W. Nolan
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Sans cesser de regarder ses prunelles, je réalise que j’ai tout de même du mal à voir clair, que si je l’aime mon esprit lui est toujours embué, comme si je ne parvenais plus à le contrôler, je prends sur moi, plus que ce que je ne l’ai jamais fait jusque-là. J’ai peur, j’ai froid, j’ai besoin de lui, autant besoin que je l’espère, il a besoin de moi. Je reconnais en silence nos promesses muettes, comme si ce soir se jouait quelque chose de grand, plus grand que nous, que le temps. On décide de tout se céder, de se donner l’un à l’autre et c’est important, dans ses yeux, je sais que ce n’est pas du vent. « J'essayerai. » Et comme la fille que je n’ai jamais été, je me mets à penser que si c’est la seule chose qu’il peut se permettre de me proposer, je veux bien accepter. Plus de mensonges, plus d’illusions, moi aussi, j’essaierai, tu sais. Moi aussi, ce soir, je te promets.
Je ne saurai dire si on arrivera franchement à mettre en place la véracité de nos propos, mais je crois pouvoir affirmer qu’on va tout mettre en œuvre pour, en tous les cas, ne rien faire foirer. Moi-même je ne saurai lui certifier qu’à partir d’aujourd’hui jamais plus je ne mentirai. Je fais naufrage sur le bateau Andreas, et je ne contrôle rien, me demande si un jour je serai de nouveau sure de moi. Encore, par sa faute, ou plutôt la mienne, je réalise que mes pensées n’ont de cesse d’être contraires. Je dis blanc pour penser noir, espère gris et vomis du bleu, c’est ça, alors, l’effet que ça fait d’être amoureux ? Un genre d’à l’envers qui, des dieux, défie toutes les prières ?
J’oublie mes questionnements, mes appréhensions et le reste en faveur de sa main qui sur moi électrise les pores de ma peau, brûle et dévore par avance chaque partie de moi qui est folle de lui et de ce qu’il sait provoquer en moi. J’oublie les hommes dans ses iris teintés de ce bleuté qui a su captiver le mien pour que je ne veuille plus le quitter. « Je me demande quand est-ce que tu cesseras de me faire autant d'effet. » C’est étrange, tu sais, parce que j’étais en train d’avoir le même genre de pensée. Je me demande quand j’arriverai en ta présence à ne pas voir mon cœur s’accélérer. Il sourit, et en un automatisme, je souris aussi, m’apaise intérieurement, ne pense plus qu’à nous, suis tout à lui quand j’espère deviner qu’il est aussi tout à moi.  « Tu ne veux plus que je te cache quelque chose … Très bien. » Son souffle dans ma nuque, ses lèvres trop proche de ma peau, je perds pieds aussi vite qu’il le faut pour le penser, je défaille quand l’envie de lui au fond de moi me tiraille. Je n’arrive plus à articuler, entends déjà ma respiration s’accélérer. « Il n'y a pas que tes beaux yeux qui m'ont manqué ces derniers temps, et je crois me souvenir que Grace Wendy Nolan ne l'a jamais fait sur une plage. Si tu me confirmes que c'est toujours le cas, j'aimerais bien remédier à ce problème. » Mes lèvres s’en trouvent mordillées, tout mon être s’éveille à l’idée de le retrouver proche de moi, à moi, en moi. Parce que je lui ai manqué ? Je sais bien, c’est bête de le demander, mais pour ma part, c’est presque à en crever qu’il l’a fait. Impatiente et mettant de côté notre dispute de cette soirée, puisque de toute façon, elle n’a existé que pour nous permettre de nous faire avouer que nos sentiments sont plus que partagés, je me penche vers lui, afin de l’embrasser longuement, de le redécouvrir, et d’effacer chacune des paroles blessantes que j’ai pu lui offrir sans raison, ne me concentre que sur notre future union. « Alors qu’est-ce que tu attends pour me faire fantasmer ? » Je me mets à rire sans pouvoir me contrôler, sachant qu’en parlant de le faire sur la plage il parlait de cette fichue fiche remplie lors de notre speed-dating.
Au rythme de caresses et faiblesses, on se laisse la volupté de s’emballer au fil d’une nuit d’ivresse, galvanisés par une meilleure drogue que toutes les autres, l’amour qui est le nôtre. Ses lèvres, et ses mains, tout ce qu’il représente et tout ce que par lui j’espère. On se donne et on se perd, sur la cadence de nos « je t’aime » tout sauf experts. On apprend à pas d’enfant à devenir quelque chose de bien plus grand que de simples amants. La nuit ne fait que commencer, mais puisqu’il est tout ce que je désire, je me laisse guider sur le chemin du plaisir.


Sujet clos.



Tu vois ce moment entre le sommeil et le réveil,
ce moment où on se souvient d'avoir rêvé ?
C'est là que je t'aimerai toujours,
c'est là que je t'attendrai.
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