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 I can't remember to forget you - Gia

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MessageSujet: I can't remember to forget you - Gia   I can't remember to forget you - Gia EmptyDim 2 Aoû 2015 - 23:05

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Morgan laissa tomber son mégot à terre. Il écrasa le bout rougeoyant du joint de la semelle de sa chaussure et laissa en plan la blonde qui lui tapait sur les nerfs depuis dix minutes. Sa voix aiguë lui donnait mal à la tête, et quand sa main avait osé s’aventurer sur son torse, Morgan c’était braqué. Il traversa le salon bondé d’étudiants ivres, en se demandant pourquoi il était venu. Ce matin il était passé à l’hôtel qu’occupait Lewis pour récupérer ses affaires et rendre sa clef. La carrière du chanteur était devenue telle qu’il s’absentait régulièrement. Morgan se torturait l’esprit quand il entendait malgré lui les rumeurs sur son petit ami. Ou du moins ex-petit ami. Evidemment, son oncle avait fini par être au courant de cette relation. Par apprendre que son neveu et héritier sortait avec un autre garçon. Il lui avait bien fait comprendre qu’il ne lui adresserait plus la parole, et une fois de plus sa tante n’osait contredire son époux. Cette situation n’avait pas aidé à maintenir l’équilibre dans son couple, encore moins le harcèlement des paparazzis. Leur séparation n’avait pas mis bien longtemps à faire la une des magazines people. Du moins, il était annoncé que « Lewis Graham était de retour sur le marché ».

Tout n’est jamais blanc. Tout n’est jamais noir. Morgan l’avait toujours su. Du moins jusqu’à ce que sa route croise celle de Lewis. Il lui semblait que depuis, tout était un peu plus joli. La vie semblait plus souriante, plus lumineuse. Il avait appris à revoir l’ordre de ses priorités. Il avait également quelque peu changé. Il s’était assagi. Le Phi digérait bien mal cette séparation. Tout était plus amère. Les couleurs lui semblaient pâles et sans importance. Néanmoins Morgan tentait de remonter le pente. Aussi, lorsqu’on lui avait proposé de se rendre à une soirée, il avait sauté sur l’occasion pour se changer les idées. Mais il n’arrivait pas à s’enlever Lewis de la tête, ni le fait qu’il l’ait probablement perdu pour toujours. Il c’était autorisé à espérer. Il avait fait du chemin, mais aujourd’hui tout était remis en question. Il avait bâti un fort, fait de pierre et d’acier. Le chanteur l’avait pulvérisé comme un vulgaire château de cartes, laissant dans sa poitrine ce trou béant, empli de rancœur, d’incertitude et d’autre chose. Il ne savait pas quoi exactement, mais c’était douloureux.

L’esprit embrumé, Morgan marchait au hasard dans les rues de Los Angeles. Les articulations de sa mains droites étaient raides et abimées, et ses phalanges égratignées suite à une bagarre. Heureusement elles commençaient à cicatriser. Mais l’adrénaline était revenue, celle qu’il ressentait lorsqu’il frappait. Une sensation de puissance, et de contrôle. Déjà ses démons le rattrapaient. Il était pourtant venu aux Etats-Unis pour refaire sa vie. À quel moment tout avait dérapé ? Le Phi se sentait mal. Mal dans cette ville gigantesque. Il avait l’impression de ne pas êtes à sa place, ici non plus. L’Italien avait toujours eu cette nostalgie en lui. Une impression de ne pas voir le monde comme les autres, comme si quelque chose lui échappait. Son regard flou se posa sur une masse sombre à sa droite. Une espèce d’ancienne usine se trouvait là. C’était le Squat, un lieu connu dans le sud de la ville, épuré mal famé. Quelque chose le poussa néanmoins à y pénétrer. Peut-être une dose d’adrénaline, un espoir d’y trouver quelqu’un avec qui s’embrouiller. Mais l’endroit était désert. Morgan en était presque déçu. Poussé par la curiosité, le Phi posa une main légère sur la rampe d’un vieil escalier, et appuya son pied sur la première marche pour en tester la solidité. Il grimpa au premier étage, mais ne put aller plus loin, tant les marches en bois étaient pourries par les années d’abandon. Il marcha alors au hasard dans les couloirs sombres, ses pas raisonnant entre les murs froids et délabrés. Un sifflement attira alors son attention. Le vent s’engouffrait sous une porte taguée d’un serpent rouge. Il parvint à l’ouvrir après plusieurs tentative pour la décoincer et constata que le pan du mur en face de lui était totalement défoncé. Un trou béant dans les briques rouges offrait une vue imprenable sur la ville et ses lumières au loin, mais surtout sur l’immense ciel étoilé. Morgan s’approcha du bord. Il n’était qu’à trois ou quatre mètres du sol envahi par les mauvaises herbes. L’Italien s’assit, les jambes pendant dans le vide. Il décapsula la bière qu’il avait emporté au passage et but une gorgée. Elle était chaude et amère, mais il s’en fichait.

Le vent était tiède en cette nuit d’été, et il devinait au loin la ligne sombre qu’était la mer. Il caressait la folle envie de prendre le vieux voiler de son père et de se perdre dans l’océan. De fuir, encore une fois. Morgan sortit son téléphone de sa poche et se connecta sur les réseaux sociaux, cherchant à avoir des nouvelles de Lewis. Il n’y avait pas grand-chose de nouveau. Son pouce, comme animé de sa propre volonté, alla alors consulter le profil de Gia sur Twitter. Visiblement elle c’était parfaitement remise de leur dispute. Égoïstement, Morgan aurait préféré que ce ne soit pas le cas. Elle semblait voyager et prendre du bon temps avec un type qui lui rappelait un Delta. Le tweet suivant lui enserra un peu plus la gorge. Gia était en Italie. Et indirectement elle le narguait à coup d’hashtag Family. Morgan ferma l’application. Elle avait l’air souriante, et heureuse. Alors que lui-même ne s’était jamais senti aussi seul. Une espèce de jalousie le rongeait. Elle avait toujours eu ce qu’il recherchait. Une famille soudée qui ne lui cachait rien, des dizaines de mecs à ses pieds. Il n’y avait qu’une chose qu’il avait eu avant elle : la chance de rencontrer quelqu’un de sincère. Il avait voulu prouver qu’il pouvait être heureux sans eux. Qu’il n’avait pas besoin d’eux. Que Gia n’avait aucune emprise sur lui. Pouvait-il clamer avoir une vraie famille ? Certes son oncle semblait prêt à lui pardonner son écart de conduite, mais Morgan avait l’impression que quelque chose c’était définitivement rompu. Peut-être que finalement, il aurait dû accepté de prendre le nom de son oncle pour devenir un vrai Di Renzo. Le nom des Vanderbilt se serait alors éteint pour de bon.

Dans son répertoire, Morgan chercha le numéro de Gia, avant de se souvenir qu’il l’avait supprimé. Le plus frustrant était qu’il s’en souvenait. Il le composa donc sur le pavé numérique et appuya sur la touche appel, vaguement conscient qu’un coup de fil en Italie lui couterait probablement cher. Pas une seconde il pensa que peut être, elle pouvait être rentrée en Californie. Morgan avala une grande gorgée de bière en grimaçant. Il avait besoin d’évacuer ses sentiments qui le rongeaient. Tristesse. Nostalgie. Rancœur. Le Phi cherchait la confrontation pour se soulager. Gia lui semblait un peu trop heureuse. Ou peut-être avait-il peur qu’elle ait oublié son existence, définitivement. L’italien laissa passer quelques secondes quand Gia décrocha. Un silence dans la nuit chaude, seul s’échappant d’entre ses lèvres son souffle alcoolisé. En réalité, il ne s’attendait pas à ceux que la demoiselle décroche. Il aurait pu raccrocher, ou simplement commencer par la saluer. Mais avec Morgan, la simplicité n’existait pas.

- Alors comme ça on prend du bon temps en Italie ?  Demanda-t-il avant de ricaner sous l’ivresse. D’ailleurs, si tu vois mon oncle, rend moi service : dis-lui que j’en ai rien à foutre de son fric.

Morgan esquissa un sourire, plutôt satisfait. Sa tête vint s’appuyer contre le mur de brique. Il n’avait plus les idées claires, mais ça lui plaisait bien d’être ici, en hauteur, à entendre la voix de Gia.  
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MessageSujet: Re: I can't remember to forget you - Gia   I can't remember to forget you - Gia EmptySam 8 Aoû 2015 - 23:09

Gia Leonetti
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Ambitieux(se) mais sérieux(se)
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Age : 27
Date d'inscription : 28/02/2014
Célébrité : Shanina Shaik.
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Nationalité / origines : Américaine (nationalisé), Italienne (adoption) et Sicilienne (naissance).
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Dans la vie, il se passe des choses auxquelles on ne s’attend pas du tout. C’est bien ce qu’il m’arrive en ce moment. Ma vie change dans un sens auquel je ne m’y attendais pas. La seule chose qui reste en suspens, c’est de savoir si je continue à croire que c’est probablement bon signe, je pourrais tomber plus haut que je ne le pense. Retomber aussi bas que je l’ai fait avec Morgan en croyant en la possibilité de sortir avec lui, d’aimer sans avoir peur. Mais j’ai peur… Peur et ça m’angoisse. Parce que ce que j’ai vécu m’en empêche. Kai est tellement beau, tellement populaire. Je pourrais tomber comme ça s’est passé pour Théa. Après tout, il lui a bien fait vivre une tromperie et il ne semble pas vraiment emprunt à retourner vers elle … pour mon plus grand plaisir et bonheur non ? Je ne dois pas être négative alors que je sens au fond de moi que je peux lui faire confiance ouvertement, j’ai simplement besoin d’être rassurée, je le sais.

Tous ses tourments me donnent le tournis à n’en plus savoir quoi penser. Je suis là comme une idiote sur le bord de ma piscine intérieure à seulement tremper le bout de mes doigts dans l’eau en espérant une illumination. Essayer de retrouver la confiance en la vie et l’humanité. Chose qui me semble encore difficile aux vues de ce que j’ai pu vivre. Mais ça commence à s’éloigner de moi, non ? Pourquoi ruminer tant de mauvaises choses alors que je pourrais sortir pour m’amuser ? Enfin… m’amuser… moi qui essaie de me stopper à boire de l’alcool, je ne sais pas si j’arriverais à m’amuser sans cela. Ce n’est plus la même façon de vivre depuis une semaine mais je tente de m’essayer à ce type de vie pour me reprendre en main. Je sais que je peux le faire !

Le téléphone se met à sonner. Surprise, je me rapproche pour voir le prénom de Morgan sur l’afficheur. Je suis un peu déconcertée alors que je lui avais demandé il y a plusieurs mois de ne plus me parler, ni même de me contacter. Mais c’était il y a plusieurs mois et mon état d’esprit est trop joyeux bien que ça me redonne envie de boire d’y avoir pensé quelques secondes plus tôt. Je décide de décrocher malgré tout, cela pourrait être une mauvaise nouvelle et je risque de rater cela. « Alors comme ça on prend du bon temps en Italie ? » me dit une voix plus que familière. Je ne peux manquer de lever les yeux au ciel, il semble d’humeur à être particulièrement acerbe. Pourquoi il m’appelle dans ce cas ?

« D’ailleurs, si tu vois mon oncle, rend moi service : dis-lui que j’en ai rien à foutre de son fric. » Ajoute-t-il. Je me souviens d’en avoir entendu parler. Son oncle lui a coupé tous les vivres parce qu’il vivait une relation amoureuse avec un homme. Ce qui me dégoute aussi mais je dois l’avouer que je l’ai encore mauvaise dans cette histoire. Mon orgueil de séductrice sûrement… Je marche en direction de ma chambre tout en lui répondant : « C’est quoi ton problème, Morgan ? Tu as bu, c’est ça ? Qu’est-ce qui se passe pour que tu décides de me reparler ? Tu es où là ? » Je pose tant de questions mais sans le prévenir, je mets le haut-parleur pour pouvoir déposer sur le dispositif de traçage.



Le chemin est long jusqu’à l’usine désaffecté et je suis particulièrement inquiète de ce que je pourrais y trouver. Morgan ne semble pas dans un état d’esprit très bon. Et je le comprends en quelque sorte. Je gare la voiture dans un angle discret pour ne pas attirer l’attention et me glisse à l’intérieur du bâtiment. L’endroit est toujours aussi délabré que dans mon souvenir et je prends bien conscience que je dois faire attention. Mon cœur palpite à vive allure pour les sensations de danger mais aussi parce que je vais revoir Morgan. Je ne peux le nier. J’ai très envie de le revoir, j’ai envie de bien des choses avec lui… mais par-dessus tout, le serrer dans mes bras. Juste ça… Au moins ça et malheureusement au maximum. Mon corps réclame bien plus mais je ne peux pas. Je vois un escalier que je monte lentement pour ne pas risquer de l’abimer, ce serait dommage qu’il se brise, pour redescendre, ça ne serait pas facile du tout.
 
« Salut… » dis-je d’une voix posée alors que je viens de trouver Morgan. J’hésite entre le frapper ou l’enlacer contre moi. Choix difficile…


J'ai décidé que ma vie était trop simple...  

Je veux vraiment la compliquer avec toi.
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MessageSujet: Re: I can't remember to forget you - Gia   I can't remember to forget you - Gia EmptyMer 2 Sep 2015 - 19:08

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Son esprit était engourdi par l’alcool, ses sens ralentis. Pourtant Morgan se sentait bien, et fort. C’était là l’effet des diverses drogues : une impression d’être intouchable, et invincible. En réalité son état était lamentable. Si quelqu’un avait pu le voir, il aurait pu lire dans ses yeux à quel point il était perdu. Ses mains abimées étaient les vestiges d’un combat contre ses démons et son dégout. Il était plein de colère, de haine et de rancœur. Pourtant, il était incapable de savoir vers où tourner tout ça. Ça fait mal comment l’amour ? Morgan n’avait rien pour comparer. Mais il espérait que peut être quelqu’un pourrait partager ça avec lui. Il se tourna alors vers Gia. Il se demandait si elle était satisfaite de sa rupture. Si elle lui dirait je te l’avais dit, ou si elle lui tournerait simplement le dos. Mais la demoiselle répondit à ses provocations par quatre questions. Deux qui prouvaient qu’il l’exaspérait toujours autant. Deux qui prouvaient qu’elle s’intéressait encore un peu à lui.

- Mon problème ? Répéta Morgan avec un ricanement. Tu me demandes ce qu’est mon problème ? Voyons Gia, il me semble que ce n’est pas si compliqué à deviner. J’ai peut-être bu. Peut-être que oui. Peut-être que non. Qui sait ?

Il avait soufflé ses derniers mots d’un ton aguicheur. Gia avait surement deviné à l’autre bout du téléphone qu’un sourire en coin s’était dessiné sur ses lèvres, il s’entendait dans sa voix. L’Italien battait des jambes dans le vide, indifférent aux lois de la physiques et de la gravité. De toute façon, il n’avait jamais vraiment eu conscience du danger. Il regardait au loin les lumières de la ville, en se sentant si au-dessus de ces personnes qui passaient leur vie sans se poser de questions. Ces personnes qui se levaient, travaillaient, mangeaient, dormaient. Si seulement ils prenaient conscience à quel point ils étaient insignifiant dans l’immensité du monde. Que valait donc une vie parmi d’autre ? Pourquoi certains pouvaient se contenter de peu, alors que lui-même avait beaucoup mais n’était jamais vraiment comblé ? Pourquoi n’avait-il pas pu juste faire ses études en Italie, ne pas être tenté par l’ailleurs, et vivre comme les autres une petite vie tranquille et sans complication, juste comme on la lui avait tracée ? Parce que Morgan aimait les défis. Il aimait voir où étaient ses limites et les repousser. Il n’aimait ni la simplicité, ni la normalité. Demandez-lui de choisir entre le blanc et le noir, il choisira le gris. Le soleil ou la lune ? Il répondra qu’il n’attend pas le jour pour voir. C’était surement ça son problème, il ne rentrait dans aucune case.

Parmi les rumeurs qui l’entouraient, Morgan eut vaguement conscience de frottements de pneus contre le gravier, et du grincement de l’escalier. Pourtant, il sentit sa présence avant même qu’elle ne prenne la parole. Elle était donc revenu d’Italie… Il ne répondit pas tout de suite, comme s’il essayait de se persuader que tout ça était dans sa tête, et que Gia n’était pas derrière lui. Il resta donc assis de dos, ses jambes pendant dans le vide, et sa tête appuyée contre le mur de brique. Ça faisait combien de temps qu’ils ne s’étaient pas vus ? Cinq ? Six mois ? Morgan prit soudain conscience qu’il ne voulait pas qu’elle le voit dans cet état. Il renversa légèrement sa tête en arrière pour finir sa bière chaude, et lâcha la bouteille dans le vide, qui explosa en une centaine d’éclats de verre.

- Qu’est-ce que tu fous là ? lâcha-t-il d’une voix neutre.
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