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 En mai, fais ce qu'il te ...

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MessageSujet: En mai, fais ce qu'il te ...   Lun 4 Mai 2015 - 1:23

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Lola C. Sandstrøm
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Un sourire léger, un sourire pâle, exsangue. Mais un sourire. Qui aurait cru que je serais contente de le voir, lui? Qui aurait parié que nous pouvions nous entendre? Le trop macho, le trop visible, le trop populaire et... et moi.

Andreas Klein.
Lola Sandstrøm.

Ils ont rendez-vous dans la bibliothèque. Pas même un rendez-vous de travail, pas même ça, non. Pas même un « elle lui fait croire qu'elle le veut »... rien de tout ça. Rien d'obligé, rien de faux. Pas de prétexte...

Je ne suis pas sure de bien comprendre cette amitié inattendue, qui pousse entre nous, comme une mauvaise herbe têtue, sur un sol caillouteux. Je ne veux pas me pencher, je ne veux pas l'étudier, la disséquer, l'analyser.

Je veux fermer les yeux, accepter, me laisser porter par cette confiance qu'il n'a pas trahie, alors que, pendant des jours, des semaines, j'ai redouté le moment où une rumeur se répandrait sur moi, sur mes préférences...

Mais il s'est tu... Et à présent, je l'attends, un livre ouvert devant moi, dans l'un des recoins de la bibliothèque que la lumière du jour atteint, à travers une vitre sale. Mon regard ne cesse de quitter l'alignement des mots pour fouiller les alentours ou se poser sur ma montre.

16 heures.Nous avions dit 16 heures. Il n'est pas en retard.

Je me lève, retourne ranger mon livre... En chercher un autre. Plus intéressant, peut-être... ET je reviens m'asseoir, et je feuillette à nouveau le livre, cherchant où accrocher mon regard, quel chapitre lire...

« Sandstrøm? »

Je lève les yeux, soupire intérieurement, affiche un sourire neutre. Un sourire qui ne veut pas encourager. Qui refuse de décourager, aussi... Je ne sais pas encore que faire de lui... Lui, c'est un étudiant de droit qui semble gentil, sympa. Un peu timide. Réservé. Un étudiant qui saisit la moindre occasion pour venir me parler. Un étudiant dont le regard inquiet sourit un peu...

« Bonjour, Peters... »

On en est là. Aux noms de famille... peut-être faute d'être assez chaleureuse. Peut-être faute de l'encourager...

« Je me demandais si tu étais libre jeudi... »

On en est là. Il a saisit son courage a deux mains. Et moi je sens mon estomac me tomber dans les talons, mon cœur se retourner... 

« Jeudi ? Euh... »

Et il faut prendre une décision.Vite. Je sors un agenda aux pages écornées, pour me donner le temps de réfléchir, de choisir. De trouver le courage de mentir:me prétendre prise. Me dire libre et me prétendre intéressée.

Quel mensonge faut-il choisir ?

« Jeudi ? j'ai déjà un truc...»
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Jeu 7 Mai 2015 - 16:13

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Andreas Klein
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C'est presque un miracle que je sois à l'heure au point de rendez-vous que l'on s'est donné avec mon maître de recherche. Un endroit qui n'est autre que face à son bureau, d'ailleurs. Mais pour l'instant je devrai me contenter du couloir car il semblerait que le professeur ne soit pas encore présent. Evidemment, ceux-là ont toute la légitimité nécessaire pour se faire désirer contrairement à nous, pauvres apprentis de la vie que nous sommes. Après m'être assis sur un vulgaire fauteuil traînant là et avoir jeté un coup d'oeil sur les côtés en guise d'inspection discrète, je place mon sac entre mes jambes et sors mon téléphone afin d'y lire plusieurs messages. Un de Riley, me remerciant encore pour la matinée passée ensemble à essayer maintes et maintes pièces de tissus, et un de Josh qui m'annonce que la commande d'un piano d'exposition Steinway & Sons est enfin arrivée. Satisfait de lire cette nouvelle, je lui réponds dans la seconde par un pouce levé représentatif de mon humeur. A une demi-heure près, c'est ma signature qui aurait été inscrite en bas de quelques documents administratifs et non celle de mon cousin. J'aurais en effet aimé être là pour la réception de l'instrument mais ce rendez-vous est d'autant plus important du fait de son caractère quasi-ultime avant mon passage à l'oral pour ma thèse. Signe que j'en aurai bientôt terminé avec ces longues années à subir les cours parfois ennuyeux à mourir de cette université, quand bien même sa réputation soit connue dans le monde entier. Je me demande parfois comment j'ai pu survivre autant de temps sur ces bancs à écouter quelques grincheux brasser de l'air ; hormis quelques cours indétrônables, c'est bel et bien en dehors de ces murs que j'ai acquis toute l'expérience et l'assurance nécessaires pour me lancer professionnellement. Peut-être que ces huit années d'étude auraient pu tenir sur trois ou quatre, et encore... Mais l'heure n'est pas à comptabiliser l'utile du futile, elle est plutôt à me relever et à saluer Monsieur Fletcher, mon cher professeur – réputé – en marketing, fraîchement arrivé.

Une vingtaine de minutes plus tard, après avoir discuté de mon travail qu'il avait déjà lu au préalable et surtout après qu'il m'ait donné quelques derniers conseils essentiels, je quitte finalement son bureau, toute ma paperasse bien rangée dans mon sac en bandoulière que je replace dans mon dos. Je vérifie l'heure et remercie le destin pour faire de moi un homme parfaitement ponctuel aujourd'hui.

Quand mes mains tirent la porte de la bibliothèque, je visualise déjà très nettement mon objectif. Une tête rousse, plutôt haute, qui sera à tous les coups dissimulée dans un recoin pour ne pas trop attirer l'attention sur elle. J'ignore encore complètement la véritable raison qui nous a amenés à nous voir ici mais une chose est sûre : je suis plutôt content de la retrouver. Et tenez-vous bien, c'est dans un rayon de littérature centrée sur les arts que je finis par la voir, au travers d'une rangée de livres. C'était prévisible et cela me décroche un fin sourire, qui ne dure cependant pas très longtemps quand j'entends d'abord et remarque ensuite qu'un gars est déjà en train de lui taper la causette. De l'autre côté des étagères, je les écoute s'échanger des bonnes manières et le regarde, lui, hésiter comme un novice avant de lui proposer un rendez-vous. Il ne m'en faut pas plus pour retrouver ma bonne humeur ; c'est à ce moment que je décide de faire mon entrée. Arrivant derrière elle, je viens poser mon bras autour de ses épaules pour attirer son regard. Et une fois les signaux passés, je me concentre à nouveau sur le prénommé Peters, un sourire confiant aux lèvres. « C'est moi qu'elle voit jeudi, navré mon pote. » La vérité, c'est que je le serais presque un peu, navré. Il n'a pas l'air bien méchant ce gars et si je n'avais pas deviné un tant soit peu l'humeur de Lola, je l'aurais volontiers aidé à avoir ce qu'il voulait. Croyez-moi ou non, je ne suis pas le pire enfoiré de cette université, loin de là. Quelque peu décontenancé, le gars murmure deux trois mots que je n'écoute même pas, mon visage malicieux tourné cette fois vers celui de ma nouvelle amie. « N'est-ce pas, Sandstrøm ? A moins que tu préfères te défiler de notre rendez-vous pour aller en voir un autre... » Quelle idée, franchement.



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Lun 18 Mai 2015 - 20:38

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Lola C. Sandstrøm
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Un bras se pose sur moi, je sursaute, mais ce n'est que lui...Lui qui a visiblement entendu, compris la situation dans laquelle je suis coincée. Lui qui vient me sauver... Lui qui s'amuse.Je le vois à la lueur dans ses yeux, à la commissure de ses lèvres. La situation lui semble hilarante...

On voit que ce n'est pas lui qui a eu à refuser gentiment une proposition...

« N'est-ce pas, Sandstrøm ? A moins que tu préfères te défiler de notre rendez-vous pour aller en voir un autre... »

Ah... cette assurance moqueuse... Comment résister ?

« Pffff... Arrogant ! Ne me tente pas, Klein... »

Malgré tout, j'arbore un grand sourire et je m'appuie un peu plus contre lui. Parce que la situation est drôle. Parce que je n'accepterais pareille attitude de personne.

« Je ne suis pas encore totalement convaincue de ne pas perdre mon temps avec toi... »

Peters murmure une excuse, hausse les épaules, nous regarde, hésite, s'en va. Jette un dernier regard par dessus son épaule... Sans doute pas totalement convaincu par notre comédie. Je tente de ne pas rire, puis, lorsqu'il disparait au détour d'une étagère, je me détache d'Andreas.

« Alors comme ça, on a l'âme d'un chevalier, on sauve les demoiselles en détresse ? »

Je m'assois sur la table, poussant quelques livres pour me faire une place.

« Pas sure que ma coloc serait heureuse de t'entendre dire que nous avons un rendez-vous... Enfin, je ne vais pas te gifler pour si peu. Promis. Comment va ? »
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Mer 20 Mai 2015 - 20:32

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Andreas Klein
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La situation ne semble pas seulement hilarante, elle l'est véritablement. Pour mes yeux déjà, toujours à la recherche d'une scène captivante à regarder, et puis aussi pour ma fierté qui ne se plaint pas d'avoir un tant soit peu les faveurs de Lola dans ce cas précis. Enfin, pas besoin d'être doctorant en psychologie pour remarquer qu'il ne l'intéresse pas ce gars. Surtout que lui ne sait pas qu'elle préfère brouter autre chose qu'un gazon trop long et trop sec. Non franchement, pauvre Peters, mais moi ça me fait rire.

Il s'en remettra. A qui ça n'est pas arrivé de se prendre un rateau, hein ? Même moi, ouais, comme quoi. J'les collectionne, les petits rateaux et les plus grands, mais il faut dire que je n'ai pas chômé non plus. On n'a pas rien sans rien, comme on dit. Et puis, tant que ça ne s'ébruite pas trop … Ca va, il a de la chance qu'on soit entre deux rangées de bouquins et que la fille soit Lola. Pas le genre à lancer les potins, elle … Dieu soit loué.

« Pffff... Arrogant ! Ne me tente pas, Klein... »

Arrogant mais charmant ? Je me retiens de le dire et préfère lui adresser un grand sourire, occulant complètement l'autre minet.

« Je ne suis pas encore totalement convaincue de ne pas perdre mon temps avec toi... »

Elle n'a pas tort, avec moi on peut perdre son temps parfois … Enfin, tout dépend de ce qu'on appelle “perdre son temps” et “gagner son temps”. Entre nous, je n'ai pas encore réussi à définir ces termes. On peut perdre son temps mais s'amuser, non ? Dans ce cas, faut pas qu'elle ait peur de perdre son temps avec moi Lola … Je sais être une bonne source de distraction. Et pas seulement …

Mes doigts s'accrochent un peu plus à son épaule quand elle se rapproche, mon sourire ne quitte pas mes lèvres. Elle sait bien de quoi elle parle, finalement.

« Là c'est toi qui me tentes. »

De lui prouver qu'elle peut passer un moment sérieux avec moi si c'est ce qu'elle désire, ou bien un moment plus léger … Bien que, si mes souvenirs sont bons, elle a déjà vécu les deux. Dans les deux cas, c'était ici surtout l'occasion de faire fuire ce Peters. Une fois seuls, nous cessons toute comédie superficielle et reprenons notre place initiale, celle qui aurait dû être, en tout cas.

« Alors comme ça, on a l'âme d'un chevalier, on sauve les demoiselles en détresse ? »

Je souris, appuyant mon dos contre l'étagère de livres derrière moi, et face à elle. J'ai à peine le temps d'ouvrir ma bouche qu'elle enchaîne ou plutôt, me fait la leçon.

« Pas sure que ma coloc serait heureuse de t'entendre dire que nous avons un rendez-vous... Enfin, je ne vais pas te gifler pour si peu. Promis. Comment va ? »

Que dirait vraiment, Grace, tiens ? Ah non, attendez, ce n'est pas comme si j'en faisais ma priorité, de ce que me dirait la petite Nolan à ce sujet … Je la connais bien, avec sa tendance à avoir un mot sur tout et à s'offusquer pour pas grand chose. Non pas que Lola soit “pas grand chose” mais en tout cas, elle est rien qui ne doive alerter Grace, jusqu'à preuve du contraire. Et pour commencer, le contraire, ça serait son hétérosexualité. Autant dire que ce n'est pas prêt d'arriver.

« C'est comme ça que tu me remercies ? Ça m'apprendra à venir te sauver d'un rendez-vous ennuyeux à mourir. Il doit bien être en lettres ou en droit lui … »

Les clichés, c'est mal, je sais. Ça ne m'empêchera jamais de les utiliser cela dit. Le coin des lèvres étiré, je marque un temps de pause quand je croise son regard à nouveau puis je reprends, avec sérieux.

« Ça va bien pour moi. J'ai pas arrêté de la journée, ça ferait presque du bien de se poser ici finalement. »

Mes yeux voyagent pendant deux ou trois secondes sur le côté, vers quelques étudiants au loin qui tentent de bosser. La bibliothèque n'a jamais été l'un de mes lieux favoris pourtant. C'est un endroit frustrant qui nuit tristement à l'expression orale et je ne vous apprends rien, on a tous une méthode d'apprentissage qui nous réussit mieux … Quand je regarde à nouveau Lola, je poursuis avec une légère pointe d'amusement.

« Et toi alors depuis hier soir ? La crise existentielle est passée ou tu as encore besoin d'un teddy bear ? »



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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Dim 24 Mai 2015 - 21:50

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Lola C. Sandstrøm
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« Et toi alors depuis hier soir ? La crise existentielle est passée ou tu as encore besoin d'un teddy bear ? »

Mon sourire faiblit, un instant . Puis il s'accentue, plus en coin, moins pur, un peu moqueur. Je hausse les épaules. Crise existentielle, dit-il ? Crise, peut-être. Souterraine. Silencieuse. Hurlante. Destructrice... une crise, oui. Existencielle ? Je ne sais pas. C'est quoi, une crise existentielle ? Est-ce qu'une dispute avce une fille avec qui on ne sort pas vraiment, ça vous bouffe l'existence ? Est-ce que ça la détruit, est-ce que ça la vide de son sens.. ; ma vie est-elle secouée, annihilée ?

Est-elle une crise existentielle, avec sa blondeur,s es sourires, la glace dans ses yeux déçus ?
Mais qu'est-elle d'autre ?

« J'ai des doutes... Je ne suis pas sure que tu fasses un bon ours en peluche. Déjà, tu n'es pas en peluche... ça commence mal. »

Je parle à mi voix, pour ne pas nous attirer des réprimandes, pour ne pas pouvoir être écoutée, aussi...

« Puis... tu n'as pas vraiment une tête d'ours. Ni assez de poil... »

Eviter la question, la contourner, ne pas penser. Danser sur un fil. Des deux côtés, un précipice. Ne pas tomber. Garder l'équilibre...entre légèreté et moquerie, entre douceur et taquinerie... Entre réalité et mensonge. Un étrange tango, sur le fil d'une lame.

« Mh... l'haleine de saumon, je ne dis pas... Mais ça fait de toi un ours glabre et difforme, potentiellement. Un ours très laid. Pour le reste, tu fais un assez mauvais nounours... Je crois que je vais devoir me passer de teddy bear... »

Je me laisser glisser sur une chaise, le menton posé sur ma paume, et, sans le regarder,je demande :

« Ca te fait presque du bien ? Pas plus ? Qu'est-ce qui t'a tellement épuisé ?»

Moi, je crois que ça me fait plus. Ça apaise une douleur lancinante, tapie au fond de moi, que j’ignorais subir. Toutes les autres sont bien plus stridentes et tapageuses, mes douleurs... Elle, je l'avais oubliée.

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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Mar 26 Mai 2015 - 17:25

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Andreas Klein
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Je n'ai pas trop le choix. J'écoute ses soit-disant doutes, ceux qu'elle met en avant à la façon d'une enfant, sans en avoir l'expression. Si j'avais le choix … Je lui demanderais de passer à la conclusion sans passer par quatre chemins, sans me désapprouver en tant qu'ours en peluche, ce que j'aurais été prêt à être pour elle, malgré tout … Quand on prévoit, quand on verbalise, c'est toujours plus simple, alors ouais, j'aurais pu la prendre dans mes bras et ne pas trouver ça étrange, cette fois.

Mais j'entends parler d'un manque de poil, d'une tête trop humaine, d'un ours difforme en soit … Je fronce les sourcils et décide quand même de m'amuser de ce portrait moyennement avantageux. Bon, pas de chance, je ne suis pas assez homme des cavernes pour elle, mais en fin de compte ce n'est peut-être pas si mauvais signe pour moi. Tant pis si elle refuse le câlin gratuit, c'est son affaire et je ne vais pas lui faire un cirque, moi.

« Tu sais moi je m'en fiche. Mais hier, tes textos, ils ne disaient pas la même chose. » Précisé-je ensuite, un petit sourire sur les lèvres.

Quand elle s'assied j'en fais de même, tirant une chaise en face d'elle et m'installant à mon aise, une main bientôt accrochée à mes cheveux et le regard dirigé vers elle, majoritairement.

« Ca te fait presque du bien ? Pas plus ? Qu'est-ce qui t'a tellement épuisé ?»

Je soupire un peu, comme pour signaler d'avance que cela risque de ne pas l'intéresser tant que ça. Puis je l'éclaire.

« J'ai passé la matinée à jouer au modèle pour une amie, une apprentie styliste en détresse. Riley Clarke, tu la connais peut-être vu que t'es aussi dans cette branche … »

J'dis ça comme ça, sans chercher plus loin.

« Puis le boulot à la boutique, entre l'affluence, les livraisons … Et là l'entretien avec mon maître de recherche. Selon lui, je suis prêt. Après huit ans d'études … sans déconner, heureusement que je suis prêt ! »

Un nouveau regard vers elle, un rire franc difficilement contrôlable.  

« Et ce n'était pas tout, sauver une seconde amie en détresse dans une bibliothèque. Tu vois, je n'ai pas arrêté, ça mérite repos et affection tout ça. »

Me redressant pour m'étirer et me laisser retomber sur le dossier de la chaise de façon un peu négligée, je profite de ce moment pour lui adresser un petit clin d’œil complice.



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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Mer 27 Mai 2015 - 22:01

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« Tu sais moi je m'en fiche. Mais hier, tes textos, ils ne disaient pas la même chose. »

Je tente un sourire un peu coincé,un peu crispé. Que devrais-je faire ? Te dire là, tout de suite, en face, que oui, je me sens seule, que j'ai besoin de bras autour de moi, même une seconde, pour me rassurer, pour être certaine d'être encore en vie ?

Qui dit ça ? Qui avoue ces choses-là ? Sans ses sentir menacé ?

L'idée traîne dans un coin de ma tête, glisse dans mon cou, se loge dans mon dos raide, mon dos solitaire. L'idée enfonce des griffes et des crocs...

« Ah ??? Oui.Oui, je la connais... »

Ils ont passé la matinée ensemble, vraiment ? Et il a servi de modèle. Il s’est déshabillé, habillé,a posé sous ses yeux... il a exhibé son ventre plat, ses épaules larges, son visage parfait... Il a...

Je serre les dents, crispe les mains sur mes genoux.... Je l'écoute continuer à raconter. Les mots perdent leur sens. Je hoche la tête. Je souris quand il le fait. Il asans doute dit quelque chose de drôle...

« ... bibliothèque.... repos et affection... »

Je hoche à nouveau la tête.
Je pense à elle, elle qui est bi, elle qui s'éloigne.
Je pense à lui. Lui qui est beau, lui qui l'aide.
Mais il sort avec Grace... Il ne lui ferait pas ça...

Il l'a déjà fait. Avant.
Je en sais plus. Je ne sais pas.

Le mot affection traine entre nous, je fais la moue, je me glisse dans son dos, je coule les bras autour de ses épaules, pose le menton au creux du cou. Je serre un peu les bras. Je pense qu'il serait si simple de remonter les mains, de les refermer sur sa gorge, de le secouer en posant des questions. Ce serait si simple, ce serait si tentant. Je ferme les yeux.

« Affection comme ça ? »

C'est ma joue qui cherche son cou, c’est mon corps qui se colle à son dos. Toute ma chair qui me trahit, qui cherche un contact, n'importe lequel, tant qu'il est tiède, tant qu'il ne griffe pas. Mes paupières restent closes... L'étreinte du monstre solitude, se desserre un peu.

« Tu n'as rien fait avec Riley, hein ? Tu ne ferais pas ça à Grace ? Promis ? »

Les mots sont encore plus étouffés que les précédents...

« Elle est jolie, Riley ... C'est moins idiot que cette rumeur de swaggy... toi et un mec... »
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Jeu 28 Mai 2015 - 17:46

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« Ah ??? Oui.Oui, je la connais... »

… Ouais, rien d’étrange ni d’étonnant là-dedans. Ils ne doivent pas être nombreux en stylisme, alors …  Bref, je poursuis, je lui parle de moi. Un truc dans lequel je suis doué, encore.

Même avec elle, où la séduction n’aura plus lieu d’être, je ne peux m’empêcher de chercher à la taquiner. C’est plus fort que moi, et puis ce n’est pas si mal, j’aurais pu demander pire chose qu’un peu de d’affection. Lola est tellement différente … des autres … Elle s’est démarquée dès le début à mes yeux et je crois que cela m’a plu autant que cela m’a blessé. Je continue de creuser, petit à petit, plus ou moins consciemment je pense. Ce qu’il pourrait y avoir de commun, de … rassurant, en fait.

Et quand elle se lève pour se rapprocher, peut-être bien que je suis rassuré, bien qu’étonné. Elle aura toujours ce don pour me surprendre, Lola.  

« Affection comme ça ? »

Sa peau est tiède, ses mains un peu plus fraiches. Les miennes viennent encercler ses poignets et je la laisse simplement faire, craquant au passage un sourire de gamin satisfait, je crois.

Impossible qu’elle mente, là-dessus. Impossible qu’elle fasse ça à contre-coeur … Quant à moi, je ne sais pas si j’ai vraiment le droit d’apprécier ce moment. Je me fiche qu’on nous voie, j’oublie les regards de nous, ces gens qui devraient étudier mais qui divaguent … Je laisse ma tête retomber en arrière, un peu, contre son épaule et je tourne mon visage vers le sien, dont les yeux sont clos. Alors je souris, à nouveau, vaguement.

C’est spécial. Peu importe si j’en ai le droit, je le prends.

« Tu n'as rien fait avec Riley, hein ? Tu ne ferais pas ça à Grace ? Promis ? »

… Elle doit adorer ça, se faire bonne avocate des filles qui m’entourent. Moi, je décide juste d’en rire.

« Il n’y a absolument rien de sexy dans le fait de servir de cobaye à une styliste aussi … passionnée par ses bouts de tissus. »

Riley l’est, passionnée. Elle ne m’a pas regardé comme un potentiel attrait, juste comme un ami, accessoirement déguisé en support. C’était ce qui était prévu, rien de moins, rien de plus. Il m’a bien fallu arrêter d’espérer avec la belle Clarke, avant même que Grace n’entre dans ma vie.

« Elle est jolie, Riley ... C'est moins idiot que cette rumeur de swaggy... toi et un mec... »

Je me sens chavirer au son de sa voix. Aux mots choisis et à la mention de cette fameuse chasseuse à scandales. Instinctivement je m’écarte. Pas de beaucoup, juste assez pour tenter de reprendre pied. Mes mains, elles, restent néanmoins accrochées.

« … Qu’est-ce que tu racontes ? »

Je ne suis pas au courant, je n’ai pas suivi les nouveautés. Comme si ça m’intéressait … Puis en fait, peut-être que ça m’intéresse, aujourd’hui. Je libère deux poignets, attrape mon téléphone dans ma poche et vais à la recherche de l’esclandre.

… Adriel. Moi. Sur cette saloperie de racontar. Je boue. Un peu.

« Cette meuf n’a vraiment rien de mieux à faire. Quelle connerie … »

Puis je lève les yeux en l’air, éteignant mon portable. Relativiser. Même si ça craint pour les Delta.

« Aller ruiner la réputation des meilleurs, toujours … »



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Sam 30 Mai 2015 - 21:01

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Lola C. Sandstrøm
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Tu me rassures presque, dans ce combat aveugle et désespéré que je mène, où je pensais que le pire ennemi serait elle, ou moi, où le pire ennemi n'a, en fait, pas de nom, et nous ronge peu à peu, et me désespère, et l'éloigne. Tu me rassures. Un cobaye... Une ombre de moins à combattre,dans la forêt sombre de notre non-relation.

Tu me rassures un peu. A peine. Une fraction de seconde. Les doutes reviennent déjà. Je me force à les chasser. J'étais bien, il y a dix minutes... Je ne songeais plus à tout cela...

Tu t'éloignes.
Ton téléphone à la main, tu fouilles le site à potin, le site à fange.
Je suppose que nous craignons tous nous y retrouver un jour.
Je t'observe, un sourire en coin aux lèvres.

« Cette meuf n’a vraiment rien de mieux à faire. Quelle connerie … »

« C'est peut-être un mec, tu sais... »

Je ris doucement, les paumes sur ses épaules, presque redressée.

Et puis... Et puis il me donne un coup. Il me gifle. Il me plante un couteau dans le ventre, dans le dos, dans la gorge, dans le coeur. Partout. Il me fait mal. Avec sa nonchalance. Avec sa sincérité. Parce que coucher avec un mec... ça le salirait.

C'est sale, les relations homosexuelles, tu as raison, Andreas.
Et je n'ai pas envie de te griffer.
Et je n'ai pas envie de t'étrangler.
Et je n'ai pas envie de te frapper...
Je n'ai aucune de ces envies-là, rassure-toi.

De toute façon, tu ne vois rien, tu ne sens rien. Je suis dans ton dos, et si j'ai pâli, et si je déglutis, et si je ferme les yeux, tu ne le sais pas.

« Les meilleurs... T'es modeste, toi... »

Je dis ça d'un ton léger, ma voix est rauque, un peu emprisonnée, un peu pleine de gravier. Je souris pour qu'elle se teinte de bonne humeur.

Je voudrais hurler, t'étrangler, te faire une scène, te dire que tu pourrais réfléchir au moins, avant de dire ça... Je voudrais... Ça serait plus simple. Plus simple que cette mélasse d'hésitations, d'incertitudes et d'anxiétés, en moi. Plus facile que me taire.

Je ne devrais pas t'en vouloir. Après tout, qui, ici, cache son orientation sexuelle ? Qui voudrait changer ? Qui ne s'assume pas ? Alors j'aurais beau jeu de te reprocher ton dégoût, tu vois... Et parfois. Parfois il faut un peu de cohérence. Parfois...

Je me dispute déjà assez, déjà si souvent. Je suis déjà mille fois déchirée, rapiécée, mes coutures sont prêtes à rompre... Et je ne veux pas me battre, pas maintenant, pas avec toi. Pas quand il y a cette entente lumineuse, fragile, vacillante, entre nous. Pas quand je me sens si seule... Pas quand je t'appelle à l'aide.

Je passe une main dans tes cheveux, en me redressant pour aller m'asseoir sur la chaise à côté.

Je peux bien faire semblant, pour toi, pour nous, cette fois. Je peux bien avaler mes reproches, ma tristesse, ma colère, et ces autres émotions sans noms. Elles hurlent fort, elles tambourinent. Elles voudraient s'évader. Mais à quoi bon les écouter ? A quoi bon les exprimer. Je suis fatiguée de ravauder sans cesse des relations que je brise pour un mot, pour un regard...

Quelle est la force qui me pousse à ça ?  À tous vous chasser ?

...Il y a cette force-là, en moi ? Je ferme les yeux. À nouveau. Je déglutis. Il y a cette force-là en moi. Je ne savais pas, je crois.

« Personne ne croit vraiment tout ce qu'elle raconte, de toute façon... »

Mais, moi, je surveille le moindre de ses potins, le cœur battant, à chaque mise à jour de son site. J'ai toujours peur d'y être affichée. Pour un secret ou l'autre. Il y en a tant... Et ceux qui les connaissent... Ceux-là vont en nombre croissant. Je suis mauvaise menteuse. Je suis dans la ville de mon enfance. Il y a trop de fantômes, trop de spectres du passé. Il y a trop de mensonges sur mes épaules, aussi, et, parois, je craque...

La toile de mes mensonges, si prudemment construite, se désagrège, fil par fil... un jour, elle se déchirera, malgré mes réparations... Réparer une vie, c'est étrangement plus compliqué qu'assembler deux tissus.

« Je dois aussi faire photographier mes travaux... Comme Riley. J'ai trouvé un photographe, j'étais super soulagée, et tu sais quoi ? C'est le premier mec avec qui je suis sortie... Et je l'ai plaqué sans justification. Je te raconte pas l'ambiance... Il m'a balancée à la mer.»
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Mar 2 Juin 2015 - 17:02

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Andreas Klein
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« C'est peut-être un mec, tu sais... »

Je ne montre que de l’indifférence, mêlée avec bien sûr toujours cette pointe de contrariété. Mec ou fille, franchement, j’en ai rien à faire. Quoi qu’il soit, cet individu aime décidément perdre son temps, car il s’agit bien de ça en l’occurrence. Balancer des anecdotes mensongères sur autrui tout en restant dans l’anonymat … Sérieusement, qu’est-ce que ça lui porte ? Ni la haine, ni l’adoration. Rien de réel, que du fictif … Et moi, ces gens-là, je ne les comprends décidément pas.

Être personnellement visé sur ce thème-là, ça ne me fait pas rire. C’est … énervant, trop mystérieux et effrayant, aussi, ce que je n’avouerai jamais. Pourquoi moi ? Pourquoi Adriel ? Pourquoi viser deux mecs qui ne laissent pas place aux doutes alors qu’il y a tant de cibles plus … soupçonnables ?

La honte. Je crois que c’est ce que je ressens au fond de moi et sur le coup, ça dépasse même la peur d’être découvert. Jamais personne ne doit savoir. Pas pour mon image, ni celle d’Andreas Klein et encore moins pour celle du Delta. Peu importe que l’on m’accuse de lâcheté ou de couardise, les priorités sont bel et bien là, pour encore quelques mois au moins …

« Les meilleurs... T'es modeste, toi... »

Je ricane très légèrement, bien trop habitué à ce que ces propos me soient adressés. Par elle aussi, désormais, alors ce doit être bien vrai. En réalité je n’en doutais pas, et le fait de ne pas trouver tant d’avantages que ça dans la modestie doit pas mal jouer … Sa main se faufile dans mes cheveux d’une façon inattendue, mais je garde mon regard rivé sur ce portable éteint, la mâchoire encore un peu serrée. A vrai dire, c’est mon corps entier qui s’est crispé depuis cette affreuse nouvelle.

« Personne ne croit vraiment tout ce qu'elle raconte, de toute façon... »

Par chance, Lola ne m’enfonce pas dans le pétrin plus que je n’y suis. C’est vrai … C’est une Gamma. Une fille bien sous tous rapports, discrète, douce, respectueuse et qui sait garder les secrets. Une fille qui, selon mon intuition passagère, ne m’en aurait sûrement pas voulu si je lui avais dit qu’il y avait une part de vérité dans ce post affreux. En relevant mon regard sur elle, je songe à ce qu’elle pourrait penser ou dire. À la façon qu’elle aurait de me regarder. Serait-ce aussi différent que ce que je m’imagine ?

Personne ne doit savoir. Il fait trop mal, ce coup de poignard destructeur en pleine poitrine, chaque fois que la lumière s’agrandit sur mon cas. Je refuse que l’on me refuse cette part d’obscurité quand à côté tout correspond si parfaitement à ce rôle que je dois jouer. A celui qui me plaît, surtout.

« Tu dis ça parce que t’es une fille bien. Et parce que ça n’a pas d’importance pour toi. »

Je n’ai pas peur de dire ça. Ce n’est que franchise, bon sens et sincérité ; le portrait de Lola Sandstrom doit mériter au moins ça.

« D’autres doivent être en train de s’exclamer face à leur écran. Ne fais pas comme si tu l’ignorais … »

A nouveau je laisse s’échapper un petit rire, disparu aussi vite qu’il est apparu. Tu comprends, Lola, que ce n’est pas souhaitable pour quelqu’un comme moi d’être affiché de la sorte ? Qu’en réalité, ce n’est agréable pour personne. Personne ne devrait apparaître sur ce site débile, aussi hilarantes puissent en être certaines publications.

J’ai appris à faire la distinction, depuis le temps.

Enfin, bref.

« Je dois aussi faire photographier mes travaux... Comme Riley. J'ai trouvé un photographe, j'étais super soulagée, et tu sais quoi ? C'est le premier mec avec qui je suis sortie... Et je l'ai plaqué sans justification. Je te raconte pas l'ambiance... Il m'a balancée à la mer.»

Pendant un moment je reste silencieux, mes yeux ancrés aux siens, songeur. Ses derniers mots me font légèrement froncer les sourcils mais je n’en rigole pas. Je me rapproche et m’étale un peu sur la table face à moi, posant mon visage dans la paume de ma main.

« Peut-être que tu l’as mérité. »

Je me retiens, juste une ou deux secondes, puis je souris finalement. Sans faire semblant.

« Tu lui as avoué des années après qu’il n’avait pas ce qu’il fallait là où il fallait ? » Que je demande malignement et dans un murmure, adorable garçon que je suis.

Puis, distraitement, mes yeux sont attirés par ses mains. J’en attrape une du bout de mes doigts et la manipule doucement, remarquant la sécheresse et quelques irritations, ci et là. Peut-être à cause de ses études …



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Sam 6 Juin 2015 - 21:05

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« Tu dis ça parce que t’es une fille bien. Et parce que ça n’a pas d’importance pour toi. »

Parfois, il mériterait que je l’étrangle, parfois il me semble qu’il ne réfléchit jamais avant de parler. Cela n’a pas d’importance pour moi ? Ce qui peut être dit sur ce site n’a pas d’importance ? Oh non… Sûrement pas. Pourquoi me soucierai-je de rumeur de relations homosexuelles répandues par cet anonyme ?

Et la suite de ses paroles laisse, elle aussi, un arrière-goût amer dans la ma gorge et mes os. Peut-être que je l’ai mérité ? Je lui lance un regard incrédule, pour mieux dissimuler les échos que sa supposition fait naître en moi. Peut-être que je méritais bien pire que cela. Et son sourire ne me rassure pas même, tant ils me dévorent, ces doutes. Et je ne le trouve pas drôle, juste insensible, et j’ai le regard qui se trouble, entre orage et vagues.

Puis il effleure mes doigts et je le laisse faire. Je ne sais pas ce qu’il voit… Je ne reconnais que des doigts abimés, des paumes inutiles, dans lesquelles on ne lit aucune ligne, qui sont sans destin.

« Je ne lui ai même pas dit ça… Tu crois que je dis ça comme ça, facilement, à tout le monde? Que j’ai envie de finir exposée sur ce site affreux ? »

Je crispe le poing et le lui arrache.

« Style… Je m’en fous, en fait, que ça se sache ? Je t’ai donné cette impression-là ? »

Je me renfonce un peu sur ma chaise, le regard fixe sur mes mains posées sur mes genoux. Détourné de lui. Parce que même s’il souriait, même si la situation lui paraissait amusante, moi, je ne parviens pas à me souvenir de la scène sur la plage avec le sourire.

« Je l’ai accusé d’être un violeur. Alors qu’il… il ne m’a juste jamais rien fait. Tu imagines, un mec, à 16-17 ans, 8 mois de relation et la patience de ne rien tenter ? Et moi… Enfin. On doit encore travailler ensemble, en plus. »

Je hausse les épaules. Risque un regard vers lui. Gigote un peu. Me redresse. Regarde sur le côté. Me mord la lèvre.

« Il va falloir que je m’excuse… Je suppose. Sans m’énerver. Sans lui arracher les yeux. »

Je ris un peu. Ma main vient se poser dans mon cou, chasser une mouche imaginaire. Jouer sur la peau. S’agacer.

« Je ne vais jamais y arriver… Il me rappelle… trop de moments que je veux oublier. Il connait trop de choses. J’ai juste envie qu’il disparaisse… qu’il m’oublie. »

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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Lun 8 Juin 2015 - 16:22

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« Je ne lui ai même pas dit ça… Tu crois que je dis ça comme ça, facilement, à tout le monde? Que j’ai envie de finir exposée sur ce site affreux ? »

Ses doigts rugueux se crispent et sa main m’échappe sèchement, m’obligeant alors à me concentrer sur ces questions qu’elle vient de poser.

« Style… Je m’en fous, en fait, que ça se sache ? Je t’ai donné cette impression-là ? »

Je soupire un peu, non satisfait de la voir contrariée pour quelque chose je n’ai pas cherché à déclencher. Il y aura toujours un monde entre elle et moi, un monde que je n’arrive décidément pas à comprendre. Des facettes mystérieuses déconcertantes et même tristes.

« Non, je n’ai pas dit ça. » Murmuré-je en me redressant légèrement, quelque peu désappointé. « C’était juste une plaisanterie. Tu commences à me connaître non ? »

Avec ces remarques de sa part, j’en doute. Ne peut-on pas rire de tout et même de la mort ? Nous n’en sommes pas à ça, pourtant. Je sais que c’est un sujet sensible pour elle, mais quand même, ça n’avait rien de méchant.

Le bout de mes doigts pianote doucement sur la table et je relève mes prunelles vers elle quand sa voix tranche à nouveau avec l’atmosphère pesante.

« Je l’ai accusé d’être un violeur. Alors qu’il… il ne m’a juste jamais rien fait. Tu imagines, un mec, à 16-17 ans, 8 mois de relation et la patience de ne rien tenter ? Et moi… Enfin. On doit encore travailler ensemble, en plus. »

Puisqu’on en est à discuter véritablement de ça, alors je me décide à l’écouter et à prendre en compte chaque mot, enfin plus ou moins. Le gars dont elle parle devait vraiment l’apprécier pour rester huit mois avec elle, quoiqu’à cet âge-là, encore plus que maintenant, on se laisse pas mal porter … En tout cas, de ce que j’en sais … Ce n’est pas comme si j’étais la meilleure des références à laquelle se fier, mais bon, Lola doit s’en foutre de ça.

« Il va falloir que je m’excuse… Je suppose. Sans m’énerver. Sans lui arracher les yeux. »


Sans faire ta Lola ?
Ah … Délicat.


« Je ne vais jamais y arriver… Il me rappelle… trop de moments que je veux oublier. Il connait trop de choses. J’ai juste envie qu’il disparaisse… qu’il m’oublie. »

Mes yeux voyagent un peu sur ce visage contrarié, gêné et épuisé à l’idée d’agir. J’aimerais l’aider, mais je ne sais pas comment faire. J’ignore encore tellement de choses sur elle, presque tout, et je me retrouve chaque fois comme un manchot, entre ma spontanéité maladroite et le désir de bien faire, malgré tout.

« Ca sera peut-être un peu dur … Mais tu y arriveras, il ne s’agit que de quelques mots. Il y a bien plus dur qui t’attend, Lola Sandstrøm. »

Ça me saute aux yeux, d’un seul coup, que le problème ce n’est pas ce mec mais bel et bien elle. Que tant qu’elle ne sera pas en paix avec ce qu’elle est, et que le monde ne sera pas au courant, elle galérera comme ça. Je le sais, à moindre envergure probablement, mais ça doit quand même compter.

J’aimerais lui dire tout bas que je comprends, un tant soit peu, cette partie d’elle. Je crois l’avoir déjà plus ou moins fait mais ça n’a pas suffit, ça ne suffira sans doute jamais.

Un petit sourire, un regard focalisé sur ses iris bleus.

« Dis-toi que le passé c’est le passé. S’il accepte de bosser avec toi, c’est pas pour rien. Tu devrais placer ton boulot en priorité, devant tous ces souvenirs, parce qu'il le mérite certainement. »



Je me redresse davantage et vais coller mon dos contre le dossier de la chaise. Mes mains ne quittent pas la table.

« J’aimerais savoir … Pourquoi ça te dérangerait tellement ? » … Tu sais … « Que ça se sache ? »

Peut-être faudrait-il que je lui rappelle que ma question n’a rien de vile avant qu’elle ne me saute au cou, mais je prie pour que le ton de ma voix, réfléchi, lui semble innocent.

J’aimerais savoir … Pourquoi une fille comme elle, qui n’a en apparence rien à prouver à personne, puisse être dérangée que l’on sache qu’elle aime les filles. Autant j’arrive à faire de mon cas une montagne, mais le sien … Je le tourne et le retourne dans ma tête sans y trouver de logique.

C’est vrai que Vénus et Mars ne sont pas voisins, mais quand même …



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Sam 13 Juin 2015 - 1:18

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« Il y a bien plus dur qui t’attend, Lola Sandstrøm. »

Je ne sais pas... Je ne suis pas sure qu'il y ait plus dur que s'excuser... Mais je me tais. Je préfère me concentrer sur le son de sa voix qui me parvient, par vagues, qui m'enveloppe. Le passé est le passé ? Le passé est tellement plus, le passé est la fondation sur laquelle nous nous construisons et... et regarde ce que je fais à mes fondations ? Regarde comme je les distords...

Je voudrais d'une vie facile...
Mais peut-être n'est-ce qu'un mythe, cette vie-là ?

Mon travail...mérite... il mérite de passer avant le reste ? Tu crois ? C'est une étrange idée... C'est... un choc. Mon travail mérite  tout mon temps ? Toute mon énergie ? De passer avant le reste ? Avant les erreurs, les excuses, les réconciliations, les disputes ? Il y en a tant, de disputes, si tu savais... Et si tu savais combien elles cannibalisent ma chair et mon travail... Combien elles sont au centre de mon univers, bien plus que le reste...

Et ton regard, plongé dans le mien... Tes yeux semblent convaincus. Tu y crois vraiment, dis?Le travail doit passer avant le reste ? Je dois occulter tout ? Les émotions, la douleur, la culpabilité, la solitude... tout ça ? Pour travailler ? Juste travailler ? Devenir une petite machine ? Je peux faire ça, moi ? Ca serait mieux ?

Je ne peux pas faire ça, moi....
Je ne peux pas...

Peut-être le sens-tu. Peut-être est-ce pour cela que tu te redresses, que tu t'éloignes ?

« J’aimerais savoir … Pourquoi ça te dérangerait tellement ?  Que ça se sache ? »

Je cligne des yeux, pétrifiée, prise au dépourvu par sa question surgie de nulle part. Je sens mes lèvres s'entrouvrir, les mots se bousculer, des mots que je ne connais pas encore, des mots silencieux, qui ne disent rien, qui se taisent.

Le silence grandit entre nous. Sa question y résonne douloureusement. J'agite les doigts sur la couverture d'un livre, peut-être, lui, trouvera-t-il les mots pour lui répondre ? Moi...Moi, je ne les connais pas. Ils s'écrasent en moi, ils m'écrasent. J'étouffe.

... Je ne le sais pas, je crois, pourquoi je fais tant d'effort pour me cacher, pour me changer...
Je ne sais plus, ou je sais combien c'est déraisonnable ;.. Je sais que je fonce droit vers une falaise... Je suis prête à sauter. Comme ça. Sans justification. Parce qu'il le faut... Parce que je leur doit bien ça, à eux...Il faut au moins que je fasse ça, pour eux...

Tu comprends ?

« Je... Je ne peux pas faire ça à mes parents. »

Je suppose que ce n'est ni clair ni compréhensible. Je cherche une lueur dans ton regard, qui me dirait que tu as saisi, que tu as accepté...

« Ils veulent tellement que j'aie la vie parfaite... le rêve américain... un bon métier pendant quelques années... un époux riche, une maison, un chien, des gosses... le cliché... »

Ce à quoi ils aspiraient en immigrant...

« Je devrais arriver à leur dire... mais... Je ne peux pas. Rien qu'en y songeant... je me sens mal. C'est con, non ?»

Et que dirais-tu si tu savais qu'ils pensent que j'étudie le droit ? Que je vais devenir avocate ? SI je te disais à quel point je suis empêtrée dans mes mensonges...
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Mer 17 Juin 2015 - 0:45

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Ce ne sont pas des questions faciles, j’en ai bien conscience, surtout avec elle. Sa seule réaction après m’être exprimée me suffit à le remarquer. Mais cela ne m’empêche pas d’attendre la réponse. Ma curiosité est plus forte que l’envie de la ménager, sur ce coup-là. J’ai besoin de comprendre pourquoi elle cherche tant à cacher qui elle est alors que tant d’autres filles aujourd’hui sont presque fières de leurs attirances. Ca a l’air tellement plus simple, pour elles …

La virilité d’un homme contre quoi ? Leur féminité … ? Ca ne fait pas trop sens dans ma tête mais cela doit être normal … Après tout, je n’ai jamais prétendu comprendre les femmes et leur façon d’être.

« Je... Je ne peux pas faire ça à mes parents. »

Une réponse pas tant surprenante, finalement, mais qui laisse néanmoins en suspens.

Qui sont-ils, les parents de Lola Sandstrøm ? Cette question fait le vide dans ma tête. Je n’arrive pas du tout à imaginer ce qu’ils pourraient être, tout du moins le type de personnes qu’ils pourraient être. On dit que les chiens ne font pas des chats, mais en l’occurrence, je peine à visualiser deux parents hypersensibles et susceptibles … Roux, en plus ?

« Ils veulent tellement que j'aie la vie parfaite... le rêve américain... un bon métier pendant quelques années... un époux riche, une maison, un chien, des gosses... le cliché... »

Mes sourcils se froncent un peu à cette évocation. Non pas que je sois étonné du souhait ultime de ses parents, mais enfin, elle a pris son envol jusqu’en Californie, cela aurait pu être l’occasion parfaite pour s’émanciper de ce mensonge, non ?

C’est qu’elle a l’air si torturée. Si emprisonnée dans ce costume de fille hétéro qui ne lui va d’ailleurs pas si bien que ça, en y regardant bien. Ses parents sont loin, très loin d’elle et elle, elle n’en profite pas ?

« Je devrais arriver à leur dire... mais... Je ne peux pas. Rien qu'en y songeant... je me sens mal. C'est con, non ? »

J’ai un petit rictus sur le coin des lèvres. Mon regard reste ancré au sien durant un moment de déconnexion total et au bout de quelques secondes, je me rapproche légèrement, appuyant à nouveau mon visage sur ma paume.

« Mais t’es loin d’eux … Ils ne voient rien de ce qui se passe à Los Angeles alors pourquoi te priver tant que t'es ici ? »

Ma question reste suspendue à mes lèvres un instant, puis m’en vient une nouvelle.

« Ce sont seulement tes parents qui t’empêchent de sortir avec une nana ? »

… Ou le regard des autres, plus généralement.
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Lun 6 Juil 2015 - 2:23

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Je cligne des yeux, le regarde un instant, puis rit un peu. Nerveusement. C’est vrai... c’est vrai, au fond, nous nous connaissons si peu. Il ne sait pas grand chose de mon quotidien, même s'il en sait... pas mal de moi. Puis mon rire se bloque, à sa nouvelle question... Une question que je déteste me poser. Mon regard s'évade, sepose sur une pile de livre. Je hausse les épaules. Si les chaises étaient plus confortable, je replierais mes genoux, poserais le menton sur eux, enroulerais mes bras atour de mes tibias.

J'ai besoin de serrer quelque chose contre moi. Quelque chose. Ou quelqu'un.

« Mes parents habitent à moins d'une heure de L.A... Et j'ai grandi dans le South. Il y a plein de gens qui me connaissent, qui les connaissent et qui ne seraient que trop heureux de colporter la nouvelle... Ils l'apprendraient vite... »

C’est déjà un miracle qu'ils ne sachent pas. C'est un autre miracle que mes parents croient toujours que j'étudie le droit... Je devrais remercier Dieu, là haut, s'il existe...Ou ma bonne étoile.

Silence,à présent. Silence sur sa dernière question, celle que je ne peux combattre, celle qui s'insinue en moi et serpente dans mon ventre, caresse mes poumons et me couple le souffle, glisse sur mon cœur et me le retourne. Elle est monstrueuse, cette question.

« Je pense pas que tu puisses comprendre... »

T'as la vie facile, toi. Avec tes traits parfaits, ton aisance, ta situation financière. Je suppose que tu as rencontré ton lot de difficultés... mais tu partais avec un avantage que tu ignores sans doute et qui cimente cette arrogance instinctive qui pointe, parfois, sous la gentillesse un peu brute que tu as pour moi.

Elle croit sur un étrange sol, notre amitié...

« Mes parents n'ont jamais eu à dire « je ne veux pas que tu sortes avec une fille »... C'est juste... Je neveux pas leur faire de peine. »

Je me mords la lèvre, triture un crayon.

« Et puis... j'ai juste envie d'être normale. Comme les autres. De me confondre dans la foule des américains. »

Elle a été difficile, l'adaptation de la petite finlandaise, tu sais ? Elle ne parlait pas un mot d'anglais, la gosse, à son arrivée. Et puis elle prenait des coups de soleil.Et puis elle était rousse. Pas même un roux terne, non... un roux flamboyant... Un roux Poil de Carotte, Fifi Brindacier. Un roux impossible à manquer, impossible à ne pas moquer.

J'ai haï être différente très jeune...

« Une rousse, soit... Mais juste une fille comme une autre. J'ai rien à revendiquer, aucune envie de m'imposer ou de me battre... Pas pour ça.Pas envie d'affronter les regards, les chuchotements, les commentaires... Ca ne devrait pas être si difficile, être normale. Tomber amoureuse d'un mec... le désirer... L'aimer... Une relation simple, paisible, chaleureuse...»

Je ferme les yeux un instant.Je pense à Elle. Elle qui n'a rien d'un mec.Elle qui n'a rien de simple, rien de paisible. Elle, l'ouragan dans ma vie et mon coeur.

« Parlons d'autre chose... tu veux bien ? »

J'ai une voix de petite fille, une voix d'enfant apeurée.

« Tu as des projets, pour l'été ? »

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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Sam 25 Juil 2015 - 18:45

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Andreas Klein
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« Mes parents habitent à moins d'une heure de L.A... Et j'ai grandi dans le South. Il y a plein de gens qui me connaissent, qui les connaissent et qui ne seraient que trop heureux de colporter la nouvelle... Ils l'apprendraient vite... »

Peut-être qu’elle me l’avait déjà dit, ça. Ou pas. Je ne retiens que ce que j’ai envie de retenir, je crois, ce n’est plus surprenant pour personne et surtout pas pour moi. Mais j’imaginais bien ses parents vivre encore en Finlande, près d’un lac, dans une petite maison de pêcheurs rouge… Un endroit reculé, loin de la ville où l’anonyme règne, pour accueillir l’enfance d’une fille comme Lola. Lola avec sa peur omniprésente, Lola et son regard sur les autres incessants. L’image me plaisait, elle s’enchevêtrait bien avec le portrait, mais finalement, je me suis trompé sur toute la ligne. Ce n’est pas une première avec elle. Je commence à être habitué ; peut-être qu’elle aussi.

« Je pense pas que tu puisses comprendre... »

Si, je comprends. Ce n’est juste pas facile à dire. Pas facile du tout.
Chacun son truc.

« Mes parents n'ont jamais eu à dire « je ne veux pas que tu sortes avec une fille »... C'est juste... Je neveux pas leur faire de peine. »

Ou peut-être que je ne comprends pas totalement. Mais une partie de moi comprend, assurément. Celle qui veut toujours satisfaire les yeux, les oreilles et l’esprit carré de mon père.

L’autre… Elle veut provoquer. Elle hurle. Elle crache du feu dès qu’elle le peut. L’autre, elle ne comprend pas Lola qui semble vouloir s’interdire le plaisir, effrayée par tous les petits riens à chaque coin de rue, marchant toujours sur la pointe des pieds, à l’affût du moindre bruit menaçant.

Moi, je ne m’interdis rien, ou presque rien. Penser à son image ne veut pas dire s’interdire de profiter des bonnes choses et ça, je l’ai rapidement compris. De toute façon, qui peut juger ? Qui pourrais-je décevoir ? Mon père respecte notre distance. Ma mère est aveugle, ou ne voit que ce qu’elle veut voir plutôt. Rien qui ne puisse concerner les problèmes du cœur. Reste une sœur secrète et des amis dont je me cache si facilement, en fin de compte. Ça paraît simple, comme ça.

« Et puis... j'ai juste envie d'être normale. Comme les autres. De me confondre dans la foule des américains. »

Parfois, chercher la simplicité, c’est obtenir l’effet opposé. Ses mots me laissent un goût amer à la bouche. Je me bats depuis des années pour me convaincre que je suis normal malgré mes envies déviantes, susceptibles d’attirer les regards des trois-quarts, ce n’est pas pour entendre quelqu’un me dire ça.

« Une rousse, soit... Mais juste une fille comme une autre. J'ai rien à revendiquer, aucune envie de m'imposer ou de me battre... Pas pour ça.Pas envie d'affronter les regards, les chuchotements, les commentaires... Ca ne devrait pas être si difficile, être normale. Tomber amoureuse d'un mec... le désirer... L'aimer... Une relation simple, paisible, chaleureuse...»

J’aimerais lui demander : est-ce que ça ne lui donne pas envie de gerber de dire toutes ces conneries ? Mais je ne le fais pas. Je la regarde longuement, le cœur lourd, sans trop savoir quoi dire. Si, qu’elle est un peu bête. Que le bonheur de ses parents ne vaut pas qu’elle se sacrifie elle aussi naïvement.

« Parlons d'autre chose... tu veux bien ? »

Oui. Non. Je ne sais pas. Décide pour moi. Décidez pour nous.

« Tu as des projets, pour l'été ? »

Elle est mal. Et aussi dingue cela soit-il, elle me fait de la peine, elle et son rêve d’une vie idéale, politiquement correcte.

Malaise.

Mon regard reste accroché au sien un instant, quand j’essaye de décrypter cette crainte perceptible dans le ton de sa voix. Puis je prends une grande inspiration et me cale contre le dossier de ma chaise, tentant désormais de faire le vide dans ma tête. C’est d’habitude plus simple, plus rapide. Grattant ma tête un moment, je tente de considérer sa question et brise le contact visuel.

« Pas tant que ça. Je ne sais même pas encore quand je vais poser mes vacances au Jody’s, à mon avis ça sera une semaine ou deux, pas plus, je n’ai pas envie de m’éloigner bien longtemps. » … « Si j’ai le temps, je prendrai peut-être l’avion direction l’Angleterre pour voir la famille et les copains, mais sinon ça sera exclusivement Los Angeles. »

Là mes yeux vont à nouveau s’ancrer aux siens, moins intensément que quand elle me parlait de sa vie, une minute auparavant. Plus légèrement.

« Et toi tu vas faire quoi ? Bosser ou te la couler douce ? »

Je tente un sourire et lève mon poing au-dessus de la table avec l’espoir qu’elle cogne doucement le sien au mien.

« Promets que tu viendras me voir à la boutique, au moins une fois ? »



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Sam 15 Aoû 2015 - 23:01

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La conversation s'allège. Un nœud se défait en moi. Dans mon dos, le dossier se fait plus accueillant, plus rassurant. Je souris un peu. Parce qu'il accepte le silence, il accepte de ne pas protester, de ne pas vouloir me raisonner, me faire entendre « raison », me changer, à tout prix, « pour mon bien. » Et c'est une qualité rare, un cadeau souvent refusé, ce silence-là, ce non-commentaire, ce choix. Rare et précieux.

Nos poings se rencontrent, s'effleurent plus qu'ils ne se cognent. J'ai un sourire en coin. Je promets de passer. J'étudierai le programme de la rock star, et je passerai à un moment où je ne risque pas de la croiser... Mais cela, je ne le lui dit pas, je ne vois pas comment je lui expliquerais ça.


« Moi... Il faut que je bosse, de toute façon... mais je vais alléger le rythme. Et tenter de trouver quelque chose pour remplacer mon boulot chez les Von Bodman... Jouer à la bonniche pour Son Altesse Royale Charly-je-me-la-pête... Je commence à m'en lasser. Ca serait sympa de pouvoir faire autre chose que le ménage. Et servir dans des bars... Il  faudrait que je trouve quelque chose en lien avec  le stylisme...»

Je triture l'élastique à mon poignet, en réfléchissant à mes possibilités. Après cette scène avec Oxanna... Après ça, moi, plus jamais je ne veux affronter ses humeurs louvoyantes et ses rires tranchants. Des images, des souvenirs, qui m'engloutiront, si je ne me secoue pas.

Je quitterai ce boulot et puis...je veux trouver du temps à passer avec Riley, du temps à consacrer à nos silences, à nos blessures, aux plaies que nous nous infligeons sans cesse et qu'il faudra bien, un jour,soigner. Du temps pour elle et pour moi. Du temps pour être heureuse... Sans souci. Sans hésitations.Sans conflit.

Je pense à elle, et je souris. C'est idiot,non ? Malgré les disputes et les tensions qui émaillent nos rencontres...

« J'ai envie de soleil...mais je n'ai pas envie d'affronter les rues bondées... J'ai envie de calme... Dilemme californien. Tu as une suggestion ?»
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Jeu 20 Aoû 2015 - 17:58

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Je ne rêve pas. Elle est véritablement en train de me parler de mon cousin. L’unique Von Bodman sur Los Angeles pour qui le surnom “Altesse Royale Charly-je-me-la-pète” pourrait bien convenir. Et si le fait de l’avoir en commun dans notre cercle relationnel aurait pu me contenter, c’est un tout autre sentiment qui naît en moi. Une grimace, même, s’affiche sur mon visage. Peut-être parce que Lola vient de me dire qu’elle travaillait en tant que femme de ménage pour eux…

« Tu bosses pour les Von Bodman ? » Je prononce, encore avec cet air incrédule, bien vite remplacé par un sourire à moitié ironique et dépité. « Quelle drôle d’idée. Tu devais être à sec. »

Evidemment, je ne la suspecte pas d’avoir trouvé l’idée “bonne” dans le sens agréable, sans doute avait-elle besoin d’un bon cachet et alors cette famille devait sonner comme le jackpot pour elle. Ou alors je ne comprends vraiment pas... Parce que les Von Bodman ne sont pas réputés pour leurs bonnes grâces, et encore moins avec leurs employés.

Je la regarde un moment en silence, effleurant ma mâchoire de mes doigts.

« Charly est mon cousin. Enfin nos pères sont cousins, je te passe les détails ennuyeux. » Dis-je alors sur un ton détendu, sans lâcher ses prunelles bleues. « Il n’est pas trop chiant avec toi ? »

Et ça me fait vaguement rire, juste vaguement. Parce que je le connais bien le Charles, il y a fort à parier qu’il se comporte en supérieur soit provocant, soit dédaigneux. Au choix…

Un peu plus tard, quand elle me demande de l’aider à une idée pour profiter de ces vacances, je réfléchis à voix haute, de nouveau enfoncé dans mon siège.

« Moi à ta place, j’irais à la plage, mais pas n’importe laquelle. Loin de celles bondées, tu peux te trouver des coins tranquilles, comme des criques désertes. J’y vais pour surfer quand j’ai un peu de temps, c’est le pied. » Je souris avant d’ajouter : « Tu voudras que je te montre ? » L’endroit ou alors… comment tenir sur une planche. Ça pourrait être drôle.



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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Mer 14 Oct 2015 - 18:25

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« Quelle idée, tu devais être à sec. »

« Une idée de mon parrain... il connait le père... »

Je grimace, un sourire amusé.Je suis pratiquement totalement à sec. Surtout après une paire de chaussures impossibles à abandonner dans son magasin... Mais si j'avais sû... si j'avais su je n'aurais jamais acce...

SON COUSIN ?

Je m'étrangle sur ma propre salive, tousse violemment,lui adresse un regard horrifié en tentant de reprendre mon souffle.

« ... On s'a-doooo-re, Charly et moi... A coup de cactus planqués dans son lit et de coups de couteau dans les pneus de mon vélo... »

Cousins. Comme quoi l'arrogance est génétique, même si, parfois, elle se dilue un peu. Je ne suis pas sure d'être prête à me remettre de cette nouvelle, ceci dit, et le regard que je pose sur Klein reste choqué. Avec un frisson, je chasse cette constatation peu engageante, et ajoute,le nez froncé en singeant à son blond cousin.

« Tu devrais lui donner des leçons « comment ne pas totalement passer pour un connard égocentrique et éviter les gifles», ça l'aiderait peut-être. Parce qu'un jour, il y aura droit... »

Une crique déserte pour accrocher mon attention et al détourner de mon travail et de monsieur VB... Peut-être est-ce la meilleure nouvelle que j'aie entendue aujourd'hui. Qui que je préfère encore penser à Charly et à notre guerre qu'à...

Mes yeux se closent un instant sur mes pensées, pour la repousser loin, très loin. Tout va s'arranger. Tant que je cesse d'en faire une obsession, tant que je parviens à ne pas gâcher tout en stressant trop...

« Une crique déserte, ici ? Ça existe encore? Oui, il faudra que tu me montres, un jour. Tant que tu ne m'obliges pas à essayer de surfer en même temps... »

Dire n'importe quoi pour sourire et rester légère,pour...pour éviter de s’appesantir. Pour ne pas trop en révéler. Parce que ... parce que c’est idiot,mais sa famille m’a rappelé ses côtés déplaisant à lui,aussi, parce que...

Parce que, en vrai,j'ai peur, tout le temps, de trop en dire, parce qu'il en sait déjà assez pour que, dans mes moments de doute, les craintes me paralysent, me donnent envie de l'agresser verbalement, parce que je ne veux pas, parce que je tente d'être raisonnable...

Parce que je me perds, entre son image de delta et le reste, au fond. Entre mon image, si patiemment construite, et ma réalité, qu'il entrevoit...
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MessageSujet: Re: En mai, fais ce qu'il te ...   Ven 16 Oct 2015 - 9:31

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─ Une idée de mon parrain... il connait le père… On s'a-doooo-re, Charly et moi... A coup de cactus planqués dans son lit et de coups de couteau dans les pneus de mon vélo...

Je me retiens à moitié de rire en écoutant ces propos, la main sur la bouche pour étouffer ce qui semble vouloir éclater ; bon, cela s’avère bien difficile. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça sent l’ironie à plein nez et pour cause…  

Charly, c’est le connard sans cœur en puissance. C’est en tout cas l’image qu’il adore montrer aux autres et avouons-le, c’est aussi celle qui lui va le mieux. Je l’ai déjà vu jouer au doux agneau, moi, ou à l’étudiant modèle pour rire et vous pouvez me croire, ça ne vaudra jamais la splendeur du connard. Chez les Delta, nous sommes tous d’accord, c’est dans cet habit cousu d’or qu’il resplendit le plus. Quoi de mieux qu’un impitoyable séducteur et manipulateur pour régner sur la confrérie ? Je vous le demande.

Après, ça plaît ou ça ne plaît pas. Jamais je n’aurais été m’imaginer que cela puisse affrioler la sensibilité de Lola. Bingo ! Elle semble le haïr en puissance et que puis-je dire ou faire, si ce n’est en rire… Enfin… Jusqu’à une certaine mesure, entendons-nous bien.

─ Tu devrais lui donner des leçons « comment ne pas totalement passer pour un connard égocentrique et éviter les gifles», ça l'aiderait peut-être. Parce qu'un jour, il y aura droit...

Le rire se transforme en un vague sourire, accompagné d’un haussement d’épaules amusé.

─ Oh, je ne vais pas le plaindre, et je n’suis pas sûr d’être le meilleur donneur de leçon. Mais méfie-toi, il risquerait de devenir encore plus agressif et ça pourrait faire très mal, ajouté-je en devenant un peu plus sérieux.

Dois-je ajouter verbalement que ce n’est pas ce que je souhaite, qu’il se défoule sur elle ? Je sais de quoi Charles est capable et Lola ne mérite rien de tout ça. Même travailler pour lui, dans l’idée autant que dans la pratique, je trouve ça malheureux.

Peut-être que je commence à m’attacher à cette rouquine. Je la trouve drôle, à sa façon. Drôle et touchante, mais ça, elle n’est pas obligée de le savoir. C’est qu’elle ne me verrait plus de la même manière, si je lui laissais trop comprendre que… Enfin, qu’on en a fait, du chemin.

─ Une crique déserte, ici ? Ça existe encore? Oui, il faudra que tu me montres, un jour. Tant que tu ne m'obliges pas à essayer de surfer en même temps...

Je rebondis aussitôt, sur un ton assuré et enjoué.

─ Bien sûr que ça existe. Il faut juste aller un peu plus loin et donc prendre la voiture, mais ça vaut le coup.

Le surf, c’est mon truc à moi. Différent de la course à pied qui ne sert qu’à me défouler et à éliminer tout le négatif. C’est plus fun, plus grisant, plus… passionnant. En général, difficile de s’amuser en courant mais sur une planche, tout est possible, ou presque.

─ Je ne t’obligerai pas, j’suis pas comme ça… Enfin je t’avoue que j’ai un doute. Peut-être que je suis un peu comme ça, en fait.

Je lui adresse un large sourire malicieux, puis jette un coup d’oeil aux aiguilles de ma montre.

─ Bon, c’est pas tout mais j’dois aller gagner ma vie. On se revoit bientôt, t’as promis luciole.

Une fois levé, mon poing va de nouveau se cogner gentiment à celui de Lola en signe d’accord puis je lui adresse mon salut militaire à moi, bien plus décontracté que celui en vigueur dans les régiments. Un dernier regard et je m’échappe de l’allée, croisant au passage le Peters de tout à l’heure. Je ne me retiens pas de jouer à l’insolent en lui souriant fièrement, puis c’est de la bibliothèque que je m’échappe enfin, paré pour bosser jusque tard ce soir, encore.
Fin du sujet love



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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