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 england skies - hot - (oscar)

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MessageSujet: england skies - hot - (oscar)   Mer 28 Jan 2015 - 3:40

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Andreas Klein
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a girl worth fighting for ...



Un soir de juillet, 2008

« Et c'est comment alors, la Californie ? Les clichés sont vrais ? Comme quoi il fait toujours beau, chaud, que les gens là-bas sont super cools, relax … Que la vie est belle, en gros ? » S'amuse à me dire une rouquine au physique typiquement anglais avant de boire une énième gorgée de cette bouteille de … téquila, je crois ? Mes papilles déjà trop alcoolisées peine à reconnaître les saveurs. « Ouais, c'est vrai. » Que je réponds simplement en souriant vaguement à la curieuse. « Là-bas c'est un peu les vacances tout le temps, tu vois, la déprime et le temps morose, on ne connait pas. » Je dois exagérer, à l'évidence il y a des dépressifs partout dans le monde, même à Hawaï … quoi que … enfin bon, elle aura sans doute compris le message, j'espère. A en voir son air ahuri, ça a l'air dans la poche, j'ai dû être suffisamment convaincant. Il faut dire que cette question, on a déjà dû me la poser une bonne vingtaine de fois depuis que j'ai été déporté en Amérique. C'est un fait irrévocable, les deux pays partagent une langue commune, avec quelques nuances certes, mais pour le reste, le schisme Amérique – Europe reste bien réel. Mes yeux vont se poser derrière les flammes agitées du feu de bois, sur la silhouette de Summer, lovée contre son meilleur ami pour quelques confidences dont j'ignore la nature mais qui m'interrogent, silencieusement. J'entends le rire de mon amie, bruit ressemblant d'ailleurs presque à un gloussement, et j'accroche ensuite le regard de son voisin, Oscar, coupable de me faire passer un mois bien loin de celui que je m'attendais à passer en acceptant l'invitation de Summer. Moi qui considérais tout comme acquis, je me retrouve finalement à faire le coq les trois quarts du temps en compagnie d'un mec, force est de l'admettre, talentueusement séducteur. Lui et ses yeux de tueur me mènent la vie dure ; cela n'a rien d'un long fleuve tranquille, c'est plutôt un match de tennis intense où chaque set réserve des surprises car, oui, je sais malgré tout me battre … Un jeu a été lancé, celui de la bouteille. Le premier défi ne tarde pas à être annoncé. « Allez on va commencer gentiment ! Le premier visé devra retirer son t-shirt. » La bouteille tourne, tourne, pas longtemps en fait, et s'arrête entre ma voisine la rouquine et moi. Je la regarde, elle me regarde, on se regarde donc … et gros blanc avant qu'elle se mette à rire comme une pintade. « A toi l'honneur Klein ! » Bien sûr, ça aurait été trop beau qu'elle accepte de nous montrer son balcon. Remarque, pour ce qu'il doit y avoir là-dessous, ce n'est peut-être pas plus mal … Bref, je lève les yeux au ciel et retire mon t-shirt avant de le balancer devant moi, sur Summer qui hausse ses sourcils malignement. Que la soirée commence …



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Mer 28 Jan 2015 - 16:39

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Oscar Luccheti
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- [...] Mais si, là, son sourire [...] Si, si, tu ne le vois pas ?! [...] Roooh, mais non, il ne ressemble pas à un ogre [...] Non, mais arrête [...] Il est craquant, arrête.

Son rire résonne dans mes oreilles, et pourtant, malgré la chaleur et le confort que celui-ci m'offrent, je ne peux pas me résoudre à partager son avis. D'un regard dubitatif, mes yeux plissés avec hésitation osent s'aventurer sur ce territoire, au final, pas si inconnu que cela : celui que représente son visage. Je l'observe, longuement, silencieusement, avant de reporter mon attention sur Summer, confortablement adossée contre ma cuisse gauche.

- Mouais ... Non, je ne vois pas.

Je fais alors la moue tandis que ma main commence doucement à caresser quelques une de ses soyeuses mèches de cheveux. Un silence s'installe alors entre nous, ce à quoi je me redresse, lentement, avant de contempler ce feu qui crépite tendrement devant nous. De l'autre côté, Andy, mon nouveau meilleur ami, semble discuter allègrement avec Sarah, "l'amie" de Summer dont elle ne pourrait pourtant pas davantage se désintéresser. Cela fait maintenant deux ans que je la connais, une durée risible si l'on venait à comparer les dix années passées depuis le jour de leur première rencontre, à elles ... Et pourtant, Sarah-le-rat peut penser ce qu'elle veut, je sais pertinemment que personne ne connaît Sunny aussi bien que je la connais moi. En l'occurrence, le regard empli d'ennui et d'impatience qu'elle m'envoie lorsque la rouquine lui adresse ne serait-ce que deux mots a de quoi me faire ricaner à chaque fois. Si seulement Sarah-le-rat pouvait rentrer chez elle ... En emportant Andy, avec elle, tiens. Ce serait la cerise sur le gâteau. Mais non. Au lieu de cela, un jeu à la bouteille est proposé par Sweet Amy, la fille la plus attachante au monde ... Après Sunny, j'entends. Cela me paraît évident.

Je regarde ma meilleure amie avec étonnement à ce moment là, brièvement : Amy n'est pas du genre à jouer à Spin the Bottle. Andy ? Probablement. Sarah ? Absolument. Elliott ? Définitivement. Mais Amy ? Amy serait plutôt du genre à rougir lorsqu'on lui demanderait d'embrasser une autre personne dans le cercle avant de le faire, à contre-coeur et avec timidité. Amy serait plutôt du genre à se plier aux volontés des autres qu'à prendre des initiatives. En tous les cas, le jeu est lancé, et malgré les faibles grognements faussés émis de notre côté du cercle, Sunny et moi nous rapprochons des autres, après être restés isolés une majeure partie de la soirée.

Les premières offensives sont lancées. Une fille, nommée ... J'ai oublié comment elle s'appelle tiens ; propose au premier visé de retirer son tee-shirt. Évidemment, cela tombe donc sur Andy et sa précieuse voisine, Sarah-le-rat. Évidemment-bis, Sarah-le-rat fait la prude, pour une fois, et offre son tour à Andy. Et comme on le dit, jamais deux sans trois : Évidemment-tris, Andy retire donc son tee-shirt, fièrement, avant de lancer son tee-shirt sur ... Sunny. InVolontairement, mes yeux roulent vers le haut. Ramassant le tee-shirt de la pointe de deux de mes doigts, comme s'il était infecté par une quelconque pestilence, je le balance avec dédain derrière nous avant de pencher vers mon amie.

- Regarde bien Sarah : tu ne trouves pas qu'on dirait qu'elle est en chaleur ? Suite à quoi, nous nous mettons à pouffer de rire, d'abord silencieusement, puis, de plus en plus fort. Je pense que nous savons tous où Andy crèchera, ce soir !




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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Dim 15 Fév 2015 - 22:15

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Andreas Klein
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Il n'y a strictement aucune réjouissance dans le fait d'observer Summer si heureuse et épanouie dans les bras de ce Luccheti. Complètement obsédé par ce bonheur insupportable qui me fait face, je manque l'opportunité de m'amuser avec le reste de ces personnes. Aveuglé, je suis littéralement aveuglé. Et le pire, c'est que cela empire, chaque seconde qui passe.

Faire comme si tout allait bien. Faire comme si aucune jalousie ne régnait là, dans cette atmosphère lourde de tout, lourde de leurs regards et de ses rires aigus. Quand ses yeux à lui croisent les miens au détour d'une pensée, je sens ma mâchoire se serrer et je l'esquive aussitôt pour regarder ailleurs, sur cette main jouant avec le sable tiens. Elle est légère, elle. L'écoulement du sable, fluide. Je pourrais être bien, me sentir à l'aise sur cette plage, comme je le serais probablement sur toutes les autres de cette planète, mais je n'arrive décidément pas à me détendre. Tout ça à cause d'une fille trop heureuse. Putain, j'aurais du m'assurer que l'on serait seuls elle et moi, avant de venir. Qu'il n'y aurait en tout cas pas de soit disant “meilleur ami” dans la zone. On le sait tous, que les meilleurs amis empiètent là où ils ne le devraient pas. C'est un peu comme une loi de la nature, mais celle-ci est, pour sûr, terriblement moche.

Bon sang, Summer. Il est trop … Il est trop … Quelque chose. Beaucoup de choses. Il n'est pas assez, aussi. Il n'est pas pour toi. Tu étais pour moi, et c'était parfait comme ça. C'était le plus beau des étés en prévision. Bon sang, quelle connerie.

Et en plus, je me retrouve dépossédé de mon t-shirt plus vite que le soleil a disparu sous l'horizon. Quand sa voix retentit, à la fois suave et acerbe, je fais mine de n'avoir rien entendu. Quelques petits gloussements se font entendre et me sauvent presque la mise, étrangement. Je ne peux contenir ce haussement de sourcils malgré tout, ni ce soupir qui s'échappe d'entre mes lèvres quand je me rapproche du centre pour lancer le prochain défi. « Celui … ou celle qui sera visé devra courir vers l'eau et plonger dedans tête la première, habillé ou non, comme il ou elle le souhaitera. » Et sans même relever le regard vers ceux qui j'espère seront ciblés, je fais tournoyer la bouteille vide. En silence, je prie pour que le goulot s'oriente plein sud et s'y arrête mais il faut que cela tombe sur … le vide. « Même la bouteille trouve ce défi difficile. » Plaisante Sarah, compatissante pour la prochaine victime. Je le serai aussi, sauf si cela tombe sur lui. Et croyez-moi si vous le voulez ou non, c'est dans sa direction que le bout de la bouteille pointe quand elle s'arrête à nouveau. Mes yeux suivent cette direction et s'annoncent rieurs. « J'en connais qui ne sera plus en chaleur d'ici quelques minutes. » Allez Oscar, montre-nous ce que tu as dans le ventre. Jouer au cajoleur hautain derrière les flammes, ce n'est décidément pas suffisant.



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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Jeu 5 Mar 2015 - 0:16

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Oscar Luccheti
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Plus la soirée avance, plus l'agacement et l'énervement de ce Klein deviennent tangibles. Ils sont tellement omniprésents dans l'ambiance que j'ai presque l'impression de les respirer ... Et si Sunny en est consciente, elle aussi, nous n'arrêtons pas de rester de notre côté, pour autant. Je l'aime à mourir, comme tout meilleur ami se doit d'aimer sa meilleure amie ... Et pourtant, cela n'empêche pas que parfois, j'ai réellement du mal à la comprendre. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer, hein. Mais je ne comprends pas pourquoi elle ne veut pas sortir avec Klein, par exemple. Ou pourquoi elle a envie de sortir avec lui, d'ailleurs. Je ne comprends pas vraiment pourquoi elle veut et ne veut pas tant de choses en même temps, comme lorsqu'elle veut toujours dormir sans jamais avoir envie de se coucher. Une oxymore. Une paradoxe. Cette fille est un noeud de contradictions ambulant, et c'est probablement pour cela que je l'aime tant, d'ailleurs.

Klein ôte alors son tee-shirt, et moi, je roule mes yeux vers les cieux. Seigneur, à quoi avons-nous donc droit ce soir ? Quand compte-t-il arrêter de se donner en spectacle et de se ridiculiser ? Andy est probablement l'homme le plus insupportable que j'ai rencontré de ma vie entière, toujours là à faire son intéressant, toujours là à réclamer que les autres le remarquent lui et uniquement lui. Je ne déteste pas beaucoup de personnes, fort heureusement : cela me permet de consacrer plus d'énergie à la profonde haine que je cultive à son égard.

Andy lance alors le prochain défi et c'est d'un air complètement lassé que je l'écoute faire. La prochaine personne visée devra courir vers l'eau et plonger dedans ... Habillé ou non ? Intéressant ! ... Bien sûr que non, je plaisantais. Rien de ce qu'Andy peut bien dire ou penser n'est bien intéressant, de toutes façons. Bon, d'accord, ça lui arrive, occasionnellement ... Mais ça reste extrêmement rare, malgré tout. Je me penche à nouveau vers Sunny.

- C'est vraiment un défi de merde. Tu crois que ça va tomber sur quelle âme malchanceuse ?

Autour de nous, le silence. Puis, la voix sarcastique, insupportable de l'autre bouffon, là. Un qui ne sera plus en chaleur ... Merde, ça veut donc dire qu'il m'a entendu ? Putain ... Je devrais vraiment essayer de parler moins fort. En tous les cas, il m'a donné le défi d'aller de nager. Mais ... Putain, j'ai jamais dit que j'avais envie d'y jouer à ce jeu, moi ! Et pourtant, tous les regards intenses tournés vers moi en silence me laissent bien comprendre que je n'ai pas le choix. Alors, je roule mes yeux vers le ciel. Summer s'est redressée afin de me libérer les jambes, me contemplant avec un regard curieux, presque amusé. Moi, je lui en envoie un bien noir, en contrepartie. Rigole bien, va, ton tour viendra, lui crient mes yeux. J'ôte alors mon tee-shirt avec agilité avant de me lever et de faire glisser mon short le long de mes jambes. En caleçon, je m'apprête donc à braver l'eau glacée de ce soir d'été ... Et s'il m'était impensable d'y abimer mon short Abercrombie ou mon tee-shirt Zara, je crois que je préfère flinguer mes Calvin Klein que de me promener nu sur cette plage tout sauf déserte. Je soupire alors avant de fermer les yeux et d'inspirer profondément, sautillant un peu sur place. Puis, je me mets à courir, avec concentration ... Tsch, tsch, tsch, siffle le sable sous mes pieds. Je cours, j'avance, je me lance ...

Des éclaboussures.

J'ai froid.




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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Sam 2 Mai 2015 - 23:52

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Andreas Klein
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Le ciel étoilé anglais est donc témoin de ma fourberie, de ce plaisir bas qui me prend lorsque le goulot pointe vers lui. Que l'on me pardonne ; il fallait au moins ça pour équilibrer un tant soit peu cette soirée médiocre. Et je souris, c'est vrai, plus que je ne le devrais sans doute, c'est ce que je comprends quand le regard désappointé de Summer croise le mien, si pernicieux et si satisfait. Quoi ? Qu'est-ce que tu as en tête, cette fois ? Le vent ne tournera donc pas dans ma direction, ce soir ? Tiens, ne vois-tu pas plutôt l'occasion de te rincer l’œil sur ton cher et tendre Italien ? Encore et toujours cette incompréhension à son sujet. A leur sujet.  

Et c'est pire encore lorsque je la vois détourner son attention sur lui. Pire encore, lorsque je vois ces étincelles dans ses yeux, cette curiosité quant à ce qui va suivre. C'est toujours la même chanson.

Amen, Oscar.
Amen, Oscar.
Amen, Oscar.

Toujours équilibrer, je vous dis. Le maudire est écrit quelque part, c'est ma part à moi puisque cette fille est incapable, comme toute personne sensée, de voir les nuances sur ce portrait soit-disant immaculé.

Oscar, sacré lascar.

Il faut, évidemment, qu'il en profite. Toutes ces paires d'yeux braqués sur lui ; il ne faudrait rien gâcher, vous comprenez. Les ritals sont tous les mêmes, tous pro de la frime, même les plus discrets. L'épate n'a pas de secrets pour eux, c'est comme une seconde nature. Oh, oh, emmenez-moi et bâillonnez-moi sur la place des clichés si vous le voulez, je n'en démordrai pas. Surtout pas ce soir.

Oscar ne m'impressionne pas, avec ses deux ou trois années de plus. Avec son corps aux lignes et aux courbes quasi-parfaites. Avec cette assurance désinvolte qui est décidément toute sienne … Encore moins avec ces œillères qui semblent le déconnecter de tout ce qui l'entoure, le laissant pour seul face à son défi qu'il va réaliser, je le sais, très rapidement. Trop, peut-être. J'aurais aimé plus d'attente, étrangement. J'aurais aimé lire le doute sur lui, et ensuite voir le sourire de Summer se détendre, voir sa confiance aveugle en lui inquiétée. Oui j'y crois encore, sans relâche. Qu'il perde enfin un point ou deux, en cours de chemin, peut-être, pour me laisser l'avantage. Il m'arrive d'être naïf, il serait temps que j'en prenne conscience. A force d’enchaîner les sets perdants …

Sa concentration l'emmène droit dans l'eau que j'imagine glacée, tant et si intensément que j'en ressens moi-même des frissons me parcourir le dos, moi qui suis pourtant tout sec. Les flammes du petit feu ne sont pas aussi puissantes que ce sentiment incontrôlable qui me prend lorsque je vois sa silhouette sortir de l'eau, ces épaules et ce dos brillants sous la lune, ces deux mains qui viennent sans doute dégager ce visage que l'on ne voit pas. Pendant un moment que je ne saurais quantifier, j'oublie Summer, j'oublie de vérifier ce qu'elle peut ressentir en le regardant. Il n'y a plus que ce dos lointain et moi. Puis il n'y a plus que moi, uniquement. Le temps de le maudire un peu plus, pour tout un tas de raisons différentes et exaspérantes. « Il l'a fait, ce fou ! » Lance une voix dont je ne veux même pas reconnaître l'identité, et puis tout s'enchaîne à la façon des dominos. « Evidemment qu'il l'a fait, Oscar ne se défile pas face à si peu. » Petite voix candide pour une fille si peu objective et tellement oie blanche. « En même temps il n'avait pas vraiment le choix, t'imagines sa fierté, sinon ? Ridiculisé devant tant de nanas. » Et elles se mettent à glousser ensemble, entre filles qui croient tout comprendre à l'ego masculin après avoir regardé deux séries télévisées complètes de mélodrames romantiques … « Hey, et si on le rejoignait ? » Ose finalement la rouquine à côté de moi, vers qui je lance un regard importuné. Mais les autres filles, toutes autant voire plus alcoolisées que moi, semblent adorer l'idée. Toutes, même Summer. Quand l'impensable se réalise …

[…]

Les cris de stupeur, de surprise et de joie s'élancent dans l'air là-bas au près de l'eau, quand je me décide pour ma part à m'allumer une cigarette à l'aide du feu. Seul sans toutes ces filles gonflantes ni sans ce coq trop fier, j'apprécie enfin la beauté du lieu et l'air ambiant qui entre dans mes poumons. Je ne suis pas un animal solitaire pourtant, mais aux situations catastrophiques, les mesures extrêmes. Mon regard guette en coin derrière les flammes mais j'ai du mal à discerner les différentes silhouettes qui s'emmêlent entre elles. Un mal pour un bien, puisqu'elles sont loin. Enfin ça, c'est ce que je me disais jusqu'à ce que mes prunelles se posent bien malgré moi sur lui. Non pas sur ces quelques corps aux formes trop pleines ou trop plates, juste sur lui qui a eu la malchance de se faire harponner par une fille, puis une deuxième …


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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Lun 4 Mai 2015 - 2:58

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J'ai froid. J'ai froid. J'ai froid. J'ai froid. J'ai froid.

J'ai froid.

Bordel, qu'est-ce que j'ai froid.


- Oscar, t'es vraiment trop fort, t'es le meilleur !

- J'arrive pas à croire que tu l'as fait ! Mec, t'es un héro ! Un HE-RO ! C'est moi qui te le dis !

- J'étais persuadée que tu te dégonflerais ... Mais non ! Je suis impressionnée !

- Viens nager avec nous, t'es déjà mouillé en plus donc tu n'as rien à perdre !

Des voix, tirées de nulle part et issues de partout en même temps m'enveloppent malgré moi. Il y a du monde, il y a des filles, il y a des maillots de bains, des bikinis. Il y a des cheveux, il y a des mains, il y a des nombrils et des paires de seins. Il y a des oestrogènes et de la progestérone, une absence alarmante de testostérone, des sourires, des rires, des voix criardes, des ongles pointus ... Autour de moi, il y a des filles, plein de filles, et je commence à perdre pied, parce qu'elles sont toutes en maillot et que je n'ai pas envie de voir leurs maillots et je ...

- Je crois que j'ai besoin de me réchauffer. Je déclare alors, avec étourdissement, avant de leur lancer un léger sourire désolé. C'est ... Déboussolant, pour le moins. Je sais que j'aime être entouré de filles d'habitude, parce qu'elles sont plus matures et plus sensibles que les autres garçons, mais pas autant et pas comme ça. Là, c'est trop. Ironiquement, lorsque mon regard se pose sur Andy, à présent seul au milieu des serviettes, je me dis qu'il doit me maudire intérieurement. Je suis persuadé qu'il meurt d'envie d'être à ma place, et le pire dans tout cela, c'est que je la lui cèderai volontiers. Quoi que ... Vu comment il doit être vert de jalousie intérieurement, je crois que je ne la lui cèderai pas. Uniquement parce que j'adore lui gâcher la vie, évidemment.

Tandis que les amies de Sunny (dont cette chère et tendre Sarah-le-rat) se précipitent vers le bord de mer, je commence à me diriger vers les serviettes, légèrement affaibli par cette explosion impromptue de corps féminins dans mon champ de vision. Je suis cependant reconnaissant lorsque j'aperçois ma meilleure amie du coin de l'oeil, un peu en retrait des autres, une serviette à la main.

- Je me suis dit que ça pourrait t'être utile. me déclare-t-elle alors dans un sourire malicieux avant de me lancer un clin d'oeil et de se diriger vers le bord de mer, elle aussi. Lui souriant de façon reconnaissante, je l'admire, elle et sa corpulence élégante, tandis qu'elle s'en va rejoindre ses amies en riant. Ah, Summer. Je crois que je pourrais devenir hétéro pour elle. Ou au moins bi. Quoi que ... Je ne sais pas en fait. Il n'empêche qu'elle est vraiment belle. Même en étant homo, même avec toute la mauvaise volonté du monde, je ne pourrais pas le nier. Elle est parfaite, tout simplement. Ses amies n'ont aucune chance et aucune crédibilité, à ses côtés. C'est probablement pour cela qu'elles sont amies, d'ailleurs : comme ça, tout le monde peut la comparer aux autres et comprendre à quel point elle est spéciale. Moi, je suis convaincu, en tous les cas, et j'en connais un autre qui en est convaincu, lui aussi. Tiens, en parlant de lui, je me demande ce qu'il est en train de faire encore, comme conneries. Passant la serviette autour de mes épaules afin de tenter de me réchauffer un peu, je m'avance vers nos serviettes étalées dans le sable. Il a l'air de bien se tenir. Pour une fois. Il ne me remarque pas lorsque j'arrive à son niveau et c'est tant mieux.

- Bon, c'est pas que c'était pas amusant et tout mais je vais aller me doucher maintenant. Parce que je suis plein de sel. Merci.

Lorsqu'il se retourne, je lui lance un sourire hypocrite avant de me diriger vers les cabines de bois situées un peu plus loin. Heureusement qu'il est assez tard : le sable n'est pas aussi brûlant qu'il l'est à midi et je peux donc marcher sans crainte. J'ai tellement hâte de pouvoir me nettoyer de toute cette eau de mer. J'aime pas du tout lorsque l'eau s'évapore et que le sel nous colle à la peau.

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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Mer 13 Mai 2015 - 2:28

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Un nuage de fumée s'échappe de mes lèvres et s'envole dans les airs, pour ensuite disparaître. Ce phénomène captive mon regard, lui qui peine à trouver meilleure source de distraction. Solitairement, j'essaye de donner à ces substances toxiques des formes géométriques originales et oublie pendant quelques brèves minutes les alentours ; bruyants, troublants. Mystérieusement attrayants. Un univers qui porte le prénom d'un homme que je me jure niaisement de haïr jusqu'à la fin de ma vie. Pour tout le ridicule qu'il m'a procuré en éprouvant, à chacune de mes défaites, cette satisfaction si sournoise, pour m'avoir pourri ce séjour sur ma propre île, sur mon territoire conquis. Quant à elle, la prunelle de ses yeux, elle devait être mienne également. Elle devait être ma seule préoccupation, ma seule aventure et surtout, elle devait être ce plaisir que je languis depuis trop de temps.

J'ai perdu à ce jeu. Elle ne semble voir que lui et moi, je n'aspire plus qu'à une chose. Aller digérer ma défaite ailleurs que sur cette misérable plage où plane le parfum amer de l'échec. Où l'Italie triomphe, pour mon plus grand malheur. Quand mes yeux ne résistent plus à l'envie répugnante d'aller se poser sur lui, il me vient d'autres envies hostiles, d'autres désirs secrets. Qu'une vague monstrueuse s'abatte sur lui, qu'il se fasse écraser par toutes ces filles insupportables et particulièrement par cette Sarah horripilante, qu'il commette le moindre faux pas, n'importe lequel. Je n'ai pas encore perdu l'espoir qu'une de ces choses arrive quand déjà, mes yeux se détachent de lui pour aller se raccrocher à toutes ces flammes rougeoyantes en face de moi. Et la mâchoire serrée, je me mets ensuite à maudire ce jour où, comme un débutant, j'ai accepté d'être logé chez Summer pour ces vacances.

De nouveaux nuages de fumée ont le temps de se volatiliser, jusqu'au moment où une voix, sa voix, résonne derrière moi et me ramène à la réalité. Monsieur va aller se doucher parce qu'il est plein de sel. Et moi, je suis ravi de le savoir. A vrai dire, je lui ferais bouffer son sel si je le pouvais. Heureusement mon corps quant à lui ne semble pas vouloir suivre le chemin de mes pensées. Immobile, je ne bouge pas d'un poil. Seule ma tête se tourne un peu, jusqu'à croiser son regard de félon méditerranéen. Je ne saurais dire s'il s'agit plus de cette expression sur son visage ou de sa présence tout court... Toujours est-il qu'il me rend nerveux, bien plus que je ne l'admettrai jamais et surtout, que je ne le montrerai jamais. Haussant vaguement la tête, comme pour dire “okay c'est bien, mais qu'est-ce que tu veux que ça me fasse?”, je feins ensuite la totale indifférence jusqu'à ce qu'il me présente son dos, en marche pour les douches au loin.

A nouveau, je l'observe, et tandis que je prie pour que ma nervosité se dissipe, c'est tout l'inverse qui se produit. Un mélange explosif de sentiments parcoure soudainement le long de mon échine, allant jusqu'à me paralyser pendant un laps de temps indéterminé. Ce que mon regard épie et contre quoi il jure, mon corps lui s'en retrouve troublé, urgé. Je sais de quoi j'ai envie, seulement je doute pouvoir y arriver.


[...]

Certaines choses doivent se passer. C'est plus fort que nous, que moi et cette rage qui frappe au creux de ma poitrine, à coups de marteau. C'est de cette façon que j'analyse la portée de mes pas quand ils m'emmènent à l'écart de ce feu de joie de malheur, vers cette cabine en bois désormais occupée par le responsable de mes sales états d'âme. D'une, je la regarde, considère avec dégoût tout ce qu'elle symbolise si bien, si cruellement. De deux, je serre la mâchoire, pose la paume de mes mains contre des planches de la porte afin de ressentir cette matière robuste et éraflée, un tant soit peu rassurante. Je ne comprends pas moi-même de quoi je suis victime. Ce tourment est aussi inexplicable qu'Oscar en est la source, bien plus que Summer ne l'a jamais été. Réaliser cela m'emporte misérablement et me met hors de moi, à tel point que l'une de mes mains vient brusquement frapper contre le bois.

A cet instant, le bruit de l'eau qui s'écoule derrière la porte ne parvient pas à me stabiliser. Sa présence que j'imagine, encore moins. Et quand mes lèvres s'entrouvrent enfin, ce n'est certainement pas pour rechercher la paix. « T'es vraiment un enfoiré de rital, Luccheti. » Que je murmure, bassement, mesquinement. Et de tant d'autres façons encore.



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Jeu 14 Mai 2015 - 4:03

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Je referme la porte derrière moi, immédiatement épris d'une vague de liberté qui me submerge quasi-instantanément. Sur mes lèvres, un sourire fin, initialement imperceptible, se dessine. Libre. Libre de ces couleurs, libre de ces bruits, libres de ces jeux d'enfants, de ces filles en bikinis ... Me voilà libre, seul avec moi-même ; seul avec mes pensées, avec mon identité. Une situation si habituelle et pourtant, si précieuse, que je ne suis pas prêt à prendre pour acquise. Lentement, presque solennellement, je marche jusqu'à la barre métallique située dans le fond avant de me positionner directement en dessous du pommeau. Puis, ma main s'arrête sur la poignée un instant. Mes doigts se crispent, s'accrochent, tournent ...

Déluge. Cascade. Noyade.

L'eau jaillit immédiatement avec fougue et violence, martelant mes cellules, frappant chaque parcelle de ma peau. Un clapotis apaisant résonne dans la construction tandis que je sens chaque goutte et chaque filet glisser le long de mes cheveux, de mon visage - de mon nez, si prononcé, de mes lèvres, si gonflées. L'eau descend, le long de mes joues, le long de mon cou ... De ma nuque et de mes épaules, aussi. Elle longe mon dos, dessine mes pectoraux, chatouille mes abdominaux. L'eau danse sur mes biceps, caresse mes triceps, apprivoise mes cuisses et mes mollets. Rapidement, l'eau recouvre tout mon corps, m'emprisonnant dans son baiser tendre et agréable. Tel un homme confortablement logé dans les bras de son homme, je laisse cette eau réclamer mon corps, de ma tête jusqu'à mes pieds. Je la sens glisser, descendre, couler, suivre le mouvement - de mes membres, de mes veines, du sang qui y colle, à flot torrentiel ... Je la vis, cette eau qui me fait sien, je la vis, je la vois, c'est dans elle que je me perds, que je me noie ...

Je ferme des yeux.

Souris à nouveau.

L'eau descend, encore et encore, toujours et toujours. Elle coule, éternellement, inlassablement, impunément du pommeau, me nettoyant de ce sel qui me colle à la peau, de chaque impureté, de chaque saleté, et même de chaque crasse que cet imbécile a bien pu me faire subir, ces dernières semaines ...

Klein.

Ah, Andy ...

Je souris alors, malgré moi.

Andy, l'abruti, Andy, le crétin. Andy, celui qui fait son malin alors qu'en vérité, il n'est qu'un bon à rien.

L'eau glisse, encore et toujours, me nettoyant de chaque idée sombre, de chaque pensée. Je souris encore, toujours malgré moi. Mon caleçon, encore trempé, est davantage plaqué contre ma peau. Je sens le tissus coller à mes jambes, l'eau glissant le long de celle-ci, comme une chère amie, me caressant avec douceur, tendresse, délicatesse ...

Je ferme des yeux, tandis que mes mains viennent assister à cet élément si pur et généreux dans la dure labeur de me débarrasser de toutes ces impuretés. D'abord, elles se perdent dans mes boucles complètement raidies par leur amie limpide. Puis, elles longent mon visage, ressentant au passage le léger picotement de ma barbe naissante que j'aurais dû raser il y a quelques jours, à présent, tâche fastidieuse que je passe ma vie à reporter au lendemain. Ma main gauche caresse alors mon épaule droite, mon bras plaqué contre ma poitrine ... Et comme à chaque fois, dans cette situation là, je me laisse sombrer dans mon plaisir caché ... Ah, douce torture ... Tendre torture ... Délicieuse, oui, si délicieuse torture ...

Le rêve.
Le fantasme.
L'imaginaire.

Hallucination.

Clap, clap, clap, clap.

Les gouttes martèlent le sol, ses doigts, mon épaule.
Ce n'est plus ma main qui se perd sur mon corps, mais bel et bien la sienne, qui qu'il soit.
Elle glisse le long de mon grand pectoral gauche.
Je soupire, alors.

De joie. De tristesse. De nostalgie, douce mélancolie. De désir. D'impatience. Je soupire.

Je me sens seul.

Cela fait longtemps qu'il ne s'est rien passé, pour moi, de ce côté là.
Il y avait eu Dario ... Et puis ...

... Je croyais vraiment que tout changerait, en quittant l'Italie ...

Puis, il y avait eu Lyon. Londres. Quelques expériences passagères, rien de bien concret. Des caresses, des mots doux, des baisers échangés. Mais pas de sexe, pas d'amour. Pas d'ébats. Pas de passion ravageuse, pas de violence charnelle justifiée et partagée, désirée, voulue, espérée ...

Mes mains frottent ma nuque.

Ce sont ses lèvres, qui la caresse.

Elles descendent, le long de mon torse, dévalant ma poitrine avec calme et discipline.

Ses mains, à nouveau, qui me cherchent, me découvrent ...

Une main descend jusqu'à mon caleçon et s'y plonge, pour s'assurer qu'il ne reste aucune trace de sel à l'intérieur de celui-ci. Il s'agit de l'un de ces caleçons à filets ; le genre de caleçons qui finit par brûler si on ne le lave pas assez rapidement.

Sa main, encore une fois.

Mon autre main, dans ma nuque, à nouveau.

Des lèvres, encore et toujours.

Est-ce réellement comme cela que cela se passerait, dans le monde réel ?

Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Cela fait trop longtemps que l'amour, je ne l'ai pas revu.

Maintenant, je n'ai que les films auxquels me fier ...

Ceux au cinéma. Ceux à regarder chez moi, tout seul, quand personne d'autre n'est là.

Des lèvres, dans ma nuque, je les veux et je les veux maintenant.

Je repense à cet été, à mes rêves, à mes désirs. Je me rappelle avoir déclaré à Sunny que je ne rentrerais pas sans avoir eu au moins une conquête, un homme dont je pourrais rêver.

Des mains, mes côtes ...

Je repense à ce jour, où Sunny m'en a parlé. De lui. De cet homme qu'elle avait connu, de cet homme qu'elle avait aimé. "Enfin, je crois, je ne suis pas sûre, je n'ai jamais vraiment été sûre, mais tu me connais. En tous les cas, il vient ici, mais je ne vais pas me jeter à son cou, ah, ça non, s'il me veut, il va devoir travailler dur, me mériter. Tu comprends ?"

Ah, Sunny ... Je l'aime pour ce qu'elle est, mais cela ne m'empêche pas d'admettre qu'elle a été complètement conne sur ce coup là ... Il ne mérite pas ton amour, et en plus, tu le sais ...

Des mains, mes cuisses ...

Je souris, énormément.

Je repense à lui, à ses grandes dents. À ses oreilles de lutin et sa tête de con. Tête de con, tête de con ... Elle se dessine dans mon visage. Lentement mais sûrement, ses traits s'affirment, tandis qu'il est encore là, avec moi, dans mes pensées, à m'aimer, à me caresser, à m'embrasser ...

Puis, l'un devient l'autre. Une fusion prend place. Il disparaît. Laisse sa place à Andreas.

Je suis furieux.

Je veux qu'il s'en aille, j'aimerais le chasser, tout en sachant bien que je ne peux pas, parce qu'il est là, dans mes pensées. Plus j'essaie de le faire partie, plus j'essaie de le forcer à s'en aller, plus je tente de l'oublier, plus sa présence s'ancre, comme un parasite, dans mes fantasmes, dans mes désirs ...

- Figlio de putana ... !

Mes lèvres murmurent malgré elle.

Je le maudis, lui et tout ce qu'il est.
Ses yeux clairs, ses cheveux clairs.
Son corps parfaitement bien sculpté.

Je veux qu'il meure, tandis que ses doigts continuent de baiser ma peau, mes muscles, mes os.

Je le vois, comme s'il était là, derrière moi, à me chuchoter des secrets dans l'oreille ... Cette oreille qu'il mord, ce sourire narquois pendu aux lèvres, ce sourire que, si souvent, je l'ai vu décrocher ...

Clap, clap, clap, clap ...

L'eau tombe, l'eau glisse ...

L'eau bat le sol, le frappe avec malice ...

Clap, clap, clap, clap ...


Clap, clap ...

Le clapotis me berce, me donne envie de danser ... Je danse dans ses bras, je m'apprête à chanter ...

Clap, clap ...

Je ...






Toc, toc, toc.

Des mains, des lèvres, un visage, un sourire ... Puis, le mien de sourire ... Oh, Andy ... Que je te hais, que j'aime te détester ...

Toc, toc, toc.

Yeux clos, bouche fermée, oreilles bouchées par le doux clapotis, j'ignore le vacarme, le bruit extérieur, l'impact, l'intrusion, la demande pour entrer ...

Toc, toc, toc.

Mes yeux s'ouvrent, subitement.
Je me retourne et il a disparu.
Hâtivement, je tourne la poignée à nouveau.

Clap, clap, clap.

Clap, clap.

Clap.

Clap.

C l a p ...

C
l
a
p.

L'eau s'arrête.
Je m'avance. Vers la porte. Vers l'extérieur. Vers la porte. Vers ce monde d'horreur. Vers la porte. Vais-je sortir ? Vers la porte. Étrangement, j'aimerais tellement que ce soit lui ... Oui, je le hais. Mais je le désire aussi. Je veux lui montrer que c'est moi, le meilleur ici. Je le veux et c'est moi qu'il veut. Pas elle, pas Sunny. Moi. Je suis meilleur qu'elle, que lui. Je mérite qu'on veuille de moi ...

Qu'est-ce que je me sens seul ...

Je soupire, avançant encore.
Puis, je m'arrête, devant la porte.

Toc, toc, toc !

Un instant de doute. Un moment d'hésitation.
Revenir sur mes pas et rester ici, encore, éternellement ?
Ouvrir la porte et abandonner ce doux sanctuaire, hâvre de paix et d'abandon ?

Choix difficile ...

Ma main hésite.
Puis ouvre la porte.

Je sursaute vers l'arrière, horrifié, surpris.

C'est lui. C'est Andy.

Mais ... Que fait-il donc ici ?

Je suis tellement surpris que je n'arrive même pas à parler. Et ce caleçon, qui me colle encore aux mollets ... Ces cheveux trempés, qui me refont le portrait ...

Il y a cinq secondes à peine, je me sentais supérieur à lui.
Là, je ne suis pas moi. Je suis trempé, mouillé, humilié. Pris au dépourvu.
J'ai perdu mes armes. Et lui qui va sans doute en jubiler ...

J'ai envie de m'enfermer ici à tout jamais.




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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Dim 17 Mai 2015 - 17:17

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Et mes mains s'accrochent au bois comme si elles n'avaient plus que ça à quoi s'accrocher, comme si tout le reste n'était plus que néant. Rien qui ne mérite mon attention. Rien qui ne vaille le coup. Si ce n'est lui... Ses yeux qui me transpercent, tout le temps, même quand il n'est pas là, putain. Il n'a rien fait, ou presque. Et je n'ai rien fait. Plus, il n'est pas comme ça... et moi...

Tu n'as plus besoin de jouer à ça, Andreas. 

C'est nul, c'est pathétique. C'est con, comme toi. 


Mes doigts cherchent à s'enfoncer sur cette seule matière qui m'est à portée de main, celle qui n'est pas lui, celle que je peux charger et oppresser sans y risquer ma vie. Parce que sa peau, à cet enfoiré de rital, je...

Je n'sais pas pourquoi j'ai fait ça, pourquoi je me suis écouté. Peut-être parce que, à l'évidence, je le fais trop souvent. Et à entendre mon coeur, ce traître en plein ramdam, je vais probablement crever d'un instant à l'autre. Ce n'est pas humain, de ressentir autant de choses, si violentes et en si peu de temps. De sentir son corps presque métamorphosé, enveloppé par cette chaleur abominable et happé par l'Autre, dans ce tourbillon infernal.

Boom. Un coup. Boom, boom. Deux coups. Boom, boom, boom. Trois coups. Et la cadence prestissimo ne s'arrête plus. Je pars en vrille. Je suis foutu. A espérer m'envoyer en l'air vulgairement pour en finir avec cette merde... Avec ce corps qui me hante.

J'ai explosé, je crois, libéré seulement ces mots qui piétinent ma cage thoracique depuis quelques heures déjà, à moins que ce ne soit depuis trop longtemps déjà. Et pourtant, je me sens encore bouillir à l'intérieur, comme jamais auparavant. Je meurs de chaud, de culpabilité, de honte, de torture. D'un désir urgent, d'un feu ardent en face duquel je me sens tout à coup atrocement faible et pas loin d'en perdre mes moyens. Contre lequel j'aimerais cependant être tout l'inverse, la puissance même. Pour peu que l'on m'entende et que l'on m'exauce...

Mon front se décolle de la paroi et je prends une grande inspiration, tentant ainsi de chasser tous ces démons qui tentent, chacun leur tour, de me flinguer. Foutue illusion... J'me sens mal. Et dans ma douce folie, je songe même à fuir, loin, loin d'ici. Outre-Atlantique. Mais il faut croire, puisque je ne bouge pas, que l'envie de le voir tout entier face à moi est plus pressante, plus grande que tout le reste. Il faut que je sache, qu'il sache... Quitte à crever, autant le faire en homme et non en lâche, costume qui m'est trop familier.

De part et d'autre de la porte, mes mains sont encore plaquées quand elle se déverrouille enfin. Les lèvres entrouvertes et le coeur martelé, je relève mes prunelles vers lui, lentement, trop lentement. Et quand nos regards se croisent, je me sens tiraillé à nouveau, si proche de la haine, si proche de l'avidité, comme s'il ne pouvait pas y avoir de demi-mesure entre nous. Haineux envers tout ce qu'il est. Avide de tout ce qu'il est, encore plus. De ce corps trempé,incroyablement proche. Et c'est la confusion qui me ronge, finalement, quand j'attends désespérément qu'il dise quelque chose. 

Qu'il prononce le moindre mot. 

Qu'il me fasse dégager d'ici...

Mieux encore. Qu'il me regarde comme si je n'étais que ce foutu ricain débarqué à Brighton afin de perturber son programme estival. 

Je le maudis... de ne rien montrer de tout cela. De me laisser suffisamment de temps pour apprécier, malgré moi, tout ce qui m'obsède chez lui. Tout... La moindre parcelle, la moindre odeur. Tout. Sévère et envieux, mon regard voyage sur ce corps trempé, celui-là même dont la carrure m'anime et m'embrase, là, instantanément. Tout cela n'est que pure folie... La plus grande incertitude de ma vie qui se concrétise finalement en une réalité effrayante. Une seconde à peine s'est passée. Peut-être deux, avant que je ne le regarde à nouveau, droit dans les yeux. Pour lui dire que je lui en veux, et... « Alors comme ça tu n'as pas envie de frapper, toi, quand on te dit que t'es un enfoiré de rital ? » Un putain d'enfoiré de rital, résonne dans ma tête. Les dents serrées, je ne me sens pas loin de rire – d'une nervosité emblématique de tout ce qu'il me fait ressentir – et frôle d'ailleurs de peu cette insolence quand autre chose me prend au dépourvu. Quelque chose que je fais pourtant, et de mon propre chef. 

Puisqu'il est incapable de riposter, puisqu'il n'y a rien d'humainement rassurant en lui, alors c'est moi qui vais frapper avec ma paume, là, contre son épaule. Assez pour le déstabiliser, assez pour le faire reculer d'un pas encore. Oui je frappe, j'ose. Un coup d'abord, avant de le regarder avec rancune, avec... « Et là, toujours pas ? » Que je murmure, le regard venimeux, plein de tant d'autres choses que je n'approuve décidément pas, à défaut de les reconnaître. 

Fais quelque chose. Par pitié. Dis quelque chose. Bats-toi. Bats-moi.

C'est tout ce que je mérite.

Pour tout ça...

Frappe-moi, avant que je ne te frappe à nouveau. 

Parce que je te le jure, j'en meurs d'envie.



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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Dim 17 Mai 2015 - 17:21

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Oscar Luccheti
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Un bruit. Un son. Une voix.



Sa voix.



Mes oreilles bourdonnent, saignent, intérieurement, rien qu'à l'entendre, lui et son horrible accent. Mon regard s’arrête, d’abord sur son visage, puis, dans le sien … Nos yeux, croisés, se cherchent, se provoquent. Embrasés, enflammés, une terrible passion anime les siens. Je la sens, cette violence, cette agression ... Et un instant, je me permets même de la lui rendre.

L'instant se termine. Mon regard se détourne de lui, cherchant désespérément à se fixer sur quelque chose … Autre chose. Que ces yeux bleus et ces joues lisses, ces épaules tendres, ces muscles saillants. Il y a un pouvoir indescriptible qui me séduit, m’emporte, ensorcelle, m’emprisonne … Je ne sais pas quand est-ce que tout ça a commencé. Je ne suis plus quand est-ce que tout ça a commencé …



Dire que je ne le trouve même pas beau …



Non. Il n’est pas beau. Pas comme les hommes plus âgés devant lesquels je m’extasie, en silence, espérant qu’ils me remarquent un jour. Pas comme Dario, pas comme mon frère, pas comme ces mâles viriles et imposants. Il est jeune, trop jeune, trop fragile, de surcroît. Moi, il ne m'impressionne pas.



Pourtant, l'attirance est là, et bien là.



Je la sens. Je la vis. Dans mon sang, dans mes veines, dans les cellules de ma peau. Les pores de ma peau frémissent à l'idée qu’un de ses membres puissent ne serait-ce que les frôler. Il y a cinq minutes, il était encore en train de m'embrasser … Doux rêve, tendre fantasme, cruelle illusion qui ne présage rien de bon. Sa présence en la mienne me rend fou, m'interpelle. Son corps réclame le mien, je le vois, j'en suis certain. C’est visible dans ce torse bombé, fier et arrogant. Dans ce ton, commandant, insultant, blessant. Dans ce regard, si froid, si sec, qu'on se croirait à l’Âge de Glace … L’appel est irrésistible. Mais le fait de résister, lui, est tout simplement exquis. Une drogue à ne pas épuiser, jamais, Ô grand jamais. Toute ma vie, je te résisterai.



Il y a une belle tragédie que ses yeux cherchent à raconter. Fragilité. Faiblesse. Douceur, calme et ... Sensibilité. Oui, Klein, l’abruti, Klein, le oustiti, Klein, l'américain arrogant au comportement déplacé possède une … sensibilité. Et la mienne, de sensibilité ? Elle frémit, d’émoi.



C’est dans sa façon de mouvoir ses lèvres. Dans les clignements d'yeux qu’il fait, naturellement, pour offrir à ses iris un peu de repos. Sans sous-entendu, sans messages codés. Des clignements anodins qui, pourtant, me réclament de les interpréter …



C'est dans sa façon de parler. Avec force, avec vigueur et autorité, il m'invite à me battre, me donne envie de riposter. Toi ... Je te montrerai. Tout. Tout ce que je suis, tout ce que j’aime. Tout ce que je sais faire. Tu verras de quoi je suis capable.



Plus que tout, cela dit ...

C’est dans sa façon de me toucher.




Sa question, initialement, me passe au dessus de la tête. Frapper ? On ne frappe pas, dans ma famille, on vaut mieux que cela. Je le regarde, un sourcil haussé, parce que je le trouve étrange et, curieusement déplacé.



- Pourquoi es-tu ici, exactement ? Ta vie est tellement si peu passionnante que tu ne peux même pas me laisser me doucher en paix ? Du venin, du poison. Je frappe là où ça fait mal en espérant pouvoir faire une différence. Marquer un point. Gagner la bataille. Oui, ta vie est plate et ennuyante, parce que tu as besoin de moi pour te divertir et l’améliorer. Seigneur, il me rend fou, avec cette attitude que très peu de personnes (moi exclus) pourraient bien supporter.



Plus que tout, cela dit …

C'est dans sa façon de me toucher.




Une force. Une pulsion. Une main sur mon épaule ; une pression. L’impact, la bousculade, tant physique que psychique, me déstabilise. Je recule d'un pas. Touché. Il m’a touché.



Lui continue de parler, mais tout ce que j’entends, c’est sa voix dans mon oreille, qui me répète exactement les mêmes mots que dans mes songes.



Oscar … I want you.



Lui me pose une question, lui avance, lui se rapproche, dans cette salle moite, dans cette cabine humide, dans ce lieu si inconfortable, impersonnel …



Moi, je me pose des questions. Perdu, déboussolé, sa voix résonne, encore et encore, plus fort et plus fort, amplifiée par mes sombres pensées.



Want you … Need you … Kiss you, I want to kiss you. Une main, une cuisse, une main, ma cuisse, un souffle, une nuque, un souffle sur ma nuque … J’en aurai presque le souffle coupé.



Mais non.



Il n'y a rien de tout cela.

Ici, il n'y a que lui.

Ici, il n’y a que moi.

Ici, il n’y a que lui, et moi …

Et le poids.



Le poids de sa présence, le poids de ses paroles. Le poids de mes pensées, de mes folies, de mes désirs … Je suis timbré. Il n’y a que le silence, pesant, oppressant, et son regard fier, narquois, plus provocateur que jamais.



Et puis les murs, ces parois, ces constructions de bois …



Want you … Need you …



Enfoiré de rital …



Kiss me …



Rital …



Yes …



Frapper …



Frappe moi.




C’était de la provocation.

Oui, je le vois, maintenant. Je le vois clairement. Un désir cruel, pervers, une invitation. À le battre. À me battre. Et je ne peux qu’y répondre avec courtoisie et politesse.



Sans réfléchir, mes mains s’arrêtent sur ces pectoraux divins. Puis, je pousse de toutes mes forces, et j’avance en même temps. Il est contre le mur et j’essaie de bloquer l’une de ses jambes avec l’une des miennes. Mon regard, enragé, hargneux, se perd dans le sien sans doute ni hésitation. Putain de ricain, enculé de ricain, tu vas voir, tu vas voir ce que tu vas avoir, ce que tu mérites bien, comme raclée.



Dents grinçantes, dents acérées, je suis prêt à sortir les crocs, comme pour le dévorer.



- C’est ça ce que tu voulais ? C’est ça, ce que tu cherchais ? Une baston, une bagarre ? Que je te fasse comprendre une bonne fois pour toutes que je vaux mieux que toi ?



Les veines dans mon cou ressortent probablement tant je suis tendu par la rage et par la fureur qui animent mes pensées. J’étais bien, tout à l’heure. Confortablement perdu dans mes rêves, dans mes pensées … Mais évidemment, il s’était senti obligé de venir pour tout gâcher. Comme d’habitude. Comme à chaque fois. Parce qu’Andy, c’est comme une maladie : dès que j’essaie de m’en débarrasser, il me revient, plus impitoyable que jamais.[/i]



- Alors, comme ça tu n’as pas envie de frapper, toi, lorsque tu es pris contre un mur ?



J’ai bien fait attention de reprendre ses paroles, pour lui prouver une bonne fois pour toutes que j’ai la main supérieure. Mon regard, planté dans le sien, lui fait comprendre que je n’accepterai aucune autre réponse, aucune concession. S’il cherche la bagarre, il aura la bagarre. Je réajuste alors mon emprise sur lui, le plaquant davantage contre le mur afin de pouvoir l’empêcher de s’échapper, par peur et par faiblesse. Il voulait se battre ? Soit. On se battrait.



Je ne bats pas d’un cil, je ne cligne pas des yeux. Le regard planté dans le sien, je lui impose ma dominance.



Le silence oppressant nous enveloppe complètement.



Je n’entends rien, absolument rien, hormis ce refrain entêtant, insupportable, presque narguant, insolent.



Kiss me, touch me, love me.



Je cligne des yeux.



Mais non. Il est toujours là. Devant moi. Sous le poids de mon corps.



Je ne rêve pas.



Et le refrain, qui continue …



Touch me, take me.



Mon regard se durcit.



Je sens sa peau contre la mienne. Chaque cellule. Chair de poule. Les poils de mes bras se hérissent inconsciemment. D’autres choses se lèvent, également, sous l’effet de la tension. Mais pas mon regard. Lui, reste constant, dans ce silence décourageant. Une main sur chacune de ses épaules, je continue de le brûler avec mes yeux moralisateurs. Je suis meilleur que toi, abruti. Et pourtant, encore et toujours ce refrain entêtant.



Make love to me.



L’hésitation, la tentation. Le désir, la peur du désir. Tout se soulève, en moi, toutes ces émotions. Je repense au fantasme, à mes rêves, à mes songes.



Andy, Andy, Andy, Andy.



Rupture.

Perte d’hésitation.



Impulsivité ? Impulsion. Je ne relâche pas mon emprise sur lui, mais, possédé par un démon, je lance l’offensive. Il l’avait cherchée, cette bagarre. La guerre peut officiellement débuter.



C’est mes lèvres qui s’écrasent contre son visage, plus particulièrement contre ses lèvres à lui, et avec violence. Il n’y a pas d’amour. Il n’y a pas d’affection. Uniquement du désir … Et beaucoup de passion. Je l’embrasse, malgré moi. Sans y avoir réfléchi, sans y avoir pensé à deux fois. Prolongeant le contact autant que possible, persuadé qu’une fois que celui-ci se terminerait … Les choses ne pourraient que prendre un très mauvais tournant.

Alors je continue de l’embrasser. Dix secondes … Vingt secondes … Trente secondes … Puis je m’arrête. Me reculant brusquement, presque avec horreur et mépris, incapable d’admettre, de reconnaître ce désir qui me ronge et me consume de l’intérieur, c’est sans broncher, avec insolence et froideur que je lui déclare, cruellement :

- Et là, toujours pas ?

Frappe moi. Prends moi. Embrasse moi. Montre moi que tu es plus fort que je ne le crois.




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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Mer 20 Mai 2015 - 18:41

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Andreas Klein
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Il n'y avait pas d'autres façons de faire. Aucune qui ne me soit venue à l'esprit, en tout cas. Quoi qu'il ait pu dire ou faire en m'apercevant, il aurait quand même fallu que ma main atterrisse sur lui, avec violence. C'était une question d'équilibre. Il ne peut y avoir que la culpabilité et la rage face à tant de dégout. C'est ça qui est naturel. C'est ce que deux hommes font quand ils ne peuvent pas se voir ; ils se défient, ils se battent éventuellement. Pour moi, ce n'est pas une éventualité. Oscar doit payer pour tout ce qu'il me fait subir contre mon gré, depuis déjà trop longtemps. Et tout ce que je veux, c'est décharger cette énergie négative qui m'empêche de penser intelligemment. Je ne peux pas faire autrement, je ne peux plus. Si ça ne le touche pas, si ça ne l'arrête pas, ça me tuera moi à l'intérieur et ça, je ne peux l'accepter.

Ta vie est tellement si peu passionnante …
Me laisser me doucher en paix …
En paix.


Il touche si sensiblement la vérité que cela me fait voir rouge aussitôt. Un rouge vif que l'obscurité doit camoufler, bien plus d'ailleurs que mes poings qui se resserrent sous l'effet de la haine. Ma vie ici n'est pas passionnante, elle est à crever d'ennui et il le sait. Ca l'a toujours arrangé, lui, que j'enchaine déception sur déception, échec sur échec. Avec Summer, d'abord, et puis …

Que pourrais-je bien faire d'autre, désormais, que lui causer des ennuis ? J'ai si bien commencé … Ma vue le répugne autant que la sienne me répugne, alors ce serait dommage de s'arrêter en si bon chemin.  

Une insulte vient frôler mes lèvres en réponse à ses questions haineuses mais je résiste, persuadé que cela ne m'apportera rien. Les mots ne suffisent plus pour contenir toute la nervosité qui est en moi, je sens que je n'ai plus le choix, que je vais devenir taré si je ne frappe pas.

Alors je frappe. Je provoque.



Et à nouveau, le vide. Immense, insupportable.  

Ma mesquinerie résonne entre ces quatre murs sans véritablement trouver refuge. Nulle part. Il est encore là, immobile tandis que je m'avance vers lui pour tenter de combler le vide du mieux que je peux. Mais aussi pour masquer le ridicule de la situation. Lui je le vomirais certainement si j'me voyais agir de cette façon, avec ce prétentieux d'Italien.

… Je le hais. Plus que tout autre chose, je le hais. En réalité, je crois que jamais je n'ai autant haï quelqu'un de mon vivant. Peut-être mon beau-père, et encore, la comparaison me donnerait presque envie de gerber. J'aimerais lui dire à ce lascar qu'il n'a pas le droit de me regarder comme ça sans rien dire, sans rien faire. Qu'il n'a pas le droit d'être aussi impassible alors que je tente de déclencher une guerre. Ca n'a rien de sensé. C'est inadmissible. Insoutenable. J'l'ai juré et voilà que ça revient, cette envie de cogner. Je lui referais bien son portrait à ce connard, pour qu'au moins, enfin, j'arrête de ressentir toutes ces saloperies de choses à son égard.

Je rêve, je crois … Un écart qui me coûte la peau, quand mon dos se retrouve propulsé en arrière jusqu'à ce mur en bois rugueux. Alors cette enflure est peut-être bien un être humain normal, tout compte fait. Il a envie de frapper, il a envie de m'insulter. Je jubile, je l'incite à le faire davantage par tant de provocation, toute celle que je lui crache au visage.

C'est bon, ça. Putain, oui, c'est le début de quelque chose de grand, je dirais même. Quelque chose digne de nos belles gueules d'enfoirés, Oscar. Tu vois, ça fait du bien … Vas-y, continue. Encore. Encore putain ! Je veux entendre ta rage, sentir ton envie … dans ton regard enflammé, dans tes mains fougueuses … Parce que je sais que t'as envie de me massacrer et ça tu vois, c'est ma victoire.



T'es qu'un sale crétin, et il a fallu que tu sois trop gâté par la nature. Ca s'appelle une anomalie, ça. Allez … donne tout ce que t'as. Libère ta force. Les ritals ne sont peut-être pas que des beaux parleurs, finalement. J'sais pas trop … Il faudrait me le prouver.

Pourtant, il parle, encore. Il me coince là où ça l'arrange et se met à parler, bordel. Des mots … Des mots. Je préfère ressentir ses mains qui se serrent, qui s'agrippent à leur prise. J'ai envie d'avoir mal, d'éprouver des choses, ne le comprend-il donc pas ?

Je vaux mieux que toi … dit-il alors. Putain de connard de merde. Tu ne fais que brasser de l'air et tu te surélèves encore sur ton piédestal ? Tu n'comprends rien. Tu n'joues pas dans la même cour.

« Que t'essayes, en tout cas. » Voilà ce que je lui réponds, dans un murmure abimé par son poids oppressant et pourtant rempli de sarcasme et de fierté.

Sa force se décuple, je la sens contre moi et la vois s'agrandir sur lui, comme si elle allait m'exploser au visage d'un moment à l'autre … sauf que ça n'arrive pas, pas encore. J'entends sa voix qui reprend, j'écoute ses propos qui font écho à d'autres, familiers. Mes yeux ne lâchent plus les siens et je ricane à moitié, ce qui visiblement lui donne envie de sévir.

…  

Ai-je vraiment envie de me débattre, là, maintenant qu'il me tient ?



Je ne sais plus ce que je désirais, tout à coup, en venant frapper à cette porte, et à cette épaule. Et puis là, tout contre lui, je prends la flotte. Son short trempé fait subir à mon bermuda ce qu'il n'a jamais demandé à subir. Ca ne faisait pas partie du plan ça, si tant est qu'il y ait eu un plan … Je tente bêtement de me débattre, alors, histoire de vérifier qu'il me tient bien cet imbécile.

C'est le cas … Il me tient bien, l'asticot. Doit pas avoir envie de me laisser partir d'ici … Doit aimer ça, en fait … La baston, la bagarre … En venir aux mains, entre autres … J'arrête de sourire à cet instant, mais je continue de le regarder, droit dans les yeux et … un peu plus bas. Pas longtemps, quand même.

Si tu savais de quoi j'ai envie …
Bon, déjà, que tu fermes ta gueule. Tu parles trop, ça devient insupportable.


Mais je ne dis rien … Je me contente de le regarder, de le ressentir, partout où son corps touche le mien et le soulage, d'une certaine façon. J'accepte le calme relatif de la situation, même si je bouillonne encore, à l'intérieur. J'accepte ce silence, le sien, le mien, pour peu qu'ils soient annonciateurs de quelque chose d'énorme, de retentissant. J'accepte … ce putain de destin, quel qu'il soit, en espérant qu'il se magne malgré tout.



Et coup de feu. Il s'écrase contre moi, il se fait impulsivité, violence. Il m'assomme, il me prend au dépourvu. Il m'arrache le coeur et il joue avec, là, sous mes yeux. Il me …

Il m'incendie. Il m'excite. Comme un dingue. Holy shit. C'est la métamorphose.

Au quart de tour, et plus encore … Ses lèvres sont trop vite rassurées par les miennes. Trop vite tolérées, trop vite accaparées. Je les désire, ardemment, et je ne peux pas aller contre ça. Quand le fantasme prend forme …

J'aime ça j'adore ça, et plus encore …  que ce que je pensais possible.

Tout ça … c'est … terrifiant. Ce n'est pas la facilité. C'est l'extrême. Rien de ce que j'avais prévu initialement.

Summer serait si gentille. Summer serait si conciliante. Summer, elle aurait ouvert les jambes et se serait laissée prendre … Summer, elle aurait voulu de moi la passion innée. Parce qu'elles veulent tout ça … Mais j'vois pas, moi… comment faire ça, comment claquer des doigts. Avec Summer … j'vois pas, j'vois plus.

A quel point est-ce affreux ? Ce désir déplacé et ces pensées, pires … Le problème dans tout ça, ce n'est pas juste Summer ou Oscar, c'est avant tout moi. Plus les secondes passent, plus je m'accroche à lui, et plus je m'accroche à lui, plus cet enfer me retourne le crâne.



Tout s'arrête aussi soudainement que ça a commencé. Il se recule d'un coup et me laisse là, contre cette paroi, plus brûlant pour lui que jamais. Evidemment, j'en viens à le détester. Pour cet état de faiblesse et de malaise dans lequel je me retrouve. Cet état de je-ne-sais-plus-quoi-faire, de tu-me-rends-fou … Ce n'est pas moi, ce n'est pas moi. Ce mec et son torse recouvert d'un manteau viril, ce mec et sa queue entre les jambes, ce n'est pas ce qu'ils doivent voir.

Et là, et là … Toujours pas ? Toujours pas ? … Ca ne résonne pas, cette fois. C'est amer. Aussi amer que cette expression fraichement peinte sur son visage. Il cherche quoi là ? Ah si … je sais. Il veut peut-être que je le punisse pour ce qu'il vient de faire. C'est vrai que c'était sacrément déplacé comme geste. Inattendu et … putain, complètement gay. Cet enfoiré de rital … il aimerait que je le remette à sa place, peut-être.

Tant pis pour lui et sa fatalité … J'en ai rien à foutre. Tout ce qui m'importe à moi, c'est de rectifier ma propre fatalité. Faire en sorte qu'il comprenne, quand même, que je ne suis pas ce qu'il croit que je suis. Que je ne suis pas qu'un mec qui se soumet aux raclures comme lui, contre un mur, sans avoir envie de frapper en retour …

Qu'on ne s'y trompe pas, j'ai toujours envie de frapper. Cette envie-là n'est pas partie et je crois qu'elle ne partira jamais. Même si cette enflure me fait aimer la vie au point de devoir aller m'en damner après … Surtout s'il me fait ça, en fait. Il peut pas se jeter sur moi pour ensuite me laisser comme une merde et me provoquer de cette façon. Ca n'a pas de sens, c'est tout aussi orgueilleux que sa personne et ça, c'est encore un truc qui mériterait bien qu'on le cogne.



Et puis … ce désir là, en bas, qui ne faiblit pas. Bien dissimulé, il m'aide malgré tout à me sentir davantage vivant, davantage puissant.



« T'as aimé ça, hein ? »

Pédale. Tapette. Tantouze. Evidemment que t'as aimé ça.

« Connard. » Je balance. Sèchement. Avec une pointe de sarcasme dans la voix.

Mes lèvres sur ta peau … qui descendent, descendent, descendent et remontent … là … Mes lèvres qui prennent le relais de ma main, doucement, et mes yeux sur toi, déjà ailleurs … Dis-moi depuis combien de temps tu rêves de tout ça … Dis-moi à quel point t'es déviant, sale rital de …

Mes deux mains viennent alors le frapper brusquement au niveau des épaules. Je le regarde avec dédain et dégoût, tout ce que je m'inspire présentemment, et d'une façon irrépressible, je le pousse à mon tour violemment contre la paroi opposée. Les doigts d'une de mes mains encerclent son cou et serrent modérément leur prise qui, je l'espère, maudira ce juste retour des événements. Je colle mon corps contre le sien, laissant malgré tout ma main se frayer un chemin jusqu'à son entrejambe, bien dressé sous son short mouillé …

« Ben tiens … T'es écoeurant. »

Et moi je suis lâche … dirigeant la lumière sur toi quand tout mon être crève encore pour toi. Quand il rêve de prendre le tien, pour ensuite disparaître à jamais … Mais que puis-je faire d'autre que t'attaquer ?

A nouveau je frappe, le tire au niveau de son épaule et le repousse sèchement, de sorte à ce que son dos se prenne encore une fois le mur. Plus incontrôlable encore, je le gifle sur sa joue. Pour la forme. Juste une fois. Et là, quand je me rapproche, tout contre lui, mes lèvres si proches des siennes, je mêle son souffle au mien, lui dis avec mon regard qu'il m'énerve plus que tout autre chose au monde.



Avec Samuel … c'était … il n'y a même pas de quoi comparer.

Oscar, je le méprise. J'ai envie de lui foutre la raclée du siècle, de me soulager …

Le soulager ?

« Je parie que tu préfères être pris contre un mur plutôt que l'inverse. Eclaire-moi. Je suis curieux. »



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Ven 29 Mai 2015 - 4:11

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Contact.

Et puis ...

...
....
...
..
.....
..

.

Intimité intrusive. Proximité oppressante. Silence. Silence. Silence ...

Cacophonie de mes pensées.

Ses cris, ses voix, les voix, partout, partout en moi ... Dans ma tête, des images, des sons, des odeurs, des sensations ... Je ressens, je perçois, son corps, sa chaleur, tout ça, tout ça, toutes ces choses, cette énergie en moi.

Frisson.

Mon corps tremble, d'émoi, d'émotion. On pourrait croire que c'est la rage, la colère, le dégoût, le mépris, la haine. Et on aurait raison.

Partiellement.

Je n'arrive pas à croire ...

Non, je ne peux pas accepter ...

Et pourtant ...

Embrasser. Je viens de l'embrasser.

Putain, merde, qu'est-ce que j'ai fait ?

Mon regard, timidement, se perd dans le sien, bien que je tente de maintenir ma carrure fière et imposante en position. Ne pas faiblir. Ne pas sembler faible. Rester fort, rester solide ... Voilà ce qu'il faut que je fasse, malgré mon état de confusion intense et infini. Je veux frapper. Je veux cogner. Je veux coller, plaquer, son corps sec contre ce mur ... Me coller à ce corps, toucher cette peau, établir un contact. Je veux embrasser, également, encore et encore. Embrasser toujours, embrasser à nouveau. Caresser, embrasser, dévêtir, déshabiller ... L'exciter lui comme il m'éveille moi, lui faire ressentir des sensations qu'il ne connaîtrait autrement probablement jamais. Lui faire du mal, lui faire du bien. Je veux ... Tellement de choses.

Trop de choses.
J'ai toujours voulu trop de choses ...

Dario ... Nuire à papa ... Massimiliano, le meilleur ami de Fabio ... Augustus "Gus", le frère aîné de Sunny ... Et maintenant, lui, cette pourriture, cette moisissure dans ma vie. Ce fameux dénommé "Andy". Pourquoi ? Pourquoi tant de choix, tant de possibilités, tant de confusion ? Si je pouvais avoir un homme, le chérir, le garder toute une vie ...
Ah, si seulement ça, je le pouvais ... Je crois que je serais entièrement comblé.
Mais je ne le pourrais, hélas, jamais. Du moins, pas maintenant. Alors j'attends. Je me contente de ce que j'ai, de ce que je peux avoir. Grappillant du bonheur, du désir et du plaisir partout où je peux en récolter. Je ne suis pas épicurien mais c'est tout comme. Avide, affamé, il m'en faut toujours plus, et dès que j'en ai, je me mets à tout dévorer, de façon féroce, bestiale et impitoyable. Un peu comme j'ai envie de le dévorer lui.

Féroce.
Bestial.
Impitoyable.

Contre ce mur. C'est contre ce mur que j'ai envie de le faire, avec toi. Parce que oui, Andy : j'ai envie de le faire avec toi.

Puis, je me redresse. Je me ressaisis. Choqué, blessé, scarifié, meurtri, ma psyché me prie et me supplie de ne pas continuer. Pas lui. Pas maintenant. Tu vaux mieux que ça, Oscar ... Ozzy ... Ne te rabaisse pas à ça. Tourmenté, déstabilisé, je me mords la lèvre. Pourquoi est-ce que je ne sais jamais ce que je veux ? Je vaux mieux que ça. Je mérite mieux que ça, même ! Un homme qui m'aime. Voilà ce que je mérite ... Et pas n'importe lequel, un homme, un vrai ! Celui qui, d'un simple sourire, parviendrait à égayer mes plus sombres journées. Celui qui, d'une simple caresse, serait capable de chasser la moindre idée noire, la moindre mauvaise pensée. C'est ce que je veux, ce que je mérite, ce qui m'est dû, tout ce qui m'est logique ...

Et pourtant, là, au fond, se cache autre chose qui est tout sauf logique.

Désir, impulsion.
Désir, passion.
Désir, émotion.

Mes bras, mes mains, mes doigts tremblent ...

Je frémis ...
Vibre, comme le vibrato du violon, comme les couleurs du vent, les sons du coeur.
Je me perds ...

Mmh, ce visage ...

Le temps. Il n'y a plus de temps. Plus d'espace. Plus de temps ni d'espace. Seulement lui et moi, et ces corps, encombrants. Trop détaillés, trop déshabillés ... Ou plutôt ... Trop habillés ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ai chaud, j'ai soif, j'ai froid, la gorge nouée, je tremble. Mon corps tendu se raidit de partout et c'est pas confortable, oh, non, non, non, absolument pas confortable du tout ...

Et pourtant, tellement bon ...

« T'as aimé ça, hein ? »

Oui, j'en veux encore.

Mes yeux se baissent. Mon coeur, tourmenté, hésite. Vérité ou mensonge ? Parler pour mentir ?

- Je préfèrerais encore devenir hétéro, je crois.

Je marmonne entre mes dents, malgré mes mains tremblantes. Embrasse moi. S'il te plait. Mais non. Je frappe là où ça fait mal. Je blesse, à ma façon. Tu es tellement répugnant que je préfèrerais encore une fille. Une belle insulte, assurément. Il me balance un "Connard" nonchalant et c'est avec fureur que mes yeux se redressent avec précision.

- Tu ne m'as pas repoussé pour autant.

Je rétorque alors. J'aurais pu jouer le jeu du sarcasme et de l'ironie mais plutôt que de me lancer dans une vulgaire comédie, je reste là, au naturel. Je lui parle avec neutralité, grace et dignité. Je lui parle comme seul un Oscar parlerait, en fait.






Bousculade.
Violence.
L'impact me surprend, me prend par surprise, me jette hors de mon élément, de mes pensées, de mon environnement ...

Emporté, propulsé, projeté, rejeté, je recule, bascule, titube, fais quelques pas en arrière.

Deuxième impact. Deuxième offensive. Salve deux lancée.

Contre un mur, pris au piège, ses mains me maintenant en place, le cou enfermé sous ses gros doigts crasseux de nouveau riche 'ricain, je tente de me débattre, en vain. Regard haineux et allure fière ne parviennent cependant pas à m'abandonner, me restant fidèles jusqu'au bout, même dans cette situation délicate. Son corps, plaqué contre le mien, me fait frémir, tressaillir ... Je sens son odeur, si salée, si virile, malgré la distance et la frayeur qui commence peu à peu à se propager en moi.

Ne me tue pas, ne me tue pas, sale psychopathe, ne me tue pas.

Et là ...

Oh ...

Oh ...

Mes lèvres s'écartent et ...

Oh ...

Tendre, doux, terrible gémissement, traitre, qui s'échappe malgré mes efforts.
Excitation. Tristesse. Humiliation. Déception.

Et ses paroles, qui ne font certainement rien pour arranger la situation.

Le connard.
L'enfoiré !

... Il ne s'est certainement pas gêné pour me tâter ...


J'ai envie de cogner, de frapper, de riposter, de pleurer, de me battre, de le battre, de le tuer putain je veux le tuer le tuer le tuer je veux ... Putain pourquoi j'ai été aussi con aussi pourquoi est-ce que je me suis mis à croire qu'il pourrait y avoir ... Non mais vraiment je ne sais pas ce qui m'a pris je méritais vraiment qu'il m'humilie ainsi, en fait ...

Il frappe encore, ah putain, le salaud ... Et c'est que ça commence à faire mal, en plus, ses conneries ... Le salaud, le salaud. Te tuer, te tuer, j'ai simplement envie de te tuer, Andy petit con, Andy petit salaud. Tiens, en voilà une d'idées ... Mais non. Je ne suis pas un meurtrier. Du moins ... Pas encore. Il se pourrait très bien que cela change dans les heures à venir.

Autant dire que la bosse dans mon caleçon, plutôt que de retomber, persiste à perdurer, vile, vilaine traîtresse ! Ah, la la ... Elle mériterait bien que je l'ampute, elle ... Mais non, quand même pas, ce serait bien contraignant après ...

Violemment, mon dos se cogne contre le mur à nouveau et ma tête, elle, gigote, de l'avant vers l'arrière, sous l'impact.

Quelle violence, quelle brutalité ... Mon Dieu, quelle virilité ...

Jamais Andy n'a été aussi autoritaire de tout l'été. Jamais n'a-t-il été aussi attirant, également.

Et là ...

Clac.

Je cligne des yeux, ébahi, stupéfait.

Une gifle ...

Moi, on ne me frappe pas.
Moi, on ne me frappe jamais.

Me remettant encore du choc de ses actions, c'est de façon imperceptible que ses paroles viennent heurter un ego déjà sacrément bien amoché.

« Je parie que tu préfères être pris contre un mur plutôt que l'inverse. Eclaire-moi. Je suis curieux. »

Rupture.
Perte de contrôle.
Plus de pensées, plus de logique.

Sensations, désirs, émotions.

Enragé, endiablé, je lui fais face d'une force inattendue et que je ne me connaissais pas, jusqu'alors. Le repoussant violemment, je m'arrange pour le faire tourner, inversant les rôles et le plaquant contre ce même mur sur lequel il m'avait jusqu'alors emprisonnée. Dents grinçantes les unes contre les autres, c'est avec violence et d'un ton menaçant que je m'adresse à lui, cette fois-ci.

- On ne t'a jamais dit que c'était malsain de projeter ses désirs sur les autres ? Sale 'ricain, sans aucun savoir vivre ... La seule personne qui sera prise contre un mur, c'est toi, espèce d'abruti. Allez, ne fais pas semblant, on sait tous les deux que t'en as envie, non ?

Est-ce que je pense sérieusement ce que je lui dis ?
Est-ce que je veux lui faire peur, l'effrayer ?
Est-ce un peu des deux, ou autre chose, entièrement ?

Je ne sais pas, je ne sais plus et il n'y a aucune façon de le savoir ...
Mais savoir ce que je vais faire ... Et comment je vais le faire ... ?

Ça ... Il n'y a qu'une seule façon de le savoir ...

Avec hésitation, ma main descend et empoigne fermement l'objet de discorde, similaire à celui qui avait provoqué mon humiliation. Cet objet endurci, rendu rigide par le désir et l'excitation. Surpris, étonné, mon regard se baisse hâtivement afin de m'assurer que c'est bien celui-ci que je tiens fermement entre mes cinq doigts ...

Avant de se relever, victorieux, glorieux.

Ah, sale cachottier ...

Je te tiens maintenant.

Tu vas me le payer.


Rapprochant mon visage du sien, c'est avec fierté que je m'exprime, cette fois-ci.

- Il semblerait que je ne suis pas le seul à m'amuser.

Je lui souris, avec insolence et impertinence.

Tu me veux.
Je te veux.

C'est maintenant qu'on devrait commencer à se déshabiller.




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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Dim 31 Mai 2015 - 5:40

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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Dim 31 Mai 2015 - 15:07

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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Jeu 4 Juin 2015 - 23:00

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Orientation sexuelle : Bisexuel(le)
Etudes/études passées : Diplômé en marketing à l'UCLA.
Job/Métier : Chef de publicité à Millenium Advertising.
Adresse de résidence : Appartement dans le Downtown, avec Adelaïde et Chloé. Ne soyez pas dég les mecs.
Dispo pour le rp : Non
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Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Sam 25 Juil 2015 - 15:24

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Oscar Luccheti
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Etudes/études passées : Doctorat en exercice du droit. ("juris doctor" ; 7ème et dernière année)
Job/Métier : Bénévole à l'orphelinat et dans des associations diverses ; il assiste également son frère à faire les comptes pour son salon de tatouage
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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Jeu 8 Oct 2015 - 3:39

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MessageSujet: Re: england skies - hot - (oscar)   Mer 13 Jan 2016 - 2:13

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