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 You're not a Superhero - Gia

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MessageSujet: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyJeu 19 Fév 2015 - 15:20

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Morgan poussa la porte de la résidence des Phi. Il salua Liam qu’il croisa au salon, et monta directement dans sa chambre. Il avait l’impression que sa vie avait brusquement accéléré. Les cours, son boulot, Lewis, et Gia. Ça faisait un mois et demi qu’elle avait disparu de la circulation, et cette histoire le torturait plus qu’il ne voulait bien l’admettre. La dernière fois qu’il l’avait vu, c’était le jour de noël, et une fois de plus, ils s’étaient quittés suite à une dispute. Aujourd’hui, il se torturait l’esprit en se disant qu’il ne la verrait peut être plus jamais. Sa tante lui avait envoyé un mail quelques jours après cette soirée catastrophique, lui demandant s’il avait des nouvelles de la jeune femme, le priant d’en prendre. Mais Morgan avait refusé. Gia avait dû partir en voyage sur un coup de tête. Pourtant, les journaux avaient commencé à parler de sa disparition mystérieuse. Il l’avait alors appelée, et lui avait même envoyé des sms. Mais il savait qu’il n’obtiendrait pas de réponse, après tout ils s’étaient violemment disputés.

Une semaines c’était écoulée, puis deux, puis trois. Sa tante le harcelait de mail, et Morgan c’était mis à stresser pour de bon. Que Gia ne lui donne pas de nouvelle, c’était une chose. Mais jamais elle ne partirait si longtemps sans en informer son père et ses frères. Son père l’avait d’ailleurs contacté, lui avait posé toutes sortes de question. Mais Morgan ne savait rien, rien du tout. On lui demandait s’il n’avait pas vu des types louches trainer aux abords de la villa, si Gia ne lui avait pas paru plus distraite, si elle ne lui avait pas parler de quelque chose, ou fait mention de quelque chose qui pourrait les aider. L’italien était impuissant, inutile. Il commençait à se faire des films, à repenser à ce gang de motard qui avait déjà tenté de l’assassiner. Il avait communiqué cette information à son père et à son oncle, mais ils étaient déjà au courant. Ils évoluaient dans le sud de la ville, s’il se souvenait bien. Morgan avait fait des recherches sur internet, dans les journaux, et c’était même aventuré de ce côté de la ville. L’attente et l’incertitude devenaient insoutenables. La moindre tête blonde qu’il croisait lui faisait penser à elle. Gia était-elle au moins toujours en vie ?

Morgan abandonna son sac sur le sol, et s’assit à son bureau, où il ouvrit son MacBook. Il appuya sur la barre espace pour enlever le mode veille et entra son mot de passe. Un clignotant lui indiquait qu’il avait reçu un mail. Encore de sa tante. Il l’ouvrit machinalement, s’attendant encore une fois à ce qu’elle lui répond que non, ils n’avaient toujours pas de nouvelles. Mais son cœur rata un battement quand ses yeux parcoururent les premières lignes. Ils l’avaient retrouvée ! Elle était saine et sauve dans sa villa depuis la veille. L’italien eut alors un mal fou à se concentrer sur le reste du mail qui évoquait brièvement la faute d’un cousin. Sa tante lui demandait ensuite de l’appeler sitôt qu’il aurait lu ce mail. Pas le temps. Morgan referma son ordinateur, et se leva vivement. Mais il resta figé sur place quelques secondes, ne sachant pas très bien quoi faire, ou plutôt par où commencer. Il attrapa finalement sa veste et son téléphone, et sortit à grand pas de la résidence. Il traversa le campus et le parking dans un état second. Il n’avait aucune idée de l’état dans lequel elle se trouvait, ni même de ce qu’il allait lui dire. D’ailleurs il ne voulait pas lui envoyer de message pour annoncer sa venue, par crainte qu’elle ne l’envoie balader.

Il lui fallut toute sa volonté pour s’obliger à rester un minimum concentré sur la route. Il ne cessait de faire des excès de vitesse, et son régulateur le tirait sans cesse de ses pensées avec un Bip sonore. Le soleil commençait à décliner devant lui, couvrant le ciel de nuances orangées et rosées, et l’aveuglant par la même occasion. Quand afin il arriva à la villa, il se rendit compte que son cœur cognait contre sa poitrine, et que ses mains étaient moites. Encore une fois, il avait agi sur un coup de tête. Peut-être qu’elle ne désirait pas le voir. Peut-être qu’elle était avec quelqu’un, ou qu’elle dormait. La tête pleine de question, Morgan sortit finalement de sa voiture et monta lentement les marches du perron avant de sonner, presque timidement. La porte finit par s’ouvrir, sur une femme qui travaillait pour la demoiselle. Morgan lui adressa un sourire. Il s’apprêtait à lui demander si elle était là, quand un mouvement derrière la femme attira son attention. Il croisa alors le regard de Gia qui venait d’apparaitre en arrière-plan, et perdit toute trace de sourire. Il tenta de retrousser les commissures de ses lèvres, mais elles ne firent que trembloter.

- Salut Gia, lâcha-t-il, la gorge nouée.
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MessageSujet: Re: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyVen 20 Fév 2015 - 22:02

Gia Leonetti
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Tant de retard… tant de difficulté à reprendre les affaires. Autant je n’avais juste à récupérer l’argent pour tout ce qui concernait les affaires familiales autant le complexe et mes investissements avaient pris du plomb dans l’aile avec ma disparition. Et il faut dire que malgré le temps que j’ai passé à suivre les affaires de ma famille, les lacunes d’une non-éducation sur ce sujet me rendait un peu faible face à ceux qui voulaient me racheter mes actions ou encore mes biens immobiliers en pensant que je croulerais de dettes à cause de mon absence.

Chose totalement fausse vu que je m’en sors bien grâce à l’argent que me rapportent les trafics. Surtout que ça s’est amplifié les ventes durant mon absence. Mais finalement, la journée me semble avancer rapidement. Avec tout ce que j’ai à faire, j’ai de quoi occuper mes journées, à ne plus penser à ce qu’il s’est passé. Avancer comme une grande, même si chaque personne qui arrive au manoir me rappelle à quel point j’ai souffert là-bas, à quel point j’ai été une marionnette pendant des années. A présent, je suis maitresse de mon destin.

Alors pourquoi me laisser fiancée à Solveig ? Pourquoi ne pas mettre la pression à ma famille pour l’annuler ? Peut-être parce que ce serait apporter le coup de grâce à ma famille ? Quand je me retrouve face à cet écran énorme où l’ensemble de la famille, père, sœur, beau-frère, la famille de Morgan et quelques autres personnes s’y retrouvent, je ne peux manquer aucun détail de ce qu’il s’est passé. Je ne suis pas idiote, c’est une ligne sécurisée, personne ne pourrait entendre notre conversation.

Cependant, je ne manque pas de voir la tante de Morgan au loin. Elle semble écouter mais comme … prise à faire autre chose. Si j’avais su quelques temps plus tôt que ça mènerait à ce que je vois Morgan sur le pas de ma porte alors que je venais tout juste de sortir de réunion, que je me libérais de l’habit de femme : cheveux détachés, libres, le tailleur ouvert et des tonnes de cotons imbibés de lotion démaquillante pour enlever ce qui cachait les horreurs encore rouge de ma captivité.

Pourquoi à chaque fois que je revois quelqu’un, je me sens partagée entre deux sentiments ? Entre l’envie de me jeter dans ses bras et l’envie de lui fuir, avec Morgan, c’est encore pire : ce n’est pas seulement le fuir mais lui faire du mal. Parce qu’à cause de lui, je n’étais pas bien. J’ai bu parce que je n’étais pas bien. Faible parce que j’avais bu, un moment de faiblesse que mon cousin a profité pour me kidnapper. Je le jauge et constate que l’inquiétude l’a traversé pendant un moment. « Bien fait » pensais-je.

Je suis dure ? Parce qu’être repoussée par le garçon qui vous attire parce qu’il aime un homme, ça ne fait pas mal ? Oui, j’ai fait mes recherches quand il m’a avoué. J’ai su et ça m’écœure. Et pourtant, je ne suis pas le genre de personne qui serait capable de reprocher l’homosexualité de quelqu’un. Je reste impassible en le regardant : « Vous pouvez refermer la porte, Maria. Monsieur Vanderbilt n’est plus accepté dans cette maison. » dis-je froidement avant de me retourner. Je ne veux pas qu’il me voit.

Je « pars » me cacher dans le salon, dans le canapé le plus loin de l’entrée. Sa vision n’est plus mais je ressens encore sa présence. Je pose la bouteille et les cotons sur la table de salon et enfouie mon visage dans mes mains. Revoir Morgan en ce moment, ce n’est pas la chose qui m’aide à aller bien. J’aimerais retourner à Cuba, je préfère être confrontée à cinq fois l’effectif qui me traquait que de lui parler.


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MessageSujet: Re: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyDim 22 Fév 2015 - 22:13

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Elle était là, sous ses yeux, cette femme qui l’avait inquiété durant un mois. Morgan avait perdu ses parents alors qu’il n’était qu’un petit garçon, et avait espéré ne plus jamais vivre une telle situation. Les premières semaines, il avait gardé le moral, se disant que Gia était trop entêtée pour mourir ou pour se faire piéger. Cette idée l’avait longtemps réconforté. Mais leur dispute avait fini par le hanter. Et s’il ne la revoyait plus jamais ? Pourtant elle était là, devant lui, le visage fermé et les traits amaigris. Morgan s’attendait à ce qu’elle lui sourisse, qu’elle l’invite à entrer et qu’elle le serre dans ses bras. Au lieu de quoi, elle le toisa froidement et lui tourna le dos en demandant à son employée de fermer la porte.

Le Phi écarquilla les yeux sous la surprise. Il eut droit à un regard d’excuse de la part de Maria, et la porte se referma. Pendant quelques secondes, il ne broncha pas. Morgan avait espéré que Gia ait tourné la page. Ce n’était pourtant pas la fin du monde. Il n’avait rien fait de mal ! Il lui avait simplement dit qu’il avait quelqu’un dans sa vie. Tel un automate, ses pieds le guidèrent vers sa voiture. Ça lui paraissait tellement loin cette histoire. Avait-il perdu pour toujours la demoiselle ? Tout serait peut-être plus simple ainsi. Couper les ponts, tout simplement. Mais Morgan ne pouvait s’y résoudre. Il devait savoir ce qui lui était arrivé, s’assurer qu’elle allait bien et qu’elle était à présent en sécurité. Ensuite il la laisserait tranquille. Peut-être.

Dans l’obscurité de la nuit, une lumière s’alluma, attirant son attention. Morgan vit alors la silhouette de Maria s’activer dans une chambre à l’étage. Parfait. L’Italien revient sur ses pas, posa la main sur la poignet de la porte et la baissa lentement. Quoi qu’il allait se passer, il ne la laisserait pas avoir le dernier mot. Il estimait avoir le droit à des explications. Sans plus hésiter, Morgan pénétra dans la villa sans y avoir été invité. Il se dirigea vers le salon qui dégageait une douce lueur, et s’appuya contre l’encadrement de la porte. Gia était dos à lui. Assise sur le canapé, elle avait le visage enfui dans ses mains.

- Alors comme ça je suis devenu « Monsieur Vanderbilt » ? demanda Morgan d’un ton neutre avant de lever les mains en signe d’apaisement devant la tempête qui allait probablement se déchainer. Je ne suis pas venu pour me disputer, ou pour te faire du mal. Hum… Je viens juste d’apprendre ton retour, et je voulais savoir comment tu allais. Et voir si peut être tu avais besoin de quelque chose…

L’Italien n’avait pas pu s’empêcher de faire une remarque provoquante. Mais il avait l’impression que c’était la seule façon qu’il avait pour attirer suffisamment son attention, même si elle lui criait ensuite dessus. Il préférait ça plutôt qu’elle l’ignore. Mais il c’était aussitôt repris, parlant d’une voix calme, presque douce. Il n’avait pas eu le temps de préparer un long discours, aussi ses paroles étaient-elles hésitantes et probablement maladroites, mais il voulait lui montrer qu’il s’était inquiété, et qu’il pouvait se montrer sympa quand il voulait. Morgan lui offrit un petit sourire, mince et nerveux, et tendit une main dans sa direction, paume vers le plafond. Il ne savait pas très bien s’il l’invitait à faire la paix, ou à se lever pour l’enlacer. L’un ou l’autre, ça n’avait pas d’importance. Elle était revenue, c’était le principal.
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MessageSujet: Re: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyMar 24 Fév 2015 - 14:46

Gia Leonetti
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Morgan… Oh Dieu que je n’ai pas envie de le voir en ce moment précis de ma vie. Dès que je l’ai vu, dès que mes yeux se sont posés sur lui, j’ai tout de suite repensé aux sentiments que j’éprouve à son égard. Derrière cette femme glaciale se cache encore cette guimauve encore un peu chaude. Celle qui pense encore aux sentiments bien plus qu’à ses intérêts professionnels. Mais même si mes sentiments pour Morgan sont présents, j’en ai été blessée d’avoir été repoussé après tant d’espoirs. Je me refuse de m’enfoncer encore plus avec sa présence. J’impose directement un froid entre nous deux, une demande indirecte à ce qu’il ne me parle plus. Je n’ai jamais fait le deuil de mes sentiments et comprenais ce que vivait Edward quand je l’ai trompé, même si les situations sont différentes. Mon cœur s’apaise quand la porte se referme sur lui, que Maria et me laisse seule dans mon désespoir.

Les mains couvrant mon visage, les épaules abaissées, presque recroquevillée sur moi-même si je n’avais pas laissé mes pieds au sol, j’essayais de me remettre de cette émotion puissante de l’avoir revu. Je me bats entre ma souffrance et le désir de me serrer dans ses bras. Le besoin de retrouver quelqu’un qu’on aime, malgré la non-réciprocité et se blottir dans ses bras pour se sentir bien et protégée. Sauf que je ne peux pas. Je suis trop torturée pour lui, ça n’en rajouterait qu’à mon tourment face à mon « aventure » à Cuba. J’inspire, j’expire en priant que le temps passe assez vite pour que l’on me fasse oublier Morgan, de me rendre sourde de cette voix qui l’aime et le désire. Passer à autre chose, j’aimerais tellement que cela soit possible. Le temps sera mon allié, quelques mois, des hommes peut-être ? Des rencontres me permettant d’oublier à quel point je suis capable d’aimer.

« Alors comme ça je suis devenu « Monsieur Vanderbilt » ? »

Une voix nait du silence qui s’était imposé. Je me retourne brutalement, frappant mon visage de ma chevelure devenue libre sous la vitesse de ma réaction.

« Je ne suis pas venu pour me disputer, ou pour te faire du mal. Hum… Je viens juste d’apprendre ton retour, et je voulais savoir comment tu allais. Et voir si peut être tu avais besoin de quelque chose… »

Mes doigts se serrent sur le sofa, serrant à s’en faire mal aux articulations. Mes yeux ne le quittent pas. Mon cœur lui crie de me prendre dans ses bras mais le reste de mon corps ne veut pas, il ne bouge pas. Aucun son n’est sorti de ma bouche, je ne l’ai pas interrompu. J’observe l’homme qu’il est, je sens qu’il est différent. A cause de cette inquiétude que son expression est différente, à cause de ce kidnapping qu’il fait attention à moi, avant ça, il ne le faisait plus. Il ne vivait que pour lui, il ne s’est jamais soucié de ce que j’ai vécu avant de vivre pires tourments que le cœur saignant de sentiments non réciproques. Je me rends compte qu’une part de mon expression démontrait la surprise et presque le plaisir de le voir. Je me refuse à lui accorder cela, je m’accepte seulement de lui faire vivre le même tourment que j’ai vécu. Mes lèvres se referment et je me tourne pour ne plus le regarder.

Parce que mes mots ne sont pas vraiment représentatifs de ce que je pense.

« Tu as fait le chemin pour rien dans ce cas. Je n’ai besoin de rien, je suis assez riche pour combler mes besoins. Tout comme je n’ai pas besoin d’être réconfortée ou quel que soit d’autres d’immatérielles. Ta tante t’a déjà expliqué tout ce qu’il s’est passé, non ? Tu le sais aussi bien que moi que la vie que je mène est dangereuse. Ma disparition est une histoire parmi tant d’autres, tu devrais retourner à tes études. »

Je ferme les yeux quelques secondes pour me forger ce masque froid et imperméable afin de me mettre en accord avec la froideur et la distance de mes mots. Quand je les rouvre, je me décide à me lever en délaissant le nécessaire pour me démaquiller et rencontrer le regard de Morgan. Je suis sûre qu’il bouillonne de ma réaction, mais je m’en fiche. Je ne veux plus me soucier des autres à mon propos, je suis une grande fille, pas une adolescente qui vient de perdre sa mère tuée sous ses propres yeux. Je suis celle qui a tué son geôlier, celle qui a survécu des semaines traquées sur une île. Lentement, je croise mes bras sur ma poitrine.

« Si tu veux bien m’excuser, j’ai du travail à faire. Tu as terminé ? »

Et encore, je suis gentille. Car il est entré sans être invité par une tierce personne : ni moi, ni mon personnel. Je pourrais être en droit de le repousser en appelant la sécurité pour le faire partir de la Villa sans gêne. Mais je n’ai pas envie de le voir se transformer en un enfant capricieux et égoïste comme lorsqu’il est en colère ou frustré que ça ne se passe pas comme prévu pour lui.


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MessageSujet: Re: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyDim 1 Mar 2015 - 22:32

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Morgan avait ce don d’être toujours là où il ne fallait pas. Il était d’un entêtement désespérant. Il se souvenait brièvement, lors de ses premiers mois en Italie. Il n’ouvrait jamais la bouche, il errait dans la villa tel un fantôme. Une ombre silencieuse. Il faisait tout le temps sursauter sa tante qui ne l’entendait pas arrivait et qui le trouvait là, à la fixer sans ne jamais rien dire. Aujourd’hui encore Morgan avait garder ce talent. Malgré sa taille haute et sa carrure, il avait une allure souple et discrète. Il ne fut donc pas étonné de voir Gia se retrouver vivement quand il prit la parole. Des mèches rebelles encadraient son visage qui lui paraissait plus dur. Pas étonnant après ce qu’elle avait vécu. Les épreuves avaient creusé ses traits. Le Phi articula maladroitement les raisons de sa venue, mais la façon dont elle le fixait le mettait quelque peu mal à l’aise, avec sa façon de serrer l’accoudoir entre ses mains fines qui lui avaient toujours paru fragiles. Morgan n’arrivait pas interpréter ce qu’il voyait. Bon sang, était-elle heureuse de le revoir, ou non ? Il n’en était pas certain. Après tout, elle avait refusé de le laisser entrer quelques minutes plus tôt. Mais son visage lui disait le contraire. Du moins c’était ce qu’il avait cru. Pendant environ deux secondes, juste avant qu’elle ne lui tourne résolument le dos. Tout ce cinéma. C’était d’un ridicule. Sa voix posée était clairement fausse. Ce discours, complètement dépourvu de sens et de réalité. Elle jouait à la femme forte. A celle qui n’a besoin de personne. Morgan lui-même était comme ça parfois. Ils se ressemblaient finalement plus qu’ils ne se l’avoueraient. Mais l’Italien était trop égoïste pour la laisser. Elle avait décidé de ne pas le voir, et il aurait dû s’en soucier. La laisser en paix. Mais il préférait de loin ses désirs égoïstes à lui. Il avait décidé de venir, et lui imposerait donc sa présence.

- Laisse tomber Gia. Tu peux servir ce discours à qui tu veux, mais pas à moi. Je ne suis pas venu pour t’écouter parler de ces dernières semaines. Mais puisque tu en parles… Non ce n’est pas une histoire banales. C’est même carrément anormal. Ça n’aurait pas dû arriver.

Gia daigna enfin se lever, et le regarder. Sur la table se trouvaient des cotons et une bouteille contenant un liquide transparents, mais Morgan n’y fit pas attention. Elle croisa alors les bras et lui demanda implicitement de quitter la villa. L’italien se retint de jurer à voix haute et de lever les yeux au ciel. Pourquoi tout ne pouvait pas être simple ? Si ça ne tenait qu’à lui, il hausserait le ton et chercherait une fois de plus à lui imposer sa vision des choses. Mais maintenant qu’elle était plus près de lui, sous la lumière, Morgan put distinctement voir une longue et fine marques. Rose et pâle, elle était plus claire que sa peau, et à demi cachée par ses cheveux. Le Phi retint sa respiration en prenant conscience du fait qu’il s’agissait d’une cicatrice. Plusieurs émotions se succédèrent sur son visage. La surprise, la colère, l’angoisse. Sa gorge se serrait désagréablement alors que le poids de toute cette histoire l’écrasait. Il avait toujours suivi de loin ces histoires de Mafieux. On l’avait toujours écarté. Ça ne l’avait jamais touché directement. Aujourd’hui si. La voir là, devant lui, dans cet état lui faisait prendre conscience de ce qui c’était passé. Ça lui avait semblé tellement abstrait. A cet instant, ça ne l’était plus. Le danger, sa disparition, et son sauvetage. Elle était en sécurité à présent, mais pour combien de temps ? Une crise d’hystérie le menaçait. Sa main tremblante se leva, et ses doigts écartèrent ses cheveux blond avec toute la douceur dont il était capable.

- Non, murmura-t-il, les yeux devenus brillants. Non j’ai pas fini. Arrête de faire comme si de rien n’étais. Enfin, on peut ne pas en parler si tu préfères, mais ne me repousse pas. J’étais vraiment inquiet, c’était affreux de ne pas savoir. J’ai fait des recherches sur ce groupe de motard dont tu m’avais parlé, j’ai cru que c’était eux. Cette attente ça m’a rendu dingue. Tu as eu de la chance. Mais tu es là, et je suis content de te voir saine et sauve. Et tu voudrais que je parte ?

Morgan se sentait particulièrement con. Il enchainait des phrases sans rapport logique. Il avait beaucoup de chose à lui dire, mais tout s’enchainait dans le désordre sans qu’il ne puisse réfléchir. Il ne comprenait pas pourquoi elle le repoussait. Certes ils c’étaient disputé la dernière fois qu’ils s’étaient vu, mais ça remontait à presque deux mois. Morgan avait osé espérer qu’elle serait heureuse de le revoir, et qu’ils feraient semblant d’avoir oublié cette dernière nuit catastrophique. Ignorer la source du problème était une de ses spécialité.
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MessageSujet: Re: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyJeu 19 Mar 2015 - 2:09

Gia Leonetti
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Je n’ai pas envie de l’affronter, j’ai envie de le fuir et le frapper s’il ose insister sa présence à mes côtés. Je sais que c’est dur comme réaction et pas forcément adulte, mais je me sens tellement mal. L’humiliation sentimentale que j’éprouvais était grande, j’avais l’impression que l’on me punissait de la trahison que j’ai pu avoir envers Edward. Mon esprit lui demande de partir, mon corps aussi. Je voulais qu’il s’en aille et pourtant, il est encore là. Non, ce n’est pas normal que mon propre cousin me fasse subir les pires tortures qui soient parce qu’il voulait l’argent que je ne méritais pas selon lui. Mais le monde est comme ça, je devais m’y faire et il avait payé le prix de sa trahison envers notre famille. Mon cœur explose et mon corps entier avec :

« Mais c’est ma vie qui est anormale comparé à d’autres, Morgan ! Je suis à la tête d’une organisation mafieuse, pas d’une crèche pour enfants ! »

Ma poitrine me fait mal. Toute façon, il doit partir. Je ne veux pas qui se relance après les mots que je venais d’avoir. Qu’il s’en aille et que mon esprit se repose enfin. Pourtant, mes yeux captent son regard sur moi. Je sens qu’il devine seconde par seconde ce qu’il m’est arrivé. Pas seulement kidnappée mais aussi torturée à en pleurer, à en gémir de douleurs. Son geste… sa main dans mes cheveux, je ferme les yeux et manque de mourir tout simplement. Cette sensation sur ma joue est si délicieuse et pourtant, elle me fait tant de mal. Je ferme les yeux et tente de survivre longtemps à ce contact physique emprunt à un mélange à la fois bon et douloureux.

Il se refuse à me laisser là, dans ma peine, dans ma douleur. Mes yeux s’embuent alors qu’il accepter de passer l’accident et me demande de ne plus le repousser. C’est impossible, j’ai trop mal, j’ai trop voulu aimer, j’ai trop désiré. Surtout pour quoi ? Un homme qui en aime un autre, qui a « joué » avec moi sans faire attention à ce que je ressentais vraiment pour lui. Je secoue la tête en proie aux larmes qui menaçaient de couler :

« Non, je n’ai pas envie que tu partes. J’ai envie que tu me serres contre toi, que tu me câlines parce que je sais que j’aime ça. Mais… » J’expire soudainement, les sanglots commencent. Moi qui avait essayé d’être force, je me sens devenir faible : « Ta présence me fait souffrir. J’ai eu des sentiments pour toi, et savoir que tu es avec ce mec, ça me fait mal. Pour une fois que je m’en prenais pas directement à un garçon pour coucher avec lui, que j’étais sérieuse envers un garçon, j’aurais dû faire l’inverse ? Être encore plus directe ? Je suis désolé, Morgan, mais je ne peux pas... »

Ma main monte à la sienne, s’en saisit pour finalement la repousser de mon visage. Je le regarde presque tendrement. Dieu, aide-moi à ne plus l’aimer, à changer, à vouloir être l’amie proche et pas plus que ça. Comme à mon habitude, mes sentiments gâchent tout.

« A cause de Noël, j’étais mal. J’étais saoule quand ils l’ont fait, j’étais dans un état de faiblesse à cause de notre histoire, Morgan. Mais tu refuses de grandir à faire tes caprices égoïstes. Maintenant, assumes les conséquences de ton refus, je t’en supplie, laisse-moi du temps. » Laisse-moi t’oublier. Oublier mes sentiments. Deux mois, ce n’est pas assez pour ça.

C’est simplement ça. Je contourne Morgan pour prendre mon démaquillant et les cotons neufs puis je sors du salon. Je ne vais pas loin en réalité, simplement dans le couloir qui mène à la cuisine. Dos contre le mur. Je ferme les yeux et me demande pourquoi j’ai laissé Yuann s’en aller, pourquoi je l’ai laissé au Ryokan. J’ai tellement mal au cœur.




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MessageSujet: Re: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyLun 13 Avr 2015 - 17:34

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Il existait un célèbre dicton qui affirmait qu’on ne pouvait choisir sa famille. Il était cruellement vrai. Morgan n’avait rien demandé de tout ça Sa vraie famille à lui vivait normalement, dans un appartement chic de Manhattan. Sa mère était médecin, et son père architecte. Mais ils n’étaient que des fantômes du passé. Un passé sans arme, sans trafic, sans meurtre. Morgan avait toujours eu cette colère en lui. Une colère contre le monde entier. Il n’avait rien demandé de tout ça. Il aurait préféré ne pas connaitre son oncle, ni ses cinglés d’associés qu’il considérait comme sa famille. Ni même Gia.

- T’es pas obligée de te mêler de toutes ses affaires. Tu as assez donné. Pourquoi tu n’arrêtes pas, tout simplement ? Ça ne t’arrive donc jamais de vouloir vivre ta vie comme tu le souhaites ?

Morgan ne savait pas très bien ce qu’il faisait. Était-il en train de la supplier d’arrêter ces sottises ? La fusillade, maintenant l’enlèvement. C’était quoi  la suite ? Son décès ? Il n’était pas certain d’en ressortir indemne. Il savait qu’une telle tragédie lui ferait couper les ponts avec sa famille. Il s’en éloignerait irrémédiablement, et sans hésitation. Il fallait limiter les dégâts de son cœur avant qu’il ne soit trop tard. Pourquoi Gia s’entêtait-elle ?  

- Il n’y a rien de bon pour toi dans ces affaires. Rien du tout. Regarde où ça te mène…

Morgan écarta les bras, comme pour lui signifiait de regarder autour d’elle. Elle avait assez de fric pour toute une vie. Certes elle avait une putain de villa, mais elle était seule. Seule avec ses blessures. Elle se disait forte, mais aux yeux de Morgan elle ne l’était pas. Elle ferma les yeux lorsqu’il passa une main dans ses cheveux. Évidemment qu’elle ne voulait pas qu’il parte. C’était bien ce qu’il disait, elle était faible. Affaiblie par ses sentiments et désirs. Faible sous ses caresses, sous ses mots. Elle secoua alors la tête, les yeux brillants. Elle repoussa sa main alors que ses larmes débordaient, comme des perles salées roulant sur du satin. La main de Morgan retomba, son regard se fit fuyant. Personne ne savait. Dans sa famille, personne ne savait pour Lewis et lui. Elle avait dû l’apprendre peu après Noël. Avant sa disparition. Mais comment ? Savoir que Gia était au courant le mettait mal à l’aise, surtout parce qu’elle ne l’avait pas appris de sa bouche. C’était ça le problème ? Elle ne supportait pas de le voir avec un homme ? Il avait espéré qu’elle serait un peu plus ouverte, au lieu de ça elle lui rappelait à quel point cette relation serait mal vue en Italie.

- Ose dire qu’au camping ce n’était pas qu’un jeu ! J’étais censé deviner à quel moment ça a cessé d’être un amusement pour toi ? Alors c’est ça le problème ? Que je sois avec Lewis ? Demanda-t-il d’une voix tremblante. Ça c’est fait comme ça… J’ai rien vu venir, ok ? Je… je ne te pensais pas comme ça...

Morgan croisa les bras. Il avait l’impression qu’un courant d’air froid avait traversé la pièce. Il se revoyait, des années en arrière en train de se persuader que les hommes ne l’intéressaient pas, que son oncle n’apprécierait pas. Mais il s’était bien vite rendu à l’évidence. Pourtant ça faisait souffrir Gia. Pourquoi ? Qu’est-ce que je fais de mal ? Morgan la détestait de parvenir à lui faire se poser des questions. L’italien se mit à tripoter la vieille gourmette en argent qu’il portait au poignet. Déjà une part de lui regrettait d’être venu. En quelques minutes ils parvenaient déjà à se faire du mal l’un l’autre. Le Phi consentit finalement à relever les yeux vers elle lorsqu’elle reprit la parole. Les mots le frappaient avec une rare violence. Elle n’aurait pas pu trouvera mieux pour l’achever complètement. Elle l’accusait. Clairement elle l’accusait de son enlèvement. C’était injuste. Elle c’était torturée elle-même. Morgan était estomaqué. Il n’y était pour rien. Ce n’était que des histoires de mafieux, de famille et d’héritage. Des putains l’histoire dont il n’était pas au courant.

- Les conséquences de mon refus ? Non mais tu t’entends ? Tu te prends pour une grande, mais t’es pas mieux que moi, cria-t-il. Je ne t’ai pas obligée à boire. TU as choisis de te souler. Ne te sert pas de cette histoire pour camoufler tes propres erreurs. C’est exactement pour ça que je sais que tu n’es pas faite pour cette vie. Tu n’es pas assez forte !

L’Italien se sentait affreusement mal. Ça ne pouvait pas être de sa faute, n’est-ce pas ? Alors qu’il restait planté là, Gia le contourna et quitta le salon. Il resta quelques instants à fixer sans le voir le jardin à travers la baie vitrée. C’était leurs histoires, pas les siennes. Comment aurait-ce pu être de sa faute ? Morgan c’était pourtant juré de rester courtois et attentionné envers elle. Mais ça ne se passait pas tout â fait comme prévu. Dans son imagination elle se jetait dans ses bras en lui criant qu’il lui avait manqué. Mais encore une fois il était mis à l’écart. Elle n’était pas heureuse de le voir… Pas heureuse. Planté au milieu du salon, le Phi ne savait quoi faire. À chaque fois qu’il pensais avoir dépassé ce stade –cris tant que tu veux, je cris plus fort que toi-, toutes ces conneries revenaient, lui semblant plus terribles à chaque fois. À croire qu’ils s’affrontaient dans une joute de mots blessants. Pensant qu’elle avait regagné sa chambre, Morgan quitta le salon pour s’éclipser le plus rapidement possible de cette maison. Mais il la trouva là, assise par terre. Sa gorge se serra désagréablement. Peut être que pour une fois il pouvait faire un effort. Peut-être que pour une fois il pouvait ne pas être égoïste et ravaler sa fierté, pour être là. Prêt d’elle, tout simplement. Le Phi se laissa alors tomber lentement le long du mur à ses côtés et la pris dans ses bras, prêt à résister au cas où elle se débattrait.

- Ok ok, désolée, murmura-t-il.    


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MessageSujet: Re: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyVen 12 Juin 2015 - 17:44

Gia Leonetti
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Arrêter ? Si seulement c’était facile. A présent, j’étais la seule héritière de la famille qui acceptait de travailler dans ce mon délicat de la mafia. Si je m’arrêterais, la richesse de ma famille tomberait certainement. Pas totalement mais je pense que je pourrais voir plus petit pour ma Villa et que je devrais vendre de nombreux biens. Sans parler des efforts que je devrais redoubler pour rattraper tout l’argent que je ne gagnais pas par ce « biais ». Je ne peux pas… je ne pourrais pas. Je suis bien trop attachée à ma fortune et à ma liberté.

J’explose, je n’en peux plus. Morgan me rend folle. Autant que la vie que je mène sûrement. Ce qui m’écœure encore plus, c’est de lui avoir couru après comme si j’étais encore une gamine de vingt ans. Ce n’est plus le cas. En plus de ça… un homme… je ne suis pas une personne homophobe, on me connait, c’est bien le contraire même mais parce que c’est Morgan, parce que cette situation me dégoute que je réagis ainsi. Je suis surprise… Tout ce qu’il dit, je me sens choquée.

« Quand on se haïssait, c’était plus proche du jeu que quand on s’est revu, Morgan ! Dans la piscine du camping, si je t’ai embrassé, ce n’était pas pour jouer… J’étais sérieuse… Tu n’es qu’un enfant, tu n’as jamais rien pris au sérieux… »

Je me sens trop. Je lui en veux. Pas seulement à lui mais à tous ceux qui me font vivre ce mal être, à tous ceux qui l’entretiennent. Je n’en peux plus. Je veux être tranquille, ne plus avoir mal. Je veux retrouver cette carapace de glace que m’avait forgé cet épisode à Cuba. Glace que Morgan parvenait outrageusement à détruire par sa présence. Ma force … elle est différente. Trop différente selon les situations. Je ne peux pas l’expliquer mais « professionnellement », j’ai toujours tenu le coup. Mais une fois que je perds ma carapace, je suis vulnérable comme tout le monde à l’amour, aux sentiments, aux engueulades, bien d’autres encore…

Je me suis enfuie… J’ai cédé… encore.
Mais je n’arrive pas à me retenir.
Tout relâcher dans l’espoir que ça aille mieux…

Mon corps reste tendu par la présence de Morgan. Celui-ci finissant par revenir à mes côtés. L’envie de répulsion est immédiate, forte… J’ai envie de le repousser, de lui crier dessus encore plus, de le frapper. Cependant aucun muscle ne réagit à mes envies. Morgan s’excuse et me tient contre lui. Plus il me tient, plus je pleure.

J’ai du mal à respirer.

« Va-t-en, s’il te plait ! »

Une idée. Vite. Je dois me détendre, je dois avoir moins mal. La seule solution qui me vient n’est sûrement pas la meilleure mais c’est ce que je trouve de mieux. Me tenant à Morgan, je me lève avec difficulté.

« Je ne veux plus te voir ! » puis je me dirige vers la cuisine. Un verre. Juste un verre de whisky. Il ne me faut pas longtemps pour le boire. La sensation est presque immédiate.

Un frisson. Puis le relâchement des muscles aide à mieux se sentir…




J'ai décidé que ma vie était trop simple...  

Je veux vraiment la compliquer avec toi.
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MessageSujet: Re: You're not a Superhero - Gia   You're not a Superhero - Gia EmptyLun 22 Juin 2015 - 23:41

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Cette conversation ne menait à rien. Comme d’habitude avec Gia. Morgan était certain que ce qui c’était passé au camping n’avait été un jeu. Peut-être qu’aujourd’hui la demoiselle s’était persuadé du contraire, mais pour le Phi, il était inconcevable qu’elle ait pu commencer à développer des sentiments ce soir-là, alors qu’ils se renvoyaient pour la première fois depuis plusieurs années. C’étaient des conneries. Entre temps, elle avait dû oublié le morveux qui l’emmerdait en Italie. Fait une croix sur ce gamin qui se fichait de tout. Elle avait fait sa vie aux Etats-Unis sans se soucier de lui, sans penser qu’il n’allait pas rester dans la peau d’un ado de quinze ans toute sa vie. Mais aujourd’hui, Morgan était un homme, et même s’il ne l’admettrait pas à voix haute, il avait été plutôt fier d’avoir fait craquer Gia au camping, durant le Coachella. Alors oui, pour lui ça n’avait été qu’un jeu. Une petite victoire.

Tu n’as jamais rien pris au sérieux… Ce reproche, il l’avait souvent entendu. Il ne l’avait jamais contredit, car il était véridique. En Italie, il ne faisait que fumer et faire la fête, se battre et inventer de nouvelles conneries à faire. Les menaces de son oncles ne l’avaient jamais suffisamment atteint. Mais c’était parce qu’il ne c’était jamais senti chez lui là-bas. Il se fichait bien de ce qui pouvait lui arriver, il était en colère contre le monde entier. Même à l’autre bout de la planète, Morgan ne pouvait changer qui il était. Ses démons le rattrapaient, son tempérament ne faiblissait pas. Habituellement, il se fichait de ce genre de reproche, mais venant de Gia, ça l’affectait plus qu’il ne voulait bien l’admettre. Comment pouvait-elle lui balancer ça alors qu’il était là, devant elle à s’inquiéter ? Il avait mis sa fierté de côté en lui disant ce qu’il avait sur le cœur. Certaines choses étaient certainement plus difficiles à entendre que d’autre, mais au moins elle savait tout ce qui lui occupait l’esprit. Il voulait qu’elle arrête toutes ces folies, il l’avait supplié. Mais qui était-il, au fond, pour lui demander ça ? Il ne saurait même pas dire s’ils étaient amis ou non.

Assis sur le sol froid, Morgan se demandait pourquoi il s’accrochait autant. C’était douloureux, précaire et imprévisible. Tout ce qu’il fuyait et détestait. Pourtant, il fit un effort et s’excusa. Il était rare que le Phi arrive à s’excuser. Ce n’était pas de grandes paroles, mais c’était spontané et sincère. Pour lui, ça ne pouvait que fonctionner. Pourtant, il avait l’impression que la demoiselle pleurait de plus en plus. Morgan était complètement paumé. Arrête de chialer bon sang ! Les crises de larmes, ce n’étaient pas son truc. L’Italien lui frotta maladroitement le dos. Son pouce caressait lentement le creux de son dos pour tenter de l’apaiser. Et puis, elle prononça les mots fatidiques. Elle lui demanda de s’en aller. Morgan aurait préféré qu’elle lui cri dessus, au lieux de quoi elle le lui demanda presque poliment, avec un s’il te plait. Elle semblait tout à coup lasse, à bout. Et étrangement, ces trois derniers petits mots creusèrent un peu plus le trou qui semblait se former dans sa poitrine. Sa relation avec Gia avait toujours était tumultueuse. Rythmée par les disputes et des petits jeux tordus. Mais au moins, ils étaient ensemble, et leur envie de toujours vouloir avoir le dernier mot démontrait qu’ils tenaient l’un à l’autre. Morgan tenait à elle, à sa façon. Même si ce n’était pas comme elle l’aurait voulu. Or, sa supplication sonnait à ses oreilles comme quelque chose de définitif. Elle ne voulait pas qu’il disparaisse de sa vie pour l’instant, mais à jamais.

Choqué par ses mots, Morgan sentit ses muscles devenir du plomb. Ils étaient à la fois lourds et pourtant aussi faibles que du coton. Gia en profita pour se défiler, et se relever en s’appuyant sur lui. Plutôt contradictoire. Il frissonna lorsque ses cheveux chatouillèrent son visage, et il la considéra quelques secondes, peut-être dans l’espoir qu’elle revienne sur ses paroles. Mais au contraire, Gia réitéra sa demande. Je ne veux plus te voir. Clair, nets, précis. Elle n’attendit même pas sa réponse, elle tourna des talons et entra dans la cuisine. Cesse donc de te ridiculiser Morgan.

- Ok… murmura-t-il pour lui-même.

Tel un automate, Morgan se leva et se dirigea vers la sortie. Il passa devant la cuisine et son regard tomba quelques secondes sur Gia, qui était dos à lui. L’Italien sortit en silence et retrouva avec bonheur l’air frais de la nuit. Il inspira un grand coup, à pleins poumons. Mais cela n’arrangea rien. Il gagna rapidement l’abri de sa voiture, familière et rassurante. Le ronronnement discret du moteur lui donna le sentiment de reprendre le contrôle. La lumière de la cuisine éclairait le jardin, Morgan pouvait ainsi deviner l’ombre de Gia. Seule. Il avait bien besoin d’un bon verre. De toute façon elle finirait par le rappeler. Elle finirait bien par craquer. N’est-ce pas ?


FIN
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