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 Viens, j't'emmène au vent (lola)

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MessageSujet: Viens, j't'emmène au vent (lola)   Viens, j't'emmène au vent (lola) EmptySam 24 Jan 2015 - 11:55

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Seul le bruit lié à mon agitation vient troubler la quiétude de ce quartier résidentiel de L. A. Je dépose mon sac sur les sièges arrières de ma vieille Ford, presque devenue une voiture de collection pourtant prête à dévorer fièrement des kilomètres de bitume. Un goût pour les américaines pur sang que je tiens de l’influence des hommes de ma famille, pour la majorité, passionnés de grosse mécanique et de moteur rugissant.

Je ferme la portière, met le contact et enveloppe le cuir frais du volant entre mes doigts fins. Mon regard clair se pose sur la route qui s’érige comme une évidence devant moi, mais je ne démarre pas. L’idée, l’angoisse qu’elle puisse avoir changé d’avis s’introduit dans mon esprit.
Parce qu’elle est cette substance instable qu’aucun être humain n’est jamais parvenue à contrôler. Parce qu’elle m’a toujours échappé …

Si elle n’est pas là, si tu n’es pas là, je crois que je ne m’en remettrais pas, je crois que j’en crèverais …

Malmenée entre l’allégresse et l’angoisse, je me décide courageusement, rageusement à rejoindre ce carrefour où je dois là retrouver.

A travers la nuit, je suis les grandes artères, contourne par de petites rues. Je suis un chemin que je connais bien puisqu’elle réside sans le savoir dans le même immeuble que ma meilleure amie, peut-être sans l’avoir jamais croisé …

Le monde est petit … étriqué.

Le clic clac du clignotant résonne avec entêtement dans mon esprit, comme le tempo de mon cœur dans ma poitrine. Mes yeux cherchent, courent sur la rue qui a revêtue son manteau noir. Et une silhouette longiligne, une brindille résistant au vent se tient là.

Les muscles se détendent, le sourire s’étire et le cœur ne cesse de battre la même mesure.

Je m’arrête juste devant elle, me penche pour ouvrir la portière côté passager comme une invitation à monter. « Pose ton sac à l’arrière ». Je m’adresse à elle comme on s’adresse à un ami, à quelqu’un de proche. Je ne veux pas nous piéger dans des politesses qui mettraient de la distance entre nous, une distance que nous n’avons cessé de combattre … Je veux son sourire, sa confiance, son affection. Je ne veux plus du souvenir de ces mois de déchirement.

On repart à zéro.

« Grimpe, je t’emmène loin d’ici ». Je lui souris d’un sourire doux et rassurant, un sourire qui efface les craintes et les doutes. Puis j’attends qu’elle soit correctement installée pour m’engager à nouveau sur la voie.

« On en a pour six heures de route, si tu es fatiguée tu n’as qu’à essayer de dormir un peu ». Je ne veux plus perdre de temps, je veux partir loin, loin d’ici. Loin de tout ce que cette ville représente, enferme, détient.

Je veux partir pour être libre. Pour réécrire l’histoire de Thelma et Louise, les sentiments en plus, l’agitation en moins.

A cinq cent kilomètres au Nord, en suivant la route numéro un, celle qui longe la côté brumeuse entre mer et montagne. Tu verras Lola, c’est sublime, nous sommes sublimes …
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MessageSujet: Re: Viens, j't'emmène au vent (lola)   Viens, j't'emmène au vent (lola) EmptySam 24 Jan 2015 - 17:45

Lola C. Sandstrøm
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Et si…
Et si elle ne venait pas.
Et si elle avait changé d'avis.
Et si elle était partie, sans moi.

Je me tords les doigts. Je tortille des jambes. Mon sac, à mes pieds, semble se rire de moi. Je vais devenir folle… folle si elle ne vient pas. Je deviendrai… Je ne deviendrai plus rien. je cesserai.

Je ferme les yeux. Je m'accole au réverbère. J'attends. Je suis un peu en avance… et elle peut bien été un peu en retard. J'attends.

Chaque seconde dure une éternité. Chaque voiture qui passe me tord le coeur.

Viendras-tu?

Une nouvelle voiture, que je guette, du coin de l'oeil. Je secoue le visage, détourne les yeux. Ce n'est pas… La voiture ralentit, je pivote… La porte s'ouvre et j'entrevois son visage, au volant de ce monstre de métal et de rugissements.

« Pose ton sac à l’arrière »

Je souris. Un peu. Soulagée, étonnée, embarrassée. je ne sais pas ce que j'avais imaginé. Une autre voiture. Mieux voir son visage. Ses bras. Son absence. J'avais tout imaginé. J'engouffre mon sac à l'arrière, d'un mouvement nerveux. Il est soudain si lourd, ce sac, si encombrant. Il est soudain un étrange symbole. Je vais l'accompagner. Vraiment. Pour… de vrai…

cela fait deux heures que j'ai dit oui. Je n'y crois toujours pas. Ca ne pas peut m'arriver. Pas à moi. Pas à nous. Deux jours… Ca semble impossible, irréel, ça ressemble à une deuxième ou troisième chance, à un cadeau du ciel, à l'impossible…

« Grimpe, je t’emmène loin d’ici ».

Je souris. Un sourire qui me déchire le visage et le coeur. Puis je me coule sur le siège et je la regarde, et même en attachant ma ceinture, même quand mes doigts cherchent la lanière, au dessus de mon épaule droite, mon regard ne peut se détacher d'elle.

Elle redémarre. la voiture avale les mètres, les buissons, les blocs d'habitations… Je ne retrouve toujours pas mes mots. Ils m'ont quitté, quelque part entre ton appel et mon présent. c'est peut-être un rêve? c'est peut-être la seule explication logique?

"… Je ne vais jamais réussir à dormir."

C'est un constat amusé, une vérité douce, ensoleillée malgré la nuit. Je suis bien trop euphorique, bien trop nerveuse, bien trop excitée. Je ne veux pas dormir. Pas quand notre temps est compté. dormir, ça ne sert à rien… C'est perdre des minutes avec toi. Six heures de route, ce n'est rien. Cela fait bien un an que nous mêlons nos chemins et nos pas…. Six heure… ça n'est vraiment rien.

Evidemment, ces mots-là, je les pense, je ne te les dis pas. Les mots sont toujours difficile à prononcer. J'affecte regarder le défilé des bâtiments, alors que nous nous extirpons de L.A., peu à peu. Je cherche ce que je pourrais te dire qui ne serait ni banal ni excessif. J'ai peur. Peur d'être trop distante, peur d'être ennuyeuse, peur de sembler trop enthousiaste…

"… San Francisco, je ne connais pas… le voyage non plus… C'est tout neuf."

Je me moque bien du paysage. C'est Toi et Moi, que je ne connais pas. Pas sans nos guerres. La sérénité, la paix. C'est trop neuf. Trop fragile. Tu aurais pu m'emmener à Hoûte-s’i-Ploût-les-bains-de-pieds, dans un trou perdu, un trou à rat, au fond du trou… Je serais venue. Mais San francisco et 6 heures de route, à côté de toi, ça me va.

"Si toi tu es fatiguée… dis-le. Si je peux toucher à ta voiture, je conduirai un peu…"

D'un doigt je suis la ligne souple de la boite à gant… C'est une étrange voiture, dans laquelle je ne te voyais pas. Je souris un peu… Tu as tant de secrets, encore. Il nous reste tant à partager… Deux jours ne suffiront jamais.

Mieux vaut ne pas y penser...

"… Merci"

Merci. déjà. Quoi qu'il se passe. Pour cette proposition-là. Pour cette tentative…
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MessageSujet: Re: Viens, j't'emmène au vent (lola)   Viens, j't'emmène au vent (lola) EmptyLun 26 Jan 2015 - 21:54

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Au premier regard, elle m’offre un visage fendu par l’embarras et l’étonnement. Peut-être qu’elle ne me voyait pas conduire ce monstre de ferraille, peut-être est-ce mon sourire spontané mais tellement inhabituel envers elle qui la désarçonne ou la situation elle-même qui lui parait loin, si loin de tout ce qu’elle a pu imaginer … Si loin de ce qu’elle se sentait capable de gérer.

Notre relation faite de distances et de non-dits avait au moins le mérite de nous protéger d’une trop grande proximité. D’une découverte de l’autre, d’une mise à nue trop éloignée de l’imaginaire, de l’idéal qui gâcherait tout … Toute cette sublime énergie que nous avions mis à nous détruire pour ne pas nous aimer …

Mais les choses sont belles et bien réelles …
Une réalité que veux explorer et que je ne suis pas prête à laisser tomber.

Pas pour la peur, Lola. La peur elle fait mal, elle refreine, elle musèle. La peur elle tue.
Et si je dois mourir, parce qu’on meurt tous un jour, je le sais, j’aimerais pouvoir choisir mon poison.

Mais malgré le malaise, malgré les craintes, elle se fond sur le siège passager. Ses billes rondes ne me quittent pas et font de moi cet objet longuement convoité mais jamais possédé … Cet objet parfaitement unique.

Je souris, plus pour moi-même à son constat, satisfaite. « Très bien ». Oui très bien, parce que je ne veux pas que tu t’endormes, le temps est trop précieux, il nous file entre les doigts, nous ne pouvons, nous ne devons pas en perdre une seule seconde.

« On va longer la côté, c’est un peu plus long mais c’est magnifique ». Dans mon esprit, j’imagine déjà les premiers rayons du soleil qui perceront pour dévoiler toute leur beauté sur l’océan, pour écraser de leur force, les montagnes les plus imposantes. « San Francisco est une ville sympa, tu verras ». Une ville que je te ferais découvrir, une ville que je connais et que j’aime. Bien qu’ici ou ailleurs, le plus important pour moi c’est qu’elle y soit. Que ses jambes fines l’y traînent, que son regard clair s’y promène, que son sourire y danse …

Cette fille aux cheveux longs, qui me propose de prendre le volant lorsque je serais fatiguée. Et loin d’être comme ces hommes possessifs et craintifs lorsqu’il s’agit de leur voiture, j’acquiesce sans hésiter. « Je te passerais le volant ». J’aime conduire, sentir les irrégularités de la route, la vitesse quand mon pied presse lentement l’accélérateur. A L.A, j’ai pris l’habitude de prendre des taxis. Question de simplicité compte tenu de mes nombreux déplacements et retards qui s’accentueraient si je devais en plus chercher une place pour me garer. Reprendre le volant me détends.

Nous nous éloignons définitivement de la ville des anges et si je suis concentrée sur la route, je ne peux m’empêcher de décrocher mon regard du bitume pour le poser sur elle lorsqu’elle chuchote un : « … Merci ». Mon cœur cogne dans ma poitrine, chavire et je ne sais dire que la vérité. « Je suis heureuse que tu aies acceptée, je suis heureuse que tu sois là … ». Avec moi.

Peu importe tes craintes, peu importe tes doutes. Mon regard se reporte sur la route. « J’ai peur moi aussi tu sais ». Malgré mes airs assurés, d’intouchable. « Je ne sais pas ce qu’il va se passer, je ne sais pas comment on va sortir de tout ça ».  Heureuses ou torturées. « Mais je sais que j’ai envie de profiter de ces deux jours comme si rien d’autre n’avait existé ». Mon visage se tourne vers elle. « Comme si rien d’autre n’existait ». La sincérité m’entaille les cordes vocales, les poumons, j’ai parfois l’impression de manquer d’air, de ne pas pouvoir aller au bout, de pas pouvoir porter ses mots qui finissent toujours par trouver le même chemin pour l'atteindre.
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MessageSujet: Re: Viens, j't'emmène au vent (lola)   Viens, j't'emmène au vent (lola) EmptyVen 30 Jan 2015 - 22:36

Lola C. Sandstrøm
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Pourquoi suis-je surprise de savoir que tu as peur, toi aussi, que l'issue de ce week-end t'inquiète? Pourquoi suis-je encore étonnée de te découvrir des craintes sous cette force brûlante qui semble toujours t'habiter?

J'oublie, j'oublie sans cesse, à quel point tu es humaine, à quel point tu es vivante et proche. La distance imposée te rend statue, déesse, entité étrangère et intouchable. Ton absence, dans ma réalité, et ton omniprésence, dans mes pensées te peignent un masque d'insensibilité.

Mais tu vis. Mais tu vibres. Et je ne suis plus seule… Nos peurs et nos espoirs s'entrelacent et tissent dans la nuit un chemin de lumière.

You tell me a story
It seems a little awkward
To tell you my story
You deserve a lot
Je souris. rassurée. Bêtement, simplement, parce que, si tu as la force de cette honnêteté, d'avouer tes faiblesses, peut-être, je peux m'abandonner et me fier à toi, cesser de me débattre, de tenter de toujours me protéger.

Peut-être, avec toi, je vais pouvoir faire ce pas-là. Peut-être ce bonheur douloureux et ces attentes craintes qui me peuplent toute entière pourront me pousser vers toi et dissoudre mes dernières barrières, ces derniers paysages déserts en moi que j'abrite de tes regards.

Tu mérites tout… Tout, sans silence, sans secret...

You give me no worries
It seems a little vicious
To give you my worries
I do care a lot
Tu mérites mes sourires et mes rires, mon bonheur et mon attention. Tu mérites la vérité de les joies, la réalité de mes émotions, tu mérites l'euphorie, le bonheur, les plus beaux paysages, les plus émouvantes aurores et des couchers de soleil qui ne finiraient jamais de brûler le ciel et nos âmes.

Je voudrais tout t'offrir, tout te donner.

"C'est aussi ce que je veux… Profiter…Etre avec toi. Et ne pas penser, ne pas penser au reste."

je veux bien plus, je veux que ces deux jours deviennent une éternité, je veux trouver le courage, je veux fuir, je veux oublier mes réticences, à jamais, dans les limbes de ta présence, dans les brumes de Nous.

"Juste Être. Juste Exister. Avec toi…"

Et je secoue le visage, et je ris, un peu, parce que je ne sais plus m'exprimer, que tu voles leur sens aux mots, que j'en suis réduite à ces sons si creux, si loin de tout ce que je voudrais te dire…

Comment, en quelques mots, te dire tant de choses? Quand tu me sauves, quand tu m'aimes, quand ma vie prend ce gout inattendu, quand tu illumines ma nuit?

Et peu importe le chemin que tu choisis, tant que tu m'y entraines...

Stars in Norway seem brighter
I have never seen such clear sky
In the darkest hour you do shine
Les kilomètres s'enfilent, les roues de sa voiture les avalent. Il fait encore nuit et dans la lueur des phares, le paysages est trop fantomatique pour combattre l'attrait de son visage.

je songe aux secrets que je cache au monde et que tu connais, à ceux que je te cache encore, je m'inquiète par moment, puis chasse ces ombres. Peut-être, ces parts obscures-là, tu n'auras jamais à les connaitre. Peut-être que tu les effaceras, peut-être qu'elle perdront sens et saveur.

Portrait me a story
It seems a little dull to
Reveal you my story
You are all I've got
Peut-être que le passé n'a plus aucune importance…

L'horizon pâlit, la nuit, délavée par le temps et le trajet, relache son étreinte sur le monde. Je te pose des questions sur cette voiture, sur les cours, sur San Francisco. Je reste muette, aussi, parfois, juste pour gouter à la douceur neuve de nos silences.

Je renais au creux de ce mutisme-là, qui ne cache pas, qui protège et cajole.

"On peut faire une pause? Regarder le ciel, un instant puis... marcher, un peu?"
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MessageSujet: Re: Viens, j't'emmène au vent (lola)   Viens, j't'emmène au vent (lola) EmptyMar 3 Mar 2015 - 20:44

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A la seule lueur du clair de lune, dans les ombres protectrices de la nuit, dans la confidence de la route filante … je te fais l’aveu de mes faiblesses et de mes craintes.

Non, je ne suis pas ce monstre de marbre, aussi beau qu’indestructible. Ce monstre que je dévoile, que j’affiche à qui voudra bien en être effrayé.

Parce que ceux qui n’ont pas peur, ceux qui pensent qu’ils peuvent toucher, atteindre, ceux-là finissent toujours pas faire mal, ceux-là font mal …

Et je suis faillible.
Je suis humaine. Une humaine qui ne veut plus avoir mal.

Ça, ce pouvoir absolu, ce pouvoir de me faire mal, devoir derrière le monstre, le masque, je te le donne, je te le laisse, je le te l’offre sur un plateau.

Parce que je souffrirais toutes les peines pour ces deux jours avec toi. Pour savoir ce que ça fait d’être avec toi … Lola.

Ces jours qui n’existeraient pas sans cet abandon. Sans ton visage qui se détend sous mes mots. Sans ses sourires qui apparaissent timidement dans la nuit.

Ne pas penser au reste.
A ces personnages que nous jouons et que nous laissons à la scène californienne.
A ces disputes, à ces heurts qui ont rythmé notre relation.

Juste être … nous.
Juste exister … ensemble.

Et cette perspective fait cogner mon cœur dans ma poitrine. Comme un prisonnier que l’on libère de ses chaînes et qui goûte à la liberté retrouvé. J’ai l’impression que ce bonheur pourrait me faire crever.

Mais il ne faut pas,
Pas maintenant,
Pas avant quarante huit heures.

Rien ne m’arrêtera, rien ne m’empêchera de vivre ça avec toi.

[…]

Les kilomètres défilent sur le compteur sur un rythme commun aux minutes qui s’égrainent. Les questions, les rires, les fredonnements sur un air de musique et même les silences de ceux qu’on ne veut pas briser envahissent l’habitacle.

Je reste concentrée sur les lignes que je n’ai pas envie de franchir, pour ne pas perturbée son regard qui semble avoir trouvé en mon visage tout un paysage plus intéressant, plus captivant que celui que je pensais lui offrir en empruntant la route numéro un. Mon visage, qu’elle couvre de ce que j’appellerais de la douceur …

Oui de la douceur, de la douceur venant d’elle pour moi. De la douceur qui me prouve que nous sommes aussi faite de ça, elle et moi …

Puis ses lèvres se meuvent à nouveau pour réclamer un arrêt, un morceau de ciel et quelques pas. Alors je cherche du regard le premier espace au bord de la route peu fréquentée pour y garer la voiture. Mes pauvres jambes ne seront pas contre quelques minutes de marche.

Je sors de la voiture et vais rejoindre la rousse devant le capot. Mes doigts viennent presque trop facilement, trop naturellement s’emmêler aux siens quand je lui adresse un sourire.

Je n’ai plus envie d’hésiter.
Les actes manqués, le temps perdu l’est à jamais.

Et c’est trop triste trop arrachant.
J’ai envie de vivre, j’ai toujours eu cette envie débordante de vivre chaque petite seconde …

« Nous ne sommes plus très loin. J’espère que tu aimes la vue … Je l’ai commandé exprès pour toi ! ». Je ris, espiègle, malicieuse. Si j’avais pu, je l’aurais peut-être fait. Je suis de ce genre romantique qui pourrait décrocher la lune si j’en avais été capable.

Mais c’est l’aube qui lui offre le spectacle, c’est l’aube qui se lève avec difficulté mais envie. Qui éclaire de sa lumière, réchauffe de sa chaleur … Et mon regard qui s’est perdu quelques instants sur le paysage vient retrouver son visage illuminé, sublimé par les rayons jaunes du soleil. « On descend sur la plage ? ». L’avantage de la route numéro un qui longe la côte. La mer n’est qu’à quelques mètres et les plages sont désertes, rarement foulées.

L’air marin est frais, mais revigorant après toutes ses heures de routes. Je me laisse tomber dans le sable en attendant qu’elle en fasse de même. « Lola … Je … ». Mon regard qui devrait se poser sur elle, reste irrémédiablement braqué vers le sable. J’aimerais le lui dire, j’aimerais le lui demander, mais je ne sais comment faire, comment agir.

C’est comme si elle m’enlevait tout ce que j’étais. Ou peut-être qu'elle dévoile simplement ce que je suis réellement …
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MessageSujet: Re: Viens, j't'emmène au vent (lola)   Viens, j't'emmène au vent (lola) EmptySam 11 Avr 2015 - 22:20

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Je souris... Et c'est un sourire un peu bête, un sourire un peu surpris, un sourire désarmé, sans protections, sans barrières... Un sourire qui nait malgré moi, à ses mots. J'en voudrais à tout autre qu'elle de m'offrir ces mots-là... Venant de tout autres, je rirais. Et je ne sais pas pourquoi, nés entre ces lèvres là, ils me donnent envie de fondre, de sourire, de pleurer...

Je ne sais plus pourquoi je te résistais...

My lover's got humour
She's the giggle at a funeral
Knows everybody's disapproval
I should've worshipped her sooner

Rappelle-moi pourquoi je te résistais...

Le sable est encore froid de la nuit, les premiers rayons de soleil qui allument des feux dans ses cheveux ne le réchauffent pas encore, effleurent à peine les vagues...

Tout une plage... Nous avons tout une plage à nous. Une plage, l'océan et un lever de soleil, comme un nouveau départ, comme un avenir sans obstacle. Mon cœur se serre. Pas de peur...Et je ne comprends plus tout à fait.

Tant de mots se pressent contre mes lèvres, des mots sans son, des mots sans syllabes ni articulation. Une plainte silencieuse qui menace de faire exploser mon corps, qui rend le moindre mouvement douloureux et merveilleux...

Tu es une si belle plaie, une si belle guérison... Je ne sais même plus ce que tu es, Riley.

Je te regarde assise dans le sable et mon cœur éclate.

If the heavens ever did speak
She's the last true mouthpiece

Tu dois être un cadeau du ciel, un signe... Tu dois être une succube envoyée par le démon, une diablesse échappée à l'enfer. Tu dois tous les rendre fous, là-bas. Au paradis ou en enfer... D'où que tu viennes...

Heureusement, tu es là.
Sur terre. Près de moi.
Même si tout serait plus simple, sans toi...
Même s'il y aurait la résignation, sans toi.
Il n'y aurait pas d'espoir sans toi.

J'aurais moins mal, sans toi.
Et ma vie n'aurait pas de gout.

Heureusement, tu es là...

J'ai si peur.
Je te garde loin de moi...

Every Sunday's getting more bleak
A fresh poison each week

« Lola … Je … »

Si tu n'as plus de mots, où vais-je en trouver, dis-moi ? Les mots font mal...

"We were born sick" you heard them say it

Je m'agenouille dans le sable, dans son dos...

Que veut-elle me dire ? Pourquoi évite-t-elle de me regarder ? Est-ce si difficile, est-ce si pénible ? Je crispe une main sur le sable et fixant cette épaule, cette nuque... Elle a les plus beaux cheveux du monde. A moins que je ne sois pas rationnelle, à moins que ces heures passées à la regarder, à l'admirer, ne m'aient rendue folle. Mon regard glisse le long de ce dos qu'elle me présente. Il glisse dans le creux de la taille, suit la douce courbe de la hanche qui se perd dans le sable...

Sa peau doit être tiède, douce. Son odeur, sa proximité m'ont rendue à moitié folle, dans cette énorme voiture qu'elle a... Elle est là, vraiment là. Il suffirait de tendre la main. Elle ne va pas s'effacer...

Il n'y a que les mots qui s'effacent...
Les mots et la distance... Je me penche vers elle, une main posée à côté de la sienne, nos bras s'effleurent.

Dis-moi les mots, termine ta phrase...
Et si tu réalisais t'être trompée ?
Et si tu regrettais ?

Et si tu savais combien j'ai peur et combien je te désire...
Et combien j'ai mal...

My church offers no absolutes
She tells me "Worship in the bedroom"

Ne me dis rien, si tu dois me faire mal...

Mes lèvres se posent sur son épaule, à travers le tissu.

The only heaven I'll be sent to
Is when I'm alone with you

Je pose le front sur la ligne de l'épaule, je soupire...

« Tu ...? »

I was born sick
But I love it

Et si elle me rejetait ? Et si...

Elle ne ferait pas ça... Pas maintenant. Pas à l'orée de ce week-end. Pas dans un lieu si joli, pas après me l'avoir offert, même sur le ton de la plaisanterie. Je me le répète. Je tente de me rassurer. Elle aussi a peur... C'est juste cela... de la peur. Rien d'autre. On crève de peur, toutes les deux. De peur et d'envie...

Elle a peur de s'engager avec moi. Même une seconde... Moi qui pourrais l'abandonner...
Et moi... Moi j'ai peur du monde entier, peur d'avoir mal, peur d'être rejetée...

Je ne suis pas normale... Je l'aime.
Elle. Une autre fille...
La Fille.

Et j'aime l'aimer...

J'en crève...

Command me to be well

Je me colle dans son dos. Je la serre contre moi. J'enfouis le visage dans son cou.
J'ai peur de ce qu'elle pourrait dire. J'ai peur qu'elle proteste...

Parle... Parle-moi...

Amen.

Ne me parle pas. Ne dis rien. Tais-toi. Je ne veux pas entendre, j'ai trop peur... Reste silencieuse... Regarde la mer, si belle, caressée par le soleil qui se lève trop vite. Regarde le sable qu'il touche d'aurore... Ou ne regarde rien, ferme les yeux et laisse mes lèvres explorer la carte de ton cou, y découvrir où poser l'ancre...
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