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 Désamours par non alliance [Ansel]

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MessageSujet: Désamours par non alliance [Ansel]   Désamours par non alliance [Ansel] EmptyDim 2 Aoû 2015 - 12:15

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Une semaine avant la reprise des cours

Il fait encore chaud en automne à Los Angeles, surtout dans l’aile moderne de l’UCLA. A travers les immenses vitres, les feuilles des arbres voisins jettent des dentelles grises. L’UCLA est vide. L’UCLA sommeille encore. L’UCLA couve en sein ce qui fera l’année à venir. Des sciences et des savoirs. Des émerveillements et des espérances. Des crissements et des résistances.

Dans l’aile de la criminologie, les murs sont blancs, les portes sont blanches, les châssis sont blancs. Les lumières ne sont pas encore allumées à cette heure du jour… Le soleil filtré par les arbres teinte les choses d’un halo doux. Les sons extérieurs arrivent étouffés. Le bureau du professeur de criminologie résonne du froissement des pages entre ses longs doigts fins.


- Hein ?

Ansel Faulkner. Le prénom et le nom. Ecrits  en grand. Majuscules d’en-tête pour CV standardisé. Les lettres s’impriment au fer rouge contre ses cornées. La chaleur pénètre ses iris, ses pupilles, ses globes, ses os.

Ansel Faulkner. N’est-ce pas un homonyme ? Une farce du hasard ? Une coïncidence crasse ?

Les pages se tournent et se retournent entre les doigts fébriles d’Ethan.

Quelle est la date de naisse ? Le lieu de naissance ?


- C’est pas vrai…

Les mots d’Ethan sont des souffles, des expirations chargées de stupéfaction… et de souvenirs. Des souvenirs aigres. Gris. Criards. Des reflux de colère et de reproches jamais exprimés. Des ambiances de cendres brûlantes et de feu non déclaré.

Il lit et relit les mots noirs alignés mécaniquement sur les pages blanches. Le CV de son premier assistant… qu’il n’a pas pu choisir lui-même. Il était encore à New York quand le choix fut posé. L’UCLA voulait moderniser le département de criminologie… et tout s’est précipité pour lui. Il n’a pu suivre les préparatifs connexes, tels que le choix de l’assistant. Le suivi des doctorants.

On frappe à la porte.

Des coups de poing en forme de son de butoir. Une demande polie pour entrer. Une demande sonore. Une agression auditive pour tirer les gens de leurs pensées, de leurs surprises, de leurs réminiscences.

Le regard d’Ethan se pose sur la poignée. Est-ce lui, déjà ?
Est-ce le fils de la femme qu’il a aimée, déjà ?
Ne pouvait-il attendre ? Ou mieux, fuir ? Ou mieux, s’en aller loin ?
Ne pouvait-il éviter cette rencontre ? Refuser en dernière minute ?

Ses mâchoires se contractent. Ses lèvres, trop grandes pour son visage mince, restent closes. Il repose les pages qui portent le prénom, le nom, la date de naissance, le lieu de naissance. A plat sur le bureau blanc. Comme une ordonnance. Sale pilule à avaler.

Il se cale contre son siège. Regarde la porte. Dans son costume gris clair et sa chemise blanche, il ressemble de loin à un témoin d’un mariage heureux. Qu’il n’a pas eu. Madame Faulkner est restée Faulkner. Il déglutit. A-t-il le choix ? Certainement pas.


- Entrez.

La porte s’ouvre et le fils de la femme perdue entre. La femme qu’il a aimée, la femme qui ressemblait à sa propre mère. Peut-être est-ce pour cette raison qu’il l’a tant aimée. Peut-être est-ce pour cette raison que le sexe était si facile avec elle. Ethan ne sait pas. Il sait juste que…

- Bonjour Ansel.

Ansel était le fils que sa propre mère aurait peut-être voulu. Un fils beau comme un mannequin de papier glacé. Aventureux comme un loup affamé. Il plaisait aux femmes, il plaisait à sa propre mère, lui aussi. Elle aurait peut-être voulu faire l’amour à Ansel, elle aussi. Deux actrices amies, aux deux fils si différents… Mais Ansel était le fils que les deux actrices aimaient. Jusqu’à ce que la mère d’Ansel écarte les cuisses pour Ethan et qu’il s’y plonge sans hésiter.

La conscience d’Ethan est en suspension, entre le monde du passé et la certitude du présent. Entre l’envie de reprocher, de colérer, de s’attrister, de s’engueuler. Et la volonté d’oublier, de passer outre, de travailler, de dialoguer.

Mais la volonté n’est pas désir. Et les nerfs n’obéissent pas qu’à la seule volonté.

Ethan se lève, quitte sa chaise. Derrière Ansel, il ferme la porte sans bruit. Les fragments des familles brisées restent au sein de leurs brisures.


- Toi ici… Vraiment ?
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MessageSujet: Re: Désamours par non alliance [Ansel]   Désamours par non alliance [Ansel] EmptyDim 2 Aoû 2015 - 18:24

Ansel Faulkner
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Nouveau prof, nouvel assistant.
Ansel, avec ses bons résultats et sa motivation, s'était naturellement proposé. Et puis surtout, ça faisait toujours de l'argent qui rentrait dans les caisses. Malgré sa famille qui croulait sur l'or maintenant, ce n'était pas de refus. C'était aussi -et surtout - l'occasion pour lui de s'investir davantage pour sa dernière année. Un coup de grâce en beauté ! Ou du moins, l'espérait-il. Vide de toute inquiétude, l'étudiant se rendit donc  jusqu'à la salle de ce fameux professeur. Il n'avait pas regardé son nom, et à peine la porte s'ouvrit-elle qu'il regretta amèrement cet oubli.

Ethan Dunn.
Un seul regard suffit à reconnaitre sa tête de premier de la classe. Ravalant une insulte qui pendait méchamment à sa langue, l'ainé des deux pénétra les lieux dans un silence de mort. Il était sous le choc. Ce salaud croisait encore sa route. Pourquoi ? Ils se trouvaient à l'autre bout du pays !! Comment avaient-ils pu réussir à se retrouver dans le même cursus au même endroit ?! Le destin se jouait de lui. Complètement. Et ca l'énervait grandement.

Les poings serrés, un soupir exaspéré lui échappa à la remarque soufflé par son presque ex beau-père.

"C'est plutôt à moi d'être choqué. Ca fait un an que je vis ici déjà."

La réplique cingla entre ses lèvres. Vive d'agressivité. Ansel donnait le ton de leur échange. S'éloignant rapidement, il imposa de la distance entre eux, n'aimant pas sentir son souffle si près de lui. Ca lui arrachait des frissons de dégout. Une fois que son espace personnel était à nouveau tolérable, Ansel s'autorisa à enfin le dévisager attentivement. Il cherchait tous les défauts que son physique comportait, plus les éventuels changements depuis la grandiose rupture.

"Qu'est-ce que tu fous ici au juste ? Tu pouvais pas rester à New-York ? Ou même n'importe où en fait, à part ici."

Ses bras se croisèrent sur son torse qu'il bombait inconsciemment. Le coq était prêt pour le combat. Il fuirait bien. Comme il l'avait fait des années durant. Mais il se tenait finalement dans une impasse. Ca devait bien se produire un jour. Coincé, le brun faisait donc face.

Enfin, là tout de suite, il hésitait surtout. Devait-il ignorer leur relation précédente et simplement le traiter comme n'importe quel professeur (bien que ça soit un peu tard pour cela) ou se devait-il d'aérer le linge sale avant de commencer sur de nouvelles bases ? Il doutait que repartir de zéro ne soit possible. Sa colère était trop ancrée. Sa rancœur trop profonde.

Le silence s'installa alors entre eux. Lourd. Pesant. Jusqu'à ce que Ansel ne lâche d'un air hautain :

"T'as maigri non ?"

Il espérait que la séparation avec sa mère lui ait causé bien des tourments. Il méritait de souffrir. Ce grand benêt briseur de mariage ! Encore heureux qu'ils n'avaient pas divorcé par sa faute ! Ca aurait été la cerise sur le gâteau. Se retrouver avec un beau-père plus jeune. Sa mère avait vraiment abusé cette fois-là... Ansel refusait de croire qu'elle ait pu aimer ce type. Dans son esprit, elle cherchait juste à retrouver sa jeunesse perdue, à oublier que le temps était passé. Une nostalgie. Une simple folie. Qui avait duré 3 longues années... Il devait être bon au lit. C'était tout. Rien de plus.

Perdu dans son déni total, Ansel n'écouta qu'à moitié la réponse de son némésis. De longues secondes furent nécessaires pour reconnecter à la réalité et son regard embrumé se remit à fixer brutalement Ethan après quelques battements de cils.

"Ecoute, mettons les choses au clair tout de suite : moins je te vois, mieux je me porte. Donc on va s'organiser de façon à ce qu'on soit le moins possible dans la même pièce. J'ai pas besoin d'être toujours à tes côtés pour t'assister. Tant que tu me fais provenir tes cours et ce que je dois faire, c'est bon. J'aiderai les étudiants, sans toi."

Finalement, le coq se dégonflait. Il refusait d'affronter ce qui l'attendait et préférait fuir une fois encore. Ansel choisissait la facilité pour la simple raison qu'il craignait de craquer lors d'un moment de proximité. Et ca ne serait pas beau à voir. Vraiment pas. Beaucoup de choses pesait sur son cœur à propos de cette histoire et lorsque ça exploserait, mieux valait être loin et ne pas s'appeler Ethan Dunn.
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MessageSujet: Re: Désamours par non alliance [Ansel]   Désamours par non alliance [Ansel] EmptyJeu 6 Aoû 2015 - 3:01

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"T'as maigri non ?"
-T’es devenu plus con non ?

Petite pugnacité du tac au tac. Petite mesquinerie en action-réaction. Ethan est professeur à vingt-sept ans. Dont trois ans de vie commune avec la mère d’Ansel… Trois ans de relation en fil de fer barbelé avec Ansel. Cela ne laisse pas indifférent. Cela ne laisse que des traces. Que des griffes. Des salissures. Des pourritures… Qui traînent de-ci de-là dans les recoins sensibles de l’âme.

Et c’est con, un être humain. C’est suffisamment con que pour oublier d’avoir un cerveau évolué quand le cerveau reptilien prend le pouvoir. Le bureau du professeur de criminologie s’immobilise autour d’un bloc d’ondes quasi solides. Quasi palpables. Qui se propagent des deux hommes vers les deux hommes. Qui se percutent. Qui résonnent. Une mouche mourrait écrasée entre leurs agressivités muettes.


"Ecoute, mettons les choses au clair tout de suite : […] J'aiderai les étudiants, sans toi."

Ethan grince des dents. C’est une fuite proposée. C’est une facilité évidente. C’est peut-être ce qui est le mieux.

Mais c’est aussi un silence en suspension. Une remise à plus tard – à jamais ? – de leurs différends. Mais veulent-ils résoudre leurs différends ? Veulent-ils un jour oublier ? Passer l’éponge ? Tirer la chasse ? Oublier leur merdier commun ?

La merde a quelque chose de sacro-saint. La merde a quelque chose d’affreusement personnel. Spécifique à soi et à ce qu’on a dû se manger… La merde, on finit par y tenir. A deux mains. Quitte à devoir se la bouffer… Quitte à s’en mettre plein la gueule.


- Nous nous verrons tous les jours…

Ethan n’a pu empêcher ses mots de sortir de sa bouche. Du bout des lèvres, il a prononcé la sentence. Leur sentence. Celle d’Ansel et la sienne. Il s’assied à moitié sur son bureau. Les paupières mi-closes pour laisser à son regard intérieur l’espace afin d’observer la scène de loin.

- Avant les cours, une demi-heure. Ou après les cours, quand les horaires ne le permettront pas autrement.

Et il continue. Il insiste. Il signe. Il sait ce qui se passera, ce qui ne se passera pas. Il sait que les mères finiront par savoir, par lever leurs yeux au ciel, par soupirer. Il sait qu’il devra en parler, un jour, avec sa propre mère. Il sait qu’il devra, peut-être, expliquer à la mère d’Ansel…

Les paupières d’Ethan se ré-ouvrent subitement. Dans le vert de ses iris, une lueur jaune se met à briller. Des pépites d’impureté qui s’allument soudain. Une idée obscène pour cette scène surréaliste. Pour rendre plus corrompu encore ce qui n’a plus besoin d’être corrompu.


- Je crois que nos mères se voient pendant tout un w-e, dans un mois.

Ça lui est revenu. Comme ça, tout d’un coup. Sur un coup de tête. Par un coup du sort. Comme ça, soudain. A cause d’un mot, ou d’un ton, ou d’une grimace… A cause d’Ansel, tout simplement.

Ethan scrute Ansel. Le met sous le verre grossissant de son microscope intérieur. Un microscope avide des autres. De leurs réactions, de leurs muscles, de leurs peaux, de leurs sueurs. Comment va-t-il réagir ? Sera-t-il toujours ce doctorant qui arrive à contrôler ses réactions ? Sera-t-il toujours cet homme qui arrive à éviter la confrontation ?

Oh, Ansel… La sagesse te va si mal…


- Comment va ta mère, au fait ?

Ethan laisse sa tête légèrement s’incliner sur le côté. La raideur de l’aigreur a fait place à la souplesse de désir.

Oh, Ansel… Qu’est devenu le coq de combat ?


- J’irai voir nos mères à New York dans un mois.

Il sourit à moitié. Près de ses yeux, les fines ridules se creusent. Sillons de sécheresse qui traversent ses taches de rousseur. Expressivité de sa peau qui a tendance à devenir rêche.

- Tu veux venir avec moi ?

La voix est devenue douce. Murmurante. Presque chantante. Une voix de père qui raconte une histoire à ses enfants avant d’aller dormir. Avant d’éteindre la lumière. Avant de laisser les rêves et les cauchemars envahir la chambre.
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MessageSujet: Re: Désamours par non alliance [Ansel]   Désamours par non alliance [Ansel] EmptyJeu 6 Aoû 2015 - 19:27

Ansel Faulkner
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La tension grimpait dans le corps de l'assistant.

Ses pieds se plantaient dans le sol. Il refusait de voir sa tête tous les jours. Plutôt se crever les yeux que de souffrir un tel supplice.

Ses cuisses se tendaient, prêtes à bondir, et son dos se redressait pour lui donner une présence plus imposante. Une demi-heure en plus ? Ce fou rêvait éveillé !

Ses poings se serrèrent furieusement ensuite. Le thème le plus chaotique de leur relation venait d'être mis sur la table. Ethan déposait sa carte presque avec précaution, y glissant sa mère avec.  Un lot groupé. Un test de la réaction de son presque beau-fils à n'en pas douter. Jouait-il ? Trouvait-il cela amusant ? Parce que là, il allait finir par regretter sa décision. Ansel ne rigolait pas du tout de son côté.

Sa mâchoire se crispa d'ailleurs, retenant avec peine des remarques acerbes. La colère déformait peu à peu ses traits au fil des paroles insolentes qui émanaient de l'être face à lui. Comment osait-il ?! Ce fils de chien...! Il n'avait pas le droit de parle de sa mère. Ni même de la mentionner. Tout comme il n'aurait jamais dû partager son appartement, son lit ! C'était une honte. Il était une honte. Une erreur même. Un rat des rues incapable de tenir sa queue. L'idée de lui coincer dans un piège à souris traversa Ansel  et un sourire mauvais déchira ses lèvres. Peut-être qu'il passerait à l'action un de ces jours. Glisser ça dans son lit... S'il le désirait réellement, il le pouvait.

La dernière question d'Ethan brisa pourtant le flot de ses pensées si passionnantes. Il avait pris ce ton... ce ton que le brun haïssait tant ! Ce ton doux. Supposé être agréable. Supposé donner envie de le suivre. Supposé le faire passer pour son père.

Ansel craqua à cet instant précis. Pour toute réponse, il bondit brusquement. Ses poignes se refermèrent sur le col bien repassé du prof angélique malgré sa queue de diable. Sa montée d'adrénaline lui permit de le soulever quelques secondes, le temps de bien le cogner contre le mur avant de le reposer à terre sans pour autant le lâcher. Les dents serrées, il approcha son visage du sien, menaçant. Il s'exprima dans cette voix murmurée mais pourtant si dure et violente, nuancée par des emportements. Des mots qui s'élevaient davantage que d'autres, virant presque dans le cri.

"Prends pas ce ton avec moi espèce d'enflure ! Et je t'interdis de parler de ma mère. C'est pas parce que tu lui as servi de gode pendant 3 ans que tu peux croire que t'as une quelconque importance à ses yeux ! C'est une actrice, elle sait faire semblant pour qu'un p'tit mignon comme toi finisse accro ! Et ça, jusqu'à ce qu'elle en ait marre de ta tête de premier de la classe et qu'elle te balance dans la rue sans le moindre remord !!"

Si Ansel se contrôlait bien la plupart du temps en faisant profil bas, là c'était fini. Il comptait bien lui lâcher à la figure toutes les immondices qu'il pensait sur lui. Ses propos n'étaient par ailleurs que peu flatteur pour sa génitrice mais trop emporté par la fougue enragée qui l'animait, il ne le réalisait pas. Il lui en voulait aussi de toute façon. D'avoir ramené cet homme chez eux. D'avoir trahi son mariage.

"Tu t'es fait avoir. C'est tout. Viens pas me faire la morale et essayer de me donner des ordres ok ?! T'es pas mon père. L'oublie pas !"

Le regard de tueur accompagna bien évidemment la remarque. Il se ferait un plaisir de lui rappeler sinon. Avec son âge par exemple... d'un an son ainé. C'était ce qui rendait la situation aussi délicate au final : leur proximité. Ils auraient pu être les meilleurs amis du monde. Mais non. Le destin en avait voulu autrement et Ansel ne pouvait voir la tête d'Ethan, pas même en photo.

"Je t'interdis d'y aller tu comprends ça ?! Si j'apprends que t'es allé avec elles à New-York, et je le saurais, tu vas vraiment le regretter."

Le piège à souris lui revint en mémoire. Oh ça oui, pour le regretter, il le regretterait. Une lueur malsaine illumina son regard à ses paroles, annonçant la couleur de ses pensées. Ethan n'avait qu'à bien se tenir.
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MessageSujet: Re: Désamours par non alliance [Ansel]   Désamours par non alliance [Ansel] EmptyMar 11 Aoû 2015 - 18:07

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Chaque être humain possède un bouton poussoir pour la colère. Celui d’Ansel est si prompt que la colère s’incendie chez lui. Une colère sanguine,  une colère rouge, une colère musculaire.

Ethan a le temps de voir les poings serrés de son ex beau-fils,  de voir son élan. Mais l’adrénaline donne à Ansel une rapidité qu’un réflexe aurait du mal à contrer. Surtout en étant professeur de criminologie.

Une pression sous les bras. Soulevé par le col de sa chemise… Un coup dans le dos, en placage tonitruant. Un instant blanc de surprise, quand les pieds ne sentent plus le sol et quand la voix d’Ansel est si proche qu’il entend les menaces de son ex beau-fils avant de voir ses lèvres.

Son visage est trop près. Une proximité qu’on garde quand on veut embrasser, se confesser, cajoler… Et partager sa rage. Transmettre sa brulure. Aliéner sa colère. Lorsqu’ils atteignent cette amplitude, mêmes les plus négatifs des sentiments deviennent intimes.

Il le laisse sortir sa boue. Vomir ses immondices. Quelques gouttes de vérité se sont glissées entre les déjections putrides. Et elles sont suffisantes pour lui donner envie de pousser les choses jusqu’au bout.


- Et bien, nous y voilà…

Ethan parle à la limite de l’audible. Ses mains se sont posées sur les poignets qui le tiennent par le col. Ses doigts se referment en bracelets.

- Ta mère est effectivement une merveilleuse actrice, Ansel.

Oh, il le sait, il l’a vue de près.  Oh, il le sait, il l’a crue. Peut-être même croyait-elle en ce qu’elle disait, elle aussi. Au moins le temps de le dire. Encore aujourd’hui, Ethan  ignore si la mère d’Ansel était amoureuse, en manque de réconfort, perdue, en sevrage de sa jeunesse… Encore aujourd’hui, Ethan ne sait quelle inflexion, quelle tendresse, quel regret, quelle amertume, quelle colère mettre dans ses affirmations. Alors il raconte l’amour de la mère comme il raconterait une démonstration mathématique. Il plaque la neutralité doctorale derrière ce qui aurait dû être un début de poème. Le cœur pulsant du passé l’a inspiré, le cœur blessé du présent l’empêche de s’émouvoir.

- Elle parle d’amour comme un ange de Dieu. Et elle fait l’amour comme une déesse.

Il approche son visage davantage. Il lui montre son sourire, à ce fils bien-aimé. Le sourire d’un homme qui a joui et qui a fait jouir la mère du fils.

Ansel peut-il imaginer ce visage plus jeune que le sien, et ce corps, sous la chemise qu’il veut tellement tenir par le col, au-dessus de sa mère, entre les jambes de sa mère ? Le bassin collé au bassin maternel, la langue introduite dans le bassin qui l’a porté ?


- Mais il y a des réactions physiques qu’aucun jeu d’acteur ne peut réussir.

C’était dans son ventre. Sous l’estomac. Ça voulait mordre et ça voulait mettre en pièces. La boule de frustration, le monstre de retenue, les griffes de l’agressivité. Au fond, tapi, au-dessus du bassin, juste au-dessus du sexe qui a tant causé d’ennuis. Et ça remonte, le long de la peau, sous la peau, entre les fibres des muscles du dos, des épaules. Ça remonte avec ses crocs, avec ses serres. Ca crisse dans les bras et ça contracte les mâchoires.

Il rejette. Les bras, la proximité. Un mouvement bref de ses mains, pour faire baisser la prise du fils de la femme. Il repousse en arrière, les mains en coups de poings contre les épaules.


- Tu veux que je te raconte comment ta mère mouillait quand elle était excitée ? A quels coups de langues elle réagissait ?

Il se mord la lèvre inférieure. Il ne veut pas en parler non plus, en réalité. Son estomac se retourne. Il est même certain qu’il vomirait s’il le faisait. Parler d’une femme qu’on aimée en ces termes… Il ne le ferait pas. Mais démontrer qu’elle n’a pas tout simulé… Il le ferait.

- Alors je vais aller à New York, voir nos mères. Et tu ne feras pas d’histoire. Que tu sois mon beau-fils ou pas.
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MessageSujet: Re: Désamours par non alliance [Ansel]   Désamours par non alliance [Ansel] EmptyVen 21 Aoû 2015 - 18:47

Ansel Faulkner
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Un silence de plomb tomba dans la salle. Lourd. Pesant. Etouffant même. Les mots du professeur s'étaient enfoncé avec violence dans le cœur du fils. Il l'avait relâché. Il avait reculé sous la pression de ses poings. Mais les siens ne se détendaient pas. Au contraire. Ses phalanges viraient dans des teintes trop pâles sous la pression excessive qu'elles subissaient. Le dernier barrage céda. La rage l'envahit sans retenue, plus aucune. Les instincts primaires s'emparaient de lui. Sa mâchoire si crispée s'avança. Juste un peu. Juste assez pour aligner ses dents inférieures aux supérieures. Le fauve désirait montrer ses crocs. Le gorille cogner son torse. Tant de menaces animales qui flottaient dans l'esprit vidé de l'écossais. A coté de sa mère qui gémissait sous les coups de langue d'Ethan, ou de reins parfois. Une vision immonde, répugnante. Ethan devenait gorille. Sa mère prenait les traits d'une prostituée qu'il avait croisé parfois à New-York. Elle devenait son ex psychopathe ensuite. Il devenait son père. Tout s'embrouillait dans le cerveau fulminant du brun. Ses ongles attaquèrent sa chair. Marquant sa paume. Comme un rappel à la réalité.

La source de cette colère indescriptible se tenait devant lui.
Juste sous ses yeux.

Ses paupières s'abaissèrent soudainement. Le rideau tombait pour l'entracte. Une longue inspiration s'en suivit d'une expiration de la même échelle. Les acteurs prenaient le temps de se recoiffer, de revoir leurs lignes rapidement pendant le changement de scène. Ansel semblait peser le pour et le contre. Il semblait tenter de garder encore une once de contrôle sur lui-même. Les apparences étaient si trompeuses... Les seules idées qui le traversaient étaient où frapper. Où faire mal. Devait-il viser entre ses jambes ? A la source même de tous ces problèmes ? Ou sur son visage ? Sa gueule d'ange qui osait se présenter encore et encore devant lui ? Ou les deux ? Les deux c'était bien oui.

Décidé, le spectacle reprit. Les applaudissements reprenaient. Les « encore » criaient face au regard à glacer le sang d'Ansel. Loin du petit garçon qui dévorait des morceaux de maison en sucreries. Proche de l'enfant qui enfournait la sorcière dans les flammes sans le moindre regret. La sentence ne tarda pas. Avec toute sa force, l'élève décrocha une droite mémorable au seul homme capable d'attiser ainsi sa haine. Le poing se rabattit brutalement sur l'arcade sourcilière de l'indécent. Il s'écrasa sous son œil. Dérapant dans son élan. Un râle de rage échappa à l'animal qui attaquait. Récupérant sa victime au col de l'autre main, il le planqua une nouvelle fois contre ce  même mur. La violence avait pourtant doublé. Il espérait bien lui cogner le crâne contre le plâtre blanchâtre. Plus il souffrait, mieux Ansel se portait.

"Fils de chien."

L'insulte siffla entre ses lèvres. A peine articulée. Lancée à la volée avec hargne. C'était un échauffement pour sa gorge qui devait reprendre du travail.

"Tu la reverras plus ! Je t'empêcherai personnellement d'y aller s'il faut ! Tu comprends ça ?!"

La fureur flambait dans ses iris brunes et faisait vibrer ses cordes vocales. Toute cette rancœur accumulée explosait enfin. Tellement qu'il en tremblait. Ses doigts serraient avec force mais ses mains s'agitaient de tressautements incontrôlés. Il en perdait ses mots. Il ne savait même pas quoi dire face aux horreurs qu'il venait de recevoir à la figure. Le visage d'Ethan le dégoutait. Et il avait la sensation révoltante qu'il ne comprenait pas non. Ce rouquin de malheur. Il ne réalisait pas jusqu'où Ansel serait capable d'aller dans sa colère. Et pour marquer le coup, parce qu'il avait vraiment besoin d'extérioriser davantage et de le voir gémir de douleur, le brun enfonça son genou entre ses jambes. Oh, il visa juste. Et fort. Très fort. Il y mit toute sa rage à nouveau. S'il pouvait le castrer, il en serait enchanté. Car que méritait-il d'autres que se faire couper la queue comme la bête en rut qu'il était ?!

"T'as compris là ou t'en veux encore ?! T'as encore des trucs à dire sur ma mère ?!"

Parce que son genou était prêt à décoller encore à n'importe quelle seconde pour écraser ses bijoux de famille contre son propre pelvis.


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