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 tell me i'm ready (peter)

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MessageSujet: tell me i'm ready (peter)   tell me i'm ready (peter) EmptySam 10 Jan 2015 - 21:08

Aaron Campbell
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17 décembre 2014, 2:02 pm

C'est le calme qui règne dans la chambre. Mes yeux se sont facilement accommodés à cette couleur blanche que l'on retrouve partout aux murs, et pas seulement, puisque j'ai l'habitude de vivre dans un décor essentiellement blanc. La seule touche de couleur qui attire mon regard, dans cette pièce, est le rose pâle que porte le nourrisson dormant à poings fermés et dont la respiration régulière a réussi à me captiver. Valentina. Un jour qu'elle est là déjà. Je ne dirais pas que le temps passe vite, car la journée d'hier a été particulièrement intense pour Shaé et de fait pour moi qui me suis retrouvé dans une situation d'impuissance totale face aux événements. J'avais évité de penser à cette journée pendant tous ces derniers mois, comme si j'avais su à l'avance que cela serait éprouvant, mais la finalité a pourtant été exceptionnelle, magique même. Je crois qu'il n'y a que ceux qui l'ont vécu qui peuvent réellement témoigner du caractère puissant d'une naissance. Voir cette petite chose, minuscule, tenant presque confortablement dans ses deux mains, vous regarder comme si vous étiez l'attraction du siècle, sentir son odeur si douce et si forte à la fois, si spéciale en fait, et puis évidemment, apprécier ce moment où ses cinq doigts viennent s'accrocher précieusement à votre index. Des détails quand ce n'est pas notre enfant, un tout quand il s'agit du nôtre.

De l'autre côté de la chambre, Shaé s'est endormie il y a une heure environ, bien plus par épuisement que par envie. Avec la venue hier soir de ma mère, de ma sœur et de Clarence, elle n'a guère eu le temps de reprendre son souffle. Évidemment, les trois invités ne se sont pas imposés pendant trop longtemps et ont disparu après avoir pris néanmoins suffisamment de temps pour découvrir le bébé. En ce début d'après-midi, installé à mon aise dans ce fauteuil près du “berceau” aux parois transparentes, c'est une autre partie de ma famille que j'attends. Mon cousin Peter, envers qui j'ai toujours eu un grand respect ainsi qu'une admiration sans borne, a totalement sa place parmi les privilégiés que nous avons souhaité faire venir à la maternité. Pour tout ce qu'il m'a apporté quand j'étais gamin, et je pèse mes mots, je ne me voyais pas entamer ma nouvelle vie de père sans lui avoir adressé quelques mots. Alors que je suis en train d'envoyer un message à mon assistant Hiroki pour prendre des nouvelles du studio, quelqu'un toque doucement à la porte...


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
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MessageSujet: Re: tell me i'm ready (peter)   tell me i'm ready (peter) EmptyDim 11 Jan 2015 - 5:02

Peter L. Michaels
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Entrouvrant la porte légèrement, je souris lorsque je reconnais la gueule enfarinée de mon fameux cousin. Je ne me suis pas trompé de chambre, finalement. Rentrant rapidement avant de refermer la porte derrière moi, je commence à justifier mon arrivée tardive du mieux que je le peux.

- Désolé du retard, j'avais un rendez-vous avec l'éditeur et ...

Puis, Aaron lève son index en l'air et je comprends immédiatement qu'il faut que je baisse la voix. Chuchotant à présent, je siffle les mots suivants entre mes dents :

- ... Et ça a duré plus longtemps que prévu. Mais je suis là, maintenant ... Alors, montre moi ... Où est-elle, cette fameuse étoile filante ?

C'est le surnom que j'ai décidé de donner à ma nouvelle petite cousine. C'est bien l'appellation correcte de notre lien de parenté, d'après les recherches que j'ai faites, d'ailleurs ... Petite cousine ... Quelle petite chose en effet ! Nous nous rapprochons du "lit" dans lequel dort actuellement la gamine, fraîchement pondue. Lorsque mon regard s'arrête sur son visage si paisible, si serein, un sourire se dessine alors sur mes lèvres, non pas parce que je suis ému de rencontrer la fille d'Aaron pour la première fois - ou plutôt, non seulement pour ça ... Mais également parce que des images d'une autre naissance me viennent en tête. De deux autres naissances, même ; toutes deux aussi joyeuses et merveilleuses les unes que les autres. Kimberley ... Adrian ... Deux des plus beaux jours de ma vie, pourtant depuis si longtemps écoulés. Je regarde le visage calme et apaisé de la nouvelle-né, le comparant avec le souvenir qu'il me reste de celui de ma propre fille, au même instant, au début de sa vie ... Et je ne peux m'empêcher de constater, objectivement, que Kimberley était malgré tout plus belle ... Bien que cette petiote ne soit pas trop loin derrière non plus. Sa bouche entrouverte me fait sourire, légèrement. Lorsqu'on les voit, si calmes, si innocents, ces nouveaux-nés ... On a du mal à s'imaginer qu'ils pourraient éventuellement devenir aussi impressionnants que Deborah, lorsqu'elle était encore jeune, et même maintenant ... Ou, au contraire, aussi insupportables que Lysander, lorsqu'il a envie de rendre sa compagnie éprouvante et insoutenable. Non, on ne peut jamais savoir de quoi l'avenir d'un enfant, de quoi sa personnalité et son univers entier sera fait, plus tard, lorsqu'enfin, il sera prêt ... Prêt à braver le monde, l'univers, de nouveaux horizons.

- ... Vous vous êtes décidés sur un nom, finalement ? Je parviens finalement à lui demander, d'une voix calme et peu élevée, ne sachant pas trop quoi dire d'autre, sans tomber dans les clichés. On pourrait croire qu'un auteur aurait des facilités à trouver les formules adaptées en ce genre de situations ... Et ce serait probablement vrai. Il faut croire que je n'ai jamais été un si bon auteur que cela, tout compte fait.
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MessageSujet: Re: tell me i'm ready (peter)   tell me i'm ready (peter) EmptyMar 13 Jan 2015 - 15:17

Aaron Campbell
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Porté par la joie de présenter à Peter sa petite cousine, je me lève et me rapproche du berceau qui contient le bébé, allongé sur le ventre, le visage tourné vers nous. Elle dort paisiblement, sans porter sur elle ne serait-ce qu'un millième des soucis du monde. La regarder est apaisant, d'ailleurs. Observer ses lèvres rouges qui semblent parfois suçoter dans le vide, ses mains qui s'ouvrent pour se refermer sans raison et tout un tas d'autres détails qui ne m'auraient jamais captivés s'il n'avait pas s'agit de ma propre fille. Si cette dernière n'a pas encore remarqué la présence de son grand cousin, lui semble s'enchanter de ce qu'il voit. J'imagine que cela doit lui rappeler des souvenirs. Sa propre fille étant née il y a de cela environ huit ans, je réalise d'ailleurs qu'il avait le même âge que moi, actuellement, quand il est devenu père.

- Cela te replonge huit ans en arrière ?

Les enfants doivent devenir un sujet particulièrement sensible lorsque l'on devient parent. Peu importe la beauté de tel ou tel nourrisson ou bambin, dès lors qu'il s'agit du votre, rien n'a plus d'importance. Contrairement à Leaven qui en veut toujours à Peter pour nous “avoir lâchés” il y a une quinzaine d'années, je n'ai jamais ressenti une once de rancœur envers cet homme qui partait simplement vivre sa destinée. Je le connais plus qu'elle ne le pense ; je lui connais un grand coeur, une attention toute particulière envers ses proches, quelles qu'aient pu être ses décisions par le passé, quel que soit le moment où il a réellement eu cette prise de conscience. Nos priorités changent avec le temps après tout.

- Valentina. Je tenais à un prénom italien pour Shaé et en épluchant l'un de ces livres de prénoms qu'elle venait d'acheter pour femmes enceintes-acheteuses-compulsives, on a très vite pointé celui-là.

J'adresse un sourire complice à Peter avant de l'inviter par un mouvement de menton à s'asseoir sur le second fauteuil, lui aussi à côté du couffin. Discuter d'une petite voix dans ce coin de la chambre ne devrait pas heurter le sommeil de la nouvelle maman, et puis sait-on jamais, si la petite se réveille, je serai à côté pour m'en occuper rapidement. Mon attention se reporte sur Peter et, tentant d'effacer ma fatigue et la conséquence de toutes ces émotions par un mouvement de main revitalisant sur mon visage, je tente de reprendre la conversation.

- Ton rendez-vous avec l'éditeur s'est bien passé, toi ? Il en est sorti quoi ?


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MessageSujet: Re: tell me i'm ready (peter)   tell me i'm ready (peter) EmptyMar 20 Jan 2015 - 4:51

Peter L. Michaels
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Sa question me ramène brusquement à la réalité. Si ça me ramène ... Huit ans en arrière ? Le regardant avec des yeux interrogateurs, il me faut un moment avant de comprendre le sens de ses mots. Étonnant, dans la mesure où je pensais justement à Kimberley. Il avait vu juste, mais cela ne m'étonne pas plus que cela : Aaron avait toujours été un jeune homme très perceptif. Ça, je l'ai très tôt remarqué, et je ne l'ai jamais oublié, depuis.

- Kimmie a neuf ans, maintenant ! Mais oui, on peut dire ça comme ça. Lui souriant alors, un air malicieux d'affiché sur le visage, j'ajoute finalement : Tu comprendras, un jour, toi aussi. Regarde : maintenant, toi aussi tu sais ce que c'est que d'être père ... C'est avec fierté que je lui déclare ces derniers mots et je ne m'en cache même pas. Aaron est réellement un homme accompli, à présent. Et pourtant, lorsque je le vois ... Je suis incapable d'oublier le nourrisson qu'il était lorsque je l'ai vu pour la première fois, à mes huit ans, ainsi toutes les autres versions de lui que j'ai eu le plaisir (ou le déplaisir, mais, principalement, le plaisir) de découvrir au fil des années. Aaron, je l'ai vu grandir, de mois en mois, puis, éventuellement, d'année en année ... Mais rien ne m'a autant frappé que de le retrouver, suite à mon retour en ville, si transformé, si ... Adulte. New York m'avait tellement occupé, pour tant de raisons, que j'en avais oublié les êtres qui m'avaient été si chers, pendant tant d'années ... Tant et si bien que j'avais l'impression que cela faisait une éternité que nos chemins ne s'étaient pas croisés, alors qu'en réalité, il devait s'agir d'une poignée d'années, tout au plus, alimentée par les rares appels, e-mails ou rapides retrouvailles familiales ici et là.

Aaron m'annonce alors qu'ils ont décidé d'appeler leur fille Valentina. Valentina ... Valentina Campbell ? Intéressant. Je me demande d'ailleurs s'ils raccourciront ce prénom lorsqu'ils l'appelleront pour qu'elle vienne à table ou lorsqu'ils répondraient avec patience (ou non) à l'une des nombreuses questions complexes qu'elle leur demandera indéniablement au fil des années. Val, Tina ... Tant d'options, que je parviens pourtant difficilement à m'imaginer. Pourtant, j'avais également du mal à imaginer le surnom Kimmie pour ma propre fille ... Et maintenant, lorsque je pense au jour où je serai contraint de l'appeler Kim parce qu'elle ne sera plus ma petite fille, mais bel et bien une grande femme ... Lorsque je pense à ce jour si distant et pourtant, proche d'une façon presque menaçante ... Brr. J'en aurai presque des frissons.

- C'est un joli prénom. Je constate alors. Presque aussi joli que Kimberley. Je devrais réellement cesser les comparaisons, à ce stade, elles deviendront innombrables et, surtout, compulsives. La fille d'Aaron n'est pas ma fille, n'a rien à voir avec ma fille, et c'est entièrement stupide de ma part de tenter de tracer un parallèle entre l'une et l'autre - d'autant plus qu'elles n'ont même pas le même âge !

Et pourtant ...

C'est plus fort que moi.
Lorsque je pense à Kimberley, à son énergie, à son sourire radieux et son rire chaleureux, je souris, instinctivement. L'étincelle de passion et de confiance qui règne en ses yeux, cette étincelle qui m'est destinée à moi, son Daddy, son père, m'emplit encore de force et de courage, même neuf années après sa naissance. Lorsque l'image de Kimberley se matérialise dans mes pensées, c'est afin de me rappeler que ma plus belle oeuvre n'est pas celle qui a été nominée pour le prix Pulitzer, mais bel et bien celle qui est issue de notre union, à Deborah et moi. À mes yeux, Kimberley est la chose la plus parfaite que j'aurais bien pu créer ... Comment pourrais-je donc lui trouver une égale, voire, même, une supérieure ? Cette notion m'est tout simplement impossible. Cette notion est tout simplement impossible pour bon nombre de parents, je pense. C'est comme ça que ça marche, l'instinct paternel et l'instinct maternel. Un étrange mélange de fierté et de vanité, qui nous pousse constamment à penser que ce qui vient de "nous" est forcément meilleur que ce qui pourrait bien venir des autres. Un sentiment conflictuel, possédant à la fois une réelle beauté, une pureté d'intention, celle de valoriser notre progéniture, notre descendance même ... Et de l'autre côté de la balance, un narcissisme laid et une jalousie incroyable qui nous empêche de reconnaître les enfants des autres à leur juste valeur et de leur accorder le crédit qui leur est du. Et pourtant, bien que je sois conscient de cette sombre vérité, je ne peux pas m'empêcher de conformer au moule, moi aussi, à ma façon ... Hélas. Triste existence.

- Tu me rassures, alors : je croyais que Debbie était la seule femme enceinte-acheteuse-compulsive de la planète. Ça fait du bien de savoir qu'il ne s'agit pas réellement d'un mythe et qu'il y a des choses que toutes les femmes, ou presque, ont réellement en commun. Non, parce qu'à les entendre, sinon, elles ne partagent que très rarement les choses, entre elles, hormis, parfois, leurs maris (mais il s'agit là d'une pratique très obscure dont je réserve l'explication pour une autre occasion).

Lorsqu'Aaron m'invite à m'asseoir face à lui, je ne me fais pas prier deux fois avant de me laisser tomber contre le fauteuil qu'il venait de m'indiquer d'un simple geste de menton. Si je me dis qu'il serait probablement plus agréable (et moins dérangeant pour Shaé) de continuer notre conversation dans le corridor, l'idée de lui proposer de faire cela ne me traverse même pas l'esprit : en tant que nouveau père, son instinct paternel s'est probablement bien manifesté et j'aurais du mal à croire qu'il serait capable de laisser son nouvel enfant et la mère de celui-ci seules, loin de sa présence bienveillante et protectrice. Je devrais le savoir, étant donné qu'il n'y a pas si longtemps, je m'étais retrouvé dans la même situation ... Et même si Adrian n'avait malheureusement pas survécu assez longtemps pour réellement faire partie de notre famille, le désir de le garder en sécurité ... Non, le besoin de le garder en sécurité s'était très rapidement éveillé en moi. Comme une seconde nature.

Je m'attends alors à ce qu'Aaron me parle davantage de la petiote et de sa mère ... Quelle n'est donc pas ma surprise lorsqu'il m'interroge au sujet de mon rendez-vous ! Caressant par réflexe mon menton légèrement barbu de mon index et de mon pouce, je réfléchis un instant, cherchant la meilleure formulation de mes idées avant de m'aventurer sur un territoire dangereux : celle d'une honnêteté malgré tout valorisante, et non humiliante. Difficile à faire lorsque le seul sentiment que j'ai ressenti, en quittant ce bureau, était justement un sentiment profond de rage et d'humiliation.

- Si on veut, oui ... Je continue de caresser mon menton, le temps de trouver une très bonne façon d'annoncer la suite des évènements. Enfin, tout se passe comme il fallait s'y attendre, après tant d'années de "silence radio" ils n'ont pas nécessairement confiance en mon nouveau projet ... Nouveau silence, stratégiquement placé, afin de lancer un regard curieux en direction de mon cousin, histoire de jauger sa réaction face à cette nouvelle. Puis : ... Et pour des histoires plus ennuyantes qu'autre chose de contrats et de droits, je n'ai évidemment pas le droit d'emmener mon manuscrit ailleurs, étant donné qu'il s'agit de la suite logique de mes oeuvres précédentes ... Un soupir. ... Donc il ne me reste qu'à continuer d'écrire, le temps que le projet prenne réellement forme, avant de leur proposer mon idée à nouveau. Mais je suis confiant, je pense qu'avec quelques chapitres en plus, je parviendrai à les convaincre que mon bouquin se vendra. Parce que je sais qu'il se vendra. Ou plutôt, je l'espère, très fortement. Mais l'espoir fait vivre, donc la moitié du combat est déjà faite, techniquement ... Non ?

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MessageSujet: Re: tell me i'm ready (peter)   tell me i'm ready (peter) EmptyDim 25 Jan 2015 - 20:58

Aaron Campbell
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Maintenant, toi aussi tu sais ce que c'est que d'être père. Cette phrase résonne dans ma tête, encore et encore, quand mon regard sur la petite chose, lui, ne se décroche plus. Comme une ancre à son port ; quand me détacherai-je de cette enfant ? Au moment voulu, celui qu'elle aura décidé elle ? Car ça ne sera pas moi qui m'éloignerai en premier. Je le sais déjà, qu'elle va m'avoir à la bonne. C'est comme ça, défini à l'avance, et je crois même que cela n'a pas grand chose à voir avec Shaé qui pourtant l'a portée et couvée pendant neuf mois, presque trop précieusement. On me l'a présentée il y a quelques heures à peine et oui à l'évidence, je commence déjà à comprendre ce que c'est que d'être père. Avoir cette chose face à soi qui ne doit sa vie qu'à nous seuls, ses parents. A personne d'autre, pas même à elle-même. Une responsabilité énorme qui m'incombe, par la force des choses, et qui prend déjà forme dans mon esprit, dans ma conscience.

Et quand je retrouve une, puis deux similarités sur visage du nourrisson avec celui de sa mère, je me dis que Shaé n'est pas blanche non plus dans tout cet attachement que je ressens déjà vis-à-vis de Valentina. C'est même évident, comment pourrais-je en douter ? Qu'elle mette au monde une progéniture faite d'elle et de moi, rien que d'y songer, encore, m'emplit d'une fierté inconditionnelle, d'un sentiment puissant, indescriptible. Être père.

Les quelques heures que j'ai déjà pu passer à observer Valentina, dans mes bras ou à travers la vitre de son berceau, m'ont aussi catapulté une trentaine d'années en arrière. Je me suis demandé quel avait pu être le sentiment de mon propre père à ma naissance, bien qu'il ne soit pas venu l'aider pendant ces affreuses heures d'effort. Ni la soutenir, ni venir me voir. Rien. Absent. Qu'avait-il ressenti ? Et qu'en était-il de ma mère, face à ce bébé imprévu, qui lui venait en plus d'un homme méprisant, violent, indifférent face à son sort et au mien ? Tout ce mystère encore obscur pour moi se retrouve être heureusement éclairci par cette naissance attendue, par la présence saisissante de ma fille et c'est à ça que je me raccroche. J'avais peur de ne pas être capable d'assurer, de reproduire un schéma et finalement, ce qui était une hantise pourrait bien devenir une force.

Souriant simplement à l'appréciation de Peter quant au prénom, je repense à tous ces moments pendant lesquels nous y avons songé avec Shaé. Je me vois aussi projeté, soudainement, dans le futur, quand Valentina marchera, parlera, grandira, s'émancipera. Et c'est là que ça coince. Des flashs inédits, presque violents, qui méritent raisonnement et apaisement. Un simple prénom, et toute une ligne de vie qui se trace face à vous, sans que vous n'y puissiez rien. Être victime du temps, comme vous ne l'avez jamais été auparavant. Être père, encore.

Mon cousin s'assied en face de moi, le sourire encore présent sur les lèvres après m'avoir mentionné Deborah et ses anciens caprices hormonaux. Sans doute se ressemblent-elles, pendant cette période de leur vie, après tout ce “mythe” n'est étranger à personne et il y en a qui ne sont plus à remettre en cause.

- Je crois qu'il y a bel et bien des choses universelles aux femmes, mais ne nous y frottons pas, c'est un terrain épineux. Certifié-je, en riant à moitié. Puis, assez naturellement, je lui propose de me parler de lui, de sa carrière. Parce que Peter m'a toujours rendu admiratif, en un sens. Pour cette ambition sans limite qu'il a eu, pour sa passion. Tout ce qui l'a mené là où il a réussi à aller. Il y a cette insatiabilité professionnelle en lui que je me suis forgé également et qui est même devenue l'une de mes fiertés. Néanmoins, il est à un tournant dans sa vie à ce niveau-là. Ce n'est pas nouveau, mais je l'écoute me parler de ce rendez-vous frustrant avec ce même intérêt que j'ai toujours envers lui. Et si je reste respectablement distant envers ses écrits, le marché du livre lui retient davantage mon attention.

- Et que leur faut-il, à ton avis, pour gagner en confiance ?

Malgré mes quelques connaissances que je lui dois d'ailleurs à lui, ainsi qu'à mon ami libraire Gabriel, je reste un grand étranger du monde de l'édition. La jambe repliée sur l'autre, je laisse mes doigts caresser ma mâchoire, le regard rivé sur l'écrivain.

- J'ai toujours du mal à réaliser qu'avant d'être publié, un livre doit souvent subir maintes et maintes retouches. Finalement, j'espère que cela ne dénature jamais le travail de l'auteur … Ce serait le comble.

Je ricane doucement et à ce moment-là, Valentina fait quelques mouvements dans son couffin. Ses yeux s'ouvrent difficilement et, n'étant pas alerté par la venue d'une sage femme ni par des pleurs dont j'ignore encore la signification, je me laisse le loisir – le plaisir – de la sortir de son lit pour l'installer dans le creux de mon bras. S'en suit ensuite, malgré moi, malgré ma discussion avec Peter, un long regard avec cette progéniture qui n'est autre que la mienne. Ma main libre vient  doucement effleurer celle, en l'air, du bébé mais mes oreilles restes ouvertes, réellement désireuses d'en entendre plus de la part de Peter.

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MessageSujet: Re: tell me i'm ready (peter)   tell me i'm ready (peter) EmptyDim 8 Mar 2015 - 1:49

Peter L. Michaels
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Après avoir discuté des joies de la paternité, entre hommes et entre pères, de surcroît, nous nous installons face à face, dans ces fauteuils bien plus confortables que l'on aurait pu s'y attendre. Je repense tristement à Adrian, un instant, avant de tenter de détendre l'atmosphère en lançant une légère joute au sujet des femmes enceintes. Certains pourraient me lapider, me qualifiant en tant que sexiste pour mes propos ... Mais je n'ai pas peur, me sentant en sécurité entre les quatre murs de cette chambre peu spacieuse et, pourtant, confortable. Ici, il n'y a personne pour me juger. Personne hormis Aaron et sa compagne profondément endormie. Autant dire que je n'attends pas de lui à ce qu'il me juge, mais plutôt à ce qu'il me comprenne. J'avais toujours eu un humour assez particulier, mais, y ayant été soumis très tôt dans son enfance, il s'y était également très rapidement habitué. Ah, les joies de la famille ... Il y a très peu de personnes avec lesquelles je peux réellement parler sans avoir peur que mes paroles soient mal-interprétées. Je suis cependant ravi que mon cousin en fasse partie. Mon cousin me confirme donc que les femmes partagent tous certains attraits universels, et si je lui ris en hochant de la tête, je ne dis pas un mot de plus sur le sujet, partageant son avis qu'il vaut mieux éviter de rentrer dans des débats philosophiques aujourd'hui.

Puis, voilà que nous commençons à discuter de ma deuxième passion, après Kimberley : mon oeuvre, littéraire, cette fois-ci. Si en 2011, j'avais été contraint de mettre en pause ma carrière après avoir développé un fort dégoût pour l'écriture, nous sommes à présent en 2014.  Deux années plus tard, me voilà de retour, plus fort que jamais. Nouvellement inspiré pour des raisons que je me donne le droit de garder pour moi et moi uniquement, voilà que je me suis relancé dans la rédaction des aventures de Caleb et de Deborah Black. Enfin, après tant d'années, me voilà prêt à continuer (et peut être même à conclure !) cette épopée qui a commencé à se matérialiser dans mes pensées ce fameux nouvel an où j'ai rencontré Deborah pour la première fois. Et après ? Je verrai bien. Pour le moment, je préfère me concentrer sur ce que je tiens, là, devant moi. Le présent. Aaron me demande alors si je sais ce dont mes éditeurs auraient besoin pour gagner davantage de confiance en mon travail. Soupirant lourdement, je me gratte la tête, légèrement embêté. Je cherche mes mots. J'essaie de lui expliquer de la façon la plus positive possible. Puis, je me mets à tout lui expliquer.

- Hélas ... Je pense que tu sais aussi bien que moi que notre monde est aujourd'hui focalisé sur la maximisation des bénéfices. Les éditeurs et les auteurs, tous confondus, sont davantage motivés par l'idée de vendre et de remplir leurs comptes en banque que par l'idée de raconter des histoires qui veulent réellement dire quelque chose. Pour que mes éditeurs gagnent en confiance ...

Je glisse alors mes deux mains le long de mon visage, cherchant à nouveau la meilleure façon de laquelle je pourrais m'exprimer. Puis, je continue, de plus belle :

- Aïe aïe aïe ... Ce ne sera pas facile, c'est moi qui te le dis. En gros, il faut que je parvienne à les convaincre qu'imprimer des exemplaires de mon livre leur rapportera un bénéfice, quel que soit son impact. Tant qu'ils ne pensent pas pouvoir opérer une perte en me soutenant, j'ai bien plus de chances que mon projet voie éventuellement la lumière du jour ... Mais ce n'est pas gagné d'office, ça, c'est sûr et certain. Je vais d'ailleurs devoir réfléchir à ma stratégie de marketing, maintenant que j'y pense. Ciel, les choses étaient tellement plus faciles il y a quelques années ... Je devrais appeler mon agent lorsque je ne serais plus avec Aaron, tiens. Il faut également que je m'applique du mieux que je le peux, pour ce roman. Mon contrat avec Random House se terminant à sa publication, je veux m'assurer qu'ils aient une raison de le renouveler une fois que je voudrai leur soumettre le prochain manuscrit. Parce qu'il y aura un prochain manuscrit et qu'obtenir mon contrat avec eux, il y a plus de dix ans, avait déjà été un véritable cauchemar ...

Si je serais contraint de tout recommencer parce qu'ils ne voudraient plus de moi, une fois "black WHITES." publié, autant le dire tout de suite : je pense que je n'écrirai plus jamais.

Lorsqu'Aaron me parle des retouches éditoriales, je ne peux pas m'empêcher de ricaner quelque peu. C'est plus fort que moi, vraiment. Tout au long de ma carrière, mes oeuvres en avaient subies, des retouches ... Et autant dire que parfois, celles-ci m'avaient guère enchanté.

- Ha ! Si tu savais. Malheureusement, beaucoup de modifications exigées au fil de la rédaction bouleversent les plans et le message de l'auteur. Certes, il y a parfois des modifications mineures à faire au niveau du style ou de la syntaxe ... Mais si la mort d'un personnage déplaît à l'éditeur, il faut réécrire des sections entières afin de le maintenir en vie. Parfois, l'auteur doit même plus ou moins réécrire la moitié de son texte afin de pouvoir prendre en compte les changements à effectuer ! J'ai eu de la chance, cela dit : mes éditeurs ne m'ont jamais trop embêté avec ça. Certes, je n'avais pas eu le droit de tuer Nevaeh au milieu de "BLACK wounds." ... Mais je n'avais pas eu trop de modifications à faire afin de rectifier le tir, fort heureusement pour moi.

Aaron se lève alors afin d'aller prendre sa fille dans ses bras, et si je souris en direction du nouveau père, mon regard, malgré lui, ne peut pas s'empêcher de trahir la légère pointe de jalousie s'y trouvant, malgré moi. Ah, si seulement Kimberley avait encore quelques jours, et non pas neuf ans ... Mais non. Le temps passait vite, les enfants grandissaient vite, et nous, on vieillissait, encore plus rapidement. Debbie et moi, autrefois, étions jeunes, fougueux, passionnés. Nous avions des rêves, des plans sur la comète, des beaux projets. Ensemble, nous allions changer le monde, nous en étions persuadés.

Puis, la vie a joué les cartes que nous lui avons données. Les choses ne se sont pas déroulées comme prévues. Il y a eu le divorce. Et aujourd'hui ... Nous voilà ...

Je me demande si elle est heureuse, depuis. Plus heureuse, du moins, que lorsque nous étions encore mariés. Elle avait l'air tellement libre, en septembre, lorsqu'enfin, le juge a proclamé son décret ...

Et si j'étais moi aussi soulagé de ne plus être rattaché à elle par des liens soi-disant sacrés, la liberté dont elle semblait alors jouir m'a rapidement empli de regrets. L'amertume. Un sentiment que je n'ai jamais réellement su gérer. Un sentiment qui était remonté, ce jour là, malgré tous mes efforts de le réprimer. En vain ...

- Et toi, le travail ? Ma question, je la lui envoie sans réellement y réfléchir à deux fois. Il est peut être en congés de paternité, en plus, mais je n'en saurais rien, n'ayant jamais réellement eu d'horaires de travail lorsque Debbie était enceinte, ma profession ayant été des moins conventionnelles. Je veux surtout en entendre plus sur sa vie, à lui, cet homme à qui tout semble sourire, en ce moment. Je veux en entendre plus sur cet homme qui semble avoir si bien réussi - soit pour me faire oublier mes propres échecs, soit afin de me les rappeler d'une façon bien plus douloureuse. J'admire Aaron, réellement. Mais à chaque fois que je le vois, maintenant ... Je ne peux pas m'empêcher de penser que là où moi j'ai échoué, lui semble prospérer. Oui, j'admire Aaron, mais ... Je le jalouse, malgré moi. C'est un sentiment que je ne supporte pas, mais, malheureusement, c'est plus fort que moi, et je ne peux rien faire pour le contrôler. Je le sais : j'ai tout essayé.
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