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 Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]

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MessageSujet: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyDim 19 Juil 2015 - 22:41

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L’UCLA a des dollars, une renommée à tenir, une maturité en pédagogie. Et cela se voit. Cela se sent. Auditoire des sciences criminologiques. L’écran mural perd sa luminosité. Au-dessus des gradins, les lampes artificielles se rallument une à une. Les vagues régulières des têtes estudiantines apparaissent une à une. Impeccables rangées concaves de cerveaux éduqués. Parfaite symétrie des murs recouverts de lambris luisants. Irréprochable propreté de l’auditoire qui vient de servir pour la première fois de l’année.

Tant de géométrie et de modernité… Pour apprendre pourquoi l’humain peut, parfois, devenir le déviant criminel. Comment le prévenir. Comme le reconnaître. Comment le traquer. Comment le traiter ?

Debout devant l’écran affadi, le nouveau professeur a, du vieux professeur attendu, l’habillement et l’attitude. Complet deux pièces, taillé dans une étoffe italienne bleu marine raidie par un traitement de luxe, chaussures de cuir noir, montre de bracelet noir. La colonne vertébrale droite. So « old fashioned »... Mais les cheveux ne sont pas blancs, même pas gris. Mais la voix n’a pas la rocaille de la maturité. Mais le visage n’a pas les traces du temps. Mais la nuque n’a pas la verticale de la vieille assurance. La nuque est légèrement courbée par le stress de son première heure de cours à Los Angeles…

Ethan Dunn est arrivé en juin de cette année. Présenté à ses collègues professeurs, il n’a pourtant pas eu l’occasion d’enseigner avant septembre. Avant maintenant.


- Ceci termine notre premier cours…

Ou plutôt, avant le maintenant d’il y a quarante-huit minutes.

- Merci pour votre attention.

Il se dirige vers l’énorme bureau parallélépipède rectangle. Homme frêle devant le bois taillé. Devant les dizaines de paires d’yeux qui se tournent enfin vers autre chose que lui. Habitué à enseigner pendant deux ans, il n’en reste pas moins un homme de vingt-sept ans qui a appris à aller vers les autres depuis l’âge de vingt ans seulement.

Alors quand les étudiants se lèvent, un à un, quand on n’entend plus le silence, quand on n’entend plus que la fébrilité des étudiants à quitter l’auditoire pour rejoindre un autre cours, Ethan perd, l’instant d’un soupir, sa rigidité, sa mine sévère, son classicisme qu’il porte jusqu’au bout des cils.

Sur le bois du bureau, il range ses notes qu’il n’a pas besoin de ranger. Le papier sous ses doigts, le grain du tangible pour caresser sa peau. Les suites de lettres, les sigles de la raison pour rassurer. A l’abri des regards, Ethan perd son ouverture. Pour se prémunir d’autres regard, Ethan reconstruit sa carapace. Invisible. Impalpable. Chair imperceptible et hypersensible qui perçoit même quand il ferme les yeux.

Il y a quelqu’un à ses côtés. Il redresse la tête, dépose son attention sur le visage qu’il sent féminin.


- Bonj…

Il n’a pas le temps de terminer son bonjour que la mémoire gratte contre les os de son crâne. Une microscopique fissure dans la fluidité de son débit.

- Bonjour.

Il y a des lèvres devant lui. Avec la bouderie de leur pulpe poussée en avant. Avec le perçant d’iris clairs qui les surplombent.

Il les a déjà vus. Est-ce possible ?


- Oh.

Il les connaît, même. Il les connait pour les avoir touchés. Embrassés. Cela n’est pas possible.

Il cille.


- Euh.

Souffle-t-il entre ses lèvres un peu sèches. L’esprit d’Ethan est en suspension, entre ce monde du passé rempli de sensations et de pulsions, et ce monde du présent bourré de rationalité et de devoirs. Mais la peau, elle, n’a pas besoin de beaucoup d’efforts. La peau n’a que l’instantané des souvenirs gravés à l’acide par les ondes du toucher.

- Pardon.

Satanées veines… qui se gonflent de sang dans les joues et les rosit à la vitesse de l’embarras. Satanées veines qui se souviennent du sexe gonflé et qui a joui. Ethan ne peut empêcher sa main droite, celle qui a le plus caressé la femme, à se porter vers son menton, prête à cacher les lèvres afin de les empêcher de prononcer le nom… Et pourtant… La main s’arrête à mi-chemin et ne peut empêcher le nom de sortir.

- Mademoiselle Beauchamps…

Il prononce « Beauchamps » à l’américaine, avec cet accent tonique maladroit sur le « o » et cette langueur quasi mélancolique dans le « an ».

- Excusez-moi cette hésitation. J’ai été surpris.

Hier, elle portait le rouge sur son corps et sur ses lèvres. Elle avait le charbon autour de ses cils et les reflets des étoiles dans les cheveux. Aujourd’hui, elle porte le coton brut en jean moulant et en chemisier blanc. Le sac de cuir des étudiants. Les cheveux sauvages.

- Euh…

Evidemment. Mais que dire en pareille situation ? Il s’est penché vers le bureau, placé ses deux mains à plat sur le bois. Un appui physique pour une décontenance morale.

Il lui fait face soudain. Le mouvement fut rapide. Vif. Ethan peut hésiter sur ses choix, mais rarement sur ses rôles et les responsabilités qui lui incombent.


- Serais-je votre professeur ? J’espère que cela ne vous dérangera pas.
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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyLun 20 Juil 2015 - 0:26

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Ca balbutie, ca s’émoustille.

En long en large, ne serait-ce qu’un mirage ? Espoir d’ineptie que d’être conquise, tout droit comme i, chaque œil gouverné par l’immensité du chaos et des chairs de soie, ne s’achevant qu’à l’entre voix de lui, d’elle, d’encore lui, et de l’autre lui.

La foule passait, trépassait, dansait, s’extasiait. La musique éclaboussait le lac des pudeurs. Ricochant avec grâce, s’affaissant avec éloquence. Je me fonds alors dans cette atmosphère d’after-première, à travers ce goût d’urgence et de paillette.

Il suffit de si peu pour se sentir en vie.

Le nom de mon père coule sur toutes les lèvres. Producteur de cinéma, je l’ai toujours perçu comme un roi déchu, condamné à produire des billets là ou d’autres pourront ensuite s’évader, voguant à la recherche de l’ingénue. Il crée du rêve, qu’il vend en pellicules et pixels.

Ce soir, la débauche coule dans les veines, victorieuse, pernicieuse. Mes talons Chanel foulent le sol tandis que mes longs cheveux suivent la cadence au rythme de mes pas. Ma robe hurle de son rouge pourpre, asphyxiant ma taille, échancrant mon dos. Je me sens belle, je me sens désirable. Voluptueusement sauvage.

Il y a de ces visages qu’on remarque instinctivement dans le noir.

Qui nous désaxe,
Nous enlace,
Exalte.

Je me souviens m’être approchée de cet homme aux allures inconnues. Cet homme que je n’avais jamais vu dans ce genre d’endroit où chacun se connaît, où chacun jouit de se faire appeler l’habitué. Il semble alcoolisé, ivre d’ivresse et de folies. Je ris, je le suis aussi. De nature entreprenant, la démarche féline et assurée, je me suis avancée. J’ai déblatéré des banalités, caressé mes lèvres de la pointe de ma langue. Mes cils se sont esclaffés. Et déjà je sentais la force de son corps me subjuguer.


***

Seule dans le noir, je contemple en silence le plafond, un léger rictus se dessinant sur mes lèvres écorchées. Écorchées de ce souvenir encore humide et brûlant. Ce souvenir qui refuse de s’éclipser, restant ancré à ma chair et mes rêves. Je ne suis pourtant pas une adepte des aventures d’une nuit, et pourtant, je me suis offerte, dénudée, nue.


***

Lundi, je déteste les lundis. Lundi rime avec déprime. J'ai toujours détesté ce jour car j'ai toujours cru que les lundis étaient le commencement de la fin. C'est un début de semaine, alors que pour moi, c'était la fin de tout et de rien : l'apocalypse. La tête prise dans un effroyable étau, je me réveille dans un sursaut.

Sur ma table de chevet trône quelques clopes, des Lucky, mes préférées. J'en allume une et je prend une bonne bouffée. La fumée s’infiltre ma gorge et j'expulse la fumée de mes lèvres encore écorchées.

Je suis définitivement en retard.

Lorsque j’arrive, l’amphithéâtre est vide. Il y reste encore ce souvenir d’euphorie, d’engouement et de mouvement. J’avance et mes talons brisent le silence qui s’effile.

Sa voix raisonne, ricoche contre les murs. Mon nom est un écho dans ses lèvres forment le O. Des esquisses me reviennent, la peau qui se presse, les lèvres qui s’attirent, le corps qui frémit. Il est celui que j’ai séduis, celui avec qui j’ai passé la nuit. Spontanée, je susurre à demi mots.

« Et merde... »

Il est surprit dit-il. Tout cela est-il seulement déontologique ?
La morale se fracasse à mes pieds et je n’ai même pas le courage de l’écraser.

« C’est une surprise, en effet. »

Je détaille son visage, partant de l’arque arrondi de ses sourcils, descendant l’arrête de son nez pour atterrir sur ses lèvres. Mes prunelles s’y perdent un instant avant de retrouver l’étang de son regard, turquoise.  

« Disons qu’il va être difficile de rester concentrée. »

Je m'approche du bureau avec cette prestance qu'on m'a toujours enseigné. Oui, j'ai eu une gouvernante. Je fais onduler les cheveux, l'air faussement naïve.

« Vous ne croyez pas ? »

Je contourne la table en bois, effleurant l'ébène de mes doigts. L'électricité de la matière se mêle au vestige de cette dernière nuit. Ce souvenir qui refuse de s'évanouir. Je suis face à lui, face à sa silhouette, face à son regard. Je murmure alors, suffisamment fort pour qu'il puisse l'entendre.

« J'ai encore votre odeur sur moi. »

J'observe chacune de ses réactions, chaque frisson qui pourrait s'emparer de lui. Pourquoi suis-je aussi déraisonnable ?

Souvenir enfiévré. Espoir d'idéal.
Qu'il faudrait gommer ?

Brisure de mœurs.








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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyLun 20 Juil 2015 - 12:18

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La nuit va bien aux fauves. Elle doit tenir d’eux. Un peu. Beaucoup. Hier, la nuit lui allait si bien. La nuit la transformait en monstre de désir. Sous le jour cru des lumières de l’UCLA, aujourd’hui, il ne voit plus que la femme. Elle s’approche. Ses talons vertigineux meurtrissent le sol. Son jean moule ces jambes qu’il a vues nues. Son jean ne cache rien des courbes fines qu’il a touchées. Le jour la transforme en femme. Qui de la femme ou du fauve est la plus dangereuse ?

« Disons qu’il va être difficile de rester concentrée. »

Elle est comme un félin qui avance, avec l’odeur de l’instinct qui la précède. D’elle, le fauve n’est jamais loin…

« Vous ne croyez pas ? »
- Si...

Que peut-on répondre à l’évidence ?  Il baisse les paupières, sourit légèrement. Sa peau marque facilement le manque d’eau. Autour de ses lèvres, le début de sourire se creuse en fins sillons aux commissures. Au coin de ses yeux, des ridules traversent les taches de rousseur. Sa peau est expressive malgré lui. Que peut-on opposer à l’évidence, à part un sourire modeste ?

Elle s’approche toujours plus près. Elle contourne l’énorme bureau de bois. Ce bois qui le sépare de l’auditoire. Cette marque professorale entre l’orateur et les élèves. Il regarde les doigts féminins caresser le bureau qui ne la gêne pas. Ou plus.

Hier, l’alcool avait vaporisé sa conscience, fragmenté ses pensées. Aujourd’hui, son esprit a  la barbarie de la lucidité. Cette femme devant lui, avec ce corps, ce passé récent entre eux. Saoul, c’était plus simple hier. Plus faux aussi. Sobre, c’est plus complexe aujourd’hui. Plus vrai aussi. Malheureusement.

Elle est si proche maintenant qu’il peut voir tous les détails de son visage. Et son cou, là où elle avait déposé son parfum. Une joie d’agrumes et de quelque chose de plus doux. Vanille peut-être ? Ethan a envie de fermer les yeux. Il a pris ce cou entre ses lèvres tandis qu’il lui faisait l’amour. Il l’a embrassé, léché. Y a enfoui son visage. Ethan ne ferme pas les yeux. L’heure n’est pas à la cécité. Mais la réalité, c’est aussi ce fantôme de parfum. Chassé par l’odeur de la femme. Une odeur de tendresse et d’amande… De fraîcheur et de lait.


« J'ai encore votre odeur sur moi. »
- …

Il n’a rien à répondre à cette affirmation. Il ne peut pas la contredire.

Elle a cette proximité qui lie les chairs à travers l’éther. Cette mixtion de présences qui transperce les vêtements, qui électrise les peaux les plus étrangères. Si une troisième personne passait sa main entre eux, elle aurait l’impression de pénétrer quelque chose. Un air tendu par la respiration imperceptible de deux corps qui se reconnaissent. Un air tendu par le souffle de deux dermes qui ont imprimé leurs grains l’un dans l’autre.

Ethan veut mettre sa main entre eux. Lui dire de partir. De reculer au moins. Il ouvre les doigts, lève sa main au niveau du ventre de la femme.

Mais ce geste lui rappelle d’autres gestes qu’il a eus pour elle. Sur elle. Des gestes doux. Des gestes caresses. Des gestes avides. Il ne va pas jusqu’au bout. Le geste de rejet meurt quand les doigts d’Ethan se referment et frôlent le chemisier blanc.


- Si quelqu’un entre maintenant, il ne verra pas un professeur avec son élève…

Murmure-t-il en regardant les lèvres si ourlées de la femme. Il n’ose pas encore regarder ses beaux yeux clairs. Il sait qu’il ne sortirait pas facilement de ses yeux. Les yeux sont le reflet de l’âme. Il y a des âmes qui enchaînent. Il y a des yeux qui sont le reflet de chaînes.

Il se concentre sur les lèvres. Il devrait fermer les yeux. Ou détourner le regard. C’est ennuyeux, cette proximité. Il pose sa main, cette main qui devait la rejeter, sur le chemisier, sur le bras. Il déglutit.


- Nous devrions en reparler plus tard. En tout cas ailleurs. Sortons.

Ethan a passé l’âge où on aime en silence. En souffrant. Il est timide, et la timidité n’implique pas le masochisme ni la fuite de la réalité.
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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyLun 20 Juil 2015 - 22:54

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Ma salive se contente de houspiller ma gorge, comme si meurtrière elle voulait m’étouffer. Je sens mon pouls surpasser toutes limites empreinte de réalité, je sens que ma poitrine est prête à exploser. Je sens ses doigts quitter le prolongement de son buste pour venir s’accrocher aux tissus de ma chemise légère. Juste là, sur mon bras. Juste là, bel éclat. Je sens sa gêne et son désir de fuir. Je sens les caresses de son instinct qui refuse l’instinctif.

Je sens bien trop de sensations. Souffle saccadé, sensualité perlée, estomac noué, pulsassions cardiaques irrégulières.

Offre moi l’infini du vertige.
Plonge y moi.
Affolement.

Je lis dans ses yeux tout l’espoir possible et imaginable. Cette quête de fantaisie inconcevable, cette rougeur évidente qui teinte son visage. Car il était là, et que j’étais enfin quelqu’un. Car j’étais là et qu’il venait de poser sa main.

Il a des allure d’élixir qu’on dérobe,
Fruit du génie démoniaque issu d’un miracle.

Ma gorge se déshydrate.
J’ai soif,
La soif d’écrire une histoire invraisemblable.

« En effet, si vous continuez à me regarder comme vous le faîte, je crains que des soupçons s’installent. »

Le corps est haletant, enivrant, en attente. En attente d’une chair à parcourir, d’un lobe à aspirer, d’un sein à découvrir... Il me déshabille de son regard timide et cela éveille en moi des pulsions plus primitives, plus intuitives. Tout n’est plus que chaleur, flamme fiévreuse qui étouffe le bon sens et la lucidité du jugement. Ce bouillonnement intérieur se révèle peu à peu au creux de mes iris, au creux de mon ventre brûlant. Je sais que tu le vois, je sais que tu le sens.

Je ne parviens à me détacher de tes lèvres. Ces lèvres qui ont enfreins les miennes avec l’exquise délicatesse d’une neige en été. Jamais l’essence du derme n’avait été aussi réparatrice, aussi saine, aussi évidente. Ca n’a duré qu’un millième de reflet de lune … Trop court pour avoir réellement un sens, trop long pour affirmer n’en avoir aucun.

Je pose ma main sur la tienne, je presse, je capture.  

« Ne pouvons-nous pas rester encore un peu, Professeur.. ? »

Je m’attarde un instant sur ce grade, lourd de sens. Je sais que c’est sérieux, hasardeux, dangereux. Et pourtant, je me laisse guider par l’ivresse du souvenir et l’envie du futur. J’avance ta main vers ma poitrine, je t’invite sur ma peau qui se dresse. Au bord du malaise.

« J’ai très envie de vous voir jouir, encore. »

Les limites se brisent, les extrémités se tordent.





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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyMar 21 Juil 2015 - 22:50

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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyMer 22 Juil 2015 - 16:37

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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyVen 24 Juil 2015 - 15:06

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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyMar 28 Juil 2015 - 14:31

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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyMer 5 Aoû 2015 - 6:44

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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyJeu 6 Aoû 2015 - 16:24

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 Il existe de ces moments où le corps prend l’avantage sur l’esprit. La contraction des muscles domine les méandres des synapses. Elle les évince, les exclue, les rejette. L’échine se courbe, se soumet à la chair qui frémit, se replie, capitule. La vibration d’une peau qui s’abandonne à travers la volupté. L’exaltation des remous d’une mer couleur encre. Vertige de nuages qui dérivent avec l’exaltation obstinée de se fondre dans l’horizon. La sensation  que les pieds s’agitent au-dessus du vide. La certitude d’être libre et emprisonnée. Encerclée de ses bras et de sentiments contradictoires qui voguent, tressaillent, se noient.

Ses mains sur ma taille et ma taille entre ses doigts. Je sens sa force, la tension dans ses nerfs, ses lèvres qui se serrent, ses yeux qui s’élèvent, son sexe qui se dresse. Son plaisir est un courant électrique qu’il transmet à mon épiderme. Je me crispe promptement, catalysée par tant de bien-être, déroutée par tant de perceptions. Il y a cette flamme qui ravage mes entrailles, cette douce chaleur qui s’empreigne petit à petit jusqu’à prendre toute la place. Je sens cette étincelle qui palpite dans mon estomac et qui descend. Descendre, descendre toujours plus haut. Elle s’écoule entre mes cuisses, à l’intérieur de mon dos, et plus précisément là. Cet endroit si évident et si lointain à la fois. Celui qu’on devine mais qui est impossible à décrire tout à fait.

Comment être précis lorsque l’âme se berce de félicité ?  

Mes mains se referment sur celles de l’homme lorsque mon intimité se décline en d’agréables convulsions. Je ne brise pas le magnétisme qu’on a créé à travers nos échanges de prunelles frénétiques. Et lorsque l’euphorie mord ma chair, j’accroche mon regard au creux du sien, je m’y enracine, captivée par ses yeux clairs et avides. Nos souffles s’unissent et se séduisent. La jouissance est un fruit qu’on se plaît à cueillir si quelqu’un nous attend avec le panier.

Il m'enlace de ses bras tendres de miel. Il s'accole à mon dos, plonge son nez aquilin dans les mèches brunes de ma chevelure. Il respire dans mon cou, enchaîne ses jambes aux miennes, se saoule de parfum et d'amande douce. Je me presse davantage contre lui, rongée par cette envie obsessionnelle de le sentir contre moi. De le sentir exister, veines contre veines, ce besoin de capturer entre mes doigts chaque battement, chaque fibre myocardite.

J’ai terriblement honte.
Honte car je m'écorche les chevilles de cette béatitude.
De cette mascarade.

***

Annabelle, cette fille est une peste. Et pourtant à chaque soirée je reste près de ses cheveux blonds et de ses anecdotes dépourvues de cervelle. Je reste car je suis fidèle, loyale, honnête. Je reste car j'ai fais une promesse, celle de surveiller cette demoiselle aux allures de princesse dépravée. Elle est intelligente au fond, elle refuse seulement qu'on s'en aperçoive. Elle préfère renvoyer cette image d'actrice insaisissable et profondément bête. Elle préfère qu'on la laisse tranquille.

C'est une amie par intermittence mais pour laquelle je m'inquiète en permanence. C'est elle qui m'a fait découvrir la cocaïne, elle qui s'y trouve encore alors que j'essaye de l'en faire sortir. Mais voilà, en soirée VIP, nous sommes toujours là. Et j'ignore pourquoi ce soir, je me laisse dicter ma conduite, j'ignore pourquoi j'accepte ses divagations, j'ignore pourquoi je suis ivre.

A : Regarde, cible potentiel à dix heures.
C : Plutôt canon, c'est vrai.
A : Il accompagne sa mère, paraît qu'il est timide le pauvre chéri.
C : Toi, t'as une idée derrière la tête ?
A : 100 dollars.
C : Quoi ?
A : 100 dollars que t'arrives pas à te le faire ce soir !

Deal.
Pauvre conne.

Pourquoi avoir accepté ce pari débile ? Ça ne me ressemble pas. Mon romantisme vomit déjà toutes mes promesses.

***

Il était question d'une seul nuit. Les 100 dollars sont encore dans mon sac. Je devrais fuir, fuir cet homme qui me rappel ma connerie d'hier. Et pourtant son reflet me dévoile tant de choses. De la tendresse, de l'affection, de l'intensité... Il me dévoile cette envie interdite d'apprendre à le découvrir davantage mêlée à cette culpabilité terrée.

Je ne suis pas encore rassasiée de toi.

J'effleure son bras d'un doigt, je trace une ligne imaginaire, je caresse le poignet, le creux du coude, le bras, l'épaule. Je caresse cette peau que je sens frisonner. Je sens ses poils se révéler, je sens l'effet que je lui fais. Je laisse le silence s'installer. Un silence apaisant, sensible, doux.

Les minutes défilent et je pivote légèrement. Je lui fais face, toujours allongée, toujours avec ce regard niais de celle encore troublée par le plaisir de la chair. J'esquisse un sourire qui se mue en rire. Léger et frais comme la cerise qui atterrit sur la mousse épaisse de la foret.

« C'est évident, je n'arriverais jamais à me concentrer en cours maintenant. »

La femme réclame toujours des réponses là où l'homme se laisse guider par les vagues éphémère.  

« Je ne sais pas si il serait prudent de se revoir... »

Ma main se pose sur sa joue encore rouge. C'est si précieux, si délicat. Pourquoi je ne parviens pas à me dérober ?

« Mais j'en ai très envie. »

100 dollars. Rien de plus, vulgaire pari.
Chloé tais-toi.
Professeur de fac, supérieur hiérarchique.
Chloé vas-t-en.

« Je ne sais pas si c'est ton genre de coucher avec des inconnues en soirée mais sache que pour moi ce n'est pas vraiment courant. Enfin, je suis plutôt sérieuse en général. Bon toujours un peu fêtarde quand je suis célibataire mais jamais trop ... Je m'enfonce là non ? »

Ma langue saigne,
J'ai du la mordre trop fort.

« Merci pour ce moment, professeur Ethan Dunn. »

Je teinte ma voix d'un faux professionnalisme qui se veux humoristique.
Oui, je fais de l'humour quand je doute.




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MessageSujet: Re: Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé]   Elle portait le rouge, elle porte le blanc [PV Chloé] EmptyLun 10 Aoû 2015 - 23:06

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Les corps se sentent et se touchent dans la souvenance de leur fusion. La chaleur de l’après-sexe a une odeur de pierre tendre et une aimantation embrumée. L’acuité est restée dans les sens. Les pensées dorment en boule dans les os. Le vertige et sa chute s’éteignent dans les secondes.

Chloé se retourne, met fin à l’isolement de l’après-jouissance. Les pensées d’Ethan s’ébrouent en même temps que Chloé commence à parler. Les pensées de l’homme s’accrochent aux phonèmes de la femme pour se débarrasser de leur pesanteur.

Sa main douce sur sa joue chaude. Une main comme une aile d’oiseau réchauffé par le soleil après une longue migration. Un contact de derme à derme qui appelle un autre contact en résonnance.


« Je ne sais pas si il serait prudent de se revoir... »« Mais j'en ai très envie. »

Ethan pose un index léger sur la lèvre inférieure de Chloé. Il en dessine le contour, en adagio vaporeux. Avec la délicatesse des hommes qui veulent garder chaque grain de peau en mémoire, il souligne la lèvre qui vient de parler. Il grave ses mots en souvenir.

- Prudent, non… Impossible non plus…

Il chuchote la réponse, il n’a pas besoin de plus qu’un chuchotement pour se faire entendre. Les envies de secret ne se dévoilent pas dans les cris.

Plus que lui, elle semble avoir des choses à dire. Les femmes reviennent plus vite sur terre après les stratosphères du plaisir. Peut-être parce qu’elles y sont moins dépendantes. Il sourit légèrement en voyant la bouche féminine s’humidifier imperceptiblement au moment de parler. La brillance de la bouche rouge lui rappelle le sexe exalté dans lequel il est entré.


« Je ne sais pas si c'est ton genre de coucher […] Je m'enfonce là non ? »

Sait-elle à quoi il pense ? Il rit en silence, évidemment. Deux minuscules spasmes de rire qui étirent sa bouche et lui font fermer les yeux.

Il garde les yeux mi-clos pour répondre… Le sourire s’évanouit dans un sérieux appelé par la question de Chloé.


- Mh… Parais-tu sérieuse et suis-je sérieux, c’est bien ça la question ?

Il rouvre totalement les yeux pour regarder les contours du visage qui lui fait face. S’imprégner de son émotion à elle. Que se passe-t-il en elle, en ce moment ? Il ne sait pas lire les pensées, seulement chercher l’union d’humeur dans les traits de l’autre. Il passe une main dans les longs cheveux bruns, cette soie qui tombait devant les sourcils volontaires et la bouche mutine. Il y a peut-être un fond de gêne en elle, mais il ne saurait en jurer.

Ethan prend la lèvre supérieure de Chloé entre les siennes. La libère aussitôt. Il a envie de la goûter, un peu, de nouveau, comme si le goût d’elle lui dirait plus sur ses pensées. Il caresse brièvement ses lèvres avec ses lèvres. Mais le goût de Chloé reste muet.

Il se tourne sur le dos. Une main, toujours, sur la taille de la femme.

Un soupir, pour dégager les poumons avant de répondre.


- Mh… J’ai eu les sentiments malmenés. J’ai eu besoin de ne plus en avoir avec des femmes qui n’en avaient pas…

On a besoin de l’obscurité pour chercher dans ses viscères ce qu’on veut exprimer. Il se pince les lèvres. Ses paupières se ferment tout à fait. Oublier la peau. Ne prendre que ce qui est bon, chaud, doux, dans ses entrailles. Ne dire que ce qui peut excuser et non condamner. Donner son amour à une femme, c’est aussi continuer à la respecter quand il n’y a plus d’amour.

- La première avait besoin de réconfort. La seconde… aussi, je suppose. Parfois, les circonstances rendent les gens aveugles à eux-mêmes. Je pense que ces femmes désiraient vraiment être honnêtes. Simplement, elles n’y sont pas arrivées.

La mère d’Ansel et Natacha… Il les a aimées avec la sincérité des hommes qui ne voient pas les autres femmes quand ils aiment. Avec tous les muscles de son cœur et tous les nerfs de son âme. Quant à elles… Il a du mal à croire qu’elles aient été les monstres que certains ont décrites. Certains gestes pendant l’amour ne peuvent être falsifiés, même par la meilleure des actrices.

Ethan regarde de nouveau Chloé. Lui sourit de nouveau. Avec elle, il a le sourire en réflexe. La lumière blanche pâlit leurs teints un peu rouges. Ils semblent roses de plaisir, encore.


- Aucune ne m’a dégoûté des femmes ni de l’honnêteté qu’elles pouvaient me demander. J’ai la bêtise de continuer à exposer mon cœur et à prendre le risque de le blesser, si c’était la question. Et tu ne me sembles pas moins sérieuse que moi.
« Merci pour ce moment, professeur Ethan Dunn. »
- De rien, Mademoiselle Beauchamp…

Lentement, il pose son corps au-dessus du sien. Les muscles des bras et des cuisses en contraction. Lui au-dessus, cette fois, pour l’embrasser tout à fait. Des baisers du bout des lèvres, d’abord. Des baisers entre les lèvres, ensuite. Des baisers du bout de la langue, entre les lèvres, enfin. Des baisers légers, toujours, car la profondeur est réservée au sexe. Des baisers pour remercier. Et le visage si proche du sien qu’il parle presque dans sa bouche, pour lui donner sa réponse.

- Je te connais à peine, c’est vrai. Mais je ne sais pas… Je veux tenter, malgré les écueils et les contraintes. Tu m’inspires confiance, sans doute.

Il s’assied sur les fesses, aide Chloé à se relever à son tour et à s’assoir. Il hausse les épaules, le regard fixé sur un coin de la pièce. Le regard perdu entre des voix masculines, amies, qu’il a souvent entendues.

- Des amis diraient que je me laisse trop vite influencer … Je leur répondrais que je ne cache pas mon cœur dans un coffre-fort. Mais nous devrions malgré tout quitter cet endroit, et pas en même temps. Ça fait partie des contraintes.
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