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 young and beautiful (adélaïde)

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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Lun 31 Aoû 2015 - 18:47

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Adélaïde J. Sullivan
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Si elle était revenue au salon avec une confiance palpable, c'est pourtant bien le stress qui faisait battre son cœur malgré ce sourire qu'elle affichait sur son visage. C'était pas Aaron qui la faisait stresser ou en tout cas pas le Aaron qu'elle connaissait. Adélaïde avait surtout peur de son côté professionnel, de l'avis qu'il allait lui donner alors qu'il ouvrait son carnet à dessins, celui qu'elle trimbalait plus ou moins partout, en silence. Déjà qu'elle n'était pas spécialement à l'aise de montrer le résultat de plusieurs heures de labeur mais en plus elle s'attaquait directement à un professionnel en la matière ou en tout cas à quelqu'un qui avait un œil avisé sur ce qu'elle lui proposait. Autant dire qu'elle avait ce stress qui lui nouait un peu l'estomac, lui retournait le cœur. Un stress qui se voyait dans des gestes discrets, une nouvelle fois. Comme lorsqu'elle avait froissé le tissu de sa robe un peu  plus tôt dans la soirée, c'était cette fois sur sa bague qu'elle évacuait ce sentiment désagréable. La faisant tourner sur elle-même, la retirant pour mieux la remettre, son regard était pourtant fixe sur le trentenaire, observateur, trop peut-être. Bien qu'Aaron faisait quelques commentaires positifs sur les dessins qu'il voyait, la blonde restait étrangement silencieuse. Si Aaron voyait dans un de ses dessins une femme retenue par des mains, l'étudiante de son côté voyait son propre reflet, bien que le visage de la femme en question ne correspondait pas au sien. Le dessin avait toujours été une façon de se détendre mais aussi d'extérioriser ses démons. Ils étaient nombreux, comme en témoignait le nombre de mains, mais elle n'en pipait pas un mot, peu à l'aise avec ça et préférant laisser libre court à l'imagination.

Et soudain, comme une libération, comme un soulagement, c'est un sourire franc qui étirait les lèvres d'Adélaïde, récupérant son carnet qu'elle tournait un instant entre ses mains, comme un trésor dont on s'assure l'état. « Merci, c'est gentil. Je suis contente que ça te plaise. Peut-être qu'un jour j'aurais l'occasion de te montrer des modèles un peu plus grands. » Elle était même plus que contente mais elle n'avait pas les mots pour l'exprimer. Si elle était douée avec un crayon, pour exprimer ses sentiments avec la parole c'était une autre histoire. Haussant doucement les épaules, à vrai dire, elle ne savait pas trop quoi lui répondre. Avait-elle une préférence pour les modèles féminins? Difficile à dire en fait... « Je sais pas trop. J'ai jamais réellement fait attention mais c'est possible. Je dessine ce que j'ai envie, ce que j'ai besoin d'exprimer, mes souhaits, mes peurs, mes envies. L'image de la femme colle peut-être plus que les hommes, j'en sais rien. » Ce n'était qu'une théorie, bonne ou mauvaise peu importe, elle n'avait pas réellement de réponse à lui apporter pour cela.

Attrapant le sel après avoir posé son carnet, elle en saupoudrait un peu sur sa main. Ça sentait le petit shot en passant et pour cause, elle attrapait un morceau de citron et un verre de tequila. Première étape, lécher le sel, check. Seconde étape, boire la tequila en une gorgée, check. Troisième et dernière étape, mordre le citron, check. L'alcool réchauffait son œsophage alors qu'elle frémissait un peu. « Ouh. Elle est forte celle-là. » Reportant son regard sur Aaron, elle lui servait un sourire malicieux. Si elle n'avait pas répondu à la suite de sa dernière réflexion, c'est parce qu'elle buvait, peut-être pour se donner un peu de courage avant de lui poser la question qu'elle s'apprêtait à énoncer. « Et moi, je t'inspire quoi? » Demandait-elle sans lâcher son regard céruléen. Si elle était jeune, elle n'en restait pas moins une femme, et pour le coup, elle était bien curieuse de savoir ce qui pouvait - ou non - traverser les pensées d'Aaron lorsqu'il la regardait.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Ven 4 Sep 2015 - 20:14

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Aaron Campbell
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A première vue, jamais Aaron n’aurait cru possible que cette fille puisse détenir en elle un tel talent artistique. Quand il l’a rencontrée dans cet avion faisant la liaison de Los Angeles à New York, elle n’était à ses yeux qu’une jeune fille tape-à-l’oeil et un brin trop échauffée, le genre même que l’on surnomme souvent à coup de mots vulgaires. Puis il y a eu cette semaine à New York qui lui a permis de découvrir une personnalité derrière la façade superficielle, mais jamais, non jamais il n’aurait été imaginer qu’elle puisse faire d’aussi jolies choses avec ses mains. Aaron ne cache donc pas son étonnement, après avoir jeté un coup d’oeil approfondi sur ses dessins. Ce soir, Adélaïde révèle au trentenaire des aspects de sa personnalité et de sa vie qui lui étaient inconnus auparavant et qu’il n’aurait jamais soupçonnés. « Je serai ravi de les voir. Ce sera en plus une occasion de nous revoir. » Répond-il sur un ton complice. Il en vient même à se demander, lorsque leurs prunelles s’accrochent les unes aux autres, si cette jeune fille est bel et bien celle qu’il a connue quelques mois auparavant, car à l’évidence elles n’ont pas grand chose en commun. La Jane avec qui il s’était acoquiné était exubérante, frivole, bouillante et littéralement empressée ; Adélaïde qu’il a face à lui ce soir est beaucoup plus détendue et douce, visiblement loin de chercher à assouvir un plaisir charnel avec cette urgence qu’il lui a pourtant connu. Non, elle est différente, c’est une évidence. Aaron avait pourtant apprécié la compagnie de Jane, mais celle d’Adélaïde lui semble beaucoup plus sincère et précieuse, sans qu’il n’en soit vraiment conscient.

Quand elle tente de lui expliquer pourquoi la majorité de ses dessins met en lumière des corps féminins, ce n’est pas avec une grande certitude. Elle prétend ne même pas s’en être rendue compte et cela ne surprend pas tant que ça Aaron. Il y a des artistes qui savent précisément ce qu’ils font et où ils vont tandis que d’autres laissent leur inspiration prendre le devant, sans vraiment chercher à réfléchir le pourquoi du comment. C’est comme ça, un fait établi. « C’est fort probable… » songe-t-il tout haut, « en tout cas c’est une évidence, tu préfères les portraits aux paysages. » Et les émotions qui vont avec, d’ailleurs. Il ne rajoute rien à cette conclusion et suit Adélaïde quand elle se décide à enfin boire ce qu’il a servi.

Procédant à la même technique, il vide rapidement son premier verre pour profiter de la saveur oubliée de la tequila. Une boisson qu’il a beaucoup bu durant ses années à l’université et qu’il a ensuite remplacé par une eau de vie plus forte et décapante, à savoir le whisky. Il s’amuse de la remarque d’Adélaïde quand la tequila semble lui brûler le gosier. « Petite joueuse. Pour la peine je t’en ressers un. » Et aussitôt dit, aussitôt fait. Il attrape la bouteille et en verse un peu plus le contenu dans les deux verres, s’imaginant les vider à nouveau dans la lancée, néanmoins une question de la jeune fille lui impose la patience. Quand elle fixe ensuite ses yeux avec un sérieux tout relatif, Aaron se trouve soudainement exalté par la voie qui se dessine en face d’eux. Parce que cette question n’est pas innocente, il le devine très vite, et qu’il n’a d’ailleurs pas envie de la rendre innocente. « Plusieurs choses. » Murmure-t-il alors, les yeux pétillants. Sa main saisit le verre d’Adélaïde et le tend à sa propriétaire, puis il la regarde à nouveau, mystiquement. « La joie. » Celle liée à l’inconcience, l’imprudence, la douce folie. Il ne lâche plus ses yeux et enchaîne, avec un sourire nouveau en coin. « La liberté. » … Et la libération, qu’il se garde de préciser, car il est fort probable que l’alcool soit en grande partie responsable. Il ne quitte ses prunelles qu’un bref instant, le temps d’attraper son verre et de venir l’entrechoquer avec celui de la jeune femme. « La fougue. » Finit-il par dire, avant de lui adresser un clin d’oeil complice. Pour tout ce qu’ils ont vécu ensemble. Pour tout ce qui semble briller, là, au centre des yeux d’Adélaïde, et qu’Aaron peine à lâcher du regard tellement c’est agréable à observer. Il goûte ensuite au sel entre son pouce et son index, vide son verre pour la seconde fois et le repose franchement sur la table basse avant de mordre dans le citron juteux. Voilà qui commence à faire son effet, et cela se voit à l’attitude de plus en plus débridée du trentenaire. Le sourire sur ses lèvres ne semble plus vouloir disparaître de son visage quand il s’enfonce dans le dossier du canapé, le regard à nouveau braqué sur Adélaïde. « Beaucoup de photographes se damneraient pour t’avoir comme modèle. » Il lui confie avec franchise ce qu’il pense. Après tout, elle lui a demandé ce qu’elle lui inspirait, et cela passe par ses yeux de photographe, de plus en plus captivés par l’étudiante. D’ailleurs, cette attirance qu’il ressent à son égard devient de plus en plus difficile à dissimuler, mais est-ce réellement ce qu’il désire, au fond de lui ? Quand il parle à nouveau, c’est avec sa voix un brin provocatrice et charmeuse qu’il le fait. « Moi, je t’inspire quoi ? »


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Sam 5 Sep 2015 - 19:04

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Adélaïde J. Sullivan
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Elle ne rajoutait rien de plus, se contentant d'un simple sourire. Un sourire qui voulait tellement dire, sans pour autant y poser un seul mot. Un sourire ravi à l'idée de le revoir, un sourire presque gêné qu'il puisse aimer ce qu'il est susceptible de voir. Un sourire simple, amical, sans sous-entendus. Un sourire qu'elle n'aurait pas arboré il y a quelques mois. Elle n'aurait cherché qu'à le séduire pour mieux le dévorer. Aujourd'hui c'était différent et même si une part d'elle était physiquement attirée par lui - parce qu'elle avait toujours des yeux, qu'il était toujours aussi bel homme et qu'elle avait indéniablement des souvenirs fort sympathiques avec lui - elle s'intéressait davantage à l'homme qu'il était, à son avis, à ses pensées, à sa vie et à ses projets plutôt qu'à son physique et ses capacités à la transporter ailleurs. Adélaïde n'était pas que Jane, elle n'était pas que séduction, coucherie, flirt. Ce n'était plus qu'une partie d'elle, une portion, rien de plus. Dorénavant, elle se laissait découvrir, même par les inconnus ou presque comme Aaron, sous un nouveau visage, celui que ses plus proches amis et sa famille connaissaient déjà finalement.

Finalement la discussion prenait une autre tournure. Après avoir bu leurs verres, ils passaient de ses dessins à la place de la femme dans l'art, dans l'inspiration de chacun et notamment dans celle du brun. Forcément le regard d'Adélaïde s'illuminait alors d'un air intéressé et amusé. Il était souvent inspiré par les femmes mais elle, qu'est-ce qu'elle lui inspirait? Une question qui avait passé le seuil de ses lèvres presque aussi naturellement que si elle lui demandait son prénom. Elle était curieuse, elle l'avait toujours été et une fois de plus, la question lui avait trop brûlée la langue pour qu'elle ne la pose pas. Une question qui attendait avec impatience une réponse. Campbell avait du le sentir, il s'en amusait, elle pouvait le voir à ce regard qui la fixait, comme s'il s'assurait que l'impatience la rongeait. Les iris de la jeune femme, quant à elles, passaient de son regard à ses gestes, surveillant ce qu'il faisait, l'oreille tendue, toute ouïe. Un peu de sel, un citron mais elle ne buvait pas de suite, attrapant le verre qu'il lui tendait, presque hypnotisée par son regard, captivée par ses paroles, prisonnière. Il avait cette façon de faire et de la regarder qui la rendait presque fébrile, fragile. Déstabilisée mais pas angoissée. Il menait adroitement la danse, pas à pas, parfaitement.

La joie, la liberté, la fougue... l'alcool, encore, glissant dans son estomac, exubérant ses sens, ses sourires, ses regards. Sourires qui ne manquaient pas, à chacun de ses mots. Elle savait plus ou moins à quoi il faisait référence à chaque fois et bien que les souvenirs avec lui restaient agréables en tête, elle se trouvait d'autant plus touchée par les deux noms qu'il avait d'abord donné. Il aurait pu en choisir tant d'autres, surtout ce soir, comme la poisse, la rigolade, la panique. Mais non, il avait choisi la joie et la liberté. Des cordes sensibles qu'il avait touchées, inconsciemment. La joie qui faisait écho à toute la peine qu'elle avait ressentie dans sa courte vie mais qu'elle était heureuse d'avoir éteinte aujourd'hui et la liberté, bien paradoxale à l'emprisonnement qu'elle avait subit subtilement avec ses maladies étroitement liées. Liberté, joie, des objectifs de vie en quelque sorte et qu'il le remarque la persuadait d'autant plus qu'elle avait au moins réussi cela. « Jusqu'au moment où ils se rendraient tous compte que je suis une cruche devant un appareil photo parce qu'à part faire des grimaces et sourire, je sais pas faire grand chose. » Elle n'était pas mannequin après tout.

Mais pour le moment, ce qu'il pouvait surtout remarquer, c'était cet étonnement sur le visage, ce retournement de situation dans ses yeux. Alors qu'elle leur servait un nouveau verre sans perdre de temps, les laissant néanmoins sur la table un petit instant, elle souriait d'avance de la bêtise qu'elle s'apprêtait à dire. « Tu m'inspires la trentaine. » avant d'éclater de rire, presque bêtement. « D'ailleurs, t'as quel âge exactement? Parce que je sais même pas au final. » Si lui connaissait le sien avec un petit calcul tout simple, de son côté, elle n'avait jamais pris le temps de lui demander. L'alcool commençait sérieusement à faire son effet, sans compter les verres un peu plus tôt dans la soirée, avant même qu'elle ne se retrouve avec Aaron. Les enchères lui semblaient si loin mais l'alcool dans son sang était bien là et le pire là-dedans, c'est qu'elle n'arrêtait pas pour autant puisque c'était bien le troisième verre de tequila qu'elle venait de finir.

« Tu m'inspires le mystère aussi. T'as une espèce d'aura et une sorte de part d'ombre qui ont tendance à éveiller la curiosité. Je suis sûre que tu le fais exprès d'ailleurs. » Contrairement à lui, elle semblait avoir les mots faciles pour exprimer le pourquoi du comment alors qu'un sourire se hissait sur ses lèvres. Débridée qu'elle était, probablement. « Je dirais la bienveillance aussi. » Dans ses paroles, dans ses gestes, il l'avait sauvée plus d'une fois dans la soirée après tout. « Joueur. » Pas besoin de l'expliquer, son regard et les souvenirs suffisaient tandis qu'elle lui tendait son troisième verre, comme un défi à l'être de nouveau, joueur. Elle ne lui tendait ni le sel, ni de citron. Tout le monde savait que l'un comme l'autre, ils ne servaient qu'à atténuer le goût possiblement médiocre et fort de la boisson alcoolisée. Elle se servait un quatrième verre, et s'approchait davantage d'Aaron, croisant leurs bras porteurs de verre. « Prêt? » Oui, elle avait que des conneries à faire. « Un, deux... trois! » Verre bu, grimace de mise, elle commençait sérieusement à avoir chaud avec ses manches longues bien qu'elles étaient retroussées et son pull en émailles relativement écartées. Sa tête lui tournait un peu, comme embrumée par les vapeurs de la tequila. « En y pensant c'est avec toi que je devrais faire des photos. Je ferais un strip-tease sans souci, ça changerait des grimaces et des sourires. » Oui, elle rigolait de sa bêtise et revenait sur cette histoire de poser pour des photographes. Rien que d'imaginer le délire, ça la faisait rire,



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 9 Sep 2015 - 3:09

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Aaron Campbell
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Des sourires, des grimaces… c’est ce qu’elle prétend être capable de faire face à l’objectif. Le rire d’Aaron est spontané et sa réponse l’est tout autant. « Et donc cela ferait de toi une écervelée ? » Si tel est le cas, cela voudrait dire qu’il voit passer une quantité considérable d’écervelés dans son studio jour après jour, or c’est tout sauf le cas. Bien sûr, un photographe professionnel n’échappe jamais à quelques personnalités linottes, mais ce que mentionne Adélaïde avec si étrangement si peu d’assurance relève à ses yeux de quelque chose de différent. « J’appelle plutôt ça la spontanéité, ou le naturel. Et crois-moi, ça nous est précieux car bien trop rare. Je suis sûr que tu serais à l’aise toi, et peu importe si c’est pour faire “pas grand chose”. » Ajoute-t-il alors sur un ton quelque peu moqueur. Aaron a toujours préféré travailler avec des modèles à l’aise lors de séances improvisées, même ultra simples, plutôt qu’avec des modèles trop coincés pour des shootings à thème. Et à son regard bourré de malice porté sur Adélaïde, il est aisé de voir qu’il est persuadé de ce qu’il avance. Peut-être est-ce l’expérience qui parle.

La voici en train de resservir leurs verres pendant que lui la regarde distraitement à l’action, non sans l’écouter en même temps faire part de ce qu’il lui inspire. La trentaine… Ça, pour une surprise. Comment doit-il la prendre, d’ailleurs ? Avec le sourire ou plutôt les larmes ? … C’est la première option qu’il choisit, quand ses yeux vont se reposer sur elle. « Trente-et-un. T’as un problème avec les trentenaires ? Je suis un compagnon de soirée trop vieux pour toi, peut-être ? » Quelle fille de son âge serait assez folle pour ne pas apprécier la maturité et l’assurance d’un trentenaire ? Combien sont-elles à crever d’envie de sortir avec des hommes plus vieux qu’elles, au juste ? Aaron sait qu’elles sont nombreuses et cette approximation lui suffit amplement pour regorger de présomption, toujours avec la bonne humeur alcoolisée. « Enfin, sans rancune, les filles dans ton genre ne sont pas un cadeau non plus. » Il repense à ces propos qu’il lui avait dits dans l’avion sur les jeunes filles exubérantes dans son genre, justement. Comme quoi elles font souvent beaucoup de bruit pour pas grand chose… Bon, en l’occurrence, elle avait été plutôt très convaincante… Mais tout de même, cela reste une exception.

Fort heureusement pour l’ego d’Aaron, elle trouve autre chose à ajouter sur le tapis que sa trentaine. La force des mots qu’elle emploie le rend lui-même intrigué d’ailleurs. Le mystère ? Une part d’ombre ? Et en plus il le ferait exprès ? « Oui, bien sûr. Ma mère a eu à cœur de m’apprendre à faire le mystérieux quand j’étais gamin. “Ça rendra toutes les filles folles, mon fils !” qu’elle m’avait dit. Grâce à toi, j’ai enfin la preuve que ça marche. Encore un peu plus d’ombre et tu seras dingue de moi. » C’est un faux sérieux qu’il arbore, à l’évidence. Et quand il voit la réaction de la jeune fille, il se met à rire joyeusement tout en lui donnant un petit coup de coude moqueur, signe évidemment que ce qu’il vient de raconter est un tissu de mensonges. Non sa mère ne lui a jamais rien appris de ce genre, et non il ne le fait pas tant exprès d’être mystérieux. En tout cas, il ne s’agit aucunement d’une stratégie inventée de toute pièce pour la faire craquer, et de ça il en est sûr. Les autres mots qu’elle aligne pour le décrire lui parlent un peu plus ; beaucoup plus, même. Il se sait bienveillant, et joueur quand l’occasion s’y prête. D’ailleurs, cela fait longtemps qu’il n’a pas été autant joueur mais ça… ce sera dur pour elle de le deviner et peut-être que c’est mieux ainsi.

Son verre lui fait coucou depuis une ou deux minutes et enfin il est temps de le boire. Adélaïde utilise la technique des bras croisés à laquelle se plie Aaron sans le moindre sourcillement et de façon synchronisée ils vident tous les deux leur verre d’une traite. Ni sel, ni citron. Voilà qui ne ravit pas particulièrement les papilles du trentenaire qui n’est pas le plus grand fan de tequila qui soit au monde. La grimace qui est apparue sur son visage laisse place à une toute autre expression quand l’étudiante échafaude un drôle de plan. Enfin, drôle… Est-ce vraiment le mot ? « Sans souci, as-tu dit ? » D’abord rieur par la teneur de cette proposition, Aaron tente ensuite de sonder les prunelles de la jeune fille pour y voir soit le sérieux… soit le jeu. Que préférerait-il, lui ? A vrai dire, il ne le sait pas lui-même. Toujours est-il que c’est un sourire involontairement charmeur qui vient étirer ses lèvres à cet instant, quand il replonge ses prunelles dans celles d’Adélaïde. « Tu n’aurais pas besoin de faire un strip-tease pour être belle ou même désirable, si c’est ça l’effet que tu recherches. » Elle est provocante, et lui a toujours eu du répondant avec les filles provocantes, voilà qui tombe bien. S’en suivent quelques secondes silencieuses durant lesquelles le contact visuel se prolonge ; le regard d’Aaron s’aventure sur les lèvres fines de la blondinette puis à nouveau sur ses yeux noisette qu’il s’imagine déjà sublimer par un ou deux procédés artistiques. S’enfonçant à nouveau dans le canapé, il finit par sourire de cette ambiance mystérieuse qui s’est installée entre eux. « Mais si tu veux vraiment te déshabiller, pourquoi pas ? Je suis certain que tu as les moyens de t’offrir une séance, et mon objectif sera ravi. » Cette fois-ci, il joue un peu. Mais saura-t-elle le voir, dans cette mine à nouveau sérieuse et équivoque qu’il affiche ? A vrai dire, il s’interroge lui-même sur la véracité de ses propos. S’agirait-t-il plus du bonheur de son objectif ou de son plaisir à lui, qu’il a tenté de faire taire jusqu’à maintenant ? Comme l’alcool commence à avoir davantage main mise sur son attitude, c’est bientôt avec une suave franchise qu’il ajoute ces mots : « Peut-être qu’il ne serait pas le seul, d’ailleurs. »


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Ven 11 Sep 2015 - 20:29

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Adélaïde J. Sullivan
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Il avait raison. De toute façon, comment pourrait-elle dire qu'il avait tort, c'était lui le professionnel après tout, pas elle. Ne rien faire devant un objectif ne faisait pas d'elle une écervelée. Juste quelqu'un de peu habituée et donc, par la force des choses, une personne spontanée, naturelle. C'était drôle de se dire cela lorsque l'on sait qu'Adélaïde avait une carapace de paraître il y avait encore quelques temps. Son naturel, Adélaïde, avait fini par prendre le dessus à coup de thérapies, de médication c'était vrai mais surtout de volonté. Elle n'était pas peu fière de ce qu'elle avait parcouru en peu de temps mais elle se taisait, n'en disant pas un mot. A vrai dire, elle n'avait pas forcément envie d'en parler, ni ce soir, ni même jamais. C'était trop frais, trop fragile encore, fébrile. Si elle devait un jour expliquer son manque d'assurance face à un objectif là où Jane aurait tout donné, peut-être qu'elle le ferait, mais ce n'était pas pour ce soir. Elle se concentrait surtout sur Aaron pour en apprendre plus sur lui. Malgré leur semaine ensemble, elle n'en connaissait que peu sur l'homme finalement, jusqu'à son âge qu'il ne lui donnait que maintenant. C'était dans ce genre de moment qu'elle réussissait à mesurer l'ampleur de ses maladies, lorsque les détails sur une personne ne sont même pas demandés avant de passer à l'acte alors que le commun des mortels les aurait probablement évoqués bien avant. « Oh non, j'ai aucun problème avec les trentenaires. Tu pourrais même être quadragénaire que ça me gênerait pas. Je m'en fiche en fait de l'âge, c'est pas ça qui fait l'esprit. » C'est pas ça qui fait l'attirance, c'est pas ça qui fait l'attachement et avant eux, bon nombre de personnes l'avaient déjà prouvé maintes fois. Ce n'était pas son âge qui lui importait le plus, même s'il contribuait à ce qu'il était. Il fallait le dire, l'âge apporte l'expérience, l'expérience construit l'homme. L'âge du photographe faisait ce qu'il était, ce qu'il était plaisait indéniablement à la blonde. « Si ce ne sont que les filles dans mon genre mais que c'est pas moi concrètement, tout va bien. » Disait-elle en riant, retournant un peu ses propos.

« Je le suis peut-être déjà dingue de toi, tu sais pas. » Faire la mystérieuse à son tour. Un nouveau rire, une nouvelle connerie, plus ou moins vraie. L'alcool se cachait là-dessous. Il était clair qu'entre eux il y avait une certaine attractivité, ce n'était certainement pas elle qui tirait le contraire. De toute façon, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, et ce n'était pas l'alcool qui arrangeait les choses, bien au contraire. Puis finalement la conversation revient sur elle, et plus particulièrement sur cette énième bêtise qu'elle avait sortie. Faire un strip-tease pour faire autre chose que des grimaces et des sourires. Une bêtise, une de plus et pourtant son regard criait presque l'opposé, un sérieux étrange. Si au fond d'elle, elle savait très bien qu'elle venait de lancer une boutade, peut-être qu'une petite part d'elle voulait aussi savoir ce qu'Aaron en pensait, sérieusement, d'où cet air sur son visage qui calmait les rires et amenait la réflexion, si toutes fois ils étaient encore capables de réfléchir. « Sans souci ou presque, disons. » Parce qu'il l'avait déjà vu nue, de nombreuses fois, alors se déshabiller devant lui ne serait certainement pas un problème. Ce qui poserait sûrement le plus de souci restait ce qui se dégagerait de ce strip-tease. Si avec Jane il aurait été aisé de comprendre que c'était un jeu de séduction ponctué d'un empressement, avec Adélaïde c'était tout autre. Peut-être serait-elle plus gênée, peut-être que la sensualité ressortirait plus que la sexualité, à vrai dire elle n'en savait rien et comme beaucoup de choses, il faudrait le faire et le vivre pour le savoir réellement.

Le sourire qu'elle affichait laissait entendre un remerciement silencieux. Pas besoin d'être nue pour être belle et désirable. Aaron n'avait probablement pas conscient du nombre de cordes sensibles qu'il touchait ce soir. Après l'avoir définie par des mots qui la touchaient et lui tenaient à cœur, voilà qu'il évoquait ce qu'elle se posait depuis le début de sa guérison: était-elle intéressante autrement que par le nu, que par le sexe? Il répondait subtilement à la question malgré lui. Oui, même habillée et en restant habillée elle était belle, bien que la question qu'elle se posait le plus restait de savoir si elle était intéressante en dehors de son physique tout court, mais ça, la présence d'Aaron suffisait pour y répondre. Un rire se glissait dans la conversation alors qu'elle le poussait légèrement avec sa main, mimant un choc désabusé. « Même pas tu me l'offrirais ce shot. Je suis sûre que toi aussi t'as de quoi offrir des séances gratuites. » Evidemment qu'elle plaisantait, pour la séance gratuite en tout cas, parce qu'elle n'avait pas besoin de demander confirmation pour savoir qu'Aaron gagnait bien sa vie, ça se voyait. Le léger mordillement qu'elle faisait subir à ses lèvres inconsciemment, le temps de quelques secondes, trahissait combien les paroles du brun étaient aussi plaisantes que perturbantes. Que pouvait-elle répondre à cela? Que pouvait-elle dire à ses paroles qui posaient des mots sur cette tension palpable entre eux? Les confirmer, à quoi bon, il s'en doutait sûrement et sincèrement, elle ne voulait pas prendre le risque de ressentir de nouveau ses peurs intérieures. « Tu recommences à faire le mystérieux avec tes "peut-être" tu sais. » Elle préférait se cacher derrière un sourire, derrière l'humour, c'était plus simple, moins dangereux. Se redressant un peu, elle croisait les jambes en tailleur sur le canapé, s'installant confortablement tandis que son regard venait chercher celui d'Aaron, toujours friande d'en connaitre plus sur lui. « Comment ça se fait qu'un mec comme toi soit célibataire? T'es quand même en âge de te poser et puis surtout t'as pas mal de qualités pour ce que j'ai vu. » Drôle, séduisant, charmeur, gentil, intelligent, sauveur de ces dames, galant, sans oublier doué avec ce que la nature lui a donné. « Avoue t'as un secret, il y a un truc qui cloche chez toi qui les font toutes fuir. » Disait-elle en plaisantant, sourire aux lèvres, ignorante quant au passé de l'homme. « Et cette question je t'interdis de me la retourner comme tu as fait avec la précédente. » C'était trop facile sinon et puis sincèrement, elle n'avait rien de très intéressant à dire là-dessus surtout.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Lun 14 Sep 2015 - 1:21

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Je le suis peut-être déjà dingue de toi, tu sais pas. Il ne s’attendait pas à ça. A vrai dire, il s’attendait à tout sauf à ça. Mais Adélaïde lui prouve une nouvelle fois qu’elle a un sacré répondant, un qui laisse autant place à la spontanéité qu’au mystère et de ça, Aaron s’en trouve absolument séduit. S’il sait autant apprécier la compagnie des femmes plus réservées voire même timides, il n’en reste pas moins un homme à femmes comme tous les autres de son genre, à aimer être piqué de cette façon dans les meilleures occasions. Alors il laisse d’abord passer la surprise, puis pose ensuite ses yeux pétillants sur elle, un moment, sans vraiment savoir quoi rajouter. Il se dit qu’elle n’est pas sérieuse, que seul l’alcool et éventuellement leur ancienne semaine ensemble doivent avoir parlé. Que c’est peut-être la meilleure des justifications possibles aussi, d’ailleurs… Il ne faudrait pas que ça devienne trop… sérieux, n’est-ce pas ? « Dingue de moi aussi rapidement… Cela relèverait presque d’un coup de foudre. » Le coin de ses lèvres s’étire avec finesse pour clôturer ce point-là, aussi… intéressant soit-il.

En fin de compte, la Jane qu’il a connu quelques mois auparavant n’a peut-être pas complètement disparu. Ce soir, c’est certes une femme nouvelle qui se dévoile à lui, mais il ne saurait oublier ce qu’il a vécu à New-York et faire donc quelques liens entre le passé et le présent. Il apprécie la fille qu’il a à côté de lui, c’est indéniable, cela se voit. Il la trouve plus intéressante, plus mystérieuse, plus posée. L’écart d’âge est toujours présent et se fait sentir sur nombre de sujets mais Aaron ne juge pas cela d’un mauvais œil. A vrai dire, il ne le juge que peu voire pas du tout, mais cela doit être en partie à cause de la tequila. Quand la jeune fille lui dit que cela ne lui poserait pas grand problème de s’afficher de nouveau nue face à lui, il ne peut s’empêcher d’imaginer une séance en sa compagnie. Imaginer sa présence, sa silhouette, ses courbes et le reste. C’est plus fort que lui. Aaron est un mordu, un passionné, et quand des jolies filles particulières à ses yeux se présentent à son appareil photo, le régal n’en est que meilleur. Tout du moins l’est-il pour l’instant dans son imagination. À la remarque plaisantine de la jeune fille sur l’éventuel shooting, le photographe adopte un air placide. « C’est que j’ai une affaire à faire tourner, mademoiselle, et les clients fortunés comme toi sont bien ceux auxquels je ne ferai pas de cadeau. » Il a le ton assuré qui va si bien aux hommes d’affaire, et pourtant, Aaron n’a rien à envier aux autres hommes ambitieux. Sa réputation a par chance été florissante relativement vite et il vit désormais aisément grâce à un compte en banque plutôt bien rempli. Ce n’est pas la vie à laquelle il s’attendait, mais c’est une vie qui lui convient on ne peut mieux ; de quoi pourrait-il se plaindre, après tout ? Cette séance, il pourrait évidemment l’offrir à Adélaïde et d’ailleurs, il est fort probable qu’il ne lui fasse rien payer si elle venait en effet à franchir les portes de son studio, mais cela ne l’empêche pas pour autant d’avoir ses grands principes. La belle Sullivan saura au moins à qui elle a affaire ; un homme certes fortuné, mais pour qui la valeur de l’argent reste néanmoins très réaliste.

Les réactions de la blondinette font souvent sourire Aaron, notamment quand elle lui signale qu’il est encore une fois mystérieux. Il ne le fait même pas exprès, ou plus exprès. Peut-être qu’il a effectivement appris à l’être avec les années sans même s’en rendre compte. Peut-être que c’est naturel… Il l’ignore, mais ce qui est sûr, c’est qu’il aime agacer la jeune fille avec ça, car il est bien question d’agacement, tout du moins le sent-il de cette façon. « Comme ça, ça te donne matière à réfléchir. Vous adorez ça. » Et le pire c’est qu’il en rajoute une couche, il jubile même, de le faire. Ce haussement de sourcils significatif, ce sourire qui ne s’efface pas et qui la provoque un peu plus. L’air a changé entre eux, ce serait désormais difficile de prétendre l’inverse. Adélaïde est de plus en plus attirée par Aaron et quant à lui, il se plaît de plus en plus à l’attirer vers elle. Devra-t-il remercier l’alcool le lendemain, pour avoir desserré son cœur encore en peine ? Ou devra-t-il plutôt le condamner… ?

Laissant de côté la bouteille, l’étudiante s’installe bientôt plus à son aise sur le canapé et se place d’une façon bien indicative pour Aaron. Il comprend qu’il va avoir droit à une discussion, de quelque ordre qu’elle soit, et si d’habitude cela aurait pu l’ennuyer, ce soir il prend cela avec décontraction et même avec amusement. Il se tourne d’ailleurs un peu plus vers elle en croisant une jambe sous l’autre et étend son bras sur le dossier du canapé, désormais tout ouïe aux propos d’Adélaïde. Ce qu’elle lui demande ne le fait pas sauter de joie, ni ne le fait déprimer. Il trouve d’ailleurs cela plutôt adorable de la part de la jeune fille de s’intéresser à cet aspect de sa vie, mais est-il pour autant prêt à dévoiler tous les tracas de son quotidien, puisqu’il s’agit bien de cela à l’heure d’aujourd’hui ? Peut-être qu’Adélaîde mérite d’en savoir un peu plus à son sujet. Peut-être qu’il a lui aussi besoin de libérer certaines choses, finalement. « Je sors d’une assez longue relation. » Son visage reflète autant son côté détendu du moment qu’une mélancolie vaguement perceptible qui, par la force des sentiments en cause, est inévitable. Pourtant Aaron décide de ne pas laisser ces émotions prendre le dessus de leur conversation ; la jeune fille ne mérite pas ses états d’âme et de plus, il a envie d’être heureux avec elle ce soir. « C’était conflictuel et je passais beaucoup trop de temps au travail, c’est encore le cas d’ailleurs. » … « J’ai toujours eu des priorités dans ma vie et ça ne plaît pas à tout le monde. » Ajoute-t-il en haussant l’épaule, plus légèrement. L’alcool ne rend pas forcément plus honnête. La preuve en est : la priorité réelle d’Aaron n’est pas son travail, il s’agit de son sang, de la chair de sa chair. Sa famille proche, ceux qui sont irrémédiablement liés à lui. Le duel a toujours été beaucoup plus tangible entre Shaé et son travail, mais ça… « Tu vois, c’est juste l’histoire d’un boulimique du travail, rien de plus. Ça te donnerait envie de fuir, toi ? » Puisqu’elle cherchait un secret susceptible de faire fuir… Il se permet de lui retourner la question, à elle. Il aurait aussi pu lui demander pourquoi elle est elle-même célibataire – en tout cas, c’est ce qu’il croit – mais il ne le fait pas, bien plus captivé par cette ambiance qui se faufile entre eux, de plus en plus, chaque minute qui passe. Il y a des désirs que cette situation entre eux ainsi que l’alcool réveillent et la sage décision d’Aaron qui consistait à rester raisonnable semble partir de plus en plus en fumée. Son bras se replie et bientôt, sa main vient porter son visage tandis qu’il la regarde avec un intérêt grandissant on ne peut plus visible. « Pourquoi ça t’intéresse tant de savoir ça ? Tu me préférerais en couple, peut-être ? » Demande-t-il finalement, non sans rire de sa dernière question.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Jeu 17 Sep 2015 - 4:41

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Laisser la conversation se clôturer, laisser le mystère - s'il y en a un - planer. Il l'avait simplement faite sourire avec sa réflexion. Un coup de foudre... si seulement elle était déjà capable de savoir ce qu'était l'amour, même découvert à long terme, cela serait déjà pas mal alors un coup de foudre... il ne fallait pas rêver non plus. Adélaïde n'était pas ce genre de femme aux sentiments faciles, preuve en est, elle avait eu bon nombre d'amants, parfois des petits-amis ou des copines parce qu'ils avaient tous ce quelque chose de spécial qu'elle appréciait, mais jamais elle ne s'était qualifiée d'amoureuse. Beaucoup pourrait penser qu'elle ne se nommait pas ainsi parce qu'elle n'était pas consciente de l'être, amoureuse, mais Adélaïde savait parfaitement qu'elle ne l'avait jamais été. On décrivait les peines de cœur comme perçante, laissant un trou béant, difficilement réparable. Pour la jeune femme, lorsqu'elle quittait ou qu'elle était quittée, il n'y avait rien de tout cela. Ses maladies ou le hasard, elle n'en savait rien, mais elle savait consciemment que ça ne lui était jamais arrivé, ni avant, ni ce soir. Avec Aaron il y avait cette envie d'en savoir plus, cette ambiance étrange, ce besoin de le connaitre. Il y avait beaucoup de sourires, beaucoup de regards. Une attirance certaine mais pas de l'amour. Le seul coup qu'il y avait ce soir, c'était la main d'Adélaïde qui poussait gentiment l'épaule du brun, une exclamation glissant entre ses lèvres. « T'as pas remarqué? Je suis blonde, j'aime pas réfléchir. Je marche à l'instinct et le mien me dit que tu as de la chance d'être adorable parce que t'as un petit côté enfoiré des fois. » Disait-elle en riant un peu. Loin de l'insulter, elle sous-entendait seulement qu'il avait cette facette de petit emmerdeur qui aimait bien embêter son monde et notamment elle ce soir.

Si elle plaisantait pour le manque de réflexion, ce n'était pas tout à fait faux finalement, même si cela n'avait rien à voir avec la couleur de ses cheveux. Elle marchait à l'instinct, elle se laissait guider par ses émotions et envers le photographe, elles étaient positives. Assez pour qu'elle puisse rajouter quelques mots. « Mon instinct me dit aussi que ton "peut-être" aurait pu sauter. J'ai bien remarqué que tu me dévores des yeux en silence depuis tout à l'heure. » Non, l'objectif ne serait pas le seul à être ravi et certes, peut-être qu'elle exagérait un peu. Son regard dans le sien, elle ne le lâchait pas. Comme une évidence, les prunelles d'Aaron ne mentaient pas. Il pouvait dire tout ce qu'il voulait, il ne pourrait pas la persuader du contraire parce qu'il n'était pas le premier à le faire, parce qu'il ne serait pas le dernier et surtout parce qu'elle avait déjà connu ce regard et que malgré les mois passés, elle s'en souvenait. Mais elle préférait prendre cela à la rigolade et si les iris du brun ne mentaient pas, c'était le sourire amusé d'Adélaïde qui ne mentait pas non plus.

Un sourire qui devenait un peu plus sérieux, la discussion avec lui. S'ils s'étaient connus comme des amants fougueux lors d'une espèce de parenthèse temporelle, elle ne doutait pas que beaucoup de filles étaient tombées dans les filets du Campbell, amoureusement parlant. Sans savoir réellement pourquoi - peut-être sa trentaine, encore une fois, allez savoir - elle s'imaginait facilement Aaron comme un homme sérieux dès l'instant où il est en couple, un homme posé, pas du genre à flirter comme ils étaient clairement en train de le faire depuis un moment. Elle en concluait donc qu'il était célibataire. Peut-être qu'elle se trompait mais les prochaines paroles du jeune homme lui laissaient savoir que non. Étrangement, elle se sentait presque gênée d'avoir posé la question de but en blanc, sans prendre les différentes possibilités de réponse en compte. En fait, elle ne s'attendait pas spécialement à ce qu'il parle de ses relations. Elle s'était plus facilement imaginé une discussion sur ses possibles défauts. Elle était étonnée mais de façon positive. Elle prenait ses paroles comme des confidences, un petit peu en tout cas. Des paroles qu'elle accueillait en silence, attentive à ce qu'il disait, ses yeux ne quittant jamais son visage. Depuis le début de la soirée, elle avait cette impression étrange que tout tournait autour de son travail, sans cesse. Peut-être était-ce le cas mais peut-être aussi qu'il se cachait derrière ce dernier. Peut-être était-il le genre d'homme à s'enfoncer dans le travail quand la vie plus personnelle part en vrille. Elle avait un peu de mal à savoir. « Ça dépend. Si la personne en face est autant passionnée et occupée par son travail, ça ne devrait pas poser de problème. Après c'est sûr que si la personne est plus tournée vers le couple qu'autre chose, ça en pose un de problème. » Elle n'avait pas vraiment répondu à sa question quant au fait de savoir si cela la ferait fuir ou non. En réalité, elle n'en savait trop rien. C'était difficile de s'imaginer en couple quand on ne la jamais vraiment été, alors s'imaginer en couple avec des spécificités en plus comme notamment un conjoint souvent absent à cause de son boulot, c'était presque impossible.

C'est plutôt sa prochaine question qui la perturbait un peu. Elle souriait, secouait même la tête comme si elle se disait qu'il était impossible. Et pourtant c'était une question simple qui lui retournait littéralement le cerveau. Jane lui aurait dit que ça n'aurait rien changé, elle aurait continué de le séduire et plus s'il se trouvait être consentant. Du côté d'Adélaïde, une nouvelle fois, c'était différent. En réalité elle était plutôt mitigée. Non, elle n'aurait pas préféré qu'il soit en couple parce que cela l'aurait peut-être mise mal à l'aise, parce qu'elle se promettait sans cesse de ne plus être Jane, cette fille égoïste qui s'en fou des autres et de leurs sentiments et par extension elle serait souciée de la personne avec Aaron. Et d'un autre côté, oui, elle aurait préféré parce que le fait qu'il soit hypothétiquement en couple aurait aidé à lui résister et ne pas ressentir cette attirance indéniable entre eux, palpable même. S'il était, peut-être même qu'il ne serait déjà plus dans cet appartement, peut-être même que ses yeux ne le regardaient pas comme elle était en train de le faire. « Parce que j'ai une curiosité grandissante qu'il faut éponger même quand elle est mal placée. » Une nouvelle fois, elle détournait sa question, elle se concentrait sur la première, oubliant la seconde. « Mais si tu préfères que j'arrête de m'intéresser à qui tu es, tu peux le dire et on arrête mais je te préviens d'avance qu'on aura pas grand chose à se dire du coup. » Disait-elle avec un sourire amusé alors que son regard remontait un peu, soudainement captivée par un détail qui, mine de rien, la tracassait depuis un moment.

« Cela dit, si on arrête de parler de toi et de se retourner des questions, je pourrais toujours te coiffer. » Le regard insistant sur ses cheveux maintenant secs, elle ne pouvait s'empêcher de rire en s'approchant un peu pour lui remettre quelques bouclettes rebelles en place, dorénavant à genou sur le canapé. « Le séchage naturel c'est pas ce qui donne le meilleur chez toi, t'es prévenu. » Entourant certaines mèches autour de ses doigts pour reformer des boucles plus dignes de ce nom, elle était concentrée sur ses tiffes plus que jamais. A vrai dire, elle avait tout intérêt à l'être. Cette distance réduite entre eux était aussi appréciable qu'effrayante, aussi innocente dans l'acte que déstabilisante dans les pensées. Se laisser acheter, par n'importe qui. Passer une bonne soirée sans craindre quoi que ce soit. C'est ce qu'elle s'était promis et même s'il n'était pas son acheteur, même si elle passait une bonne soirée, elle craignait cette attractivité entre eux. Elle se craignait plus qu'elle ne le craignait lui finalement. Elle pourrait craquer facilement, se laisser aller mais cette peur de ne pas savoir s'arrêter était plus forte qu'elle. « Voilà. » Alors même lorsqu'elle avait fini de le recoiffer correctement, même lorsqu'elle se reposait totalement sur le canapé sans pour autant augmenter de nouveau la distance, elle ne faisait rien, se contentant de fuir son regard et, par chance, tomber sur un détail qui détournerait facilement l'attention. « Je crois que je t'ai filé ma poisse, tu feras gaffe en traversant la route pour aller au pressing. » Désignant son torse et plus particulièrement sa chemise avec un sourire amusé, une petite tâche y trônait. Elle ne savait pas vraiment depuis combien de temps elle y était, si c'était du whisky, de la tequila, du citron ou même autre chose.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mar 22 Sep 2015 - 0:43

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« Tu as l’habitude qu’on te dévore du regard, n’est-ce pas ? » Il pose la question sur un ton plus malin qu’interrogateur car à l’évidence, il connait déjà la réponse et ne l’attend même pas. Adélaïde fait partie de ces filles qui attirent le regard facilement ; il a déjà eu le loisir de le remarquer à New-York et cela s’est confirmé une nouvelle fois ce soir durant la mise aux enchères quand elle s’est présentée et que tous les individus, hommes et femmes confondus, l’ont observée défiler. De toute façon, songe le photographe, il faudrait être fou ou émasculé pour ne pas se retourner sur une aussi jolie femme. Et c’est ainsi que se termine cette discussion relativement légère, pour laisser place à des mots davantage sérieux.

La jeune femme semble un peu perplexe face aux aveux du trentenaire et pour cause, elle l’a rarement entendu évoquer sa vie privée avec autant de précision. Nul doute que l’alcool a sa part de responsabilité dans ce laisser-aller, mais il n’est pas certain que sans lui, Aaron n’aurait quand même pas accepté de lui en dire plus. Après tout, cette Adélaïde qu’il a en face de lui inspire beaucoup plus confiance que la Jane qu’il a pu connaître à l’époque et c’est bien connu, que la confiance incite aux confessions. Lorsqu’il lui demande ce qu’elle aurait fait elle face à un accro au travail, elle esquive l’aspect personnel pour lui donner seulement sa vision de la chose, ce qui le fait le fait sourire. Sa tête soutenu par l’une de ses mains, il fait mine de redoubler d’attention à la façon d’un homme macho qui pourrait, exceptionnellement, s’intéresser aux propos d’une femme. Ce n’est pas fait méchamment mais plutôt avec une pincée d’humour qu’il a envie d’ajouter à ce tableau presque trop sérieux, pour le coup. « Quel homme voudrait d’une femme plus ambitieuse que lui ? » Demande-t-il, un sourire bourru aux lèvres. Et il ne peut s’empêcher de penser à Shaé, encore une fois. Parce qu’elle était aussi passionnée par son travail que par ce qui touchait à sa vie privée, à son couple. Il le sait, il l’a toujours su et d’ailleurs, il aimait ça. Il était fier de sortir avec cette femme indocile, courageuse et persévérante coûte que coûte, c’était ce qui l’avait charmé parmi tant d’autres choses. En fin de compte, cette remarque un brin misogyne qu’il vient de lancer n’est qu’une boutade et un écho amer de cette relation qu’il a malheureusement eu l’idée d’écourter, sans doute rien de plus.

Malgré ce qu’il peut montrer à Adélaïde, sa curiosité ne le dérange aucunement. Il serait même un tantinet satisfait qu’elle s’intéresse à lui de cette façon, quand bien même il soit grandement maladroit pour le lui exprimer. Néanmoins, son regard sur elle n’a pas beaucoup changé, toujours aussi inquisiteur et de plus en plus séducteur au fil des minutes. L’ambiance se métamorphose doucement entre eux deux, d’autant plus quand elle suppose qu’ils n’auront plus rien à se dire bientôt, s’il l’empêche d‘épancher sa curiosité. Mais les discussions sur sa vie privée, quand même, ça va deux minutes… Alors il hausse les sourcils, pas embarrassé le moins du monde, et la regarde avec l’air de dire “ça te dérangerait ?”. « Les blancs ne me font pas peur. Au pire, cela signifiera que je dois rentrer chez moi, ce qui devra bien arriver à un moment ou l’autre. » Et son sourire s’adoucit, tout autant que son regard sur elle. Pour cause, il a l’intime conviction qu’ils se reverront très prochainement.

Mais cette main, qui s’approche sans crier gare, change légèrement la donne. Il ne l’attendait pas, il ne la repoussera pas non plus. Elle trouble un peu son cœur et perturbe toute ces énergies contraires qui font de lui cet homme à la fois brisé et plus intact que jamais. Plus désireux que jamais. Car le manque primaire, celui qui n’a ni prénom ni visage collé sur lui, lui ne quitte pas un homme pour cause de peine d’amour. Il reste toujours là, bien veillant et malveillant, à attendre la moindre occasion propice. Reste à savoir ce qu’Aaron pourrait en faire, de ce manque, de cette approche affectueuse lancée par la jeune femme. Car il s’agit bien de cela, n’est-ce pas ? Une femme ne laisse pas ses doigts attentionnés venir effleurer la chevelure d’un homme sans raison. Dès qu’il s’agit des cheveux, ce n’est jamais sans raison. Mais peut-être est-ce aussi l’homme affectueux en lui qui pense, et non l’homme rationnel, allez savoir… « C’est la faute à la pluie. Si j’avais su, j’aurais pris mon parapluie ou aurais commandé la limousine privée. » Dit-il d’une petite voix taquine tandis qu’elle termine de s’occuper de ses cheveux avec un intérêt qui l’intriguerait presque. « Tu vois, on pourrait très bien se taire, tu trouverais toujours de quoi t’occuper avec moi et mes soucis capillaires. » Il a bien compris que c’était de ses fameuses boucles dont il est question, celles-là même qui n’en font toujours qu’à leur tête par temps de pluie. Les remarques à ce sujet n’ont jamais été rares et d’ailleurs, autant dites par les femmes que les hommes.

Lorsque la main retombe, Adélaïde attire désormais l’attention d’Aaron sur sa chemise, visiblement tâchée. Il le constate avec une petite grimace, prouvant son côté un peu trop maniaque au sujet de la propreté… « Et si je n’en veux pas de ta poisse, je fais comment ? » Lâche-t-il en relevant ses yeux vers elle. Très vite, c’est un rire qui vient reprendre le dessus. Rien ne sera grave, ce soir. Rien de cet ordre-là. Pour la centième fois de la soirée, il l’observe en silence, avec ce même sourire sur les lèvres, très léger mais ô combien révélateur de ses désirs les plus enfouis. « J’ai bien une idée… » Doucement, il retrouve son sérieux. Lentement, il rapproche son visage du sien… Et tendrement, plus que ce à quoi on aurait pu s’attendre, il vient presser ses lèvres sur celles de la jolie blonde. Cette langueur qui lui est propre ne saurait pourtant durer éternellement, compte tenu de ce qui frémit en lui depuis de longues minutes désormais. Le visage légèrement penché, il donne alors de plus en plus d’intensité à ce baiser, quand sa main, elle, vient se loger dans le cou de sa proie et plus tard s’accrocher doucement à ses cheveux. Il se laisse emporter par ses envies, effleure cette langue qu’il a autrefois visitée tant de fois et s’accapare ses lèvres qui l’ont rendu fou aussi, tant de fois, pour finalement mettre fin à ce long baiser. « Excuse-moi, je ne voulais pas garder cette satanée malchance pour moi. » Murmure-t-il, souriant, son visage toujours si proche de celui d’Adélaïde. Mais à ce sourire, s’en suit très vite une mine plus triste, plus désolée. Parce qu’il sait de quoi son corps a envie, de choses que l’étudiante saura toujours, toujours provoquer chez lui. Il sait que ce n’est pas raisonnable, malgré l’alcool. Il sait qu’Adélaïde ne mérite pas une bêtise de sa part. Il sait qu’elle n’est pas aussi superficielle que celle qu’il avait rencontrée dans l’avion… Et tout ça, ça change tout. Ça le retient d’aller plus loin. Il ajoute alors un peu plus de distance entre elle et lui, à contre-cœur. Mais ce cœur, attend encore et toujours une autre femme. « Il faudrait peut-être que je rentre… Si je reste, on pourrait le regretter. » Car quelque soit l’état d’esprit de la belle Sullivan, celui d’Aaron leur causerait forcément du tort. C’est en tout cas ce qu’il pense…


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 23 Sep 2015 - 0:01

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Adélaïde J. Sullivan
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« Aucun. Il saurai d'avance qu'il se ferai battre à plate couture sur le terrain de la réussite. » Un sourire malicieux sur les lèvres, s'il jouait au macho misogyne, Adélaïde pouvait jouer à la féministe sans aucun problème. Enfin jouer... c'était un mot relativement fort parce que même si elle n'était pas féministe en soi, elle savait très bien que les femmes étaient plus fortes que les hommes sur certains points mais la réciproque restait vraie aussi. Quoi qu'il en soit, dans tous les cas, ici ce n'était qu'une plaisanterie à laquelle elle avait eu plaisir à répondre sur le même ton, presque provocatrice dans ses mots. Elle l'avait toujours été, c'était dans sa personnalité même si cela s'arrêtait à des blagues, entre amis en tout cas. Et amis, ils l'étaient, c'est du moins vers ce chemin qu'ils allaient malgré le flirt qui planait, elle en était persuadée. Aaron était avant tout une personne intéressante avec des avis tout autant intéressants et des points de vue souvent différents des siens, ce n'était pas désagréable pour autant, étrangement. Elle aimait lui poser des questions qu'il lui réponde avec plus ou moins de précision. C'est d'ailleurs pour cette raison et s'ils étaient amené à ne plus avoir de conversation comme elle l'avait si bien dit, même si cela ne serait pas gênant, elle trouverait cela dommage. « Rentrer chez toi, ah ouais? Moi qui pensait qu'on en aurait pour la nuit. Je me serais donc trompée. » Comme elle l'avait aussi dit un peu plus tôt dans la soirée en sous-entend qu'ils en auraient pour la nuit si elle se mettait à parler d'elle. Cela dit, il fallait tout de même noté que la nuit était déjà relativement avancée et qu'à contrario, ils avaient plus parlé d'Aaron que d'elle, ce qui l'arrangeait plus qu'autre chose finalement.

S'attardant sur les cheveux ébènes d'Aaron, elle s'était autorisée à les arranger sans lui demander son avis. A vrai dire, elle doutait qu'il puisse lui refuser cela, ce n'était pas grand chose après tout, sauf s'il était de ces gens qui détestent qu'on touche leurs cheveux. Visiblement, ce n'était pas le cas puisqu'il se laissait faire, faisant sourire la blonde par la même occasion. « Sincèrement, il vaut mieux pour toi qu'on se taise pas. Si je sais arranger des bouclettes, je suis pas une experte capillaire pour autant. Tu risques de te retrouver avec des petits chignons de partout ou des tresses éventuellement. » Et rien que d'imaginer sa trogne avec ce genre de coiffure, ça la faisait rire. Ridicule! Laissant vite tomber ses cheveux qui n'en faisaient qu'à leurs têtes ou presque, elle lui faisait remarquer une tâche sur sa chemise accusant un transfert de poisse. Elle avait accumulé les tuiles tout le long de la soirée, c'était à son tour de subir, comme on dit: la roue tourne. Une constatation qui ne réjouissait pas l'artiste, ce qui amusait d'autant plus la jeune femme, soyons francs. Haussant un peu les épaules, elle rétorquait quelques mots. « Tu fais comme tout le monde je crois, tu vis avec. » Persuadée qu'on ne peut pas se débarrasser du mauvais sort, seulement s'en accommoder. Néanmoins, une nouvelle fois, Aaron n'était pas de cet avis, l'esprit illuminé par une idée qui lui permettrait d'éviter d'être aussi poisseux qu'elle l'avait été. Une idée tout aussi surprenante que désarmante.

Son regard sur elle n'avait pas menti, ses lèvres sur les siennes non plus. D'abord interdite face à ce baiser surprenant, elle ne le repoussait pas pour autant et y répondait même avec une douceur relative. Tout en elle lui hurlait d'y mettre fin, de pas aller plus loin, de s'interdire ce genre de plaisir parce que cela en était un. Pourtant elle ne faisait qu'écouter l'avocat du diable, son cœur tambourinant, appréciant ce moment. Elle restait focalisée là-dessus tandis que ses peurs s'agrippaient à ses reins, que ses yeux clos menaçaient de s'ouvrir réalisant que tout cela pouvait aller plus loin. Son épiderme frissonnait au simple contact de sa main tandis que la sienne glissait sur son avant-bras. Ce long baiser qu'elle partageait avec lui ne faisait qu'accroître son tiraillement entre deux extrêmes, ses angoisses et son humanité. Pourtant c'est bien ses lèvres qui cherchaient les siennes, sa langue qui rejoignait parfois sa voisine. Cela serait mentir que de dire qu'elle n'avait pas envie de lui, qu'elle n'avait pas envie de cela, et si c'est Aaron qui y mettait fin, elle était pourtant persuadée qu'elle en aurait fait autant s'il ne l'avait pas fait lui-même. Il y a des forces contre lesquelles on ne peut pas lutter et ce soir, c'était son cas. « T'as de drôle de façon de me la redonner, j'ai plus eu l'impression que c'était un risque de la partager ou de l'augmenter. » Un fin sourire détendu sur les lèvres, c'était bien paradoxal compte tenu de ce qu'elle ressentait présentement à l'intérieur. Si elle avait apprécié ce baiser, elle n'était pas spécialement à l'aise avec cette idée et surtout avec ce qui pourrait en découler... et visiblement, le photographe non plus ne l'était pas. Ses quelques paroles suffisaient à faire comprendre à Adélaïde que ce baiser n'était qu'une impulsivité assouvie, qu'une conclusion logique à ce qui se tramait entre eux, une soupape à tout ce désir, un instant de relâchement. Rien d'autre.

Là où certaines filles auraient pu mal le prendre, notamment cet aspect de regret, du côté de la blonde, c'était plus un soulagement. Peut-être avait-elle tort mais qu'il sous-entende que ça serait un regret d'aller plus loin simplement pour satisfaire un besoin primaire et animal, cela donnait de l'estime à Adélaïde, du crédit. Elle n'était pas qu'un objet de désir, elle n'était pas qu'un moyen de faire taire des envies et c'était plaisant, tout simplement. C'est du moins de cette façon là qu'elle le prenait, qu'elle le comprenait et tant pis si elle se trompait. Néanmoins, elle tenait à ajouter quelques mots. « Si tu veux, oui. Je refuse juste que ça créer un quelconque malaise entre nous. Je suis peut-être plus jeune que toi mais on reste adultes tous les deux et je trouverais ridicule qu'un simple baiser nous mette mal à l'aise. » Un baiser qui met une relation cordiale et amicale en danger, c'était bon pour les cours de récré, non? Ils n'étaient plus à l'école et ça ne restait qu'un baiser sous couvert d'alcool, rien de plus, elle refusait d'en faire une montagne et que cela altère leur relation. Un sourire aux lèvres, elle se levait du canapé et attrapait le téléphone de l'appartement. « Je vais t'appeler un taxi, ça t'évitera de rentrer à pied et d'être arrêté pour état d'ivresse. Et c'est non négociable. » Et ça permettait aussi d'avoir un petit temps entre eux d'ici à ce que le taxi en question arrive. Un petit temps qu'elle comptait bien optimiser pour détendre l'atmosphère, la rendre moins sérieuse, moins grave, plus enjouée comme en début de soirée. Ce qu'elle ne tardait pas à faire dès qu'elle raccrochait quelques minutes après. « Il arrive dans cinq minutes, le temps de faire le plein d'essence et il sera à ta disposition. » Retrouvant sa place sur le canapé, mais un peu plus éloignée cette fois, elle saisissait la bouteille et les deux verres, un sourire tendre sur les lèvres. « Un dernier pour la route? »



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 7 Oct 2015 - 15:44

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Elle s’est dévoilée, l’a surpris. Elle le séduit, un moment, puis l'attendrit, l’instant d’après. Encore, et encore. Par des réflexions enfantines, puis sages, et à nouveau enfantines. Ces femmes enfants ont un pouvoir attrayant hors du commun, souvent si efficace chez les hommes fraîchement murs. Elles chamboulent, elles intriguent, elles interrogent. Plus femme, ou plus enfant ? Cette Adélaïde, où se situe-t-elle vraiment ? Qu’a-t-elle réellement à offrir à un trentenaire comme lui… ? Faut-il se laisser porter, puisque le tableau est si saisissant et la partition si convaincante ? Si vraie, dénuée de fausses notes…

Comment aurait-il pu résister éternellement ?  

Lui qui n’a pas pour habitude d’attendre, de remettre à demain ou d’abandonner.

Lui qui n’aime pas dire non à ses envies, lui qui aime trop les femmes.

Lui qui est fatigué de combattre ses démons, chaque nuit…

Comment aurait-il pu ?



Il ne regrettera pas. Ce baiser à la saveur sucré-salé, si plein de candeur, de douceur et de mystère. Il l’a voulu, il l’a pris. Percevoir et ressentir les envies d’Adélaïde n’était plus suffisant ; il fallait les sentir de plus près, les toucher, les chambouler. Faire ce en quoi il excelle tant, ce pour quoi il se sent si vivant.

Dans ses yeux à elle, une lutte silencieuse, une lueur éclatante. Ce qu’il veut voir et ce qui le comble, malgré son recul.

Le plaisir, auquel se voit intégré l’estime. Celle qu’il a à son égard et qui le retient d’aller plus loin. L’estime, ce soir si étrangement complice de ses sentiments enfouis pour l’Italie et ses saveurs manquées. Il pourrait se sentir perdu, mais ce n’est pas le cas. Adélaïde, celle qu’il a rencontrée ce soir, ne mérite pas de se retrouver seule d’ici quelques heures, lâchement abandonnée dans des draps défaits par un homme qui n’a plus rien à perdre, ou presque.

─ Si malaise il y a, il ne viendra pas de moi. Ose-t-il ajouter fièrement dans un murmure mielleux, pour que cela ne fasse pas trop écho aux paroles de la jeune fille.

Elle est une adulte, certes, mais il sent bien dans ses mots qu’elle est plus sensible que ce qu’elle veut laisser penser. Alors il se contente ensuite de sourire puis la regarde se lever pour aller appeler un taxi dans un élan de responsabilité qui amuse tendrement le photographe.

─ Qui serais-je pour tenter de négocier avec une femme aussi dure en affaires que toi ?

Il capte son regard et lui offre un sourire taquin hautement révélateur de la contenance moqueuse de ses propos. A vrai dire, il ne crachera pas sur un véhicule pour rentrer chez lui. Le Westwood et sa villa sont loin… bien loin de là où il se trouve actuellement et le grand Campbell a de plus en plus tendance à privilégier le confort aux efforts, tout du moins quand ceux-ci s’avèrent inutiles et peuvent être facilement évités à l’aide de quelques billets verts.

Lorsque la blondinette revient lui proposer un ultime verre, il se met à rire avant de déclarer :

─ Laisse-moi deviner. Tes colocataires t’ont lancé le défi de vider cette bouteille en un jour. Amusé, il la regarde avec une réelle curiosité puis ne tarde pas à faire un signe de main entraînant. Allez, un dernier pour te faire plaisir et pour égayer le chauffeur de taxi.

Car un Aaron saoul, c’est un Aaron plus bavard. D’ailleurs, il ne tarde pas à reprendre la parole dès que le contenu de son verre est avalé ; “tout et rien” y passe, jusqu’à ce qu’il se décide enfin à descendre rejoindre le taxi garé en bas. Mais auparavant, il reste quelques secondes face à Adélaïde dans l’encadrement de la porte. Il lui adresse les derniers mots qui lui viennent à l’esprit, il la regarde avec malice et une pointe de gourmandise, il l’embrasse sur sa joue puis il file s’engouffrer dans l’ascenseur, sans penser une seule seconde à ce qu’il a oublié chez elle…

Fin du sujet


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