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 N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]

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MessageSujet: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Sam 11 Juil 2015 - 0:15

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Lola C. Sandstrøm
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Elle est douce. Elle est forte. Elle est chaude et fleurie... Et je lui appartiens. Et elle m'enivre...L’odeur du foin me berce et m’entoure. Mais, moi, je ne la sens qu’à peine. Rageuse, j’avale une gorgée de ma tendre bouteille, ma traitre bouteille, celle qui m’a donné cette idée. Puis je lui réponds, à elle… A Elle.

Elle qui obsède mes jours sombres, hante mes nuits blanches.
Elle qui devrait être là, près de moi. Elle qui a fui.
Elle et ses paroles-poignards.
Elle et ses lèvres-douceurs.

Elle.

Pour qui elle se prend, elle ? Et je ris en envoyant mon texto. Et mon rire fait des bulles dans mon ventre et des larmes dans mes yeux, que j’essuie rageusement, que je remplace par une lampée de martini.

Elle n’est pas là.

Il n'y a que des souvenirs... La distance. La glace.

8 «J'entends mon bien-aimé,
Oui, le voici, il vient,
Sautant sur les montagnes
Et bondissant sur les collines.

Mon portable vibre. Elle me menace. Je ris. J’ai intérêt à être bien cachée, dit-elle. Et je ne la crois pas. Elle ne viendra pas. Elle a mieux à faire. Toujours.

Pourtant, il sent bon, le foin…

Et il a été difficile d’échapper à la surveillance des gardes de nuits pour me faufiler jusqu’ici, puis de grimper,  puis de m’y faire un nid…  

Elle ne veut pas de nid.
Pas même pour une nuit.
Pas même pour une folie.

9 Mon bien-aimé ressemble à la gazelle
Ou à un jeune cerf.

Je bois un peu, morose.
Je la déteste.
Et puis, elle n'est pas si belle.
Pas si inoubliable.
Pas si unique.

Le voici: il est là, derrière notre mur,
Guettant par les fenêtres
Et lançant des regards à travers les treillis.

Encore un peu d’alcool. Je ne lui répondrai pas…

Elle me dirait des choses affreuses...
Elle ne sait dire que cela.

10 Mon bien-aimé me parle,
Et il me dit:
Lève-toi, mon amie, viens donc, ma belle,
11 Car l'hiver est passé
Et les pluies ont cessé, leur saison est finie.

C’est un rêve de petite fille qui a trop regardé de films, trop lu de romans historiques, le foin. C’est un rêve champêtre, une imagerie innocente, rêveuse, idiote. Le berger, la bergère, les moutons, la meule de foin frais, odorant, les baisers… C’est l’une de ces images qui ont grandi avec moi, un idéal, une certitude tranquille. Un jour…

Mais c’est la saison des pluies plus que celle de l’été, Riley. Et tu te moques bien de mes rêves de gamine. Et je les salis d’alcool, et je te parle de cul au lieu de cœur.

Et tu refuses le tout…

Tu détruis tout.
C'est l'hiver dans tes mots, Riley.

12 On voit des fleurs éclore à travers le pays,
Et le temps de chanter est revenu.
La voix des tourterelles retentit dans nos champs.

Il y a une autre bouteille dans mon sac, et le foin sent vraiment bon, et je peux dormir ici. Seule. J’ai besoin de personne, et surtout pas de toi… T’es pas la seule, tu sais. Demain je reviendrai avec une autre. C’est pas bien grave. Je reviendrai salir mes rêves d’enfant, on le fait tous, il est temps que j’adopte le mouvement.

13 Sur les figuiers, les premiers fruits mûrissent.
La vigne en fleur exhale son parfum.
Lève-toi, mon amie, et viens, oui, viens, ma belle.

Je me redresse, je m’appuie à un ballot encore tout encordé, tout entier,je regarde le sol, dessous.

Il n’y a personne.

Bien entendu.

Et je ris, tout bas.
Promis, juré, je ne t’attendais pas.
Promis, juré, craché… Je n’en crève pas, de ton absence.

14 Ma colombe nichée aux fentes du rocher,
Cachée au plus secret des parois escarpées,
Fais-moi voir ton visage
Et entendre ta voix,
Car ta voix est bien douce et ton visage est beau.

Je me laisse retomber dans mon lit de foin aéré, de foin libéré et d’herbe sèche…

Je termine ma bouteille. Tu vois ? Je ne t’attends pas.
Tu ne viendras pas…

A ta place je ferais de même… je ne t’en veux pas. Je t’aime. C’est bien pire. On ne se débarrasse pas de cette rancœur-là.

15 Prenez-nous les renards,
Oui, les petits renards qui ravagent nos vignes
Quand elles sont en fleur.

Je ferme les yeux, je compte les étoiles sous mes paupières et les mouvements du bateau ivre qu’est ma vie. Je reviendrai demain. Avec n’importe qui. Du foin, je n’en ai pas si souvent sous la main. Et j’ai une image d’Epinal à détruire, comme on brise une idole, comme je voudrais te maudire. Et ses mains inconnues seront là pour t’éloigner, pour t’effacer… Et lorsque je serai sous lui, je ne penserai plus à toi…

16 Mon bien-aimé, il est à moi, et moi, je suis à lui,
Lui qui paît son troupeau sur les prés pleins de lis.

Tu t’effaceras, Riley.

17 Et quand viendra la brise
À la tombée du jour,
Et quand s'estomperont les ombres,
Reviens, ô toi mon bien-aimé,
Pareil à la gazelle ou à un jeune faon
Sur les monts qui nous séparent.

[*] Cantique des Cantique 2
[trad. La Bible du Semeur, 1992]




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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Ven 17 Juil 2015 - 21:46

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J. Riley Clarke
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Ferme = foin
foin = fantasme
toi + moi + foin? Minuit?
+ Martini


Des mots, une suite de connexion tordue qui n’ont de sens que pour celle qui les écrit.
Des mots, les premiers qu’elle m’accorde depuis … Depuis que c’est fini.
Des mots qui appellent au plaisir, à l’abandon.
Des mots qui me blessent, qui m’écœurent.

Après de si longs silences, ce ne sont pas les mots que j’attendais.
Parce qu’aussi naïvement que secrètement, je les ai rêvé ces mots-là.
Ces mots que tu me lancerais parce que je te manque trop, parce que tu veux retrouver ce qu’on avait, parce que tu veux affronter le monde … pour moi.

Quelle idiote hein ? Quelle conne ! Allez-y ! Riez, parce que moi je ris. Je ris de ma connerie, de ma stupidité. Tout ce que tu es encore capable de me demander, c’est une baise vite fait.
Un fantasme à réaliser …

Et je suis écœurée, au point que je pourrais te le donner ce fantasme.
Je suis tellement énervée que je le ferais … Rapidement, brutalement, juste pour que tu le regrettes. Pour briser tout ce que tu t’étais imaginé de moi, de nous, de ce que ça donnerai … Pour tout tâcher, pour tout saccager … Comme tu saccages ce qui restait de nous, ce qui me restait de toi …

J’enfile rageusement ce qui me passe sous la main, un short en tissu et un tee-shirt puis je hèle le premier taxi en bas de mon immeuble. Du foin, à Los Angeles, je n’ai pas de mal à décrypter le message puisqu’une ferme éphémère c’est récemment installée dans le Northeast …

Ephémère comme nous l’avons toujours été … C’est drôle non ?

T’es vraiment allumée.
T’es vraiment trop conne.
Et je m’inquiète vraiment trop pour toi …

Pourquoi ce n’est pas simple de te laisser croupir là-bas ? Sans me soucier de qui croisera ta route, sans me soucier de l’état dans lequel tu es … Ça devrait être facile ! Je te déteste, je te hais … Et je … Je me ronge un ongle en suppliant silencieusement le chauffeur d’accélérer.

Une fois arrivée, je tente l’entrée principale mais on me barre la route. Deux gorilles contre lesquels je ne fais pas le poids … Peut-être un peu de charme ? Mais merde, je suis vraiment trop énervée pour avoir l’air intéressée …

Alors plan B. Un petit muret à escalader. Bien sûr, je me ramasse de l’autre côté, le sport ça a jamais été mon truc. Pourtant j’en ai bravé des obstacles …

Et je regarde tout autour de moi avant de repérer cette petite étable. Du foin en dépasse, de partout. C’est sûrement là où tu te caches ...

Le foin pique mes jambes, mes bras … C’est tout sauf agréable et je me dis que t’es vraiment tordue … Ou bourrée. Et j’entends bouger, je m’approche et je te vois les yeux fermés. Tu vois, j’ai su te trouver, je saurais toujours où te trouver …

« Hé ! ». Du bout du pied je pousse un tas de foin pour qu’elle se réveille. « Lève-toi on s’en va … ».

Regarde, regarde ce que tu me fais faire … Qu’est-ce que tu crois ? Que je suis la fille à aller chercher son ex paumée dans une botte de foin ? Que je vais tenir tes cheveux quand tu vomiras ? Et que je vais te border dans mes draps pour me taper le canapé ?

Qu’est-ce que tu crois ? Que je suis cette fille-là ?

Pourtant c’est vrai … Maintenant que je te vois, seule, paumée, je suis presque soulagée.



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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Mer 5 Aoû 2015 - 0:37

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Lola C. Sandstrøm
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Je me laisse tomber, dans le noir, dans la vie, dans l’acool, dans la nuit. Et le foin m’accueille, et s’il sent bon, et si son parfum à elle me griserait plus encore, et s’il me pique la peau, le foin, ses mains à elle sont des griffes qui me blessent quand je la laisse me capturer… Alors elle ne me manque pas. Je ne songe pas à elle, pas à ses cheveux parsemés d’herbe séchée, aux traces rouges qui courraient sur sa peau, aux fétus qui se colleraient à son dos… Je ne pense à rien de tout cela.

Je suis bien cachée.
Morphée approche.
Et Riley ne viendra pas.
Et mon corps ne l’appelle pas.

« Hé »

Je crois d’abord rêver. Je ne veux pas soulever les paupières, vérifier. Je ne veux pas être déçue. Je ne veux pas que tu sois là. Je ne veux pas de ton absence. Je ne veux rien…

Le foin remue, près de moi. Peut-être une souris. Un gros rat. Un chat.

« Lève-toi, on s’en va… »

Un rat fort verbieux, un délire fort réaliste. Je t’aime, Martini. J’ai une bulle de rire dans la gorge, qui s’échappe, éclate et perce le silence.

« Tu es venue ? »

Je n’ose pas ouvrir les yeux, mais je tourne le visage vers cette zone d’où venait ta voix, comme une fleur un peu idiote, qui aime le soleil brûlant, malgré la sécheresse.

Et j’ai des bras qui s’étirent, un dos qui s’arque, un sourire paresseux, un soupir étouffé. Une attitude de chat au soleil. Non, pas de chat au soleil. Une attitude de fille alcoolisée qui a rêvé de toi trop souvent.

« Tu arrives tard, j’ai fini la bouteille… »

Je ne t’attendais plus, tu vois…

On ne s’en va pas, Riley. Pas alors que tu arrives à peine, pas après ces semaines de silence, pas quand t’entendre me tord le cœur, me vrille le corps. Oublie-la, cette idée-là. On ne va nulle part, toi et moi…

Juste dans le mur.
Toujours dans le mur.
Et dans le foin, cette fois…
Juste cette fois…
Et puis je te libère…Avant de me brûler les doigts.

« Si j’avais su qu’il suffisait d’un texto comme ça…Pfiouuuuu ! »


Tu m’as manqué.

« Avoue, malgré tooooutes tes belles paroles… t’as envie de moi ! »

Tu m’as manqué à la folie.
C’est normal, non ? Je suis folle…
Je ris un peu. A peine.
Je te hais presque.

Mes doigts jouent avec un peu de foin, l’envoient voler, un brin atterrit sur mon, nez, je secoue le visage, le monde tourne. Je roule avec lui, dans le foin. Avec ce qui devrait être un ronronnement, qui n’y ressemble pas.

« T’en rêves la nuit ? »

Moi aussi, tu vois ? Je rêve de ça, la nuit. Et je crève du reste. De tout le reste. De tes sourires, de ta voix, des rires, de nos mains qui se frôlent, de mon cœur qui se gonfle, de mes yeux qui te cherchent. De la tendresse dans tes yeux, de nos disputes… Je crève de tout ça.

Je crève plus souvent que je ne rêve.

Mais je ris, tu vois.
Parce que je ne vais pas pleurer.
Parce que tu mérites bien ça.
Parce que mon alcool est cruel, provocateur, triste.
Et puis il y a le foin, Riley…
Et moi, j’ai si souvent rêvé du foin…

Tu ne m’as pas manqué, pas du tout.
Je n’ai pas besoin de tes bras autour de moi. Pas du tout.
Je n’ai pas besoin d’un sourire.
Je n’ai pas besoin d’excuses.
Ni de ton parfum.
Ni de pleurer.

Besoin de rien, tu vois…
Besoin de rien.
Envie de toi.
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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Mar 18 Aoû 2015 - 11:23

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J. Riley Clarke
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Tu es venue, me demande-t-elle avec la plus grande naïveté. Les yeux clos, comme si elle ne voulait pas prendre le risque de se réveiller, d'affronter la réalité. Comme si elle ne savait pas si elle en était enchantée ou désabusée.

Oui. Je suis venue.
Parce qu'à demi-mots, elle me l'a demandé.
Parce qu'à demi-mots, elle m'y a forcé.

J'aurais peut-être dû l'ignorer. Lui offrir sur un plateau, une nouvelle raison de me détester.

Mais tu vois, c'est plus fort que moi.
Tu vois, je n'y arrive pas.

Alors je suis là.
Là, à la regarder s'étirer, soupirer et jouer comme une gamine avec les brins de paille. Je suis là à écouter ses remarques, ses questions qui, à présent m'agacent plus qu'elles ne me blessent.

Et parce que je cpmprends qu'elle n'est pas décidée à s'en aller ou à coopérer, je me résigne à m'asseoir sur une botte de foin.

Ça prendra le temps que ça prendra.
Du temps à la détester, à lui en vouloir. Mais du temps passer avec elle ...

Il est précieux ce temps. Parce que son absence est pire que les cris, que les disputes. Parce que son absence est pire que tout.

« Pourquoi c'est si important pour toi Lola ? » Pourquoi as-tu besoin de m'entendre dire ce que je n'ai eu de cesse de te prouver durant des mois ? Pourquoi as-tu besoin de me l'entendre dire alors que ça n'a plus d'importance ? Alors que ça ne changera rien ? Pourquoi tu cherches à nous attiser pour une histoire qui n'ira et ne va nul part ?

C'est une question d'égo ? De fierté ? Ou as-tu ce goût amer au fond de la gorge ? Ce goût de l'inachevé ?

Mon regard pensif se dépose sur elle, sur son visage que l'alcool a rendu doux, tranquil.

Est-ce que j'en ai rêvé de ce visage rougi par la chaleur de mes caresses ? Est-ce que j'en ai rêvé de ses lèvres entrouvertes qui laisseraient s'échapper les souffles irréguliers et les gémissements que je provoquerais ?

La vérité, si tu la veux. La vérité dénudée, c'est que j'en rêve encore.



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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Mar 8 Sep 2015 - 2:00

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Lola C. Sandstrøm
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« Pourquoi c'est si important pour toi Lola ? »

Je papillonne des cils un moment. J’ai sans doute des illusions auditives. Elle ne peut pas poser cette question-là. C’est ridicule, comme question, ça ne veut rien dire, ou juste qu’elle ne comprend pas, qu’elle n’a jamais, jamais rien compris…

Un hoquet, ma tête qui tourne. Les bras pliés sous mon torse. Je me redresse. Je m’agenouille. Oh tout tourne. Je la cherche du regard. L’alcool la nimbe d’une aura toute d’or et de lumière, malgré la nuit. JE dois être folle en plus de saoule … Il fait nuit noire, quand bien même des luminaires éclaboussent le parc de leurs lueurs blêmes.

« T’as… T’as des questions marrantes. »

Je ris, d’ailleurs, un peu, pas trop fort. Tu es venue pour moi, je ne vais pas pleurer parce que tu ne sais rien, que tu ne comprends rien, tu sais ? C’est nul, l’alcool triste, moi, je n’en veux pas… Mes doigts se crispent sur le foin et, heureusement, une botte apparait miraculeusement sur ma gauche et m’empêche de totalement basculer.

Hic.

« Je t’ai dit qui ça avait été, ma première ? Une puuute… Youhouh… Je suis sordide !"

Je m’amuse, à te raconter tout ça. Peut-être que ça te dégoutera à jamais. Peut-être que je ne pourrai plus jamais espérer. Peut-être que ça me rassurera. Peut-être que peut-être que si tu restes après ça, je saurai que tu tiens à moi.

« Pour mes … mes bix-huit ans. Buizit… bizuit… baaaah ! Un – Huit. »

Tu sais, j’ai 23 ans, et tu es la première fille avec qui je suis sortie… La première avec qui j’ai osé. ET je n’ai pas une seule nuit avec toi à chérir. Les seules nuits que j’ai, je les ai payées, ou j’étais si saoule que je ne m’en souviens plus, ou… ou je me déteste de les avoir vécues, et de me sentir si sale,si coupable.

Mais quand on est saoul, on n’explique pas ces choses-là…

« Ca aurait été bien, avec toi, là… Ou alors ça aurait été nuuuuul… et peut-être que je me serais dit « en fait, je suis hétérooo quand je suis saoule ».. ah ah ! »

J’aurais voulu au moins ce souvenir-là… Je suis juste parvenue à te vexer. A te blesser. Je l’ai entendu à ta voix ? Je ne sais faire que ça, je crois, te blesser.

J’ai 23 ans. Je suis célibataire. Avec les mecs, ça a toujours été nul et faux. Avec les filles, le plaisir était sordide et sale… J’aurais voulu savoir si avec toi j’aurais eu la chair moins triste, le cœur plus léger.

Mais tu ne veux pas. Et si j’étais moins saoule, et si je pouvais tenir presque debout, je me jetterais sur toi. Et je te le dis, ça, que si j’étais moins mal, je ne te laisserais pas le choix. Entre deux hoquets et deux rires. Entre deux envies de pleurer. Je ne pleurerai pas, c’est nul, avoir l’alcool triste. Et je m’excuse pour ça aussi, parce que je ne sais pas boire, parce que je t’ai fait traverser la moitié de la ville, parce que je t’ai envoyé un sexto nul, parce que je suis nulle, et puis je te comprends, hein, moi non plus, à ta place, je ne perdrais pas mon temps avec moi…

Et je m’excuse.
Et je m’excuse…
Et je m’excuse…



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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Dim 11 Oct 2015 - 21:56

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Elle papillonne des cils un instant, comme si les sons n’était pas parvenu jusqu’à elle, comme si elle n’avait pas compris un mot de ce que je viens de lui demander. Elle a l’air idiote … Une belle idiote emprisonnée par le foin aux couleurs réchauffées par l’alcool.

Je reste dubitative quand elle déclare que mes questions sont marrantes. Au moins l’une de nous deux à la chance de trouver la situation amusante …

Du regard, je la détaille. Pas vraiment assurée sur ses appuis, elle se redresse et un hoquet des plus élégants lui échappe.

A cet instant je m’attends à tout de sa part, vraiment à tout … Sauf bien sûr, à ce qu’elle me dit.

Une pute ? Voilà où ses barrières, ses protections, ses secrets l’ont mené … Voilà sa punition ?

« Non tu ne me l’avais jamais dit. »

Une légère nausée remonte dans le fond de ma gorge. Acide.
Sordide oui, elle l’est mais c’était l’effet escompté non ? En me balançant ça si froidement, si banalement au visage, c’est l’effet qu’elle recherchait.

Me dégoûter d’elle, de nous peut-être.
Mon estomac se tord mais je suis incapable d’identifier le sentiment qui le ronge. LA colère, la tristesse ou la pitié ? Je ne sais plus ce que je ressens. Elle me fait passer par des dizaines de sentiments contradictoires qui mettent le bordel dans ma tête … Comme d’habitude. Comme je la déteste.

Je lui en veux. Comme je veux effacer ses souvenirs sombres et dégradants.
Je la déteste. Comme je déteste la voir souffrir.

« Tu sais bien que ça serait exceptionnel avec moi … » Parce que je ne peux pas te laisser croire que ça ne le serait pas et parce que même si tu n’y crois pas, tu vaux bien ça. Quelque chose d’exceptionnel …



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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Mer 14 Oct 2015 - 23:35

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Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je sais que tu ne veux pas. Je sais que ça sert à rien de spéculer. Je sais... je sais que tu es venue me chercher, malgré tout.Pas pour le sexe. Que t'en veux pas, du sexe. Que t'es venue... parce que je t'ai mise en colère.

Parce que tu ne me hais pas.
Parce que tu ne le pensais pas, vraiment...
Pas tout ça.

Je fais ça bien, non ? Te mettre en colère. Hors de toi. Quitter ta peau, ton assurance, ton calme, tes certitudes, te jeter, avec moi, dans un océan de troubles, de silences, de cris, un océan où l'eau vous ment, où le vent vous tord,une tempête incessante de doutes, d'espoirs et de déchirements.

J'ai eu cette victoire-là.
Elle a le goût de l'océan.
Elle a un goût d'eau salée.

« Tu sais bien que ça serait exceptionnel avec moi... »

Je te déteste.

J'ai envie de rire.Mais rire me contacte le ventre et... et très vite il meurt, mon rire, avant même d'avoir répondu à son assurance. Je laisse la botte de foin me retenir, je ne résiste même plus à la gravité, je regarde le plafond, j'imagine des étoiles. Je ne nous imagine pas. Pas du tout. Tes cheveux blonds répandus autour de toi. Ton dos s'arquant. Tes lèvres entrouvertes. Je n'imagine rien de ça. Rien de ma faim, rien de ma révérence, rien de la crainte de mal faire, rien de ... Rien. Ni tes doigts sur ma peau, ni ton poids sur moi.Rien.

Je ne te hais pas.
Pour m'avoir fait mal.
Pour avoir dit...
Pour être partie.

Je ne te hais pas.

Je dodeline de la tête, avec une vague grimace,avec un soupçon de sourire éméché,avec le cœur qui fait des soubresauts de douleur. Je ne sais pas pourquoi je t'ai appelée. J'aurais du savoir que ça ne marcherait pas. Que tu n'accepterais pas. J'aurais du me souvenir, me rappeler.

Je ne te hais pas.
J'ai juste de la poussière dans les yeux, la gorge sèche, un beosin de gémir ou de pleurer.
Un besoin de te détester.
Pour ne pas pleurer.

« ... J'en sais rien. J'ai plus envie... Je m'en fous. »

Je ferme les yeux sur un mensonge. Un autre.

« Tu crois vraiment que tu aurais suffi à ... »

Je ne peux pas te dire ça. Avec un peu de chance, tu n'as pas compris. J'ai la langue pâteuse, la voix molle, un accent finlandais qui réapparait et distord les mots...

Suffi à me libérer, à chasser la honte, les remords,la culpabilité, les peurs, les doutes, la colère, les voix... Tu aurais suffi à tout ça,je crois.Peut-être. Peut-être que tu m'aurais donné ce temps-là. Ou une fièvre plus forte que ça...Peut-être.Peut-être pas.

Imagine... Imagine la catastrophe, si nous avions échoué à ce seuil-là ?

Je me tais et je garde les yeux clos sur ces idées-là, ces peurs, ces craintes, ces remords-là. Sur ce rêve-là, où, près de toi, avec toi, mes appréhensions reculaient. Un rêve de gamine, tu vois ?

« Je veux rentrer »

Je veux être malade chez moi.Loin de toi. Je veux que tu ne saches pas, sache rien.

Tu m'as pas fait mal, va...
Je suis plus forte que ça.

Je gémis plus que je ne parle.Je fais rouler ma tête, qui ne tient plus vraiment droit, vers toi. Et le monde se déséquilibre un instant, et j'ai des haut-le-cœurs.

Il volait haut, mon cœur, avant de s'écraser. Et je voudrais tellement, tellement pouvoir te détester.
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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Ven 16 Oct 2015 - 12:33

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J. Riley Clarke
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Quand arrêteras-tu de te cacher ? De te punir ? Une pute et après ? C'est quoi la prochaine étape ? Que mérite la lesbienne, le monstre que tu es ? Que je suis aussi ? Le sevrage, la thérapie, les médicaments ? Le suicide ? Beaucoup passe par là  et toi ? Est-ce que je vais te retrouver comme ça ? Est-ce que tu me feras ce mal là ?

Mes deux pupilles perçantes la détaillent. Je scrute la moindre de ses réactions à ma réflexion. Est-ce que sa peau s'échauffe ? Est-ce que ses muscles se tendent ? Est-ce que ses yeux se demandent ?
Je prend le temps, je lui en laisse. Mais rien, rien de tout ça n'arrive. Juste un rire, rauque, qui s'échappe aussi vite qu'il ne s'étouffe dans le fond de sa gorge et elle se laisse retomber sur sa botte de foin.  
Là, allongée, les yeux rivés sur rien, elle feint l'indifférence. Elle dit qu'elle s'en fou, qu'elle n'en a plus envie. Plus envie de moi, de nous. Mais elle ne m'ébranle pas. Parce que j'ai trop confiance en moi pour ça. Parce que j'ai lu l'envie trop de fois sur son visage, ses mains qui avaient l'habitude de s'accrocher à moi.

Elle ne l'effacera pas, elle ne me le prendra pas.

Et vient le début d'une question qu'elle m'adresse et qu'elle laisse en suspend. Mais il est trop tard. Elle s'est trahie. Que j'aurais suffi à quoi ? A effacer les craintes ? Les peurs ? A atténuer la honte ? Le dégoût ? A chasser les doutes ? Les incertitudes ?

A rendre le moment doux, beau ?

Peut-être. Peut-être pas.  
Mon assurance est insolente mais pas folle.
Il n'y a qu'elle qui peut répondre à ses questions dont elle semblait pourtant détenir la réponse dans ces moments où je la tenais au creux de mes bras.

Faut-il que je lui rappelle ? Que je lui tatoue sur la peau ? Dans l'esprit ? Pour mon égo, parce que la voir dans cet état m'est insupportable, parce que demain, elle aura tout oublié …

« Je veux rentrer. » Déclare-t-elle, vaincue. Mais la victoire n'a qu'à goût amer que j'ai envie d'effacer, de faire disparaître. Alors lentement, pour qu'elle saisisse le moindre de mes mouvements, pour qu'elle les appréhende, je me lève, je m'approche et m'agenouille a côté d'elle. Entre mes mains, je saisis son visage froid, là sous mes doigts, glacé malgré ses jolies couleurs qui font illusion.

Quelques secondes, mon souffle réchauffe ses lèvres, mes yeux répondent à l'incompréhension et je retrouve sa peau rosée, douce et légèrement alcoolisée qui m'enivre.  

A moins que ce ne soit elle. Elle sur qui mes mains se font plus fermes, elle sur qui mes lèvres sont font plus fiévreuses.  

Et mon corps hurle, se tord, brûlé par cet incendie qui ravage, qui se déchaîne et ne demande qu'à être arrêté, même par la violence.  

Une violence que je ressens, tranchante quand je me détache d'elle. Ce goût amer sur la langue.  
Un baiser que je t'offre pour que tu aies moins mal. Un baiser que je te prends parce que … parce que moi aussi j'ai mal. Le mal de ton absence …D'un geste délicat, je replace une longue mèche de cheveux roux derrière son oreille. « Je te raccompagne … »



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Making-love to you, Love-making on-screen, impossible dream and I have seen the sunrise ...
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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   Ven 16 Oct 2015 - 20:37

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Lola C. Sandstrøm
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Le lendemain, l'oreiller, sous la joue de Lola, est doux. Il lui faut bien cela, un peu de douceur. Le reste de l'univers est brutal. La lumière, d'abord. Insupportable. Douloureuse. Elle passe la journée derrière des rideaux clos. Les oiseaux, ensuite. Ces quelques escogriffes à plumes qui s'acharnent à survivre à l'air vicié de la ville et qu s'égosillent, dès l'aube. Elle a envie de leur mettre le bec dans un pot d'échappement, Lola. La coloc qui ose être de bonne humeur et en forme et à moitié nue à midi. Comme si c'était acceptable, face à une amie assaillie par la gueule de bois.

La peau lui gratte, aussi, elle est couverte de petites meurtrissures rouges. Ses doigts ont retrouvé du foin dans ses cheveux. Elle ne sait pas d'où il vient, mais al source la plus probable reste la ferme citadine. Restent les questions : que faisait-elle cette nuit, saoule, dans du foin ? Et comment est-elle rentrée ? Comment ? Quand ? Par quelle magie ?

Son mug de café ne contient aucune réponse : elle lui en veut, contemple le breuvage d'un oeil sombre. Elle se gratte la nuque et le dos, là où le foin a laissé le plus de marque. Son estomac se rebelle, son crâne menace de se fendre en deux et elle retrousse les babines pour montrer les dents au moindre son. Les lendemains de la veille, Lola oublie d'être tout à fait humaine.

Il est 19h, elle va à peine mieux. Elle a avalé un plat de pâte sà l'eau, trois cafés et des litres d'eau. Elle tient sur ses pattes et ne montre presque plus les crocs:vraiment, son état s'améliore. Assez pour penser que ça a du être une cuite phénoménale, assez pour se promettre de ne jamais recommencer. Pas encore assez pour se poser plus de questions sur le pourquoi et le comment. Elle a du foin dans les cheveux. Elle a du partager sa bouteille avec une vache sympa. Aucun mystère là-dessous.

Elle n'a pas encore démélé ses cheveux. Y toucher provoque des lancements douloureux à la base de sa nuque. Alors le foin attendra. Il ne sent pas mauvais. Et puis, le foin, quand elle était gamine, elle rêvait de ça... Elle survivra bien encore un peu. Sa douche attendra.

21h24. Quand même... comment est-elle rentrée ? Elle part à la pêche aux renseignements. Sans parler.Parler fait résonner sa voix dans sa tête. Échouée dans le canapé, elle tend la main, prudemment, vers la table basse et son smartphone, fidèle compagnons de ses jours.Peut-être lui livrera-t-il un indice.

Elle se fige.
Elle questionne sa mémoire.

La mémoire se tait.

Lola court vers l'évier, dans la cuisine. Son estomac, qui avait vaillamment bataillé, toute la journée, baisse les armes face à la vague d'hormones et d'inquiétudes qui balaie son corps.

22h40.

Ses doigts effacent un embryon de question. Un foetus d'excuses. Un bébé aveu. Ses doigts sont sans pitié. Elle n'envoie pas de message.

22h41.

L' orgueil a gagné.
Lola préfère se torturer.
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MessageSujet: Re: N'éveillez pas, non, ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille [*]   

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