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 sorry seems to be the hardest word (cora)

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MessageSujet: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptyMer 8 Juil 2015 - 4:47

Andreas Klein
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SORRY SEEMS TO BE

THE HARDEST WORD





Ma bière est à peine entamée, servie uniquement pour me faire patienter le temps que Caleb arrive. Lui, c'est le petit-ami de ma soeur. Ils sont ensemble depuis tellement longtemps qu'il m'est désormais impossible de jouer au grand frère moqueur... tout du moins, avec une légitimité différente. Il semble clair que ces deux-là se soient plutôt bien trouvés, et moi, j'ai malheureusement passé le temps d'être absurde avec Cora à ce sujet. D'autant plus que si Cal m'a donné rendez-vous ce soir avec lui, c'est pour une grande raison.

Le pub dans lequel je me trouve est rempli d'individus de tout âge, entre ces trois jeunes lycéens là-bas dans le fond qui doivent avoir triché sur leur âge et ce vieux octogénaire, assis dans son coin, perdu dans ses pensées. Le bout de mes doigts pianotent contre le comptoir en bois, tandis que mes yeux zigzaguent entre la barmaid canon et ma montre, m'indiquant que mon ami est en retard.

Au bout de quelques minutes, ce n'est pas le bruit de la moto qui attire mon attention, c'est plutôt cette ambulance qui surgit, tout à coup, au travers des grandes vitres du bar. Et puis la police, à peine quelques secondes plus tard. Le tout dans une cacophonie stressante qui attire d'ailleurs l'attention d'un bon nombre de passants, de ce que j'en vois, encore assis au bar. Face à une effervescence presque trop soudaine et trop vive, je décide de me lever et de quitter le bar pour aller me rapprocher de cet accident, visiblement pas des moindres.

... Et puis ...

Mon coeur s'emballe. Tout en moi s'emballe. Quand mes pas me conduisent de plus en plus près, de toute cette foule que l'on tente d'écarter mais qui persiste malgré tout, tellement le malheur des uns peut être captivant. Je me fraye un chemin, bousculant une, deux, trois personnes dont j'ignore autant les visages que les remarques. Je ne crois pas au sixième sens, au fort pouvoir de l'intuition, mais quand mes yeux se posent sur ce corps recouvert d'un drap blanc, au beau milieu de la route, puis sur cette moto aux lignes que je reconnaîtrais entre cent et finalement sur ce casque aux couleurs connues, je comprends pourquoi tout mon être s'est emballé.

C'est ... C'est ... Non. Non ?

Ca ne peut pas être lui. Sous ce drap. Traité comme un bl... Comme un mort. C'est impossible.

Et tout s'enchaîne, à la vitesse éclair. Trop vite pour me laisser le temps de tolérer la situation. Trop vite pour me laisser le temps de douter. Parce que cette moto et ce casque n'appartiennent qu'à un homme ; un homme qui était bien censé traverser cette rue. Pour venir me ... Putain de merde.

Je suis paralysé. On me pousse. Un flic, je crois. Et je regarde les ambulanciers reprendre le contrôle de leur véhicule, avec ce brancard lourd du poids de ce gars que je connais trop bien. Trop pour que ce soit vraiment lui. Trop pour que ce soit vrai ... Nous avions rendez-vous ensemble. Lui et moi. Moi et lui, lui, le mec de ma soeur.

... Plus rien ne tourne rond dans ma tête.

Pourtant je me vois prendre mes jambes à mon cou pour traverser la rue, courir, courir à en perdre haleine jusqu'à une prochaine rue, puis traverser à nouveau, et enfin prendre un dernier tournant, en direction de l'immeuble blanc, là-bas. Je compose le code qui ouvre la porte et grimpe les marches par trois jusqu'à la porte, celle sur laquelle est accrochée le nom "C. Klein", au-dessus d'un autre. Je frappe, plusieurs fois, aussi vite et frénétiquement que l'allure de mon coeur dans ma poitrine.

J'attends, et ... Je m'immobilise, chavire un peu, m'accroche à l'encadrement de la porte, encore fermée. J'abaisse mon regard vers le sol, ce paillasson qui souhaite la bienvenue, et je tente de me répéter intérieurement la vérité. La fatale vérité. Ce que les flics ont confirmé à voix haute.

Mort. Homme mort sur le coup, dans un accident de la route.



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptyJeu 9 Juil 2015 - 13:52

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Penchée au dessus de plusieurs dizaines de photographies, Cora tentait tant bien que mal de faire un tri. Les clichés de son dernier voyage venaient d'être développés. Elle les avait retiré aujourd'hui même chez un professionnel du tirage, faute de pouvoir le faire chez elle à cause de son imprimante défectueuse. Caleb lui avait promis d'y jeter un œil ce week-end quand il sera en congé afin qu'elle puisse à nouveau le faire de l'appartement. Ce qui était quand même plus pratique. Mais pour l'instant, elle devait se contenter de les faire développer par quelqu'un d'autre. Et cela faisait plus d'une heure qu'elle cherchait les photographies qu'elle devait garder et celles dont elle était obligée de ranger dans un de ses cartons, faute de place. Et c'était plutôt difficile pour une passionné comme elle, perfectionniste en plus, jusqu'au bout des ongles. Elle en avait déjà choisi une bonne dizaine. Le problème quand on était photographe, c'est qu'on voyait le moindre défaut : la petite poussière au coin de l'image, le mauvais cadrage, le petit flou de réglage. Toutes ces choses pourtant ignorées de la plupart des photographes amateurs, elle, elle les voyait tout de suite. Ce qui était une bonne chose quand on en faisait quasiment son métier, mais pas quand il s'agissait de dire si oui ou non, une photo méritait la lumière ou l'ombre d'un carton. Elle soupira en prenant l'une d'elle. C'était une photographie du grand canyon. Sur le sol orangé, on apercevait deux silhouettes qui s'agrandissait à mesure du rayonnement du soleil. Elle aimait cette photo. Elle prit une gorgée de son thé à la framboise. Il fallait qu'elle finisse le tri avant que Cal ne revienne. Sinon ce dernier allait lui dire de toutes les garder. Ce qui n'était pas possible, même si elle le voudrait. Leur appartement n'était pas très grand. Assez pour eux, mais pas pour contenir des centaines et des centaines de photographies. Cal lui disait que cela ne le dérangeait pas. Mais elle ne voulait pas que cet appartement soit un second atelier. Ici, elle aimait bien parfois décrocher de ses études et de son boulot. Elle reposa la photographie en même tant que sa tasse encore fumante quand elle entendit des coups frappés à la porte. Elle jeta un œil à la petite horloge posée sur la bibliothèque, juste en face d'elle. Il était presque 21h. Elle n'attendait pas de visite ce soir et Caleb était encore au garage. Il lui avait téléphoné, une demi heure plus tôt pour lui dire qu'il avait une réparation à faire avant la fermeture du garage et qu'il allait rentrer plus tard.

Cora quitta le sofa sur lequel elle s'était assise en tailleur. Elle portait un jean slim noir avec des vans, un t-shirt à l'effigie d'acdc et un gilet en laine. Le mois de février était un peu plus frais cette année et elle supportait facilement ce surplus de laine. Ses longs cheveux étaient noués au dessus de sa tête en un chignon négligé dont des mèches folles s'échappaient. Les coups se font à nouveau entendre. Cora pressait le pas, arrivant devant la porte d'entrée de l'appartement. Elle regarda par l’œilleton pour voir qui venait à cette heure-ci et fut surprise de voir son frère : Andreas. Étrange. Il venait si peu souvent ici. La jeune femme était surprise. Elle déverrouilla et ouvrit la porte, un sourire aux lèvres, contente de voir son frère. « Andy, qu'est... » Elle s'arrêta nette dans son discours. Son frère avait une tête étrange. Le sourire de Cora s'estompa. « Qu'est-ce que tu as ? »
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MessageSujet: Re: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptyLun 13 Juil 2015 - 4:10

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Mon cerveau disjoncte à moitié, trop ou pas assez irrigué, difficile de savoir, toujours est-il que je suis en train de crever sur place, là, en m’imaginant dans ce futur proche, trop proche, quand je vais devoir dire à Cora ce que je viens de voir. Mais qu’est-ce que je dois lui dire, au juste ? Qu’il est mort, qu’il ne reviendra plus jamais ? Comme ça, aussi violemment ? Existe-t-il une manière douce d’annoncer un mort ? Non correction, d’annoncer que le copain de sa sœur est mort, renversé par une camion, disparu… A l’hôpital, quelque part, perdu, putain… ça ne peut pas être réel.

Je sens mon cœur battre à tout rompre. Et tout ça me rend dingue, incapable de réfléchir et d’utiliser ma raison à bon escient. Je ne sais pas ce que je vais dire, ni comment je vais la regarder. Pendant l’espace d’un dixième de seconde, j’envie l’idée de ne plus être moi, ce frère porteur d’une si affreuse nouvelle, mais c’est précisément à cet instant que la porte s’ouvre et me force à affronter le présent. Tressaillant, je relève mon regard vers le sien et remarque qu’elle va bien, qu’elle ne s’attend évidemment à rien de tout ça.

A rien de tout ça. Pourquoi elle, Seigneur ?

Et sa voix… Je ne l’entend qu’à peine. Je la perçois seulement, elle qui me met encore plus mal à l’aise, me rapprochant même du bord du gouffre, qui lui m’attire de plus en plus, et dans lequel j’aimerais juste me laisser tomber… Pour ne pas voir son visage se décomposer.

Je ne veux pas que Cora vive ça, putain. Pas elle. Pas mon sang.

Et mon sang à moi, il boue. Il boue, me brûle et m’épouvante. Je ne sais toujours pas quoi dire. Je perds mon courage, mon calme, tout en réalité pour ne gagner que la peur, l’angoisse.

Ma main reste cramponnée à l’encadrement de la porte, mes doigts s’y accrochant comme s’il n’y avait qu’eux pour me retenir de flancher. Et j’ouvre la bouche, inspire pour ne pas crever à mon tour, mes yeux toujours ancrés aux siens. « Cal… » Et cette simple syllabe m’arrache le coeur déjà. Je peine à rajouter quoi que ce soit pendant quelques secondes, priant je-ne-sais-quoi pour qu’elle m’ôte les mots de la tête et me libère de ce poids trop grand, insupportable. « C’est Caleb … Il … » J’essaye de reprendre, la voix faiblement assurée, mais à nouveau cette tentative se solde en un échec.

Pourquoi elle ? Pourquoi ?

Mon autre main vient s’appuyer sur la porte pour la pousser et me permettre ainsi d’entrer, ce que je fais sans la moindre cérémonie, peu soucieux de la réaction de ma sœur face à cette intrusion. Je ne pense qu’à ces mots qui se bousculent dans ma tête, sans trouver nul moyen pour s’échapper et ainsi me libérer. Je n’ai jamais été doué pour tous ces trucs, et puis Cora et moi, c’est pas tous les jours simples… Alors je galère, je retourne tout dans mon esprit trente-six fois avant de me retourner vers elle, au beau milieu de son entrée. « J’avais rendez-vous avec lui au bar du coin ce soir et j’étais en avance… Puis il y a eu la sirène, l’ambulance, tout… Ils étaient tous dans la rue. » Que je réussis à dire en manquant cruellement d’air, pris de panique, mes prunelles rivées sur celles de ma sœur. « Cal est… » Bordel de merde, je n’arriverai jamais à le dire. Jamais.



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MessageSujet: Re: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptyLun 24 Aoû 2015 - 23:22

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Quand elle avait emménagé avec Cal, un an plus tôt, elle avait couper les ponts avec sa mère et son beau-père. Personnes qui n'avaient jamais accepté son petit-ami. Ils avaient trouvé tous les deux un tas de défauts à lui mettre sur le dos. Le plus récurrent était que Caleb ne venait pas d'une classe aisée. Et c'était vrai. Sa mère était secrétaire dans une école. Ce n'était pas le summum de l'ambition. Mais elle aimait ce qu'elle faisait. Lenore était une femme adorable qui l'avait toujours accepté. Elle s'était davantage comportée en mère, un comble quand on sait que sa mère n'en avait pas fait autant. Bref, elle ne voulait plus entendre ce genre de remarque et quand Cal lui avait proposé de vivre ensemble, elle avait accepté. Elle avait même sauté de joie. Sa mère et son beau-père ne faisait plus partis de sa vie, mais Andreas oui. Ce dernier venait les voir de temps en temps. Même s'il était lui-même très occupé. Ils passaient parfois une soirée ensemble à regarder un film. Et Cora appréciait ces moments. Avoir les deux hommes de sa vie, rien que pour elle. Alors quand ce soir Andy avait frappé à sa porte, elle ne s'était pas doutée une seule seconde qu'il était porteur d'une nouvelle macabre. Elle observait son grand-frère se tenir à l'encadrement de la porte. Elle avait fronça les sourcils. Que se passait-il ? Est-ce que c'était encore un de ces jeux idiots qu'il faisait avec Josh, un cap ou pas cap très limite ? Elle se posait la question alors que l'étudiant essayait de parler. Mais il semblait hors d'haleine.

Quelque chose n'allait pas. Son frère aimait plaisanter, faire l'idiot... mais là. Ce regard, elle ne l'avait jamais connu. Il semblait au fond du gouffre. Elle sentait la panique monter en elle peu à peu. Il s'était passé quelque chose. Et elle ne savait pas si elle voulait l'entendre. Elle garda ses yeux bleus sur lui, attendant qu'il parle, qu'il retrouve un semblant de souffle. Puis il lacha un mot... ou plutôt un surnom. Cal. Le surnom de Caleb. Cora sentait alors un énorme poids sur ses épaules. « Quoi Cal ? » Sa voix était hésitante. Cal était au garage. Il lui avait téléphoné pour dire qu'il serait un peu en regard parce qu'il avait beaucoup de boulot. Il lui avait même dit qu'il allait passer prendre une pizza. Comme ça, elle n'aurait pas à cuisiner quelque chose. Il allait revenir d'ici une heure. C'était prévu. Alors pourquoi elle y croyait de moins en moins quand elle voyait le regard fuyant de son frère sur elle ? Elle déglutit en écoutant les paroles de son frère alors qu'il venait d'entrer dans son appartement. Cora laissa la porte entrouverte, totalement accaparée par les mots de son aîné. Le cœur de la jeune femme bat la chamade, au point où cela lui fait mal et lui donne du mal à respirer. Elle manque d'air. Une ambulance ? Oui elle a entendu effectivement la sirène d'une ambulance quelques minutes plus tôt... mais en ville c'était plutôt commun. Elle n'y avait pas fait attention. A la fin des paroles d'Andreas. Elle l'observait un instant avant de dire : « Tu te trompes, il est au garage. Il m'a dit qu'il allait avoir du retard... » Sa voix se brisa. Elle comprenait maintenant. Mais elle refusait d'accepter les paroles de son frère. « Il va rentrer. Il m'a téléphoné.... » Oui Caleb ne lui avait jamais menti. Jamais. Et cela depuis qu'ils se connaissaient. Aux autres mots de Cal, elle le stoppa. « Non ! » Elle avait fait un geste de la main pour lui demander implicitement de ne pas continuer, de se taire. « Tu te trompes !! » Mais elle entendait encore la sirène au loin. Ses yeux se remplissaient de larmes. Elle bouscula son frère et quitta précipitamment l'appartement. Il ne pouvait pas avoir raison. Il se trompait. Alors qu'elle descendait les escaliers de l'immeuble, elle pensait aux paroles de Caleb. Il allait rentrer plus tard. Il lui avait dit. Elle arriva rapidement dans la rue. Elle suivait le son de la sirène, les bruits de foule. Elle déboucha dans la rue principale et elle apercevait un attroupement. Son cœur faisait une course folle dans sa poitrine et elle avait du mal à reprendre son souffle. Puis elle remarqua des objets sur la route, des débris de moto. Les larmes coulaient à présent sur ses joues. Non. Non. Elle remarqua ensuite une moitié de casque, du sang sur la chaussée. Un emblème, un casque d'hoplite spartiate... l'emblème sur le casque de Caleb. Cora tomba sur les genoux, comprenant qu'une partie d'elle s'était envolée à jamais.
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MessageSujet: Re: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptySam 29 Aoû 2015 - 13:31

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Elle n’y croit pas. Je vois dans son regard, et dans tous ses faits et gestes qu’elle ne veut pas y croire. Pourtant elle comprend ce que je suis en train de lui dire, là, à demi-mots. Pas besoin d’utiliser les termes “mort”, “drame” ou “cauchemar” pour que Cora comprenne que c’est un putain de cauchemar, ce que nous sommes en train de vivre. J’ai tenté de me pincer sur le chemin, ça n’a rien fait. C’est la putain de réalité. Cora…

Non, il n’est pas au garage.

Il ne rentrera plus.

Et sera éternellement en retard.



J’aimerais me tromper. Je l’aimerais tellement, putain.

Face à elle, je me sens totalement affreux, impuissant, inutile et monstrueux. Si j’pouvais disparaître, je crois que je le ferais. Enfin j’crois… Faut dire que sa tête me fait douter. Pas que sa tête d’ailleurs. Sa main m’indique aussi de me taire, de ne plus rien ajouter parce que j’en ai déjà trop dit. Là… Ca pue. J’entends comme le minuteur d’une bombe dans ma tête, pas loin de l’explosion finale. J’ai froid. J’ai chaud. J’me sens mal comme jamais. Ca pue… J’vous dis que ça pue.


Elle me tue du regard…

…Me percute violemment et s’échappe.


Je ne reste immobile qu’un dixième de secondes et avant même d’y réfléchir, mes jambes décident de suivre celles de Cora dans cette course jusqu’à lui, Caleb. Jusqu’à ces sirènes qui ne s’arrêtent pas, qui ne s’arrêteront plus jamais. Je crie le prénom de ma soeur. Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois. Je perds le compte, mais je n’ai pas envie de la perdre elle. Alors je crie encore, bêtement, en croyant que ça retardera l’échéance.

« Cora !! » Résonne et se heurte aux murs de cette rue au destin tragique.

Boom. Boom. Boom. Encore et encore. Plus vite, plus violemment. Je m’arrête, le souffle perdu, et je regarde droit devant moi.



Cette fille à genoux, le cœur déchiré face à ces débris. Ses affaires. Lui. Celui qu’elle aime. Mort.

Cette petite fille, Andreas, sur laquelle tu devras toujours veiller. Parce que c’est ce qu’un grand frère est censé faire. Toujours, tu entends ? … Andreas ?

Mais ça, c’était pas prévu hein, maman. Et pour ça, tu seras encore absente. Qu’est-ce que ça pourrait te faire, à toi, m’man ? Tu l’aimais pas, alors…




Deux flics s’avancent vers le regroupement de personnes curieuses, l’air complètement blasés d’avoir encore affaire à un accident de motard. Leur attitude tout autant que leur voix semblent en plus agacées. « Nous vous prions de bien vouloir vous écarter du lieu de l’accident ! »  Mais je m’en fous, de cet ordre. Je me précipite vers ma sœur et m’agenouille face à elle, complètement effondrée, paniquée et paralysée. Que faire ? Que dire ? Comment ? Je ne sais pas. Je panique moi aussi de la voir comme ça et j’aimerais qu’on m’aide, mais ça n’arrivera pas. Je suis tout seul, et elle, encore plus. « Cora… » Putain de merde. Il n’y a pas de solution à ce problème-là. C’est foutu. Je ne sais même pas où agripper mes mains. Au sol, à ses épaules… Ses poignets, ce sont eux que j’attrape finalement, avant de rapprocher mon front du sien.

Et puis, rien ne sort.
Rien, jusqu’à ce que les voix des flics se rapprochent de nous.

« Mademoiselle… ? Vous ne pouvez pas rester là, nous devons évacuer la rue. »

J’ai envie de me relever et de lui casser la gueule pour son manque de jugeote mais au lieu de ça, je serre juste mes poings autour des poignets de Cora. Puis je rouvre mes yeux et la regarde. « Faut qu’on aille à l’hôpital Cora, d’accord ? » Dis-je alors d’une voix peu assurée et médiocrement ferme. Pourtant, je sais que c’est la chose à faire.



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MessageSujet: Re: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptyDim 30 Aoû 2015 - 17:50

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Elle ne veux pas y croire non. Comment l'accepter ? Comment accepter que la personne qui a partagé votre vie pendant neuf ans s'en est allé ainsi ?? Ce n'est pas possible. Impossible pour Cora. Caleb a toujours été là pour elle, toujours depuis tout le temps. C'est lui qui l'a réconforté à chaque fois qu'elle était mal. A chaque fois que son beau-père la rabaissait, à chaque fois que sa mère la blessait par ses commentaires désagréables. C'est lui qui la soutient quand elle fait quelque chose, quand elle cherche un job. C'est lui qui la félicite quand elle obtient un job, quand elle réussit un partiel ou obtient son diplôme. Lui, toujours présent bien plus que les propres membres de sa famille. Caleb a toujours su lire en elle comme dans un livre ouvert. Il a découvert les failles qu'elle cache aux yeux de tous. Mais jamais il ne lui a fait le moindre reproche. Au contraire, il la soutient pour qu'elle se dépasse. Pour qu'elle oublie ses peurs et réalise ses rêves. Qui peut comprendre la perte qu'elle est entrain de vivre à cet instant précis ? Même pas Andreas. Andreas n'a jamais été amoureux. Il n'a jamais été touché par une autre personne comme elle l'aété avec son compagnon. Alors la réalité de cette absence la percute violemment, bien plus qu'elle ne le fait en s'échappant de l'appartement. Bien plus quand elle découvre les débris sur la route, le trottoir. Bien plus quand elle comprend que Caleb ne va jamais rentrer chez eux.

Elle reste tétanisée devant cet amas de taule, de débris mécanique, de bouts de caoutchouc. Elle est sous le choc. Elle n'arrive pas à réagir et elle regarde le sol. Là bas plus loin, entre les jambes des badauds, des curieux, elle voit le drap qui recouvre le corps de son âme-sœur. Elle imagine le corps en dessous et ça la torture. Sa respiration est saccadée et elle cherche, elle fouille dans sa mémoire une raison qui fait que Caleb ne peut être sous ce linge. Mais elle n'en trouve pas. Elle a beau être têtue, elle le sait au fond d'elle, que tout est terminé. Elle sait qu'elle ne verra jamais plus son sourire. Qu'elle ne sentira plus jamais ses mains sur elle, sa bouche sur la sienne. Elle ne l'entendra plus jamais rire, ni chanter avec sa guitare. Elle ne se réveillera jamais plus avec lui à ses côtés. Elle a du mal à respirer. Mais elle ne bouge pas. Pas même quand Andreas lui agrippe les poignets. Ses yeux se fixent droit devant elle, sans même voir son aîné. Ses larmes cessent de couler. Elle entend un sifflet au loin, sûrement un flic qui tente de faire la circulation. Puis elle entends des voix. Elle sort de ses pensées et elle regarde son frère. Aller à l'hôpital ? Pour quoi faire ? Elle essaie de se défaire de l'emprise de son frère. Il lui cache la vue. Elle se relève avec peine, repoussant Andreas. Elle veut avancer mais la police l'en empêche. Les ambulanciers emportent le corps sans vie de Caleb. Il faut qu'elle appelle sa belle-mère. Il faut qu'elle sache. Mais elle ne veut pas que ce soit la police qui l'appelle. Seulement elle se rappelle qu'elle n'a rien avec elle... elle n'a même pas fermé la porte de l'appartement. Elle ne sait pas ce qu'elle doit faire. Elle se sent perdue et elle sait que ce sentiment n'allait pas la quitter avant un long moment. Alors elle se laisse guider par Andreas.
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MessageSujet: Re: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptyMer 2 Sep 2015 - 12:21

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Il suffit d’un moment d’inattention, quand je cherche à regarder où en sont les policiers, pour que Cora m’échappe. Elle tente de se rapprocher de l’ambulance mais évidemment, on l’en empêche sans la moindre pitié. Sans savoir qui elle est et sans chercher à savoir qui il pourrait être pour elle. Pour cette fille complètement perdue qui semble n’avoir plus rien auquel s’accrocher.

Je me sens désarmé et impotent, incapable de dire quoi que ce soit d’un tant soit peu rassurant à ma propre sœur. En fait, j’ai même l’impression de ne pas exister dans cette scène, de n’être qu’un oiseau de mauvaise augure venu annoncer la tragique nouvelle, mais pour le reste… Il n’y a rien. C’est le chaos le plus total. J’ignore comment je vais me sortir de ce merdier et surtout, comment hisser Cora de ce cauchemar. Tel un imbécile, je me dis qu’il y a peut-être une solution, qu’il y a encore un tout petit peu d’espoir et que celui-ci réside dans le fait d’aller à l’hôpital. Mais avons-nous vraiment le choix, de toute façon ? Et quand elle sera là-bas, face à lui si on le lui autorise, peut-être que ça sera pire que tout ? Pire que d’être à une dizaine de mètres de lui dans cette rue ? J’en sais rien… J’en sais rien. J’ai pas été préparé à ça. Je n’ai jamais cherché à imaginer les effets conséquences de la mort d’un de mes proches, et encore moins d’un proche de ma sœur.


Bientôt, ma main attrape l’épaule de Cora et je l’attire contre moi, tandis que je cherche à capter l’attention d’un officier de police. « Vous avez bien recueilli tous les témoignages des gens présents ? Ils étaient forcément nombreux… » … « Nous sommes des proches de la victime. C’est quand qu’on pourra voir le procès verbal ? » Je relève le menton vers les papiers qu’il a dans ses mains, sans savoir s’il s’agit de ça ou non, mais qu’importe, je connais vaguement les procédures en cas d’accident de la route et ça passe par un procès verbal. « Cela peut prendre plusieurs semaines, le temps que les forces de l’ordre terminent l’enquête monsieur. Il faudra voir ça avec les assurances concernées… » Me confie-t-il, non sans m’adresser un regard à moitié douteux. Puis il ne perd pas une seconde de plus et s’éloigne en vue de rejoindre l’un de ses collègues. Moi, là, j’ai la haine. Contre tout ce putain de système qui nous laisse sur le bas côté, comme de pauvres spectateurs indignes. Réfléchissant quelques secondes de plus, je garde finalement le même objectif : nous rendre à l’hôpital le plus proche où Cal a dû être transporté. Je soutiens Cora du mieux que je peux jusqu’à ma voiture…

Puis jusqu’aux portes vitrées coulissantes de l’établissement médical.

Je ne sais pas combien de temps nous attendons avant d’être invité à suivre un médecin. L’état critique de Cora est un indicateur suffisamment explicite je pense au fait qu’elle est proche de lui ; en tout cas c’est elle la première qui s’engouffre dans ce couloir blanc. Moi je la suis pour garder un œil sur elle, rien de plus. Je ne crois pas avoir envie de voir Caleb. Pas dans cet état. Et puis, c’est pas à moi d’aller lui dire au revoir en premier. Alors quand le médecin nous dit que la salle est juste en face, j’adresse un dernier regard à ma sœur, désolé et confus, à la hauteur de toute cette impuissance qui a été mienne dès le début.  Un regard qui signifie “je t’attends ici” et ça, c’est tout ce que je suis en mesure de lui garantir. J’ai toujours été pour elle dans les plus grosses galères et ça ne changera pas de sitôt.



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptyLun 14 Sep 2015 - 0:17

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Elle ne pouvait pas rester immobile alors qu'on emportait Caleb loin d'elle. Cela lui déchirait le cœur. Elle ne voulait pas qu'il soit seul, avec des inconnus. Pour elle, c'était tout ce qui comptait. Ces personnes autour de lui ne le connaissaient pas. Ils ne savaient pas comment il était. Comment il pouvait être un véritable pitre quand il le voulait. Qu'il jouait de la guitare comme personne. Qu'il avait une facilité déconcertante pour la rassurer et la comprendre. Qu'il était toujours d'un naturel optimiste. Qu'il faisait confiance en l'être humain, en la bonté des hommes. Qu'il l'avait aimé sans concession jusqu'à son dernier souffle. Elle, elle voulait juste qu'il soit bien traité. Il le méritait. On devait prendre soin de lui comme il avait pris soin des autres. Et ça, ces étrangers qui l'entouraient ne le savaient pas. Ils ne savaient pas qui il était. Cora savait. Elle le connaissait pour avoir passé des années à ses côtés. Mais ces policiers et ambulanciers ne voulaient même pas qu'elle s'approche. Elle se sentait complètement paumée, ne sachant pas quoi faire. Elle avait la gorge nouée et elle ne pouvait prononcer aucun mot. C'était impossible. La main d'Andrea l'attrapait à nouveau pour la maintenir contre lui. Mais les yeux de Cora était rivés sur l'ambulance dont les portes se refermaient. Son regard se perdait ensuite sur la chaussée alors qu'elle entendait Andrea qui prenait la parole. Elle jetait un œil aux débris. Elle cherchait quelque chose à récupérer, quelque chose que les badauds ne pourraient pas voler... et revendre au marché noir. Mais il n'y avait rien que des débris... rien en assez bon état pour faire parti du moindre deal.

Quelques minutes plus tard, Cora se trouvait dans la voiture d'Andreas. Elle avait froid. Ses mains étaient liées l'une à l'autre, l'empêchant de trembler de tout son corps. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait là. Son esprit était embrumé et elle pensait à des tas de choses, parfois futile. Elle se demandait si elle avait bien éteint les bougies du salon. Si elle avait fermé la porte d'entrée, ce qu'il y avait dans le frigo... La minute suivante, elle était sur un siège dans une salle d'attente. Elle comprenait trop tard pourquoi elle se trouvait là. Le médecin l'observait, la mine fermée. Elle, elle sentait la panique la gagner. Elle aurait voulu se trouver partout sauf ici. Mais elle pensait à Caleb qui se trouvait seul. Elle se leva alors suivant le médecin. Elle pensait à Lauren et elle se demandait si on avait averti sa belle-mère. Le médecin lui expliqua les causes du décès devant une grande porte blanche avec une pancarte « Morgue ». Traumatisme crânien, mort sur le coup. Elle n'écoutait pas vraiment les mots du médecin. Elle ne voyait que ce mot sur cette porte. Elle se retrouva ensuite seule dans ce couloir. Elle mettait quelques minutes pour poser sa main sur la poignée de porte. Quand elle entra, elle fut frappée par la fraîcheur du lieu. Elle s'approcha tel un automate de la seule table occupée... Le corps de Caleb avait été dévêtit. Un drap recouvrait sa silhouette jusqu'aux épaules. Cora posa son regard sur le visage de son compagnon. Il avait des égratignures sur tout un côté de son visage. Un bandage lui recouvrait une partie de la tête, laissant quelques mèches noires s'échapper du tissu maculé de sang. La jeune femme n'osait même pas le toucher comme si elle avait peur de lui faire mal. Elle était figée devant le corps de Cal, observant son visage, ses yeux fermés. Quand une infirmière entra dans la salle. Elle ne la salua même pas, s'approcha d'un pas nonchalant vers Cal. Elle prenait une feuille et lisait le contenu avant de poser sa main sur le bras de Cal. Bras où se trouvait un bracelet en cuir que Caleb portait depuis qu'il était gosse. Voyant qu'elle allait lui enlever, Cora l'en empêcha d'un geste vif. « Non ! » L'infirmière s'exclama alors : « Je dois lui enlever ses affaires personnelles. » « Je vais le faire ! » S'énerva un peu plus Cora. L'infirmière hésita puis elle soupira et quitta la pièce. Cora serra les poings, en colère contre cette bonne femme, contre l'accident, contre Cal allongé sur cette table. Elle éclata en sanglots. Elle se pencha sur le corps du jeune homme et posa sa tête sur son torse. Elle ferma les yeux. D'habitude cela l'apaisait mais elle n'entendait aucun son, aucun battement cardiaque régulier et rassurant. Elle resta pourtant un long moment ainsi avant de se redresser. Elle posa ses yeux sur le visage de Caleb. Elle approcha son visage du sien et déposa ses lèvres sur les siennes. Puis avec douceur, elle entreprit de lui retirer son bracelet. Bracelet que son meilleur ami, parti au Bresil depuis, lui avait donné quand ils étaient gosses. Elle retira ensuite la chevalière qui se trouvait à sa main gauche. Et enfin, la chaîne qu'il avait autour du cou, sa croix du christ que lui avait donné sa mère à son baptême. Caleb était américain mais avec des racines irlandaises. La religion avait toujours été présente dans sa vie, même s'il n'était pas pratiquant. Il pensait à une présence divine là, partout, à une vie après la mort. Cora espérait que c'était le cas. Elle tenait toujours la chaîne dans sa main quand Lauren entra dans la pièce. Cora croisa son regard, aussi douloureux et paniqué que le sien. Elle resta un instant avec sa belle-mère avant de quitter la pièce. Cora lui avait redonné les affaires personnelles de Caleb. Lauren lui avait rendu la chaine, qu'elle avait encore en main quand elle regagna la salle d'attente où se trouvait toujours Andreas.
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MessageSujet: Re: sorry seems to be the hardest word (cora)   sorry seems to be the hardest word (cora) EmptySam 19 Sep 2015 - 17:16

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Cora n’est plus tout à fait elle-même. Chancelante, vide, ailleurs. Sa peau est blanche, trop blanche. Ses yeux rouges, sont déjà épuisés. Son corps est là, sans être là. Elle est méconnaissable. Jamais je ne l’ai vue comme ça. Aussi perdue et fébrile à la fois…

Face à la mort. Seule. Si affreusement seule.

Ca remet tout en question. Jamais, jamais je ne me suis senti aussi impuissant avec elle. Cora et moi, on ne se ressemble pas tant que ça, même presque pas. Je crois que même la nature n’a pas voulu qu’on soit proches en nous faisant si différents. Et pourtant, les circonstances nous ont toujours unis l’un à l’autre dans la vie. Parce que notre mère a décidé de se mettre dos à nous, en ne nous laissant aucun autre choix. Alors nous avons toujours dû faire bloc, par la force des choses. Parce que notre père a toujours fait privilégier son travail, prospère et éclatant, à la place de ses gosses. Je ne lui en veux pas, moi, parce que je le comprends. Parce qu’on n'était pas simples, et parce que maman a grave déconné. C’est elle qui l’a laissé partir, retrouver son Allemagne chérie. Cora en a toujours voulu à notre père, elle, sauf qu’elle n’a pas vu ni entendu ce que j’ai moi-même vécu au moment de la séparation.

Mais je m’en fiche de tout ça, je crois que je serai toujours du côté de Cora dans les problèmes familiaux. C’est ce qui nous a lié l’un à l’autre dès le début, c’est ce qui m’a construit aussi, bien malgré moi.

Si on galère autant elle et moi, c’est parce qu’on est proches sans être proches. C’est parce qu’on ne s’est pas choisis, parce qu’on ne se serait pas choisis non plus, si on avait eu le choix. Sérieusement, j’aurais sans doute préféré être fils unique et Cora elle l’a très vite su, j’lui ai assez répété tout au long de sa vie, pauvre d’elle.

Finalement, le lien du sang c’est un truc bien mystérieux, mais ça marche, j’vous assure. Et c’est puissant en plus. Je ne sais pas si j’aime ma sœur comme je devrais l’aimer. Je ne sais pas si ça me dérangerait de ne pas la voir pendant une année entière. Probablement pas, d’ailleurs. Mais il y a une chose que je sais, c’est que de la savoir, de la voir mal, ça me met mal. C’est pas tant pour Caleb, je le sais au fond de moi, non c’est juste elle. Juste elle. J’supporte pas de la voir comme ça et le pire dans tout ça, c’est que je n’sais même pas quoi faire pour elle. C’est un bordel sans nom. C’est fucked-up et moi j’suis complètement à l’ouest.

Une infirmière entre et ressort, la neutralité collée au visage.
Une femme désemparée apparaît ensuite et entre dans la pièce. Elle ressemble énormément à celui que je devine vite être son fils. Moi, ma mère, si je devais mourir, j’me demande bien comment elle réagirait. Si elle pleurerait… La perte du fils qui donnait le baume au cœur ou juste de celui qui rendait fier parce qu’il ne faisait pas un métier bas et dégradant ? Ouais, j’me demande…

Putain, j’ai le bourdon. Je n’sais pas si je fais bien d’attendre en fait. Je suis tellement mal à l’aise que j’en viens à me poser cette question, pourtant indigne. Mais je reste, je suis cloué à ce fauteuil de toute façon, c’est plus fort que moi. C’est pas une question de politesse, j’ai passé le temps d’être poli avec ma soeur. C’est encore ce lien éternel, incassable.

La porte s’ouvre au bout d’un long moment et elle réapparaît. Dévastée, paumée et anéantie. Je sens à nouveau mon cœur se serrer dans ma poitrine et battre fort, bien que difficilement. Si elle est plus faible que jamais, je sais que je vais devoir être fort pour encore quelques longues heures. Suivre les procédures, alléger un tant soit peu l’épreuve de Cora et l’aider pour tout ce qui relève de l’administratif. Parce que c’est bien l’un des seuls trucs que je me sens la force de faire. C’est minable et d’ailleurs je me sens minable, de ne même pas être capable de la serrer dans mes bras, mais c’est comme ça. Ça a toujours été comme ça.

Alors je me contente de passer mon bras autour de ses épaules pour l’entraîner en dehors de cette salle et aller chercher une infirmière, un médecin, ou n’importe qui susceptible de nous guider. Une page va devoir se tourner, mais combien de temps cela nécessitera-t-il… ?


Fin du sujet



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