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 may the snow bury you △ PETER

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MessageSujet: Re: may the snow bury you △ PETER   may the snow bury you △ PETER - Page 2 EmptyMar 30 Déc 2014 - 3:47

Peter L. Michaels
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Avec qui ? : Deborah Michaels (née Prescott) ; mais très fortement intéressé par Lysander E. Foster.
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En silence, je l'écoute. À travers sa rage, à travers ses accusations, à travers son agression, je reste calme, impassible, stoïque, même. Assis sur cette chaise, je n'ose pas affronter son regard de face, me contentant de regarder le bout de ses chaussures du coin des yeux. Je le laisse déballer sa colère, sa haine, sa rancoeur, toutes réunies en un assortiment de paroles virulentes. Je l'écoute me rabaisser, à son tour, me dire toutes les choses qu'il meurt probablement d'envie de me dire depuis plusieurs semaines, à présent. Je l'écoute, mais je ne parle pas, ne serait-ce que pour me défendre. Pourquoi ? Parce qu'il a raison, et nous le savons tous les deux. Je l'ai traité comme de la merde. Les gens, je les traite tous comme de la merde. Cette assistante temporaire, là, Madison. Et puis, Deborah, aussi, lorsque nous étions encore "mariés" dans tous les sens du terme. Même Kimmie, je l'ai traitée comme une moins que rien, lorsque l'on y pense bien, il fut un temps. À l'époque où j'étais encore célèbre, où Buzz Coleman était plus qu'un nom inscrit sur la couverture d'un vieux livre poussiéreux ; à l'époque où je vivais davantage à travers mon alter ego qu'à travers ma réelle identité. Il a raison. Je m'étais adressé à lui comme s'il était un moins que rien. J'en avais fait qu'à ma tête, je n'avais fait que ce qui m'avait semblé normal, à l'époque. Le Coachella, je l'y ai invité, non pas par obligation ni même par devoir, mais bel et bien parce que quelque chose me disait au plus profond de mon être qu'il n'y avait personne d'autre avec qui j'aurais envie d'y aller. Ce soir là, je l'avais embrassé, uniquement parce que mes rêves les plus sombres et les plus secrets me le dictaient secrètement, depuis des semaines et des semaines. Depuis, je l'ai repoussé, encore une fois, pour moi, à cause de moi, en pensant à moi. Moi, moi, moi, moi. Il n'y a que moi. Il n'y a toujours eu que moi, et ça fait tellement mal de me rendre compte que même à l'heure actuelle, il n'y a encore que moi. Nous naissons, vivons et mourons seul. C'est l'une des premières choses que Papa m'avait apprises, et cette leçon, je ne l'ai jamais oubliée. Et pourtant, j'ai bien l'impression que personne d'autre n'a à vivre seul, personne d'autre que moi. Deborah semble bien s'en sortir, au moins, qu'elle soit seule ou non. Même Lysander s'en sort bien, avec ses amis et toutes les idiotes qu'il pend à ses bras lorsqu'il se convainc qu'il est un homme, rien de plus ordinaire. Judy doit également avoir une vie, une famille et un petit ami, tous incapables de soupçonner que derrière ses belles boucles blondes se cache en réalité une cam girl. Il n'y a que moi, Peter Michaels, bientôt quadragénaire, qui n'ai personne. Même ma fille ne vit pas avec moi de façon permanente. Elle se contente de me rendre visite de temps en temps, pendant les vacances ou lorsque sa mère a besoin de se débarrasser d'elle. Le reste du temps, elle est évidemment pendue aux jupons de Debbie. Et pendant ce temps, moi, je ne peux rien faire. Il a raison : je suis faible. Subir en silence, c'est ce en quoi j'excelle. J'avais toujours été incapable de prendre mes problèmes de face, c'est ce qui m'avait poussé dans le monde de l'écriture, à la base, j'en suis le premier informé. On aurait pu croire que ma maîtrise des mots m'apprendrait éventuellement à m'exprimer d'une façon plus ferme, plus assurée ... Mais que dalle. Derrière ces faux-semblants de confiance, ces fausses impressions d'arrogance se cachait un homme tout aussi minable et pathétique que celui que j'étais il y a bien quinze ans ... SI ce n'était un homme encore pire.

Couard.

Je ne suis rien de plus qu'un couard, un faible, minable, incapable. Il a raison. Il a raison. Il a toujours raison.

J'ai manqué ma carrière.
Ma vie amoureuse est un véritable champ de guerre.
Mon avenir n'existe plus.
Mon existence est tout simplement un échec.

Mais cela ne m'avait pas empêché d'essayer. Pour la première fois de ma vie, lorsque j'étais arrivé à l'université, je m'étais mis à travailler, réellement. Les bonnes notes, j'avais connu cela pendant des années, certes ... Mais jamais ne m'étais-je tant démené pour réussir. Jamais n'avais-je mis tant de choses afin d'atteindre mes objectifs. Faire la cour à Deborah n'avait pas été chose facile, bien au contraire ... Et pourtant, après des semaines interminables de séduction inoffensive, j'étais enfin parvenu à mériter la clé de son coeur. J'avais travaillé dur, je m'étais battu, avec acharnement, avec passion et avec persévérance pour l'obtenir, mon avenir, cette vie parfaite dont j'avais toujours rêvé ... Et pendant un moment, j'avais même réussi à l'obtenir. Et puis, je l'ai perdue. Comme cela. Comme si elle n'avait jamais existé, les seuls échos en restant se moquant ouvertement de moi comme si j'étais l'être le plus ridicule de la planète. Ces romans alignés sur cette étagère, au-dessus de la télévision, me toisent fièrement, quotidiennement. Ils me font part d'un passé qui m'est à présent inaccessible, un passé glorieux où j'étais tout simplement ... Parfait. L'homme idéal, jalousé, admiré, adulé, interviewé. Un passé où je n'aurais jamais eu besoin de Judy et où mon regard ne se serait jamais posé sur le doux visage d'un dénommé Lysander Foster. L'alliance que je refuse d'ôter, elle, me rappelle tous les jours l'échec de mon union sacrée avec Deborah. "Jusqu'à ce que la mort nous sépare". Dois-je comprendre que Debbie est morte ou qu'elle m'a tué en me demandant de divorcer ? Quoi qu'il en soit, nos échanges à présent sont maladroits. Pendant vingt années, c'était ma meilleure amie ... Et maintenant, nous sommes incapables de converser sans ambiguïté. Cette vie ne m'a plus rien apporter d'intéressant, ces dernières années ... Et comme un imbécile, lorsque le hasard s'était plu à balancer Lysander sur mon chemin, la meilleure chose que j'avais trouvé à faire, c'était de le jeter de côté. Moi, moi, moi, moi. Moi, je suis un abruti.

Je suis tellement perdu dans mes remembrances que je ne me rends même pas compte que Lysander vient de pousser ma chaise. Je ne tente pas de maintenir l'équilibre, mon corps s'échouant lamentablement sur le tapis perse que Debbie avait ramené de nos vacances en Iran. Je n'essaie même pas de me relever, parce que j'ai des choses plus pressantes à faire, en tête. Retiens-toi, Pete. Ne sois pas une mauviette, juste cette fois. Reste fort, contrôle toi, bordel. Mais je la sens venir, cette larme qui menace de couler hors de mon oeil gauche. Fronçant des sourcils, plissant des yeux, me mordant la lèvre, j'essaie davantage. Ne pleure pas, putain, ne te mets pas dans une position de faiblesse si dégradante qu'il ne pourra que te rire au nez. Montre toi fort, merde, montre lui que t'es un homme, ne lui donne pas encore plus de raisons de te mépriser et de t'humilier. La larme est sur le point de sortir, je la sens et je ne parviens pas à l'en empêcher. Non, Pete, non, il faut que tu tiennes bon, non ... La larme coule, glissant le long de ma joue.

Puis, elle s'écrase contre le tapis perse, y déposant une sombre tâche elliptique.
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MessageSujet: Re: may the snow bury you △ PETER   may the snow bury you △ PETER - Page 2 EmptyMar 30 Déc 2014 - 17:45

Lysander E. Foster
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Ambitieux(se) mais sérieux(se)
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Situation : En couple
Avec qui ? : Avec Peter Michaels, une relation qu'il garde cachée pour l'instant.
Orientation sexuelle : Bisexuel(le)
Etudes/études passées : Tout juste diplômé en Musique et en Management
Job/Métier : Grâce à son label de musique T△LENT, il produit et enregistre des artistes indépendants
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may the snow bury you

Inlassablement, il se répétait. A chaque nouvelle confrontation, Lysander avait l’impression d’avoir déjà vécu cette scène, d’avoir déjà énoncé les méandres de leur relation sans que jamais Peter n’arrange les choses. Tout était vain, tout était perdu. C’était les principales conclusions que tiraient le jeune homme quand il toisait son hôte accablé sur sa pauvre chaise. Saisissait-il l’ampleur des dégâts ? Peut-être lui aussi avait-il été écorché, peut-être son âme avait elle aussi réagir d’une manière inattendue. C’était la première fois que Lys réalisait qu’il n’était peut-être pas le seul dommage collatéral. Et si tous les deux s’étaient heurtés à un mur ? Et si tous les deux têtes baissées avaient sauté dans cet abyme dont ils extirpaient difficilement leur tête désormais, à bout de souffle. Ni l’un comme l’autre n’était en mesure de sauver l’autre. A vrai dire, Lysander n’avait aucune envie de tendre la main à Peter. Il était même prêt à l’enfoncer davantage si c’était pour se secourir lui-même. Comme véritable métaphore de sa rancune, il le bouscula lentement. La lenteur de son geste n’avait d’égal que son mépris, laissant le temps à Peter de tomber lamentablement sur le tapis qui valait certainement le prix de sa garde-robe entière. Ses fils tissés un à un valaient sûrement deux voire trois fois plus que la guitare qu’il avait volée à Liverpool – son trésor précieux. Le fossé entre eux. L’un comme l’autre avait essayé de le franchir mais il demeurait insurmontable. Quand ils s’étaient tous les deux réunis à mi-chemin, pour une seule nuit à se découvrir tels qu’ils étaient réellement, ils avaient entamé ce pont fragile. Dorénavant, ils ne trouvaient plus aucun moyen de se rejoindre, d’atteindre l’autre comme ils s’étaient atteint à Coachella. C’était étranglant de frustration, agonisant de colère que Lys errait depuis. Et comme il s’y attendait, Peter ne répondit pas à ses interrogations. Il se contenta de gésir là, minable. Il ne se relevait pas. Il ne se redressait pas fier et arbitraire comme Lys l’avait toujours aimé. Ce spectacle était désolant, ne manquant pas d’attraper la gorge du musicien avec vengeance. Il suffoquait à nouveau, partagé entre l’aversion et le désespoir. Le planter là aurait été la meilleure des fins, digne du Lysander qu’il avait toujours voulu être. Puis il remarqua le tracé presque invisible, la ligne humide qui surmontait la joue de Peter. Il pleurait l’imposteur. Il lui volait même ses réactions, ses propres sentiments. C’était lui qui devait pleurer dans l’histoire avec toutes les pertes qu’il subissait. « T’es vraiment trop con. » Il aimait le dominer de toute sa hauteur, c’était tellement rare. Finalement il s’accroupit et essuya lui-même la trace honteuse sur sa joue. Son geste était froid, aussi distant que possible pourtant à l’intérieur il bouillonnait de l’avoir touché enfin à nouveau. « Ca sert à rien de pleurer. » Lui qui pleurait tout le temps était bien placé pour le savoir. « J’attends plus rien de toi. » Parce qu’à un moment, il avait cru espérer des choses et quand les yeux bleus de Peter remontaient vers les siens, cette illusion renaissait de ses cendres. Lys luttait contre l’envie de l’attirer contre lui, de tomber à son tour fesses par terre, l’un et l’autre, égal à égal. Comme ça avait été si bon l’autre fois.


TWIN.       PETER.

if you can just stop loving him then you never really loved him at all; love doesn't work that way. if you ever truly love someone, then it never goes aways. there are all different sorts of love. it can even become hate and, really, hate is just another kind of caring. hate is only a form a love that hasn't found a way to express itself logically. ~ byendlesslove.
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MessageSujet: Re: may the snow bury you △ PETER   may the snow bury you △ PETER - Page 2 EmptyMar 30 Déc 2014 - 18:29

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Le silence est une arme difficile à obtenir et bien plus difficile à préserver. J'en suis bien conscient, maintenant que je gis au sol, incapable d'aider Lysander, lui qui me la réclame avec tant de désespoir dans le regard. Pas ouvertement, certes, et pas à travers ses mots ... Mais c'est bien de l'aide, qu'il me demande, sinon, que ferait-il, encore debout dans mon salon, s'il n'attendait pas quelque chose de ma part ? Il réclame quelque chose, une aide, un soutien, une explication ... Mais ce qu'il doit très certainement comprendre, à présent, c'est que je suis incapable de l'aider. Je suis même incapable de m'aider moi même. Lamentable. Le vieux, allongé par terre, qui ne fait aucun effort pour se redresser, pour regagner ne serait-ce qu'un peu de fierté et de dignité ... Ce vieux là, il est lamentable, ce vieux là, c'est moi. Lui aussi, me trouve lamentable. "Con", comme il le dit si bien. Parce qu'il a raison, cela ne sert à rien de pleurer, c'est ce que papa m'avait toujours appris, ce que je n'étais jamais censé oublier. Je m'étais efforcé de ne pas pleurer, toutes ces années. Je m'étais efforcé de paraître fort, menaçant et imposant. je m'étais empêché de réellement ressentir des émotions, ou du moins, de les accepter et de les célébrer. Debbie, Kimmie ... Je suis tellement désolé. Je me rends compte à présent à quel point j'avais tort. Que contenir toutes ces émotions, au plus profond de mon être, ne m'avaient jamais rien apporté de bon - pas de succès, pas de pouvoir. Rien que de la souffrance, et de l'incompréhension de la part des personnes m'entourant. Et Lysander, avec qui je fais actuellement la même erreur ... Ce Lysander qui me méprise parce que je suis incapable de tenir à lui d'une façon concrète et visible ... Ce Lysander, je ne sais pas quoi lui dire pour le faire rester. Et comme je ne sais pas quoi lui dire, comme je suis désespéré, je me résous à faire la seule chose que je n'ai jamais apprise à faire, de ma vie entière. Je me résous à lui dire ce que je pense, réellement, sans lui mentir, sans prendre de détours. Je me résous à ... Lui expliquer, du mieux que je peux, ce que moi même, je ne comprends pas. Je me résous à être sincère avec lui d'une façon que j'ai si cruellement été incapable de l'être, même avec les êtres qui m'étaient le plus cher.

- Je ne comprends pas.

Ma voix rauque brise ce silence idéologique dans lequel je m'étais plongé depuis l'endormissement de Kimberley. Une autre larme coule, mais le mal est désormais fait, je n'ai plus besoin de la contenir. Ma faiblesse, il l'a vue, et depuis le départ. Il ne lui a pas fallu une vulgaire larme pour qu'il comprenne que je n'étais que l'ombre de l'homme respectable que je me plais à jouer. Il ne lui a suffi que d'un regard pour comprendre l'imposture, la masquerade. C'est la seule personne un tant soit peu intelligente et lucide que je n'ai jamais rencontrée.

- Je ne comprends plus, tout ça ... Ma vie, toi, nous ... Je ... J'avais une femme, j'étais marié ... Tu ne peux pas comprendre, Lysander, mon père a toujours souhaité que j'épouse ... Une femme ... J'ai toujours voulu épouser ... Une femme ...

Et pourtant, je veux être avec toi." Dis le, imbécile. Dis le, ou perds le à jamais. Allez, tapette, mauviette, assume un peu, avoue lui, ce que tu ressens réellement. Ne le laisse pas quitter ce putain d'appartement sans y avoir versé toute ton âme, abruti ! Voilà qu'il se retourne vers la porte, et maintenant, tu ne sais plus quoi faire. J'inspire bruyamment.

- ... Et tu me détestes, je le sais, ce n'est pas la peine de me le répéter ...

L'étau imaginaire emprisonnant mon coeur se resserre alors.

- ... Mais moi, je ne te déteste pas, au contraire ...

Allez, Pete, un dernier effort, tu peux le faire. Juste un dernier effort, relève toi. Me voilà de nouveau debout. Attrapant son poignet avec brusque, voilà que je le force à me regarder dans les yeux. À nouveau, le plus grand, c'est moi, non seulement en taille, mais également en maturité. À nouveau, le pouvoir, c'est moi qui l'ai ... Et je me décide à le lui rendre, de la seule façon qui me semble adaptée à la situation. Me mettant à genoux, voilà que je tiens fermement sa main entre les miennes et que je baisse mon front jusqu'à-ce-que celui-ci ne soit en contact avec le dos de sa main.

- ... Parce qu'en réalité, je ne sais pas ce que c'est ce que je ressens, actuellement, pour toi. Tout ce que je sais, c'est que je n'ai jamais ressenti autre chose de ma vie entière.

Silence.

- ... Et que je n'ai plus jamais envie de ressentir autre chose de ma vie entière.

Je ne relève pas de la tête, je ne bouge pas d'un cil, je ne cligne même pas des yeux. La balle est dans son camp, Foster n'a plus qu'à tirer. Je serai une cible facile, s'il veut m'abattre, je me contenterai de tomber à ses pieds. En silence ...
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MessageSujet: Re: may the snow bury you △ PETER   may the snow bury you △ PETER - Page 2 EmptyJeu 1 Jan 2015 - 22:17

Lysander E. Foster
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may the snow bury you

Lysander avait débarqué là sans avoir pu anticiper la réaction de Peter. Lui qu’il avait toujours cru si prévisible, toujours si rationnel, dévoilait une facette de lui. Et quelle facette... Une âme sensible, émotionnelle, submergée par des réalités qu’il n’avait pas soupçonnées. Maintenant, Lys avait l’impression d’avoir son reflet en face de lui. Il était le miroir de ce que lui-même éprouvait sans qu’il ne soit capable de mettre des mots dessus. En fait, il avait su mettre des mots à travers des paroles de chansons inachevées, de mélodies nocturnes qui n’avaient jamais quitté les méandres de l’insomnie. Seulement il n’était pas prêt de les révéler au monde. Peter était en train d’exprimer ce que lui se refusait à dire. Peter était en train d’agir comme lui niait de le faire. Malgré toute sa rancœur, il ne pouvait que croire à ce qui était dit. Il ne pouvait pas le traiter de menteur cette fois-ci parce qu’il n’y avait que de la vérité dans ses paroles acérées. Elles avaient brisé la carapace dans laquelle il s’était enveloppé depuis l’indifférence de Peter. Elles avaient atteint son cœur si accessible, son esprit si faible. Il avait raison. C’était d’autant plus douloureux que si le quadragénaire l’avait rejeté une bonne fois pour toutes. C’était pire que s’il lui avait dit qu’il s’était toujours moqué de lui et qu’il n’avait rien ressenti lors de cette nuit particulière. Peter lui mettait le nez dans sa merde, dans les conflits qu’il n’avait créés que pour éviter cet aveu fatidique. Que fallait-il faire maintenant ? Son devoir importait peu à Lysander qui ne suivait que son instinct, qui se faisait constamment piéger par son être sentimental. Cette fois, il fallait fuir. Il ne fallait pas jouer les caïds une fois de plus, chercher à se débattre des sables mouvants rien que pour le plaisir malsain de se sentir happer avec plus de force. Il allait écouter sa peur, sa raison et quitter l’endroit avant que l’irrémédiable ne soit dit. Foster n’était pas prêt. Il n’avait jamais été prêt, raison qui l’avait motivé à se montrer si exécrable, si cruel avec Peter. Il reculait de quelques pas tandis que son hôte ne s’arrêtait plus de parler. Il ne le détestait pas, ils ne se détestaient pas. Qu’éprouvaient-ils l’un pour l’autre alors ? Cette interrogation suffit à étouffer Lysander qui fut retenu par le poignet juste au moment où il se décidait à tourner le dos. A nouveau Peter était debout, de toute sa stature d’homme, de toute son autorité masculine. Il était beau. Il fut encore plus majestueux quand il s’agenouilla de son propre chef, emprisonnant sa main dans la sienne. Lys frissonna de plaisir, frissonna d’effroi. Un hoquet interrompit sa respiration, son cœur manqua un battement. Les larmes reprirent leur trône au bord de ses yeux bleus, la souffrance qu’il aimait tant reprit son territoire au sein de son être entier. Lui aussi ne voulait plus ressentir autre chose, il voulait brûler à ses côtés, se consumer par sa faute. Et le processus commençait déjà. Non, ça ne pouvait pas être ainsi. Le silence de mort fut brisé par un bref geignement de la part du musicien. Il ne répondit pas. Tant pis pour Peter, c’était lui qu’il choisissait de sauver. D’un geste brutal, il libéra sa main et se libéra lui-même en s’enfuyant de l’appartement de Michaels.


TWIN.       PETER.

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MessageSujet: Re: may the snow bury you △ PETER   may the snow bury you △ PETER - Page 2 EmptyJeu 1 Jan 2015 - 23:08

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Parti. Maintenant, il est parti. Évidemment.

Soupir.

Évidemment qu'il partirait. L'inverse aurait tout simplement été impensable. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'à sa place, j'en aurai fait de même. J'en ai fait de même, d'ailleurs, en quelque sorte, en l'ignorant après être revenu du Coachella ... Bien que je n'aurais jamais dû agir de la sorte avec lui. Me trainant lentement jusqu'au canapé, je me laisse tomber sur son étoffe rassurante avant d'attraper la télévision et de l'allumer, prenant bien soin de ne pas mettre de son afin de ne pas réveiller Kimmie. Puis, je me perds dans mes pensées, en silence, les yeux fixés non pas sur l'écran, mais bel et bien sur le mur derrière lui.

Lysander ... Où es-tu si tu n'es pas dans mon coeur ?

En train de jouer au poker avec son double, sans nul doute. Ou bien ... Ou bien ...

Je frissonne malgré moi.

Dans ses bras à elle, une jeune femme aux beaux seins bien fermes, bien rebondis.

Il est vrai que nous n'avions jamais réellement parlé de tout cela, lui et moi. J'avais bien compris, de par ses allusions fréquentes et nombreuses qu'il était un homme à femmes ... Mais je ne m'étais jamais embêté à lui demander si une demoiselle particulière occupait son coeur ou non. Égoïstement, j'avais compris qu'il était à moi, n'ayant jamais cherché plus loin que cela depuis.

Seigneur ... Qu'ai-je fait ?
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