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 Les pieds dans l'eau [Charlotte]

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MessageSujet: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Dim 2 Aoû 2015 - 20:51

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Ansel Faulkner
Le destin entre les mains
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L'été battait son plein dans la grande ville californienne. La chaleur aussi d'ailleurs. Sortir en journée était donc clairement à éviter pour l'écossais à moitié new-yorkais qui n'appréciait pas outre mesure les températures caniculaires de la côte. La plupart de ses après-midi, il pratiquait une activité hautement reposante : la sieste. Ses vacances lui décalaient complètement son rythme nycthéméral. Au fond, n'était-ce pas la principale raison pour laquelle ces temps de congés existaient ? Debout la nuit, couché le jour, le brun ne s'en portait pas plus mal. Il pouvait ainsi participer à des fêtes toutes plus stupidement démesurées les unes que les autres et éviter le soleil cuisant par la même occasion. Il y gagnait sur tous les fronts.

Cette soirée-ci se montrait tout aussi extravagante que les autres, voire pire. Un grand feu sur la plage, quelques groupes qui s'enchainaient sur une scène temporaire, des bars illuminés, des grillades à tous les coins... Une véritable ambiance estivale. Bruyante, étouffante mais tellement divertissante !

Ansel se promenait dans cette population californienne qu'il avait appris à apprécier. Il observait, souriant parfois à un visage connu ou offrant un simple signe de tête. Il était venu seul mais il se doutait que cette situation ne durerait pas. La plupart des étudiants restés sur place sortait pour se détendre et profiter pleinement de leurs vacances.  La musique avait commencé à envoyer des décibels dans les oreilles de ses possibles futurs fans et les plus enthousiasmes dansaient déjà devant la scène. Plus retenu - et surtout venant d'arriver - Ansel jugea bon de commencer par la boisson. S'approchant d'un bar dans l'espoir d'y récupérer une bière, son regard croisa une paire d'yeux azurés. Il s'arrêta net à cet échange pour mieux voir ce qui entourait ces splendides iris. Elles lui étaient familières après tout. Et il ne se trompait pas. Après de trop longues secondes - la foule n'aidant pas - il la reconnut : la jeune femme qui travaillait à la librairie. Ils avaient échangé quelques mots avant mais surtout, Ansel avait senti ses intenses regards lorsqu'il lisait calmement dans son coin. Les interpréter était une autre histoire par contre. La plus évidente des raisons et celle qui lui venait en tête la première était qu'elle en pinçait pour lui. Mais en même temps, son ego n'était pas assez surdimensionné pour qu'il en soit persuadé. Ses quelques tentatives d'approche subtiles s'étaient soldées d'un échec. Trop subtiles surement. Ansel n'arrivait pas à la lire avec certitude et ça l'intriguait. Ce mystère méritait d'être résolu. Et puis elle était vraiment jolie alors ça ajoutait une motivation sur le tapis. Peut-être apprendrait-il son prénom cette fois...

Se décidant enfin à décoller ses pieds du sable et à perdre cet air niais de surprise, l'étudiant se dirigea vers la demoiselle en question. Il lui offrit un sourire sympathique - et peut-être un tantinet séduisant. Son trajet se retrouva pourtant brutalement arrêter. Un homme à la carrure peu rassurante venait de saisir le col du brun. Son regard menaçant d'annoncer rien de bon et Ansel fut pris d'un élan de panique. Saisissant les poignets de l'inconnu, il chercha à se décrocher de la prise inquiétante.

"Rend mon portefeuille ou je te refais le portrait ! T'as compris ?!"

Cracha-t-il au visage du pauvre innocent. Le visage d'incompréhension totale d'Ansel ne sembla pas  plaire grandement au Hulk qui le souleva un peu, l'ayant entrainé un peu à l'écart sans que le prisonnier ne réalise. Dans une tentative désespérée, le brun essaya de garder son calme et lâcha en tachant au mieux d'avoir un ton confiant.

"Ecoute... Je sais pas de quoi tu parles. J'ai pas ton portefeuille. Tu peux me fouiller si tu veux mais j'ai rien. Je suis pas assez stupide pour voler un mec aussi baraqué que toi !"

Un compliment glissé en douce. Il espérait que ça aide un peu son affaire. Du regard, il chercha du soutien auprès des autres mais ils semblaient tous trop occupés par leurs verres ou la bouche de la personne en face pour remarquer quoique ce soit. Ah si, il y avait bien sa blonde charmante de la librairie... Evidemment. Il fallait qu'elle le voit au sommet de sa gloire... Ansel grimaça alors que le gros lourdaud le pelotait allègrement pour chercher son foutu portefeuille. Cette soirée commençait bien...
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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Mar 4 Aoû 2015 - 2:53

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Charlotte Henry
Sage comme une image
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Job/Métier : Employée en librairie et stagiaire de Croesus Kingsley.
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Il y a les gens qui ne supportent pas l’idée de se présenter seuls à une soirée ou à un quelconque événement, pour la simple et plus ou moins bonne raison que cela pourrait nuire à leur réputation. Heurter leur image de personne populaire serait bien le dernier de leur souhait, à moins que ce soit juste une question de fierté… Puis il y a les gens qui détestent ne pas être accompagnés en soirée par pure timidité, craignant ainsi ne pas réussir à s’intégrer seul. S’il s’agit finalement dans les deux cas d’un souci d’image, il semblerait que le second cas soit tout de même plus représentatif des personnalités réservées et peu avenantes. Charlotte, elle, a toujours été de celles-ci.

Les Henry n’ont jamais été des gens exubérants. Plutôt discrets voire très discrets autant dans leur vie privée que dans leur fonction professionnelle, cette famille n’a jamais eu pour but de se faire remarquer. Pourtant, les parents de Charlotte vivent toujours dans l’un des plus beaux quartiers de Paris et leur appartement, spacieux pour un foyer de cinq personnes, se situe dans l’un de ces immeubles haussmaniens qui faisaient tant rêver les deux chirurgiens. L’argent, gagné uniquement par dur labeur, leur a permis de réaliser bon nombre de leurs rêves. Avoir une famille nombreuse. Deux filles, un garçon ; idéal. Voyager dans et en dehors de la France pour découvrir de nouvelles cultures et façons de vivre. S’élever à un rang social aisé pour ne plus dépendre que d’eux-mêmes. Suivre de près la scolarité de leurs enfants et leur ouvrir les meilleures portes possibles. Cela ressemblerait presque à une vie parfaite, pour un modèle de famille parfait. Néanmoins, à cela s’ajoute des personnalités et des destins plus complexes qu’on ne pourrait le croire.  

Dans cette famille couveuse, Charlotte est l’enfant qui a toujours peiné à avoir confiance en elle et à aller au devant des autres. Avec le temps et quelques expériences professionnelles, il semblerait qu’elle ait réussi à vaincre une bonne partie de cette timidité, néanmoins Charlotte Henry ne sera jamais l’une de ces filles hyper sociables qu’elle a pourtant toujours envié.

Ce jour-là, elle se rendit à la soirée organisée sur la plage en compagnie de deux autres copines de sa confrérie Gamma. Ce sont elles deux qui ont poussé la jeune Française  à sortir d’ailleurs, alors qu’elle était en train de dévorer un énième livre emprunté à la librairie où elle travaillait. Et à vrai dire, Charlotte espérait ne pas avoir à regretter ce choix plus tard dans la soirée. C’est après avoir troqué ses vêtements du jour pour une robe d’été blanche, et après avoir vaguement maquillé son visage poupon qu’elle se laissa entraîner par ses deux colocataires de chambrée. Une fois arrivée près du grand feu de joie, elle resta captivée un moment par la hauteur et l’envergure des flammes, puis par les musiciens au loin, en train de jouer une mélodie suave qui lui était absolument inconnue. Voilà qui ravissait autant les yeux et les oreilles de la jeune fille ; restait à faire abstraction de toute cette foule grandissante, au fil des minutes qui passaient. Mais si Charlotte était une fille relativement silencieuse et discrète, cela n’empêchait pas de respirer la joie de vivre. En présence de ses amies, elle était souriante et visiblement joyeuse, prête à passer une bonne soirée.

Soirée qui, très rapidement, prit un tournant inattendu.

Car ils étaient là. Ces deux yeux sombres qui lui semblaient pourtant si lumineux, à Charlotte. Chaque fois qu’ils croisaient son regard, elle avait ce sentiment si étrange, à la fois délicieux et paralysant, qui la submergeait presque. Une sorte d’attirance physique indéniable sur laquelle elle avait du mal à poser des mots ; et d’ailleurs, elle n’en avait parlé à personne si ce n’est à Aurore, sa meilleure amie. Le fait qu’il soit présent à cette soirée rendit Charlotte bien plus heureuse qu’elle ne l’était. Loin de songer à l’aborder, elle se plaisait simplement à le regarder et à le savoir non loin d’elle, s’imaginant alors dans sa tête tout un tas de scénarios plus improbables les uns que les autres. Ou presque. Lorsqu’il lui adressa ce sourire impromptu mais ô combien charmant, son coeur manqua un battement et le coin de ses lèvres mit un moment à se hisser aussi, en réponse aux siennes… Rêvait-elle ou était-il vraiment en train de se rapprocher d’elle ? Quand elle réalisa que cela n’avait rien d’une hallucination, un nouvel événement perturbateur surgit de nulle part et attira alors toute son attention. Complètement déconnectée de la discussion qui se profilait entre ses deux amies à côté d’elle, la jeune fille ne put se résoudre à lâcher des yeux l’altercation naissante entre les deux hommes. Elle entendit la plupart de leur “conversation” ; le plus costaud des deux paraissait furieux et plein d’une aigreur, ce que le passionné des aventures policières géra avec plus ou moins de facilité…

« Je reviens les filles. » Dit-t-elle à l’adresse des deux brunettes qui discutaient encore, en leur adressant qu’un vague regard. Persuadée que le brun comptait venir la voir et inquiète de son état, Charlotte prit son courage à deux mains et se décida à aller à son encontre, tout du moins à leur encontre étant donné que l’autre bourru ne semblait pas vouloir s’en aller.

Les lèvres pincées, la jeune Henry lança un regard soucieux à la victime avant de se tourner davantage vers le plus agressif.

« Vous comptez vous ridiculiser encore combien de temps en harcelant cet homme ? » Lance-t-elle alors avec une audace qu’elle ne trouve que rarement.

Ses yeux sont ancrés à ceux du grand costaud qui la regarde de haut en bas avec une curiosité presque malsaine. Charlotte sentit la remarque déplacée venir, et son intuition ne trompa pas. L’homme lâcha sa victime et transforma son regard amer en quelque chose de plus licencieux à l’adresse de la Française.

« Non, mais toi par contre t’aurais p’t’être bien quelque chose pour moi, non ? … »

A l’évidence, non. Mais cette évidence-là, il n’était pas en mesure de la remarquer, lui qui avait déjà bien trop bu. Le coeur de l’étudiante s’emballa dans sa poitrine et elle adressa alors un bref regard à celui dont elle ne connaissait toujours pas le prénom, un regard qui signifiait “dis quelque chose, ou emmène-nous ailleurs”.




Le vent nous portera.


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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Mer 5 Aoû 2015 - 18:50

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Ansel Faulkner
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La charmante blonde s'approcha. Si son pas se montrait décidé, son regard était quant à lui aussi soucieux que celui de la victime. Elle ne fléchit pourtant pas et s'arrêta au niveau du couple improbable. Un échange silencieux s'effectua entre les deux jeunes gens avant qu'elle n'intervienne. Aussi agressive qu'audacieuse, Ansel admira cet élan de bravoure suicidaire. Un mince sourire s'étira sur ses lèvres lorsque ses pieds sentirent à nouveau le sable fin. La réjouissance ne dura pourtant que le temps de remettre son tee-shirt en place. Le prix de sa liberté lui plaisait guère. Le balourd avait troqué sa colère injustifiée contre une excitation malsaine. Et aussi séduisant Ansel pouvait être, ce n'était pas dans sa direction que se diriger cette répugnante envie. La cible avait changé. Et la situation puait toujours autant.

Une vague de courage envahit le brun. Surement sa virilité qui faisait des siennes, l'empêchant d'utiliser correctement son cerveau. Ainsi, sa main se plaqua sur le torse beaucoup trop musclé du lourdaud. Ferme, elle le retenait d'approcher davantage de l'héroïne maintenant en détresse.

"Laisse la tranquille. Tu l'intéresses pas."

Son ton était calme et sec. A l'opposé complet de son cœur qui s'emballait avec violence. Il faisait le malin mais il flippait à mort. Et c'était bien normal au fond vu la bête face à lui. Le regard que lui lança d'ailleurs Hulk n'aida nullement à le rassurer. Le craquement de doigts qui suivit non plus. Ansel blêmit légèrement, réalisant sa terrible erreur. Il reprit donc avec plus de détresse dans la voix :

"Sérieusement mec... Calme toi. Y a plein d'autres filles qui sont folles de toi j'en suis sur. Regarde d'ailleurs là-bas, y a une superbe brunette qui te dévisage depuis tout à l'heure ! Elle te trouve vraiment sexy je pense ! Toute cette virilité...Whoa, elle craque, c'est évident !"

Il eut un rire nerveux qui se voulait flatteur. Sa main s'était tendue en direction de la foule. Aucune jeune femme ne regardait dans leur direction mais le jeu en valait la chandelle. Un grondement menaçant s'échappa de la gorge du pitbull. Instinctivement, Ansel recula d'un pas et se positionna devant la jolie blonde qu'il tentait tant bien que mal - surtout mal - de protéger. Son cœur qui venait de faire un bond dans sa poitrine en fit un nouveau mais d'espoir cette fois-ci. Il lisait une hésitation dans le regard embrumé par l'alcool du molosse. Retenant son souffle, le petit brun prit discrètement la main de sa sauveuse et protégée. Il patientait. Sans un bruit. Le sang battait si fort dans ses tempes qu'il n'entendait ni la musique qui s'élevait de la scène, ni le brouhaha incessant des participants de la soirée. Tout n'était plus qu'une attente interminable...

Mais finalement, l'orc céda à la tentation. Il se détourna. Ansel ne chercha même pas à comprendre s'il se tournait entièrement ou non. S'il remarquait une jolie brunette ou pas. Il serra la main qui se tenait dans la sienne et décampa aussi vite qu'un lapin face à un renard. Bien que le comparé à un renard soit bien trop flatteur vu l'absence d'intelligence dans le regard de la bête. Toujours était-il qu'Ansel courrait aussi vite que ses jambes et la jeune femme lui permettaient, ne comptant pas la perdre en chemin. Rapidement ils retrouvèrent hors de portée du monstre et quelque peu isolés de la fête. La course dans le sable étant bien plus ardu qu'ailleurs, le sportif s'en trouva complètement essoufflé. La peur n'aidait pas non plus, il fallait l'avouer.

Plié en deux, il reprenait son souffle. Son regard se tourna vers la demoiselle dont la main était toujours sa captive. Un sourire se dessina sur son visage. C'était une drôle d'aventure qu'ils venaient de leur arriver après tout. Riant légèrement, Ansel se redressa enfin pour s'étirer légèrement.

"J'ai rarement eu aussi peur ! Je croyais sérieusement qu'il allait nous dévorer sur place !"

Il rit davantage face à sa propre stupidité puis offrit simplement un sourire rayonnant à sa sauveuse.

"Merci en tout cas. Je sais pas dans quel état j'aurais fini sans toi..."

Surement roulé en boule et plein de sang dans un coin de la fête.
Mais Ansel préféra chasser cette pensée désagréable rapidement.

"Je peux peut-être savoir ton prénom maintenant ?"

Il ajouta ensuite sur un ton plus taquin, avec un petit clin d'œil presque charmeur :

"Que je sache à qui je dois la vie."

C'était presque vrai. Des deux adversaires, si combat il y avait eu, le gagnant était évident. D'ailleurs, ça aurait plutôt tourné au massacre qu'à la bataille. Mais bon, tout cela était maintenant derrière eux. Et il saurait enfin le prénom de la charmante libraire qui l'observait entre les rayons !
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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Sam 15 Aoû 2015 - 16:15

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Charlotte Henry
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Il ne l’intéressait absolument pas, c’était irrécusable et on ne peut plus manifeste, à en voir le dégoût sur le visage de la blondinette. Du haut de son bon mètre quatre-vingt dix et de ce tas de muscles reluisants sous un marcel puant déjà l’impétuosité, l’homme imposait une présence aussi écrasante qu’angoissante aux deux plus sveltes de la scène. Dans l’impuissance la plus totale, Charlotte dut subir un retournement de situation qui fut loin de la réjouir. Son regard s’accrocha en face d’elle, plus par peur que par fascination, sur les différentes parties disgracieuses du visage de l’importun ; un large front recouvert d’une tignasse brune désordonnée et surplombant d’épais sourcils broussailleux. Des yeux aussi clairs que l’eau de roche qui pourtant lui semblèrent bien plus effrayants qu’ensorcellants, au-dessus d’un nez épaté et tombant fort peu élégant. Quant à la bouche, elle préféra ne même pas s’attarder dessus. De toute façon, la première victime de l’homme vint s’interposer entre Charlotte et lui pour le repousser, lui et ses envies obscènes. Le cœur de la jeune fille battait à tout rompre, tant elle craignait que la situation ne s’envenime davantage autant pour elle que pour le plus séduisant des deux hommes.

Ce dernier tenta de faire une diversion, inventant de toute pièce l’existence de femmes attirées par l’homme bourru. Qui pourrait croire à ce mensonge grotesque, si ce n’est un individu sans doute crétin de base et en plus noyé dans l’alcool ? Charlotte qui n’était pourtant pas croyante se mit à prier intérieurement, pour que toute cette comédie marche. Et au moment où elle s’y attendait le moins, ce sont les doigts délicats de son sauveur qui vinrent frôler les siens et les saisir, avec une assurance qui la surprit d’abord, puis qui fit vibrer son cœur déjà trop agité. Ce n’était pas le moment pour elle de se questionner au sujet de ce rapprochement car l’état du colosse était encore trop préoccupant. Lorsqu’il craqua, ne pouvant finalement résister à l’envie de vérifier quelle pouvait être cette soit disant brunette charmée, la main de la Française fut aussitôt attirée sur le côté et, tout compte fait, le plus loin possible de ce monstre déchaîné. Elle dut rapidement se mettre à courir pour suivre les enjambées précipitées du brun qui signifiaient ô combien il avait peur lui aussi. Plus ils s’éloignaient de Monsieur Gros Bras, plus Charlotte sentait son cœur devenir léger. Comme une enfant qui cherche à s’échapper de l’emprise d’un de ses camarades désigné “loup” et qui sait pertinemment qu’elle arrivera à le distancer. C’est un sourire et même un rire qui vint franchir ses lèvres quand elle était encore en train de courir, sa main cramponnée à celle de son nouveau partenaire de soirée, tant elle se sentait soulagée et soudainement euphorique grâce à la tournure des événements. La jeune fille avait déjà été embêtée quelques fois auparavant par des malotrus ivres ou indécents, mais cela lui avait rarement fait aussi peur. Et puis, la présence de son fidèle lecteur de la librairie ajoutait un sacré grain de sel.

Désormais en retrait par rapport à la foule grandissante de la soirée, Charlotte dut s’accorder elle aussi quelques secondes pour reprendre son souffle suite à cette course endiablée. Elle ne retira pas sa main de l’emprise de celle du beau brun, incapable pourtant de savoir si elle appréciait vraiment cela ou si ce contact devenait bien plus brûlant que réellement agréable. A vrai dire, cela devait être un mélange de sensations à la fois doux et intense qui la garda d’ailleurs un moment silencieuse malgré les dires de l’homme. Les yeux rivés sur lui, elle lui adressa finalement un nouveau sourire quand il la remercia et s'interrogea sur son sort alternatif.

« Beaucoup moins présentable que tu ne l’es actuellement, je suppose… »

C’est une petite ivresse que l’on pouvait percevoir dans le ton de sa voix, encore altérée par une respiration irrégulière. Ses yeux quant à eux, pétillaient de mille feux et ne semblaient pas vouloir se déloger du bel homme qui leur faisait face. Elle aurait pourtant eu tendance à éviter les regards trop francs, d’ordinaire… A croire que les émotions et l’identité de son sauveur chamboulaient les habitudes, ce soir-là. Bientôt, il lui demanda son prénom d’une façon relativement amusante qui ne manqua pas de lui décrocher un énième sourire, plus tendre cette fois.

« Je m’appelle Charlotte. »

Un vague haussement d’épaule.

« C’est toi qui nous as sauvés au final, alors merci à toi aussi, … ? »

La fin de sa phrase resta en suspension volontairement, de sorte qu’il puisse à son tour lui révéler son prénom, lui-même qu’elle désirait tant connaître. Une légère brise vint caresser sa longue chevelure blonde et la rabattit derrière ses épaules dénudées. Les deux mains accrochées l’une à l’autre attirèrent le regard de la Française et, quelque peu gênée bien que – trop – comblée au fond d’elle, elle décida de les séparer, retirant alors la sienne dans un geste plein d’une douce réserve. Puis elle détourna son regard un instant vers la scène musicale, une ou deux secondes à peine, avant de retourner chercher celui du brun.

« Tu veux peut-être retourner vers le concert, maintenant qu’on a semé l’ennemi. Si tu es venu avec des gens… » Murmura-t-elle par courtoisie, sans grande certitude.

Elle, était loin de songer à ses deux copines. Peut-être la chercheraient-elle, c’était même certain, mais Charlotte avait changé ses priorités à l’instant même où son regard avait croisé celui de son fidèle client.




Le vent nous portera.


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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Dim 16 Aoû 2015 - 11:41

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Ansel Faulkner
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"Ansel."

Répondit-il à sa question silencieuse.
Un sourire vaporeux flottait sur ses fines lippes tandis que ses iris ténébreuses s'attardaient sur le visage ravissant de Charlotte. Le léger accent français rendait ce prénom encore plus doux à l'oreille de l'écossais. Un charme certain se dégageait de cette demoiselle sans que le jeune homme ne puisse en définir l'origine. Etait-ce sa timidité qui la poussa à retirer sa main de la sienne ? Ou les regards qu'elle lui lançait à l'envolée, encore et toujours ? Sa question étira davantage ses lèvres. Désirait-elle rester avec lui ? Parce qu'il le souhaitait grandement. Profiter de cette soirée en sa compagnie s'annonçait plaisant. Très plaisant.

"Je suis venu seul. Mais on peut retourner au concert si tu veux..."

Une brève hésitation avant qu'il ne s'approche d'un pas. Un petit pas. Juste pour accroitre encore leur proximité.

"Ou on peut rester un peu par ici... C'est joli la plage de nuit aussi. Et c'est plus calme si on veut discuter."

Parce que le brun désirait en apprendre plus sur cette libraire mystérieuse. Il faisait étrangement attention à ses mots pourtant. Il avait la sensation d'apprivoiser un animal sauvage, qui fuirait apeuré s'il se permettait trop de familiarité. Une fragilité déconcertante provenait de Charlotte alors qu'elle venait de prouver le contraire en s'imposant face au costaud qui cherchait à offrir un nouveau visage à Ansel. Brave mais timide. Le brun se sentait d'autant plus honoré qu'elle soit venue à son secours. Détournant le regard pour ne pas la fixer trop longtemps et la mettre mal à l'aise, il se perdit dans l'immensité sombre de l'océan. Les vagues s'échouaient avec langueur sur le sable qui se refroidissait peu à peu sans le soleil. Des étoiles se reflétaient dans l'étendue salée. Peu d'entre elles cependant. La luminosité de la ville trop proche empêchait le ciel de dévoiler son plus beau tableau. Naturellement, suivant le fil de ses pensées, Ansel releva la tête pour fixer le ciel. Il était difficile de voir où s'arrêter l'eau et où commencer l'air. Il aurait aimé récupérer la main de la jolie blonde mais il se retint, brisant simplement le silence entre eux à défaut de la distance.

"Les étoiles. C'est bien quelque chose qui me manque."

Un air nostalgique envahit ses traits. Il repensait à son enfance en Ecosse. Ce village perdu avait le mérite de laisser une vue splendide sur le ciel nocturne. Avec un peu de motivation, il suffisait de s'enfoncer dans un champ pour en découvrir davantage encore. C'était splendide et immense...à en perdre tous ses repères. Combien de fois s'était-il relevé vacillant de cette immersion ? Un sourire lui échappa à ce souvenir et il tourna la tête vers Charlotte.

"Je sais pas si mon accent s'entend encore mais j'ai grandi en Ecosse. C'était vraiment un petit village donc j'allais souvent regarder les étoiles avec mon père. Il adorait ça. Ca le calmait. J'ai pas retenu beaucoup de choses de ce qu'il m'a raconté par contre, je l'avoue."

Il rit faiblement. Le petit brun n'écoutait toujours que d'une oreille distraite les divagations de son paternel. Il s'était souvent endormi d'ailleurs lorsque la séance durait trop longtemps, bercé par sa voix solennelle.

"Mais j'aimais beaucoup ça. C'était vraiment magnifique."

Croisant le regard azuré de son acolyte, Ansel réalisa à quel point ses paroles pouvaient passer pour un beau parleur tentant de rendre l'atmosphère plus romantique. Ou simplement à un garçon un peu dans la lune qui s'exprimait niaisement. Aucune des versions ne plaisait grandement au brun et il tenta de se défendre. Bêtement. Très bêtement.

"Désolé... J'essaye pas de te séduire."

Et à peine eut-il dit cela qu'il regretta.
Existait-il une façon plus directe et efficace d'imposer un froid entre deux personnes ? Ansel en doutait. Aussi tenta-t-il de rattraper son carnage :

"Enfin, c'est pas que ça me dérangerait de le faire mais je pensais pas que ça sonnerait si niais tout ce que je racontais. Ca m'a juste traversé la tête donc j'ai parlé. Après toute cette aventure, je me sentais vraiment calme avec toi et je me suis souvenu de ça."

Ses sourcils se froncèrent alors qu'il s'empêtrait dans des explications ridicules. Sauver les meubles n'était visiblement pas son fort. S'il avait simplement laissé leur discussion se dérouler normalement, cette maladresse ne lui aurait pas échappé. Les deux jeunes gens auraient pu apprendre à se connaitre dans une atmosphère douce et agréable. Mais non. Ansel avait ruiné sa chance avec brio. Vingt-neuf ans et la mentalité d'un adolescent. Décidément, cette soirée ne dévoilait pas ses meilleurs côtés.

Soupirant lourdement, ses jambes cédèrent sous son poids pour l'asseoir lourdement dans le sable. Un instant, le brun imposa un silence pour reprendre ses esprits et arrêter de s'emporter comme un enfant cherchant à excuser une bêtise. Lorsque le calme revint en lui, il redressa le visage vers la demoiselle.

"Désolé. Oublie ça. C'était une crise de stupidité. Ca m'arrive."

Un sourire plus doux éclaira à nouveau son visage. Gentiment, sa main s'empara de celle de Charlotte. Il caressa un peu ses doigts, la fixant par en dessous.

"J'aimerais en savoir plus sur toi."

Son ton sonnait plus sérieux. Plus sincère. Lentement, il tira un peu sur son bras pour l'inviter à s'installer à ses cotés. Sa crise d'adolescent était finie, ils pourraient parler entre adultes maintenant. Normalement...
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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Ven 21 Aoû 2015 - 16:24

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Charlotte Henry
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Ansel. Comme ce petit garçon, tout droit sorti de l’imagination des Frères Grimm. Charlotte et sa passion pour la littérature n’échappèrent pas à cette référence délicieuse qui avait, parmi tant d’autres, bercé sa jeunesse choyée. Ce conte faisait partie de la bibliothèque des Henry et la fillette avait été la première à l’en déloger, depuis un sacré nombre d’années. Sa grande sœur Nora n’était pas une grande lectrice et son petit frère Quentin était trop jeune pour s’y intéresser. Quant à leurs parents, ils étaient depuis de nombreuses années bien trop préoccupés par leur profession de chirurgiens pour aller feuilleter les contes des deux célèbres Allemands ; les quelques livres dans lesquels ils se plongeaient souvent ressemblaient bien plus à des encyclopédies, totalement inintéressantes pour Charlotte.

Ansel, un prénom qui remémora ainsi de très bons souvenirs à la Française. Un qu’elle apprécia aussi, pour son côté à la fois doux, brillant et vif. Allait-il être le parfait reflet de son propriétaire ? Elle ne pouvait en espérer moins. Un mince sourire apparut sur ses lèvres et au même moment, il lui adressa des mots lourds de sens. Ces derniers résonnèrent jusque dans son coeur et c’est avec celui-ci agité qu’elle dû accuser le coup. Ainsi, il voulait discuter avec elle. Intéressé par elle, il l’était, d’une façon ou d’une autre. Charlotte s’en rendait compte et cela ne l’aidait pas à être plus à l’aise… Mais allait-elle s’en plaindre ? Non, évidemment. Elle avait rêvé tant de fois de se retrouver dans ce genre de situation, avec un cadre idyllique et un brin romantique, alors ce n’était pas le moment de reculer, même si elle ignorait tout des futures minutes. Tout.

« Restons par ici alors, et puis on entend quand même la musique. » Trancha-t-elle, de sa douce voix.

Et le silence s’installa ensuite, quand Ansel recouvrit les horizons bleus sereins de ses deux prunelles pétillantes. Un tableau que Charlotte ne se résolut qu’à admirer pendant quelques secondes, très vite happée elle aussi par l’immensité de l’océan… Puis, par le ciel étoilé, quand la voix du jeune homme l’incita à regarder plus haut. Elle ne comprit pas de suite à quoi il faisait référence, mais l’explication ne tarda pas à être donnée, quand leur regard se croisa à nouveau. Celui de Charlotte ne le quitta plus. Il acceptait de lui parler de son passé, dans une décontraction qui lui fit chaud au coeur. Elle l’écouta attentivement évoquer son village d’enfance en Ecosse et son père, qui à l’évidence aimait observer les astres avec son fils pour décompresser, oui mais de quoi ? La Française sourit quand il se met à rire, en pensant à ces moments d’inattention de sa part quand il n’était qu’un enfant probablement plus intéressé par les faits que par leurs explications. Elle l’imagina dans sa jeunesse, accompagné par son paternel, le regard perdu entre ces millions d’étoiles à tenter de reconnaître diverses et amusantes formes d’animaux au lieu d’écouter les propos savants du plus vieux, et cette vision ne manqua pas de l’attendrir.

« Je suis sûre que ça l’était. » Magnifique, songea-t-elle, des étoiles plein les yeux.

Lorsqu’il replongea son regard sans celui de Charlotte, elle pria intérieurement pour ne pas avoir l’air trop naïve ou pincée à son égard, sentiment qui fut amplifié quand il s’excusa de paraître beau parleur. Elle eut un petit rire nerveux et s’apprêta à répondre mais de nouveau, il prit la parole. C’est vrai qu’il était beau et parleur, mais l’expression ne lui seyait pas vraiment. Pas aux yeux de la jeune fille.

Pourtant… Il la toucha à nouveau à l’aide de ses mots, glissant avec une habilité toute relative qu’il n’aurait pas été contre la séduire, elle la fille qui était trop discrète, trop silencieuse. Dans une autre situation, avec un autre homme, elle en aurait probablement douté. Mais dans cette situation précise, elle ne doutait pas de la véracité des propos d’Ansel. Il lui semblait on ne peut plus sincère avec sa charmante maladresse, et peut-être se trouvait-elle là, la clé de la séduction ?

Heureusement, l’obscurité devait dissimuler le rouge de ses joues. Charlotte fut bienheureuse en voyant son nouveau compagnon s’asseoir dans le sable. Elle ne tint presque pas compte de ses excuses et laissa sa main s’emparer de la sienne, ce qui engendra chez elle un raz-de-marée émotionnel par chance silencieux.

« Nous n’avons pas la même définition de la crise de stupidité, je crois. Les tiennes sont plutôt adorables. »

Elle accepta volontiers de s’asseoir dans le sable, devenus froid au fil des heures. A côté d’Ansel, elle fixa des points vivants ou morts au loin, tout ce qui n’était pas lui, finalement. Sur ses cuisses, sa main ne sétait pas retirée cette fois, et pour rien au monde elle n'aurait voulu l’éloigner de celle du garçon. C’est après un vague haussement d’épaule qu’elle finit par briser ce nouveau silence.

« Je ne suis pas le genre de fille qui aime beaucoup parler d’elle. Mais je peux faire un effort si tu insistes. »

Les yeux d’Ansel confirmèrent ses dires et firent sourire la jolie blonde, qui eut bien du mal à faire perdurer ce contact visuel.

« Ton accent écossais est perceptible, le mien doit l’être aussi étant donné que j’ai quitté la France il y a quatre ans seulement pour venir étudier ici. Je vivais à Paris avant. J’y ai toujours vécu en réalité, et je crois que mon cœur restera toujours là-bas… »

Précisa-t-elle avant de regarder Ansel.
Un Écossais et une Française n’avaient jamais été aussi proches que sur cette immense plage californienne.

« J’étudie les langues ici. Maîtriser parfaitement l’anglais était mon objectif premier mais j’adore tout autant apprendre l’allemand, et découvrir le russe. Certains aimeraient posséder une énorme maison et la belle voiture qui va avec, moi j’aimerais savoir parler toutes les langues du monde pour lire les œuvres des auteurs du monde entier et ainsi découvrir toute leur histoire, toute leur culture. Ambitieux, n’est-ce pas ? »

Cette fois-là, c’est un rire qu’elle ne retint pas, tandis que son regard s’abaissait sur leurs mains liées. Elle allait mettre un certain moment à s’y habituer, et pourtant c’est avec un plaisir non dissimulé que son autre main vient effleurer les doigts d’Ansel, dans une curiosité des plus délicates.

« Mes parents sont chirurgiens. Autant te dire qu’ils n’ont pas toujours compris mes intérêts, mais au moins ils m’ont laissée faire ce que je voulais. De toute façon, j’aurais fait une piètre infirmière ou pire, un dangereux médecin. »

Ses deux yeux bleus retournèrent se poser sur Ansel, et pour la première fois ce soir-là, c’est bel et bien une lueur malicieuse qui les éclairaient. Elle se sentait visiblement de plus en plus bien en sa présence.

« Et toi, que fais-tu dans la vie ? Et… tu as quel âge, d’ailleurs ? »

Une question précise pour une autre beaucoup plus large. Charlotte attendait simplement du jeune homme qu’il s’épanche à nouveau sans compter les mots, sans culpabiliser une seule seconde pour en avoir trop dit, car il est certain que ça ne serait jamais trop avec elle.




Le vent nous portera.


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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Lun 24 Aoû 2015 - 10:31

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Ansel Faulkner
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En silence, Ansel écoutait l'histoire de la jolie blonde à ses côtés. Son pouce caressait sa main inlassablement tandis que son regard restait rivé sur son visage. Majoritairement. Il se baladait parfois un peu ailleurs, admirant ses courbes féminines dans des instants de faiblesse mais sans grande arrière pensée. Son récit l'intéressait réellement et son esprit ne divaguait pas - ou pas trop-. Sa  curiosité se comblait. Un hochement de tête venait répondre aux interrogations silencieuses de la belle, la rassurant, l'incitant à s'ouvrir davantage encore. L'atmosphère entre eux était si paisible. Le brun se sentait bien et accepterait volontiers de passer la nuit entière ainsi.

Lorsque Charlotte rit, Ansel l'accompagna. C'était un beau rêve. Bien plus magique que désirer une grosse voiture rouge vif en se vanter de ce qui se cachait sous le capot. Le jeune homme l'imaginait sans mal à passer des heures, plongée dans ses livres au fond d'une fauteuil en cuir un peu abîmé. Cliché peut-être mais c'était difficile à imaginer autrement.

"Très ambitieux même ! Mais c'est une bonne chose. Oscar Wilde disait bien qu'il faut toujours viser la lune. Au pire, on atterrit dans les étoiles."

La citation était loin d'être exacte mais le sens demeurait. Le jeune homme essayait un peu de l'impressionner, il fallait l'avouer car à part cette citation et quelques autres de Sherlock Holmes... Il n'en connaissait pas énormément. Mais certaines phrases marquaient les esprits. Et celle-ci avait frappé l'adolescent lors de ses lectures scolaires. Sa mère s'était évidemment dépêchée de lui signaler que devenir une étoile était encore mieux que d'être au milieu d'elle. L'actrice avait parlé.

Un point commun surgit d'ailleurs entre eux : les parents chirurgiens. Un de plus après la librairie qu'ils fréquentaient. La lueur malicieuse qui brilla dans le regard face à lui attira un sourire à Ansel. Un sourire tout aussi espiègle.

"J'aurais peut-être étudié ton cas psychologique alors. Ou carrément fait mon doctorat sur toi !"

Caressant sa main doucement, toujours, il tourna ses yeux rivés sur elle pour admirer la mer une fois encore. C'était à son tour de s'ouvrir, de répondre à ses attentes.  

"J'ai 28 ans et toi ?"

Son sourire vaporeux réapparut alors qu'il répondait. Du coin de l'œil, il observait sa sauveuse. Plus jeune. Il n'en doutait pas.

"Je finis mon doctorat en criminologie là. C'est pour ça que je prends toujours des romans policiers ou des histoires de criminels quand je viens à ta librairie. Un vrai passionné. Ou obsédé selon certains !"

Il rit doucement. Il était vrai qu'il avait tendance à se plonger sans retenue dans ses passions. Quelles qu'elles étaient, il avait une tendance à l'extrême. Se donner à fond le temps que l'obsession ne passe. Il gardait toujours quelques séquelles pourtant. Toujours un petit intérêt qui résidait et résonnait lorsque le sujet réapparaissait.

"J'ai eu un peu de mal à me décider. J'ai voyagé pendant un an pour voir ce qui m'intéressait vraiment, ce qui me semblait évident que j'aimais. Et ca a été plutôt évident. Ne ris pas mais j'ai toujours été fasciné par les romans de Conan Doyle. Le personnage de Sherlock Holmes est incroyable, surtout pour un petit garçon. C'est là que j'avais commencé à gouter aux criminels. Mes premiers romans policiers si on peut les considérer comme tel. Puis plus je me suis intéressé à ce sujet, plus je me suis rendu compte que c'était vaste et absolument... fascinant. J'ai pas d'autres mots."

Il l'observa un peu. Se demandant si ses propos étaient suffisamment clairs avant de reprendre.

"Se serait mentir par contre que de dire que j'ai pour rêve un monde sans crime. De trouver une méthode pour éviter ce genre de... déviance. Je ne pense pas que ça puisse être arrêté. L'homme est trop égoïste et le monde inégalitaire pour ça. Et personnellement, je trouve ça beaucoup trop intéressant pour vouloir que ça s'arrête. Même si ça peut être très effrayant aussi."

Un sourire éclaira légèrement son visage ensuite.

"C'est moi qui vais te faire peur maintenant."

Son rire léger accompagna la remarque. Il était vrai qu'il passait certainement quelque peu pour un fou. Mais tant pis. Il était sincère au moins.

Ses traits reprirent ensuite un air plus serein. Il ne savait pas ce qui l'intéresserait alors il racontait ce qui lui passait par la tête. Le plus évident.

"Sinon, j'ai grandi en Ecosse jusqu'à mes 13 ans puis à New-York avant de venir ici l'année passée pour mon doctorat. Mon père est aussi chirurgien donc je peux comprendre. C'est assez... spécial comme monde disons. Mais ma mère actrice par contre, et c'est l'autre opposé ça."

Une légère amertume l'envahit à cette pensée. Ethan lui revient en mémoire. S'imposant malgré la distance, malgré cette année d'absence... Il l'avait touchée. Salie. Le fils le haïssait pour cela. Sa prise sur la main de la belle française se resserra inconsciemment, jusqu'à ce qu'il le réalise et la relâche un peu.

"Pardon..."

Ses caresses reprirent. Comme pour s'excuser de cette violence soudaine. Son regard s'embruma, se perdant un peu sur son visage, s'attardant quelque peu sur ses lèvres. Un léger froncement de sourcils le ramena à la réalité et Ansel sourit à nouveau, avec une certaine douceur et excitation car il venait d'avoir une idée.

"Charlotte. Tu sais monter à cheval ? On pourrait se faire une balade sur la plage un de ces jours si tu as envie. Je voulais en faire une mais j'ai pas encore eu l'occasion. C'est super agréable je suis sur."

Et puis, c'était une promesse de se revoir. Même si la nuit débutait seulement, il pensait déjà à une prochaine fois pour être certain que ça ne s'arrête pas si vite.


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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Lun 31 Aoû 2015 - 23:32

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Charlotte Henry
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Le temps passait, à son rythme, et emportait avec lui ce manque de confiance si souvent allié à la réserve de Charlotte. En présence d’Ansel, elle réussit à le mettre de côté, à moins que cela ne se soit fait naturellement… A vrai dire, il avait ce don pour la mettre à l’aise. Cette façon, si galante et spontanée à la fois de l’écouter parler, comme peu d’hommes à sa place l’auraient fait. A chacun de ses longs regards, Charlotte devinait qu’il était intéressé. Cela ne faisait pas l’ombre d’un doute et était d’ailleurs intimidant, parfois affolant… Mais à l’observer en la compagnie du jeune homme, l’évidence était telle : elle était sereine et surtout, se sentait à sa place.

Quelques taquineries s’échappaient parfois des lèvres du grand brun et immanquablement faisaient rire la Française. Elle avait redouté et redoutait encore au plus profond d’elle que le beau Faulkner ne soit trop habitué aux belles paroles lancées à tout-va et surtout à trop de filles, mais elle ne pouvait nier l’indéniable : cela lui plaisait malgré tout.



Ainsi, il avait vingt-huit ans. Rien d’étonnant, elle lui aurait facilement donné quelques années de plus, sans pour autant flirter de trop près avec la trentaine ; voilà qui était vérifié. Sans pouvoir le contrôler, son cœur s’emballa à nouveau, légèrement. Sans doute était-ce le résultat d’une équation un tantinet trop délicieuse… Une main toujours caressante, un sourire si doux et puis, ces quelques années de maturité en plus. Il suffisait d’un rien pour enivrer Charlotte.

« J’ai vingt-trois ans. »

Elle faillit dire qu’elle venait de les avoir mais se retint finalement d’ajouter ces fioritures futiles pour ne garder que l’essentiel.

De toute façon, Ansel embraya rapidement sur sa vie pour répondre à la question de la jeune fille, et ce fut avec un grand intérêt qu’elle l’écouta à son tour lui raconter pourquoi les romans policiers avaient toujours sa préférence à la librairie et surtout, d’où lui était née cette fascination pour les plus grands criminels de ce monde, qu’ils soient fictifs ou non. Bien sûr, elle pensa à son meilleur ami Charly, lui aussi étudiant dans ce domaine. Était-ce son destin, de rencontrer et d’autant apprécier la présence d’hommes aux passions… hors du commun ? Car à ses yeux, ça l’était un peu. Pour autant, elle ne trouvait pas cela dérangeant et comprenait facilement ce qui pouvait les rendre à ce point curieux et intrigués par les crimes. Après tout, qui ne le serait pas, face à des profils psychologiques aussi saisissants qu’effrayants ?

Les yeux de Charlotte restèrent ancrés à ceux d’Ansel un moment, énigmatiques, puis elle finit par sourire des doutes du jeune homme.

« Non, ça ne me fait pas peur. Il vaut mieux que tu sois un étudiant en criminologie qu’un serial killer en herbe. D’ailleurs si jamais c’est le cas, aie la décence de me prévenir avant que je ne l’apprenne par les journaux. »

Le ton faussement méfiant qu’elle employa laissa très vite place à un nouveau rire spontané, preuve qu’elle n’était vraiment pas inquiète au sujet d’Ansel et de ses passions, même peu ordinaires.

Ce que le jeune homme lui apprit ensuite concernait plus largement sa famille et par conséquent, Charlotte ouvrit à nouveau grand ses oreilles. Un père chirurgien, une mère actrice, voilà une combinaison qui pouvait surprendre, et c’est bien cette réaction qui s’afficha sur le visage de la blondinette. Néanmoins, au moment où elle s’apprêta à l’interroger, la main d’Ansel se resserra fortement sur la sienne. En réalité, son corps entier sembla réagir hostilement aux mots qu’il avait lui-même d’employer. Pour ne pas l’ennuyer davantage, la jeune fille resta donc silencieuse sans pour autant oublier ce qu’il venait de se passer ; la famille d’Ansel possédait des failles.

Bientôt, il se reprit avec une vigueur et un entrain qui eut pour effet de ravir la retenue de Charlotte. Elle qui aimait les hommes démonstratifs et déterminés, elle était servie par son invitation.

« Oh c’est une idée géniale ! Je suis déjà montée à cheval quelques fois durant mes étés en France, mais jamais sur la plage. Ça doit être encore plus sensationnel et… » Sa voix s’effaça et son regard quitta celui d’Ansel, qui ne dut pas comprendre cette nouvelle gêne, pourtant touchante. « Enfin pour peu qu’on le fasse en début de soirée, ça nous offrira un beau coucher de soleil à regarder. »

Elle esquissa un sourire à la fois timide et comblé qui dût rassurer les doutes d’Ansel et retrouva assez vite ses deux yeux noisette. Le mot qu’elle avait à l’esprit était “romantique” mais sur ce coup, elle avait cruellement manqué de franchise. Lui en aurait-il voulu de s’avancer autant ? Probablement pas. Mais elle, elle s’en serait très certainement voulu. Cette main qui caressait la sienne avait beau être agréable et prometteuse sur l’instant, elle n’avait pourtant pas la valeur d’une garantie pour Charlotte, bien loin de là. Elle était comme toujours la première à s’emballer, mais aussi la première à – trop – vouloir freiner ses émois. D’ailleurs, ses prochaines paroles furent bel et bien celles de son cœur.

« J’ai l’impression que cette soirée n’est pas réelle. Que tu es une illusion, que tout ça en est une… » Murmure-t-elle, songeuse, en regardant leurs doigts entrelacés qu’elle aimerait ne plus jamais délacer. Quand son regard se relève sur celui d’Ansel, elle rêve de réussir à lire en lui. « Il faudrait que tu me pinces fort, en fait. Et aussi que tu m’assures que tu ne fais pas ça à une fille différente tous les soirs, parce que j’en doute encore. »

Un rire. Un sourire, et ces deux mains qui peinaient à se détacher.
Pourquoi faire, en fin de compte ?

« Ça te tente d’aller marcher au bord de l’eau pour retourner vers le concert et le feu ? »

Elle avait plein d’envie. Celle de ressentir la fraîcheur de l’eau au niveau de ses chevilles, celle de se réchauffer auprès du feu, de se griller un ou deux marshmallows, celle d’écouter et de regarder les artistes… Mais surtout, celle de profiter de tout ça avec lui.




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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Lun 7 Sep 2015 - 16:32

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Ansel Faulkner
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La jolie blonde s'exprimait avec une douce franchise. Attendrissante et envoutante à la fois. Elle lui racontait son inquiétude, cette sensation onirique qui les enrobait tous les deux. Les mots qu'elle employait touchaient profondément le criminologue. Une telle innocence semblait émaner d'elle qu'il en était subjugué. Ses pensées se bousculaient dans son esprit confus. Sa gorge asséchée empêchait pourtant aux nombreuses paroles de s'échapper. Il se contentait de la fixer, presque béat d'admiration, se demandant s'il était réellement possible d'être aussi adorable. Sa proposition le tira cependant de ses rêveries et il acquiesça lentement sans rien prononcer pour autant. Marcher au bord de l'eau, quelle merveilleuse idée ! Quittant le sable refroidi, le brun l'entraina à ses côtés et se dirigea vers le remous incessant de l'océan. Il patienta avant de briser le silence qui régnait entre eux. Sa main dans la sienne, il la caressait de son pouce jusqu'à sentir l'eau fraîche sur ses pieds. Un frisson le parcourut. Malgré la chaleur estivale, l'eau conservait un froid mordant. Charlotte quant à elle provoquait à joli chaos en lui et cette brève marche l'aida à ordonner quelque peu ses pensées. Son regard se perdait dans l'immensité salée avant de finalement se poser sur elle, encore et toujours. Le ton de la plaisanterie n'était plus. Sa voix se faisait caressante alors qu'il murmurait, comme s'il craignait de briser la magie qui régnait entre eux.

"Si ce n'est pas réel, c'est définitivement le plus délicieux de tous les rêves."

Ses lèvres se pressèrent avec légèreté sur sa main toujours emprisonnée dans la sienne. Son regard se mêla encore une fois au sien tandis qu'un sourire aérien flotta sur ses lèvres fines.

"Et je ne te pincerai pas parce que je n'ai pas envie qu'on se réveille dans ce cas."

Malgré ses élans de romantisme, Ansel était bien trop terre à terre pour oublier qu'un lendemain finirait inévitablement par arriver. Et ça l'attristait. Il préférait largement se noyer dans la plaisante illusion qui s'éveillait en la charmante compagnie de la française et ainsi perdre toute notion du temps au moins pour une nuit. Il fallait croire qu'il était un romantique au fond. La scène était belle après tout. La française davantage encore. Le presque trentenaire sentait son sourire retomber tandis que son admiration reprenait le dessus. Son air béat n'eut le temps d'apparaitre pour autant car, d'un pas, il s'approcha de son corps. Réduisant la distance les séparant. Ses iris se promenaient sur ses lèvres, irrésistiblement attirées par l'envie qu'elles suscitaient. Il hésitait pourtant. Elle s'inquiétait qu'il ne soit un séducteur. L'embrasser si vite ne l'inviterait qu'à penser davantage dans ce sens. Ses pupilles se redressèrent vers les siennes pour tenter d'y déchiffrer ce qu'elle pensait, si elle partageait cet élan qui le traversait. N'avait-elle pas été assez honnête pour lui ?

Se retenant, Ansel se contenta de dégager une mèche qui masquait un peu son visage d'un geste délicat. Ses doigts effleurèrent sa peau et parallèlement, sa prise se resserra sur sa main. Preuve de son désir de la toucher plus, de finalement briser définitivement l'espace entre eux pour la serrer contre lui et presser ses lèvres aux siennes. Un soupir discret lui échappa à cette pensée alors qu'il retirait ses doigts, presque avec déception.

"Je ne fais pas ça à une fille différente chaque soir. Je n'essaye pas de te piéger, tu as ma parole. J'apprécie aussi ce temps passé avec toi et j'aimerais que ça dure plus longtemps. Retournons profiter de la fête ensemble, que je t'offre à boire."

Son sourire réapparut, rassurant. Le croirait-elle ? Il ne pouvait que l'espérer. Il l'entraina ensuite d'une démarche calme  vers la fête qui battait son plein à peine plus loin. Elle désirait y retourner après tout. Il commençait à avoir soif aussi. Puis le groupe avait l'air bien. Tant qu'il ne lâchait pas sa main, elle demeurerait à ses côtés... n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Jeu 10 Sep 2015 - 19:33

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Charlotte Henry
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Les grains de sable s’envolent doucement derrière chaque pas effectué par la jeune fille et son nouveau partenaire de soirée. Main dans la main ils se rapprochent du bord de l’eau, si paisible malgré les va-et-viens perpétuel de l’océan, et encore une fois, la jeune fille se laisse charmer par les paroles aussi rassurantes qu’ensorcelantes d’Ansel. A l’écouter, tout serait réel. A l’écouter, la soirée serait délicieuse. A l’écouter… Charlotte comprend qu’elle a tort d’être méfiante. Et s’il était véritablement sincère ? Et si elle lui plaisait autant qu’il semble le montrer ? Pourquoi jouerait-il la comédie, de toute façon ? Elle le voit dans ses yeux, qu’il n’est pas mauvais. Elle discerne au fond de ses iris qu’il y a réellement quelque chose qui se passe, là, entre eux. Quelque chose d’assez magique… Et cela tombe bien, parce que l’âme de Charlotte croit en toutes ces choses.

Les gestes de l’homme sont légers comme l’air qui les entoure. Ses regards et ses sourires sont quant à eux des joyaux aussi brillants que précieux qui ne manquent pas de la faire fondre un peu plus, à chaque fois qu’ils apparaissent sur son visage. Le cœur de la Française est touché et cela se voit à cette expression si comblée qu’elle arbore autant qu’à ses lèvres rougies, si souvent étirées quand il parle. N’importe quel passant saurait voir en elle la fille séduite. Et lorsque Ansel se rapproche soudainement d’elle, n’importe quel passant saurait également deviner qu’elle n’a nulle envie d’être ailleurs. Que là face à lui, son regard perdu dans le sien, Charlotte est en train de vivre un de ces moments pour lesquels elle se damnerait.

C’est soudain. C’est tôt. Mais ce n’est pas trop tôt, pour les rêves insensés de la jeune fille. Cela ne saurait l’être, avec lui, dans cet endroit si idyllique. Alors elle le regarde avec une curiosité douce et intense à la fois, avec un intérêt grandissant au fil des secondes. Elle ne cherche pas à calmer l’emballement de son cœur ; ni cette envie, ni cette appréhension qui le font battre si fort dans cette proximité captivante. Ses yeux, eux aussi s’aventurent sur les lèvres du jeune homme pendant un instant avant de retourner chercher le message de leurs semblables. Et si… ?

Il relève sa main pour dégager son visage et elle frémit, resserrant doucement sa prise sur l’autre main d’Ansel. Cela n’aura pas lieu. Elle le sait. Pas maintenant. Et d’ailleurs, elle devine ce qui a dû traverser l’esprit du grand brun. Une attention qu’il lui offre pour lui prouver qu’il ne se fiche pas d’elle ni de ses craintes. Et elle, à cet instant, elle se noie presque dans cette effluve de sentiments nouveaux et envahissants. Perdue entre ce qu’elle désire au fond d’elle, ce qu’il serait convenable d’attendre et ce qui semble hanter l’esprit d’Ansel. Sa sensibilité est à un point culminant et lorsqu’il retire sa main, elle regrette de ne pas avoir plus d’audace. Car à l’évidence, cette main lui manque déjà, aussitôt partie. Les mots qu’emploient le jeune homme sont ensuite à la hauteur de son attitude jusqu’à présent. Dignes d’un gentleman et visiblement honnêtes. Charlotte se laisse alors embarquer vers la fête avec un sourire enjoué qui masquerait presque sa récente frustration.

Quand ils se mêlent à nouveau à la foule, c’est la jeune fille qui prend le devant et guide le doctorant jusqu’au bar installé pour l’occasion. Pendant l’espace d’un court instant, elle croise au loin le regard de ses deux copines de chambrée qui, à en voir leur rire entendu, comprennent très rapidement la situation. Bien peu désireuse de faire des vagues, Charlotte lâche la main d’Ansel mais ne s’éloigne pas pour autant car on attend sa commande.

« Je vais prendre un mojito s’il vous plaît. Bien dosé. »

Deux mots qu’elle a pris l’habitude de rajouter depuis qu’elle part en voyages dans des villages de vacances relativement onéreux avec sa famille. Les verres y étant distribués gratuitement aux bars, il est toujours recommandé de demander un surdosage si l’on désire véritablement sentir l’alcool. Et Charlotte a beau de ne pas être une grande buveuse, elle apprécie malgré tout la saveur pleine de quelques alcools. De plus, si ça peut lui permettre de se détendre davantage et d’oublier les regards insistants des deux indiscrètes au loin, c’est le jackpot.

Une fois leurs verres servis, elle remercie Ansel et l’invite par un signe à la suivre vers le concert où ils pourront ainsi se fondre dans la foule.

« Je suis venue avec les deux filles qui partagent ma chambre à l’université et elles ne nous lâchaient pas du regard. » Confesse-t-elle après avoir bu quelques premières gorgées, d’une voix suffisamment haute pour qu’il l’entende. Puis c’est avec un petit rire qu’elle ajoute : « Je les soupçonne d’être des Alpha infiltrées chez les Gamma. Elles seraient capables d’aller raconter à tout le monde que je me suis trouvée un mec en dix minutes et cette peste de Swaggy Bitch transformerait ça en “une Gamma soit-disant exemplaire et prude vient de prouver au monde qu’elle n’est en réalité qu’une garce de plus, toutes des petites hypocrites ces Gamma !” »

Ses propres mots lui arrachent un petit rire à la fois amusé et nerveux à l’idée que tout cela devienne effectif. Puis elle réalise qu’Ansel est peut-être déconnecté de toute cette effervescence universitaire et des confréries qui vont avec, lui qui devrait bientôt en sortir. Ses yeux retournent donc calmement se poser sur lui quand elle boit une nouvelle gorgée de son verre, et c’est un sourire qui se dresse sur ses lèvres au bout de quelques secondes.

« Je ne suis pas faite pour vivre en colocation je crois. D’ailleurs si tu as vent d’un studio disponible quelque part… parce que j’ai des envies de meurtre quand elles veillent tard le soir ou quand elles me harcèlent pour tout savoir de ma vie. »

Et elle serait presque sérieuse. Presque, hein. C’est que Charlotte, tout le monde le sait, elle aime bien avoir sa bulle. Les ambiances sereines et un brin romantiques sont aussi sa grande tasse de thé. C'est ce qui semble s'imposer quand le groupe de musique commence à jouer une nouvelle chanson. La jeune fille hésite un moment avant de retourner son visage vers le grand brun à côté d'elle pour lui demander :

« Tu ne vis pas dans le campus toi, j'imagine ? »




Le vent nous portera.


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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Lun 12 Oct 2015 - 14:30

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Ansel Faulkner
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Une pointe de déception picota le cœur de l'écossais lorsque la main de sa jolie française s'extirpa de la sienne. Il la sentit glisser sans en comprendre la raison. D'un faible mouvement, il tenta de la retenir, resserrant brièvement l'étreinte sur ses doigts. Cependant, il se refusa à la forcer davantage. Elle avait ses raisons. Son soupir se perdit dans la foule tandis qu'il regardait la belle commander. D'un geste, Ansel doubla la commande, n'ayant pas envie de devoir batailler pour se faire entendre par dessus la musique et le brouhaha environnant. Payant et embarquant les deux verres, le couple s'éloigna du bar où maintes personnes poussaient dans l'espoir de réclamer toujours plus d'alcool. La demoiselle menait toujours, avançant en tête. Lorsqu'il s'arrêtèrent, un soulagement envahit le brun qui en profitait alors pour boire quelques gorgées. Un sourire s'étira même à nouveau sur ses lèvres humidifiée par le rhum et la menthe. Il s'apprêtait à répondre que ce n'était pas grave, qu'il comprenait bien sa timidité. C'était mignon d'ailleurs. Ca lui donnait envie de l'attraper dans ses bras pour l'embarrasser. Mais ces idées demeurèrent au stade de fantaisie et Charlotte se lança dans une indignation au vocabulaire très estudiantin. Autant dire que le doctorant nageait dans le flou face à ces explications mentionnant les Gamma et les Alpha, ainsi qu'une certaine Swaggy Bitch. Il connaissait le principe. A New-York aussi il y avait des fraternités mais les noms étaient différents. Et puis ses goûts se trouvaient trop variés pour qu'il n'en rejoigne qu'une. Incapable de choisir, il s'était tenu à l'écart de tout cela sans pour autant éviter les grandes fêtes.

Ne perdant pas le nord pour autant, Ansel attira doucement la belle contre lui, glissant son bras autour de sa taille pour éviter qu'on ne la lui arrache. En vérité, il désirait juste l'avoir contre lui, d'autant plus qu'il l'entendait mieux comme cela. A nouveau, il l'aurait bien embrassé mais son serment personnel l'en empêchait. Il s'y autoriserait que si elle effectuait le premier pas vers un baiser. En attendant, il restait sage. Sa main caressait son dos lentement, résistant à la terrible envie de descendre pour profiter des courbes aguichantes de la française. Partagé entre ses deux cerveaux - celui commun à tous les êtres humains et celui purement masculin -, le brun gardait un sourire charmant et l'oreille attentive.

"Non, je loue un appartement. J'ai une belle vue sur la mer d'ailleurs si tu veux venir voir un jour."

Une lueur espiègle et tentatrice illumina son regard un instant.

"J'ai pas trop entendu parler de studio libre je t'avoue. Désolé... Mais la colocation, ça fait parti des joies étudiantes. A New-York, je vivais aussi avec d'autres gens. Ca a ses hauts et ses bas mais c'est comme même vachement sympa."

Un sourire nostalgique et rieur se dessina sur ses lèvres.

"On avait dû repeindre tous les murs du salon une fois. On avait fait une fête mais ça avait totalement dégénéré... Ne laisse jamais des invités bourrés avec du maquillage. Ils nous avaient tout redécoré en multicolore avec des paillettes !"

Mais ça faisait de bons souvenirs maintenant ce genre de mésaventures. Les deux filles avec qui il vivait -pourquoi vivre avec des gros costauds quand on peut avoir deux jolies femmes ? - avaient moins apprécié la blague en découvrant tout leur stock ruiné le lendemain. Ansel avait bien ri de son côté, jusqu'à ce qu'on lui foute un rouleau de peinture dans les mains.

Face au deux jeunes gens, le groupe jouait sur la scène. Le chanteur sautait partout comme un hystérique tandis que la guitare menaçait de prendre feu face à l'enthousiasme de son joueur. Dans la foule, quelques poings en l'air oscillaient, preuve que le public suivait le mouvement lancé par les artistes. Ansel observait cela avec amusement avant de se pencher vers Charlotte pour demander, légèrement honteux de revenir ainsi en arrière.

"Je suis désolé mais tu me parlais des Gamma et Alpha tout à l'heure... C'est les fraternités c'est ça ? Tu en fais partie alors ? Je t'avoue que je suis complètement à la ramasse avec ces histoires..."

Un léger rire lui échappa.

"Je me sens vieux quand je dis ça !"

Il réalisait leur différence d'âge lors de ce genre de discussion. Elle, encore en plein milieu de la liberté étudiante et des déprimes des examens. Lui, au bout du tunnel, en train de regarder timidement de l'autre côté, se demandant ce qu'il l'attend. Deux mondes différents. Deux points de vue. Mais l'écossais aimait cette disparité. Ca rendait la discussion intéressante. Ils avaient de quoi échanger, d'autant plus qu'elle effectuait des études fort différentes des siennes.

Charlotte était une bien agréable rencontre en somme. Ansel se félicitait de fréquenter cette librairie. Une p'tite gorgée de mojito en plus pour fêter ça !


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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [Charlotte]   Jeu 29 Oct 2015 - 21:12

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Charlotte Henry
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Bercée par la musique et par l’alcool qui se diffuse lentement dans son organisme, Charlotte se transforme petit à petit en une femme nouvelle, plus bavarde, moins réservée. C’est aussi l’effet qu’à Ansel sur elle. Après l’avoir intimidée grâce à ses belles initiatives, il a désormais cette capacité étonnante à la mettre en confiance et à lui faire comprendre - par le biais de regards ou de contacts - qu’elle l’intéresse vraiment, qu’elle est à la hauteur de ce qu’il pourrait attendre d’une femme, finalement. Et ce n’est pas rien pour elle, chez qui la confiance n’a jamais régné.

« Ah oui. J’aimerais bien venir chez toi pour admirer la magnifique vue. »

Elle laisse sous-entendre, à moitié crédible, qu’elle ne serait là que pour contempler l’océan, mais Ansel sera-t-il naïf ? Elle-même en doute et espère qu’il ne le sera pas. Pourtant la jeune fille fait partie de ces individus qui aiment découvrir les habitats des gens auxquels ils tiennent, et c’est indéniable que l’environnement privé du doctorant la rend curieuse… Néanmoins, pas autant que lui. Lui, l’homme qu’il est dans son domaine privé, voilà qui l’intéresse encore plus.

Lorsqu’il lui raconte cette folle soirée qui avait eu lieu chez lui avec ses colocataires et d’autres étudiants, elle se pince les lèvres puis se met à rire de l’anecdote.

« Merci du conseil, je retiens… Mais moi quand je fais des fêtes à mon domicile, j’évite d’inviter n’importe qui déjà. » Avec amusement, elle poursuit. « Enfin, ce n’est pas comme si j’avais beaucoup de place, dans ma chambre étudiante. J’évite d’y inviter beaucoup de gens… »

Arborant un sourire navré - de sa propre situation - Charlotte profite de sa proximité physique avec Ansel pour glisser timidement sa main sous sa veste, autour de sa taille. Le parfum subtil du jeune homme lui vient encore une fois aux narines et c’est avec un brin d’excitation qu’elle tente de se concentrer à nouveau sur le concert. Ansel a décidément touché de plein fouet l’accalmie dans laquelle Charlotte vivait depuis quelques temps.

Plusieurs fois, elle porte le gobelet à ses lèvres pour se désaltérer. Plusieurs fois, elle se retient de glisser un petit coup d’oeil à l’étudiant. A être trop proche des gens, on manque parfois les plus belles occasions. Pourtant Charlotte n’aimerait être nulle part ailleurs que contre lui.

Bientôt, il reprend la parole par curiosité et s’attire ainsi les faveurs de la Française.

« Oui ce sont les fraternités des filles. Chez les Alpha Bêta, les reines de l’université règnent, belles, populaires et pestes à souhait. La confrérie Gamma Psi regroupe les filles studieuses et discrètes, pour qui les études sont plus importantes que le succès, en gros. Je te laisse deviner dans laquelle je suis. »

Ça ne devrait pas être trop difficile, songe Charlotte. Si elle avait été une Alpha Bêta, il est fort probable qu’elle aurait déjà sauté sur Ansel. Elle connaîtrait déjà la saveur de ses lèvres, la senteur de son cou, l’éclat de son regard pris par le désir… le grand, le fervent, celui qui montre le début de la fin. Elle connaîtrait déjà toutes ces choses mais au lieu de cela, la Gamma Psi n’en est encore qu’à la découverte des aspirations et des goûts du beau brun. Malgré ces envies qui pointent le bout de leur nez, Charlotte aime cette allure et pour rien au monde elle ne voudrait brusquer les choses. Surtout pas ce soir. Car ce soir, ainsi fait, possède énormément de charme.

« Mais tu es vieux, ce n’est pas qu’une impression. »

Un sourire radieux étire ses lèvres délicatement maquillées.

« Il faut être un tantinet vieux jeu pour venir se perdre dans une petite librairie de quartier et pour y rester lire des romans policiers pendant des heures. »

Bien sûr, elle plaisante. Une plaisanterie douce qui ne reflète pas vraiment toutes les pensées qu’elle a déjà eues en observant Ansel à la librairie où elle travaille. Des pensées qui ont toujours mélangé mystère, curiosité et attirance. Jamais elle ne s’est dit qu’elle le trouvait vieux jeu. A vrai dire, c’est plutôt sa maturité apparente qui l’a séduite à première vue.

Tout contre lui, la blondinette s’autorise à poser doucement sa tête sur son épaule, son regard rivé sur le chanteur. Ce soir, cela n’ira pas plus loin que cela. L’entente sera parfaite, presque trop d’ailleurs. Alliant la candeur des premiers moments amoureux et leur magie. Charlotte quittera Ansel au moment où ses amies l’appelleront pour rentrer jusqu’au campus et elle disparaîtra après n’avoir posé qu’un léger baiser sur sa joue. Léger, mais pourtant plein de promesses.
Sujet terminé





Le vent nous portera.


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