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 Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison

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MessageSujet: Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison   Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison EmptyMer 11 Fév 2015 - 11:55

Madison T. Fawcett
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Je pense que c’est le surmenage ou encore un pétage de plomb ! L’accumulation qui n’est plus possible, j’ai besoin de retrouver mes « esprits ». Je pensais remonter la pente mais ce Glenn change la donne, sans parler de ma relation devenue houleuse avec Teru… et Héloîse aussi, et la déception en découvrant une ancienne liaison avec mon professeur référent, les gens qui mentent et continuent de me faire mal, j’en peux plus ! C’est à cause de tout ça que je suis partie de la maison des Gamma Psi sans vraiment prévenir. Juste un mot pour dire comme ça, une discussion d’une minute avec une fille de la maison et me voilà sortie. Je ne sais pas vraiment où aller, je ne m’en pose même pas la question et je marche, je ne peux pas courir mais je marche pour évacuer tout ce que j’ai en tête. Emmitouflée dans mon parka, je ne m’occupe de rien hormis de la marche, avançant encore et encore. Je ne me rends pas compte du temps qui passe, ni même ne cherche à penser si je ne me suis pas dirigée dans la bonne direction. Au final, je marche, pas loin de deux heures sans m’arrêter. La fatigue gagne mon corps, ma jambe. Mon corps atteint sa première limite. Je prends peu à peu conscience de l’endroit où je suis, à vrai dire, j’ai vraiment foncé n’importe où, je me sens un peu bête, pas totalement perdue parce que ça fait assez de temps que je suis à UCLA pour connaitre un peu les quartiers d’UCLA. Et puis, je crois que je ne suis pas loin de chez Maël. Destin ou inconscient, je n’ai pas envie de continuer mon chemin alors que de le voir, ça me permettrait de me changer les idées. Il le fait toujours, il me permet de m’évader de la réalité si douloureuse. Je me décide à faire les derniers mètres qui me séparent de chez lui en espérant qu’il soit là, qu’il me prenne sous son aile. Je n’ai rien apporté et je n’ai pas d’argent sur moi. Je me ferais pardonner un autre jour, je ferais à manger et on partagera ensemble. Pour l’instant, mon poing frappe contre la porte. Le cœur battant, j’espère qu’il est là, chose qui se confirme quand la porte s’ouvre sur lui. Dans un élan de … je ne sais quoi, je me permets de me rapprocher de Maël pour me serrer dans ses bras. J’adore le contact physique, même amical, ça m’aide à me faire du bien. Mon cœur tend à se calmer, je me rends compte de ce que je fais et m’éloigne un peu. « Désolé… » Je fais quelques pas pour le laisser fermer la porte derrière moi. « J’ai cru comprendre que c’était une terre d’asile ici, il y a de la place pour les jeunes filles réfugiées ? » Je fais une petite moue, à la fois triste et amusée, un mélange déconcertant. Ce n’est pas facile de cacher ce qui se trame dans ma tête, difficile de sourire avec une fausse sérénité, une fausse joie alors que tout va mal. « Si tu es occupé, je reviendrais un autre jour… » Des fois qu’une demoiselle soit là pour occuper sa soirée à autre chose qu’à des discussions, des rires, à boire, manger, des choses normales quoi… entre amis.


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison   Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison EmptyDim 22 Fév 2015 - 13:25

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Triste destin que celui d’abandonner les lèvres d’une demoiselle pour découvrir le visage d’une personne qui crut bon de me rendre visite. Bien évidemment il me serait facile de ne pas aller ouvrir, d’espérer que cette personne abandonne l’idée d’une entrevue, tels étaient les supplices de ma camarade de jeu, bien trop désireuse de prolonger ce petit moment d’intimité. «  Je reviens très vite… »  Pour autant je n’eu aucun scrupule à l’abandonner sur le canapé, enfilant le t-shirt qu’elle avait su si bien me retirer. Je pouvais l’entendre se plaindre, grommeler quelques paroles inconvenantes et qui eu le don de me faire sourire. Jouer avec sa frustration me plaisait d’autant plus, sachant pertinemment que la convaincre me serait plus difficile, mais ô combien intéressant. Ainsi j’ouvris la porte, découvrant le visage défait d’une demoiselle dont la présence m’étonnait quelque peu à une heure si tardive. «  Madison ? Qu’est ce qu… » Sans prononcer le moindre mot, son corps vint prendre refuge contre le mien, certainement en quête de réconfort. Si Madison était du genre tactile, il en était tout autrement pour moi, peu à l’aise dés que cela relevait du sentimental. Lentement et après une énième hésitation, l’une de mes mains vint délicatement tapoter son dos en signe de soutien. « Désolé… » J’ignorais la raison pour laquelle elle s’excusait, sa visite ? Ce petit ‘câlin’ improvisé sur le seuil de ma porte ? Je décidais de ne pas m’en soucier, la toisant du regard alors qu’elle faisait son entrée. « J’ai cru comprendre que c’était une terre d’asile ici, il y a de la place pour les jeunes filles réfugiées ? » Une terre d’alise ? Les jeunes filles refugiées ?  Si l’idée d’un appartement plein de demoiselles en détresse serait le rêve de nombreux hommes, cela relevait plutôt du cauchemar à mesure que cette idée fleurissait  dans mon esprit. « Il n’y a pas des associations pour ça ? » Elle ne saurait aucunement choquée par mon comportement, s’y étant confronté que trop souvent pour comprendre que je n’étais pas du genre solidaire, ou du moins l’homme parfait et bien sous tout rapport.  Non, je n’étais pas l’un de ces ‘gentils hommes’. Pour autant elle ne prenait jamais la fuite, ne me jugeait aucunement pour mon comportement ou mes paroles bien souvent déplacées. Bien au contraire, voilà qu’elle me rendait visite à des heures tardives, tentant tant bien que mal de m’attendrir par une petite moue boudeuse que je pris avec sourire. « Si tu es occupé, je reviendrais un autre jour… » J’en avais oublié l’autre demoiselle, certainement assise sur le canapé dans l’espoir de reprendre nos festivités. « Hum…donne moi une seconde… » Bien évidemment une nuit de débauche ne pouvait pas me déplaire, néanmoins je savais tout autant que la présence de Madison n’était pas sans raison.  

Ainsi je pris la direction du salon, retrouvant celle que j’avais un peu plus tôt, totalement abandonnée à ses émotions. « Hum…Abby, Aimee…» « C’est Stacey » Oups, c’est ce que l’on appelle faire une gaffe non ? « Ouais heu comme tu veux Abby, il faut que tu t’en ailles, j’ai de la visite. » Je devinais à son regard combien elle pouvait m’en vouloir, me détester à l’instant présent. Je ne pouvais la blâmer, mais je savais tout autant que ses regrets seraient éphémères, presque inexistants avec le temps. «  Tu te moques de moi ? » « Si tu pouvais te dépêcher et te rhabiller aussi, les commérages sont à la mode dans l’immeuble. » « Va te faire foutre ! » J’accusais ses mots dans un large sourire, peu incommodé par ce genre d’insultes. Il m’en fallait davantage pour atteindre mon cœur dont l’existence relevait presque de l’impossible. Fort mécontente, elle n’eu aucun mal à retrouver ses affaires pour finalement prendre le chemin de la porte, non sans un regard envers Madison. « Vous devriez partir, il n’en vaut vraiment pas la peine » Je levais les yeux en direction du ciel, peu touché par ce conseil  qu’elle crut bon de lui aviser. Une fois seuls, mon regard vint naturellement croiser celui de Madison, un fin sourire sur les lèvres. « Je t’offre quelque chose à boire ? A manger peut-être ? Tu pourras en profiter pour me raconter tes malheurs... »
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison   Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison EmptyDim 22 Fév 2015 - 16:13

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Maël n’a vraiment pas la fibre pour consoler les gens. Pire qu’Andreas, en fait ! Parce qu’il n’essaie même pas de le vouloir, il fuit. Mais j’ai l’habitude à force. Ce qui me fait venir vers lui, c’est le plaisir que j’ai à pouvoir me changer les idées, me plaindre avant et aller mieux après. J’en remercie toujours Maël de bien vouloir de moi chez lui, d’être patient alors qu’il pourrait passer son temps avec une jolie fille. D’ailleurs, je me demande s’il y en a une ce soir, ça serait dommage qu’elle gâche ma soirée. Ça se pourrait bien. Quand je soulève la question, il me dit qu’il revient. Bonne curieuse, je trottine à la porte pour voir un peu plus dans son appartement et observe la discussion avec la fille. Je réprime un rire nerveux quand il ne se souvient pas de son prénom et que je vois bien que la jeune femme est frustrée. Tant par le fait qu’il s’en fout d’elle mais aussi parce qu’elle n’aura pas ce qu’elle attendait de sa soirée. Mes lèvres finissent par se tordre quand la discussion devient un peu houleuse. C’est qu’elle est mauvaise la petite ! Je ne suis pas comme ça quand on me dit que finalement, on ne le fera pas… En même temps, c’est plutôt moi qui annonce ce genre de mauvaise de nouvelle.

Elle me croise et sa frustration fut telle qu’elle me conseille de m’en aller. Sauf que moi, je ne cherche pas à coucher avec lui. Du moins, pas ce soir, ni même en ce moment. Bien qu’il ne soit pas dégueulasse à l’idée, je me refuse de coucher avec un homme qui ne sait pas pour ma maladie et je ne suis pas assez proche de lui pour lui avouer cela. Même Andreas et bien d’autres personnes que je côtoie depuis longtemps ne sont pas au courant. « ça ira. » lançais-je à son encontre alors qu’elle ferme la porte de l’appartement. Je tourne mon regard vers Maël avec un petit sourire. Comme quoi, nous sommes deux personnes différentes et pourtant, on s’entend bien et même il est gentil envers moi. « Je t’offre quelque chose à boire ? A manger peut-être ? Tu pourras en profiter pour me raconter tes malheurs... » me propose-t-il. Je réfléchis quelques secondes mais mon choix est bien vite arrêté : « Quelque chose d’assez fort pour me faire oublier toute ma vie et mon éducation, si tu as. » Je me décide finalement à faire quelques pas dans le salon.

Et comme à mon habitude, je m’enfonce dans son canapé en mode « c’est juste trop bon » tout en me plaignant. Je sais qu’il s’en fout mais au moins, je pourrais lui en parler. J’ai peur de l’avis de Lola à propos de Glenn. « Je suis dégoutée en ce moment. J’ai appris que mon meilleur ami qui n’a jamais eu que moi comme femme dans sa vie – et je ne parle pas de sexe, finisse par sortir avec ma cousine, tout ça s’est passé dans mon dos ! Même pas ils m’ont ménagés en un mois ou deux, non, un diner et prends-toi ça dans les dents, Madison !! » Je soupire. « Le pire dans tout ça, c’est qu’on me laisse pas le temps de digérer et on me sort que je suis égoïste, égocentrique, que je ne pense qu’à moi ! C’est le comble quand même ! J’ai toujours mis les gens avant ma propre personne et vu ce qu’il se passe en ce moment, j’ai bien le droit d’avoir du temps ! J’ai l’impression que je vais exploser ! » J’inspire, expire lentement. « Puis, Hiroki ! Comme avec Teru & Hélo, ça fait quelques jours mais ça me rend dingue ! Il m’a dit vouloir faire une pause, pas qu’il me lâchait et je l’ai trouvé en train de minauder avec une fille. Il ne m’aimait pas en fait ! J’étais qu’un bouche-trou pour aller mieux ! »

Je croise les bras contre ma poitrine mais Maël me tend ce que je lui ai demandé et le prends : « Et encore, c’est pas le pire. » Je vide le verre cul-sec pour me donner du courage. Parce qu’il y a pire que d’être lâcher par le garçon par qui on est attiré. « Un mec… a une vidéo de lui et moi… en train de… le faire. C’est dans les souvenirs que j’ai oublié. Le pire, c’est que c’est vraiment… sauvage… Ce n’est pas moi… enfin… je te jure, j’ai dû attendre quelques minutes pour être sûre que ce soit moi ! Je suis tellement plus sensuelle avec un homme et là, c’est à la limite de la violence, du genre S-M… ça se voit que j’étais faible, mal… Ah putain, Maël… je suis dans la merde, je vais perdre mon poste de chef si ça se sait… s’il la poste sur le net… putain… » Je rapproche mes cuisses contre ma poitrine et serre fort avec mes bras. Rien que d’y penser, j’ai le ventre encore plus noué.


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison   Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison EmptyMar 10 Mar 2015 - 18:34

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Réconforter une personne n’était clairement pas dans mes cordes. Je restais persuadé qu’il fallait une certaine empathie pour cela, comprendre son prochain, ses malheurs, sa sensibilité. Or j’éprouvais de fortes difficultés dés lors que mes sentiments se voyaient sollicités.  Voila des années qu’ils étaient contraints au silence, refusant de leur laisser la moindre occasion de s’exprimer. Handicapé sentimental j’étais, à tord ou à raison, mais le fait est que la vie me semblait plus appréciable ainsi. Pour mon entourage en revanche, il s’agissait là d’une toute autre histoire. Ainsi donc il m’était difficile d’esquisser le moindre sourire lorsqu’elle vint prendre, à ma grande surprise, refuge dans le creux de mes bras. Pour autant je ne la repoussais pas, ayant conscience qu’elle avait certainement besoin de parler, de sentir une présence à ses côtés. A sa tête, il m’était facile de deviner combien sa journée fut laborieuse. J’en avais presque oublié la demoiselle qui m’attendait sagement dans le salon, désireuse de goûter au plaisir charnel que nous nous étions promis un peu plus tôt. Malheureusement pour elle, je n’étais pas une personne digne de confiance, pas toujours du moins et d’autant plus auprès de jeunes inconnues. Il me fallait mettre fin à notre rencontre, abandonnant toutes envies de découverte.  Madison m’avait suivi jusqu’au salon, devenant ainsi spectatrice d’une petite scène de ménage qui n’avait pourtant pas lieu d’être. Nous n’étions pas mariés,  pas même un couple. Je devinais que trop bien le sourire de Madison, presque amusée de cette comédie sans nom.  Mon hôte en vint à quitter les lieux, non sans un avertissement auprès de Madison, visiblement peu inquiète de subir le même sort. Et pour cause, le lien qui nous unissait n’était aucunement comparable, sensuel ou encore passionné. Nous étions…amis ? Confidents ? Passionnés de nourriture asiatique ? Qu’importe au fond, le fait est qu’elle n’était clairement pas destinée à ce genre d’intimité.

Naturellement j’en vins à lui proposer une boisson, voir à manger si elle n’avait pas l’estomac dans les talons compte tenu de son humeur que je qualifierai moi même de… maussade. « Quelque chose d’assez fort pour me faire oublier toute ma vie et mon éducation, si tu as. » Bien évidemment le médecin que j’étais ne devrait pas encourager ce soudain attrait pour l’alcool, pour autant ce côté moralisateur que pouvait avoir mes collègues avait su m’épargner. Au contraire, j’étais toujours en possession d’une bonne bouteille de vodka. « Va pour un alcool fort, mais je te préviens, je décline toute responsabilité si tu te mets à danser sur ma table basse. » Je lâchais un petit sourire amusé, prenant ainsi la direction du bar afin de lui servir un verre de cette boisson qui se tenait toujours prête à combler mes soirées lorsque je ressentais moi aussi, l’envie d’oublier toute une vie. « Je suis dégoutée en ce moment. J’ai appris que mon meilleur ami qui n’a jamais eu que moi comme femme dans sa vie – et je ne parle pas de sexe, finisse par sortir avec ma cousine, tout ça s’est passé dans mon dos ! Même pas ils m’ont ménagés en un mois ou deux, non, un diner et prends-toi ça dans les dents, Madison !! » Je devais avoué que je ne comprenais pas vraiment où était le mal, à moins bien sur si elle nourrissait elle aussi, des sentiments à l’encontre de ce garçon. En même temps je n’étais pas sûr d’être la bonne personne lorsqu’il s’agissait de sentiments, encore moins amoureux. Seule une demoiselle ou deux ont su s’emparer de mon cœur, enfin…il me semble. Fallait-il encore connaitre la véritable définition de l’amour pour en être certain non ?  Ainsi j’optais pour le silence, la laissant déverser le file de ses pensés à l’image de ma vodka dans un verre qui lui serait destiné.
Elle était sur les nerfs, voulait du temps pour digérer les différents évènements qui frappaient son existence. Bien que je peinais à comprendre les raisons de tout ce désarroi, je ne pouvais qu’être d’accord avec elle lorsqu’elle disait devoir s’accorder du temps pour elle même. Il était parfois bon, pour ne pas dire nécessaire, de se retrouver seul, de se ressourcer, de se poser les bonnes questions, de réfléchir à notre vie qu’on aimerait peut-être voir changer.  Je m’apprêtais à lui répondre quand elle en vint à rebondir sur un nouveau drame de son existence, qui une fois encore, concernait un autre jeune homme. « Puis, Hiroki ! Comme avec Teru & Hélo, ça fait quelques jours mais ça me rend dingue ! Il m’a dit vouloir faire une pause, pas qu’il me lâchait et je l’ai trouvé en train de minauder avec une fille. Il ne m’aimait pas en fait ! J’étais qu’un bouche-trou pour aller mieux ! »  C’était à ne plus rien comprendre, assurément il me fallait un verre à moi aussi.
Elle marquait enfin une pause, profitant de l’instant présent pour lui offrir ce verre dont elle semblait vraiment avoir besoin. A mon tour, je pris place dans le canapé, non loin d’elle sans pour autant avoir le reflexe de la prendre dans mes bras ou avoir un quelconque geste de sympathie. « Tu sais en général les ‘pauses’ sont synonymes de rupture. C’est une manière un peu hypocrite de dire que votre relation touche à sa fin. Ton hum… Hirokoi machin chose n’a pas eu le courage de te le dire franchement, voilà tout. » Ok il y avait beaucoup mieux comme discours à tenir auprès d’une femme dont  l’honneur venait d’être bafouée, mais je préférai de loin la franchise aux discours ayant pour seul but d’arrondir les angles. « Ca n’excuse pas ses actes et ça n’effacera certainement pas ta douleur, mais ca montre juste qu’il n’en vaut pas la peine. Madison,  tu te vois vraiment en couple avec un mec qui n’assume pas ses choix et qui ne sait pas faire preuve de franchise ? » Si tel était le cas, je me devais de reconsidérer l’idée que je me faisait des femmes et de ce qu’elles attendent de leur prince charmant. J’haussais les épaules, comme ci sa rupture n’était au fond, pas une si mauvaise chose.  Je pris à mon tour le temps de boire une gorgée ou deux, songeant alors au premier problème qu’elle avait évoqué un peu plus tôt. « Mais pour en revenir a ton meilleur ami…tu es sûre de ne rien ressentir pour lui ? Autre que de l’amitié… ? Sinon pourquoi as-tu tant de mal à te faire à cette idée ?» Après tout, ne devrait-elle pas se réjouir de leur bonheur ?

Forcé de constater qu’elle était dotée d’une sacrée descente, je tendis la bouteille, lui versant à nouveau de la vodka tandis qu’elle s’apprêtait à me faire une nouvelle confidence. Et pas des moindres. « Et encore, c’est pas le pire. » J’haussais un sourcil, l’interrogeant du regard tout en m’installant plus confortablement dans mon canapé. « Un mec… a une vidéo de lui et moi… en train de… le faire. C’est dans les souvenirs que j’ai oublié. Le pire, c’est que c’est vraiment… sauvage… Ce n’est pas moi… enfin… je te jure, j’ai dû attendre quelques minutes pour être sûre que ce soit moi ! Je suis tellement plus sensuelle avec un homme et là, c’est à la limite de la violence, du genre S-M… ça se voit que j’étais faible, mal… Ah putain, Maël… je suis dans la merde, je vais perdre mon poste de chef si ça se sait… s’il la poste sur le net… putain… »   Là était assurément le plus gros de ses problèmes, restant silencieux un petit instant. Bien évidemment il me serait facile de la juger, de lui faire la morale, mais une fois encore je restais calme, à croire que tout ceci faisait partie de mon quotidien.   « Fort heureusement personne est infaillible, on a tous des failles. Lui y compris. Il suffit de les trouver et de lui faire comprendre qu’il est dans son intérêt de ne pas exposer la tienne. Quel est son nom ? »
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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison   Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison EmptyJeu 19 Mar 2015 - 2:17

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Oublier… Oublier simplement tout ce que je suis, oublier que je suis une Gamma Psi, oublié que j’ai une vie misérable. Tout le monde s’acharne à vouloir me faire vivre alors que d’autres s’amusent à me pousser vers le fond. J’en suis fatiguée, j’en ai marre. Sans regrets et presque avec amusement, je trouvais la compagnie de Maël, parce qu’avec lui, j’obtiens toujours ce dont j’attends avec l’étudiant. Il me fait déjà rire quand il affirme décliner toutes responsabilités si je ne deviens un peu… pas moi-même à cause de l’alcool. Je le regarde avec toujours le même sourire : « Si je danse toute nue, tu déclines toujours la responsabilité ? » Parce qu’après tout, je ne suis pas à l’abri de faire des bêtises. Toute façon, ce n’est pas comme si j’allais lui sauter dessus pendant que j’étais saoule. M’enfin, faut déjà que je le sois déjà.

Et n’aillant pas encore bu une seule goutte, je ne peux m’empêcher de déblatérer tout ce qui se passe dans ma vie, et quand je dis tout : c’est TOUT. Teru & Héloïse, Hiroki… et encore, je parle des principaux tracas de ma vie. Je sais que je ne devrais pas m’en plaindre parce que je suis heureuse pour le couple que forme Teru & Héloïse mais tout ça, d’un coup, c’est un peu trop. Maël m’apporte enfin mon verre, j’en bois d’abord la moitié. Maël s’assoit à mes côtés sur le canapé et il finit par m’avouer le grand secret des hommes qui brisent le cœur des femmes. Dès qu’il y a un break, c’est mort. Je fais une petite moue, un peu triste : « Hiroki… je sais mais… je commençais à m’attacher à lui, et pouf… » je relève mon regard sur Maël. Me voir en couple avec Hiroki, à présent ? Non, je n’en ai plus envie même si mon cœur le désire encore un peu. Le temps de s’y faire.

Je secoue la tête négativement. « Non… tu as raison… » soupirais-je en finissant mon verre. L’alcool commence à faire son effet, ça me fait du bien. Ce qui concerne Hiroki ne me touche plus vraiment. Je me rends compte que je l’efface bien vite de ma tête. Je soupire et me rapproche de Maël, pose ma tête sur son épaule. Ma vie est … bref… Maël me pose la fameuse question que je m’attendais de la part de beaucoup de monde et à laquelle j’attends qu’elle se pose pour y réfléchir. Est-ce que j’aime Teru de façon « amoureuse » ? J’y songe, j’y réfléchis pour en connaitre la réponse. Je m’imagine, et je devine la réponse : « Non… je l’aime beaucoup mais je ne me vois pas être en couple avec Teru. On s’apprécie mais ça n’a jamais été plus loin tous les deux… » Hormis quelques baisers… quand j’ai su, quand il l’a fait… mais… il n’y a pas eu de flammes.

« C’est juste qu’aucun a parlé de l’autre, tout s’est fait dans mon dos, tu vois ? Ils ont rien dit, pas même préparé longuement à la question… POUF… comme ça… alors que je viens de perdre Hiroki ? Les gens ne me laissent pas le temps de digérer… je dois m’y faire maintenant, ils sont lourds… » Je soupire. Mon verre se remplit alors, je regarde Maël et lui sourit tendrement pour le remercier. J’en bois quelques gorgées avant de lui parler de Glenn. A vrai dire, j’ai besoin d’en parler à quelqu’un. D’avoir un avis… Je me pince les lèvres, Glenn, une faille ? Je n’en sais rien à vrai dire. Je ne sais pas. « Je ne préfère pas dire qui c’est… il me fait peur, tu sais ? Je n’ai pas envie qu’il te fasse du mal s’il savait. Ce mec est effrayant… rien que m’avoir à sa botte grâce à la vidéo, il adore ça… Je ne connais pas encore ses secrets… je ne sais pas si je les connaitrais… »

Je termine mon verre et sors mon Ipod pour le brancher sur la chaine hi-fi de Maël. Une musique s’échappe des enceintes. Je lui fais signe de se lever vers moi pour qu’on danse ensemble. Je termine d’ailleurs mon verre et le pose sur la table basse. Je commence à onduler des hanches lentement.


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MessageSujet: Re: Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison   Il n'y a pas de bouton "échap" dans la réalité. - Maël & Madison EmptyDim 26 Avr 2015 - 18:06

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« Si je danse toute nue, tu déclines toujours la responsabilité ? »  A cette idée je ne pu que rire légèrement, n’imaginant aucunement Madison saoule au point de se mettre à danser dans le plus simple appareil. Car si la nudité ne me dérangeait aucunement, je me savais d’ores et déjà incapable de la laisser se dévoiler de la sorte. Je l’appréciais, il fallait bien le reconnaitre. Apres tout elle était gentille, tellement innocente comparé à celui que j’étais.  Je ne pourrais donc que veiller sur elle, lui offrir un refuge pour la nuit, bien que cela ne faisait clairement pas partie de mes coutumes. Pour autant je me refusais de l’admettre, de laisser entrevoir cette affection amicale qu’il m’arrivait de ressentir à son égard. L’humour restait assurément la meilleure défense. «  Totalement, j’ai passé l’âge de jouer les nounous. » Je la taquinais, jouais sur la différence d’âge tout en sachant pertinemment qu’elle ferait preuve de répondant à ce sujet. Personne n’appréciait d’être comparé à un enfant, encore moins une jeune femme dans la fleur de l’âge. Fort heureusement elle commençait à me connaitre, à deviner ce fin sourire qui se trouvait sur mes lèvres lorsqu’il m’arrivait de jouer avec ces nerfs.
Madison en vint finalement à me faire ces confidences sur sa vie, ses malheurs, ses doutes, sa tristesse. Tout m’était si étrange, bien loin de ma propre existence, si bien que je peinais à la comprendre lorsqu’elle évoquait son meilleur ami ou son futur ex petit ami. Il faut dire que je n’étais pas le mieux placé lorsque cela relevait du relationnel ou du domaine des sentiments. J’étais perçu comme inaccessible par bien des femmes, bien des personnes tant il était difficile de me comprendre. Pour autant j’essayais de lui offrir une oreille attentive,  l’écoute dont elle semblait avoir besoin ainsi qu’un verre d’alcool qu’elle prit entre ses mains sans la moindre hésitation. Une fois tout deux servis, j’en vins à m’assoir à ses côtés, goutant le délicieux breuvage avant de lui donner mon avis sans le moindre détour. Je n’étais pas de ceux qui tournaient autour du pot, qui aimait complaire l’autre en lui disant ce dont il, ou elle, avait envie d’entendre. A quoi bon sinon ? « Hiroki… je sais mais… je commençais à m’attacher à lui, et pouf… » Malheureusement c’était chose courante, cela ne serait pas la première, ni la dernière fois que cela se produirait. Elle n’était cependant pas en état de l’entendre, taisant ainsi cette idée pour un futur un peu plus optimiste. « Le temps fera son œuvre et tes sentiments finiront pas s’estomper. » Là était toute la magie du cœur, ce dernier étant capable de s’emballer pour une personne, à l’aimer plus que tout, plus que nécessaire, à en côtoyer la folie pour certain. Puis il se ressaisie, prend ses distances non sans une grande difficulté il faut bien l’avouer. Rares sont les personnes pouvant témoigner d’un amour inconditionnel, mais surtout à l’épreuve du temps. Ainsi il ne lui restait plus qu’à prendre son mal en patience, jusqu’au jour où un nouveau prince charmant, le bon qui sait, viendrait frapper à sa porte.

Sa tête vint prendre refuge contre mon épaule tandis qu’elle s’interrogeait sur la véritable nature de ses sentiments envers son meilleur ami. Il faut dire que la frontière entre l’amour et l’amitié pouvait parfois prêter à confusion. Qui ne se pose pas un jour la question ? Pour ma part je m’efforçais de ne pas vider mon verre trop vite, prenant le temps de savourer le délicieux breuvage et ses effets… « Non… je l’aime beaucoup mais je ne me vois pas être en couple avec Teru. On s’apprécie mais ça n’a jamais été plus loin tous les deux… » La question était, est ce qu’elle le regrettait ? Néanmoins n’aurait elle pas tenté quelque chose si tel était le cas ?  Une fois de plus j’aurai pu la questionner, l’amener à s’interroger, néanmoins j’en vins à penser que Teru lui, en tant qu’homme, aurait probablement saisie une opportunité s’il la considérait comme une amante. Ainsi j’optais pour le silence, refusant d’évoquer d’innombrables possibilités qui pourraient tout aussi bien s’avérer fausses voir blessantes. Tout n’était que théorie, une fois encore je n’étais pas un expert des histoires de cœur, le mien étant en panne depuis bien trop longtemps maintenant. « C’est juste qu’aucun a parlé de l’autre, tout s’est fait dans mon dos, tu vois ? Ils ont rien dit, pas même préparé longuement à la question… POUF… comme ça… alors que je viens de perdre Hiroki ? Les gens ne me laissent pas le temps de digérer… je dois m’y faire maintenant, ils sont lourds… » J’aurai pu la prendre dans mes bras pour accueillir sa détresse, mais le fait est que je n’étais pas tactile, ce genre d’homme, attentionné, prêt à tout pour combler sa tristesse. Ma présence à ses côtés et quelques conseils étaient tout ce dont je pouvais lui offrir. «  Je comprends…tu peux toujours t’accorder un peu de temps, pour toi, pour y réfléchir, mais veille à ne pas totalement couper les ponts. Il pourrait ne pas comprendre pourquoi tu n’es pas heureuse pour lui et mettre fin à votre amitié. S’il compte vraiment pour toi, il doit savoir que tu seras toujours là pour lui, malgré ton ressentiment du moment. »
J’en vins de nouveau à remplir son verre, à présent vide et à l’image du mien. Quelques gorgées plus tard la demoiselle en vint à me confier l’un de ses autres problèmes, plus inquiétant que les précédents. L’envie de faire payer cet homme me démangeait fortement, pour autant mon attitude restait des plus calmes, toujours maître des apparences, de mes sentiments. Malheureusement Madison s’efforçait à le couvrir, à me cacher son identité si bien qu’il me serait impossible de faire des recherche, d’exploiter ses faiblesses au point qu’il abandonne cette emprise qu’il pouvait avoir sur la demoiselle. « Je ne préfère pas dire qui c’est… il me fait peur, tu sais ? Je n’ai pas envie qu’il te fasse du mal s’il savait. Ce mec est effrayant… rien que m’avoir à sa botte grâce à la vidéo, il adore ça… Je ne connais pas encore ses secrets… je ne sais pas si je les connaitrais… » J’en oubliais que Madison me percevait comme un mec des plus banal, un peu rustre peut-être. Elle ignorait mon passé, cette personne que je m’évertuais à cacher au reste du monde. Ainsi elle craignait que je sois blessé, n’imaginant pas un seul instant qu’il serait peut-être celui qui ne se relèverait pas de cette épreuve. J’avais bien évidemment l’intention d’insister, d’obtenir ce nom, mais Madison crut bon de brancher son Ipod et de danser dans l’espoir d’en oublier ses soucis.  Inutile de se leurrer, j’étais patient et ne me faisait aucune illusion, j’obtiendrai ce nom d’ici quelques heures. Docile pour une fois, je ne pu que suivre le mouvement, me levant du canapé après avoir déposé mon verre pour danser en compagnie de la jeune femme. A mon tour j’abandonnais quelques barrières, cette attitude un peu rustre qui faisait mon quotidien pour des sourires au rythme de la musique.
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