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 say goodbye to bright lights (adriel)

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MessageSujet: say goodbye to bright lights (adriel)   Mer 28 Jan 2015 - 1:36

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Alice Collins
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Say goodbye to bright lights

Las Vegas ou la folie des grandeurs. Comme indiqué sur le panneau de bienvenue, “welcome to fabulous Las Vegas”, il n'y a pas à dire, cette ville est complètement dingue, grandiose, magique. Merveilleuse aussi, pour tous ceux qui aiment ce qui brille et surtout … ceux qui aiment s'amuser. Ça tombe bien, je fais partie de ces gens. Après presque un mois de cours, on a décidé avec des amis de s'évader jusqu'à Las Vegas pour se changer un peu les idées – et aussi pour dépenser un peu de nos sous reçus à Noël, avouons-le. La première soirée a été à la hauteur de nos espérances, pleine d'extravagance et de paillettes. J'ai été relativement raisonnable, grand bien me fasse à moi et surtout à mon compte en banque, et ai même conservé un peu de liquide pour le voyage du retour … Celui-là a lieu plus tôt que prévu. Normalement, il avait été convenu que je rentre dimanche matin avec mes amis, sauf que dans ce plan, j'avais oublié la soirée d'anniversaire de mon beau-père du samedi soir, cette soirée même dont ma mère me rappela la présence – quasi – obligatoire il y a à peine quelques heures … A la hâte j'ai recherché un conducteur disponible pour du covoiturage et me voici donc, bagage en main, quittant notre chambre précipitamment. En bas, je préviens l'un des réceptionnistes de mon départ et sors ensuite de l'hôtel, marchant vers le lieu de rendez-vous. Quelle n'est pas ma surprise quand mon regard bloque sur … Adriel. Il est là, planté devant une voiture, le modèle qui m'a été décrit dans les quelques brefs messages échangés avec l'internaute, une heure auparavant. Non, sérieusement ?  « Ne me dis pas que c'était toi Footman48 du site de covoiturage ? » Que je m'exclame à moitié, surprise par le hasard qui nous réunit ici … Je repense à notre dernière entrevue, chez moi … Un fiasco, presque. Le genre de truc auquel j'évite de repenser trop longtemps d'ailleurs. Posant mon sac au sol, je me pince les lèvres en recroisant son regard azur que je connais trop bien. « Bon … tu veux quand même de moi ? » Je me verrais mal repartir à la recherche d'un nouveau véhicule, à vrai dire. Et puis, cela peut être l'occasion de faire table rase …


Avec une insupportable vanité, elle s'était imaginé pouvoir sonder le cœur de tout le monde. Les évènements avaient montré qu'elle s'était complètement trompée. Austen
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Lun 23 Fév 2015 - 23:03

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NOUVEAU MESSAGE DE : Sexyalpha12

J'ouvre mon téléphone, et lit le message. Ah, génial ! Une demande pour le voyage de retour en covoiturage ! Il faut dire que... bah j'avais plus vraiment beaucoup d'argent depuis ce voyage... las vegas m'avait vidé mon compte, clairement.. l'alcool et Vegas ne font pas bon ménage... Du coup, j'acceptais de conduire SexyAlpha12 et en échange, elle payait l'essence.

NOUVEAU MESSAGE DE : Footman48

Hey Sexyalpha12 ! Ouais, j'ai de la place encore, rendez vous prêt de la fontaine, prête à partir ! On se voit dans une heure, a toute à l'heure.

Je ferme l'application sur mon téléphone, et réuni le peu d'affaires qu'il me reste, avant de tout aller mettre dans la voiture. Je rend les clefs à l’hôtel, et je souris, fier d'avoir réussi à voler un peignoir dans ce grand hôtel... ouais bah ils ont dilapidé ma fortune alors bon, je pouvais bien me rattraper un minimum... Une fois prêt, je me rend au lieu de rendez vous, passant une main dans mes chêêêê-veux, retroussant les manches de ma chemise trois quart, et mes lunettes de soleil sur le nez. Et j'attends qu'enfin, Sexyalpha12 arrive. Je me met à l'imaginer, et franchement, c'est pas dur. Je n'ai que deux choix qui s'offre à moi : une garce qui sait qu'elle est sexy, ou une fille bas de gamme qui se prend pour ce qu'elle n'est pas. Dans les deux cas, j'ai pas vraiment hâte mais bon, je reste patient. De toute façon, j'ai pas le choix. Je sors une cigarette, et l'éteint lorsque je vois un visage familier, la jetant par terre.

« Alice ? Euh.. si, c'est moi, mais... Putain ! Attend, c'est toi Sexyalpha12 ? »

Je ris franchement, et m'approche d'elle, la prenant dans mes bras après avoir déposé un baiser sur sa joue

« Bien sur que je veux de toi... avec ton pseudo j'ai eu peur de tomber sur une fille insupportable. Tu remontes un peu le niveau »

Je prend ses affaires, et les mets dans le coffre.

« Par contre, c'est toujours toi qui paye ! »
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Mer 25 Fév 2015 - 21:33

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Alice Collins
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Je ne vois pas cette clope s'écraser contre le sol quand il la lâche soudainement, je ne vois que son visage, aussi surpris que le mien, et pour cause, il devait lui aussi s'attendre à une personne inconnue. Le hasard, parfois … j'ai envie de le frapper, le secouer en lui demandant “pourquoi ? pourquoi ?!” en réaction à ses petites plaisanteries. Je ne pense pas néanmoins que celle-ci soit totalement de mauvais goût. Je veux dire … Ça aurait pu être bien pire. Ça aurait pu être un homme que je déteste, mais non, c'est Adriel. La haine à son égard … Je ne l'aurai sans doute jamais. « Ben oui c'est moi. » Sexyalpha, ça ne me va pas bien comme pseudo ? Allez, soyez honnête un peu, ça ne vous fera pas de mal ! Toujours avec cette mine à la fois étonnée et déçue qu'il soit surpris par mon pseudo, je le regarde se rapprocher et me saluer affectueusement. Son parfum vient me titiller les narines aussitôt, le même que la dernière fois. Et sa barbe aussi, me picotte légèrement sur la joue. Des sensations toujours agréables. Relevant mes yeux vers lui, j'étire finalement mes lèvres. « Un peu … Pour l'instant oui. » Que je réponds en haussant les épaules et en ronchonnant à moitié comme une enfant. Puis, je l'accompagne jusqu'à sa voiture en lui adressant un sourire malin. « Seulement si tu t'avères être un conducteur irréprochable ! » Et sur ces paroles, j'ouvre la portière et me glisse à l'intérieur, place du passager de devant. En l'attendant, je passe mes mains dans mes cheveux pour les ébouriffer un peu, jetant un bref coup d’œil au rétroviseur pour voir le résultat. Ce n'est pas pour Adriel, c'est juste … Bon, okay, c'est un peu pour lui quand même. Mais je l'aurais fait quelque soit le conducteur. Le grand brun s'installe à son tour dans la voiture et je le regarde pendant un moment sans rien dire, avant de craquer. « En fait je plaisantais. Si tu veux te la jouer conducteur de F1 tu as le droit. J'ai des sacrés souvenirs de toi au volant datant d'il y a quelques années et je ne suis pas contre recommencer. » Un rire s'échappe de ma bouche à ce moment, quand je repense à ce vieux camping-car orange d'occasion qu'on avait acheté pour parcourir l'Amérique du Sud. Malgré tous les efforts d'Adriel à l'époque, il n'avait guère réussi à lui faire dépasser la vitesse de 85 km/h … Mais ce qui est certain, c'est qu'on ne s'était jamais autant amusé que dans ce petit bolide de compét'.
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Lun 2 Mar 2015 - 9:36

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Combien il y avait de chance pour que je tombe sur Alice ? Surtout que nous étions loin de notre lieu d'habitation... C'est dingue ! Quand elle entre dans la voiture, je fais la même chose, et me met au volant en jetant un petit coup d'oeil à la jeune femme. On dirait un rêve... Le genre de road trip dont je rêve justement en echo à notre passé commun. Et non ! Nous étions bien tous les deux à Las Vegas, à se dire que... et bien il fallait rentrer ! J'attache ma ceinture, et démarre la voiture, un petit sourire aux lèvres

« -J'ai toujours été un as en voiture, pourquoi ça changerait maintenant ? »

Je tourne la tête, et sourit de nouveau. Ça faisait du bien de voir un visage familier, et surtout celui d'Alice. Il avait le pouvoir de m'apaiser, et de me faire un peu oublier un peu mes problèmes. SexyAlpha. Oui, c'est vrai que ça lui allait bien. Moi qui pensait que justement, c'était un pseudo « humoristique » alors que là... Bref, nous prenons la route, et je met simplement la radio en fond sonore, pour pouvoir parler avec elle. Puis elle évoque nos souvenirs communs... Et j'ai mon premier vrai sourire, franc, et honnête...

« - Je pense que ça n'aurait pas le même effet... Là j'ai une voiture adéquat... »

ça change du gros van que nous avions avant... mais quel van ! De magnifiques souvenirs... Nous vivons dans notre pick up, nous passions nos journées dedans, à conduire à travers des routes pas vraiment facile, mais toujours pleine de rire et de bonne humeur. Je me rappelle encore de ce passage de nos vies, ou rien ne comptait mis à part notre voyage ensemble. Nous nous avions, Alice et moi, dans ce van, et ça suffisait.

« - Je ne suis pas contre non plus, remarque... C'était de très bon souvenir... tu te rappelles de la Colombie ? »

ça avait été magique, vraiment. Les routes étaient pour la plupart désertes, sur au moins une semaine de route. Il faut dire que nous ne roulions pas beaucoup, car dès qu'un site était un minimum beau -du coup, très souvent- nous nous arrêtions pour diverses activités. Je crois que l'arrière du camion n'a jamais été autant baptisé. Je souris à ce souvenir, et m'engage dans les grandes routes du désert de Mojave.

« Allez, on est parti ! »
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Mar 3 Mar 2015 - 17:39

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Comme partout où je me trouve, je fais en sorte d'être le plus possible à mon aise. M'installant donc comme s'il s'agissait de ma propre voiture, inspectant jusqu'à l'intérieur de la boite à gants pour y trouver, éventuellement, de quoi m'occuper les mains et l'esprit. Quelque chose en plus d'Adriel, j'entends. Là, il a toute mon attention, ce qui n'est pas pour changer de d'habitude, vous me direz. Il a toujours eu ce petit truc en lui, bourré de charme. Ces yeux qui pétillent, ce sourire à la fois innocent et craquant. Certes, je ne suis pas objective, mais cela n'importe peu en fait, puisqu'il n'y a que lui et moi sur cette route, et pour un long moment dont je compte bien profiter finalement. Plus que je ne l'avais imaginé, en tout cas. « Je ne sais pas … Peut-être parce que tu étais à Las Vegas ! Tiens d'ailleurs je vérifie que tu n'as pas bu d'alcool avant. » Parce que dans cette ville, toutes les folies sont permises, c'est bien connu, et à n'importe quelle heure de la journée. Sans crier gare j'approche mon visage du sien, ou plutôt mon nez de ses lèvres pour vérifier qu'il ne met pas notre vie en danger. Résultat négatif. « Bon, ça a l'air d'être OK. » Je ris un peu tandis que lui s'occupe d'allumer la radio. Chance, nous tombons sur une musique joyeuse, parfaite pour l'occasion. A nouveau bien calée dans mon siège, je me plonge avec lui dans nos souvenirs, ce fameux road trip en Amérique du Sud. Naturellement cela me fait sourire, voire même rire tellement c'était génial et magique. Et en parlant de la Colombie, évidemment, les mêmes souvenirs que lui doivent me revenir à l'esprit. C'est là que tout a commencé entre nous et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on en avait bien profité dès le début. « La Colombie, bien sûr que je m'en souviens. On était un peu seuls au monde mais on se débrouillait plutôt bien tous les deux. » Je dis cela avec une certaine fierté espiègle, sans décoller mon regard de la vitre puisque l'on s'engage dans le désert et qu'au loin les montagnes forment un bel horizon. Le soleil est déjà bien bas dans le ciel et devrait se coucher d'ici une ou deux heures environ, tout au plus. Me tournant légèrement vers lui, je l'observe un petit instant avant d'oser dire : « Je suis contente d'être tombée sur toi finalement. J'avais peur que tu m'en veuilles encore pour la dernière fois, mais on dirait que non. » Et un sourire a à peine le temps de s'esquisser sur mes lèvres avant que je n'ajoute une question. « Ton séjour s'est bien passé à Vegas ? »
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Jeu 5 Mar 2015 - 9:46

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Oui, bon ,c'est vrai que les quelques jours passés ici étaient suffisant pour penser que je n'allais pas forcement être un très bon conducteur, surtout pour rentrer... J'avais la tête en vrac, mais mes lunettes de soleil cachaient un peu mes yeux éclatés. Heureusement, sinon, je suis certain que même Alice aurait fuit. Non, pas Alice. Elle n'a jamais fuit, même face au pire de moi même. Même pendant notre voyage, j'ai failli craquer une fois. Elle était resté, et m'avait aidé à passer le cap. L'alcool est très mauvais chez moi, et me fait être le pire des hommes l'espace de quelques minutes. Cetains ont l'alcool joyeux, d'autre dépressif... Moi je ne sais jamais à l'avance quel facette de ma personnalité va ressortir.

« - J'ai bu, souvent, mais je n'ai pas bu hier. Il fallait que j'ai toute ma tête au casino »

Ce qui ne m'a pas empeché de perdre au black jack. Pire, j'avais litteralement vidé mon compte, en espérant me refaire. C'était du suicide. J'étais vraiment dans la merde. Elle approche son nez de ma bouche, et je la laisse faire, amusé.

« - Bien sur que oui c'est ok, je ne suis pas encore totalement inconscient ! »

Je ris légèrement, et m'engage sur une route, ne voyant qu'une gigantesque ligne droite en face de nous. Comme s'il n'y avait plus rien dans ce monde, juste une immense étendue de sable. Et nous, en plein milieu. Plus rien, plus de problèmes. Nous en venons à parler de la colombie, et je m'accroche à ses souvenirs comme une bouée. J'étais heureux, à ce moment là. Est-ce qu'il faut que je reparte ? Que j'abandonne tout ce que j'ai pour retrouver ce frisson et ces sensations ? J'en sais rien... et de toute façon, je ne peux pas partir.

« - On a toujours été un beau duo, rien ni personne ne nous résistait »

Mais ça, comme on dit, c'était avant. Maintenant, on me résiste. Maintenant, notre duo n'est plus comme avant, et nous en sommes ressorti moins fort. Une perte, qui était innévitable, mais qui pourtant s'est faite ressentir. Quand elle me parle du séjour à Vegas, je grimace sans vraiment m'en rendre compte.

« - Disons que j'ai connu mieux... Je peux te dire un secret ? »

Bien sur que je peux. Je peux tout lui dire.

« - Je suis venu pour me vider la tête... et non seulement ça m'a pas aidé, mais le seul truc que j'ai réussi à vider, c'est mon compte en banque.  Je tourne la tête vers elle Je suis ruiné. Genre plus un seul centime. Et il est hors de question que j'aille voir mon père ou quoi que ce soit. Je ne sais même pas comment je vais faire encore. »
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Ven 6 Mar 2015 - 19:29

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A l'entendre, Adriel se serait bien amusé hier au casino, et avec l'esprit sain en plus. Oui bien sûr, c'est difficile de bien jouer au poker avec des degrés dans le nez. Ça me fait sourire de l'imaginer ultra sérieux, assis à une table, pour jouer son argent. Le comble, n'est-ce pas ? Je suppose qu'il sait juste ce que c'est que de s'amuser, lui. Adriel et moi, on a toujours été sur la même longueur d'onde. Savoir s'autoriser quelques écarts, ça ne fait pas de mal … Enfin, presque. Ok, parfois, on se mord les doigts. Mais au moins, ça nous fait des bons souvenirs, chose non négligeable. D'ailleurs, quand il parle de nous et nous qualifie de beau duo, je m'accroche à cet air heureux – ou nostalgique – qu'il me montre, un sourire aux lèvres. C'est valable pour moi aussi. Notre couple a beau s'être terminé relativement rapidement, j'en garde pourtant de merveilleux souvenirs grâce à tout ce que nous avons vécu et vu au cours de ces mois ensemble. L'une de mes plus belles relations, c'est indéniable, et le plus chouette dans tout ça, c'est qu'entre nous, c'est resté simple et chaleureux. « C'est bien vrai, on était des durs à cuire. » Conclus-je simplement à ses propos avant de le lancer sur le sujet de sa venue à Las Vegas. De suite, je vois bien que tout ne s'est pas vraiment passé comme prévu, en tout cas quelque chose cloche. Il devrait revenir de cette ville avec plein d'étoiles dans les yeux mais ce n'est pas le cas. Alors je l'écoute, j'hoche la tête quand il me demande s'il peut me dire un secret. Evidemment qu'il peut, et puis j'adore ça, qu'on se le dise. C'est alors qu'il m'avoue être sans plus un sous, à cause notamment des jeux du casino. Je le regarde avec de grands yeux, quand même étonnée qu'il ait autant pris de risques, et aussi du fait qu'il ne puisse pas en parler à son père. Mais c'est aussi compréhensible, après tout il n'aurait pas dû aller jouer son argent aussi dangereusement. Moi qui suis pourtant dépensière et ai même été du genre à vivre en frôlant la ligne rouge quand j'étais plus jeune, j'ai malgré tout appris à faire plus attention. Et puis, il y a mon travail de prof qui me permet de vivre aussi. Bref, Adriel est dans la merde. « Merde Adri, t'as fait le con. » Je ne dis pas ça sur un ton de gros reproche, il me connait assez bien pour savoir que je ne le jugerai pas là-dessus et surtout que je préférerais toujours chercher à aider plutôt que d'enfoncer. « Tu loges où en ce moment ? T'as un toit, quand même ? Parce que sinon moi je t'accueille hein, tu le sais ? Mes colocs ne seraient pas contre aider non plus, j'en suis sûre. » Enfin, je l'espère fort. Mes yeux restent bloqués sur lui un moment, et je finis par sourire. « Va falloir te trouver un job en tout cas, si tu refuses d'aller voir ton daron. Et … apprendre à mieux jouer au poker. T'es meilleur pour d'autres choses faut croire. » Que je finis par admettre, me retenant de rire à peine une seconde. J'espère qu'il ne m'en voudra pas mais parfois, faut pas oublier de rire, même des choses sérieuses. N'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Ven 6 Mar 2015 - 23:25

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Des durs à cuire je ne sais pas, mais nous étions inséparables. Et quand on se trouve à l'autre bout du monde, loin de son petit confort quotidien et sans rien, et bien, le fait d'avoir une personne sur qui se reposer dans les moments les plus durs est essentiel. Qui sait si j'aurai tenu aussi longtemps sans elle. Non, c'est certain. Je n'aurai même pas eu cette idée folle de partir à l'aventure, histoire de rentrer au pays seulement par nos propres moyens. Alice avait ce grin de folie, et c'était ce qui m'avait tout de suite plu chez elle. Bien sûr, il y avait eu d'autres choses, mais c'est ça qui m'avait fait renoncer à mon billet d'avion direction les Etats Unis pour aller avec elle dans un road trip. Entre amoureux, à l'époque.

« - Tu sais, parfois je regrette de ne pas avoir recommencer... on était bien, et là bas, il n'y avait pas de prise de tête, ni de problème. Juste nous, et le van »

Ainsi que les personnes chez qui nous avons vécu mais ça, c'est une autre histoire. J'aimerai, parfois, penser que si je repartais, je retomberais sur les mêmes personnes, et qu'elles pourront m'accueillir avec le même sourire qu'il y a quelques années. Et si je m'étais promis de prendre de leurs nouvelles, je ne l'avais jamais fait. Pas par manque d'envie, mais parce que je n'avais aucune idée de comment faire.

« - Je sais, je sais... »

En tout cas, elle est adorable... je viens de lui dire que j'étais dans la merde, et du coup, elle me propose son aide. Je n'en attendais pas moins d'elle, de toute façon. Je la regarde, étant en ligne droite je peux me permettre de ne pas regarder la route quelques secondes... Je lui souris, tendrement.

« - Je vis à la fraternité du coup... mais c'est gentil... Je ne suis quand même pas sur que tes colocataires soient d'accord, même si c'est pour une bonne cause... mais tu sais, je ne demande pas la charité... »  

Je sais bien que pour elle, ça n'en était pas... mais je vois ça comme ça, personnellement.

« - Un job ? Mouais... t'es marrante, mais clairement, je ne sais rien faire. Pas qui sert dans la vraie vie en tout cas »

Putain, j'ai dis la vraie vie. Comme si la vie que je menais en ce moment n'était qu'une illusion, un rêve... Et qu'il fallait que je redescende sur terre. Je ris un peu en l'entendant, mais je préfère éviter de trop en parler pour le moment, il faut dire que même si je n'avais pas bu, je n'étais pas très frais.

« - à toi de me raconter ton séjour à Las Vegas ! »
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Mar 10 Mar 2015 - 1:15

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Décidément, chaque fois que nous parlons de ce voyage, je peux ressentir la nostalgie à plein nez d'Adriel. Il me l'exprime clairement, d'ailleurs, son envie de repartir, recommencer. Reprendre les routes, ensemble, avec l'insouciance qui était la nôtre à l'époque. Moi aussi, ça me fait rêver, rien que d'y repenser. Je crois qu'on ne se suffit jamais de nos voyages et de nos expériences, il en faut toujours plus. Les yeux ne peuvent jamais s'arrêter de briller avec de telles idées. Avec les siens, Adriel me prend au piège. « Qu'est-ce qui nous empêche de partir là et tout recommencer ? » Je capte son regard et me mets à rire, bien sûr, pour le manque de sérieux de ma question. Ma main s'écrase doucement contre son épaule pour le charrier. « Tu te fais du mal, espèce de maso. Et à moi aussi. » Murmuré-je en ronchonnant à moitié, plutôt comme une gamine avec, malgré tout, ce petit sourire loin de la rancune. Las Vegas et ses folies, ou plutôt celles de mon ami arrivent ensuite sur le tapis. Je suis quand même surprise d'apprendre qu'il ait autant mis sa vie en jeu, tout du moins son argent, et lui propose une aide au cas où, comme je l'aurais fait avec n'importe quel ami proche, avant qu'il ne me dise vivre dans la demeure Delta. Rassurée, je me renfonce dans le siège, sans pour autant le quitter du regard. Quand je lui parle d'un job, sa réaction si négative m'étonne et je ne laisse pas passer ça, d'ailleurs. « C'est quoi ces conneries ? Adriel Snow ne sait pas prendre une commande, servir, ou vendre quelques fringues ? Au pire t'apprends sur le tas comme tout le monde ! » Mes yeux le jaugent un moment, avant que je ne poursuive sur ma lancée. « Avec ton corps tu pourrais même être facilement pris dans des boutiques de fringues réputées en tant que vendeur, tu peux me croire. Tout n'est qu'une question de motivation. » En même temps, il parle job avec la fille qui a été bien obligé de les enchaîner pour survivre, et puis je n'aurais pas supporté d'avoir seulement mes études, il fallait que je fasse autre chose pour m'occuper. Si en plus ça permet de gagner de l'argent, pourquoi cracher dessus ? J'aimerais secouer Adriel mais je me contente d'aller tapoter son torse par-dessus son t-shirt pour appuyer mes précédentes paroles. « Ca c'est très vendeur. Tout comme ta belle gueule. Tu aurais tes chances un peu partout dans ce monde injuste et discriminatoire. » Je souris finalement avant de regarder à nouveau la route. Vient mon tour de parler de Vegas, je soupire vaguement … « Si encore j'avais pu y rester plus de quelques heures. Je n'ai même pas pu faire tout ce que j'avais prévu. Me marier face à Elvis, aller sous la Tour Eiffel, tout ça … » La nuit commence à tomber, le soleil disparaît derrière les montagnes au loin et bientôt seuls les phares nous éclairent la route. « Heureusement que c'était toi mine de rien. J'ai pris ce site de covoiturage à la va vite, t'aurais aussi bien pu être un cinquantenaire pervers en quête d'aventures. L'horreur. »
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Mar 10 Mar 2015 - 12:22

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Putain... c'est limite si elle ne me fait pas regretter d'avoir prit le chemin pour retourner chez nous... et si je faisais demi tour ? Là, sur la route, puisque de toute façon nous sommes seuls à être deçu ? Un petit drift, pour repartir dans l'autre sens ? C'est très tentant, en fait... Tellement que je regarde Alice avec un petit sourire plein de défi. Mais voilà, rapidement, la réalité nous remonte rapidement en tête, et elle pose sa main sur mon épaule.

« - Ouais, je sais... Mais ça fait du bien de rêver un peu »

Mais bon... voilà que la discussion change, et qu'elle me remonte les bretelles. Ça n'arrivait que rarement, depuis qu'on se connaissait, seulement quand elle pensait avoir raison. Bon, et là, je l'avoue, elle a peut-être raison, finalement... Mais je n'avais jamais travaillé de ma vie, j'ai toujours été de ceux qui se font servir. Et voilà que maintenant, j'allais devoir faire le contraire. Ça allait être compliqué putain... Mais je ne m'avouais pas non plus vaincu, je trouverai une solution.

« - Donc si j'ai bien compris... tu penses que je ne suis qu'un physique ? »


Bien sur, c'est pour la taquiner, je sais très bien que ça n'est pas ça qu'elle pense. Loin de là même. Je sais que peu importe ce qui m'arrive, et ce que je compte accomplir, je pourrais avoir le soutien d'Alice. Elle n'était pas qu'une ex avec qui je suis resté en bon terme. C'est une amie, une vraie.

« - Je verrai... dans tous les cas, il me faut un boulot qui ne me fasse pas remarquer... Genre... que je peux facilement cacher à l'équipe, et à la fraternité. J'ai une réputation à tenir ! »

Je n'aime pas être de ce genre, à faire attention à ce qu'on pense de moi. Mais plus le temps passe, et plus le temps va m'obliger à faire un choix. Et j'aurai besoin de choses auxquelles me raccrocher, et je sais que mon statut peut m'y aider parfois. Je l'écoute parler de son voyage, et je ne peux pas m'empecher d'exploser de rire

« - Te marier ? Avec qui ? Et même pas tu ne m'aurais prit comme témoin ! Je note... Et oui, tu as eu de la chance... je ne suis que pervers et en quête d'aventure ! »

Je lui fais un clin d'oeil entre deux rires, et me reconcentre sur la route. Mais rapidement, je ne vois plus rien. Les fenetres sont couvertes de fumée, je ne vois pas à un mètre devant. Je m'arrête sur le côté, bien qu'il n'y ait personne.

« - Merde, c'est quoi ça ? »

Et en faisant un tour vers le capot, j'entend une sorte de petite explosion. Je regarde Alice, avec de grand yeux. Merde, ma voiture !
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Mar 10 Mar 2015 - 16:53

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Alice Collins
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Non bien sûr, Adriel n'est pas qu'un physique, surtout pas à mes yeux. Mais quand on le regarde, que voit-on en premier ? Ça, lui-même le sait, le monsieur Delta pour qui les apparences sont importantes. Il est comme moi sur ce point. En réponse à sa taquinerie, je lève les yeux en l'air. « On s'en fiche de ce que je pense. L'employeur par contre, c'est la première chose à laquelle il va penser. Tiens un beau gosse, voilà qui va plaire aux petites jeunettes et à leurs hormones en folie ! » Je rigole en retrouvant son regard, espérant qu'il partagera cet avis avec moi d'ailleurs. Sinon, il mériterait bien d'une mise à jour sur le monde du travail d'aujourd'hui, mais ça m'étonnerait. Un petit sourire reste bloqué sur le coin de mes lèvres quand il m'évoque le fait que tout doit rester caché aux yeux du monde, de son équipe et des Delta. Je me demande comment Charly considérerait le fait que l'un des siens soit fauché financièrement parlant et à la recherche d'un petit job pour subvenir à ses besoins. En soi et parce que je viens d'un milieu modeste, je ne trouve rien de choquant à cela mais Von Bodman lui, vient d'un tout autre monde. Et puis la fierté des hommes, on en parle ? C'est tout un phénomène auquel je ne peux rien. De toute façon, ce n'est pas comme si je ne l'aimais pas, leur fierté. « Tu devrais faire de la plonge dans un resto. Personne ne voit les plongeurs. Et puis, tout le monde sait faire la vaisselle … Sauf peut-être Charly. » Ajouté-je pour plaisanter tant l'occasion est bonne. J'ai juste envie de faire relativiser Adriel à son sujet, il trouvera forcément quoi faire, surtout s'il n'a plus d'autres choix.

J'ai toujours aimé son humour qui s'alliait parfaitement au mien. Quand je lui parle de mariage à Las Vegas, il éclate de rire, un rire communcatif d'ailleurs puisque j'en fais rapidement de même. Davantage quand il me prévient n'être que pervers et à la recherche d'aventure. Oui je suis sauvée, ce n'est pas un cinquantenaire ! « C'est vrai que t'as une tête de détraqué en fait, le regard perçant et la barbe d'un mois en plus … » Je n'ai même pas fini de le taquiner que la voiture tout à coup se met à ralentir, après avoir fait un bruit particulièrement étrange. Quand je regarde devant je vois de la fumée s'échapper du capot et mon sang se glace. Adriel se gare et sort rapidement pour aller voir ce qui se passe, je le suis aussitôt. Un nouveau bruit détonne de sous le capot, par réflexe je m'écarte puis adresse un regard inquiet à Adriel. « C'est ta voiture qui a décidé de nous lâcher je crois … » Et ça n'a rien de drôle en l'occurrence. Je me rapproche de lui et l'aide à relever le capot mais avec la nuit et les phares qui éclairent devant, il nous est impossible de voir quoi que ce soit. La fumée nous aveugle en plus, et l'odeur est affreuse. « T'as pas une lampe torche dans ta voiture ? Qu'on essaye de voir d'où vient le problème. » Avec une famille essentiellement masculine, on m'a quelques fois montré ce qui se passait sous le capot d'une voiture, et puis rien que pour le permis, j'étais bien obligée d'apprendre où était chaque pièce. Adriel aussi, j'imagine. Pendant qu'il cherche une lampe, je sors mon téléphone de ma poche et regarde s'il y a du réseau. Rien du tout. Le néant. Et là, c'est un peu l'angoisse. « Merde, merde. » Que je lâche en me mordant la lèvre, avant de relever la tête vers mon ami. « Tu captes quelque chose toi ? »
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Ven 13 Mar 2015 - 9:14

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J'avais du mal à me dire que j'allais devoir travailler... Je ne pensais même pas avoir à travailler un jour, en fait. Moi, j'aimerai être footballeur. Comme métier, il n'y a pas mieux pour moi. Mais devoir me mettre à un métier ou je vais devoir me lever tous les matins, sans le vouloir... Aller dans un job où peut-être que j'allais me prendre la tête avec le reste. Franchement, un fils Snow dans un job ? On allait me charrier. Ou alors il faudrait un métier ou on ne me voit pas. Genre... Le téléphone rose, ça existe encore ? En y pensant, je ris un peu. Franchement, ça devenait n'importe quoi dans ma tête. Bon en tout cas, Alice avait été sincère, et ça me faisait plaisir. Je préférais ça.

« - Ouais... mais tu vois, même si j'ai besoin d'un boulot, j'ai pas forcement envie d'être prit que pour mon physique... au contraire, franchement ça va me soûler. »

Surtout que j'étais certain qu'il restait des personnes qui engage pas seulement pour le physique, même si c'est vrai qu'il y a de plus en plus de personnes qui prennent selon le physique, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux. Bref, elle me propose de faire la plonge. Quoi ? Genre la vaisselle ? Mon Dieu, je crois que si je fais ça, je déprime, clairement.

« - En même temps ce n'est pas dur, Charly ne sait que donner des ordres. Et gueuler. Et faire chier. C'est déjà pas mal, ça doit être fatiguant en plus ! »

Je retrouve un peu le sourire, mais un élément me le fait perdre rapidement. Ma voiture ! Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Jamais elle ne m'a fait ça, et voilà que là, elle me lâche. La fumée.. Le moteur qui lâche... ok, là, vraiment, on est dans la merde. Et putain, il fait déjà nuit, alors imaginez la galère. Et non, j'ai pas de lampe. Du coup, je sors mon téléphone.

« - J'ai pas de réseau non plus... mais j'ai une application lampe de poche ! »

Du coup, je l'allume, ne faisant même pas attention au niveau de batterie, et regarde ce qu'il se passe sous le capot. Le problème, c'est que je n'y connais rien. Par contre, je crois que ce n'est pas normal cette grosse odeur de brulée.

« - On va laisser les affaires là, et on va avancer pour essayer de trouver une station service, ou quelques choses. Faut qu'on reparte, et si on a pas de réseaux, pas de dépaneuse ! »

Je vais dans ma valise, et prend juste un petit sac avec quelques trucs dedans, genre un pull, et des barres de chocolat. Une bouteille d'eau aussi. Et mes clefs de voiture, après avoir tout fermé. Je garde la lampe dans la main, et sourit à Alice

« - On y va ? »

Moi qui voulait de l'aventure...
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Lun 16 Mar 2015 - 1:00

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Après avoir plus ou moins terminé notre conversation à propos du chef de sa confrérie sur un ton humoristique, l'impensable arrive, une panne de la voiture. Vu la fumée qui se dégage du véhicule et la vitesse à laquelle elle s'est immobilisée, c'est encore une chance qu'elle n'ait pas explosé avec nous à l'intérieur … Enfin, pour ce que j'en sais à propos des problèmes automobiles ! Une fois dehors, Adriel me déçoit en m'apprenant qu'il n'a pas non plus de réseau. Alors comme ça, ça n'arrive pas que dans les films ces conneries ? Quand le faisceau de la lampe de son portable illumine le dessous du capot, je me penche afin de regarder de plus près d'où pourrait venir l'explosion. Et … hormis la fumée qui vient m'aveugler et m'embaumer, je ne discerne pas grand chose fort malheureusement. Soupirant d'exaspération, je me retourne et m'appuie sur le rebord de la voiture, passant une main dans mes cheveux. Evidemment, je cherche une solution. Rester là et attendre que quelqu'un passe et accepte de nous venir en aide ? Laisser la voiture sur le bas côté en priant pour qu'il ne lui arrive aucun mal et partir nous-même à la recherche d'un peu d'aide quelque part ? Quand j'envisage cette possibilité, Adriel me la propose à voix haute. Je pose mon regard sur lui et reste silencieuse un moment, réalisant que c'est tout lui de ne pas rester sans rien faire. Que si j'ai fait ce voyage à l'époque avec lui, ce n'était pas sans raison. C'est comme ça que je l'aime, avec cet esprit vif et audacieux, quand bien même l'idée de se trouver un travail ne l'enchante pas. Un sourire se dessine finalement sur mes lèvres quand je me décolle du capot. « Ok c'est parti ! » Je vais chercher à mon tour les quelques affaires qui pourraient m'être utile puis me rapproche de mon ami pour rouvrir son sac et le remplir davantage, un sourire malin sur le visage. « Quoi ? Je ne vais pas prendre mon nouveau sac à main pour marcher le long de l'autoroute quand même. Ca ferait mauvais genre. » Non, je n'ai pas perdu mon humour en cours de route, ça aurait été trop triste et pas du tout mon genre. Une fois qu'il a verrouillé la voiture, nous prenons la route vers l'ouest et marchons à une allure plutôt constante mais vive. « Toi qui voulais de l'aventure, tu es servi. J'espère juste qu'il y aura un happy end. Tu as déjà vu le film La Colline a des yeux ? Ils sont dans le désert comme nous, et ils se font tous dévorer ou presque. Dans le 2, le père meurt au bûcher. C'est dégueulasse ce film, mais bon ça fait bien flipper. » Je dis cela avec un ton plutôt décontracté mais le contexte, la nuit noire et les quelques bruits bizarres qui nous entourent ne sont pourtant pas forcément rassurants. « J'suis pas froussarde d'habitude, mais je me sentais plus en sécurité en Amérique du Sud que sur cette route. » Poursuivis-je, en véritable moulin à paroles. Le truc, c'est que parler dans une telle situation, ça fait du bien. Si je vous jure. Alors je continue en tournant mon visage vers Adriel. J'aurais tort de me priver. « Si on ne trouve rien d'ici une heure, on fait demi-tour ? A moins que tu aies pris une tente de camping dans ton sac. Mais ça m'étonnerait, les hommes et l'organisation c'est jamais trop ça. » Bon en fait, si je parle autant, autant le dire, c'est que je me sens pas du tout en sécurité.
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Ven 27 Mar 2015 - 9:49

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Bah alors ? C'est parti Alice ! Alors pourquoi elle retourne à la voiture ? Mais bon, je ne dis rien, et reste immobile, à attendre que mademoiselle ait finit. Je verifie une nouvelle fois mon téléphone, avant qu'elle revienne, allant ouvrir mon sac. Sérieusement ? Je lâche un petit rire en la regardant faire, et regardant tout ce qu'elle voulait mettre dans mon sac.

« - Mais tu penses vraiment que tu auras besoin de tout ça sur la route ? Parce que bizarrement, je ne suis pas sûr. Et en plus, c'est moi qui vais devoir porter ? Tu abuses ! »

Je ferme le sac lorsqu'elle finit de mettre ses affaires, et le ferme avant de le remettre sur mon dos. Elle me fait rire. Elle m'a toujours fait rire de toute façon, c'était bien ce qui m'avais séduit la première fois que je l'avais vu la première fois, dans ce pays d'Asie. Je l'avais vu, ce petit bout de femme, avec qui je rêvais de passer ne serait-ce que quelques heures, entre deux journées de visite. Et voilà, on ne s'est pas quitté depuis. Bien sûr, il y a eu des hauts et des bas, comme tout le monde. Nous avons même eu une relation amoureuse passionnée mais effritée avec notre retour, mais... Elle restait exceptionnelle, et j'aurai certainement toujours ce petit truc pour elle. En tout cas, elle a raison sur une chose : je suis servi niveau aventure ! Mais je ne pensais pas que ça arriverait si vite...

« - Euh, non, je n'ai pas vu... mais je peux te dire quelque chose ? Tu ne me rassures pas du tout ! »

Non, j'avais pas trop envie de me faire bouffer, je suis encore trop jeune, et j'ai plein de choses à faire ! J'ai jamais été très fan de film d'horreur. J'avoue avoir bien aimé les Saw, mais les premiers, ceux où l'histoire tenait encore. Plus on avance, et plus c'est du gore gratuit et ça, franchement, ça ne m’intéresse pas le moins du monde.

« - Et puis franchement, tu penses que c'est le moment de me raconter ça ? Trouve autre chose »

Mais je connais bien Alice. Je sais que si elle parle beaucoup et surtout, si elle dit tout ce qui lui passe par la tête sans réfléchir, c'est parce qu'elle est stressée. Je ne dis rien, et l'écoute avec un petit sourire aux lèvres.

« - On ne va pas faire demi tour, au pire, on dormira à la belle étoile. Si on dort, parce que bon, la voiture c'est un peu tout ce qu'il me reste, j'ai un peu peur de la laisser toute seule. »

Je m'approche d'elle, et prend sa main dans la mienne, pendant qu'on avance. Ce n'était pas grand chose, mais j'espérais que ça puisse la rassurer un peu. Je croise mes doigts aux siens, caressant le dessus de sa main de mon pouce. Je reprend la marche, gardant le même rythme.

« - On a vécu pire que ça, on va réussir ! Je t'offrirai un verre si jamais on s'en sort ! »

je lâche un petit rire.
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Lun 30 Mar 2015 - 15:39

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Je me retiens de lui dire qu'il est l'homme et donc qu'il est censé porter les choses, quand même, et sans rechigner s'il-vous-plait, mais il faut croire que la société change. Bon, à la place je lui offre le plus beau de mes sourires pour le persuader et heureusement il ne ronchonne pas bien longtemps. Nous commençons donc à marcher ensemble sur le bord de cette route sinueuse dans le désert californien. J'espère que nous tomberons sur une station à chaque virage mais ça ne vient pas, malheureusement. Tout ce que m'inspire le décor, c'est l'un des meilleurs films d'horreur que j'ai pu voir dans mon adolescence. J'en fais naturellement part à Adriel qui m'invite aussitôt à changer de sujet. Il réussit à me faire sourire malgré tout car il ne fait pas semblant d'être invincible. C'est encore une chose que j'ai toujours adoré chez lui, cette capacité à surmonter ses peurs sans surjouer, jamais. Je ne suis pas froussarde facilement d'habitude. Peut-être que la raison est que je ne m'étais préparée à rien cette fois, ou alors parce que c'est tentant de se faire rassurer par Adriel … Bonne question. En tout cas, quand il mène la barque en me disant qu'il ne compte pas faire machine arrière malgré sa voiture esseulée, je me regorge d'assurance. « Que veux-tu qu'il arrive à ta voiture ? Personne ne viendra la chercher et je doute qu'elle cherche à s'enfuir dans l'état où elle est. » Je rigole toute seule suite à la vision que j'ai en tête. Puis Adriel s'approche et saisit ma main, un geste auquel je ne m'attendais pas du tout mais qui me fait du bien. Je resserre ses doigts entre les miens et lui adresse un nouveau sourire sans rien ajouter. Je n'ai pas envie d'interpréter ces deux mains liées, ce n'est pas du tout le moment pour m'embarrasser avec ça. Tout ce qu'il y a à retenir, c'est que ça rassure et motive. Deux ou trois minutes passent et c'est lui qui reprend la parole avec une décontraction que j'ai moi aussi retrouvée. « Prépare-toi déjà à sortir ton argent alors, je ne compte pas mourir aussi jeune et surtout aussi tragiquement. Quoique ça pourrait faire une belle une de journal. Alice Collins, star montante à l'UCLA et future exceptionnelle danseuse retrouvée morte dans le désert californien en rentrant d'un voyage à Vegas … Waou, ça en jette non ? » Je cherche le regard d'Adriel, faussement surexcitée. « Ou alors moins dramatique et plus romantique, Alice Collins et Adriel Snow, portés disparus après le weekend à Las Vegas. Complot ? Enlèvement ? Meurtre ?Qu'est-il advenu des deux amants du désert ? » Et alors qu'un nouveau rire s'échappe de ma gorge, mon regard se porte au loin sur une espèce de bâtisse qui nous apparaît à la sortie d'un nouveau virage. On dirait une vieille station essence, le seul problème étant qu'il n'y a aucune lumière, ni aucun signe de vie. Je m'immobilise et l'observe un moment, me mordillant la lèvre supérieure. « C'est peut-être le repère d'un criminel. » Les aventures ne font donc que commencer.


Avec une insupportable vanité, elle s'était imaginé pouvoir sonder le cœur de tout le monde. Les évènements avaient montré qu'elle s'était complètement trompée. Austen
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Lun 30 Mar 2015 - 21:57

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« - Alors déjà, tu ne parles pas de ma voiture comme ça ! C'est mon bébé, j'aime pas la laisser toute seule, c'est tout. Et que je ne te vois pas rire, c'est le seul truc qu'il me reste ! »

Quelle idée de penser à un film d'horreur alors qu'on se balade seuls dans le désert ? On pourrait crever, comme dans les films ! Et puis ça arrive même dans les séries policières... et déjà, j'en vois beaucoup plus souvent ! Et elle en rajoute une couche... Bon, bah maintenant, on va faire la une des journaux ! Et pas n'importe lesquels, attention ! Non, ceux qui font l'information, pas les potins ou les journaux que personne ne lit. Limite elle me dit qu'on va passer à la télé, et qu'un film sera fait pour nous, avec marqué à la fin « histoire inspiré de faits réels, Alice et Adriel, reposez en paix » Non, c'est mort ! Je suis encore trop jeune pour claquer, et j'ai rien fait de ma vie. Rien de tout ce que je voulais en tout cas.

« - Les amants du déserts ? »

Je ris un peu en la regardant.

« - Tant qu'on a pas posé la trace de nos culs sur le sable, on est pas vraiment amants du désert ! »

Autant on l'avait fait dans pas mal de lieux dans la nature, mais pas dans le sable désertique. Quelle idée en meme temps ? Franchement, ça ne doit pas être top niveau hygiène, et il n'y a pas la mer pour se nettoyer vite fait après ! Mais bon, ça me fait rire. C'est du Alice, en fait ! Elle a ce pétillant qu'elle sait garder, même quand elle a peur.

« - Et arrête de dire n'importe quoi. On va s'en sortir, c'est même pas négociable. Ok Collins ? »

Je serre un peu plus ses doigts, et on avance tranquillement, jusqu'à ce que l'on tombe sur une sorte de boutique abandonnée. Elle le semble, en tout cas. Du coup, je lache sa main, et cours presque jusqu'à la porte. C'est fermé. Mais c'est mort, j'entre ! Je casse un carreau prudemment avec mon coude, et j'ouvre de l'interieur.

« - Tu m'attends ? Je vais vérifier s'il n'y a pas de tueurs à l'interieur ! »

J'avance, doucement, et... j'ai envie de la faire chier. Il n'y a personne, peut-être juste quelques souris. Je cherche donc des trucs parmis les rayons, et après une bonne minute, je retiens un rire, et pousse un hurlement

« - AAAAAAAAH AU SECOURS ! »

Je me cache, derrière une porte, où j'arrive à voir à travers le trou de la serrure. J'ai hate de voir comment va réagir Alice. Est-ce qu'elle va fuir ? Courir en sens inverse ? Vouloir me sauver ? Elle va surtout me tuer quand elle va se rendre compte de la plaisanterie...
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Lun 6 Avr 2015 - 15:37

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Face à cette bâtisse semble-t-il désaffectée, je sens mon cœur s'emballer. Le contexte est aussi intimidant qu'excitant et j'ai comme le sentiment que c'est ce qu'il nous fallait à Adriel et moi. Un peu d'action, quelque chose pour nous changer les idées. Délier ses deux mains jointes aussi et les occuper autrement. Mon ami prend vite le devant et décide de casser une vitre pour entrer dans cette boutique déserte. Moi, je trépigne d'impatience et d'euphorie. La délicieuse peur que quelqu'un nous surprenne et nous arrête, l'enthousiasme à l'idée de braver l'interdit et surtout, de s'en amuser. Je suis en ébullition donc, face à un homme qui ne semble avoir aucune peur ou presque. Je l'observe poser pieds à l'intérieur et quand il me parle de tueurs, je me mets à glousser, l'incite à avancer en lui donnant un coup dans l'épaule. « T'as intérêt de tous les éliminer s'il y en a, et de me dérouler le tapis rouge ensuite pour que je fasse mon entrée magistrale. » Evidemment je plaisante, je n'ai pas autant de prétention, quand même. La main accrochée à la poignée de la porte, je me retiens d'entrer pour le suivre malgré toutes les pulsions qui m'assaillent, juste pour jouer le jeu à fond. Tout ce que j'attends c'est un signe d'Adriel et … il arrive, seulement ce n'est pas ce que j'espérais entendre. C'est un cri strident de détresse, le sien. Mes yeux se bloquent sur un point dans le noir tandis que mon corps se raidit, en alerte. Ça pourrait être grave, je mets un moment à réaliser. « Adriel ? » … Aucune réponse. « ADRIEL COLE SNOW ! » Cette fois je hurle, commençant malgré tout à m'inquiéter. Et puisque je déteste attendre sans rien faire, je me décide à entrer moi aussi dans la pièce obscure. J'y discerne des rayons, avec de la nourriture surtout et d'autres objets quelconques … Mon corps se déplace silencieusement, discrètement, je suis aux aguets et tente de jeter des coups d’œil partout avant de quitter chaque rayon, tel un commando. Mais aucune forme humaine ne se distingue. Ça serait quand même louche qu'un criminel ait attendu que quelqu'un fasse son entrée ici pour attaquer … Faudrait vraiment ne rien avoir à faire de sa vie. En réalisant ça, je commence à apprécier l'idée d'une mauvaise plaisanterie. Mais à ce moment-là, je fais tomber derrière moi un paquet de friandise sans le faire exprès, ce qui me fait sursauter comme une folle. « Merde merde merde, putain. » Je jure, sous le coup de l'émotion. « Si c'est une blague c'est vraiment naze ! » Cette fois je m'adresse à celui qui doit rire de moi quelque part. En fait ça serait totalement son genre, et dès cet instant je me mets à le maudire complètement parce que j'ai marché, trop facilement. Quand j'arrive au fond de la boutique, j'entends un tout petit bruit provenant de derrière une porte et c'est avec le cœur qui bat à cent à l'heure que j'ose l'ouvrir, lentement, avant de crier comme une gamine quand je tombe sur lui. L'enfoiré a du se moquer de moi tout du long et ça me fait taper du pied, tout aussi puérilement. Aussi énervée que soulagée, je me mets à frapper – non pas violemment – sur son torse pour me défouler. « Putain je te déteste, t'es vraiment un salaud de m'avoir fait ça ! » Mais très vite il se retrouve bloqué par un mur derrière lui. Je ne sais pas où nous sommes, je ne vois pas grand chose de cette nouvelle pièce sombre hormis la lueur de ses prunelles, parfois. Cependant je ressens cette chose invisible qui s'immisce entre nous, cette tension que nous connaissons que trop bien. Instant silencieux, instant fébrile. L'effet Adriel. Il marche toujours aussi bien sur moi et c'est uniquement pour cette raison que je ne résiste pas à l'envie d'aller frôler ses lèvres avec les miennes, accrochant mes mains à son pauvre t-shirt. En fait, je crois que sa mauvaise blague a eu meilleur effet que prévu.


Avec une insupportable vanité, elle s'était imaginé pouvoir sonder le cœur de tout le monde. Les évènements avaient montré qu'elle s'était complètement trompée. Austen
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Sam 18 Avr 2015 - 2:06

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J'étais un vrai connard, j'avoue. Personne au monde ne voudrait faire peur à une amie, ou alors pas sérieusement. Mais bon, je trouvais ça hilarant sur le le moment, je l'avoue. Et quand je pense que justement, quelques minutes avant, elle en riait. Et bien ça lui fera une leçon ! C'était comme ça que je voyais la chose en tout cas. Bon après, j'avoue... peut-être que j'y suis allé un peu fort.. Parce que le cri semblait beaucoup trop réaliste, et le silence total ensuite. Moi, derrière cette porte, souriant en la voyant flipper. Pas un seul instant je me suis dis que je dépassais les limites, bien au contraire. J'étais excité à l'idée qu'elle puisse s'inquiéter à ce point. Et j'avoue que le résultat était à la hauteur de mes espérances. Et je peux même dire qu'à ce niveau, elle les dépassait. Elle crie même mon deuxième prénom, ce qui ne signifie qu'une chose : Elle s'inquiète vraiment, et en plus, et en colère.

Jamais personne n'utilise tous mes prénoms, ou alors... mon père, mais il n'est pas vraiment une référence en la matière. Oui, c'est une blague et oui, c'est naze. Ça signait aussi le moment de dire stop, et de sortir de ma pseudo cachette, afin de lui prouver que non, je n'avais pas été kidnappé par un dangereux psychopathe, et qu'il ne m'avait pas découpé en rondelle à l'interieur de la boutique. Oui, bon, très série télé mais voilà, c'était la seule vision que j'avais eu en tête, et bon... Autant la lui épargner ! Mais allez... une petite dernière pour la route ? Du coup, j'attends qu'elle passe à côté de moi, et me place de telle sorte à être bien en face d'elle, limite qu'elle me rentre dedans. La vérité en pleine face, dans tous les sens du terme. Ses petits poings s'abattent sur mon torse, me faisant un peu plus rire, si c'est possible. Je recule, pas à pas, jusqu'à me faire plaquer contre le mur à l'arrière. Certes ses coups ne font pas mal, mais ils ont eu le mérite de me bloquer.

« - Mais non, je sais que tu m'aimes ! »

Je ris un peu, essayant de me défendre un peu, et de repousser ses mains. J'attrape ses poignets, et les maintient fermement, entravant ses mouvements. Si elle continuait comme ça, je finirais avec un torse couvert de bleu, alors.. ça ira ! J'ai déjà pas mal à faire avec le football... Je sens ses cheveux qui m'effleurent le visage, et ensuite, ses lèvres. Elles touchent les miennes, et me rappelle l'espace de quelques secondes tous les baisers que j'ai pu échangés avec elle, dans nos années passées. Et j'en sais rien, peut-être ai-je envie d'y goûter de nouveau ? Après tout, ça faisait un bail. Ce n'était pas une raison, c'est certain, mais elle était suffisamment prêt pour laisser une opportunité. Que je saisis, avec un petit sourire. C'est peut-être pas ce qu'elle attendait, mais ça me fait sourire. J'entrouvre mes lèvres, les posant contre les siennes, leur offrant une légère caresse, presque trop légère pour être véritablement ressenti.

« - Tu t'en remettras... »

Je souris, comme à mon habitude quand je suis avec elle. Un rayon de soleil. Je lâche ses mains, et trouve la porte pour retourner dans la pièce principale. J'ouvre mon sac, et je commence à prendre tout ce dont on risque d'avoir besoin si jamais nous ne trouvons pas d'essence dans les kilomètres à venir. De l'eau, des sandwichs, un briquet. Un paquet de gâteau, en prime. Je referme le sac, et regarde Alice

« - Prête ? Parce que bon, clairement, on va devoir se la jouer aventurier ! »

Ah, et à la caisse, je prend un paquet de pile, pour les lampes torches. Je laisse cinq dollars sur le comptoir (comme si ça allait couvrir les frais de casse et de vol, mais bon, je ne pouvais pas me permettre de perdre le moindre dollars. Au moins, ça aura payé.... Les bouteilles d'eau et le briquet ?  On ressort, et j'attends qu'Alice me suive

« - Promis, je te laisse tranquille »

Je lui tend la main, en signe de paix.
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Mer 13 Mai 2015 - 21:00

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Alice Collins
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Adriel est fidèle à lui-même encore aujourd'hui. Effrayant, amusant, rassurant, séduisant, le tout en quelques minutes, comme autrefois, comme toujours. Adriel et Alice, j'ai cru un jour que cela pourrait survivre à Los Angeles. Ai-je vraiment arrêté un jour d'y croire ? Définitivement ? C'est indescriptible, ce qu'il me fait ressentir. C'est physique, et bien plus, parce que j'ai la prétention de dire que je le connais malgré tout. Je l'aime oui, c'est vrai, comme j'aime la vie et ces trésors humains qui m'entourent, jour après jour. Mais je l'ai aimé autrement, il fut un temps, et ça, on en garde toujours des traces. Je crois qu'il va le comprendre, quand je reste contre lui, quand j'abaisse mon regard vers ses lèvres et que...

Il me suit, fait confiance à cette envie qui n'est pas uniquement mienne, en fin de compte. C'est tellement léger, presque inexistant et pourtant, j'en frémis de tout mon long. Il me dit que je vais m'en remettre et moi, je doute avoir envie de m'en remettre, de cette frayeur. Avec du recul, c'était parfait. C'était ce dont je raffole. « Je peux essayer. » Que je lui dis alors quand il s'écarte, sur un ton à moitié ironique. Qu'on se le dise, ses lèvres n'ont pas été la meilleure des aides pour m'en remettre. Tout du moins, pas comme on aurait pu s'y attendre. J'ai du mal à définir mon état alors, bien ou mal, heureuse ou frustrée. Mais pour ce qui est de la frustration, c'est une émotion que j'ai bien du mal à supporter.

Cela dit, c'est la joie d'avoir retrouvé Adriel et notre complicité qui triomphe pour le moment. Je l'observe emporter tout ce qui serait susceptible de nous faire tenir pendant quelques heures, voire plus. « Evidemment que je suis prête, Snow. Je le suis toujours. » Et avec un regard en coin espiègle, je passe à côté de lui quand il dépose un billet sur le comptoir. « Quelle générosité. Le propriétaire de cette boutique priera tous les soirs pour toi maintenant, c'est sûr ! » Je rigole bien sûr sur ces paroles. Toujours est-il qu'il est celui de nous deux qui a eu bon cœur, car pour ma part je préfère garder égoïstement le peu d'argent qu'il nous reste. Quand il sort et m'assure de me laisser tranquille, je feins hésiter et finalement le rejoins avec ma bonne humeur légendaire, narguant d'ailleurs sa main au passage. « Comme si t'en étais capable. » Là je lui fais un clin d’œil exagéré et me dirige vers la route sur laquelle nous reprenons la marche. Au bout de quelques minutes, je constate que l'obscurité se fait davantage oppressante autour de nous. Je me retourne alors vers mon compagnon – vers son sac précisément – et cherche la lampe torche qu'il a plus ou moins volée. Il fait aussi de plus en plus frais, à chaque minute qui passe, confirmant la théorie que les écarts de température entre la nuit et le jour peuvent, dans certains endroits, être considérables.

Après avoir fait le moulin à paroles en lui racontant tout un tas de trucs plus ou moins intéressants, je finis par ralentir l'allure jusqu'à m'arrêter. « On devrait s'arrêter et dormir, enfin juste d'un œil, si jamais une voiture passe. » Bah ouais, même si on a emprunté une route très peu utilisée pour le plaisir de l'aventure, sait-on jamais, quelqu'un pourrait quand même passer par là... Je sors cette fois une couverture du sac et la pose sur la terre, légèrement à l'écart de la route. Une fois la lampe torche éteinte, nous n'avons plus que la lune pour nous éclairer, un tant soit peu. Et quand je suis finalement assise sur le plaid, je regarde Adriel, un petit sourire sur le visage. « Tu sais quoi ? Je suis contente que ça me soit arrivé avec toi. » Ce n'est pas si difficile à avouer, finalement. Je me sens même d'attaque à ajouter le plus important, non sans une touche  de fierté bien placée. « Tu me manques, parfois. Pas souvent hein, mais ça arrive. Je préfère te le dire maintenant, si jamais on se fait dévorer par un coyote ou si on meurt de froid durant la nuit. »


Avec une insupportable vanité, elle s'était imaginé pouvoir sonder le cœur de tout le monde. Les évènements avaient montré qu'elle s'était complètement trompée. Austen
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Mar 30 Juin 2015 - 17:42

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J'étais à deux doigts de l'embrasser, etj 'avoue en avoir un peu envie. C'était toujours comme ça avec Alice, dès que je l'avais devant moi, j'avais envie de raviver le temps de quelques heures, ou minutes, ce que nous étions, autour du monde. Nous étions seuls, heureux, en couple, et totalement insouciant. Pas de problèmes, juste de l'aventure, et c'était extraordinaire. Du coup oui, être proche d'Alice, j'avoue que ça me fait penser au passé, et que ce n'est pas si désagréable que ça, même si je ne souhaite pas renouveller l'expérience. Enfin, partir autour du monde si, pourquoi pas, mais nous avons eu la preuve que notre couple était incompatible avec la vie de Los Angeles.

Je sens que lorsqu'elle dit qu'elle peut essayer, elle ne pense pas vraiment à la même chose que moi. Elle va s'en remettre, oui, et j'ai presque envie de lui dire que j'ai une technique pour ça, mais... Non, trop facile. En tout cas, maintenant que nous ne sommes plus en contact, que ça soit par les lèvres ou toute autre partie du corps, je la laisse à ses reflexions pendant que moi, je passe en mode guerrier. Survie. J'ai l'impression d'être un Rick Grimes, en beaucoup plus propre et classe. Quoi que, avec ma barbe, je ressemble assez à la version sale et désesperée de Rick. Je prépare donc notre petit kit de survie avec ce que le mec possède dans sa boutique, avant de retourner vers elle, fier de moi.

«  - ça je sais, tu es comme moi sur ce point là »

et voilà qu'elle se moque de moi et de mon billet.

«  - c'est surtout pour lui montrer que bon, c'est pas de grand bandit, c'est que.. moi »

Je souris un peu, et on repart. La joie d'Alice est un moteur, sans elle, je serai surement resté dans la boutique jusqu'à demain. C'est peut etre ce que l'on aurait du faire, d'ailleurs, mais j'ai envie de plus. J'ai envie de frisson, je veux qu'on vibre. Comme avant.

« - Je suis capable de tout, du pire comme du meilleur »

Je lui adresse un clin d'oeil qui veut tout dire, je sais qu'elle sait déjà, que je suis capable de tout. J'aime juste lui rappeler à quel point nous sommes inconscient. Nous reprenons notre marche, mais Alice ne tarde pas à s'arrêter, me faisant du coup m'arrêter aussi pour la regarder. J'espère que tout va bien, et qu'elle se sent bien. Je ne veux pas qu'elle me fasse un malaise ou quelque chose ici, car je ne pourrais rien pour elle. Mais non, elle ne veut que dormir. Je lève la tête, et effectivement, la nuit tombe rapidement. Notre lampe de poche n'est pas perfectionnée, et ne permettra pas une marche tranquille.

«  - Ouais, d'accord. »

On étale un plaid, enfin, elle, moi je la regarde, et ne fais que de me mettre dessus une fois par terre. Et voilà qu'elle me parle. Elle s'est assit à côté de moi, et m'avoue que je lui manque. Je souris, et la regarde aussi.

«  - Moi aussi je suis content que ça soit avec toi. Ça me rappelle le bon vieux tant. Et pour le coyote, tu as raison... Du coup... »

Je prend une inspiration, et me rapproche un peu d'elle, me mettant en face, toujours assit.

«  - Moi aussi tu me manques, parfois. Mais, je crois que c'est normal, et que ça sera toujours comme ça. Tu sais, tu es pas seulement une ex, ou une fille avec qui j'ai eu quelques bons moments à l'étranger... T'es beaucoup plus, je me vois mal ne plus te voir, ou te parler... Tu as une place rien que pour toi dans mon cœur ! »

Je ris un peu, mais voilà, je le pensais, mine de rien. Je reprend quand même mon sérieux

« - Je t'aime, beaucoup. Bon, pas comme un homme amoureux, mais je t'aime vraiment »
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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Mar 14 Juil 2015 - 0:58

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C’est sans grande difficulté que je lui dis qu’il m’a manqué. Après tout, on oublie pas des moments aussi merveilleux que tous ceux que nous avons passés ensemble, il y a de cela plusieurs années déjà. Pas aussi facilement. Et j’ai été faite ainsi, à ressentir toujours la nécessité de dire à voix haute ce qui me passe par l’esprit, même quand il s’agit de sentiments. Être élevée au beau milieu d’une fratrie de trois garçons, ça force à être expressif et ça aide à s’affirmer, j’en suis aujourd’hui une preuve vivante. Si je voulais avoir une chance d’être entendue dans cette tribu, il fallait que j’utilise autant ma présence physique que ma voix et désormais, nul besoin de bien me connaître pour savoir que je sais bien me faire entendre quand je le veux. Adriel le sait, quand bien même nous n’étions souvent que deux. Il m’a très vite cernée à l’époque, dans nos moments de solitude face au monde et aussi quand nous étions mêlés aux gens des différentes villes que nous visitions. C’était la belle vie, et rien que d’y repenser, j’ai des étoiles plein les yeux.

Le ciel étoilé nous surplombe, l’obscurité nous entoure, et même si nous pourrions être bien plus en sécurité et au confort que là où nous sommes, Adriel et moi savons nous focaliser sur les petites choses essentielles. Encore un point commun que nous avons toujours eu. Il se rapproche en mentionnant l’animal sauvage et je ris, ne bougeant pour ma part pas d’un poil. Mes yeux tentent de se fixer aux siens malgré le manque de clarté et une fois que c’est fait, c’est mon cœur qui vibre un peu grâce à ses mots. Tous me font du bien et je ne sais pas s’il s’agit du contexte ou du fait qu’il me manque vraiment, mais je me sens à nouveau troublée, prise par l’envie d’être davantage proche de lui. Ce même désir que tout à l’heure, dans la réserve du magasin. Adriel me fera toujours le même effet, et ce soir… Ce soir ne rime-t-il pas avec liberté ? Ses derniers mots sont dits sur un ton sérieux que je partage aussi, pendant quelques secondes seulement. « Ca tombe bien, je ne veux pas d’un homme amoureux. Ils me font peur ceux-là. » Faux. C’est plutôt l’amour qui fait peur. Les hommes épris, eux, ils déboussolent. C’est légèrement différent. Adressant un faible sourire à mon ami, j’abaisse mon regard vers ses mains dans lesquelles j’aimerais glisser les miennes le temps de quelques minutes. Mais je me retiens de le faire, à contre coeur, et craque un sourire plus large en retrouvant son regard. « Tout à l’heure dans la réserve… Pourquoi tu… » Pourquoi tu n’as pas voulu plus ? Pourquoi tu n’as pas eu les mêmes envies que moi, alors que d’habitude nous sommes toujours sur la même longueur d’onde pour tout ? « Enfin j’veux dire, tu as une copine ? »


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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Jeu 27 Aoû 2015 - 23:36

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Je suis assez d'accord avec ces derniers mots. Un homme amoureux fait peur. Forcement, un homme amoureux renonce à toute logique pour laisser place à ses sentiments, et ne se laisse guider que par ce qu'il pense être le mieux pour leur couple. Donc ça ne m'étonne pas qu'elle n'en veuille pas, et encore mieux : qu'elle en ait peur. L'amour fait peur, de toute façon. Même quand j'étais avec Alice, il me faisait peur. Cette manière d'être dépendant de l'autre, de vouloir connaître ses pensées, savoir s'il se sentait bien avec moi... J'ai souvent pensé que nous étions fait l'un pour l'autre, et regardez ou nous en sommes maintenant. On s'adore, et nous sommes d'accord sur le fait que c'est mieux comme ça.

Pour celle réponse, je lui souris, et murmure que je la comprend. Je ne peux que comprendre, je partage cette idée, en ce moment même. Je réponds à son sourire, et reste là, à côté d'elle, à regarder le ciel étoilé. Il fera beau demain, c'est déjà ça, je suppose.

Et pourtant, je croise son regard, en tournant la tête. J'ai senti qu'elle me regardait. Et je fus assez surprise d'entendre sa question. Qui n'en est pas vraiment une, mais je suppose qu'elle parle de tout à l'heure, pour notre rapprochement. Et je suis sur de ça, quand elle parle de copine. D'un coup, je suis beaucoup moins enjoué

« - Non, pas de copine »

Je me mord la lèvre, je ne mens pas. Je déteste mentir. Et là, rien que le fait de ne pas tout dire, j'ai l'impression de lui mentir.

« - Par contre, je t'avoue que.... J'ai un mec en tête. Enfin, il hante ma tête »

Et j'en peux plus, je sais que ça ne se fera pas. Il ne veut pas, il me l'a bien fait comprendre. Mon premier vent. Une des raisons de ma venue ici, à Vegas. Une des raisons due à mon craquage, aux tables de jeux. Une des gouttes d'eau de mon vase. Une belle goutte, pourtant si dévastatrice.

« - Et si la question est « pourquoi je ne me suis pas laissé allé tout à l'heure », la réponse est... je ne sais pas. Surement parce que justement, je reflechis trop. Je crois avoir perdu cette étincelle de folie que j'avais, avant »

Et ça me fait chier. Je sais qu'elle reviendra, comme elle est revenue plusieurs fois. Mais... J'en sais rien, ma flamme doit être cachée au fond de moi.

« - Je suis désolé, je sais que je suis pas très gai, là. »

je ris un peu nerveusement. Et je me rapproche d'elle, la prenant dans mes bras. J'en ai besoin, et je sais qu'elle ne me jugera pas. Je caresse ses cheveux, tendrement

« - Et toi... ça t'a gêné, que je ne fonce pas ? Enfin, tu aurais aimé que... »

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MessageSujet: Re: say goodbye to bright lights (adriel)   Ven 28 Aoû 2015 - 17:44

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Pas de copine. Donc libre. Donc liberté… Retenue. Mystérieuse. Il est mystérieux. Et j’aime rarement les enveloppes mystérieuses, surtout quand elles m’empêchent de percer à jour les énigmes de mes plus proches amis. Adriel en fera toujours partie, malgré les silences, malgré la distance. Il y a des expériences vécues qui solidifient les liens comme aucunes autres ne pourraient le faire ; ce voyage avec lui, tous ces moments passés ensemble, ils resteront gravés parmi les plus beaux moments de ma vie et pour cette raison, Adriel sera toujours à mes yeux et à mon cœur un être cher.

Je sens qu’il ne me dit pas tout, que sa révélation en cache en réalité une autre. Alors j’attends qu’elle tombe, sagement. Puis les mots sortent avec une sincérité déconcertante de la bouche de mon ami, une qui me laisse de marbre pendant quelques secondes. Un mec en tête… Peut-être, finalement, aurais-je préféré qu’il soit en couple avec une fille… Ou peut-être pas. Peut-être que… Oh, et puis merde.

La tristesse que je peux lire sur son visage m’ôte toute déception. Je réalise que c’est une histoire sérieuse et qu’elle mérite que je laisse de côté mes pensées égoïstes. Au moins un moment… J’aurais aimé en savoir plus, c’est vrai, mais pour être encore plus déçue après coup ? C’est peut-être inutile. Et puis… Cet endroit où nous sommes ne vaut pas le coup d’être triste. Ce “nous” réuni, ne vaut pas le coup d’être triste. Adriel remet sur le tapis cet instant partagé dans la station essence auparavant et ses mots m’arrachent un sourire mélancolique. Les éléments s’assemblent dans ma tête. Lui à Vegas, cela aurait pu être l’image du bonheur, mais c’est en réalité autre chose. Si ce qu’il dit n’est pas gai, c’est pourtant la vie, alors…

Il m’attire contre lui et je me blottis dans ses bras, le cœur un peu serré. D’avoir perdu toute cette inconscience, toute cette indépendance que nous avions à l’époque. C’était si beau, si idyllique, et il a fallu que tout évolue, par la force des choses. Faut-il vraiment le regretter ? Je souris sereinement quand ses doigts caressent mes cheveux et qu’il me demande si j’aurais voulu que… « Peut-être que oui. » Juste pour voir… Pour ressentir à nouveau cet emportement, les douces et plus folles sensations qu’il a déjà été capable de me procurer tant de fois. Ce ne sont pas seulement les souvenirs qui me motivent, ce sont aussi les circonstances du présent. Quand mon visage se relève un peu, ce sont les odeurs nichées au creux de son cou qui viennent chatouiller mes narines… et tout le reste. « Enfin, je n’avais pas réfléchi. » Comme rarement, dans ces situations-là. De toute façon, est-ce naturel, de se poser trop de questions quand les envies sont là en nous ? Mes paupières se rouvrent et je vais chercher le regard de mon ami, avec sérieux. « Et je me demande, à quoi bon réfléchir ? » Regarde autour de toi, au-dessus toi. Les étoiles qui brillent dans le ciel et ces lueurs qui doivent pétiller dans mes yeux. Ca devrait être tout. Rien d’autre ne devrait avoir sa place ici, car ici ce n’est pas Los Angeles.


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