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 4th of july.

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MessageSujet: 4th of july.   Mar 30 Juin 2015 - 23:19

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Lisa T. M. Renfield
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4th
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JULY.


Et hop !

Une journée de plus de terminée. Hâtivement, voilà que je commence à ranger toutes les affaires éparpillées sur le bureau dans mon sac. On s'occupera de les ranger quand on sera rentrée, hein. Plus une minute à perdre, sous peine de rater le prochain bus. Après, je serai obligée de rentrer dans un taxi ou d'attendre encore une demi-heure avant de pouvoir prendre le bus d'après, encore ... Et si j'en ai la possibilité, cela n'empêche pas que je préfère prendre le bus, ne serait-ce que pour des raisons environnementales. Une fois que toutes mes affaires semblent rangées dans le sac, je jette un dernier coup d'oeil autour de moi, balayant la salle du regard, afin de m'assurer que je n'ai absolument rien oublié. Certes, je serai de retour demain ... Mais cela ne veut pas dire que mes affaires m'attendraient sagement pour autant. Surtout pas dans une infrastructure publique comme celle-ci. Problème averti, cependant : rien n'a été oublié et je peux donc rentrer en paix. Tant mieux, parce que je suis complètement lessivée. Cette journée de bénévolat a été particulièrement longue, en même temps. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, cela dit : c'est moi qui me suis portée volontaire pour aider dans le service cancérologie pendant le weekend du 4 juillet, journée de l'indépendance américaine. L'hôpital en avait grandement besoin, en même temps : le nombre de médecins désireux de prendre un peu de répit pour ces festivités étant bien évidemment fort élevé, trouver de la relève était impérative. M'étant dit que je pouvais bien me passer d'un 4 juillet dans ma vie, je me suis donc proposée. Et maintenant, me voilà. Il est vingt-trois heures quarante quatre et je ne suis toujours pas rentrée chez moi. Et demain, il faudra commencer tôt, à sept heures et demi ... Je finirai plus tôt, certes, mais cela ne change rien au fait qu'il ne me reste plus beaucoup d'heures de sommeil devant moi. En même temps, qui aurait pu prévoir que Mr. Wright ferait une réaction allergique en plein milieu de la soirée et nécessiterait des soins intensifs d'urgence ? Personne. Et si je n'avais été présente que pour épauler l'oncologue, lui, officiellement diplômé, cela n'avait rien changé au fait que je suis toujours ici, alors que la nuit est tombée, depuis bien longtemps.

M'engouffrant dans l'ascenseur, j'appuie sur le bouton qui m'emmènera au rez-de-chaussée avant de me recoiffer hâtivement, face au miroir installé dans le fond de la cage. Je ne fais rien de bien extravagant, simplement remettre en place quelques mèches folles qui avaient décidé de faire leurs rebelles à un moment de la soirée. Les évènements s'étaient enchainés de façon si soudaine, violente et violents qu'il aurait été impensable de me soucier de mon apparence en même temps. Un soupir s'échappe d'entre mes lèvres.

Fatiguée.

Je baille, mes paupières se clignent.

Oh, que j'ai hâte d'être rentrée ...

Les portes s'ouvrent. Je sors de l'ascenseur avant de saluer Mikey, le gardien de sécurité. Cela fait dix ans qu'il travaille ici, Mikey. Lorsqu'il est arrivé du Niger, il n'avait rien sur lui, hormis ses rêves et les vêtements qu'il portait sur son dos. Cela fait plaisir de voir qu'il a su s'approprier une partie du rêve américain et de se faire une place, lui aussi, dans notre merveilleuse ville. Lui souhaitant bonne chance pour la nuit qu'il allait devoir passer, bien consciente que la nuit n'était pas toujours le moment le plus palpitant de la journée. À l'hôpital, c'était un peu différent, cela dit : il y aurait toujours des urgences et des docteurs sur place pour s'occuper de ces cas d'urgence.

Quittant mon lieu de travail une bonne fois pour toutes via les portes coulissantes, mon coeur se resserre lorsque je vois le bus disparaître au coin de la rue. Génial. Que faire, maintenant ? Attendre le suivant ou appeler un taxi ? Mes jambes semblent me supplier de rentrer. Mon cerveau aussi. Je suis partagée.


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MessageSujet: Re: 4th of july.   Mer 1 Juil 2015 - 0:14

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Wolfram Blake
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JULY.


Putain d'Américains. Comment peut-on consommer autant d'alcool en une même soirée? Ta gueule, Wolf, regarde-toi, t'es pire qu'eux tous là, à passer ta fête nationale tout seu- Mais oh, eh, ta fête? C'est leur fête à la con, pas la mienne déjà puis- bordel de merde Wolf, ferme ta gueule.

Allé, ouvre les yeux putain, t'es où? Un parc... une fontaine... des lumières, beaucoup de lumières -- oh, le premier feu d'artifice est dans un quart d'heure. Un quart d'heu- quoi? Attends, onze heures quarante, non -- vingt minutes, putain de bourbon à la con.

Marche... marche, ça s'arrête jamais ces escaliers? Toi aussi, comme un connard, t'aurais pas juste pu prendre la route qui montait pas hein? Putain maintenant c'est trop tard, allé, monte! Marche, et marche... marche, marche....

Cette ville n'a ni queue ni tête. Il m'a pas dit, en haut des marches? Mais putain... mais putain, t'es où? "Excusez-moi" les filles me lancent un regard presque méprisant, mais ne me rejettent pas de suite. "Vous pouvez me dire dans quel quartier j'suis, là?" Je dois puer l'alcool à des kilomètres. Elles se regardent, attendant que l'Alpha du groupe prenne la parole.

"Tourne-toi," elle dit, et ses cheveux m'énèrvent, ils sont roux comme ceux de Summer, mais son visage n'a pas de sens, ses yeux sont marrons et elle est- j'en rigolerais presque. Regarde-la, comme elle est laide avec ses airs de Britney Spears, bordel de merde, petite, tu me dois le respect, c'est quoi cette condescendance à la c- attends, quoi?

L'hôpital. Derrière moi. L'hôpital? C'est une blague? Il m'avait jamais parlé d'hôpital... Réfléchis, quoi? Attends, l'hôpital? Mais non c'est pas-- je sors mon téléphone de ma poche. Putain. Bien entendu. Plus de batterie. Je soupire.

Le banc trouve mon postérieur par magie, comme si l'appel avait dépassé mon entendement et que mon corps avait trouvé refuge sur ce bout de bois de sa propre initiative. Je n'arrive presque plus à réfléchir, mais lorsque il m'arrive d'être cohérent dans ma tête, je me lance dans de grands débats intérieurs sur les couleurs de la ville, l'horizon au loin et le lieu le plus agréable d'où je pourrai regarder les feux d'artifice sans me faire emmerder par qui que ce soit.

Putain. Je secoue la tête, mes pensées s'évaporent, elles disparaissent. Je sors une clope de mon paquet, l'allume. L'hôpital. Putain, mais d'où est-ce que je suis venu-- comment j'ai pu perdre ma voie de façon aussi dramatique?

Bordel de putain de quatre juillet de merde. Il aurait été impossible de dormir même si je l'avais voulu. Autant aller observer les lumières qui pètent dans le ciel, quitte à pas fermer l'oeil de la nuit. Et puis le bourbon ça fait jamais de mal -- sauf quand -- sauf là, trou du cul, clairement tu peux pas en placer une correctement - oh mais ferme ta gueule.

Ils sont des milliers dans ma tête à s'faire la fête et je ne sais même plus lequel est cohérent, lequel est moi. Bordel, l'alcool me tuera, ça je vous...

Ca j'vous...

...

"Ca j'vous jure" les mots sortent de ma bouche, je les ai articulés sans vraiment y penser, mon esprit est ailleurs, elle l'a emporté. Je la vois, mon regard s'est posé sur elle et étrangement il n'a pas voulu la quitter, étrangement il a trouvé à sa vue une satisfaction incroyable comme un sentiment de plénitude, comme un --- comme un mec bourré?

Mes yeux se sont posés sur sa silhouette. Au loin elle apparaît comme une tâche floue surplombée d'une touffe blonde, mais elle s'approche. Elle se dirige vers le bus, je la vois mieux, sa démarche lasse n'en reste pas moins élégante et, même de si loin, elle m'envoute, c'est mécanique, mes yeux la suivent sans mon consentement et-
Quoi? Le bus s'en va, mais elle n'a pas eu le temps de monter dedans. J'aurais aimé pouvoir me lever et lui courir après en insultant le chauffeur, uniquement pour qu'elle me remarque mais -- mon corps ne suit plus les ordres donnés par mon cerveau. Mon esprit n'est plus apte à commander quoique ce soit. Tout n'est qu'une suite de situations aléatoires sur lesquelles je n'ai aucun contrôle.

Je me lève. En temps normal, j'aurais été tenté de rester assis, à l'observer de loin, insistant du regard et admirant chaque aspect de sa personne. Sa blouse blanche, ses longs cheveux blonds, ses perles bleues qui brillent lorsqu'un rayon de lumière les touche.

Mais je suis levé. Mon corps l'a décidé seul et je -- putain de merde, Wolf, tu peux pas aller la voir, elle doit être -- putain mais tais-toi donc, allé, porte un peu tes couilles, tu es tout seul depuis beaucoup trop longtemps. Je m'arrête. Elle regarde en face d'elle et ses yeux se posent sur moi une seconde avant de continuer à balayer l'horizon, probablement à la recherche d'une solution dans le paysage.
Avant qu'elle ne se décide à appeler un taxi ou tout simplement entreprendre une route à pieds, j'avance. Elle ne m'a pas vraiment vu avant, mais là, j'avance, et je la regarde. Elle ne me regarde toujours pas, presque comme si elle le faisait exprès -- t'es juste un mec bourré dans la rue, je veux dire, c'est le putain de quatre juillet, et la pauvre fille en a probablement rien à foutre de--

La voiture a frôlé ma jambe, et s'est arrêtée avant de m'écraser. Bam, un peu de Wolfie sur le trottoir? Dans l'euphorie des bruits assourdissants de la ville et du klaxon de la voiture, j'ai presque cru entendre sa voix crier quelque chose. Mais -- attends, je suis par terre là?
"Bordel de merde, connard, tu peux pas regarder où tu marches? C'est la route là, ivrogne de mes deux!" Le chauffeur n'attend pas que je me lève, il me contourne et me dépasse en continuant de klaxonner comme pour l'emphase.
La terre se relève à côté de moi, ou c'est peut-être moi qui me relève? J'en sais foutrement rien, tout ce que je sais c'est que je vois à peu près droit et que...

Elle me regarde avec de grands yeux, choquée, et moi je suis là, sur le trottoir, bourré, et je m'étais levé pour aller vers elle, je l'avais voulu, presque instantanément, presque comme un appel, comme une sirène... Mais mon cerveau n'avait toujours rien prévu à dire.


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MessageSujet: Re: 4th of july.   Mer 1 Juil 2015 - 1:48

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Lisa T. M. Renfield
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Un soupir s'échappe d'entre mes lèvres. J'en ai sérieusement marre, je veux rentrer. Et puis, il y a cette thèse, que je dois encore terminer ... Malédiction. Je fais véritablement trop de choses pour mon propre bien. Workaholic. On m'a déjà dit que c'était ça, ce que j'étais. Une véritable workaholic, alcoolique du travail, obsédée par les tâches qui lui étaient incombées. Je soupire à nouveau. Auraient-ils raison ? Il est bientôt minuit, je devrais être à la maison, assise devant la télévision, doigts de pied en éventails, occupés à regarder un rerun de Keeping Up With the Kardashians, comme, probablement, toutes les autres femmes de mon âge le feraient, le 4 juillet, lorsqu'elles n'ont rien de mieux à faire de leurs vies ...

Mais non.

Moi, je ne suis pas comme ça. Je suis Lisa, et tac, tac, tac, je bouge, je vibre, je marche, à gauche, à droite, par ici et par là. Moi, je suis Lisa, je suis libre, je suis passionnée, je ne peux jamais me poser, être satisfaite si je n'ai rien à faire. Le travail, je le recherche, de façon compulsive, de façon absolue. Il me faut un stage, puis lorsqu'il est terminé, un emploi. Puis après, d'autres stages, d'autres emplois ... Et les heures libres, elles, sont consacrées aux études, au doctorat. Ou bien, au bénévolat ...

Je me mords la lèvre.

Ce bus ne veut-il donc vraiment pas revenir ?

... Vraiment ?

... Ohé, il y a quelqu'un ?

...

Nouveau soupir.

Je m'asseois sur le banc, découragée. Il fait tard, il fait nuit. Hormis ici, l'on ne voit rien. Ah, si, les lumières, là bas, loin dans les airs ... Les lumières de la ville, les lumières du 4 juillet ... Mais ici, nada. Il y a le lampadaire et puis c'est tout. Autour de moi, l'obscurité, complète, totale. Je pourrais m'y aventurer mais je n'oserais pas. Ayant vu bon nombre de cas des urgences et en cours, et par expérience, je me méfie des banlieues avoisinant les hopitaux, la nuit. Il y a toujours des troubles-fêtes parés pour semer la terreur. Des hommes peu respectables, aux désirs de grandeur. Des hommes persuadés que le seul moyen de prouver leur valeur au monde, c'est en s'en prenant aux plus faibles. Des hommes que je ne respecte pas. Des hommes que je ne pourrai jamais respecter. Alors certes, peut être qu'en restant ainsi, sous les feux des projects, je me laisse vulnérable, une victime facile ... Mais au moins, je me sens rassurée. Parce que même si je ne suis pas davantage en sécurité, au moins, je vois quelque chose. J'espère que je verrai quiconque tentera de s'approcher de moi.

Puis, j'attends.

J'attends.

J'attends.

...

J'attends ...

Ça semble durer longtemps.
Trop longtemps.
Une éternité.

En réalité, trois minutes.
C'est ma montre qui me l'indique, sous la lumière du réverbère.
Et moi, je soupire, encore, encore.

J'aimerais rentrer ... Pouvoir me doucher ...

Je me sens toujours sale, après une journée à l'hôpital. On y passe des heures, on est entourés de partout par la mort, les malades, les microbes, les germes, les virus, les micro-organismes, les bactéries ... Parfois, on voit tellement de choses horribles, aussi ... Oui, lorsque je me rentre, je me douche tout le temps. Impossible de m'endormir sinon, j'en suis persuadée. Certes, je ne l'ai jamais testé ... Mais cela ne m'intéresse pas. Cinq minutes sur la douche, c'est vraiment rien. Et pour le confort que ça me donne, à chaque fois ? Je suis prête à les dépenser, ces cinq minutes.

Un bruit sourd me tire alors violemment de mes fantasmes de douche. C'est le crissement de pneux, c'est le bruit du klaxon. C'est ce vacarme sourd, violent, strident qui me rammène brutalement à la réalité. Mes yeux se détournent, brusquement, avant de s'arrêter, horrifiés, sur ce corps, gisant au sol, et cette voiture, qui elle, continue d'avancer. Quelle horreur.

L'homme se lève alors. Me précipitant à sa rencontre, je m'avance vers lui, sans m'arrêter pour réfléchir, sans réfléchir un instant.

– Oh mon Dieu, monsieur, est-ce que ça va ?

Je suis horrifiée que le conducteur se soit contenté de s'en aller, comme ça, mais ce n'est pas ma priorité.

– Vous êtes blessé ?


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MessageSujet: Re: 4th of july.   Mer 1 Juil 2015 - 13:24

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Wolfram Blake
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Elle articule quelques mots. Je ne les entends pas. Je hausse les sourcils, me concentre sur les courbes fines de ses lèvres rosées, mais ça n'aide pas ma concentration. Puis soudainement, je l'entends, hors du flou, hors de bip incessant qui résonne dans ma tê-
"Vous êtes blessé?" Sa voix est douce et j'entends l'inquiétude qui en fait trembler quelques notes.

Blessé? Quoi? Attends- je regarde mes jambes, mes bras, mais mes yeux trouvent leur chemin rapidement de nouveau vers son visage. Elle me regarde toujours, me scrute comme pour trouver le moindre défaut sur mon corps. Mais moi je vois flou, et je comprends rien -- qu'est-ce qu'elle veut?
Mais c'est toi qui est allé la voir, non? Quoi? Elle était belle de loin, putain, mais de près, c'est à en couper la parole, déjà que t'es pas bien intelligible avec tes dix verres de bourbon dans la gu-- quoi?, si je lui dis que je suis bourré elle va s'en aller en courant, en me regardant avec dégoût.
Elles font toutes ça. Elle va croire que je veux la sauter, que je veux son corps, là, sur le banc, ou sur le sol dur, ou dans une voiture, ou sur ces mar-- les images se forment dans ma tête et je la secoue pour faire tomber ces photos mentales presque inappropriées.

Elle continue de me regarder, comme si elle attendait que je dise quelque chose, comme si-- putain mais t'es con ou quoi? Tu la regardes avec l'incrédulité d'un lamas trisomiq-- je veux dire, elle t'a posé une queston, non?
Les quelques mots reviennent dans ma tête, comme le bruit d'une vague qui s'éloigne et d'une autre qui s'écrase sur le sable "Vous êtes blessé?"

"J'ai--" j'essaie d'articuler en-dehors de mes pensées, mais tout ce que je vois ce sont ses joues roses, cette blondeur envoûtante, et elle est si près, je sens son parfum sur sa blouse, quelque chose de sucré, quelque chose qui rappelle le soleil, comme un bout d'avoine sur mes lèvres, comme un-- "J'ai, j'ai juste un peu trop bu." J'arrive à sortir ces mots sans avoir l'air trop bourré, à mon avantage. J'arrive à sortir ces mots mais mes yeux ne cessent de chercher son regard, comme pour être sûr qu'elle est réelle.

Elle reste choquée mais esquisse un sourire, comme si le fait que je ne me souviendrai probablement de rien de tout ça demain enlevait un peu de pression de ses épaules.
Et je me tourne vers les quatre filles à qui j'avais demandé mon chemin, vers ces connasses superficielles juste pour -- juste parce que l'autre rousse m'insupporte, son visage n'avait pas de sens, elle avait des yeux trop, trop, trop gros et puis ses joues étaient, elles étaient étranges, et son nez n'avait pas sa place -- mais putain.

Mais putain. Quand mes yeux se posent sur elle, il n'y a rien qui pose problème -- quand mes yeux se posent sur elle, tout s'assemble comme les pièces brisées d'un tableau, comme si c'était une vérité, comme une évidence.

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MessageSujet: Re: 4th of july.   Dim 5 Juil 2015 - 3:26

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Inquiète, mes yeux se perdent sur lui. Il semble complètement ... Déboussolé. Désorienté. Déstabilisé. Sans parler du fait que je ne devrais pas essayer de le déplacer ... Il aurait pu se fracturer la colonne vertébrale, après tout, et ça, c'est un risque trop dangereux à prendre entre mes mains. Intensément, mon regard le dévisage. Quel âge a-t-il, au moins ? Je ne lui donne même pas la trentaine. Comme moi, plus ou moins, je pense. Cet homme a encore toute sa vie devant lui. J'espère sincèrement qu'il n'a rien de cassé. Ou pire, encore ... Une paralysie, à un si jeune âge ? Ça détruit le caractère. Je le sais, on l'a longuement étudié en médecine générale, première année. C'est une des afflictions les plus douloureuses et éprouvantes, avec le cancer et les quelques maladies graves et incurables.

Puis, sa bouche s'ouvre. Un son, un mot, quelques lettres ... Il essaie de communiquer. Bon, bien. il a un pouls, il a encore l'usage de sa voix. C'est plutôt encourageant, tout cela.

– Vous ... Oui ? Allez-y. Essayez de parler.

Je l'encourage à poursuivre, à reprendre la parole de nouveau, parce que la communication est le seul moyen pour moi de savoir s'il a besoin de soins d'urgence intensifs ou non. Dans tous les cas, je compte évidemment contacter l'hôpital, puisque nous en sommes juste à côté et qu'il vaut mieux être prudents que désolés ... Malgré tout, savoir qu'il parvient encore à parler, à se souvenirs de son identité et à marcher barrerait de la liste pas mal de potentiels traumatismes. Sauf cas exceptionnel, bien évidemment. Sa bouche s'ouvre à nouveau, le jeune homme s'apprête à parler et c'est avec espoir que mes yeux l'encouragent à le faire. Doucement, mes mains ramassent l'une des siennes afin de tenter de l'apaiser.

– Oui ? Je vous écoute. Qu'essayez-vous de dire ?

L'air de rien, nous avions reçu énormément de formations sur comment communiquer adéquatement avec de potentiels patients dans des situations d'urgence. Comment se cantonner au strict nécessaire sans pour autant aggraver son état. Comment rester respectueux et courtois tout en se renseignant.

Et c'est alors qu'il me déclare avoir trop bu.
Mon sourire se crispe, mais ne disparaît pas pour autant.
Trop bu, trop bu, trop bu ... D'accord, mais ... Et "l'accident" ?

Certes, il n'y a pas eu mort d'homme, mais cela ne veut pas dire qu'il n'a rien pour autant ! Alors, je tente ma chance, à nouveau.

– Monsieur, vous venez de vous faire heurter par un véhicule et de tomber au sol. Est-ce que vous ressentez une quelconque douleur, où que ce soit ? Bientôt, je lui demanderai s'il parvient à se rappeler de son nom. Mais nous n'en sommes pas encore à ce stade là. Posons les questions faciles, pour commencer.


LISA x WOLFRAM


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MessageSujet: Re: 4th of july.   Mer 8 Juil 2015 - 13:56

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J'ai en la regardant ce sentiment étrange, comme si son visage était familier, comme si j'avais déjà croisé son regard. Je perds le souffle, une seconde, peut-être dix? Elle a de si grands yeux et l'alcool n'aide pas au calme. Ses lèvres bougent, elle me parle, mais je suis perdu ; il n'y a que le bruit incessant de mes pensées qui résonne dans mon crâne, que l'accélération de ma respiration qui emplit mes oreilles. Je ne l'entends pas.

Putain Wolf, trop d'alcool. Tu rencontres la plus belle femme que t'as jamais croisée de toute ta putain de misérable vie et t'es pas foutu d'aligner un seul mot correctement. Et tu la regardes comme - comme... comme...
Elle me parle. Je l'entends, sa voix est cristalline, quelque chose comme un cours d'eau qui ruissèle sur les pierres, quelque chose comme un chant, comme un chant qui m'appelle... J'ai- j'ai dans ma tête la mélodie de ses paroles, comme un écho au loin et... et...
"Monsieur, vous venez de vous faire heurter par un véhicule-" le langage. Ca me revient. Putain, le langage après m'être perdu dans ses yeux comme dans la profondeur unique d'un ciel étoilé. Le putain de langage, celui qui a du sens, celui que je comprends et-

Quoi? Une voiture.. Une voiture? Ah mais- je revois dans ma tête cet incident presque minime. C'est pour ça qu'elle te parle espèce de trou du cul, t'es tombé comme un pauvre connard. Elle doit croire que tu t'es pris les pavés dans la gueule et que t'es pas foutu de faire fonctionner ton cerveau.  "Est-ce que vous ressentez une quelconque douleur, où que ce soit ? "

Une douleur? Est-ce que...- j'essaie de me concentrer sur mon toucher, sur mon autre sens, celui que l'alcool inhibe, celui qui n'existera que demain matin, à noyer dans les cachets et le sommeil. Non, j'ai pas mal- j'ai pas eu mal- il m'a pas vraiment renversé, en fait le truc c'est-non, attends, il s'est arrêté et si j'suis tombé tu vois, c'est parce- non, attends--

"Je vais bien" étrangement les mots sont sortis presque naturellement, presque comme s'ils étaient vrais, presque comme si j'avais pas bu la moitié de la planète en martinis. "En fait, elle m'a pas touché-" elle lève son sourcil et maquille son visage d'une expression d'incompréhension. "La voiture" explique-toi putain, elle parle pas l'bourré-depuis-quatre-heures-d'laprès-midi. "-Elle m'a pas touché. J'suis juste torché, c'est tout," je souris presque. La blague, maintenant tu rigoles tout seul.

Elle ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais le son de ses premières syllabes est couvert par l'explosion soudaine d'un millier de lumières dans le ciel. Les putains de feux. Ils annoncent minuit. Les putains de feux! Et Oscar qui a disparu, et les feux qui-

Mes yeux se posent sur la grande structure de pierres face à moi. L'hôpital. Le toit- bien sûr qu'il y a un accès au toit, c'est bien ce que t'ont appris tous les films de l'univers.

Je fais un pas-

Non. Je rentrerai pas.

T'es bourré Wolf, tu rentreras nulle part, assieds-toi et ferme ta gueule-

Non. Le toit. Le toit, le toit, le toit... Je la scrute. Son badge pendouille de la poche extérieure droite de sa blouse. Juste là. Juste...là. "Viens avec moi!" le son de ma voix porte peu contre le boucan des explosions au-dessus de nous. Elle articule quelque chose que je ne comprends pas, j'en déduis qu'elle ne m'entend pas- "Viens, putain tu vas tout rater!" Je me tourne et montre l'hôpital. Elle reste incrédule. Elle ne comprend pas.
"Le toit!" Elle ne m'entend pas. "Le-" putain, elle ne t'entend pas.

Son expression change radicalement quand elle voit ma main tendre vers sa poitrine. Hop- le badge arraché sous ses yeux ébahis, je me précipite à l'intérieur du bâtiment.

Putain tu cours vite pour un mec bourré- l'adrénaline, le bruit, ne te fais pas choper! Putain Oscar, c'est avec toi que je fais ce genre de conneries normalement, bordel! Lumière, partout, tout est blanc et trop éclairé, mes yeux s'embrument après le contraste trop prononcé. Je contourne un vigil et me place derrière un mur à un tournant du couloi-  Ok, respire. Lève la tête bordel, derrière, non- droite les ascenseurs, appuie! Gauche je la vois approcher en courant dans ma direction, elle va prendre le tourn- la grosse boîte arrive, je rentre dedans.

Elle tourne- ah, l'ascenseur, appuie! Le bouton clignote, et elle lève les yeux vers moi alors que les portes se ferment. Je secoue son badge en face d'elle, un sourire en coin, elle se dirige vers moi- Ah! Oui! Yes! Les portes se ferment avant qu'elle n'ai eu la chance de poser ses petits pieds dans l'ascenseur.

Son badge dans les mains- aaaaaaaah! Je le regarde. Je souris au plan le plus idiot à ce jour réalisé par ma pauvre personne, mais qui a fonctionné- bordel, ça a fonctionné! Ow, eh! Tombe pas dans quatre mètres carré putain.

...

Son badge dans les mains, les feux pètent dans le ciel, et la vue sur le toit est presque exquise. Je t'attends, mignonne.
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MessageSujet: Re: 4th of july.   Dim 2 Aoû 2015 - 2:55

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4th
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JULY.


Ce refrain, je l'entends. Il me parle, cet inconscient. Fuis, fuis, va t'en, enfuis-toi, mets-toi en sécurité, éloigne-toi, méfie-toi, fais attention. Des mots, des idées, faibles, si faibles... Qui ne sont rien, face à cette détermination qui fait ma force. Aide le. Sauve le. Fais ce que tu t'es engagée à faire. Honore ton serment. Médecin. Je veux être médecin. C'est un appel, c'est un destin. Une mission, que je me suis promise de mener à bien, tout au long de ma vie, et ce, jusqu'à la fin. Malgré tous les risques, malgré tous les dangers et malgré toutes les difficultés qui pourront bien se présenter à moi... Tant que je serai en mesure d'aider mon prochain, j'aiderai mon prochain. Quoi qu'on me dise, quoi qu'on m'interdise et quoi qu'on m'ordonne de faire. Et tant pis si pour ce faire, je dois perdre un bras, une jambe, un oeil, la vie... Toutes ces choses, à mes yeux, valent bien moins que mon honneur. Honneur que je perdrais si je restais là, les bras croisés, à fuir le danger plutôt qu'à contribuer dans le but d'essayer de le contrer ou, au moins, de l'atténuer.

Dans un premier temps, c'est des questions que je lui pose. Identifier ses réflexes, vérifier qu'il est encore conscient, qu'il peut encore entendre et comprendre les mots que je lui dis. C'est de l'étude de dégâts que je fais là, afin de vérifier le degré d'intervention que je suis censé prévoir pour la suite. À coup sûr, il me faudra appeler la salle d'urgences pour qu'une ambulance soit déplacée jusqu'ici. Heureusement que je ne suis pas si loin que cela de l'hôpital, à présent, au final. Moi qui comptait rentrer chez moi afin de pouvoir me reposer... Il semblerait que ma soirée a pris un tout autre tournant. Pour tout avouer, je ne suis même pas surprise. Ce genre de choses m'arrive plus souvent qu'on pourrait le penser, hélas.

De son côté, monsieur X ne répond pas. Quelle horreur. Il a l'air mal en point. Certes, il n'y a pas de sang, et c'est déjà une bénédiction en soit... Mais cela ne veut pas pour autant dire que cet inconnu est tiré d'affaire. Une hémorragie intérieure, des fractures, un traumatisme crânien, une rupture des vertèbres qui pourrait entraîner une paralysie... Beaucoup de possibilités, en somme, toutes plus ou moins alarmantes. Ses yeux se clignent, cela dit, et ça, c'est plutôt bon signe... Et ce n'est que lorsqu'il se remet à parler que je me permets d'étirer mes lèvres afin qu'un soupir de soulagement s'échappe d'entre elles.

– Dieu merci. Je murmure silencieusement, avant de poursuivre, de façon plus audible: Ne bougez pas, monsieur, des secours arriveront bientôt pour s'occuper de vous. J'ai l'impression de suivre le protocole au pied de la lettre et cela me réconforte énormément. Je me sens à l'aise dans mon métier, que ce soit en le pratiquant professionnellement ou en cas d'urgence, lorsque mon savoir peut aider ou sauver une vie. Je sors mon téléphone, m'apprêtant à composer le numéro des urgences, lorsqu'il m'annonce que... Hein... Quoi? La voiture... Pas touché, je... Je ne comprends pas...? J'hausse un de mes sourcils d'incompréhension tandis qu'il tente de s'expliquer avec davantage de détauls lorsque soudainement, un coup retentit dans le silence assourdissant de la nuit. Sursautant avec violence, je me retourne, étonnée, avant de porter ma main à mon coeur et d'expirer profondément lorsque je me rends compte qu'il ne s'agit que des feux d'artifices. Le quatre juillet, c'est vrai. Je l'avais déjà oublié. Je me retourne alors vers l'inconnu qui... Hé mais... Mais il est passé où là...? Debout...? Mais... Attends mais... Non mais...

– Monsieur il est déconseillé de bouger après un accident, vous...

Viens avec moi! Sa voix me heurte de plein fouet, son haleine aussi et j'ai l'impression désagréable d'avoir été conne ces dernières minutes. Ce type empeste l'alcool, sa marche ne trahissant pas une blessure créée par un impact, simplement l'étourderie d'un voyou éméché. Encore un ivrogne. J'en vois suffisamment pour pouvoir les reconnaître lorsqu'ils se présentent à moi. Il a l'air sacrément mal en point, cela dit, et ma mission m'est donc d'autant plus claire: il a besoin d'entrer à l'hôpital, ne serait-ce que pour la nuit. Il ne serait pas capable de rentrer seul chez lui dans cet état – il a failli mourir sous mes yeux! Le laisser seul, face à la cruauté de la nuit, serait tout simplement inhumain.

Je lui dis que je n'irai nulle part avec lui et que d'ailleurs, il n'ira nulle part lui non plus. En même temps, vu le taux d'alcool qu'il semble avoir ingurgité, je le vois mal aller bien loin, après tout... Mais cela ne semble pas avoir d'effet, sur l'homme ivre, qui, plutôt que de se rallonger sagement, continue de s'exciter en désignant l'hôpital d'un geste de la main. Je... Hein... Quoi...?! Fronçant des sourcils, je le regarde, curieuse, notamment parce qu'avec tout ce vacarme, derrière moi, je suis incapable d'entendre tout ce qu'il essaie de me dire.

C'est alors que mes yeux suivent sa main, qui s'approche. Pour le coup, mes réflexes parlent pour moi, me poussant à faire un bond en arrière – pas suffisamment, cela dit, pour garder mon badge du personnel sain et sauf de l'emprise avide de ses mains. Hé, mais... Mon badge...!

– Mon badge! Rendez-le moi! Je demeure là, interdite, incapable de dire autre chose ou même de bouger, entièrement choquée face à ce... Ce... Ce voyou! Tandis que voilà qu'il se précipite vers l'hôpital. Mais... Qu'est-ce qu'il manigance, où veut-il aller avec ce badge...? Je...

Non. Je ne peux pas le laisser faire, je ne peux pas le laisser errer librement et à sa guise dans cet hôpital, avec mon badge, non seulement parce que je me ferai probablement très gravement sanctionner pour cela mais également parce que les dégâts qu'il pourrait créer dans le secteur ou même pour les patients internés pourraient sont innombrables. Cet homme, il faut à tout pris que je le rattrape et que je récupère mon badge, de surcroît. Courant de toutes mes forces, j'essaie de le rattraper, le suivant à travers les corridors blanc malade de l'hôpital. Je manque de glisser au tournant, me rattrapant de justesse sur la poignée d'une porte, avant de ralentir un peu la cadence sans me remettre à marcher pour autant. Lorsque je le vois appeler l'ascenseur, c'est terrorisée que je me remets à courir. Il faut impérativement que je le rattrape avant que... Oh, non... Voilà qu'il s'engouffre dans l'ascenseur. Les portes se referment, j'arrive devant elles, et lui, comme un abruti, commence à balancer mon badge de gauche à droite devant mes yeux. Je n'y crois pas. Et en plus, il me cherche? Il va m'entendre, lui. Les portes se cognent au moment même ou j'arrive à leur niveau et épuisée, j'abaisse mon regard afin d'expirer lourdement. Un plan, il me faut un plan il me...

Idée.

Mes yeux s'aventurent sur le droite, où se trouve l'escalier de secours. Je sais bien que l'accès y est proscrit en dehors des urgences (ou plutôt, des incendies), mais ici, je crois bien qu'il s'agit d'un cas de force majeure. Alors, j'entre dans la cage des escaliers et je me mets à les monter deux par deux. Pendant des semaines, je me suis dit que j'avais de la chance de travailler dans un hôpital qui n'avait pas tant d'étages que cela – maintenant que je suis forcée de courir jusqu'au sommet, je me sens largement moins chanceuse. Je ne sais pas où il va, d'ailleurs, mais, je ne sais pas pourquoi, mes instincts me poussent à penser qu'il s'agit du toit. Probablement parce qu'il ne pourra pas aller plus haut que le toit et que je suis persuadée qu'il aura envie de vomir après un tour en ascenseur. Je commence à fatiguer, mais je suis presque arrivée au but, la porte du toit me saluant comme une amie depuis trop longtemps oubliée. La voir, même au loin, me donne assez de forces pour pouvoir monter ces dernières marches qui s'avèrent absolument épuisantes... Mon dieu, qu'est-ce que cela aurait donné si je n'avais pas pris ces cours de danse, toute mon enfance... Ah, la porte, enfin. Écrasant tout mon poids contre la sortie de secours, celle-ci cède, me laissant tomber vers l'autre côté – en l'occurrence, dans l'air frais de la nuit. Une silhouette me tourne le dos, faisant face aux feux d'artifice, et maintenant, je crois que je sais pourquoi il est là.

Oh mon dieu.

Il va sauter.

– Ne faites pas ça! Je m'écrie alors.

Quelle horreur, il va sauter, ce sera de ma faute, tous les journaux en parleront, je serai virée, radiée, humiliée, à vie...

Pitié, pitié, pitié, monsieur l'ivrogne, ne détruis pas mon avenir avant même qu'il n'ait commencé.


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MessageSujet: Re: 4th of july.   Dim 2 Aoû 2015 - 20:39

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Ne faites pas ça! Presque un murmur cristallin dans le boucan des feux d'artifces. Mais je l'entends. Je me tourne, elle a l'air horrifié, elle s'avance vers moi si doucement, comme si elle ne voulait pas me troubler, comme si...

Ha! ... Ha, Ha! putain Wolf arrête de rire, elle va croire que t'es complètement pêté du crâne. Non. Quoi? Elle croit que quoi? Elle parle, encore, ses lèvres bougent, tout ce qu'elles font, c'est... bouger. Elle communique, je ne l'entends pas, j'en ai pas envie, ses lèvres bougent et tout ce que j'ai envie de faire c'est...

Wolf! La baffe mentale. J'crois bien qu'elle pense que j'vais m'finir, là, trentes mètres plus bas sur le trottoir. Putain mais n'importe quoi, pourquoi j'voudrais m'suicider le quatre juillet? Parce que t'es bourré comme un--, oui, mais non. Non, quoi? L'alcool, probable. Mh, je réflechis. Probable. Mais j'bois pas parce que j'suis triste. Oh!, j'bois parce que c'est bon. Putain fais la fête.

Mais... mais, quoi? La réalité me frappe, je suis toujours accoudé sur le bord du bâtiment et tourné vers elle, presque, mon visage... je ris. Je rigole, comme un connard ; elle me dévisage, ahurie, son expression pleine d'empathie, de peur et d'un brain de quelque chose d'autre, de plus cru, de plus direct. La rage. T'as raté ton coup, mec.

Je m'approche d'elle. Elle se tait. Elle se tait? peut-être pas. Peut-être qu'elle n'a jamais parlé. Ou pas à moi. Uniquement à elle-même, comme un mémo. Peut-être que-- Je m'approche d'elle. Elle se tait ; ses lèvres ne bougent plus. Mais ses yeux ils sont... là, posés sur moi ; je sens le dégoût, je voulais pas qu'elle -- tu t'attendais à quoi, putain, tu pues l'alcool à six kilomètres et t'es aussi stable que la Tour de Pise!
Mais je fais un pas. Encore. Elle se tient droite. Elle ne bouge pas, comme... courageuse, presque apeurée d'être intimidée ; mais elle n'est pas intimidée, elle est-- t'y arrives pas, hein, à réfléchir.
Mon esprit s'accélère, je me bouscule dans ma tête, mes pensées sont comme des billes qui s'éparpillent et se perdent, qui roulent loin. Et je me demande si c'est l'effet de l'alcool, ou son effet à elle, comme une odeur dans le ciel qu'on inhale, comme...

Comme...


Elle n'a pas bougé. Elle me dévisage. Moi je la vois. Je la vois comme pour la première fois. Il n'y a que la lumière des explosions dans le ciel, un rayon de lune sur le toit, et je la vois. "Juste... Regarde." Je me tourne automatiquement vers les feux. Le boucan m'attire, il me réconforte, je n'entends presque plus ma tête, ni le battement de mon coeur sur le sol, j'entends plus... J'entends plus rien.

Elle lève les yeux au ciel, peut-être une seconde, peut-être dix, elle obsèrve ce que je lui montre, putain écoute-moi, j'ai envie de crier mais-- écoute-moi, je veux lui dire. Je veux lui dire de m'écouter de sortir de sa tête que je n'ai plus à rester dans la mienne et, écoute-moi!


1, 2, 3... Je compte presque...

1, 2, 3... Les secondes défilent sans que je ne comprenne...

1, 2, 3...Je glisse son badge subrepticement dans sa poche tant qu'elle regarde vers le ciel.

1, 2...

Les poussières retombent et virevoltent dans le ciel comme des lucioles. Le silence s'empare de moi, il est lourd, il m'engourdit, ma langue pique et le silence... il est troublé par des cris, plus bas, comme des échos d'un ancien temps, des applaudissements, des sifflements, comme une vieille histoire. Je me tourne vers elle. Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas si je veux rester. L'euphorie est passée. L'alcool... pas encore. Mais je retombe sur mes pattes. Je sens mon coeur battre au bon endroit, je prends conscience de mes mains, de mes soupirs. Le silence m'engourdit et je la regarde. Elle est si belle. Et...

Tout ce que je veux c'est être seul.
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MessageSujet: Re: 4th of july.   Jeu 6 Aoû 2015 - 2:21

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La terreur se propage sous le voile embrumé de l'obscurité. Son rire... Terrifiant. Sa proximité avec le bord... Terrifiant. Tout est terrifiant, me glace le sang, fait battre mon coeur, lourdement, violemment, contre les parois de sa cage, thoracique, fait accélérer le rythme de ma respiration, plus vite, plus vite, toujours plus vite, tandis que mes tympans, ils... EXPLOSENT! sous les sauts assourdissants des feux d'artifices. Jaillissant de nulle-part pour mieux mourir parmi les étoiles, leurs décès laissent derrière eux des signaux effervescents de gaieté bariolée. Et lui, son décès, que laissera-t-il en testament au monde? Une mare de peinture rouge, étalée sur le bitume? Des dents perle, jaunies par le tabac, étalées sur le gravier? Un fossile, squelette cassé, articulations complètement détruites, organes salement abimés? Que laisserait-il, en tombant de si haut, à pareille heure, dans tant d'isolation? Que laisserait-il, qu'y gagnerait-il... Et qu'adviendrait-il de moi, qui suis responsable de toute cette situation?

Son rire me rappelle à la réalité. Est-il monstre ou démon? Homme ou créature? D'où vient-il? Qui est-il? Quel est ce sombre visage qui semble être le sien, sans artifices? Cette face cachée, à présent transparente, ce rire cristallin, qui me glace le sang...? Il s'avance alors. J'inspire profondément. Je crois que... Ce n'est pas encore trop tard. Pour le sauver. Et ma carrière avec. Et ma réputation avec. Il s'avance, s'éloignant du bord. Je reste sur mes gardes, malgré tout. Il est ivre. Incapable de réellement savoir ce qu'il va s'amuser à faire par la suite... Mieux vaut rester sur mes gardes. Je vois déjà le gros titre du journal de demain matin...

"BRILLANTE ETUDIANTE RETROUVEE MORTE; Les autorités mènent leur enquête."

Un accident est si vite arrivé... Je recule, lentement, discrètement, calmement. L'accident, on va l'éviter, hein? Mes yeux, fixés sur lui, n'osent pas battre d'un cil. Tension... Attention... Surveiller, suivre, chaque geste, chaque mouvement. Comme le mouvement de ses bras, qui se balancent, comme des anguilles, le long de son corps. Celui de ses cheveux, qui, dominés par le vent, se retrouvent à voler dans tous les sens. Les miens également. Le mouvement de ses yeux, confus, déboussolés. Celui de ses lèvres, qui se remettent un peu à parler.

Juste... Regarde.

Mes yeux, je les ouvre. Grand écarquilles. Juste. Je regarde. Je regarde. Je regarde... Mais quoi, exactement? Il se retourne. Lui aussi regarde. Les feux, il regarde les feux... Cet abruti est venu jusqu'ici uniquement pour regarder les feux? Je... Je suis tellement furieuse, mon dieu, je me sens tellement, tellement conne... Je ne sais pas ce qui me retient de le pousser du haut de ce toit, à présent ! Et la frayeur, qu'il m'a donnée... J'ai du prendre au moins trois rides, avec toutes ses âneries... Je croise des bras, agacée. Quel imbécile, je vous jure... Et ma soirée, et ma nuit, et mon repos... Gâchés! Tous gâchés, à cause de lui... Je lève mes yeux vers le ciel, vers l'horizon, vers la lune, pour un repère, faire une petite prière, je... J'ai besoin de calme, de sérénité ou les conséquences risquent d'être des plus désastreuses. Les feux s'arrêtent alors. Une explosion infinie et instantanée. Immédiate et éternelle. Moment bref. Moment interminable. Puis, l'obscurité revient. Les étoiles semblent fades, sans leur éclat pailleté. Plus de bruit, plus de danse rythmée des lumières dans le ciel, plus rien, plus de feu...

Plus que le bourdonnement dans mes oreilles, la nuit sombre, la lune, stoïque, et lui, qui tombe, à genoux... Je ne comprends pas. Mon regard s'abaisse et constate que quelque chose est dans ma... Mon... Mais... Mon badge? Mes yeux s'ouvrent de stupeur tandis que je le tire de ma poche afin de mieux l'examiner. Oui, c'est bien mon badge, mais... Quand... Comment? Mes yeux se reportent sur lui. Des questions, dans ma tête, me tourmentent. Qui est-il? D'où sort-il? Que voulait-il, à ces lumières enflammées? Je n'ose rien dire. Je n'ose pas parler. Mais... Plus que tout, ici, je n'ose pas le laisser. Seul et sans défenses. Capable de faire tout et n'importe quoi. Alors, je m'arme de mon courage et je le prends à deux mains. Je m'en empare, je le saisis, et le revêt comme une armure, une parure, une carapace.

– ... Monsieur? ... Monsieur? ... Vous m'entendez? Silence. Pas de réponse. Un instant d'hésitation. ... Monsieur?


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MessageSujet: Re: 4th of july.   Mer 2 Sep 2015 - 13:33

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Tout ce que je veux, c'est la tranquilité de mon amertume. C'est retrouver Oscar et m'allonger dans mon lit pendant que, lui, encore sobre, encore conscient, roule notre dernier joint de la soirée pour le savourer devant les vagues de Venice, pour apprécier après le boucan d'un feu qui n'a plus de sens, de lumières aveuglantes, pour... pour-
Ah mais pourquoi faut-il que je sois bourré pour que me viennent les mots adéquats, les vrais, ceux qui restent sur le bout de ma langue et qui m'empoisonnent, ceux qui se terrent dans le silence, dans le vide, pourquoi... Ah et pourquoi ils disaparaissent aussi tôt, pourquoi sans papier, ici, sans ancre, il me vient les phrases qui ont du sens, qui ont mon sens, qui me comprennent....

Mes yeux quittent les poussières qui virevoltent dans le ciel et s'accrochent à son visage, à sa perfection, à ses traits exquis et sa voix cristaline. Elle me parle. "Monsieur... Vous m'entendez? Monsieur?". Je prends une cigarette de mon paquet, l'allume devant elle sans pour autant lui répondre, même si mes mots crachent leur venin, ils veulent sortir, ils veulent s'en aller, mais ils se contentent sous l'effet de l'alcool de se cacher dans ma tête, de disparaître.

Lentement je tire une taffe, mes poumons l'avalent avec difficulté puis la fumée s'échappe de mes lèvres pour rejoindre les paillettes. "Monsieur?" Je m'exclame presque indigné. C'est quoi encore, la barbe? Pourquoi tout le monde dans cette ville croit que j'ai quarante ans, bordel? "Wolf." Je la corrige. Wolf. Wolfram. C'est ça, mon nom, pas monsieur,  pas l'homme qui titubait bourré et qui s'échappe pour regarder les feux d'artifice, pas le suicidaire du coin qui veut se terminer sur les dalles, pas... monsieur. Juste Wolf.

Mon cerveau veut s'échapper, mon corps veut s'enfuir, s'en aller, la laisser là, seule, et rentrer se cacher sous les draps, rentrer se mettre à l'abri, à l'abri de l'amour, à l'abri de cette vulnérabilité, de ces sentiments qui se bousculent et qui s'emparent de moi comme si... comme si-
AH! comme si j'en avais besoin, comme si c'était une nécessité, comme si sans savoir ce qui se cache derrière ce masque de beauté je la désirais, au-delà de mon ignorance.
Mon cerveau veut s'échapper, mon corps me crie de m'en aller mais mon coeur, lui, toujours battant à la chamade, toujours fou, toujours putain de spontané et qui ne se tait jamais, toujours... Ah putain... Ah putain mon coeur la regarde et fond, au-delà de mon ignorance, mon coeur la voit et se désintègre, comme un enfant, comme naïf. Toujours aussi naïf.

Je vois son regard, ses sourcils se plissent, je vois qu'elle n'est pas bien, qu'elle a l'air énervé, qu'elle a l'air... ailleurs, de s'envoler, de ne pas vouloir être ici, avec moi ; elle pense peut-être que le sort lui a encore joué un tour, qu'elle se retrouve coincé par le destin dans une roue infernale de malheurs et de déceptions.
C'est moi, la déception. Je soupire.
C'est moi ici.

Ici, là.

Il faut que j'y aille.
Il faut que je m'en aille.
A moins qu'elle me dise non. A moins qu'elle m'intime par ses gestes de rester ici

avec elle.

Il faut que je m'en aille.
Sans attendre qu'elle me réponde je me dirige vers la porte.
Il faut que je m'en aille,

je sens l'alcool m'engourdir et le regret amer sur ma langue. Je sens l'euphorie qui s'exorcise et la réalité qui m'apparaît, comme une pile de linge sale, je la vois... Elle s'impose à moi sur son visage, comme une déception, comme un dégoût.

Alors il faut que je m'en aille.
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MessageSujet: Re: 4th of july.   Mer 13 Jan 2016 - 0:13

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Il aboie. Je ne sais pas ce qu'il aboie, mais il aboie. Woof. Je ne cherche pas à comprendre. J'ai froid. Je suis fatiguée. J'ai mal à la tête. J'en ai marre ... De ce jeu, de cette incertitude. Tout ce que je désire, en ce moment, chez rentrer chez moi afin de pouvoir m'enrouler dans mes draps et m'y oublier, l'espace de quelques heures. Mon lit ne m'a probablement jamais aussi manqué qu'ici et maintenant, alors que je suis coincée à plusieurs dizaines de mètres du sol, occupée à gérer une situation qui dépasse, de loin, mes capacités. Je ne suis pas psychiatre, bordel ! Pourquoi est-ce à moi de gérer cette situation ?

Je ne suis pas douée pour parler aux gens. S'ils ont besoin que quelqu'un soit là pour les écouter, je suis là, fidèle au poste. Je m'assois, je les laisse parler, en silence, je les écoute. Et je me tais. Je parle, évidemment, de temps en temps. Je pose quelques questions, j'essaie de les rassurer mais ... Ce n'est pas ... Facile. Et ce n'est pas moi. Je ne suis ni à l'aise, ni dans mon élément. Je ne suis pas faite pour m'exprimer. Moi, je travaille, j'étudie, je recherche, j'informe. J'enseigne, j'instruis. Je permets aux autres d'apprendre des choses, sur le monde et sur eux-mêmes. Je ne fais pas le plongeon dans leurs pensées. Les miennes sont déjà bien assez dangereuses comme ça.

Il recule, petit à petit. J'attends qu'il soit suffisamment loin du bord pour laisser s'échapper un léger soupir. Ouf. Ce soir, je n'aurai pas de mort sur la conscience. Enfin ... Je crois ? Je pourrai peut être dormir paisiblement. Ouf. Il se dirige vers la porte et je le suis, en silence, maintenant mes distances avec précaution, sait-on jamais. Ce serait dommage qu'il se retourne au dernier moment pour me pousser du haut de l'immeuble. Il empeste peut être l'alcool, mais cela ne veut pas dire qu'il n'a rien d'autre dans le système pour autant. Je connais les drogues. Je les ai vues en photo, j'en ai entendu parler. J'ai dû apprendre leurs noms par coeur – tous leurs noms – pour mieux les régurgiter dans une copie identique à des dizaines d'autres copies, toutes corrigées par un professeur aigri ou exténué par les montagnes de correction qu'il avait à finir avant la fin des vacances. Je connais les drogues, oui. Et je connais leurs effets. Les hallucinations de certaines. Les qualités relaxantes d'autres. Celles qui abrutissent, également. Et d'autres, qui causent des troubles de personnalité.

Je l'observe, je le dévisage. Il ne m'a pas l'air bien dangereux pour autant. Mais par sécurité, et parce qu'on ne peut jamais être sûr, je préfère garder mes distances, malgré tout. Il s'avance vers l'ascenseur. Je referme la porte derrière moi. Enfin, je ne sens  plus le danger. La proximité, avec un inconnu, dans un espace confiné et isolé de tout autre contact humain, étrangement, ne m'affecte pas. C'est plus facile lorsque je n'ai qu'à me préoccuper de ma sécurité. Je sais me défendre. C'est défendre les autres qui est moins facile. Bien moins facile. Alors je lui rappelle ma présence.

– Je ... Mon pass. Vous avez encore mon pass. Je lui déclare finalement.


FIN DU RP.


LISA x WOLFRAM


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4th of july.
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