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 some of us have to grow up sometimes - OXEED

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MessageSujet: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyMer 10 Déc 2014 - 15:44

Oxanna Sterling-Woods
Oxanna Sterling-Woods
Belle et rebelle
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Situation : Célibataire
Avec qui ? : sa collection de talons hauts
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Etudes/études passées : Sociologie + 4e année
Job/Métier : héritière
Adresse de résidence : westwood
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Les orteils d’Anna s’étirent et craquent agréablement, alors qu’elle tente d’émerger d’un sommeil profond. Parfois, elle est simplement heureuse sans savoir pourquoi. Aucun de ses démons ne semble intéressé à la torturer, son père oublie d’appeler, la vie ne la force à rien. Les cours sont suspendus pour les fêtes. La session est terminée, les résultats seront à la poste dans quelques jours. Une majorité d’étudiants en profitent pour fêter, Oxanna a passé quelques jours à se reposer. Elle a posé quelques lumières colorées autour de son porte-manteau, créant un arbre artificiel qui teinte l’appartement trop blanc, trop propre. Quelques biscuits en pain d’épice ont disparus de leur boîte, beaucoup trop festifs pour leur assurer longue vie. L’appréhension d’une autre journée vide commence à lui peser sur le coeur. L’absence de sa mère se fait sentir lors des fêtes. Sa mère était le pilier de toutes les célébrations familiales, laissant tomber le chapiteau lorsqu’elle les a quittés, Anna se débattant maintenant seule sous la toile pour tenir à bout de bras un semblant d’ambiance de noël.

Mademoiselle Woods prends son téléphone et envoie quelques petites lettres à Reed, l’appelant affectueusement Daddy. La première fois qu’elle lui a lancé le surnom, il a fait une drôle de tête, comme si ça le perturbait, mais Anna s’est défendue d’un ‘’ J’ai jamais dit que t’étais le mien. ‘’  et a continué, juste pour l’agacer.

C’est étrange comme certaines personnes restent improbablement accrochées dans la vie des autres. Anna n’aurait jamais cru l’apprécier autant quand elle a vu son visage parmi les amis de son père, rassemblés pour une l’hebdomadaire scotch et cigares. Un été, elle a travaillé pour lui, petit complot arrangé par Jeremy Sterling. Elle a aussi eu la folie de croire l’aimer durant environ vingt secondes, avant de savoir qu’il était marié. Au travail, Reed avait ce professionnalisme chaleureux qu’Anna a toujours rêvé de voir chez son propre père. Il était excellent sans avoir à être sans coeur. C’était peut-être un peu de favoritisme, comme s’il veillait sur elle parce qu’elle lui avait été confiée. Anna secoue la tête, ne voulant pas se questionner sur le pourquoi du comment. Son estomac chante à la faim. Elle sautille en enfilant une robe de couleur tendre ainsi qu’un cardigan, ayant maîtrisé le look de la fille bien, en ayant même copié les manières.

Ses pieds enrobés de cuir, Oxanna s’élance de quelques enjambées, ses bottines claquant avec entrain sur le béton. Quelques coins de rue seulement et elle voit Reed au loin qui l’attends devant le restaurant. Mademoiselle Woods en oublie ses bonnes manières et cours pour le rejoindre, le serrant à la taille comme une gamine maligne. Il sent bon l’homme et la lessive, il sent la maison. « Je suis pas en retard, c’est toi qui est en avance. » L’emmerde un peu Anna, ayant toujours le coeur à rire lorsqu’il est là. « Allez, j’ai faim. » Dit-elle en le tirant par le bras pour qu’il la suive dans le restaurant. « Pour deux, s’il vous plait. » lance Oxanna à l’hôtesse, pressée de dévorer son assiette. Anna redevient la petite fille qu’elle aurait dû être à 8 ans, si sa mère n’était pas partie. Quelle ironie de retomber en enfance après avoir grandis trop vite.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyJeu 11 Déc 2014 - 20:20

Reed Gallagher
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Quelle drôle de relation que celle qui unit Oxanna Sterling-Woods et Reed Gallagher. Ce dernier lui-même serait bien incapable de vous soumettre un mot pour la définir, tant elle est à la fois complexe et simple, dans les jours les plus chanceux. Il y a des jours où elle se révèle dans cette posture innocente de femme-enfant plutôt enfant et d'autres jours où la femme, sous-entendu indépendante, est plus insistante, plus débordante. Reed ne saurait choisir entre l'une et l'autre, tant il est habitué aux deux et tant il se complait dans dans ce rôle, parfois ambigu, de l'homme aux multiples facettes. S'il n'a pas tant de mal à admettre qu'il aime cette Anna parfois un brin capricieuse et enfantine pour la différence d'âge qu'est la leur, il est en revanche plus délicat de reconnaître qu'il apprécie tout autant l'autre Anna, beaucoup plus autonome, libre voire désinvolte. Alors il se permet de rire légèrement quand il reçoit son dernier message, celui d'une jeune fille “bien élevée et affamée” qu'il s'imagine déjà retrouver dans leur pizzeria favorite.

Lorsqu'il a terminé de trier ses papiers et de réorganiser le dessus de son bureau, son téléphone se met à sonner à nouveau, signalant un appel entrant. C'est Sarah, alors il répond aussitôt. « Salut. » « Salut Reed. Je ne te dérange pas j'espère. » « Non, j'allais sortir pour manger. Tout va bien avec Amelia ? » Puisqu'ils ne s'appellent que pour discuter de leur fille, depuis leur divorce. « Elle va très bien, ne t'en fais pas. Je voulais savoir si ça te dérangeait d'aller la chercher demain soir à l'école et de la garder pour le restant de la semaine. J'enchaîne deux séances de signature jeudi et vendredi soirs pour mon dernier livre et... » Il va devoir s'organiser pour finir plus tôt, mais la seule idée de passer plus de temps avec sa fille le ravit. « D'accord, tu sais que ça me fait plaisir de l'avoir. » … « Et félicitation pour ton livre, j'étais sûr qu'il cartonnerait. » Il imagine son sourire, celui qui le faisait fondre. « Merci pour tout alors. Je vais te laisser... Amy t'embrasse. » « Moi aussi. A dimanche soir. » « A dimanche oui. » Et il raccroche, le baume au coeur, comme un adolescent en plein émoi. Comme si un simple appel pouvait tout basculer, parce qu'il y en aurait des choses, à basculer. Doux rêve, qui ne semble prendre fin dans l'esprit du trentenaire. Quoi qu'il en soit, c'est avec le coeur léger qu'il quitte l'office pour aller déjeuner.

La brunette est à l'heure, il était en avance. La bonne humeur apparente d'Anna l'amuse et l'attendrit, mais cette accolade ne doit pas y être pour rien. Sa main vient attraper doucement la taille de la jeune fille tandis qu'elle s'agrippe à lui comme une enfant. « Bonjour la vorace. » Ajoute-t-il malgré tout, le sourire aux lèvres, avant de se laisser entraîner à l'intérieur du petit restaurant familial. Comme une grande fille elle s'adresse à une hôtesse, qui les dirige ensuite vers une table pour deux, quelque peu en recul. Après avoir retiré sa veste et l'avoir installée avec précaution sur le dossier de sa chaise, il s'assied enfin et croise ses mains face à son visage, le regard ancré dans celui d'Anna. « Tu es fort jolie aujourd'hui. » Un fin sourire plein de malice vient arborer le coin de ses lèvres. « On aurait peut-être dû aller au Château, tout compte fait. » Puisqu'il est aussi apprêté de façon élégante avec son costume de travail, après tout... Mais la demoiselle a choisi les pâtes et surtout ne jamais aller à l'encontre d'une telle envie, typiquement étudiante. « Alors, raconte-moi ta journée. » Finit-il par dire, tout en saisissant la carte des menus dans ses mains pour y jeter un coup d'oeil.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyMar 16 Déc 2014 - 3:52

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« Bonjour la vorace. » lance la voix grave de Reed, laissant Anna se complaire dans le ton familier. Le contexte de leur proximité est une énigme ficelée de barbelé. Les liens sont flous mais palpables. Les doigts d’Oxanna n’arrivent pas à saisir les fils qui tissent la soie de leur relation. Pourtant, mademoiselle Woods ne ressent pas le besoin de mettre des mots sur ce qu’elle ressent. Reed, en présence, en mots, en personne, lui fait du bien à l’âme. Avec lui, elle n’a pas à essayer si fort, à prétendre autant. C’est déjà beaucoup.

Une fois installés, guidés par une jolie serveuse, Anna pose les yeux sur Reed. Ses gestes sont ceux d'un homme qui chaque jour pends minutieusement son veston. Les plis ne touchent pas à ses vêtements, même si Oxanna lui découvre parfois l'ombre d'un pli aux coins des yeux, à la commissure des lèvres. Ça lui donne cet air paternel, cette impression qui est inébranlable. « Tu es fort jolie aujourd'hui. » Dit-il, faisant plaisir à une jeune femme dont le père ne remarque pas ses efforts. « Je me devais d’être à la hauteur, je suis en importante compagnie. » Réponds Anna, ayant toujours eu du mal à accepter les compliments. La seule chose qui importe à Oxanna est la sincérité dans la voix de Reed. Ses mots ne sont pas placés pour obtenir quoi que ce soit. Au début, elle s’est accrochée à ses peurs, se disant qu’il ne la voyais que pour arriver à un but malsain, mais le temps lui a prouvé tord. Les traumas d’Anna jouent souvent à superposer le visage de son agresseur à celui des autres hommes dans sa vie. Cette fois-ci, c’était trop facile, les montagnes de points communs s’empilant jusqu’au plafond. Pourtant, Reed a eu raison de ses doutes, bâtissant la confiance qu’elle a maintenant en lui, alors qu’elle n’avait le droit d’attendre autant d’un homme qui ne lui devait rien.

Le menu n’a pas changé, décoré aux couleurs de l’Italie, écrit en lettres cursives, familier au coeur d’Oxanna. « Alors, raconte-moi ta journée. » Demande Reed, alors que leurs regards se croisent, les iris d’Anna jouant au miroir, ne voulant lui partager que les étoiles dans sa vie, pas les trous noirs. « La session est terminée alors je suis tranquille jusqu’en janvier. C’est pas d’aujourd’hui, mais je fais maintenant partie des Alpha Bêta, mon père était fou de joie. Je sais pas comment il fait, mais il a su le jour même. C’est à croire qu’il a des espions sur le campus. . . » Confesse Anna, sachant qu’elle est faible d’avoir cédé aux pressions de Jeremy Sterling, mais parfois elle est épuisée de se battre contre lui, contre ses attentes, contre les poids qu’il lui attache aux membres, l’interdisant de couler. « Je sais pas trop ce que je fais pour les fêtes, t’as probablement des plans grandioses avec Amy. Sapin, père noël et tous les classiques de décembre. » Suppose mademoiselle Woods incroyablement nostalgique des fêtes de son enfance, de ces années où sa mère décorait le plus immense des sapins dans la salle de séjour, y créant un véritable village sous les branches, au pied des épines.

La serveuse arrive, demandant s’ils sont prêts à commander. Affamée, Oxanna se lance. « Je vais prendre les penne sauce rosée gratinés avec un Shirley Temple, s’il vous plait. » Annonce-t-elle, ayant commandé le breuvage le plus enfantin qu’il existe. Soda et grenadine, avec une paille et une cerise au marasquin. « Et toi ? » demande Oxanna, une fois la serveuse disparue à travers les tables. « Qu’est-ce que j’ai manqué dans ta vie depuis la dernière fois ? » laisse tomber sa voix cristalline, avec une innocence qu’elle ne sait pas contrôler. Si Anna commence à réfléchir, sa raison va la tirer vers le noir, lui assurant un abandon prochain, une trahison à venir. La seule façon de faire taire les voix, c’est de régresser à ce stade où elle n’avait pas encore été blessée et Reed ne semble pas la juger pour ça, lui-même pris entre ses préoccupations d’adulte et les demandes d’une enfant.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyVen 19 Déc 2014 - 0:46

Reed Gallagher
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La confiance régnant entre Reed et Oxanna pourrait se révéler être un grand mystère pour le grand public ou quelques connaissances peu averties du lien qui les unit. C'est justement celui-ci, inscrit dans le passé, qui explique que le trentenaire et cette jeune fille presque “trop jeune pour lui” aient une relation si solide, marquée par un fort sentiment de sécurité, surtout de la part d'Anna. Si Reed n'avait pas connu la brunette dans ces plus jeunes années, quand elle en était à camoufler son manque de confiance par un aspect rebelle et factieux, il est probable qu'aujourd'hui, rien n'eut été pareil. Le fait est qu'il n'a plus rien à prouver à Oxanna depuis fort longtemps. Une attention constante pour elle mais avec, malgré tout, une distance nécessaire. C'était la recette de la confiance, pourtant involontaire. Il a acquis une certaine légitimité auprès d'elle pour un nombre considérable de choses au fil des années et c'est en la voyant se construire jour après jour, encore aujourd'hui, qu'il se plait toujours à se positionner en tant qu'aîné instructif, vigilant et attentionné. Une place si précise et ambiguë à la fois, compte tenu de leur forte proximité, pas toujours si évidente que cela.

Installé à son aise sur cette chaise, il inspecte d'un regard bienveillant la jeune femme face à lui et lui demande des nouvelles, le plus naturellement du monde. L'écouter évoquer cette confrérie féminine tant adulée le replonge quelques années auparavant quand il était lui-même étudiant à l'UCLA. Ce système n'était définitivement pas pour lui, préférant rester un étudiant lambda, plus préoccupé par son travail que par une réputation que l'on aurait pu lui coller sur le front. La confrérie des Phi Epsilon aurait été la sienne pourtant, s'il avait joué le jeu... Car cela n'aurait représenté que ça, après tout, un vulgaire amusement destiné aux âmes corrompues, trop intéressées par les images. « Méfie-toi, la maison Alpha comptait en son sein les plus belles réputations mais aussi les plus mauvaises... Ton père ne les a pas autant côtoyées que moi je crois, il lui faudrait peut-être une mise à jour. » Répond-il avec une pointe de raillerie dans la voix. A cause de son travail principalement, il ne voit plus Jeremy aussi régulièrement qu'avant, néanmoins cela ne les empêche pas de se retrouver autour d'un verre de temps en temps pour discuter affaires, bien plus que d'Oxanna. Cette dernière plonge bientôt dans la nostalgie de son enfance, quand celle-ci baignait encore dans la magie de ce genre d'ambiance familial. Pour connaître ce que sont deux yeux émerveillés d'une enfant, Reed arrive à comprendre le sentiment de la jeune femme, pourtant désormais adulte. « Tu penses bien. Tout est en place depuis le 1er décembre, et j'aurais été le père le plus indigne de tous si j'avais reporté les installations au lendemain. » Il sourit en revoyant l'engouement de sa fille et intensifie son regard sur Anna. « Tu devrais passer pendant les fêtes, si jamais tu t'ennuies. Amy sera contente de te voir. »

Quand la serveuse débarque, Reed n'est pas aussi décidé que sa partenaire. Ses yeux parcourent la carte à la hâte et il finit par choisir, plutôt hasardeusement, un plat qu'il n'a jamais goûté encore. « Ce sera une escalope florentine pour moi, avec des pâtes en accompagnement. » « Et en boisson, monsieur ? » « Un verre de blanc, ce sera parfait. » Il la remercia d'un cordial sourire et l'observe repartir avant de reposer son regard sur Oxanna. Suite à sa question, il prend un temps de réflexion. « Depuis la dernière fois... Pas mal de choses, je crois. Il y a tout d'abord cette ancienne avocate fraichement reconvertie en étudiante que j'ai accepté en tant que stagiaire au journal. Pour te donner la couleur, elle a le tempérament cliché de l'avocat tenace et en plus de cela, elle a cette fâcheuse tendance à me pondre des romans au lieu de rédiger des articles concis. Bref, c'est tendu au bureau. » Reed décide de ne pas s'épancher – en tout cas pour le moment – là-dessus et de passer à autre chose. « Sinon j'ai emmené Amelia faire un peu de camping il y a quelques semaines avec un ami et sa fille de quatre ans, les deux sont de bonnes copines. Enfin, c'est là-haut qu'Amy m'a confié avoir son premier amoureux. Je suis sûr que ça t'intéresse. » Il adresse un regard tendre à la jeune Sterling avant de poursuivre, moins sereinement. « Puis encore et toujours des prises de tête avec Sarah... Je te passe les détails et en résumé, j'aimerais te dire de ne pas te précipiter dans le mariage, ni dans la conception d'un enfant. » Et c'est en riant légèrement qu'il tend son bras vers son verre, tout juste apporté par la serveuse.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyMer 31 Déc 2014 - 17:33

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« Méfie-toi, la maison Alpha comptait en son sein les plus belles réputations mais aussi les plus mauvaises... Ton père ne les a pas autant côtoyées que moi je crois, il lui faudrait peut-être une mise à jour. » Commente Reed, laissant Anna lever les yeux au ciel comme à quinze ans, se disant que Reed a bien maîtrisé son rôle de père. Il fait le grand homme respectable, mais Anna le revoit, avec Amy au bras, régresser au point d’être le meilleur compagnons de jeu. Mademoiselle Woods se surprends à désirer un père comme Reed, un homme sur qui elle peut compter. Un homme qui ne juge pas et qui écoute sans vouloir la contrôler. Un homme qui l’aurait aimée elle, plutôt que la fille parfaite qu’il aurait aimé avoir. Anna s’en doute, mais tout le monde sait que Jeremy Sterling aurait aimé avoir un garçon, pour porter son nom, pour le faire passer à l’histoire. L’ambition des hommes laisse Oxanna indifférente, l’ambition, c’est ce qui a tué le mariage de ses parents, c’est ce qui a éloigné sa mère, c’est ce qui la suit à la trace depuis sa naissance. Étrangement, jamais Anna ne viendrait à reprocher la même chose à Reed, fier de sa carrière, il ne l’est pas moins de sa fille, admire Anna. « Peut-être que toi aussi, t’aurais besoin d’une mise à jour » Le taquine-t-elle, sachant que la différence d’âge n’est pas si prononcée. « Les Alpha sont des filles respectables, regarde-moi. » Lui prouve Anna, de son sourire le plus angélique.

Le sujet des fêtes passe au premier plan, laissant Anna dans une triste nostalgie qu'elle cache de son mieux, se disant que c'est futile de mentir à Reed, qu'il la connait mieux que son propre père. « Tu penses bien. Tout est en place depuis le 1er décembre, et j'aurais été le père le plus indigne de tous si j'avais reporté les installations au lendemain. Tu devrais passer pendant les fêtes, si jamais tu t'ennuies. Amy sera contente de te voir. » La bienveillance naturelle de Reed la touche plus qu’elle ne l’aurait cru. Il y a pourtant cette déchirure dans la famille Sterling-Woods par laquelle s’échappent toutes les bonnes intentions de Reed. La complicité qu’il a avec sa fille est un baume au coeur d’Oxanna, mais ça ne répare pas toutes les plaies que Jeremy Sterling creuse à chaque contact. « Oh, c’est gentil, mais je pense pas . . . peut-être, peut-être que je viendrai saluer Amy, voir ce que le père noël lui a apporté cette année. » Se convainc Anna, certaine que de les voir s’aimer lui ferait du mal.

Mademoiselle Sterling laisse poliment la serveuse prendre l’attention de Reed, alors qu’elle salive à l’idée de manger. La jeune femme est volontairement tombée dans plusieurs des clichés d’enfants de riches, mais jamais elle n’aurait pu vivre avec un trouble alimentaire. Certaines de ses compagnes de pensionnat ne mangeaient presque rien, d’autres passaient beaucoup trop de temps aux toilettes, tirant la chasse à plusieurs reprises pour cacher leurs vomissements. La nourriture a toujours été un plaisir d’Anna et pas seulement les plats trop chers que son père adore. Un bon burger avec des frites, ça remonte le moral.

La serveuse disparue aux cuisines, Reed reprends la discussion. « Depuis la dernière fois... » Commence l’homme, passant par tous les sujets. Du professionnel, au familial, au personnel. Rien n’est laissé de côté. Ça impressionne beaucoup Anna, cette  façon qu'il a de jongler en n'échappant aucune balle. Sa vie est complexe, mais il s'en sort, et c'est le plus important. « ...Je te passe les détails et en résumé, j'aimerais te dire de ne pas te précipiter dans le mariage, ni dans la conception d'un enfant. » Jouant avec sa paille, Oxanna ne s’imagine pas être touchée de cette façon, pour faire un enfant, il faut au moins quelques petites parties de jambes en l’air et ça, ça la terrorise. Elle ne peut pas s’imaginer avoir assez confiance en un homme pour lui permettre de la toucher, de la déshabiller, sans lui rappeler ses quinze ans et les cauchemars d’une série de vendredis soirs. « Tu feras le message à mon père. » Réponds ironiquement mademoiselle Sterling, presque fiancée à Charly, lui aussi coincé par son père. Jeremy Sterling s’imagine probablement déjà ses petits enfants, prévoyant d’appeler le premier Jeremy Junior, et de le modeler pour reprendre l’entreprise.

Sachant par expérience qu’ils ont encore un petit 5 minutes avec que les plats ne soient servis, Anna se relève, son sac à la main. « Tu m’excusera, mais je vais aller me repoudrer le nez. » Blague mademoiselle Woods, souhaitant aller faire un saut aux toilettes.

Sortant du cubicule, une femme d’une quarantaine d’années l’accoste. « Le type avec qui tu manges, c’est ton père, ton copain, ton ami . . . Il est célibataire ? » Questionne la femme, alors qu’Oxanna se lave tranquillement les mains. Mi-amusée, Oxanna se dit qu’il n’y a pas de mal à cracher un petit mensonge pieux. La femme n’est définitivement pas le genre de Reed, à la limite du vulgaire, parée de bijoux clinquants, faussement blonde. « C’est mon mari. » Lance Oxanna, faussement vexée, avant de quitter les toilettes, arrivant à peine à contenir son fou rire. Ce qui est certain, c’est que l’homme qui l’attends à la table est d’un charme fou et que sa présence dans ce petit restaurant fait tourner les vautours qui voudraient bien s’arracher un morceau de son physique. Le plat de pâtes est encore fumant devant le siège d’Oxanna et elle y plante sa fourchette avec appétit. « Tu ne devineras jamais ce qui m’est arrivé aux toilettes. Je me lavais les mains tout tranquillement quand une femme est venue me demander si t’étais mon père ou mon copain et si t’es célibataire. Si ça avait été une jolie femme avec un peu de classe, je te l’aurais envoyée, mais elle avait l’air d’une vieille croqueuse d’hommes qui s’enfuit avec ton argent dès que tu as le dos tournée. Alors évidemment je lui ai dit que t’es mon sugar daddy. » Blague Oxanna, un sourcil haussé, le nez dans ses pâtes, dévorant le contenu de sa fourchette.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyJeu 8 Jan 2015 - 19:26

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Nous en sommes donc à la fameuse réputation des Alpha Bêta, les sulfureuses. Qu'on se le dise, Reed n'a jamais été un grand adorateur de cette variété de filles – de cette confrérie – toujours si sûres d'elles, à croire qu'elles étaient les meilleures dans tous les domaines, comme si cela eut été possible. Comme si ces filles n'avaient aucun défaut, aucune faiblesse, rien, absolument rien à en tirer. Cette apparence qu'elles prenaient plaisir à montrer, en tout cas de l'époque dont il se souvient, agaçait Reed qui pourtant avait toujours réussi à se montrer des plus indifférents au phénomène. Et puis, heureusement certaines d'entre elles savaient lâcher prise et faire tomber ce masque à l'occasion. Celles-ci avaient pour intérêt de prouver qu'elles restaient des jeunes filles comme les autres, finalement, et malgré cette obsession puissante du bien-paraître et du pouvoir. Reed entend bien les aveux d'Anna, mais cela ne semble le convaincre qu'à moitié. « Toi, je te connais depuis pas mal d'années. Je t'ai même connue adolescente, ça m'aide à me faire un avis. A l'époque, je ne connaissais rien d'autre de ces pimbêches que leur façon d'être au quotidien, si surjouée et extravagante. Crois-moi, je préférais la réserve de leurs concurrentes, mais cela ne devrait pas t'étonner, si ? » Peut-être que si, après tout. Quelle image peut-elle bien avoir de lui, aujourd'hui et surtout d'il y a quelques années ? Cela le rend curieux. Il possède aujourd'hui une assurance qu'il s'est forgée de par sa profession et son expérience ; quand il était étudiant, tout était encore à bâtir, pierre par pierre.

Ne pas laisser apparaître ses faiblesses, voici  une chose que Reed connaît bien chez la jeune Sterling. C'est encore une fois ce qu'il constate, après avoir compris le dessous de ses paroles, quand elle lui dit qu'elle ne fera que passer pour saluer Amy après les fêtes. Parfois, il croit la connaître plus qu'elle ne s'en doute, et surtout plus que ce qu'elle n'aimerait laisser croire, pourtant c'est bien la vérité. Sans doute parce qu'il l'a vue grandir avec un point de vue mature, parce qu'il a un pied dans sa vie par le biais également de son père mais aussi parce qu'il fait partie de ces hommes qui savent accorder un intérêt profond envers les choses ou personnes qui réussissent à le toucher lui-même profondément. Oxanna fait partie de celles-ci, à n'en pas douter. Il laisse ses yeux l'étudier encore un court instant avant de les abaisser vers son verre encore vide en esquissant un vague sourire significatif de ce qu'il peut penser. « Très bien. La porte te sera toujours ouverte. » Après tout, il ne compte pas la forcer, bien au contraire. C'est la Oxanna libérée de quelconques obligations ou contraintes qu'il préférera toujours. Peut-être ne l'avouera-t-il jamais, mais sur ce point il se plait à se démarquer de la dureté de Jeremy.

Les nouvelles plus ou moins fraiches s'échappent de la bouche de Gallagher avec une spontanéité sincère, digne de leur relation ancrée dans le passé. Quand vient sa conclusion au sujet du mariage et de l'éventuel enfant qui suivrait, il ne peut que noter le ton sarcastique qu'elle emploie pour répondre, et pour cause. Il soupire alors, faiblement. « Il faudrait que ce soit le président de la république lui-même qui le lui dise pour que cela ait de l'impact. Je doute pouvoir être d'une grande efficacité pour toi. » Cela ne lui a jamais posé vraiment problème, pour être honnête. Sûrement du fait que c'est difficile de s'imaginer à la place de quelqu'un d'autre, et aussi du fait qu'il n'est pas l'un de ces hommes particulièrement sensibles et compatissants. Néanmoins, il sait reconnaître une situation injuste, et celle-ci l'est assurément ! Qui pourrait prétendre le contraire, de nos jours ?

Reed laisse Anna aller se “repoudrer le nez” en lui faisant un petit signe de main machinal, avec une pointe d'amusement. Puis une fois qu'elle a disparu, il se met à réfléchir sur le sujet du mariage, précisément celui d'Oxanna et de ce Von Bodman dont il a plusieurs fois entendu parler. Un jeune Allemand, visiblement héritier d'une grosse fortune et bourré d'assurance, le profil parfait pour la parfaite et digne fille Sterling en somme. Perfection pour l'image. Pour la descendance. Tout un tas de choses qui ne font pas sens pour tout le monde et pour lui le premier, venant d'un background plutôt modeste. Chez lui, les sentiments éprouvés serait la première motivation, le premier argument, et ensuite viendrait le reste éventuellement. Ce qui pourtant lui semble normal ne doit pas l'être pour tout le monde, et il se demande alors comment Oxanna voit les choses, concrètement.

Lorsqu'elle refait apparition,la même serveuse qui a pris commande vient de servir les plats et un délicieux parfum vient titiller les narines du journaliste. Les mains de ce dernier trouvent rapidement la voie vers ses couverts et il ne perd pas un instant pour commencer sa dégustation. Anna, elle, lui raconte une anecdote qui ne manque pas de l'intéresser ... Néanmoins à la fin de sa confession, il manque avaler de travers et ce rictus sur les lèvres démontrant une gêne évidente apparait sur son visage. Il dévisage alors la brunette d'un regard inquisiteur tout en s'essuyant le coin de la bouche. « Parce que tu connais le sens de ce terme ? Bon Dieu, moi qui te croyais plus innocente. » Bien sûr, il plaisante aussi. Après tout, elle n'a plus quinze ans, mais cela ne l'empêche pas d'être quand même surpris et, surtout, amusé de son audace. « Je suppose qu'elle a aimé ton humour autant que moi. » Ses yeux percent ceux d'Oxanna pendant une longue seconde et à ce moment-là, il voit au loin une quarantenaire sortir à son tour des toilettes. Aussitôt, à son aspect physique peu avantageux, il comprend que cela devait être elle. La “croqueuse d'hommes” lui lance un regard suspicieux qui le met d'abord mal à l'aise, mais il décide de surpasser ce sentiment pour ajouter un peu d'humour à la scène. Après tout, cela ne tuera personne. Attrapant son verre pour en boire une gorgée, il adresse à la femme mature un regard malin surplombé d'un haussement de sourcils significatif. Elle va s'asseoir à une table non loin d'eux, seule, et Reed retrouve le regard de sa partenaire. « Je te remercie de ne pas me l'avoir envoyée, j'ai un goût plus prononcé pour les femmes simples, raffinées et si possible plus jeunes que moi. » Il sourit tendrement et retrouve son appétit, plantant sa fourchette dans son assiette avec gourmandise. « Peu importe cela dit. A l'allure à laquelle vont les choses, tu seras liée solennellement à cet Allemand bien avant que je ne me retrouve quelqu'un. » Oxanna ne sait peut-être pas qu'il est au courant et si ce n'est pas le cas, alors aujourd'hui sera la journée spéciale aveux. Il ne s'arrête pas de manger mais décide cependant de partager ses réflexions avec elle, sur un ton sérieux. « Comment ça se passe toi et lui, d'ailleurs ? »


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyLun 12 Jan 2015 - 21:01

Oxanna Sterling-Woods
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Oxanna sirote son breuvage. Les bulles chatouillant sa gorge. Il y a de ces jours où elle ne ressent pas la pression de la perfection, où le regard de son père semble fixé ailleurs que sur elle. Les ascensions sociales de mademoiselle Sterling ne semblent pas impressionner Reed qui, contrairement à Jeremy Sterling sait avoir un avis différent sans avoir à déchirer les convictions des autres. Anna apprécie les conversations qu’elle a avec Reed sans sentir le besoin de changer qui elle est pour lui plaire. Cette relation sans efforts est une pause bien méritée pour Oxanna qui reste habituellement derrière ses murs, incapable de laisser ses arnes. « Toi, je te connais depuis pas mal d'années. Je t'ai même connue adolescente, ça m'aide à me faire un avis. » Les lèvres d’Anna esquissent un sourire où perce la gêne. Oui, à cette époque, elle a été un peu trop loin, une seule fois. Elle était perdue et il était présent, fort et attentif. Tout ce que Jeremy Sterling ou aucun autre homme dans sa vie n’a jamais été. « A l'époque, je ne connaissais rien d'autre de ces pimbêches que leur façon d'être au quotidien, si surjouée et extravagante. Crois-moi, je préférais la réserve de leurs concurrentes, mais cela ne devrait pas t'étonner, si ? » Oxanna acquiesce le bon sens de Reed parce que non, effectivement, elle imagine mal qu’il ait été du genre à baver devant les alphas de son temps. Ça lui fait un petit pincement au cœur de savoir que s’ils avaient fréquenté l’université en même temps, il aurait pensé ça d’elle. Parce que s’ils se rencontraient aujourd’hui pour la première fois, Reed ne la regarderait probablement pas une deuxième fois.

Reed se fait d’une compassion infinie en maintenant son invitation. Le père d’Anna ne laisse jamais de portes ouvertes. Il n’y a que les décisions et les conséquences qui en découlent. Les deuxièmes chances n’existent pas dans l’univers en noir, blanc et vert de Jeremy Sterling.

Vient le sujet des amours et de la famille. Oxanna ne veut ni l’un ni l’autre. Elle ne se sent pas capable d’aimer à ce point. Ses défenses sont mortelles. Ceux qui s’approchent trop près tombent dans une série de pièges destinés à les éloigner. Les hommes qui la regardent comme un morceau de viande lui donnent la nausée. Elle ne supporte pas d’être touchée par des étrangers. « Il faudrait que ce soit le président de la république lui-même qui le lui dise pour que cela ait de l'impact. Je doute pouvoir être d'une grande efficacité pour toi. » Anna lui offre un sourire triste, résigné. Elle ne sait que trop bien qu’il a grandement raison.

[ . . . ]

Oxanna joue dans son assiette, sa fourchette tournoyant dans le fromage brûlant qui s’étire en filaments. Amusée par ses histoires, elle n’a pas besoin d’attendre bien longtemps la réaction de Reed. « Parce que tu connais le sens de ce terme ? Bon Dieu, moi qui te croyais plus innocente. » Anna rigole dans son assiette, certaine de ne plus être innocente depuis des années, certaine que Reed le sait. Sa fausse indignation est d’une fraîcheur inouïe, entretenant la bonne humeur d’Oxanna, activité à laquelle il est maintenant expert. « Je suppose qu'elle a aimé ton humour autant que moi. » Anna ne se retourne pas, sachant par le bruit sec de talons heurtant le sol que la dame est probablement vexée de ne pas pouvoir partir à la chasse au Reed Gallagher. C’est une espèce protégée. Un homme comme lui, c’est trop précieux pour être gâché sur un cœur qui ne saurait pas l’apprécier. « Je peux t’assurer qu’elle ne m’a pas trouvée très drôle. Il va falloir te garder à l’intérieur si tu causes des émois pareils en publique, j’ai peur pour ta sécurité. » Fait semblant de s’inquiéter Anna, ne doutant pas une seconde qu’il doit avoir des propositions de toutes sortes de la gente féminine.

Rassasiée, ayant mangé comme un ogre, Oxanna Sterling abandonne sa fourchette sur le rebord de son assiette. « Je te remercie de ne pas me l'avoir envoyée, j'ai un goût plus prononcé pour les femmes simples, raffinées et si possible plus jeunes que moi. » Les joues d’Anna s’empourprent contre son gré et elle porte une attention particulière au morceau de pain qui traine dans son assiette. Elle refuse de se demander s’il blague ou pas, si c’est dirigé vers elle ou pas. Il y a des choses qui la tueraient. Il y a des questions dont toutes les réponses possibles lui feraient du mal. « Peu importe cela dit. A l'allure à laquelle vont les choses, tu seras liée solennellement à cet Allemand bien avant que je ne me retrouve quelqu'un. » Les paroles qui suivent coupent l’introspection d’Oxanna. Elle lève les yeux au ciel ne souhaitant pas soupirer bruyamment. Charly est incroyable, mais pas comme ça, pas pour le reste de sa vie. « Comment ça se passe toi et lui, d'ailleurs ? » La question qui tue. Anna ne cache pas ce genre de choses à Reed, à qui pourrait-elle parler de sa vie impossible si ça n’est pas cet homme à qui elle a donné sa confiance. « Il est gentil, mais c’est comme mon frère. » Résume mademoiselle Woods. Haussant les épaules, ayant abandonné depuis longtemps l’idée de se battre contre son père. « Je croise les doigts pour qu’il tombe amoureux d’une autre fille. Ce serait bien s’il pouvait briser cet engagement, ça m’arrangerait. J’ai plus la force de me battre contre mon père. » Confie Anna, ayant extrapolé plus qu’elle ne l’aurait souhaité. Reed a cet effet. Il tire un à un les secrets qu’elle garde coincés dans sa gorge pour l’aider à respirer. « Raconte-moi quelque chose de beau. » Demande Oxanna, voulant chasser cette tristesse qui s’agrippe à son cœur. Ses doigts serrent le tissus de sa jupe sous la nappe, froissant le tissu et meurtrissant la chair en dessous.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyJeu 15 Jan 2015 - 19:26

Reed Gallagher
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Il y a des hommes à femmes, avides du regard de ces dernières pour alimenter leurs meilleures journées. Ces individus sont en général bourrés d'une assurance séduisante et ils sont souvenit très bons comédiens. Puis il y a un autre type d'hommes, celui de Reed, pour qui les femmes et la séduction de façon générale passent au second plan. Bien sûr, le trentenaire aime les femmes, cela ne fait aucun doute. Néanmoins, en présence des femmes, on pourrait le croire parfois indifférent, insensible, détaché. Il est commun qu'il ne remarque même pas lorsqu'une femme s'intéresse à lui tant ce n'est pas sa motivation première que de les charmer. Sarah elle-même lui reprochait régulièrement de ne pas être assez attentionné, voire affectueux. Ses sentiments étaient pourtant bien là, enfouis en lui, mais il faut croire que cela a toujours été simple pour lui de porter des oeillères à ce sujet. C'est un fait, il y a des hommes démonstratifs et d'autres pour qui les effusions sentimentales sont futiles, loin d'être essentielles ; il fait assurément partie de cette catégorie-là. C'est pour cette raison que Reed secoue sa tête de gauche à droite en réponse aux propos d'Anna, comme s'ils étaient absurdes. « Très drôle. Je compte sur toi pour assurer ma protection de toute façon. » Dit-lui en lui adressant un petit clin d'oeil. Après tout, il connait à la jeune Sterling une tendance assez possessive quand il s'agit des choses auxquelles elle tient vraiment ; reste à espérer, secrètement, qu'il fasse partie de ces “choses”. Il sent le regard de la quadragénaire sur lui mais il y fait abstraction, tout d'abord, avant de complètement l'oublier.

Les mots qu'il emploie pour définir son type de femme résonnent encore un instant dans son esprit. Comme la plupart du temps où il en fait mention, il pense à Sarah son ex-femme, celle qui représentait si bien ces adjectifs. A cause de ces sentiments qu'il a toujours à son égard, il se surprend parfois à rechercher chez les femmes ces mêmes traits, qu'ils soient caractériels ou physiques. Rien n'y fait, il ne trouve jamais rien de semblable. Il ne trouve Sarah nulle par ailleurs. Le tout est de savoir quand il réalisera qu'il doit totalement se détacher de cet “idéal”. Préférant tourner la conversation sur Anna, autant par évitement que par intérêt, Reed lui pose cette question qui lui brûle d'ailleurs un peu les lèvres. Il n'est d'ordinaire pas curieux, et encore moins sur ces sujets-là, mais avec la jeune femme c'est différent. Son cas l'intéresse, son bonheur surtout. Tout ce qu'il a développé vis-à-vis d'Anna durant ces dernières années l'amène parfois à se croire entièrement légitime avec ses questions, et pourtant … La réaction de la brunette ne le surprend pas des moindres, il pourrait en rire mais au contraire il reste sérieux, plus par préoccupation que par froideur. Quand elle lui apprend qu'il est gentil et que leur relation s'apparente plutôt à quelque chose de fraternel, il est soulagé. D'après la description qui lui avait été faite par Jeremy, Reed a de suite craint que ce jeune homme se fiche d'abord éperdument de ce mariage forcé et puis aussi qu'il ne respecte pas sa promise, mais cela ne semble pas être le cas. Néanmoins, à ce tableau grisonnant viennent s'ajouter quelques nuances noirâtres quand elle évoque son espoir de voir son mariage se briser et son désespoir de faire changer son père d'avis. Le regard clair du rédacteur reste fixé sur la jeune fille un moment, moment pendant lequel il prend pleinement conscience de la situation. Il pourrait décrire cela comme quelque chose de dramatique s'il s'agissait d'un sujet sur lequel il devait débattre pour gagner sa vie, mais il s'agit de la vie d'Anna. Juste sa vie, ou toute sa vie … La distinction était vite faite.

Tout naturellement, il a envie de lui raconter de belles choses, de lui insuffler de l'espoir. Parce qu'il est un optimiste dès que cela concerne la vie de ses proches. « Il faut que tu retrouves la force, Anna. » Celle de continuer à se battre, de ne pas abandonner aussi jeune. C'est plus fort que lui, il ne peut pas rester fataliste face au problème. L'homme laisse sa fourchette reposer au bord de son assiette et à nouveau, il croise le regard sombre d'Anna. Un faible sourire vient orner le coin de ses lèvres à cet instant, pour ce qu'il a à lui raconter. « Tu sais, Amelia me demande toujours une histoire avant de dormir. Elle n'est pas du genre à faire des caprices, mais si je ne me soumets pas à ça, j'ai le droit à un scandale. » Dit-il d'une petite voix amusée, avant de finalement reprendre. « Dans toutes ces histoires, la fin est toujours heureuse. Même celles que j'invente. Le bonheur, l'amour, les enfants... le schéma classique. Cela dit, moi et tous les autres parents qui le font, je ne crois pas que c'est juste pour rendre nos gamins heureux sur l'instant, à mon avis ça signifie bien plus que ça. » Et il pèse ses mots. « Plus tard quand elle va grandir, je ferai sans doute des erreurs de parcours, il parait que tous les parents en font, mais par-dessus ça, il y a quelque chose qui ne change pas. Malgré les erreurs, je crois qu'on veut toujours la même chose pour eux au fond, tu vois ? Qu'ils soient heureux, qu'ils réussissent dans la vie... Ton père baigne dans cet univers depuis toujours, il pense à son image, à la tienne, c'est l'une de ses priorités et il croit que ça devrait être aussi la tienne, que c'est ça qui va t'épanouir. » Admet-il en haussant les sourcils tristement, ses prunelles retrouvant celles d'en face. « Il se trompe et tu le sais. T'es une fille déterminée et intelligente Anna, tu ne devrais pas baisser les bras. Pareil pour ce Von Bodman. Je ne suis pas sûr que ton père ait pris le temps de te lire des histoires quand t'étais plus jeune mais ça ne fait pas de lui un homme sans coeur pour autant. Il est juste trop bien gardé. Parfois il faut tenir tête aux gens, même à ses propres parents. Crois-moi. » Quand il termine sur ces mots, il en vient à se demander si c'était quelque chose de beau ou plutôt quelque chose d'oppressant. Mais est-ce vraiment important ? Reed s'en fiche, tout compte fait, parce que ce qu'il avait à dire devait être dit. S'il ne connaissait pas Jeremy, il n'aurait jamais trouvé autant de mots. S'il ne tenait pas autant à sa fille, il n'aurait pas trouvé cette inspiration, cette motivation. C'est là qu'il comprend que la vie d'Anna compte pour lui, qu'il s'est attaché peut-être trop attaché à cette gamine, plus autant gamine qu'autrefois. Il termine son repas finalement, presque gêné par cette constatation. Malgré cela, il ne peut retenir cette remarque légère. « Dans le cas échéant, n'oublie pas de me convier au mariage pour que je puisse me lever au moment propice et empêcher ce désastre. » Ses yeux, eux, trouvent encore la force de pétiller.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyLun 9 Fév 2015 - 16:08

Oxanna Sterling-Woods
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Les pâtes valsent hors de l'assiette d'Anna et tourbillonnent jusque dans sa bouche, passant entre ses lèvres. Il y a eu des mois où l'appétit fut absent, mais ça s'est arrangé, depuis bien des années. Seule la peine et l'angoisse arrive à faire déguerpir son enthousiasme pour la nourriture. La situation a bien fait rire Oxanna qui a pris l’occasion pour taquiner Reed. Bien entendu, elle ne l’imagine pas être ce sugar daddy. N’importe qui ayant passé plus de quelques heures avec Reed sait que jamais il pourrait faire part de ce genre d’entente. Il a un charme vieillot qui rassure Anna. Jamais Reed ne prendrait avantage d’elle, jamais il ne trahirait sa confiance. « Très drôle. Je compte sur toi pour assurer ma protection de toute façon. » Mademoiselle Woods rigole un peu, s’imaginant un instant dans un costume moulant avec une cape, sauvant l’honneur des demoiseaux. « Il faut bien quelqu’un pour protéger ta réputation. » Blague Anna, sachant très bien que la réputation de Reed est bien plus professionnelle qu’autre chose. Il ne semble pas être de ceux qui récolte une conquête tous les deux jours, au grand soulagement d’Oxanna. Les grands sentiments qu’elle entretient pour l’éditeur en chef sont basés sur cette image de lui qu’elle a construit avec précision, gravant les détails en se rapprochant de lui, en lui accordant sa confiance. Qui sait, peut-être est-il le seul qu’elle voit vraiment, sans avoir à l’embellir, sans avoir à se méfier. Qui sait . . .

La conversation virevolte et tournoie, se posant sur la branche fragile de ce mariage arrangé. Elles sont plusieurs à rêver de Charly. Il est beau, riche, arrogant et semble tout avoir pour lui, mais Anna ne connait que trop bien le côté sombre de cette vie. Elle y joue tous les jours, à l’héritière sans coeur, à la ballerine hautaine qui tourne et tourne sans voir le monde qui l’entoure. Cette vie lui donne le tournis, cette vie l’étourdis. La gravité semble la faire tomber, lui faire perdre pied. Les grands ballets son inévitablement des drames tragiques. « Il faut que tu retrouves la force, Anna. »  L’encourage Reed, beaucoup trop optimiste. Les déchirures à l’âme d’Anna seront toujours les failles par lesquelles s’écouleront son courage. Mademoiselle Sterling oubliera souvent comment respirer librement, les mains de cet homme comme un éternel corset autour de ses côtes, limitant son souffle, contreignant ses rêves.

Demandant le récit de quelque chose de beau, Anna espère une étincelle de bonheur universel, une pincée de pensée magique qui la rendra euphorique l'espace d'un instant, surpassant tous les traumas. « Tu sais, Amelia me demande toujours une histoire avant de dormir. Elle n'est pas du genre à faire des caprices, mais si je ne me soumets pas à ça, j'ai le droit à un scandale. Dans toutes ces histoires, la fin est toujours heureuse. Même celles que j'invente. Le bonheur, l'amour, les enfants... le schéma classique. Cela dit, moi et tous les autres parents qui le font, je ne crois pas que c'est juste pour rendre nos gamins heureux sur l'instant, à mon avis ça signifie bien plus que ça. Plus tard quand elle va grandir, je ferai sans doute des erreurs de parcours, il parait que tous les parents en font, mais par-dessus ça, il y a quelque chose qui ne change pas. Malgré les erreurs, je crois qu'on veut toujours la même chose pour eux au fond, tu vois ? Qu'ils soient heureux, qu'ils réussissent dans la vie... Ton père baigne dans cet univers depuis toujours, il pense à son image, à la tienne, c'est l'une de ses priorités et il croit que ça devrait être aussi la tienne, que c'est ça qui va t'épanouir. » Les lèvres d’Oxanna s’étirent dans un sourire triste. Elle n’arrive pas à se souvenir que son père soit jamais venu la border avant de la laisser s’évanouir dans les bras de Morphée. Quand sa mère a quitté le fort, Anna avait déjà appris à lire et se confortait seule, Jeremy Sterling n’ayant jamais été de ces hommes à émotions. La demoiselle ne peut s’empêcher d’envier Amy. Reed agit de la sorte parce qu’il aime Amy, mais jamais il ne lui viendrait en tête d’agir autrement, c’est dans son sang, c’est dans ses veines. Jamais il ne pourrait ignorer les demandes de sa fille, jamais il ne la traiterais de menteuse si elle venait à lui avec un secret. L’homme qui fait face à Anna, contrairement aux hommes de sa vie, est un homme bon. Et c’est probablement la première raison qui a soudé cette affection particulière. « Merci ... de me dire la vérité. De pas me raconter d’histoires. Je m’en raconte déjà assez à moi-même... » Avoue la jeune femme, appréciant qu’il la distingue de sa propre fille, qu’il ne la materne pas, lui qui pourrait si facilement la convaincre que tout ira bien, parce que quoi qu’il dise, elle le croira.  « Il se trompe et tu le sais. T'es une fille déterminée et intelligente Anna, tu ne devrais pas baisser les bras. Pareil pour ce Von Bodman. Je ne suis pas sûr que ton père ait pris le temps de te lire des histoires quand t'étais plus jeune mais ça ne fait pas de lui un homme sans coeur pour autant. Il est juste trop bien gardé. Parfois il faut tenir tête aux gens, même à ses propres parents. Crois-moi. » Les compliments et les encouragements soulèvent la volonté d’Oxanna, juste assez pour la faire retomber au sol, dans la poussière où elle git depuis trop longtemps. « Dans le cas échéant, n'oublie pas de me convier au mariage pour que je puisse me lever au moment propice et empêcher ce désastre. » Et toute la lourdeur du monde est pour un instant soulevée des épaules d’Anna, alors qu’un rire la secoue. Elle hausse un sourcil dubitatif, toisant Reed d’un sourire en coin. Il a ce don de la surprendre, lui et ses belles idées. « Attention, je vais peut-être te prendre au mot. » Le prévient mademoiselle Woods, incertaine de jusqu’où ira cette folie. Son assiette a été léchée d’un morceau de pain et le tout a été scellé d’une dernière gorgée de Shirley Temple. « T’as de la place pour le dessert ? » Demande Anna, beaucoup plus enchantée par l’idée d’un énorme morceau de gâteau au fromage que par celle d’un mariage arrangé.

Les mots de Reed font lentement leur chemin jusqu’à sa conscience et Anna sait qu’il a raison sur toute la ligne. Si elle trouve le courage de s’opposer à Jeremy Sterling, peut-être aura-t-elle une chance d’avoir un peu de cette liberté à laquelle elle a renoncé il y a bien longtemps. Peut-être deviendra-t-elle cette femme qu’elle était destinée à devenir, avant qu’on ne lui vole son consentement, avant qu’on lui colle cette honte au coeur. « Tu sais, il n’y a pas beaucoup de gens dans ma vie qui me connaissent autant que toi. » dit la petite voix sincère d’Oxanna, celle sans faux enthousiasme, celle sans la censure qu’elle s’oblige. Elle prends la main de Reed qui reposait à côté de sa fourchette et la serre tendrement, affectueusement, de l’autre côté de la table. Il n’attends rien d’elle et c’est la relation la plus saine qu’elle entretient. Et tout ça grâce aux manigances de Jeremy Sterling qui lui avait dégoté un stage contre la menace de passer l’été dans la maison de son enfance. Anna rends sa main à Reed, jouant maintenant distraitement avec sa paille.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptySam 21 Fév 2015 - 2:52

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Elle est détendue, si légère face à lui, portrait vivant qui lui décroche un sourire discret. Un sourire qu'elle ne voit peut-être pas, un sourire qui signifie tant de choses qu'il aurait bien du mal à lui exprimer oralement. Quelqu'un pour protéger sa “réputation”, et il s'en amuse, sachant très bien que celle-ci n'a rien, absolument rien d'extraordinaire. Si les rédacteurs en chef de chaque journal dans chaque ville avait une réputation à préserver, cela se saurait. A vrai dire, à côté d'elle et de sa famille influente, Reed pourrait même se sentir insignifiant. Les Sterling ont le titre, la fortune considérable et la profession. Un trio sans doute gagnant vu de loin. Anna n'est pourtant pas heureuse de ce qui lui tombe sur le nez, un mariage arrangé pour des raisons sociale, économique et sûrement politique si l'on creuse un peu plus loin. Des raisons qui dépassent Gallagher. Il ne fait pas partie de ces gens qui jugent en fonction de la place d'où l'on vient, et la réputation strictement sociale n'est pas quelque chose qui l'intéresse, encore moins le fait rêver. Ses yeux à lui brillent pour chaque papier imprimé sur lequel son nom figure, pour cette  trace matérielle qu'il laisse à la civilisation et qui le rend ainsi fier.  Ce qu'il souhaite véhiculer, ce n'est pas une image, c'est un message, une vision. Il a l'appétit d'un engagé, sa lutte est la liberté d'expression et son essence première est sans aucun doute son ambition illimitée. Lui et Jeremy s'entendent sur de nombreux points, mais il y a tout un monde entre celui le milieu d'origine de Reed et celui d'où est issu Jeremy, un monde qui révolte souvent le rédacteur.

L'idée d'un mariage entre Anna et ce jeune homme qu'elle considère avec une certaine indifférence dérange Reed, sans qu'il ne se l'explique vraiment. Peut-être est-ce de la voir baisser les bras, considérer ce mariage comme inévitable. Peut-être est-ce parce qu'il aurait l'impression d'avoir failli quelque part, si l'échange des alliances venait à avoir lieu. Lui, l'homme défenseur de causes.

Mais on ne résout pas tout en une discussion. On ne défait pas un si gros nœud en levant les armes. Cela ne fait pas sens et ça ne le fera jamais. C'est en réalisant cela que Reed décide d'abaisser la sienne, d'utiliser plutôt la carte de l'humour. S'il n'aurait pas le culot d'interrompre une cérémonie aussi dramatiquement, il se sait pourtant capable de ne pas lâcher le morceau auprès de Jeremy et cela, jusqu'au bout. Jusqu'à ce que celui-ci laisse sa fille s'accrocher à son bras pour franchir la dernière ligne droite à deux. Avant qu'elle ne dise oui, faiblement, vainement. Que peut bien faire une si jeune femme face aux grandes ambitions d'un père dont tout l'empire semble reposer derrière ? « Ton père m'enverrait au bucher illico. » Dit-il d'une faible voix, déridée par cette scène qu'il s'imagine, pourtant affreuse. Quand Oxanna propose un dessert, il a déjà vidé son assiette et son verre depuis quelques minutes, rapidité qu'il ne doit non pas à son emploi du temps chargé mais bel et bien à ses années lycée datant d'autrefois, époque et lieu où on ne leur laissait qu'une demi-heure à peine pour se restaurer. L'exigence était telle qu'il fallait toujours privilégier les cinq premières et précieuses minutes de recherche d'accalmie d'un cours au dessert pourtant adoré des jeunes. « Évidemment. Tu m'as privé d'une entrée, tu ne me priveras pas d'un dessert. » Plaisante-t-il, semi-rieur, en se redressant sur sa chaise. C'est bien connu, que les jeunes générations ont décidé de refaire le monde à leur manière, et dans ce nouveau monde les entrées des menus n'ont plus trop leur place. Reed en est d'autant plus conscient qu'il fait lui aussi partie de ces nouvelles générations aux habitudes changées et que si les entrées apparaissent de plus en plus sur ses tickets de caisse, c'est uniquement parce qu'il a l'appétit et surtout l'argent désormais pour se le permettre sans en ressentir le moindre remord. Discrètement, il cherche le regard d'une serveuse et lui adresse un petit signe de main, avant de reposer toute son attention sur la brunette en face de lui. Les mots s'échappent de ses lèvres et sa main vient chercher la sienne, dans une nouvelle atmosphère apaisée. Pourtant le regard du trentenaire semble plus vif que jamais, ancré dans celui d'Anna, impénétrable, tandis qu'il essaye de déchiffrer la moindre lueur des iris sombres de son amie. Il n'y voit qu'une promesse d'affection, d'honnêteté. Un besoin. Alors son pouce vient effleurer le dessus de la main de la jeune fille et il sourit. « Est-ce que je dois m'en réjouir ? » Malgré ce petit sourire confiant que l'on peut voir ses lèvres, il n'a aucune idée de la réponse à sa propre question. Ce qui aurait pu être un jeu entre elle et lui n'en est pas un ; il la connait “trop” bien, depuis “trop” longtemps. Les mystères du temps … Lorsqu'elle retire sa main, il abaisse son regard sur la sienne, désormais seule. Une étrange sensation la traverse, alors l'homme la ramène machinalement vers lui, moment que choisit la serveuse pour revenir avec les cartes du dessert. Reed, comme à l'accoutumée, ne met pas bien longtemps à choisir. « Je vais prendre un café avec une tarte fine à la pomme en accompagnement. » Dit-il avant de tendre sa carte et de regarder vers la plus jeune, dans l'attente qu'elle commande à son tour. Puis une fois cela fait, il observe l'employée repartir jusqu'à ce qu'elle disparaisse de sa vue, et pose ensuite son regard sur le côté, sur cet homme d'une vingtaine d'années à peine qui malgré la présence de sa petite amie en face de lui semble apprécier du regard, encore, la jeune Sterling. Reed ne s'attarde pas longtemps sur cet étudiant, ses yeux vont reprendre contact avec l'objet de ses pensées, elle-même qui joue encore avec sa paille, distraitement. « Tu devrais donner l'occasion aux gens de mieux te connaître, tu sais. T'ouvrir à eux, cesser de faire la fille invincible, chose à laquelle je te sais très douée. » Il sourit tendrement, avant de terminer par un aveu spontané. « La fille avec ses faiblesses et ses doutes est cent fois plus … intéressante. Et ce serait fort dommage qu'elle ne s'ouvre qu'à un vieux barbu morose. Tu finiras par t'ennuyer à la longue. » Il exagère bien sûr, pour lui arracher ne serait-ce qu'un sourire lorsque lui lui adresse un petit clin d'oeil complice. Morose, il n'a pas tellement le temps de l'être. Vieux et barbu cependant, trouveront bien une part de vérité dans l'esprit d'Anna.


Les hommes forts sont ainsi. Au zénith de l'amour, ils réfléchissent encore, ils calculent et leur décision est sans appel. Pancol
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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyMar 24 Fév 2015 - 5:46

Oxanna Sterling-Woods
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Quand Reed Gallagher parle, Anna écoute. Elle se damnerais pour quelques conseils de sa voix grave. Même quand il ne dit rien, il parle encore. Ses yeux fixent l’important, ses épaules sont tournées vers son point d’attention, alors que ses manies sont là pour distraire les gens des vérités qu’il sait très bien véhiculer. Mademoiselle Woods se demande parfois ce qu’il retire de cette relation sans nom. Il a déjà une fille et jamais ses gestes n’ont insinué qu’il voulait plus que ces conversations si profondes et si mondaines. Cette proximité a le don de troubler Oxanna qui a depuis longtemps abandonné l’idée d’identifier ce qu’elle ressent vraiment. C’est plus facile de laisser les sentiments s’emmêler, se nouer, jusqu’à ce qu’ils forment un tout impossible à séparer. Alors que les questions glissent sur le plumage d’Anna, un contentement brillent en elle, une petite parcelle de bonheur sans nuage qui pour un instant existe malgré les cicatrices du passé.

Le sujet accroche le nom de Jeremy Sterling, causant à Anna cette détresse que le temps ne semble pas capable d’épuiser. Le coeur des deux derniers Sterling de cette lignée semblent aussi compatibles que les deux pôles d’un même aimant. Destinés à se repousser sans pouvoir se quitter. Les mots de son père grugent toujours les os d’Oxanna, comme des cabots à l’appétit insatiable. Menteuse, a-t-il dit sans y repenser une seule fois, sans revenir sur son jugement, sans écarter ses convictions sociales, sans avoir le coeur de regarder sa fille dans les yeux. Il a dans cette trahison une peine dont Anna ne guérira jamais. Il y a des maux contre lesquels le temps ne peut rien. Il y a des blessures que rien ne peut empêcher de saigner. « Ton père m'enverrait au bucher illico. » commente Reed, alors qu’Oxanna Sterling sait que dans cette histoire elle est la sorcière et que son père est le maire de Salem.

La promesse d’un goût sucré entre ses lèvres est tendre au coeur d’Anna. Elle n’aime pas les grandes fêtes. Elle n’aime pas l’école. Elle n’aime pas les gens qui ne savent rien, qui ne savent pas. Elle n’aime pas ces garçons qui se foutent de savoir si elle est intéressante tant qu’elle a de belles jambes à parader en publique. Elle ne s’aime pas tous les jours, mais elle aime l’idée de tartiner de sucré ses lèvres et son âme. Parce que Reed, c’est son dessert, son pécher mignon, celui qu’elle appelle pour se faire du bien, pour se retrouver. Il est la clé de cette Anna qu’elle parvient à aimer, le temps d’un repas, d’une ballade, d’une conversation, d’un sourire.

Une vérité échappe à la jeune femme. Elle ne tente même pas de la rattraper, son attention reste fixée sur le pouce de Reed qui a caressé le dos de sa main, si petite dans la sienne. « Est-ce que je dois m'en réjouir ? » Demande-t-il comme si ça avait beaucoup d’importance. Anna hausse les épaules, détournant l'attention, ne voulant pas en dire trop. « Je vais pas te dire comment te sentir. Mais que ça te fasses plaisir ou pas, ça changera pas grand chose aux faits. » Il y a des vérités contre lesquelles la raison ne peux rien. Entre deux sourires, se coince un regard triste. Les gens ne restent jamais bien longtemps autour d’Oxanna, ceux qui ne l’abandonnent pas, elle a pris l’habitude de les jeter par souci de sûreté, comme tactique de protection. Pourtant, Reed s’est glissé à travers ces deux ultimatums, parce que sans avoir à lui coller à la peau, elle a besoin de lui, de sa présence à distance, de pouvoir penser qu’il écoutera, si elle se décidait à parler de ce qui ne va pas.

Il commande une tarte aux pommes avec un café. Elle commande une mousse au chocolat avec un verre de lait.

Dans l’attente d’un dernier arrêt avant la fin de ce voyage gustatif, Oxanna est ramenée au présent par les paroles de Reed. « Tu devrais donner l'occasion aux gens de mieux te connaître, tu sais.» dit-il en la connaissant mieux que ses amis, mieux que sa famille, mieux qu'elle-même, parfois. « T'ouvrir à eux, cesser de faire la fille invincible, chose à laquelle je te sais très douée. » Parce que lui, il a remarqué qu’elle fait semblant, qu’elle se construit des châteaux forts autour de l’âme. « La fille avec ses faiblesses et ses doutes est cent fois plus … intéressante. » Les joues d’Oxanna ne tournent pas au pourpre, ses doigts ne jouent plus avec sa paille, seuls ses yeux s’embuent le temps de refléter la lumière des néons, le temps d'un clignement de cils. « Et ce serait fort dommage qu'elle ne s'ouvre qu'à un vieux barbu morose. Tu finiras par t'ennuyer à la longue. » Et même quand il trouve le moyen de l’émouvoir de ses beaux mots, de ses vérités, il sait aussi la faire sourire comme jamais. Son vieux barbu morose, jamais Anna ne l’échangera pour un nouveau modèle. Son vieux barbu, le sien. Parce qu’il l’a apprivoisée, elle qui a été rendue sauvage dans ses affections, sauvage dans ses confidences. « Tu sais, on ne construit jamais des murs sans raisons. » grincent à contre-coeur les dents d’Oxanna. Parce qu’il a raison sur toute la ligne et elle le sait. Pourtant, ça n’est pas assez pour la forcer à changer. Il y a des rouages ancrés dans ses blessures qui ont fusionnés avec sa chair. Il y a des mécanismes qui ne peuvent pas être inversés d’un claquement de doigts. Si elle se décidait à renverser le processus, ce serait douloureux, elle pourrait s’y perdre.

Deux assiettes sont déposées, deux breuvages les rejoignent.

Et il y a des choses que Reed devrait savoir. Que ses insinuations charmantes ne cachent pas si bien que ça. S’il pense pour une seule seconde qu’elle le trouve vieux ou ennuyant, et bien c’est qu’il ne réalise pas l’impact positif qu’il a dans sa vie. Reed, c’est la bouffée d’air frais d’Oxanna, c’est aussi simple, aussi compliqué que ça. « Des fois je me demande ce que je ferais sans mon vieux barbu morose ... » Blague Oxanna, avec une sincérité débordante au creux des yeux, avec une possessivité à la fois douce et avouée. « Les gens autour de moi, soit ils mentent pour parvenir à leurs fins, soit ils croient que c’est mieux de m’éviter la vérité. » Commente Anna, partageant un regard avec Reed. « Mais pas toi. » conclut Oxanna Sterling, comme ça, tout simplement.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptySam 28 Fév 2015 - 20:32

Reed Gallagher
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Cette mélancolie dans l'âme qui lui colle au teint, même elle a réussi à toucher Reed, alors qu'il n'avait même pas encore frôlé la trentaine. Les femmes souriantes et heureuses de vivre ont souvent les faveurs de l'homme mais il y avait en cette fille quelque chose de sournoisement mystérieux et, finalement, précieux au journaliste. Une façade érigée contre le monde entier qui ne demandait qu'à s'effondrer, une sensibilité maladroitement maîtrisée, voilà ce qu'avait vu – ou perçu – Reed chez Oxanna, très rapidement et sans vraiment le vouloir. Mais il avait eu l'idée de le faire, la patience et l'intelligence de s'en intéresser un tant soit peu. Derrière ces regards furtifs et cette attitude frôlant l'indifférence, il y avait une adolescente désireuse de grandir comme les autres et de gagner l'intérêt de cet homme pourtant presque étranger mais qui, sans en avoir grande conscience, avait éveillé quelque chose grâce à de simples regards, de simples mots innocents. Comment aurait-il pu se douter que cela germerait et se développerait de cette façon ? Ce n'est pas ce qu'il avait souhaité, au départ. S'attacher de la fille de son nouvel ami, prendre un plaisir secret à la découvrir petit à petit puis à se libérer pour elle de cet emploi du temps chargé qui prenait forme, au fil des années. Reed ne regrette rien pourtant. Et cette pointe de tristesse qu'il voit de temps en temps sur le visage de son amie ? Elle n'a d'autre effet que de le motiver à l'effacer, puisque son sourire lui va tellement mieux. En observant la jeune femme face à lui, il se dit qu'elle est loin de connaître ses quatre vérités. Parce que c'est certain, c'est inscrit au fond de lui ; Reed se damnerait pour voir Oxanna Sterling heureuse, et rire aux éclats. Une chance que son salut éternel ne l'inquiète pas tant que ça, me direz-vous.

Il n'a plus peur de lui parler honnêtement, de prendre moins de temps pour réfléchir avant de laisser les mots s'échapper, ce qu'il avait, par la force de l'adolescence, l'habitude de faire quand elle était plus jeune de quelques années. Et le voici satisfait d'avoir réussi à arracher un sourire, par des paroles pourtant criantes de vérité, en tout cas selon lui. Reed n'est pas l'homme le plus sociable de Los Angeles, ni le plus fougueux. Sa simplicité et son autorité sont reines chez lui, chose dont il est bien avisé. Si la jeune Sterling lui renvoyait un jour son côté vieux jeu ou sa sobriété au nez, il n'en serait pas le moins du monde étonné, bien que légèrement vexé dans son for intérieur mais ça, il prendrait soin de ne rien laisser voir. Plus ou moins habilement.

Les “raisons” qu'elle impute à ces murs bâtis afin de se préserver laisse le trentenaire silencieux. Et comme chaque fois qu'elle se revêt de ce mystère, Reed l'observe longuement, tentant plus ou moins de la percer à jour sans se douter qu'il puisse être perturbant. Chercher à abattre ce mur s'était fait presque naturellement au fil des années, mais jamais encore il ne s'était intéressé aux fondations. Il a toujours pensé que seuls les troubles de la jeunesse étaient en cause dans cette réserve, que c'était inutile de chercher plus loin. Et pourquoi lui l'aurait-il fait, après tout ? Reed n'a jamais eu le tempérament d'un sauveur, encore moins l'âme d'un psychologue. Il y a certains secrets qui fabriquent une personne, qui ont un aspect sacré et qui menacent d'un effet boomerang, si l'on venait à s'en approcher de trop près. Ceux d'Oxanna ont toujours eu cette saveur pour lui, malgré qu'ils puissent à juste titre l'intriguer en digne protecteur qu'il soit avec elle.

Les desserts sont servis. Le premier geste de Reed est de saisir l'anse de sa tasse de café pour en boire une gorgée ; le goût de sa tarte n'en sera que plus doux et sucré. Quand il coupe le bout de cette pâtisserie à l'aide de sa cuillère, Oxanna reprend la parole, ne l'arrêtant pour autant pas dans sa dégustation. Ses lèvres se hissent faiblement sur les côtés, en écho aux mots employés. La pomme cuite ravit ses papilles gustatives, chose difficilement discernable chez l'homme parfois fort peu expressif. Mais il relève ses prunelles pour les planter dans celles plus foncés de son interlocutrice quand elle lui avoue à demi-mot son affection. Une affection qu'il a toujours partagée, autrefois malgré lui, désormais d'une façon plus affirmée. Ses yeux voyagent entre elle, son dessert, puis elle à nouveau. « C'est parce que je n'ai encore trouvé aucun intérêt à te mentir. Méfie-toi, si cela venait à changer. » Bien sûr, il n'en pense pas un mot, au contraire. Il espère ne jamais avoir à lui mentir d'ailleurs, ce n'est pas difficile pour lui de se douter qu'elle en serait profondément chagrinée. Or, le chagrin d'une femme … C'est un peu comme un gratte-ciel vu d'en haut, on ne se rend pas compte de sa véritable hauteur. Jetant un coup d'oeil à cette fine main qui fait face à la sienne, Reed ressent une envie soudaine de l'attraper à son tour pour accompagner son regard rassurant mais il est pris de court par la sonnerie de son téléphone. Machinalement il regarde l'heure que lui indique la montre à son poignet avant de décrocher. « J'avais bien dit que je ne voulais pas être dérangé ce midi. » La voix féminine n'en perd pas de sa tonalité pourtant, sûrement déjà habituée aux réponses du rédacteur en chef. Il fronce les sourcils et soupire, finalement. « J'ai presque fini. Vérifiez que mon bureau n'est pas trop désordonné et faites le patienter à l'intérieur, d'accord ? » Demande-t-il alors à la nouvelle secrétaire d'une façon plutôt fermée. Il ne s'attend pas à ce qu'on lui dise non et il n'a pas envie de perdre plus de temps sur cette conversation. Lorsqu'il raccroche et range son cellulaire dans la poche de sa veste, il reprend la dégustation de son dessert. « Le patron. On a rendez-vous dans un quart d'heure mais il a de l'avance … et ces hommes-là ont du mal à patienter en général. Mais tu le sais, n'est-ce pas ? » La questionne-t-il alors, tout en connaissant déjà la réponse. Reed entreprend donc d'accélérer l'allure, bientôt la tasse de son café se vide mais il prend néanmoins le temps de terminer sa tarte. Son regard retrouve celui d'Anna entre deux bouchées. « Tu as beaucoup de travail en ce moment avec tes études ? Nous devrions nous revoir prochainement. Je dois me faire pardonner pour ce rush inattendu, et puis un sugar daddy demande de l'attention, tu sais. » Souriant avec malice, il attrape la serviette sur ses cuisses et essuie le contour de ses lèvres dans un mouvement coutumier qui n'a que rarement de l'utilité.
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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyMer 4 Mar 2015 - 6:15

Oxanna Sterling-Woods
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Les yeux de Reed tentent de percer les mystères d’Oxanna Sterling, grande architecte, constructrice de remparts qui défient la gravité. Son regard pourrait sembler intrusif, persistant, mais pas pour Anna. Pour une fois, quelqu’un prends le temps d’observer, d’écouter, de comprendre. Sa seule attention est un trésor qu’Oxanna emboîte rapidement pour le ressortir durant les jours de pluie lorsque le monde menacera de s’effondrer sous ses pieds. Il y a chez Reed une constance qui rassure mademoiselle Woods. La façon dont il goûte toujours à son café avant d’entamer son dessert. Les petites choses qui le forgent, qui le distingue des autres visages qui ont vite été oubliés par Anna. La jeune femme cueille une petite montagne de mousse au chocolat avec sa cuillère. Ses lèvres capturent ce cadeau délicieusement sucré, donnant naissance à l’esquisse d’un sourire involontaire. Oxanna a dîné dans les plus grands restaurant en compagnie de Jeremy Sterling son stoïque paternel et aucun de ces plats cinq étoiles ne se compare à ce simple repas du midi en compagnie de Reed Gallagher, ami improbable.

Entre deux bouchées de tarte aux pommes, Reed en profite pour quelques mots. « C'est parce que je n'ai encore trouvé aucun intérêt à te mentir. Méfie-toi, si cela venait à changer. » Oxanna rigole tendrement sous ses cils qui papillonnent. Mademoiselle Sterling est convaincue que bien des gens lui mentent, mais il y a quelque chose de comique à s’imaginer que Reed puisse mentir par intérêt. Il existe chez cet homme un sens profond de la décence qui impressionne Anna. La vérité n’est pas toujours belle et Reed ne se détourne pas quand vient le temps d’affronter la réalité. « Tu saurais pas mentir, ton sens de l’éthique ne te le permettrais pas. » Contre-attaque Oxanna, sachant que son compagnon a bâtit, au fil de son parcours professionnel, une intégrité qui lui était pourtant innée.

Le téléphone. Les quelques mots de Reed. Oxanna a compris, elle sait sans qu’il ait à parler. Elle n’est pas déçue que ses obligations appellent, elle est reconnaissante à Reed d’avoir pris du temps dans son horaire chargé pour un petit lunch qui lui a fait le plus grand des biens. Oxanna n’a jamais eu l’habitude de se confier, mais c’est de plus en plus aisé en présence de l’éditeur, elle ne remarque même pas ses confidences, elle est moins possessive de ses sentiments. Reed, sans que ce soit nécessaire aux yeux d’Anna, explique la situation. « Le patron. On a rendez-vous dans un quart d'heure mais il a de l'avance … et ces hommes-là ont du mal à patienter en général. Mais tu le sais, n'est-ce pas ? » Oxanna se fait sage, petite fille qui comprends, à huit ans, pourquoi papa ne sera pas là pour souper, encore. À cet âge là, Anna n’avait jamais rien connu d’autre qu’un père autoritaire et absent, ayant appris, tout comme sa mère, à accepter les règles accrochée à ce nom de famille important. Pourtant, au moment où sa mère s’est échappée de cette vie, Anna s’y est enfoncée, sans personne pour l’empêcher de couler. Elle avait huit ans, elle aurait eu besoin d’un papa ou d’une maman.

Les assiettes sont écartées, le café de l’éditeur est achevé. Le repas touche à sa fin, la vie reprends son cours après cette petite escale à la halte des petits espoirs, ayant rechargé le moral d’Oxanna. « Tu as beaucoup de travail en ce moment avec tes études ? Nous devrions nous revoir prochainement. Je dois me faire pardonner pour ce rush inattendu, et puis un sugar daddy demande de l'attention, tu sais. » « Je me débrouille. J’ai réussi à caser le prochain cotillon à mon horaire, je vais bien réussir à te faire une petite place. » Commente ironiquement Anna, touchée qu’il pense déjà à la revoir. Elle coince ses cheveux derrière son oreille, gravant Reed dans sa mémoire pour tenir jusqu’à la prochaine fois. « T’auras toute mon attention, Daddy. » Blague tendrement Anna. « C’est moi qui devra te partager avec la femme de ta vie. Tu penseras à embrasser Amy pour moi. » demande la jeune femme, ayant bien envie de revoir la gamine, petite boule d’énergie et d’amour qui complique et embellit la vie de Reed. Mademoiselle Woods s’en voudrait de retenir Reed. Elle s’empêche de souhaiter qu’il reste, sachant qu’elle détournera le regard quand il disparaîtra au bout de la rue. « Allez file, je voudrais pas t’attirer les foudres du patron. » L’encourage Oxanna, souhaitant que les aurevoirs se terminent au plus vite. Qu’il la quitte pour mieux la retrouver, ça n’est pas si mal, au fond, de retrouver Reed, se dit Anna.


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MessageSujet: Re: some of us have to grow up sometimes - OXEED   some of us have to grow up sometimes - OXEED EmptyMar 10 Mar 2015 - 18:19

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Qui n'a jamais menti dans sa vie ose lever la main et aille ensuite se repentir pour se faire pardonner son ultime mensonge. Reed n'est pas un être à part, bien loin de là. Il s'est néanmoins forgé dans ce moule de l'honnête homme qui ne trouve aucun, vraiment aucun intérêt à mentir. Un concours de circonstances, partant de cette éducation droite où la compassion n'était pas maîtresse, de ces relations loyales et évidemment de ce parcours professionnel qui le rend fier. Il n'est plus cet étudiant encore hésitant et incertain qu'il a été autrefois. A défaut de s'être suffisamment ouvert dans ses relations, il s'est construit une cuirasse solide, parfois austère et stricte mais qui lui permet d'avancer sans craindre les retombées de la vérité parfois violente. La remarque d'Oxanna le fait sourire, tant le ton de sa voix ainsi que ses propos indiquent qu'elle le connait bien. Peut-être plus qu'il ne s'en doute, d'ailleurs. Intérieurement, il se dit qu'elle touche une vérité du bout des doigts mais que ce serait trop simple de ne pas y ajouter quelques nuances. Tout le monde peut apprendre à mentir. Lui-même est un piètre menteur dont la mauvaise comédie a souvent été pointée du doigt par Sarah la première, mais si cela s'avérait nécessaire un jour pour protéger Oxanna de quelque chose, il n'hésiterait pas une seule seconde. Parce qu'il y a mensonge et mensonge, n'est-ce pas ? Néanmoins il garde ça pour lui, se contentant de sourire vaguement à la jeune fille au sourire assuré précieux.

Suite à cet appel du boss, le trentenaire s'excuse au près d'Anna pour ainsi écourter leur entrevue. Ne pouvant cependant pas partir comme un vulgaire voleur, il prend connaissance de l'emploi du temps de l'étudiante afin de lui proposer un nouveau moment en sa compagnie. Et par chance, elle semble motivée, le tout dans l'humour. A la mention de sa fille comme “femme de sa vie”, il sourit et acquiesce discrètement d'un signe de tête, puisqu'elle est en effet la plus importante personne qui occupe son existence et ses pensées. Il n'y a pas besoin de mots pour l'exprimer et pourtant Anna le devine toujours si aisément. « Je n'y manquerai pas, promis. » Quand cette dernière le presse presque de s'en aller rejoindre ses obligations, Reed se lève, enfile sa veste de costume et tâte les poches de son pantalon en jetant un dernier coup d'oeil sur la table afin de vérifier qu'il n'a rien oublié. Ensuite, il se rapproche de la jeune femme et pose sa main sur son épaule, dans l'intention de l'embrasser sur le haut de sa joue. « A la prochaine » Puis il se redresse, adresse un dernier clin d'oeil à sa protégée et se dirige jusqu'à la caisse pour payer la note du repas, sa part et celle d'Oxanna. En deux en trois mouvements c'est fait. Il s'éclipse ensuite du restaurant et très rapidement, son téléphone se retrouve à son oreille pour un appel. C'est ainsi qu'il se fond, à la perfection, dans toute cette masse conséquente d'hommes d'affaire en route pour retrouver leur bureau.

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