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MessageSujet: god spoke and man wrote. [/w. Charlotte]   god spoke and man wrote. [/w. Charlotte] EmptyMar 12 Mai 2015 - 21:17

B. Stephen Smith
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Avec qui ? : Joyce Smith. Mais également, très attaché à Emma B. Castello et intrigué par Charlotte Henry.
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Licence, Master et Doctorat obtenus en Histoire et Science des Religions
Job/Métier : Professeur de l'Histoire et de la Science des Religions à UCLA.
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Cravate nouée, chemise complètement boutonnée et enfouie sous ma ceinture et mon pantalon, je termine la conclusion de ce cours qui, en somme, a été plus qu'agréable à enseigner. Cela faisait un moment que j'avais envie d'enseigner ce module - "la religion, la langue, et les effets de l'un sur l'autre" - et enfin, l'opportunité de le faire s'était présentée à moi. En tant que fidèle croyant pratiquant, il m'est important de me servir de mon statut professoral pour tenter d'éduquer les étudiants que je croiserai au cours de ma vie et leur donner une autre compréhension de tout ce que la religion est ; ce qu'elle englobe, ce qu'elle signifie, et ce qu'elle influence et sur quoi elle a un impact, qu'il soit volontaire ou non. Mais cela ne s'arrête pas là, bien au contraire. Mon rôle de professeur me pousse également à aller plus loin. À travers des cours axés sur ce que la religion est, ce qu'elle représente et ce qu'elle signifie, j'essaie également de leur montrer ce qu'elle pourrait être et devrait être à mes yeux. De quoi s'agit-il donc ? C'est une question à laquelle répondre en un battement de cils serait impossible. Si je devais condenser mon point de vue, je pense, je dirais cela dit qu'il s'agit principalement d'un outil de foi servant non pas à proclamer la guerre sur d'autre et à cultiver la haine et la tension, mais plutôt, d'une façon de vivre dans l'espoir et la positivité. Parce que Dieu seul sait qu'il y a déjà bien assez de négativité comme cela dans le monde ... Et si je ne suis pas ici pour convertir mes étudiants à mes croyances, je peux au moins leur parler des caractéristiques qui leur sont propres (ainsi que celles qui s'appliquent aux autres dogmes religieux de la Terre).

- ... Ainsi, nous pouvons remarquer que comme avec de nombreuses choses, la question initiale peut être abordée de plusieurs façons différentes. Le dogme religieux a indéniablement eu une influence sur les langues, mais il y a également de bons arguments témoignant de l'influence des langues sur la religion également. Je vous recommande vivement de lire l'étude de Fergus Millar sur la religion, la langue et les communautés. Il s'intéresse certes à des civilisations depuis longtemps éteintes, mais pas mal des points abordés dans son étude restent plus que pertinents pour les objectifs de ce module. Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine. Et n'oubliez pas que le cours du 27 mai vous est obligatoire !

Une fois ma phrase terminée, je cligne des yeux avant de me rendre compte qu'il ne reste plus grand monde dans la salle. Une file indienne disparaît rapidement par la porte située à ma gauche et je me dis que certains élèves avaient probablement jugé bon de quitter l'amphithéâtre à un moment ou à un autre de ma lecture. Il y en a toujours, des comme ça, de toutes façons. Quoi qu'on fasse ou quoi qu'on puisse dire. Sans parler des absents ... Ah, les absents. Tiens, en parlant des absents, je me demande qui sont les courageux qui ont daigné ne pas mettre les pieds dans mon cours. Je m'apprête à jeter un coup d'oeil à l'appel avant de me rendre compte qu'il n'est pas sur mon bureau. Aux quelques élèves n'ayant toujours pas pris leurs jambes à leur cou, je m'adresse donc avec rapidement :

- Est-ce que l'un d'entre vous aurait encore l'appel ? Je ne me suis jamais particulièrement bien entendu avec les ordinateurs et les logiciels électroniques et je préfère de loin faire recours aux bons vieux procédés. Évidemment, ils ne fonctionnent pas nécessairement toujours comme espérés ... Mais bon, je suppose que dans la vie, rien ne peut réellement être parfait.


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MessageSujet: Re: god spoke and man wrote. [/w. Charlotte]   god spoke and man wrote. [/w. Charlotte] EmptyDim 17 Mai 2015 - 22:33

Charlotte Henry
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Mes parents m'ont éduquée, avec Nora et Quentin, dans un foyer où la religion a toujours eu sa place. De par notre baptême, nous avons toujours plus ou moins baigné dedans, et pourtant ils ne l'ont jamais élevée au rang des éléments indispensables de notre éducation. Ils considéraient plutôt cela comme un bagage culturel essentiel, un sur lequel je pourrais toujours me reposer et surtout, sur lequel je ne devrais jamais cesser d'agrandir mes connaissances. S'ouvrir au monde, ne jamais fermer ses yeux face aux incompréhensions ni se laisser aveugler par la facilité, où qu'elle soit. Cela devait être pareil à propos de la religion. Peu importe ce qui se passerait dans le monde au nom de celle-ci, je ne devrais jamais cesser de l'explorer pour en découvrir les moindres recoins.

Je me souviens, petite, avoir posé l'oeil plusieurs fois sur le livre sacré, la plupart du temps dans leur chambre, à moins que ce ne soit dans le bureau de papa. Je l'ai toujours soupçonné, lui plus que maman, d'avoir une foi subtilement supérieure à celle de nous tous réunis chez les Henry. Il a pourtant toujours été le plus silencieux à ce sujet, mais n'importe quel individu proche de notre famille saurait que ce que faisons, plus que ce que nous disons, est la plus belle preuve de ce que nous sommes et pensons. Il arrive que maman prie de la plus banale façon qui soit quand elle désire quelque chose, mais cela reste occasionnel. J'ai toujours pensé que c'était plus profond chez papa, plus... viscéral, même. Et quand quelque chose touche d'aussi près un parent, je crois qu'il est naturel de vouloir y toucher du bout du doigt, d'une certaine façon.

Assise sur l'extrémité d'une rangée située à mi-hauteur de l'amphithéâtre, je note assidument les propos de ce professeur qui m'intéressent, sans jamais me laisser perturber par ma voisine Brittany. C'est la seconde fois que l'on se voit dispenser un cours par cet homme et si l'on doit lui attribuer un mérite, c'est d'être capable de captiver l'assemblée autant par sa passion que par le contenu de ses lectures. Je crois que, peu importe la distance entre Dieu et vous, ses propos saurons trouver un intérêt auprès de votre conscience. N'est-ce pas ce que l'on appelle communément la fibre du professeur ? L'amour de l'enseignement ? Autant par la transmission que par le partage. Ce monsieur Smith ne fait certainement pas partie de ces professionnels qui débarquent sur le terrain universitaire de façon ingénue ; il nous parle et nous sommes bel et bien un public réceptif, en tout cas pour la majorité.

Quand vient la fin de l'heure, Smith nous signale qu'il recherche la feuille d'appel et il se trouve qu'elle traîne à côté de moi, coincée sous la trousse de mon amie. Je range mes affaires à la va-vite et attrape le morceau de papier qui contient tous les noms.

- Je te prends ça, j'ai une question à poser au prof.

A vrai dire, je ne lui laisse pas le choix. Je descends ensuite les marches jusqu'au plancher et  m'approche de l'estrade sur laquelle se trouve le bureau imposant et, évidemment, celui qui l'occupe. Je sens ma timidité refaire surface, comme à chaque fois que je suis en présence d'étrangers, mais cela ne m'arrête plus. Esquissant un faible sourire, je tends la fiche vers lui pour la lui donner.

- Tenez, la feuille de présence. Et, après une légère hésitation, je me décide de poursuivre. J'aurais également une question à vous poser, enfin plusieurs je crois.

Avant de me lancer, je remonte la bretelle de mon sac sur mon épaule et me pince discrètement la lèvre.

- Vous n'êtes pas pressé, j'espère ? Je peux toujours vous envoyer un mail si cela vous dérange moins...




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MessageSujet: Re: god spoke and man wrote. [/w. Charlotte]   god spoke and man wrote. [/w. Charlotte] EmptyMar 19 Mai 2015 - 1:35

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Des pas. Clac clac clac. Je les entends, mais je ne les assimile pas. Cela ne me concerne pas, cela ne me regarde pas. Absorbé par mes pensées, il n'y a que ça qui compte. Je rassemble mes feuilles, mes papiers. Recompte mes stylos. Un, deux, trois, six ... Ils sont là. Tous là. Même le stylo vert que je n'utilise jamais ... Et le stylo rouge, mon stylo préféré. Un cadeau de Joyce, à chérir, à conserver. La logique dicterait que je ne devrais que rarement m'en servir, afin de ne pas l'abîmer. La logique dicterait également qu'il serait insensé de le laisser dépérir dans un tiroir, sans en user. Car à quoi sert un stylo, si ce n'est pour écrire ? Remettant en place le bouchon de celui-ci, je le range dans mon sac, avec ses amis. Des pas, clac clac clac. Je ne me retourne toujours pas. Des voix, des rires, des soupirs, des gens. Ils s'en vont, lentement. Bientôt, il n'y aura plus rien de dérangeant. Le silence est une commodité qui est rare et qu'on obtient difficilement. Lorsqu'ils seront partis, ce sera donc un moment de répit. Après les stylos, ce sont les feuilles qui y passent. Mélangées, toutes emmêlées, elles sont cependant parfaitement alignées. Je les range dans un dossier avant de les placer dans le sac, vers le fond. Il ne faut pas les froisser, ce serait désastreux - car une feuille plissée, ça fait toujours mal aux yeux.

Puis, une voix. Je m'arrête. Mes yeux s'arrêtent, également, sur le bureau. Il y a trois secondes, le bureau était vide. Maintenant, il y a une feuille posée dessus. L'appel. Mes doigts le saisissent avec enthousiasme. Puis, mon visage se relève afin de la regarder ... Elle. Interlocutrice. Élève, étudiante. Jeune. Blonde. Avec un accent.

- Merci, c'est la dernière chose qu'il me manquait !

Mes mains retournent dans mon sac, vérifiant en tâtant les objets présents dedans qu'il ne me manque rien avant que je ne m'en aille déjeuner. Dans quelques secondes, je pourrai y aller. Je me demande ce qu'il y a, au menu, dans la cafétéria, aujourd'hui. Joyce est toujours à Washington. Je dois donc m'acheter à manger. Refermant le sac, je peux enfin m'en aller ... Mais la voix me retient, et ce, malgré moi. Une question, "enfin plusieurs je crois", vont m'être posées. Je suis professeur. Je connais mes priorités. La voix, inquiète, se soucie de mon emploi du temps. Un mail ? Ce serait pratique et moins contraignant ... Si j'aimais les emails. Sa suggestion tombe à l'eau. Et puis ... Elle a des questions. Je devrais y répondre maintenant. Je souris, j'essaie de paraître gentil, abordable. Un bon professeur. C'est comme ça qu'on l'est, il me semble. En tous les cas, c'est ce qu'on m'avait appris ... Mais ça, c est une histoire pour un autre jour.

- Mon prochain cours est à 14h30 et il est ... 12h03. À moins que tu ne comptes me monopoliser des heures durant, je devrais avoir le temps pour répondre à plusieurs petites questions. Mot clé : petites. Si elles sont grandes, je devrais aller déjeuner. Je sais cependant que je ne le ferai pas : ce ne serait pas la bonne chose à faire et il faut toujours agir consciencieusement et avec responsabilité.

- Je t'écoute : quelles étaient donc tes questions ?

Je ne me rassois pas pour autant ; pas encore, en tous les cas. Avec un peu de chance, tout cela ne durera pas bien longtemps.


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MessageSujet: Re: god spoke and man wrote. [/w. Charlotte]   god spoke and man wrote. [/w. Charlotte] EmptyVen 29 Mai 2015 - 1:37

Charlotte Henry
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Cette feuille était donc la dernière chose qui lui manquait … Et moi, me voici face à lui, avec des questions en tête qui, si elles méritent réponses, ne sont plus certaines d’avoir envie d’être révélées. Mes yeux observent les mains de ce professeur, affairées à ranger quelques affaires traînant ci et là sur le bureau, pourtant loin d’être en désordre après ce cours. Je remarque qu’il est élégant et méticuleux jusqu’au bout des doigts. Aussi, ses gestes confirment ce que sa façon de s’exprimer m’a déjà laissé penser auparavant. Cet homme semble sûr de lui, tout à fait distingué dans sa façon d’être, et, comme tant d’autres après une heure de cours, il doit avoir hâte de s’échapper de cette salle pour retrouver son statut d’homme plus ou moins lambda, délester de ses responsabilités enseignantes.

J’esquisse un faible sourire, malgré cette petite appréhension qui me tenaille le ventre. Et puis j’attends sa réaction, parée à interpréter chacun de ses mots et chaque détail sur son visage. Finalement … Un sourire, d’autres mots rassurants. Je pèse plus sa gentillesse et sa disponibilité que la réelle valeur de ses paroles sur le moment. Cela ne doit pas être bien gênant, il saura bientôt que je ne suis pas une fille qui abuse du temps des autres et encore moins de celui de mes professeurs dans de telles situations.

Quand il me donne la parole, je cherche les bons mots pour commencer et je saute le pas, très rapidement.

- Il se trouve que je suis une étudiante en langues. Je viens de France et j’apprends ici l’anglais, l’allemand et le russe … Pour mon master, dans le cadre de notre mémoire, nous avons plus ou moins libre arbitre à propos des thématiques et j’aimerais beaucoup lier mon étude des langues avec celle de la religion. C’est pour ça que je suis venue assister à votre cours. Je connais un minimum de choses à propos de la religion, tout du moins du christianisme, par expérience personnelle certainement, et c’est l’idée comme quoi les langues auraient une influence sur la religion qui m’a interpellée.

Les étudiants affluent, de leurs bancs jusqu’au sol, puis jusqu’à la grande porte de sortie. Mon visage se tourne un moment vers quelques silhouettes qui me frôlent puis je retrouve le regard de l’homme.

- Je pars d’un constat. Aujourd’hui, l’on ne peut nier que la pratique de cette religion tend à décliner petit à petit. Les nouvelles générations semblent y trouver de moins en moins leur compte, que ce soit en Europe ou même ici, aux Etats-Unis. En fait, on dirait que ça concerne davantage les pays développés, où l’attrait des jeunes est plus dans les nouvelles technologies, en somme, plus grand chose qui ne soit rattaché à Dieu. En parallèle, des langues telles que l’anglais ou le français subissent un choc, lui aussi générationnel je pense. Je me demandais s’il serait possible de chercher un lien entre ces deux faits, et si cela serait intéressant déjà, selon vous ? … Aussi, est-ce que la pratique d’une religion dans un foyer serait le facteur d’une meilleure maîtrise de la langue et, avant tout, d’un plus grand intérêt pour celle-ci … ? Je suis un peu perdue avec toutes ces question, en fait. Et je me demande aussi si je devrais me concentrer sur une religion uniquement … ou plus particulièrement sur une langue.

Je m’arrête de parler d’un coup, replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille. “Perdue” n’est pas un euphémisme. J’espère qu’il pourra m’aiguiller un petit peu dans tout ce pèle-mêle d’idées ou, au moins, me dire que ce n’est pas complètement stupide.




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MessageSujet: Re: god spoke and man wrote. [/w. Charlotte]   god spoke and man wrote. [/w. Charlotte] EmptyJeu 18 Juin 2015 - 1:34

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Elle me répond. Je l'écoute. Ma tête monte, descend. Elle étudie les langues. Elle vient de France. Elle apprend l'anglais, l'allemand, le russe. Ça fait beaucoup de langues pour une jeune fille. Impressionnant. Elle veut faire un master liant les langues et la religion. Excellent choix. J'aurai fait pareil à sa place. Peut être. Je ne serais jamais à sa place, la question ne se pose pas. Je continue de l'écouter, silencieusement. Ma tête remonte, redescend. Elle me parle du christianisme. J'écoute encore, encore, toujours attentivement. L'influence des langues ... Sur la religion. Les rouages de mon cerveau se mettent en marche. Ça me rappelle ... Énormément de choses. Beaucoup des livres que j'ai lus, beaucoup de cours que j'ai suivis. Les innombrables heures de recherches entreprises sur des sujets similaires, également. C'est un fait établi que les religions sont toutes liées de façon intime à une langue bien particulière. L'Hébreu et le Judaïsme. L'Arabe et l'Islam. Le Tibétain Classique et le Bouddhisme. Les divinités et les concepts des unes et des autres se rejoignent parfois mais sous des noms différents. C'est la beauté du language. Elle arrête de parler alors. Normalement, ça veut dire qu'elle a fini de parler. Je n'ai pas entendu de question dans ce qu'elle m'a dit. Tout ce que j'ai entendu c'était des anecdotes. Sur elle. Sur sa vie. Des choses qui n'ont pas grand chose à voir avec la religion. Mon regard se perd sur cette chevelure verdâtre qui disparaît de mon champ de vision, quittant la salle pour regagner le couloir. Je ne comprendrai jamais pourquoi certaines personnes persistent à peindre leurs cheveux de toutes les couleurs. Dieu ne comprend probablement pas lui non plus, là haut, où qu'il soit. C'est bafouer, manquer de respect, complètement, à ce que lui a décidé de créer. Des hommes, des femmes, avec des couleurs de peau, de cheveux et de yeux bien particulières. Pourquoi changer ce qu'une force divine a estimé méritante de vie ? C'est de l'audace. Ou bien de la stupidité. En plus, ce n'est même pas un joli vert. Elle aurait vraiment mieux fait de ne pas se teindre les cheveux.

La blonde me reparle à nouveau. Je la regarde à nouveau. Je commence vraiment à avoir faim. Je me demande si les bons sandwiches à la cafétéria ont déjà tous été vendus. Elle part d'un constat. Faussé, qui plus est. La pratique de la religion ne décline pas. Elle change, se transforme. Tout simplement. Je refuse de croire que les gens ont arrêté de croire en Dieu. C'est faux, impossible, insensé. Ils y croient peut être moins mais tout le monde y croit quelque part. C'est une vérité universelle qui ne peut qu'exister. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir, le vivre, le ressentir ...

Même moi, je le ressens.

Elle n'a pas tort, cela dit. Les jeunes sont vraiment absorbés par leurs nouvelles technologies. Peut être qu'il s'agit là d'une des nombreuses incarnations du Seigneur béni, cela dit. Cela ne serait pas impossible. Il est l'auteur de tellement de choses fantastiques. L'Internet ne serait qu'un élément de plus sur une déjà bien longue liste. L'étudiante me parle du déclin de la foi et cherche une corrélation entre ce déclin et celui du niveau de langue des anglophones et des francophones. Y-a-t-il un lien ? Évidemment. J'attends qu'elle finisse de parler, parce que c'est comme ça qu'on m'a appris à faire ; parce que c'est ainsi que le monde fonctionne. Lorsqu'elle a fini, je me racle la gorge. Puis je lui réponds.

- Il y a beaucoup d'angles sous lequel cette question pourrait être abordée, en fait. L'angle le plus logique semblerait d'être celui qui cherche à justifier l'un par l'autre. Le déclin de la foi à cause du déclin dans le niveau d'alphabétisation et de culture de la société – mais également, le déclin du niveau d'alphabétisation et de culture dans la société en conséquence directe d'un déclin dans la foi. La foi est une certitude très puissante, malgré tout. Elle donne de la force, du courage ... Des capacités dont certaines personnes manquent parfois cruellement. Sans elle, l'incertitude se propage rapidement, comme de la gangrène. D'où la baisse de niveau dans pas mal de domaines ... Je pense que ce serait une étude fascinante à poursuivre. Après, au vu de la nature assez récente des données que tu cherches à analyser, peut être que tes recherches seront laborieuses et difficiles.

Vis-à-vis de la pratique religieuse au sein d'un foyer ainsi que de son influence sur la foi et sur la langue, je pense que la question ne peut être répondue que par le biais d'études de cas par cas poussées et approfondies. Certains adoptent la religion de leurs parents. D'autres adoptent celle de leur conjoint ... D'autres adoptent une religion sans avoir eu de fondements rudimentaires dans l'une d'entre elles. D'autres, encore, adoptent l'athéisme, qu'ils aient eu des parents athées ou non. Il y a peut être des liens cachés dans tout cela mais ce n'est pas quelque chose que je pourrais te confirmer, ici et maintenant sans avoir suffisamment de preuves pour justifier mes propos. Je pense qu'avant de commencer, tu devrais te fixer sur une problématique solide que tu as réellement envie d'explorer pour ensuite avoir une meilleure compréhension des sources dont tu auras besoin. Te concentrer sur une religion ou sur une langue te permettra certes de faire des recherches très approfondies sur l'une ou sur l'autre ... Mais avoir davantage de points de vues différents ne pourra que consolider ton argument, à mon humble avis.


Je me tais alors. Maintenant, j'ai faim ET soif. J'espère qu'elle n'a pas encore beaucoup d'autres questions comme cela parce que je suis sûr que dans quelques minutes, il ne restera que des sandwiches à la moutarde. Je déteste la moutarde.


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MessageSujet: Re: god spoke and man wrote. [/w. Charlotte]   god spoke and man wrote. [/w. Charlotte] EmptyMer 24 Juin 2015 - 3:41

Charlotte Henry
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Il m’écoute. Une écoute liée à une attention qui me donnent suffisamment de confiance pour m’épancher sur le thème de son cours, libérer toutes ces pensées qui s’entremêlent dans mon esprit avec plus ou moins de cohérence. Si j’ai tendance à être très méthodique, méticuleuse et perfectionniste quand je suis lancée dans un travail, je ressens néanmoins souvent des difficultés à mettre de l’ordre, au tout début, dans toutes les idées qui peuvent venir m’assaillir, tant elles sont parfois nombreuses, diverses et éloignées les unes des autres. C’est ce que ce monsieur Smith doit comprendre quand je lui fais part de ces pistes de recherches auxquelles j’ai pensé. Des débuts de problématiques, relativement peu fondés compte tenu de mon manque d’expérience encore dans le domaine de la recherche, tout du moins dans le cadre d’un mémoire de cette envergure.

Quand je termine d’étaler toutes mes idées, le professeur ne laisse qu’une ou deux secondes de temps s’écouler avant de me répondre, et ce avec un degré d’assurance qui m’impressionne, étrangement. C’est son métier, de répondre aux questions de ses étudiants, soit, mais il aurait très bien pu montrer une once d’hésitation, ou d’incertitude, vis-à-vis de tout ce que je viens de lui dire. Mais ce n’est pas le cas. Il n’a pas dû louper un mot de ce que je lui ai dit et a déjà toutes ses pensées de construites dans sa tête, ça se voit. En d’autres termes, je sens qu’il maîtrise son sujet et surtout, qu’il a une réelle aptitude intellectuelle pour la recherche universitaire… À la façon dont il me répond, c’est un fait indéniable, et c’est une raison supplémentaire pour rester clouée au plancher, à boire littéralement ses paroles intéressantes.

Dans tous les cas, il me guide dans mon raisonnement et me fait prendre conscience du chemin à emprunter pour ce qui est de la recherche empirique. Evidemment, la problématique est une étape antérieure à la recherche sur le terrain, mais il est bien difficile de se cantonner à la chronologie stricte de ces étapes avant de rédiger officiellement le-dit mémoire. Il faut que je réfléchisse à tout, c’est plus fort que moi et ce, avant même d’être certaine de la question principale. J’hoche la tête discrètement sur plusieurs de ses affirmations ou conseils, car ils me sont réellement utiles, peut-être même plus qu’il ne s’en doute lui-même. L’étoffement de sa réponse me surprend et me ravit bien plus que je n’oserai le montrer d’ailleurs. Puis quand le silence reprend pouvoir dans l’amphithéâtre, désormais désert ou presque, je réfléchis un minimum avant de répondre, le temps de mettre un peu d’ordre dans mon esprit.

– Peut-être que je devrais prendre le temps de compléter davantage ma bibliographie avant de me lancer dans l’élaboration d’une problématique, cela me permettra sans doute d’y voir plus clair et de trouver un sujet qui mérite focalisation.

Je ne cesse de réfléchir, tout en parlant. Autant dans le but de parler le plus correctement possible sans laisser mon accent prendre le dessus que dans celui de suivre son raisonnement.

– En tout cas, vous m’avez permis de mieux entrevoir chaque possibilité. Il me semble peut-être plus intéressant d’élaborer une problématique la plus précise possible et pour ce faire, me focaliser sur une religion en particulier telle que le christianisme, voire même le catholicisme, et de chercher les liens éventuels entre déclin de la foi et mutations de la langue…

Et à ce propos, une idée germe dans ma tête. Une qui me fait douter d’abord, ce qui doit se ressentir sur mon hésitation présente. Mais après tout, dans la position où je suis, je ne peux plus reculer, autant continuer d’avancer. Mon objectif n’est autre que de parfaire ma recherche.

– Peut-être que vous connaissez des auteurs ou des références susceptibles de m’aider sur ce sujet ? demandé-je alors, d’une voix quelque peu embarrassée. Je ne crois pas avoir noté votre adresse mail…

A peine ai-je dit cela que me voici en train de chercher mon calepin dans mon sac avec un stylo. Quand j’ai les deux en main, je les lui tends timidement.

– Je pourrai vous renvoyer un message plus tard pour vous demander ça. Si ça ne vous dérange pas…




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MessageSujet: Re: god spoke and man wrote. [/w. Charlotte]   god spoke and man wrote. [/w. Charlotte] EmptyMar 4 Aoû 2015 - 11:30

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J'inspire à grand coups. Je ne m'habituerai jamais à parler autant. Pourtant, je parle tous les jours. Il le faut bien, devant les élèves. Un cours, ça se donne en parlant. Je pourrais me filmer et diffuser la vidéo tous les jours. Pour moi ce ne serait pas un véritable cours. Je n'ai pas regardé l'étudiante en parlant. J'étais trop concentré. Je ne sais pas si elle a compris ce que je lui ai dit. Elle se remet à parler. Elle me dit qu'elle devrait peut être prendre le temps de compléter sa bibliographie avant de se lancer dans la recherche de sa problématique. Je pense que c'est une bonne idée.

– Effectivement, cela me semble être une mesure raisonnable. Tu as l'air studieuse, je ne me fais pas de soucis te concernant.

Je plante mon regard dans le sien. Je me demande si elle a d'autres choses à me dire. Je souris, quand même. Joyce m'a dit qu'il fallait que je sourisse d'avantage, après tout. Elle me dit que je lui ai permis de mieux entrevoir chaque possibilité. Je suis content. J'aime bien aider. J'aime bien savoir que les élèves peuvent progresser grâce à moi. Elle me dit que elle se concentrera sur une religion précise pour mieux focaliser ses recherches. Un choix logique, raisonnable.

– C'est une bonne idée que tu as eu là. Si je puis me permettre de te faire un conseil, cela dit... Réconcilie ton mémoire avec les autres religions dans ta conclusion. Rattache-le à une plus grande problématique.

Se focaliser sur une seule religion ne lui permettrait pas de tout découvrir sur les religions. Elle a besoin de parler des autres à un moment donné. À la fin, ce serait mieux. Je me dis que c'est fini. Je me dis que je peux aller acheter un sandwich et une bouteille d'eau. Elle me contredit. Elle commence à ouvrir la bouche. Elle se remet à parler. Elle me demande si je connais des auteurs. Des référents susceptibles de l'aider dans son travail. Évidemment que oui. Je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé de moi-même. Je vais lui proposer de me laisser ses coordonnées. Je commence à chercher mon stylo dans la poche de ma chemise. Je vais prendre le dos de l'appel. Elle me tend un carnet et un stylo. Bon. Je vais lui laisser mes coordonnées. Je prends le calepin. Je ne prends pas le stylo. J'en ai déjà un. Je le soulève dans les airs, pas très longtemps, pour le lui montrer. Puis j'ouvre le carnet, à la dernière page. La dernière page est toujours blanche dans un carnet. Je commence à écrire.

ssmith@ucla.edu

Je lui rends le carnet dans un sourire. Elle me demande si elle pourra me re-contacter ultérieurement.

– Je suis là pour aider les étudiants. Ça ne me dérange pas.

Je lui annonce, toujours avec le sourire. Peut être qu'elle ne sait pas que les professeurs, ça sert pour aider. Maintenant, je veux mon sandwich.

– Bien, je m'excuse mais je dois m'en aller. Tu as mes coordonnées, de toutes façons. Je te laisse prendre le soin de me contacter si tu as besoin d'autre chose. Je te mets au défi de me poser des questions qui me donneront du fil à retordre. Au revoir.

Je range alors l'appel dans mon sac. Je le referme. Les boutons métalliques s'emboîtent dans un bruit sec. Je commence alors à m'en aller. Je crois que je vais manger ailleurs. Il ne doit pas rester grand chose à la cafétaria à cette heure-ci. Je regarde ma montre pour vérifier l'heure. Treize heures quarante... Je vais manger ailleurs, oui.


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