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 Turn the pain into power ft. Thomas

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MessageSujet: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyMar 23 Déc 2014 - 23:26

Teru Natsugawa
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Que venait-il de se passer, exactement ? Que venait-il de se passer ?! Je n'avais rien demandé à personne, moi... je voulais juste remonter à la maison et me glisser au lit pour me reposer. C'était pas trop demandé, si ? La répétition avait duré tard cette nuit, mais je me suis dis que marcher un peu ne me ferait pas de mal et m'aiderait à m'endormir, sauf que je n'ai jamais eu aussi tort de ma vie. Ce type était sorti de nulle part et je...

L'esprit complètement vide de toutes pensées, je longeais le mur froid en progressant tant bien que mal dans la rue, difficilement et pas sûrement du tout, mais c'était mes jambes qui décidaient à ma place en ce moment-même, malgré leurs tremblements. Je crois qu'elle cherchaient juste à rentrer à l'appartement, elles aussi. Qui sait, peut-être que j'allais juste me réveiller et que ça serait terminé. Oui, ce serait bien... un cauchemar parmi d'autres, juste un cauchemar.

J'arrivais à l'angle du pâté de maisons lorsque les images de ce qui venait de se passer il y a quelques minutes me sautèrent à nouveau à l'esprit, me paralysant aussitôt dans ma position alors que je rivais mes yeux au sol. Ca hurlait dans ma tête et dans ma poitrine, oh, ça... je l'entendais bien... malheureusement, ma gorge ne voulait pas laisser échapper un seul son, un peu comme tout à l'heure. On m'avait dit de me la fermer, alors je me la fermais en me passant juste une main sur le visage pour essuyer le sang de mon arcade sourcilière. J'avais mal, bon sang. Malgré le froid, c'était douloureux, allez savoir dans quel état ce... cet individu avait mit mon corps. Oh, je voulais rentrer à la maison. Je voulais rentrer... à la maison. Pas chez Toma, mais à Tokyo, chez mes parents, et m'excuser auprès d'eux d'être parti ainsi il y a quelques années. J'aurais voulu que ce monde soit moins cruel, mais ce n'était pas moi qui décidais de ce genre de choses. J'aurais voulu que mon cerveau me lâche la grappe, mais il était indissociable du reste de mon être. J'aurais voulu... j'aurais voulu...

Mes jambes déclarèrent forfait toutes seules après vingt mètres, me mettant de force à genoux sur le sol froid tandis que je haletais un peu trop fort en continuant de fixer un point dans le vide.


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyVen 26 Déc 2014 - 20:14

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Turn the pain into power
 
Teru & Thomas


Ce soir là je me balade dans la rue. Loins du tumulte du centre ville, je parviens à me calmer un peu de l’altercation que je viens d’avoir avec un père de famille. Juste avant, j’ai roulé sur le pied de sa femme sans faire exprès. Je ne l’ai pas vu arrivé, j’étais bien trop occupé à contrôlé mon fauteuil pour réussir à me faufiller entre les gens. Certes, je pense bien que sa fasse mal, mais voilà, je n’ai rien put faire. Mais le pire dans cette histoire n’est pas tant le fait qu’il m’engueule, non. C’est qu’il a carrément manqué de respect ç mon égard. Comme si je ne valais rien à se syeux. Limite il m’engueulait et m’en voulait amèrement de ne pas pouvoir me déplacer comme une personne normale. A savoir sur ses deux pieds. Comme si être en fauteuil roulant était de ma faute. J’étais à deux doigt de lui craché à la figure toutes les atrocités du monde, lui faire bien comprendre que ce n’était pas de ma faute si je vis parfois un calvaire à cause de gens ignoble et égoïste en son genre. Mais j’ai préféré utilisé une brèche dans la foule afin d’échapper à une plus grosse atercation et partir aussi rapidement qu’il m’était possible.

Soupirant et jurant, je prends le chemin vers ma voiture en faisant un détour par une ruelle pour un raison qui m’échappe. Sans doute voulais-je profité de l’obscurité pour ambiante pour tenter de me calmer et reprendre le contrôle sur mon esprit ? Je n’en sais rien. Mais je crois qu’au final j’ai très bien de prendre ce chemin et non un autre car, au détour de cette même ruelle, mon regard tombe sur une silhouette. Celle-ci semble tanguer et marcher de façon plus qu’irrégulière avant de finalement s’immobiliser et … tomber au sol ! Je fronce les sourcils puis écarquille les yeux et pousse sur mes roues plus fortement pour rejoindre la personne le plus rapidement possible.

« Eh ça va ?» commençais-je, quelque peu en panique avant de me render compte que la respiration de cet inconnue est bien trop rapide pour être normal. Je me mordille sur la lèvre infiérieure puis m’avance encore un peu, me penche en avant et pose une main sur son dos « Calme toi d’abord, ok ? » je commence lentement à lui caresser le dos « Inspire et expire profondément. Ferme les yeux et concentre-toi seulement sur ta respiration, d’accord ? Crois moi, ça fonctionne très bien »

J’affiche un sourire rassurant pour au cas où il viendrait à relever son regard vers moi, tout en me disant que c’est bien plus facile à dire qu’a faire. Le pauvre, il semble vraiment dans un sale état.




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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyVen 26 Déc 2014 - 23:01

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Ah ! Qu'est-ce que c'est ?! En sentant quelque chose se poser dans mon dos, une exclamation aussi surprise qu'effrayée s'échappa de ma gorge et j'eus un brusque mouvement de recul afin de pouvoir faire face à la personne qui se trouvait là, tout en me libérant de son contact par la même occasion. Non, pas question qu'on me touche maintenant, pas question qu'on me retouche de sitôt... une voix finit malgré tout par me parvenir au cerveau, me donnant des indications pour m'aider à me calmer. Respirer, c'est ça ? Profondément. Je pouvais essayer, oui. Dans l'immédiat, j'étais en fait tellement chamboulé que je ne pus faire d'autres choses que de suivre les directives de l'inconnu, puis, lentement, de relever mon regard dans sa direction afin de voir de qui il s'agissait. Ses mots étaient plutôt rassurants, néanmoins, je me surpris tout de même à le fixer droit dans ses yeux clairs, plus comme si j'avais vu un démon qu'autre chose. Pour diverses raisons, à commencer par le fait que j'étais complètement tétanisé par... peu importe, ça ne concernait que moi, si l'on puis dire ça comme ça, je ne remarquais pas tout de suite son fauteuil qui était pourtant clairement visible. Il n'était pour l'instant qu'un visage associé à des mots gentils et à un sentiment de réconfort, alors je finis par récupérer un semblant de respiration normale après plus d'une ou deux minutes passées à me calmer. J'avais également accepté sa main sur mes épaules osseuses, d'ailleurs, mais mon corps tremblait tout de même en-dessous et très rapidement, mon regard finit par retomber sur le sol tandis que je serrais honteusement mes vêtements dépareillés contre moi.  « ... » Je serrais les dents pour étouffer mes émotions et ce n'est qu'à partir de la deuxième tentative de contact visuel que je finis par remarquer le handicap de mon locuteur. Tiens... ça me rappelait Madison. Mad... ison... j'aurais donné n'importe quoi pour me réveiller au chaud dans les bras rassurants de ma meilleure amie, là, maintenant. Mais ça n'allait pas arriver, n'est-ce pas ? Ca n'allait pas arriver parce que ce genre de choses n'arrivaient que dans les films. Un nouveau sentiment naquit en moi dès lors que je me fis cette réflexion et au lieu de flipper complètement, c'est plus de la détresse qui vint m'habiter. Pouvez-vous m'aider ? Pouvez-vous faire quelque chose ? Non. Non, vous ne pouvez-pas, n'est-ce pas ? Une larme solitaire m'échappa, puis je me remis à inspirer et expirer pour rester calme. Par contre, fermer les yeux comme il me le demandait, ce n'était pas une bonne idée, croyez-moi. J'avais une grande imagination et clore mes paupière risquait de laisser la place à tout ce qu'il y avait de plus lugubre dans mon coeur en ce moment.


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptySam 27 Déc 2014 - 15:02

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Teru & Thomas


Comme la dernière avec Kai sur le terrain de basket, le hasard fait à nouveau bien les choses. C’est complètement au piffe que j’ai choisi de passer par cette ruelle là et donc débouché sur ce coin de rue. Si j’avais continué tout droit je serais passé à côté de la rue et je n’aurais donc pas vu ce jeune homme à terre. Soit. Je le rejoins rapidement et pose une main sur son dos. Je le sens se tendre sous ma paume et entreprend donc de parler lentement et calmement. Je croise une fois son regard apeuré et m’efforce à garder une expression rassurante avant de reprendre les caresses lorsqu’il baisse à nouveau le regard sur le sol.

Je m’approche un peu plus et soupire doucement « Je m’appelle Thomas» me présentais-je dans un premier temps avant de me redresser légèrement, ne laissant plus que le bout de mes doigts sur les épaules du jeune homme « Et toi ? » je ne suis pas sûr que je me prend de la meilleures manières qui soit mais … tant pis. Avec un peu de chance il va pouvoir penser à autre chsoe, mais je ne suis vraiment pas sûr. Enfin.

« Qu’est-ce qui s’est passé ?» Me redressant un peu, je regarde vers ma voiture qui se trouve un peu plus loin d’ici. « tu … tu arrives à te lever et marcher quelque mètres ? Ma voiture se trouve un peu plus loin. On y sera mieux et tu me diras ensuite ce qui s’est passé, ok ?»




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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptySam 27 Déc 2014 - 17:20

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« Je m’appelle Thomas et toi ? » Thomas ? Drôle de coïncidence, il avait presque le même prénom que mon colocataire. Je me redressais un peu sur mes genoux pour relever la tête vers lui une nouvelle fois, essuyant un peu de sang sur le côté de mon visage. « ... » « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Je serrais les dents et me pinçais les lèvres en tâchant de contenir mon coeur qui ne demandait qu'à laisser mes poumons libérer un cri ou peu importe quelle exclamation. J'avais mal et je m'étais fais humilier en tant qu'être humain, voila ce qui s'était passé. « ... » « tu … tu arrives à te lever et marcher quelque mètres ? Ma voiture se trouve un peu plus loin. On y sera mieux et tu me diras ensuite ce qui s’est passé, ok ? » Bien que j'étais incapable de répondre aux questions du jeune homme, je comprenais parfaitement ce qu'il me disait, alors lorsqu'il me proposa de l'accompagner jusqu'à sa voiture, je hochais doucement la tête avant de simplement me relever de mon mieux sur mes longues jambes. Ceci fait, j'avançais avec les épaules rentrées à ses côtés jusqu'au véhicule spécialement adapté à ses besoins, puis je le laissais s'installer en suivant machinalement les indications de sa voix. Je ne sais pas pourquoi je lui faisais confiance, mais après tout, que pouvait-il me faire de mal, dans son état ? Rien. Ainsi, deux minutes plus tard, je me retrouvais sur le siège passager, mais avec une impression de sécurité un peu plus présente cette fois-ci. Quand à mon mutisme, il était peut-être temps de faire un effort. « Je... je m'appelle Teru. » Je ne reconnaissais pas ma propre voix, bon sang. « Je... suis... vous pouvez... l'hopital... ? » J'étais complètement paumé, je savais que du sang coulait sous mon manteau, mais non, je n'arriverais pas à lui raconter ce qui s'était passé, même s'il me l'avait clairement demandé. Ca ne se disait pas, n'est-ce pas ? Comment pourrais-je en parler sans qu'on me regarde de travers par la suite ? Mes grands yeux tournèrent dans sa direction pour l'observer avec ma douceur naturelle, malgré le voile sombre qui gâchait le tout, puis je fis un effort pour lui sourire tant bien que mal pour le remercier sans paroles.


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptySam 27 Déc 2014 - 17:44

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Teru & Thomas


Cet asiatique semble complètement paumé. Voire carrément traumatisé. Ou les deux ? Je n’en sais rien. En tout cas, il ne parle pas. Il se contente de me regarder comme s’il venait de voir la sainte vierge descendre en maillot de bain d’une soucoupe volante. Je tente tant bien que mal à afficher une expression rassurante, lui faire silencieusement comprendre que je ne lui veux aucun mal. De toute manière, que pourrais-je bien lui faire, moi ? Sérieusement ? Rien. Je pourrais lui rouler dessus mais ça s’arrête là. Il lui suffira de reprendre un peu minimum ses esprits pour avoir le dessus sur moi. Mais ce n’est de toute manière pas mon genre, de vouloir du mal aux autres.

Au contraire. Face à lui, j’entreprends de tenter de le calmer, lui faire reprendre le contrôle sur sa respiration. J’essaie de faire en sorte qu’il reprenne ses esprits et qu’il se calme un peu. Et je crois que ça fonctionne. Muet, il fait ce que je lui dis et se lève. Je me redresse et le suit ensuite avant de désigner ma voiture. Une toyota prius spécialement amménager pour moi. Elle n’était pas très donnée, mais j’ai longtemps mit de l’argent de côté pour pouvoir me l’offrir. Et maintenant je ne sais pas ce que je ferais sans elle. Mais je me concentre bien rapidement sur le jeune homme qui, uen fois installer sur le siège passager, se présente comme étant un certain Teru.

Je me hisse à mon tour derrière le volant avant de plier mon fauteuil et placer sur la banquette arrière. « Enchanté Teru » lui souriais-je en mettant le contact. Il me demande ensuite de l’emmener à l’hôpital. Du moins essais-t-il de le dire. Je n’ai aucun mal à le comprendre et hoche la tête «Bien sur, tout de suite »

Je m’attache puis enclenche la marche avant démarrer. Je m’engage dans le trafic et accélère un peu. Lançant à plusieurs reprises des coups d’œil vers Teru, je viens à me dire que je le connais quelque part. Et pourtant je ne saurais pas dire d’où. Quoique … « Tu n’étais pas à la fête de Phi, par hasard ?» demandais-je, autant pas curiosité que pour faire la conversation et éventuellement pouvoir lui changer les idées. « Parce que je sais que je t’ai déjà vu quelque part mais je ne saurais dire exactement où …» je souris doucement avant de reporter mon attention sur la route.

Comment va-t-il ? A-t-il mal quelque part ? Que c’est-il passé ? Qu’est-ce qui l’a mit dans cet état ? Ou plutôt qui c’est qui l’a mit dans cet état ? Mais surtout, pourquoi ? Pourquoi se retrouve-t-il avec tant de sang sur sa chemise ? Tant de questions dont les réponses attendront que nous soyons arrivé à l’hôpital.




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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptySam 27 Déc 2014 - 22:28

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La voiture démarra assez vite et le simple fait de m'éloigner de cet endroit glauque me rassura un peu, faisant significativement baisser mon niveau de peur au profit d'un certain engourdissement presque agréable, maintenant que l'adrénaline ne faisait plus effet. Mon interlocuteur changea finalement de sujet en me disant qu'il me reconnaissait sans vraiment savoir d'où et je le remerciais intérieurement de lancer une conversation quelconque pour évincer le problème principal.« Euh... oui. Oui, j'y étais, je fais partie de la confrérie depuis ce semestre... » Soudainement rendu curieux par le fait qu'il m'ait vu à une fête étudiante, je me redressais sur le siège et réfléchis un peu pour essayer de le replacer dans mes propres souvenirs. Maintenant qu'on en parlait, ça me disait quelque chose... il était assez reconnaissable, en même temps.« Tu n'étais pas avec une rouquine ? » Drôle de coïncidence, tout ça. Je souris doucement en reposant mon attention sur la route, le chauffage ainsi que mes blessures m’alourdissant les paupières. Il fallait que je prévienne mon colocataire que je risquais d'être en retard cette nuit... enfin, si je rentrais. Les médecins me connaissaient un peu depuis le temps... et ils allaient surement vouloir me garder sous surveillance le temps que mes constantes reviennent à la normale après cette perte de sang conséquente. On voudrait pas que je refasse un quelconque malaise en pleine rue. Tch... j'vous jure... c'était pas un cadeau que de métaboliser la nourriture si vite et d'avoir une carrure fine de nature, j'en menais pas large avec mes cinquante-quatre kilos pour un mètre quatre-vingt. Ca se voyait surement pas en raison des vêtements d'hiver, mais le Thomas, là, il devait facilement faire une fois et demi ma largeur d'épaule et c'est ce genre de gars-là que j'enviais un peu certains jours.

Peu importe. Continuons sur notre lancée.

« Tu étudies quoi à l'université, d'ailleurs ? »


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyDim 28 Déc 2014 - 16:25

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Teru & Thomas


J’engage une conversation quelconque avec mon interlocuteur, juste pour lui permettre de penser à autre chose. Je ne sais pas s’il acceptera de parler avec moi. Peut-être n’a-t-il tout simplement pas la tête à se faire, mais je ne le saurais pas si je ne teste pas. Ainsi donc, je commence par une question toute simple : s’il était à la fête de phi la dernière fois. Et c’est là que je capte son attention. Se redressant un peu, il se tourne vers moi et me répond qui oui, il y était avant de me retourner la question, se demandant si j’y étais avec une rouquine.

« Exactement » rigolais-je doucement et ralentissent un peu avant un feu « Lola Sandstrøm , ma meilleure amie  »  j’accélère à nouveau lorsque le feu passe au vert et prend à droite, en direction de l’hôpital «On s’est connu à New-York et on s’est retrouvé  ici, à L.A lors de cette soirée. Enfin, c’est la première fois qu’on s’est revu depuis deux ou trois ans »

Je souris doucement avant de plonger à nouveau dans le silence. Je me concentre longtemps sur la route avant que Teru ne reprenne la parole. Me tournant un instant vers lui, je lui lance un coup d’œil et l’écoute me demander ce que j’étudie à l’université.

« Je suis en première année de droit » lui répondis-je avec un sourire « Dans le but d’être avocat et éventuellement pouvoir me tourner vers le droit médical» j’immobilise mon véhicule devant un feu et me passe une main sur la nuque « Et toi ?»



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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyDim 28 Déc 2014 - 19:08

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Même si j'étais un peu ailleurs, je l'écoutais me parler de sa meilleure amie et lui souris vaguement, mon regard vide dirigé sur la route. Jolie rencontre ! Comme quoi le hasard faisait parfois bien les choses. Après ça, nous retournions au silence, mais je me rendis compte que parler était finalement plus agréable et que ça aidait à détendre l'atmosphère. Ainsi, je lui posais une question sur ses études et il me répondit qu'il entamait une carrière dans le droit. Eh bien, j'étais admiratif... il fallait beaucoup de volonté pour se lancer là-dedans, surtout vu la taille des bouquins. Tout comme il fallait une certaine volonté pour passer son permis de conduire, être autonome, ou même obtenir quoi que ce soit dans notre société qui n'était pas toujours adaptée aux personnes handicapées. En fait... ce gars avait un certain charisme sans forcément qu'il en soit conscient. L'espace d'un instant, cette pensée me permit de me décentrer de mon propre mal-être et je m'engageais dans la conversation comme si tout allait bien, intéressé. « C'est super, je te souhaite sincèrement d'arriver au bout de tes ambitions ! Avec un papier de l'UCLA, toutes les portes s'ouvrent... d'ailleurs, je suis surtout là pour avoir un diplôme officiel en musique, parce qu'on veut pas me laisser entrer en orchestre professionnel, sinon. Je finis mes études de musicologie l'an prochain, normalement... mais bon, je me rends compte que tout ça, c'est subjectif. » Oui, avec youtube, tout allait plus vite et j'en avais bien profité pour passer la sixième vitesse sans compter sur un quelconque diplôme. Si ça se trouve, je n'en n'aurais même pas besoin concrètement pour réaliser mes rêves.

Je tournais le tête vers la fenêtre pour observer les bâtiments défiler et regarder les gens marcher sur le trottoir. Tout semblait tellement... normal. Normal au point où j'en vins à me demander si ce qui venait de se passer dans la rue pour moi n'était pas une simple fabulation de mon esprit. Hah... c'aurait pu être vrai s'il n'y avait pas des blessures pour signaler le contraire. Après un nouveau silence, je finis par enchainer, la tête appuyée contre la portière. « Tu crois que les gens naissent avec une dette karmique, d'une vie à l'autre ? » Je serrais les dents discrètement.


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyDim 28 Déc 2014 - 21:34

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Teru & Thomas


Je crois que chacun de nous a le droit à une part d’espoir. Et surtout, à le droit d’avoir de la chance dans son malheur. Je suis bien placé pour ce savoir. Bien qu’il a 9 ans et pendant toute l’année qui a suivit mon accident j’ai souvent maudit une force supérieure de ne pas m’avoir achevé lors de cette rencontre brutale avec une voiture, je suis fortement reconnaissant d’être encore vie. J’aurais pu y passer et je relativise souvent que mon sort aurait pu être bien pire qu’une moelle épinière sectionnée au niveau des lombaires. Mais il n’est pas question de moi maintenant, loin de là.

D’un simple début de conversation, un truc banal du genre « t’étais pas à une telle fête ? », nait une discussion qui promet d’être sympathique. Teru réengage bien rapidement en me demandant ce que j’étudie à l’université. Apprendre que j’ai commencé le droit l’étonne sans doute. Toujours est-il qu’il s’empresse de me souhaiter beaucoup de courage pour arriver à mes fins –et j’entends dans sa voix qu’il ne pense pas seulement aux études en disant cela- avant qu’il ne réponde lui-même à la question que je lui ai retournée. Il est en dernière année de musicologie afin de pouvoir entrer dans un conservatoire professionnel. J’arque un sourcil

« Intéressant » souris-je en tournant mon regard vers lui tandis que nous étions arrêtés à un feu « Tu joues quoi comme instrument ?» je fronce légèrement les sourcils « Et d’ailleurs, désolé si ça peu te paraître indiscret, mais tu viens d’où ? Je veux dire … enfin tes origines quoi… »

Japonais ? Chinois ? Coréen ? C’est toujours très difficile à dire. En plus ils se ressemblent tous ! Cliché, certes, mais ça a une très grande part de vérité. Enfin. Je redémarre lorsque le feu repasse au vert et prend à gauche. Après un autre temps de silence, Teru pose une question bien plus philosophique à laquelle je me dois de prendre bien plus de temps pour réfléchir. J’arque un sourcil et me passe une main dans les cheveux

«Pfou, tu m’en poses des questions toi » souriais-je, amusé avant d’afficher une moue de réflexion « Je …hm … je sais pas. Je t’avoue ne pas trop croire au karma, vois-tu ? Plus … non je crois qu’on naisse avec une dette karmatique » j’hausse les épaules « Je ne crois pas non plus en la vie antérieure et des fautes qu’on aurait pu y faire. Sinon je crois que j’ai fait une très grosse erreur et une faute impardonnable » ironisais-je en posant ma main sur ma cuisse gauche « Pourquoi ? » je lui lance un rapide coup d’œil « Tu le penses toi ?»



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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyLun 29 Déc 2014 - 10:44

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J'avais donc finis par me détendre un minimum grâce à son aide. Il est vrai que parler aidait à se concentrer sur d'autres choses et je l'écoutais ainsi me répondre, attentif, avant qu'il commence à me poser différentes questions.  « Principalement du piano et du violoncelle, mais je m'intéresse de plus en plus à la composition, à vrai dire... » Sa seconde interrogation me décrocha néanmoins un rire étouffé avant que je ne tourne la tête vers lui. Ouais, je vois, j'étais asiatique, du coup, je ressemblais à tous les autres, c'est ça ? Ils ne se rendaient surement pas compte, les occidentaux, que les gens de mon continent avaient le même problème avec eux. Après m'être passé une main dans les cheveux, je déposais donc mes yeux sur Thomas à nouveau, presque amusé. « C'est pas grave, t'en fais pas, je comprends. Je suis né à la frontière franco-suisse, mais je suis japonais d'origine. Et toi ? » Il était vachement trop basané à mon goût pour être Finlandais, si vous voulez mon avis.

Quoi qu'il en soit, après cette petite interlude, je m'étais replongé dans mes pensées et avais à nouveau déconnecté le contact avec le jeune homme pour me perdre quelque part au fin fond de mes souvenirs. Pour finir, je m'étais questionné à haute voix sans vraiment faire attention et fus ainsi presque surpris d'entendre une réponse. Il ne croyait à rien de tous ces trucs-là, alors... je vois. Oui, ça enlevait un côté fataliste à l'existence qu'on traversait actuellement et vu sa situation physique, il avait sans doute raison de penser ainsi. Ca aidait à se protéger soi-même. Je me demandais ce qui avait bien pu lui arriver pour en être là aujourd'hui... mais c'était pas le moment d'en parler, j'avais peur de le gêner. Ainsi, je gardais mon regard posé sur l'extérieur... l’hôpital se dessinait au bout de l'avenue. « Je ne suis pas sûr qu'on ait des choses à se faire pardonner et si c'est le cas on pourrait au moins nous donner des indices... mais je sais qu'il y a trop de coïncidences et trop de sensations de déjà vu vis-à-vis d'un lieu ou d'une personne qui existent et qu'on ne peut pas expliquer. La logique ou la science ne peuvent pas nous aider à mettre des mots satisfaisant sur tout ça... mais on le sent quand même, que certains individus nous attirent naturellement et que d'autres, on peut même pas les supporter avant de leur avoir parlé... je pense qu'il y a des expériences déjà vécues au fond de nous, oui. »  Je fronçais les sourcils. « J'espère que tu as raison. Excuse-moi, je dis des choses bizarres. » Malgré ce qui s'était passé, ça m'avait quand même permis de rencontrer ce type qui avait quelque chose de naturellement apaisant. Je finis par fermer les paupières en soupirant, fatigué et légèrement détendu, puis croisais un peu plus les bras aussitôt.

Un flash.

Non. Pourquoi est-ce que j'ai fais ça ? Ouvre les yeux ! Je le fis aussitôt, fixant alors un point dans le vide en sentant mes battements de coeur ainsi que ma respiration s'emballer à nouveau, bien que je fis des efforts pour ne pas laisser les choses empirer comme tout à l'heure. On arrivait, hein ? On arrivait, tout ça était terminé, maintenant.


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyMar 30 Déc 2014 - 19:02

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Teru & Thomas


Intéressante. Voilà de quoi je qualifierais la tournure que prend cette conversation avec ce jeune homme. Nous étions partis sur une conversation banale et j’apprenais en même temps qu’il est en sixième année de musicologie jouant principalement du violoncelle et du piano et qu’il est un japonais d’origine né à la frontière franco suisse. « Moi ? Moi je ne suis qu’un américain » souris-je lorsqu’il me retourne la question sur les origines « Mais mon grand père maternel est Irlandais. Enfin, je crois.» j’hausse les épaules « je ne l’ai jamais vu et je ne connais pas grand-chose sur ma famille »

Je lui adresse un léger sourire avant que nous retombions dans le silence. Silence bien rapidement brisé par Teru, à nouveau, qui me demande si je crois au karma. Je dois avouer que je ne me suis jamais posé la question et me réponse montre très clairement que je suis pris au dépourvu. Je fais une petite référence à ma situation, mais rien qui montre que je m’en plain. La réponse de Teru, elle, semble bien plus contructive, comme s’il s’était déjà longuement posé la question. Il dit que même s’il n’est pas sûr qu’on ait quelque chose à se faire pardonner, qu’il y a quand même beaucoup trop de coïncidence ou de « déjà vus » par rapport à un lieu ou une personne.

Je lui lance un coup d’œil et incline légèrement la tête sur le côté, affichant une moue de réflexion. Il n’a pas tout à fait tort, là-dessus. Il s’excuse ensuite, tout avouant espérer que j’ai raison. J’hausse simplement les épaules «Chacun à son avi sur la question. Je ne pense pas qu’il y a ait une réponse juste ou une fausse » je lui offre un doux sourire avant de reporter mon attention sur la route « D’ailleurs, je comprend totalement ton point de vu et il y a du vrai là-dedans, je crois »

Alors que l’hôpital se dessine un peu plus loin dans la rue, je sens Teru se tendre ) mes côtés. Je lui lance un coup d’œil inquiet et, me mordillant la lèvre inférieure, accélère un peu. Je fini par m’engager sur le parking, me gare et me dépêche de me hisser sur mon fauteuil. Contournant la voiture, je rejoins Teru et pose une main sur son bras, le retenant quelques instants. Je lève mon regard sur lui, réfélchis à ce que je pourrais dire puis secoue la tête et me tourne « aller vient, ne perdons pas de temps »

Poussant sur mes roues, je me mets en route vers l’entrée. En passant la porte, je m’occupe moi-même de parler à la réceptionniste qui nous dirige vers une salle d’attente. Là, je laisse Teru prendre place et me gare à côté de lui. Après avoir pris une profonde, je me penche vers le jeune homme et pose une main sur son bras « ça va aller, ok ? Je reste avec toi » je lui offre un sourire qui se veut rassurant, essayant d’ainsi lui faire comprendre que quoiqu’il arrive je ne partirais pas. Même s’il doive passer la nuit ici, je resterais à ses côtés.




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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyMer 31 Déc 2014 - 6:38

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Fort heureusement, nous ne tardions pas à arriver. L'arrêt de la voiture en lui-même me permit de revenir un peu à l'instant présent et je sortis alors rapidement du véhicule tout en observant Thomas se débrouiller de façon experte avec son fauteuil. Ouais, vraiment, il s'en sortait bien le mec... j'étais assez admiratif face à sa dextérité et ceci même si mon esprit divaguait grandement entre ici-maintenant et mes pensées nébuleuses. Je crois qu'il l'avait remarqué, ça, d'ailleurs. Pourquoi venir me poser une main sur le bras un instant, sinon ? Oui, j'étais fébrile, je frissonnais sous mes vêtements sans le vouloir et le fait qu'il me touche manqua de me faire reculer une fois de plus, mais je finis tout de même par le suivre jusqu'à l'intérieur de l'hôpital où il me prit complètement en charge, ceci de A à Z. Un amour, le mec, je vous jure. Tout ce que j'avais eu à faire, c'était de rester calme et de l'accompagner jusqu'à ce qu'il me fasse asseoir... et en plus de ça, il me fit comprendre qu'il resterait là aussi longtemps que nécessaire. Hm... de nature, je n'aimais pas déranger les gens. Je n'aimais pas dépendre de qui que ce soit par peur de gêner, surtout les inconnus, si bien qu'en temps normal, j'aurais dis à mon interlocuteur que « c'était bon, désormais », qu'il pouvait rentrer chez lui et que je m'excusais du désagrément causé. Sauf qu'on n'était pas en temps normal et que là, être seul, c'était peut-être la dernière chose que je souhaitais. « Merci... » Putain, mais qu'est-ce que t'es faible, Teru. Je m'agaçais moi-même.

Bref. Les minutes s'écoulèrent en même temps que les couleurs restantes sur mon visage et lorsqu'un médecin finit par arriver, je manquais de faire une chute de tension au moment où il fallut me lever. Malgré ça, nous nous dirigeâmes quand même jusqu'à une salle pour qu'on me prodigue des soins et comme je le pensais, on me demanda de rester au moins une nuit sous surveillance médicale, moi et mes bandages. Bon, très bien. L'infirmier finit par sortir et je me rassis sur le lit avant de voir entrer Thomas presque aussitôt dans la chambre. Honnêtement, j'étais surpris. Vraiment surpris. Il n'avait pas besoin d'être là et je m'en voulais un peu. « Tu ne veux pas rentrer chez toi... ? » Je me pinçais les lèvres en l'observant attentivement. Il me connaissait ni n'adam ni d'eve et pourtant il restait là. Ca pourra donc vous paraître stupide, mais avec la fatigue et les événements récents, ce simple fait m'arracha un sanglot. Je voulais pas qu'on me voit ainsi, je ne voulais pas qu'on ait pitié de moi et en même temps, je n'avais pas la force ni la volonté de repousser l'aide car je devais en avoir besoin, au fond de moi. « J'aurais préféré que tu me rencontre dans d'autres circonstances, je sais pas quoi te dire... » Je finis par retirer ma main de devant les yeux pour l'observer attentivement une nouvelle fois. « Tu accepterais de rester un peu plus longtemps ? » Je n'étais pas sûr d'arriver à lui dire ce qui s'était passé tout à l'heure, mais est-ce que c'était vraiment nécessaire qu'il le sache? Il voyait bien l'état dans lequel j'étais, non? Enfin... mouais...


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyMer 31 Déc 2014 - 17:36

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Teru & Thomas


Je n’aime pas les hôpitaux. Pas du tout. Je les déteste au plus haut point. Ayant passé presque 1 an à aller d’hôpital en hôpital en passant par de nombreux centre de rééducation, j’en connais long sur ces endroits. Je sais que derrière ces sourires se cachent bien souvent des gens plus que désagréable, que derrière cette peinture qui se veux joyeuse se cachent des murs gris, sales et décrépies. Et pourtant je sais que jamais je ne pourrais abandonner Teru. Enfaite, c’est surtout parce que je sais à quel point les hôpitaux sont répugnant que je ne pourrais pas le laisser seul ici. Ce ne sera peut-être pas très bon pour moi, mais j’avoue que ma santé m’importe peu sur ce coup. Bref.

DU coin de l’œil je vois comme Teru faiblit. Il pâli de plus en plus et lorsqu’il se lève pour suivre un médecin il tangue et manque de perd connaissance. Je lève la main vers lui, près à le rattraper –bien que ce soit un réflex qui nous ferais plus de mal à tous les deux …- mais il parvient à tenir debout. Je les suis et me gare contre le mur, face à la sale d’auscultation. Mains posées sur mes cuisses, je fixe la porte, me mordillant la lèvre inférieure et jouant nerveusement avec mes doigts.

Au final, lorsque la porte s’ouvre je me redresse. Je parviens à rattraper le médecin qui m’explique en vitesse que le sbelssures de Teru ne sont que superficiels mais qu’ils le gardent la nuit. Je ne peux même pas posée ma question qu’il est déjà parti. Je le suis un instant du regard puis soupire et pousse la porte pour entrer dans la chambre. Là je crois le regard étonné du jeune homme et lui sourit doucement. En m’approchant, je l’entends me demander si je suis sûr de ne pas vouloir rentrer. Lentement, je secoue la tête et immobilise mon fauteuil devant lui.

Et lorsque je le vois éclater en sanglot, je sens mon cœur se serrer. Qu’est-ce qui s’est passé là-bas, dans cette rue ? Pourquoi se met-il dans cet état ? Me penchant un peu en avant, je pose une main sur sa cuisse et lève mon regard sur lui avant d’hocher la tête lorsqu’il me demande si je veux bien rester un peu. « Bien sur que je reste Teru » je lui souris « Je te l’ai promis, non ?» je soupire doucement « Je reste aussi longtemps que tu le veuilles … ou jusqu’à ce qu’on me vire d’ici » je lâche un petit rire et retire ma main de sa jambe en me reculant contre le dossier de mon fauteuil « Tu veux boire ou manger quelque chose ? Un café par exemple ? J’allais m’en chercher un » je pose mes mains sur mes roues.




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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyJeu 1 Jan 2015 - 11:36

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Sentir sa main sur ma cuisse me raidit par réflexe physiologique subconscient, bien qu’il semblait plus que clair et logique que Thomas n’était pas là pour autre chose que pour tenter de me réconforter. Ensuite, il me confirma qu’il resterait, parce qu’il me l’avait promis. Oui, c’est vrai… mais entre ce que la plupart des gens disaient et ce qu’ils faisaient effectivement, il y avait généralement un décalage. « Merci, Thomas. »
Je répondis à son rire par une petite moue souriante, jouant avec mes mains avant d’en passer une dans mes cheveux, puis me redressais lorsqu’il parla de manger ou boire quelque chose. Tiens, maintenant qu’il en parlait… «Bonne idée!» Je glissais très prudemment hors du lit, puis accompagnais mon nouvel ami dans les couloirs en lui tenant les portes qui nous faisaient barrage. Cet endroit aseptisé ne semblait pas le mettre à l’aise et dans le fond, je pouvais le comprendre, alors je fis en sorte de détourner un moment la conversation pour nous occuper l’esprit à tous les deux en le questionnant sur ses études et sur ce qu’il pensait de l’Université en tant que nouvel élève. Nous arrivâmes finalement aux distributeurs et je m’occupais de tenir nos boissons, puis fîmes demi-tour jusqu’à ma chambre de garde. Une fois là-bas, je donnais son café au jeune homme et posais mon gobelet ainsi que les maltesers que j’avais acheté sur la table de chevet. Etant donné que la terre tournait un peu autour de moi, je préférais quand même me rasseoir, puis finis même par m’allonger sur la tranche avant de fixer longuement mon interlocuteur dans les yeux, à présent que j’étais à sa hauteur. Leur couleur était impressionnante, maintenant que j’y pense. Il avait vraiment un regard particulier et dégageait définitivement quelque chose d’apaisant. Je me demandais ce qui avait bien pu lui arriver pour qu’il se retrouve dans cette situation d’handicap, aujourd’hui. « Au fait… merci de ne pas avoir insisté pour savoir. » J’allongeais mon bras pour déposer une main sur son épaule un instant, mais finis par la retirer et détournais les yeux. J’étais claqué, mes paupières peinaient déjà à rester ouvertes, incitant tout le reste de mon corps à se reposer, mais je n’avais pas envie de laisser l’homme seul. C’est néanmoins malgré moi que je sombrais sans même m’en rendre compte, ne revenant à l’éveil qu’une demi-heure plus tard après un court sommeil très agité qui se solda par mes ongles griffant ma propre peau comme pour se l’arracher. Ah, mais non! Je m’interrompis aussitôt en me rendant compte de ce que j’étais en train de faire. Et Thomas qui était toujours-là... ça me gênait. Je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça… il me mettait presque mal à l’aise avec son naturel altruiste, bien que dans le fond… ça me touchait. Il devrait vraiment me prendre pour un cinglé, maintenant. Je me pinçais donc automatiquement les lèvres en espérant ne rien avoir dit ou fait d’étrange durant mon absence en dehors de cette légère agression envers moi-même qui m’avait réveillé. Ah, bon sang… j’avais à la fois envie qu’on me laisse seul et en même temps pas. C’était bizarre, je me contredisais tout seul, j’étais vraiment en train de devenir fou, c’est ça ? Et il devait le penser aussi. « Merci pour ton aide, mais tu devrais rentrer chez toi, finalement, Thomas... j'aurais pas du te demander de rester. » Je déglutis. Ce n’était pas dans mes habitudes de rejeter les gens et encore moins les gens bien, mais je n’étais moi-même pas tout à fait au courant de toute les réactions étranges que j’allais encore avoir suite au stress post-traumatique et je ne voulais pas les faire subir à quelqu’un d’autre. « Ne me… sors d’ici, s’il te plaît. » À contre cœur, je lui tournais le dos.


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyJeu 1 Jan 2015 - 22:41

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Teru & Thomas


LOrsque Teru accepte ma proposition d’aller prendre un café, je souris doucement. Et lorsqu’il se lève, je me recule. Ensemble, nous nous dirigeons vers l’un des distributeurs tout en parlant tranquillement de choses et d’autres. Il souhaite savoir comment ça se passe en cours et ce que je pense de l’université. Je lui réponds en ajoutant naturellement plusieurs détails, évocant rapidement mon parcours scolaire d’avant. Au final, nous retournons dans la chambre avec deux cafés et un paquet de maltesers, ces chocolats dont je ne suis vraiment pas fan. M’enfin, ce n’est que mon avis là. Bref. Gratifiant le jeune asiatique d’un sourire et d’un hochement de tête je prendre le gobelet en main et le porte à mes lèvres tout en observant Teru s’assoir puis finalement s’allonger. Je m’approche, quelques peu inquiet avant qu’il ne pose une main sur mon épaule, me remerciant encore une fois. Je souris «Ce n’est rien Teru, chaque personne sensé l’aurait sand doute fait »

Lorsque je le vois fermer les yeux, je me recule contre le dossier de mon fauteuil et boit tranquillement mon café. J’ai le temps de finir le gobelet, la boisson n’étant pas très chaude de toute manière et de me dire que je dormirais bien, lorsque je vois Teru rouvrir vivement les yeux. Comme s’il venait de sortir d’un cauchemar et qu’il allait faire une crise de panique. Je m’approche à nouveau de lui « Teru, ça …» je n’ai pas le temps d’en dire d’avantage que je le vois me regarder avant de dire que je devrais rentrer, qu’il n’aurait pas du me demander de rester. Je le fixe, pince les lèvres et déglutit. Je m’apprête à lui répondre que je reste malgré tout, mais il finit par me tourner le dos et me dit explicitement de partir.

« Je … ok …» parvais-je seulement à articuler en posant mes mains sur mes roues « Désolé Teru … je …» je déglutis et bloque une roue de manière me tourner « Désolé. Repose-toi bien …» Sur ce et après un dernier regard vers Teru, je sors de la chambre et prend soin de fermer la porte derrière moi. Je sors ensuite de l’hôpital, remonte dans ma voiture et retourne vers mon appartement. Le tout machinalement et presque automatiquement.

Et je dois dire que cette nuit là, je ne parviens pas à fermer l’œil plus de 30 minutes à la suite. Je suis constamment réveillé par la sensation étrange que Teru ne va pas bien et qu’il est blessé plus gravement que les médecins ne le pensent. Peut-être pas physiquement mais moralement ? Je n’en sais rien. Je sais juste que le lendemain à 9h je me retrouve à nouveau garé sur le parking de l’hôpital. Même s’il ne voudra peut-être pas me voir ou me parler, je sais que je ne pourrais pas rester la journée chez moi à ne rien faire. Je suis obligé d’aller lui dire bonjour. Et c’est ce que je fais.

Assez rapidement, je me retrouve à nouveau devant la porte de sa chambre. Prenant une profonde inspiration, je lève la main et toque trois fois contre la porte. Reposant ma main sur ma roue j’attends et déglutis légèrement, sentant le stresse monter lorsqu’il me dit d’entrer. J’affiche finalement un sourire et pousse la porte.

« Salut » osais-je en passant la tête par la porte « Je peux venir ou je dérange … ?»




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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptySam 3 Jan 2015 - 21:37

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Mon comportement était détestable. Extrêmement égoïste et rude, mais pourtant, Thomas fit quand même demi-tour pour sortir de la chambre sans rien dire. Il s'était montré gentil et respectueux envers moi du début à la fin, ce qui ajoutait une dose de culpabilité à ma note de frais envers lui... mais je ne fis rien pour le retenir. Ah, je n'avais même pas eu le temps de lui demander son numéro pour le remercier plus tard... ou alors son nom de famille... n'importe quoi. Non, rien. Je voulais juste couper le contact avec qui que ce soit et c'est ce qui s'était produit au final. Calme. Silence. Solitude. Il me fallait un espace pour réfléchir à la situation.

Qu'est-ce que j'allais faire ? Qui étais-je, désormais ? Qu'est-ce que... qu'est-ce que JE POUVAIS FAIRE DE CA ? Fébrile, je ne tardais pas à me lever du lit pour me trainer jusqu'à la salle de bain, puis me déshabillais rapidement avant de filer sous la douche. Je me lavais une fois. Puis à une deuxième et à une troisième reprise, ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de savon liquide. Bordel, c'est pas possible. Ca n'avait pas pu arriver, ça ne m'était pas arrivé !

« AHHHH !!! »

Je balançais un faible coup dans le mur, puis éclatais à nouveau en sanglots en m'agrippant les cheveux, recroquevillant progressivement mon maigre corps sous l'eau chaude jusqu'à ce que mon front touche le sol de la cabine. Je me sentais tellement sale... tellement souillé. Impuissant. Et qui pourrait comprendre, dans mon entourage ? À qui pourrais-je seulement parler de ça un jour ? À personne. Putain, à personne ! Une nouvelle exclamation m'échappa et je restais encore là je ne sais combien de temps avant de finalement me décider à sortir en entendant une infirmière entrer dans la chambre pour prendre mes constantes. Non, pas question qu'on me retrouve endormi dans la douche, sinon j'allais finir en service psy à coup sûr et mes proches en seraient prévenu. C'est ce qui me poussa à revenir à mon lit à contre coeur, mes pansements défaits mais mon honneur plus ou moins sauf. Ainsi, j'allais pouvoir passer le reste de la nuit tranquillement jusqu'à ce qu'on me relâche demain. Enfin... j'espère. Ils n'auraient pas le choix, de toute façon. Quoi qu'il en soit, c'est grâce à un somnifère que je pus enfin fermer l'oeil jusqu'au matin où on m'apporta un petit déjeuner que je choisis de ne pas manger par manque d'envie. Il faudrait que je rentre... ou tout du moins que je prévienne Toma que j'allais avoir un peu de retard aujourd'hui. Je finis ainsi par me mettre à pianoter sur mon téléphone pour envoyer quelques messages et checker les nouvelles sur facebook. La vie suivait son cours... pour le reste du monde, rien n'avait changé. Tout allait plus ou moins bien. Pendant ce temps, à l'hôpital... Ca me paraissait surréaliste et paradoxal, tout ça...

Je venais enfin d'accepter de boire mon jus d'orange lorsque quelqu'un toqua à la porte. Par réflexe, je me dis qu'il s'agissait d'un membre du personnel et invitais l'individu à entrer, mais dès lors que la personne passa le pas de la chambre, mon visage se décomposa et ma mâchoire se décrocha littéralement. Mais... mais... mais pourquoi ? Pourquoi était-il...? « Tu es revenu... »
Je ne pourrais pas vous expliquer ce que ce geste de sa part venait de provoquer en moi, mais je me suis senti très bête. Très... très bête. Et humble. Je n'en revenais littéralement pas que quelqu'un puisse faire ça et déglutis d'ailleurs ma salive an me redressant brusquement dans le lit. « V...viens, entre, je t'en prie. » Je posais les pieds au sol, penaud, pour l'aider à passer la porte, mes yeux le suivant d'un air complètement abasourdi. Et finalement, je ne pus que rougir en baissant la tête, puis m'inclinais face à lui, assez bas, signalant ainsi une marque de respect. « Je... je suis extrêmement mal à l'aise, je ne sais pas quoi te dire... je te demande pardon pour hier soir... vraiment. Je suis infiniment désolé, j'étais sous le coup de mes émotions et je t'ai manqué de respect. » Je me redressais finalement et remis aussitôt ma chemise en place sur mon torse à moitié découvert en me rendant compte que je n'étais pas spécialement présentable. « Tu... tu es là pour un rendez-vous avec un médecin ? »


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptySam 3 Jan 2015 - 22:32

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Teru & Thomas


Que Teru me rejette ainsi ne m’a pas laissé tranquille. J’ai passé la nuit à me remettre en question, me demandant encore et encore ce que j’ai put faire de faux. Je ne lui aie pourtant rien fait de mal, non ? Peut-être me suis-je montré un peu trop personnel ? Non, je n’ai pas voulut savoir en détail ce qui s’est passé. Je lui ai laissé son silence et je l’ai respecté. Je n’ai même pas sentie un quelconque besoin de savoir comment il s’est retrouvé dans un tel état. Je sais que ce n’était sans doute pas quelque chose d’agréable, bien au contraire. Et j’en connais long sur le besoin de garder des choses secrètes. Enfin.

Toujours est-il que malgré tout je me retrouve à nouveau à l’hôpital à la chambre de Teru. Peu importe s’il me rejette à nouveau, j’aurais au moins tenté une deuxième approche. Et s’il ne veut pas me voir, il aura cas me pousser hors de la chambre, c’est tout aussi simple. Je toque doucement, passe ensuite la tête par la porte et demande doucement à Teru si je peux entrer. Je vois comment celui-ci se redresse vivement sur son lit et me fixe avec un étonnement bien visible avant de se lever et de m’autoriser à entrer. Je pousse la porte et le gratifie d’un sourire lorsqu’il s’approche pour m’aider à entrer. Une fois passé à côté de lui, je tourne mon fauteuil de manière à lui faire face.

C’est à ce moment là qu’il s’incline très bas. Comme le font les japonais quand ils veulent s’excuser ou remercier quelqu’un. Du moins, est-ce ce que je vois tous le temps dans les mangas que j’ai put lire dans ma jeunesse ou dans les anime que j’ai put voir. Jamais je n’aurais pensé faire face à un japonais qui le fait réellement. Bref. Je l’écoute s’excuser encore une fois, me dire qu’il m’a manqué de respect car il était sous le coup des émotions. J’arque un soucil et secoue la tête.

« Manquer de respect ? Allons Teru, n’exagères rien s’teuplait » souris-je en secouant la tête avant de l’observer remettre sa chemise en place. Il finit par me demander pourquoi je suis ici, spéculant que j’ai rendez-vous avec un médecin. Je secoue à nouveau la tête «Non, je suis venu te chercher » j’hausse les épaules « Enfin… dans la mesure où on te laisse sortir de l’hôpital, évidement » je me tourne et me dirige vers le lit de Teru avant de me tourner à nouveau vers lui « Et je voulais moi-même m’excuser pour ce que j’ai pus faire hier » je me passe une main sur la nuque « Je … enfin, je propose qu’on reparte sur une autre base, ok ? Je veux dire … qu’on se pardonne mutuellement, tu vois … ?» plus je parle, plus je me sens mal à l’aise. Alors je préfère me taire et le regarder simplement.




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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyDim 4 Jan 2015 - 22:24

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C'était dans ma nature de réagir de la sorte. À vrai dire, je ne remballais presque jamais les gens et je pense pouvoir dire que mon comportement était poli, tout du moins avec les inconnus, donc oui, ce que j'avais dis et fais hier était une forme d'irrespect à mes yeux. Je n'avais pas été éduqué à réagir comme ça face à mes contrariétés, je n'aimais pas affecter les autres avec mes états d'âme, c'était incorrect. Enfin bref... je suivis le jeune homme qui m'annonça de but en blanc qu'il était là pour me sortir de l'hôpital. Uh. Je vous demande pardon ? Il pensait vraiment ce qu'il était en train de me raconter ? Mes yeux se déposèrent sur les siens, ronds comme des billes, avant que je finisse par détourner la tête en me passant une main dans la nuque, marmonnant quelques mots en japonais par la même occasion. Ah, mais qu'est-ce que j'avais fais pour mériter de tomber sur un type aussi attentionné ? Ca en devenait presque gênant, là. « T'étais pas obligé de faire ça, tu sais... » C'est vrai. Je ne comprenais littéralement pas ce qu'il fichait dans cette chambre ce matin. Il devait plaisanter ou quelque chose comme ça. Qui prendrait la peine de se rendre à l’hôpital pour une personne rencontrée le soir d'avant? Est-ce que je l'avais choqué à ce point avec mon état... ?

Je me mordis la lèvre juste avant de l'entendre me proposer de repartir sur de nouvelles bases, puis lui lançais un nouveau coup d'oeil rapide. Eh bien... oui, pourquoi pas. Après lui avoir offert un petit sourire, j’acquiesçais. « Bonne idée, on oublie tout... » Néanmoins, un silence suivit ce court échange de paroles et durant un instant, je sentis quelque chose de très étrange se produire en moi, à tel point qu'il me fallut détourner le regard le plus rapidement possible parce que je n'arrivais pas à supporter celui de Thomas. Non. Non, on ne pouvait pas tout oublier. Il avait vu des choses que personne n'aurait du voir... je ne sais pas ce que cela faisait de lui.

Je resserrais un peu plus ma prise sur le fin tissus qui recouvrait mon corps et fronçais les sourcils, puis après réflexion, finis par tout relâcher en me redressant face au jeune homme. Tant pis s'il me voyait, je n'avais pas besoin d'être couvert jusqu'au cou. Depuis l'évènement d'hier, j'avais l'impression de ne plus tellement posséder d'intimité, de toute manière. Et puis je ne sais pas pourquoi je me gênais, de toute façon... on était entre mecs. Mon attitude ? Ce n'était pas ce que j'appellerais reprendre confiance en soi cependant. Il s'agissait plutôt d'accepter la situation, mon corps ne m'appartenait plus entièrement de toute façon. Je m'assis ainsi sur le lit, prêt à appeler un médecin pour demander à ce qu'on me laisse sortir, ne lâchant plus mon interlocuteur des yeux. « ...hier soir, quelqu'un m'a prit quelque chose d'important. Une chose que je ne pourrais jamais récupérer, quelque part au fond de moi... tu dois plus ou moins savoir ce que ça fait, n'est-ce pas ? » Après quelques secondes, je lui offris un faible sourire en observant son fauteuil, puis fermais les paupières. « C'est... là, tout de suite, je sais pas comment gérer les informations que mon cerveau et que mon coeur me donnent en même temps, j'ai l'impression que j'arriverais pas à sortir de cette pièce et à refaire face au monde. Et je ne sais pas pourquoi je te dis ça non plus, en fait. » Mais j'avais envie de lui faire confiance, parce qu'il m'avait accordé de l'importance à un moment où je me sentais insignifiant.


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyLun 5 Jan 2015 - 18:28

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Teru & Thomas


Entendre Teru accepter qu’on oublie tout –après m’avoir dit que je n’étais pas obligé de venir le chercher- me rassure grandement. Je le gratifie d’un doux sourire et hoche la tête et l’observe s’installer sur son lit. Nous ne nous quittons pas des yeux et c’est ainsi, en l’observant, que je pense qu’il ait un truc à me dire. J’incline la tête sur le côté, m’approche un peu de lui puis pose mes mains sur mes cuisses, attendant patiemment. S’il souhaite me parler, il le fera déjà de lui-même. Et c’est ce qu’il fait.

Lâchant le tissus de sa chemise, il commence à parler, disant que hier soir qu’il lui a prit quelque chose qu’il ne pourra plus jamais récupérer. Je sais qu’il ne s’agit pas de son smartphone ou de son porte feuille mais de quelque chose bien plus  important. Son regard sur mon fauteuil et le fait qu’il me dise que je dois savoir ce que c’est ne font que confirmer ma pensée. Baissant le regard, j’hoche la tête. Moi aussi, en l’espace d’une demi-seconde on m’a pris ce que j’avais de plus précieux : la faculté de marcher.  Je relève mes yeux sur lui lorsque Teru ferme les siens avant de continuer en disant qu’en ce moment même il ne sait pas comment gérer les informations différentes que lui lancent son corps et son cerveau.  Il avoue ensuite avoir l’impression de ne jamais pouvoir sortir de cette pièce et faire face au monde. Et lorsqu’il ajoute ne pas savoir pourquoi il dit ça à moi, je souris simplement.

« Parce que j’ai justement vécu la même chose » je m’avance un peu plus et me penche vers lui « Enfin, pas totalement la même chose que toi, mais tu sais que je peux totalement te comprendre lorsque tu dis qu’on t’as pris quelque chose que tu ne retrouveras plus jamais. Je … » je prend une profonde inspiration et déglutit « ça fait 9 ans que je suis en fauteuil roulant après qu’un mec alcoolisé m’a fauché à presque 70 km/h. J’ai passé 1 mois ou deux, je sais plus, dans le coma. Je n’ai plus aucun souvenir de l’accident  ni même de la journée quand c’est arrivé, mais je me rappelle encore plus que très bien la douleur qui ne m’a pas quitté pendant presque une année » je pose mon regard sur mes genoux et me frotte les cuisses   « Et même encore maintenant, les douleurs reviennent parfois la nuit et …» je secoue la tête   « Bref, ce n’est pas important » je relève mon regard sur Teru  et lui souris sincèrement « J’ai du réapprendre à vivre et je peux te dire qu’en 9 ans j’ai baissé les bras plus d’une fois. Heureusement, il y avait toujours quelqu’un derrière moi pour me foutre un coup de pied au cul afin que je me reprenne en main. Et maintenant ? Je suis là, devant toi. Je ne peux plus marcher mais je suis indépendant et je … ouais, j’aime la vie » j’hausse les épaules   « Tout ça pour dire que même si dans un premier temps tu penses que jamais tu ne t’en sortiras, que plus jamais tu ne seras heureux, dis-toi que tu es en vie et que c’est le plus important. Et n’hésite surtout pas à prendre rendez-vous avec un psychologue » je lui souris gentiment   « Je sais que tu penses n’en avoir pas besoin, que tu vas bien mais … ce n’est souvent pas le cas. Crois-moi, je sais de quoi je parle. Sans mon psychologue je ne serais sans doute pas là à te parler mais dans un appartement à New-york entouré de cadavre de bouteilles »

Je lui parle ouvertement. Bien que je n’évoque pas mes pensées suicidaires et surtout pas ma seule et unique tentative qui n’a, fort heureusement, pas aboutie, Teru sait bien plus sur moi que n’importe qui d’autre ici, à l’UCLA. Sauf peut-être Lola. Elle sait tout sur moi, elle, de toute manière.





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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyDim 11 Jan 2015 - 21:21

Teru Natsugawa
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Alors que je n'avais pas encore osé lui demander ce qui l'avait collé à ce fauteuil roulant, Thomas prit finalement la parole de lui-même en me contant son histoire. Un accident de voiture... alors voila, c'était donc ça. Un accident de voiture. En une fraction de secondes, il s'était retrouvé brisé à jamais, on lui avait arraché ses jambes... mais pourtant, le voila qui m'en parlait courageusement. Il semblait aller bien, après bientôt dix ans. Lui-même me disait aimer la vie et c'était tant mieux, car il avait tout d'un mec génial à priori. J'aurais voulu lui sourire, à ce moment-là, vraiment. Ne serait-ce que pour le remercier de sa confidence... j'aurais voulu, mais mon visage ne changea pas d'expression malgré l'intérêt extrême que ses paroles avaient réveillé dans mon regard. Il voulait que je croie à mon rétablissement, que je croie que ça allait s'arranger avec le temps, puis-ce que lui-même s'était remit de son propre malheur.

Je suis en vie, c'est le plus important.
Je suis en vie, qu'il me dit.
Je suis en vie, plus ou moins.

Mon cerveau recevait trop d'informations à mon goût, cependant, voila que Thomas me parlait déjà d'aller chez le psy. Un truc de plus. Il s'agissait d'une démarche particulièrement concrète et sans doute nécessaire... mais moi, je n'en n'étais pas encore là. Non, pas du tout, même. Mon esprit refusait d'accepter la situation, repoussait vigoureusement la réalité qui m'écrasait pourtant clairement sous son poids. Je voulais pas retourner chez le psy, je voulais pas y repasser... les quelques mois qui avaient suivi la mort de ma soeur avaient suffit, c'était pas pour moi. Je préférais la musique, comme thérapie.

J'allais répondre à mon interlocuteur qui avait réveillé plein d'émotions en moi lorsque mes épaules s'arrondirent à nouveau et que ma tête s'abaissa une fois de plus. Je croisais alors les bras, puis sombrais dans un nouveau sanglot désemparé en repensant à tout ça, ma respiration faisant un bond en avant de plus et mes mains remontant finalement dans mes cheveux pour les agripper avec acharnement. J'étais en train de devenir fou, littéralement. Comment se sortir de cette impasse ? Comment avait-il fait ? Il lui avait presque fallu dix ans, non ? Dix ans, putain ! J'avais pas dix ans ! Je devais aider les autres, je devais prendre soin de Toma, de Lilo ! Je devais être là pour Madison, je...

« AHHHH !!!!! »

Ma maigre poitrine se soulevait péniblement au rythme de mes inspirations, le terrain redevenait glissant une fois de plus. Mais que vouliez-vous ? C'était arrivé il y a quelques heures seulement, il ne fallait pas s'attendre à ce que j'arrive à gérer comme un chef. J'étais sincèrement désolé de faire subir une scène pareille à Thomas, mais honnêtement, ça me dépassait un peu comme une vague de tsunami, alors je ne pus que le fixer dans les yeux avec une détresse non dissimulée, puis lui agripper une main avec mes dix doigts tremblants.

Qu'est-ce que je dois-faire ?
Qu'est-ce que je peux faire ?
Bon sang... aide-moi.
Je ne sais pas quelle est l'étape suivante...
Je ne sais plus qui je suis.
Je me noie.
Aide-moi, je t'en supplie.



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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyMar 13 Jan 2015 - 18:19

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Teru & Thomas


Lorsque Teru éclate à nouveau en sanglot devant moi, l’envie extrême de le prendre par les épaules, lui mettre deux grosses claques dans le visage et le secouer dans tous les sens, me prend. Je sers légèrement les doigts sur le tissus de son jeans et durcit mon regarde tandis que je sers les dents. Qu’est-ce qui lui prend, sérieusement ? Il est en vie, il respire et au-dessus de tout ça il marche ! Peu importe ce qui s’est passé, il s’en sort bien mieux que moi. Mais je sais, qu’au fond de moi, je refoule l’idée que les blessures psychique sont bien souvent pire que celles que l’ont voit. Enfin.

Soupirant discrètement, je ferme un instant les yeux et m’efforce à me détendre. Doucement, je m’approche un peu de lui et pose délicatement une main sur son épaule. « Teru ? Teru, reprends-toi s’il te plait » je soupire doucement et fini par le pousser un peu pour qu’il se redresse « Je …» je me tais en voyant la détresse dans son regard et secoue la tête avant de lui attraper le bras. Avec mon autre main, je manœuvre de manière à le reculer et, sans le lâcher, l’oblige à descendre du lit. « Allez vient, on part d’ici »

Je le conduit jusqu’à la porte et me penche pour l’ouvrir lorsque celle-ci s’ouvre d’elle-même. J’ai tout juste le temps de retirer ma main pour ne pas me la prendre sur la main, mais c’est mon genou gauche qui se la prend vivement. Je ne sais que parce que je l’ai vu enfaite et non pas parce que je le sens. Bref. Je me recule rapidement et fixe une infirmière qui s’excuse platement avant de regarder Teru. Elle sourit simplement, lui dit que le médecin à donné le feu vert pour qu’il puisse partir et ressort aussi rapidement qu’elle est entrée. Je lève mon regard sur Teru et lui sourit doucement.

« Allez vient, je te ramène chez toi » lui souris-je en sortant dans le couloir.




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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyMar 13 Jan 2015 - 19:41

Teru Natsugawa
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C'était pas facile d'avoir l'air normal et la preuve, c'est que je n'y parvenais lamentablement pas face à lui. Je devais surement faire pitié, hein ? Ou l'agacer, je ne sais pas, peut-être les deux. Dans tous les cas, c'était extrêmement rare que je n'arrive pas à me reprendre ou alors même que je craque devant un inconnu, tout simplement, mais Thomas faisait ressortir des choses en moi et c'était quasiment impossible de m'en cacher. Me ressaisir... il fallait que je me ressaisisse. Lui-même me le demandait. Bon, d'accord, je vais essayer.

Je fis donc tout mon possible pour me concentrer sur quelque chose d'autre que mes idées folles et glauques, ce qui se traduisit simplement par le fait de repasser en boucle une pièce musicale en cours de création dans ma tête. Il me fallait du concret à tout prix pour m'aider à reposer les pieds sur terre et quoi de mieux que l'ébauche de nouvelles harmoniques pour ça ? Ainsi donc, je pus à nouveau réguler ma respiration tandis que le jeune homme me faisait descendre du lit, mes yeux fixant le vide comme si je pouvais y lire une sorte de partition invisible. Je devais vraiment passer pour un malade mental, mais au moins, j'étais sage, maintenant. « Allez viens, on part d’ici » Docilement, je déposais le regard sur lui un instant et hochais la tête, puis le suivis sans broncher jusqu'à la porte qui s'ouvrit d'elle-même pour laisser entrer une infirmière. Woah, meuf, mais tu l'as cogné, là, tu vois pas ?! J'écoutais la jeune femme m'annoncer que je pouvais sortir de l'hôpital, merveilleuse nouvelle, mais ne pus néanmoins m'empêcher de la fixer avec une certaine sauvagerie dans les pupilles, comme pour lui faire comprendre que j'étais pas du tout content qu'elle ne se soit pas excusée auprès de Thomas. Rien n'y fis, elle s'en alla, l'air de rien. Quand à moi, je me tournais vers mon ainé, un peu inquiet. « Est-ce que ça va ? » Pour toute réponse, il me fit un grand sourire en m'incitant à ce qu'on lève les voiles et je lui demandais juste de m'attendre un instant, le temps d'échanger mes habits d'hôpital contre ceux que je portais hier soir. Heureusement que ma chemise était noire... ça évitait qu'on voie trop le sang séché, mais il faudrait que je la jette.

Une fois rhabillé, je sortis à mon tour de la chambre et suivis sagement mon accompagnateur en restant bien à ses côtés, l'aidant d'ailleurs dès que je le pouvais jusqu'à ce que nous arrivions à la voiture. Une fois installés dedans, je lui indiquais ensuite mon adresse et comment s'y rendre, puis le remerciais une nouvelle fois de sa gentillesse. Le trajet se déroula sans accroc : j'étais calme et plutôt posé jusqu'à ce que finalement, l'immeuble où je vivais se fasse apercevoir au bout de la rue. « C'est là... » Je me mordis l'intérieur de la joue et serrais une main en poing ferme. « Je ne sais pas comment t'exprimer ma gratitude pour ce que tu as fais. Si j'étais resté seul, hier... » Je rentrais à nouveau un peu les épaules, mais tournais tout de même la tête vers lui pour l'observer tandis que le véhicule ralentissait. « Je n'oublierai pas tes conseils. » Le rouge me monta légèrement aux joues et je me pinçais ensuite les lèvres, puis me penchais sur le côté pour déposer mon front contre son épaule large, la main sur son avant-bras. « Je n'oublierai pas ce que tu as fais pour moi tout court... j'aimerais t'avoir connu dans d'autres circonstances. »


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MessageSujet: Re: Turn the pain into power ft. Thomas   Turn the pain into power ft. Thomas EmptyMer 14 Jan 2015 - 17:29

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Teru & Thomas


Je ne réagis pas d’avantage lorsque la porte tape violement mon genou. De toute manière, je ne sens absolument rien, si ce n’était une légèrement secousse au niveau de la hanche. Tranquillement et silencieusement j’observe Teru et l’infirmière discuter avant que la jeune femme ne parte. C’est à ce moment que l’asiatique me demande si ça va. Pour toute réponse, je lui adresse un très grand sourire et l’attire derrière moi hors de la chambre.

Nous arrivons sur le parking, il s’installe sur le siège passage tandis que je me hisse derrière le volant. Après avoir plié mon fauteuil et l’avoir mit sur la banquette arrière, je met le contact puis démarre. En silence je roule en suivant la route et immobilise ensuite mon véhicule devant le bâtiment que m’indique le jeune homme. Mais, au lieu de descendre directement, il se tourne vers moi et me remercie encore une fois d’être resté avec lui hier soir, ne sachant pas ce qu’il aurait fait sinon. Je lui adresse un doux sourire. Il reprend ensuite qu’en plus de ne pas oublier les conseils que je lui ait donner, il n’oubliera jamais ce que j’ai fait pour lui.

« Ce n’est rien Teru, je t’assure. Allez va et repose toi » je me redresse « Non, attend » je me tourne, fouille un instant mon sac à dos et fini par en sortir un stylo et un bout de papier sur lequel je griffonne mon numéro et mon nom. « Appelle-moi quand tu voudras. Si tu as envie de parler ou juste pour prendre des nouvelles. Même à 3h du matin. Ok ? » j’intensifie mon regard un instant sur lui puis sourit « Allez, bonne journée » J’attends qu’il sortit et ne démarre que lorsqu’il est entré dans le bâtiment.



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