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 what hurts the most (adélaïde)

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MessageSujet: what hurts the most (adélaïde)   Mer 19 Aoû 2015 - 23:13

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Andreas Klein
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WHAT HURTS THE MOST



J'ai envie de tout sauf de rentrer chez moi. Et pourtant, il va bien falloir que je le fasse. Retrouver cet appartement dans lequel deux filles vont probablement ne pas tarder à me sauter dessus en me traitant de salopard. Retrouver cette chambre qui compte tellement d'heures passées en sa compagnie et qui va donc forcément me replonger dans des souvenirs que je préférerais oublier à jamais. Tout ça me provoque un haut le cœur, tandis que je suis en train de grimper les marches une par une, m'éloignant ainsi chaque fois un peu plus de la pseudo liberté dont j'ai tenté de profiter pendant ces derniers jours.

Difficilement, j'ai essayé de me raisonner et de me dire que cela n'était pas une fin, juste une crise à passer comme celles que les copains traversent parfois. Encore plus difficilement, j'ai du admettre que les mots de Grace étaient tout sauf orientés dans ce sens. Quelle réconciliation espérer de la part d'une fille qui trouve le courage de s'en aller comme elle l'a fait, alors que je n'étais même pas encore habillé dans cette chambre d'hôtel, le corps et le cœur complètement déchaînés par sa faute ? Par sa faute, oui. Elle a été horrible et ça, je ne fais que me le répéter depuis trois jours. Qui de mon amour pour elle ou de mon amour propre a été le plus blessé ? J'aimerais en douter, mais c'est pourtant on ne peut plus clair. Grace ne m'a pas seulement abandonné désabusé, elle m'a aussi abandonné littéralement furieux. Au point de haïr tout ce qui a été nôtre pendant plus d'un an. Aujourd'hui et depuis trois jours, je n'ai plus qu'une envie, lui faire payer cet état misérable dans lequel elle m'a laissé.

Une fois dans le hall d'entrée de mon appartement, je prie le ciel pour qu'il n'y ait personne de présent. Si Adélaïde et Chloé les harceleuses pouvaient être dehors à vaguer à leurs occupations, franchement, ça serait une sacrée aubaine. Jetant mon sac sur le chemin comme un vulgaire sac d'ordures, je me dirige dans un silence tout relatif jusqu'à la cuisine où, par chance, quelques tranches de pain ont survécu au petit-déjeuner d'une des deux filles. Après m'être assis, j'en attrape une et la tartine de confiture aux fruits rouges, ce qui sera le complément parfait de la tasse de café prise chez Madison, une heure auparavant...



Je serais juste l'attrape-cœurs et tout. D'accord, c'est dingue, mais c'est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. Salinger
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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Jeu 20 Aoû 2015 - 2:17

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Adélaïde J. Sullivan
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Elle n'en avait pas dormi de la nuit, ou très peu en tout cas. Par énervement, par inquiétude, sûrement les deux à la fois. Il devait seulement partir avec Grace pour le weekend, clair et précis, il devait rentrer dimanche et mercredi matin, toujours personne. Au bout de combien de temps a-t-on le droit de signaler une disparition à la police déjà? Pourquoi ce genre de pensées la hantaient tellement? On était aux Etats-Unis, pas dans la plus calme des villes, tout était possible. Et pourtant, au fond, elle savait que ce n'était pas cela, il avait vu ses messages après tout... mais il n'avait jamais répondu surtout. Pourquoi? Quel était son but de l'ignorer ainsi? L'énerver au plus haut au point, la laisser se faire un sang d'encre pour voir jusqu'où elle était capable d'aller pour le retrouver, à quel point elle retournerait ciel et terre ne serait-ce que pour l'avoir sous ses yeux? Putain mais quel abruti ce mec! Bon après tout... c'était un mec, il était forcément abruti mais ça, c'était une autre question. Chloé avait pourtant tenter de la rassurer, de lui dire d'arrêter de le harceler mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Il était nulle part, disparu depuis deux jours et elle devait rester relax? Impossible. Son esprit pensait trop, son corps s'inquiétait trop, son imagination elle-même la perturbait trop. Il était forcément arrivé quelque chose mais quoi?

Elle n'en avait aucune idée, et pourtant c'est bien en entendant la porte claquer et des pas dans l'appartement, qu'elle se levait, déterminée à savoir. Ça ne pouvait pas être Chloé, elle était partie et ne reviendrait pas d'ici ce soir. En t-shirt et en short de pyjama, cela ne faisait que quelques minutes qu'elle était réveillée, Andreas le devinerait aisément à la marque de son oreiller qui lui traversait le visage et serait encore là pendant quelques minutes sûrement. Traversant la cuisine, sans un mot, elle ne savait pas comment l'aborder. Si elle avait imaginé beaucoup de choses, la réalité était toute autre. C'était rassurant de le savoir là, entier, en vie, certes avec un air patraque mais il était là. De l'autre côté, c'est son sang bouillonnant qui la faisait vriller dans la colère qu'il n'ait rien dit, rien envoyé. Attrapant un verre dans un placard, elle le remplissait de jus frais tout droit sorti du frigo, jetant un coup d’œil à ce qu'Andreas faisait. « Tu feras gaffe avec ce couteau. J'ai la haine et des envies de meurtre depuis quelques jours. » Certes ce n'était pas fait avec délicatesse et sa colère prenait le dessus mais au moins, la glace était brisée.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Dim 23 Aoû 2015 - 1:13

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Andreas Klein
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Une bouchée, puis une seconde… et ainsi de suite, sans que ma gueule de bois ne se manifeste de trop. Ô magie. C’est rare que j’ai autant d’appétit dans ces circonstances, d’ailleurs la douche matinale et le médicament gentiment donné par Madison doivent y être pour beaucoup dans l’histoire. C’est une chance pour moi d’avoir pu passer la soirée et la nuit avec elle ; en plus d’avoir pu profiter de la présence d’une amie inestimable, cela m’a aussi empêché de trop repenser à Grace et à tout ce qui la concerne. Une espèce de chaos à la fois brûlant et glacial auquel je préfère me frotter le moins possible… Mais combien de temps cela durera ? Le simple fait d’être rentré chez moi et de retrouver mes colocataires devrait suffire à me replonger dans ma réalité et mon quotidien devenus misérables en un weekend à peine.

En parlant de mes colocataires, l’une d’elles vient de sortir de sa chambre et apparaît bien vite dans l’encadrement de la porte de la cuisine, dans une tenue que je ne jauge du regard que très brièvement. Mon attention se reporte très vite sur les mouvements de mon couteau qui étale la confiture rouge, élément tout à coup hautement intéressant, bien plus que la sale gueule d’Adélaïde. Ce n’est plus l’odeur des fruits que je flaire mais bel et bien celle, bien plus amère, de la rancœur de ma meilleure amie. Elle-même qui doit évidemment m’en vouloir à mort pour avoir fait… le mort durant ces derniers jours. La dernière chose dont j’ai envie, c’est de lui devoir des justifications de bon matin. Que cela soit correct ou non vis-à-vis d’elle ou de nous, sincèrement j’en ai rien à faire. J’ai passé des journées de merde et j’estime que mon besoin de m’éloigner et de me taire est un tant soit peu légitime. Seule ma loi compte et il faudra bien qu’elle le comprenne au lieu de ruminer comme une lionne en cage. C’est bien à cela qu’elle me fait penser quand je l’entends derrière moi se servir un verre. Son attitude n’a rien d’habituel, il faudrait être con pour ne pas s’en apercevoir, et au cas où on est le pire des imbéciles de cette planète, voilà qu’Adélaïde se met à parler. Je crois que ses propos sont clairs. Les sous-entendus encore plus. Voilà qui est dit. La guerre est déclarée, et c’est madame qui l’a dit.

Pourtant je repose le couteau sur le côté droit de mon assiette, de la façon la plus impassible qui soit, et vais mordre dans ma tartine avec une nonchalance digne des matins les plus cafardeux. Je mâche ensuite, longuement, silencieusement, ou presque, le regard porté devant moi vers le salon. Elle le comprendra, que je n’ai pas envie de lui répondre. Que je n’ai d’ailleurs rien envie de lui dire, pas tant qu’elle aura cette attitude avec moi en tout cas. Si elle me connaît bien, elle doit savoir qu’à agir comme ça, elle ne me donnera que plus envie d’être dédaigneux. Enfin… me connaître ne suffira sans doute pas dans cette situation, tellement elle doit être elle aussi énervée. Mais au diable.

Je gobe ma tranche de pain en une minute à peine et me lève pour aller déposer mon assiette et le fameux couteau fantasmé dans le lave-vaisselle, sans lui adresser ne serait-ce qu’un regard. Ensuite, je prends le chemin de ma chambre, emportant au passage mon sac de voyage et toutes mes craintes au sujet d’une Adélaïde furieuse.
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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Lun 24 Aoû 2015 - 12:44

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Adélaïde J. Sullivan
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Se taire, c'est ce qu'elle aurait dû faire, c'est ce qu'elle aurait aimé faire mais elle n'avait pas réussi à retenir sa langue. Parce qu'elle était ainsi, impulsive, expressive, chiante à en crever parfois. Elle aurait aimé se taire, ne rien dire, ravaler sa fierté, calmer sa colère qui bouillonnait dans ses veines et faisait exploser son cœur, mais rien de tout ça n'était arrivé. Adossée contre le meuble, le verre à la main, c'est bien une menace qu'elle lui avait lancé. Evidemment, d'une façon ou d'une autre, qu'il fasse attention ou pas avec ce couteau, elle ne comptait pas l'assassiner, loin de là. Elle se sentait simplement mal à l'idée qu'il l'avait écartée et gardée ainsi dans un silence de mort qu'elle n'avait pas supporté. Tout ce qu'elle faisait, c'était l'exprimer, certes de façon extrême mais c'était tout Adélaïde, tout ou rien. Elle craquait, littéralement. Sa colère prenait le dessus sur son soulagement et la joie de le voir entier et vivant, et visiblement avec de l'appétit en plus. Elle buvait, un peu. En réalité c'était elle qui, physiquement en tout cas, semblait le plus mal. Elle n'arrivait pas à avaler quoi que ce soit, son estomac noué, ses envies refoulées. Le pire là-dedans, c'était bien l'attitude d'Andreas. Elle le connaissait comme ça et pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher d'attendre une réaction de sa part. Réaction qui ne vint jamais, comme si la blonde n'existait pas... ce qui avait clairement le ton de l'exaspérer encore plus. Il le faisait exprès, aucun doute là-dessus.

D'une traite, elle finissait son verre, ouvrant le lave-vaisselle à son tour avant de le fermer, trop brusquement peut-être. Mieux valait que le lave-vaisselle prenne un coup, plutôt qu'Andreas, vous savez ce qu'on dit, la colère et l'adrénaline donnent plus de force qu'on ne le croit. Elle ne comptait pas le lâcher, parce qu'encore une fois, elle estimait être en droit de savoir pourquoi il n'avait rien dit pendant ces jours interminables. Alors elle le suivait à la trace, se faisait bien entendre dans tout l'appartement, l’amertume au bord des lèvres, la tristesse à l'orée de son cœur. « Wouah! » Cette exclamation aurait le don de capter son attention, c'est ce qu'elle pensait en tout cas. Même s'il ne disait rien, elle savait très bien qu'il l'écoutait au moins d'une oreille. « Cette maturité dont tu fais preuve est incroyable, vraiment, je te félicite, je l'ai jamais vue aussi élevée. » Sarcasme, tel était son jeu. Poussée à bout, totalement, à peine la porte d'Andreas ouverte, elle attrapait la poignée pour mieux la refermer sous son nez, quitte à ce qu'il se la prenne dans la tronche, elle en avait rien à faire au point où elle en était. « Alors quoi? Tu vas me fuir éternellement? Qu'est-ce que je t'ai fait pour que tu me fuis à ce point? Parle-moi putain, dis-moi! » Parce qu'elle n'en pouvait plus, parce qu'elle avait besoin de savoir et qu'au fond, parce qu'elle se sentait fautive d'une chose qu'elle ignorait ou qu'elle s'imaginait bêtement, peu importe. Elle voulait connaitre la vérité, une vérité qu'elle s'apprêtait à réparer, persuadée d'avoir cassé quelque chose entre eux, de l'avoir mis en colère le premier, ignorante et naïve qu'elle était.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Mar 25 Aoû 2015 - 21:38

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J’entre à peine dans le couloir menant aux chambres quand un bruit sec de claquement assomme l’air. C’est le lave-vaisselle qui vient de subir l’énervement d’Adélaïde et qui annonce de très, très prochaines perturbations. Pourtant je ne m’arrête pas et continue mon chemin vers mon antre. Sans daigner me retourner une seule fois, même lorsque j’entends ses pas la rapprocher dangereusement de moi… Et c’est à ce moment-là que sa voix cette fois perce l’atmosphère déjà hautement électrique de l’appartement. Elle s’exclame et admire, non sans un sarcasme nauséabond, l’homme si mature que je suis devenu en quelques jours. Enfin, quelque chose dans ce genre en tout cas. Je n’écoute que d’une oreille puisque bien décidé à aller m’enfermer dans ma chambre afin de ne plus entendre ses vociférations.

Sauf que… Ma main a à peine enclenché la poignée de la porte que celle-ci revient à sa position initiale, dans un mouvement brusque qui me surprend, même si je ne le montre pas tant que ça. Elle est sérieuse, là ? C’est un nouveau délire de m’empêcher de rentrer dans ma piaule ? La mâchoire serrée à cause de l’agacement qui monte en moi, je fixe bêtement un point sur la porte tandis qu’elle m’assaille de questions toutes plus chiantes les unes que les autres. Sa voix hurle et moi, je sens mon coeur cogner dans ma poitrine de plus en plus fort. Si c’est l’indifférence que je feins envers elle depuis qu’elle a fait son apparition dans la cuisine, il est bien évident que ce que je ressens envers elle n’aura jamais rien de l’indifférence pure. Non au contraire, et c’est bien pour ça qu’elle me fait mal avec son attitude obsédante. J’aimerais qu’elle respecte mon besoin de solitude et ce qu’elle fait, c’est l’exact opposé. « Laisse-moi entrer. »  Mon sang boue et le poing qui me reste de libre se referme petit à petit, aussi tendu que le reste de mon corps. Plus le temps passe, plus je me sens devenir furieux. Je détourne alors mon regard pour le poser sur Adélaïde, durement, sans aucune affection. Seulement avec de la rancœur et de la rage. Tous ces sentiments qui me rongent l'existence depuis plusieurs jours. « Laisse-moi entrer dans ma chambre ou tu vas le regretter. » Les mots sortent sans que je n’y réfléchisse. C’est impulsif, extrême, ou presque. Je n’ai jamais voulu qu’on en arrive à ça, je n’ai jamais voulu faire du mal mais là, face à elle, je me sens capable du pire. Il y a comme des millions d’aiguilles qui me transpercent le cœur et menacent mon self-control de dérailler totalement. J’ai horreur, absolument horreur qu’on s’en prenne à ma liberté.
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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Ven 28 Aoû 2015 - 4:06

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Adélaïde J. Sullivan
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L'énervement vous fait faire des choses incroyables. Parfois positives, parfois négatives, ce sont souvent ces dernières qui vous servent de leçon. Peut-être qu'Adélaïde allait en apprendre une aujourd'hui, peut-être que toute cette colère qui montait en elle et explosait en échos contre les murs de l'appartement allait lui donner une de leçon. Peut-être celle de l'amour. Pas celui qu'on voit dans les films, pas celui romantique qui fait pleurer sous les chaumières et fondre les cœurs. Mais celui qui vous perce, qui vous frappe, le vrai, le grand, celui que l'on pensait indestructible, toujours plus dur avec le temps. Celui qu'elle ressentait pour Andreas, dans la plus pure et la plus simple des amitiés mais la plus forte en même temps. Cet amour pour lui, c'est lui qui avait fait en sorte qu'elle s'inquiète, qu'elle se montre insistante, harcelante. Cet amour pour Andy, c'est lui qui la mettait en colère, faisant gronder sa voix dans l'appartement.

C'est lui qui faisait d'elle cette furie en manque de réponse, prête à blesser son ami en lui claquant la porte au visage, prête à tout pour entendre sa voix, ne serait-ce que quelques mots. Elle se sentait blessée, trahie en quelque sorte mais loin d'être prête à abandonner. Ils s'étaient toujours soutenu, parlés parfois même engueulés mais jamais, ô non jamais, ils étaient restés dans un silence aussi long. Un silence qui lui faisait mal, plus que de raison. Andreas n'avait pas la langue déliée facilement, elle le savait, et peut-être qu'inconsciemment c'était pour cette raison qu'elle le poussait à bout, pour qu'il parle enfin, libère les mots. Tenant fermement la poignée de la porte, elle soutenait son regard sans aucune difficulté. Lequel des deux était le plus énervé? C'était une question qu'elle se posait mais dont elle ignorait la réponse. Elle n'était pas dupe, elle sentait bien la tension et l'énervement d'Andreas mais tout comme lui qu'elle savait silencieux dans ce genre de moment, il savait qu'elle était têtue jusqu'au craquement. « Tu me menaces réellement maintenant?! » Demandait-elle sans attendre de réponse. Sans prévenir elle posait sa main contre son torse, contre lui. Une main qui le poussait, l'éloignait de la porte, l'enfonçait plus loin dans le couloir. Une scène qui lui rappelait l'hôpital mais cette fois c'était l'inverse, c'est lui qui allait mal et elle qui le poussait à se délivrer de tout cela. Elle s'énervait, de plus en plus, et lorsque les mots ne suffisaient plus, c'est physiquement que toute cette colère sortait. « Qu'est-ce que tu attends, Klein?! Vas-y, fais-moi regretter de t'empêcher d'entrer. Tu vas me frapper?! Mais je t'en pries, défoules-toi si ça peut te faire parler! » Oh que oui, elle était prête à s'en prendre une, pour savoir, pour comprendre. Elle n'attendait que cela, qu'il décharge sa colère, qu'elle puisse enfin entendre ce qu'elle avait fait - ou ce qu'elle croyait avoir fait - pour qu'il l'ignore et la déteste à ce point.

L'amour, ça fait mal.
Leçon n°1.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Sam 29 Aoû 2015 - 18:09

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La porte toujours bloquée par la main ferme d’Adélaïde, je me trouve donc coincé face à ma chambre tel un misérable gamin qui aurait oublié de débarrasser ses couverts après le petit-déjeuner. A quelques différences près, comme la haine qui emplit les yeux d'Adélaïde et très probablement les miens quand je lui demande de ne pas contrecarrer mes plans, à savoir me reclure dans ma chambre et digérer du mieux que je peux cette rupture de merde que Grace m’a imposé. Mais ma meilleure amie ne semble pas vouloir coopérer, bien au contraire. Sa voix, extrêmement contrariée, tonne à nouveau et vient se heurter contre ma colère, grandissante au fil des secondes. Je sens cette fureur en moi bouillir de plus en plus, menaçant d’éclater à chaque instant sauf qu’encore une fois c’est Adé qui me surprend en me repoussant brusquement en arrière. Interdit, je retrouve son regard et lui en jette un assassin qui malheureusement ne lui donne que plus envie de m’attaquer.

Un nouveau flot de paroles, ou plutôt de questions s’échappe de sa bouche et fait monter en moi ce que j’ai jusqu’à présent retenu. « Putain mais t’es complètement maso ma pauvre ! » Que je crache avec condescendance et rage, sans la quitter du regard. Littéralement enflammé, je reviens vers elle et la pousse à mon tour en arrière, d’une main sèche au niveau de son épaule. « C’est quoi que tu ne comprends pas dans “laisse-moi”, hein ? » A nouveau j’avance, à nouveau je la pousse en arrière, sèchement. Je veux qu’elle me regarde avec toute sa haine, tout son dégoût. Je veux qu’elle me renvoie une image de moi détestable, un putain de sentiment que peut-être je mérite, c’est en tout cas ce qu’une rupture doit en partie signifier.

Elle s’apprête à lever ses mains mais moi je les intercepte et en profite pour la repousser une dernière fois en arrière, furax. « T’es bouchée c’est ça ? Pourquoi tu restes là à me faire chier ? Pourquoi tu restes dans mes pattes ? Putain c’est pas compliqué à comprendre pourtant ! » Son dos vient bloquer contre le mur et afin de parer une nouvelle contre-attaque, j’attrape l’un de ses poignets et la fusille du regard une dernière fois. « T’es qu’une emmerdeuse de première Adélaïde. J’ai pas envie d’te voir, ni d’te parler, alors fous-moi la paix. » Des propos exacerbés et piquants qui sortent encore une fois de ma bouche avant que je n’y songe ne serait-ce qu’une seconde. Je m’en voudrai de les avoir dits, c’est certain. Mais le futur est un autre temps.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Sam 29 Aoû 2015 - 18:49

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Elle était incapable d'expliquer comment cela faisait-il qu'elle contenait autant de colère en elle. L'inquiétude, le silence pendant des heures sûrement mais il y avait plus que cela, dans le fond, elle le savait. C'était l'amour qui parlait, toute l'amitié pour lui qui ressortait en cris de rage, en cris de détresse aussi en quelque sorte. Il restait trop silencieux pour qu'elle le laisse tranquille, trop silencieux pour prétendre que rien ne s'était passé. Si pour le moment elle ne se focalisait pas là-dessus, parce qu'elle savait que s'il ne voulait rien dire, elle pourrait crier autant qu'elle le voulait, il ne dirait de toute façon rien. Elle voulait surtout savoir pourquoi il l'avait tant tenue à l'écart, pourquoi il n'avait pas envoyé un simple sms pour dire qu'il rentrerait plus tard, même sans en donner les raisons. Qu'avait-elle fait pour mériter ça alors qu'elle ne faisait que s'inquiéter de son absence? Elle avait cette impression d'avoir fait quelque chose de travers, quelque chose qui l'avait mis en colère, qui l'avait poussé à ne plus lui adresser la parole. Elle s'en voulait d'avance, peut-être même plus qu'elle lui en voulait à lui.

C'était un cercle vicieux dont ils ne semblaient pas vouloir sortir, d'autant plus lorsqu'Andreas, colérique au plus haut de lui-même sûrement, lui renvoyait la balle, crachant ses mots, la poussant à son tour encore et encore et encore. Un pas, deux pas, trois pas, son dos finissait par se plaquer contre un mur, incapable de répliquer, de toute façon il contrait toutes ses hypothétiques attaques. Ils en arrivaient aux mains ce qui ne présageait clairement rien de bon entre eux. Bon Dieu ce que c'était douloureux. Pas physiquement, non, intérieurement. Elle avait mal, terriblement mal qu'il ne comprenne pas sa position comme elle ne comprenait pas la sienne. L'incompréhension entre eux, ça n'arrivait quasiment jamais. L'un agissait toujours pour le bien de l'autre et là, elle avait l'impression que ce n'était plus le cas.

C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle sentait les larmes lui monter aux yeux, brouillant sa vision ce qui, pourtant, ne l'empêchait absolument pas de libérer le poignet de sa main emprisonnée tandis que l'autre, de main, s'abattait sèchement et de façon sonore sur la joue d'Andreas. « Va te faire foutre, Andreas. » Profitant de la surprise de la gifle pour le pousser à nouveau et l'éloigner d'elle, elle enchaînait se souciant peu des larmes de rage qui coulaient. « Si t'es pas foutu de comprendre que je me suis inquiétée pour toi et que tu as été un enfoiré de m'ignorer c'est que tu es au summum dans le statut du connard! Si tu veux pas parler de ce qu'il s'est passé c'est ton droit mais me laisser me faire un putain de sang d'encre pendant des jours parce que monsieur est pas foutu d'envoyer un message ne serait-ce que pour dire qu'il est en vie et qu'il rentre plus tard, t'avais pas le droit de me faire ça putain, t'avais pas le droit. » Elle craquait littéralement, mais probablement qu'il s'en foutrait, comme pour chaque parole qu'elle lui avait accordé aujourd'hui, comme pour chaque sms qu'elle avait envoyé et chaque appel qu'elle avait fait.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Dim 30 Aoû 2015 - 20:10

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Andreas Klein
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C’est de la folie. Adélaïde me rend dingue à ne rien lâcher, à ne pas me laisser m’éclipser comme je l’ai décidé depuis le début. Je n’avais qu’une seule envie, celle de me retirer, et il a fallu qu’elle vienne mettre son grain de sel. Sans me laisser aucun répit. Pas même cinq minutes. Pas même une minute. Elle a attaqué direct et j’ai aussitôt détesté ce ton employé. Celui qui a des envies de meurtre, je doute que ce soit véritablement elle. Ou peut-être qu’on a tous les deux envie de s’entretuer, d’ailleurs. Se taquiner, se chercher, se foutre des coups. Ça pourrait être drôle, si et seulement si j’étais d’humeur à en rire. Là, je n’ai pas une once d’attention et d’affection à lui offrir et je crois qu’elle l’a enfin compris quand elle se retrouve bête et bloquée contre le mur du couloir.

Mon sang me brûle presque les veines. Je n’ai qu’une envie, laisser s’exprimer ces pulsions de haine qu’elle a fait naître en moi et qui me rendent de plus en plus intenable. La furie, la haine, la violence, c’est la belle palette d’émotions que je lui démontre ; la seule que je suis capable de lui montrer sur l’instant présent. Mais avant que je ne commette l’irréparable, c’est elle qui me surprend à nouveau en me giflant et en me repoussant sèchement vers l’arrière.

#}@\-[ !



Ah, putain…
Bordel de merde, ce que ça fait mal !

Mal. Mal. Mal. Dans tous les sens. Partout. Pas que sur ma joue.

Pas elle. Non, pas elle… ?

… Et pourtant, si.


Immobile. Je reste immobile pendant deux secondes, le temps de réaliser qu’elle vient quand même de m’en foutre une féroce. Et quand je pose mes yeux rancuniers sur elle, elle s’emballe dans un discours colérique, injurieux et réprobateur qui ne me laisse évidemment aucun droit à la parole.

J’suis bien forcé de l’écouter. Elle m’en a collé une tellement sévère que je n’ai d’autre choix que d’accuser le coup en ouvrant grand mes oreilles. Ce qui est au début un esprit de revanche se transforme petit à petit en quelque chose de différent. J’entends ses cris ; celui de la peur, celui de la haine, celui de la rancœur. Je les entends et je les vois. Je vois ces larmes qui coulent sur ses joues. Ces putains de larmes que je n’sais jamais comment gérer. Et celles-ci, elles me déstabilisent encore plus. Je sens mon cœur dans ma poitrine qui est complètement déglingué et qui m’assomme à chaque battement un peu plus. Bon sang…

J’aimerais appuyer sur pause, ou rembobiner.
J’aimerais ne jamais avoir eu cette envie cinglée de lui faire du mal. Physiquement, verbalement. Parce que je n'suis pas comme ça. Surtout pas avec elle.
J’aimerais lui dire que je suis désolé. Désolé. Que je ne supporte pas de la voir dans cet état. Que c’est trop douloureux parce qu’elle et moi, ça n’a jamais censé être ça. Jamais.

Mais cette image du salopard me frappe une nouvelle fois. Mes mains glissent sur mon visage, dans mes cheveux tandis que je regarde Adélaïde une seconde de plus avec de lourds remords. Quand mes yeux quittent les siens, mon dos se colle au mur et je me laisse tomber au sol, complètement anéanti. A nouveau mes mains viennent cacher mon visage et je tente de prendre une inspiration nécessaire pour déclarer, d’une voix malgré tout étouffée : « Grace m’a largué. Elle… » Elle… Je ne sais pas, mais moi, je l’aimais, putain.

Je l’aime tellement que ça me rend fou.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Lun 31 Aoû 2015 - 18:05

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Le palpitant battant, les larmes aux bords des cils, elle se refusait à croire ce qui se passait pourtant devant ses yeux. Elle voyait la haine dans les yeux d'Andreas, la colère au fond de son cœur, la rancœur à l'orée de ses lèvres. Ils criaient autant l'un que l'autre. Les mots étaient durs, difficile à entendre et à encaisser. C'est l'estomac noué qu'elle avait fini par le gifler, regrettant aussitôt son geste. Ça avait été plus fort qu'elle, plus fort que son désir de ne rien faire, de se taire et de le laisser s'enfermer dans sa chambre comme il le voulait depuis le début. Et pourtant cette main était partie sans qu'elle ne le contrôle vraiment. Peut-être qu'au fond, elle voulait lui donner un électrochoc, ce genre de geste qu'on oublie pas de si tôt lorsqu'ils sont peu habituels et même si cela lui faisait du mal à elle de l'avoir fait, c'était presque comme un devoir de le réveiller, de le faire réaliser. Ils se faisaient du mal, sans aucun doute possible et Adélaïde se rêvait à croire que dans un sens, c'était pour leur bien à tous les deux. Alors pourquoi n'arrivait-elle pas à stopper ses larmes de rage et de tristesse à la fois? Parce qu'elle n'était sûre de rien, parce qu'elle ignorait ce que tout cela allait enclencher, si leur amitié résisterait à un tel affront, parce que s'en était clairement un. Elle n'avait jamais porté la main sur lui, pas violemment en tout cas et jamais dans le but de lui faire du mal. Si elle était capable d'une telle chose, de quoi était-elle capable d'autre? Elle avait peur, pour lui, pour eux, pour tout ce qu'ils avaient construit au fil des années. Peut-être que cette claque serait le début de la fin, qui sait?

Mais pour le moment, la réaction d'Andreas était toute autre. Comme si le calme l'avait happé, comme si toute la colère avait été évacuée. C'est un homme plus apaisé mais anéanti qui lui faisait face tandis qu'elle essuyait ses joues humides de ses manches, sans rien dire de plus. Le voir ainsi la rendait plus faible qu'elle ne le laissait voir. Andreas avait toujours cette image d'homme fort, de personne je m'en foutiste et ce, peu importe ce qui peut arriver, de pilier. Le Andy qu'elle connaissait était bien plus profond que cela, elle le savait touché, et pas que physiquement et ça la bouffait. Elle voyait bien que quelque chose le rongeait en dehors du comportement débile qu'il avait eu à son écart.

Alors elle l'observait, ne disait rien jusqu'à ce que le couperet tombe, qu'elle comprenne enfin, à son tour. Ce silence de mort, cette froideur qui émanait de lui jusque-là. Même si elle ne lui pardonnait pas de l'avoir ignorée, elle comprenait qu'il n'avait pas envie d'en dire plus. Elle se faisait des théories dans sa tête, automatiquement. Finalement ça n'avait rien à voir avec elle et si son meilleur ami l'avait ignorée c'était peut-être parce qu'un sms pour dire qu'il rentrerait plus tard lui rappellerait son statut de largué comme il le disait si bien. D'un coup et d'un seul, elle s'en voulait. A la fois de l'avoir harcelée de sms et d'appels à une heure où il avait probablement d'autres pensées mais aussi de l'avoir poussé à bout. Bordel ce qu'elle pouvait être odieuse et nombriliste par moment! Elle n'avait vu que son inquiétude et sa colère et elle n'avait même pas remarqué la peine d'Andreas, imbécile qu'elle était. Sans un mot, elle s'accroupissait près de lui, glissant ses bras autour de lui et enveloppant sa tête dans un câlin tendre, bien loin de la rage qui datait seulement de quelques secondes. Le serrant contre elle comme jamais, elle savait que ça ne réglerait rien, que ça l'a apaiserait peut-être mas elle voulait seulement lui montrer qu'elle était là pour parler, pour l'écouter ou même pour faire autre chose afin d'éviter qu'il puisse y penser. Et surtout, oui surtout, elle voulait lui monter à quel point... « Je suis désolée Andy. Pardon, pardon. » Pour tout, pour son harcèlement, pour la gifle, pour Grace, pour ne pas l'avoir laissé gérer cela tout seul comme il le voulait. Elle aurait voulu dire plus, lui sortir les conneries comme une de perdue, dix de retrouvées mais elle n'était pas comme cela et elle savait pertinemment que c'était faux. Andreas aimait Grace, il l'aime toujours pour sûr, et Adélaïde ne voulait pas lui promettre l'impossible. Lui dire que tout ira mieux avec le temps, que ça finirait par lui passer, ce n'était clairement pas le moment. « Je suis là si tu as besoin de quoi que ce soit. » Etre à sa disposition, pour tout et n'importe quoi, c'est tout ce qu'elle pouvait lui promettre.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Mer 2 Sep 2015 - 16:54

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La bombe est lâchée. Larguée. Comme moi.

Pour se sentir libéré d’un poids, oui… et ensuite ressentir à nouveau ces coups de poignards, dirigés en plein cœur. Ce dernier qui tente de résister, un peu, mais on sait tous que c’est une cause perdue… Il se serre, se serre et se serre encore en toi au point de contracter ton torse, et ton corps entier. Ça redevient insupportable.

J’ai l’impression de manquer cruellement d’air et toutes ces sensations pesantes ne finissent plus de me faire angoisser. Celles-là et les sentiments derrière. Heurtés à vif.

Au moins, maintenant, elle sait. Ce que j’ai été incapable de lui dire pendant de longues minutes par haine et rancœur, alors qu’elle n’y est pour rien. Certes. Le truc, c’est que j’en veux au monde entier. A n’importe quelle personne qui passera sur mon chemin, ouais, n’importe qui j’vous dis. J’ai envie de déclarer la guerre au monde pour avoir subi la plus grande des injustices, et ça passe aussi par Adélaïde, parce que quoi que je fasse, cette fille reste toujours là, au centre de mon monde. Alors j’ai voulu lui faire payer aussi. Lui faire mal. Vérifier si elle est vraiment cette continuité de moi-même.

Celle dont j’ai toujours besoin.

Je sais que c’est con. Que ça n’a pas de sens, sauf dans ma tête, encore pleine de ces si bons souvenirs faits de Grace et de moi. Souvenirs qui, heures après heures, s’assombrissent et ne deviennent qu’un amas de débris à saccager. A détruire.

Mais Adélaïde se rajoute à cette équation désastreuse et réussit à l’anesthésier par son étreinte, par ses mots. Ma joue se souvient encore de la claque, cependant elle décide de l’oublier car le reste est plus puissant. Je ne la repousse pas, je crois que sa présence m’est apaisante en fin de compte. Sans doute pas autant que ce que l’on aurait pu espérer, mais qu’importe. Je n’me sens plus invincible et j’ai besoin d’elle, malgré toutes les horreurs que j’ai pu lui dire.

… Le silence. Long. Lourd, mais vide d’espoir.

« Il n’y a rien à faire. » Personne ne pourra m’aider, et j’ai besoin de personne. « C’est fini, c’est tout. » Je murmure, la mâchoire serrée. Impossible pour moi de voir autre chose qu’une fatalité. Il n’y a aucune issue, si ce n’est celle de reprendre ma vie en main moi-même, comme un grand, sans l’aide de personne. De toute façon, j’aime pas être dépendant de quoi que ce soit. Ça pue et ça tue. Même Grace est d’accord.

La garce. Je la retiens sur ce coup.



Mes mains balayent mon visage et retombent plus bas. Je colle l’arrière de ma tête contre le mur et rouvre mes yeux pour fixer un point en face de moi. Combattre la colère qui hurle en moi, voilà ce que j’essaye de faire. Mais putain c’est dur. « J’suis désolé pour… » Tenté-je de dire tout bas, en déviant tout à coup mon regard vers le sien. « Je m’en serais voulu à mort si je t’avais fait mal. » Et je la regarde longuement, peut-être pour la persuader de la sincérité de mes propos. Je ne sais pas ce qu’il se serait passé si elle ne m’avait pas remis les idées en place, aussi violemment soit-il, mais qu’importe, elle sait que je n’en suis pas à ma première claque. J’aimerais donc vraiment qu’elle ne culpabilise pas par ma faute. Parce qu’ici c’est bien moi l’éternel connard de service, pas elle. « Alors arrête de t’en vouloir ok ? »



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Ven 4 Sep 2015 - 1:46

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Comment aider une personne dans une situation que l'on a jamais vécue nous-même? Comment comprendre sa douleur, la soulagée, l'apaisée? Elle n'en avait aucune idée. Alors naturellement, elle avait fait ce qu'elle savait faire de mieux avec Andreas: un câlin, une étreinte. Simple, basique mais tellement forte de sens entre eux, sincère, pure. Il était la seule personne à qui elle faisait des câlins, la seule personne en dehors de son père à qui elle disait je t'aime de temps en temps et qui lui donnait un retour à ces mots. Andreas et Adélaïde, c'était une amitié sans faille, tout le monde le savait sans forcément comprendre comment cela pouvait être possible. Même eux ignoraient les raisons qui les avaient poussés l'un vers l'autre, comment il était possible que deux êtres humains aient autant d'atomes crochus sans jamais en douter. Ils étaient de ses personnes qui se disaient meilleurs amis mais qui étaient bien au-delà de cela sans savoir quel mot poser sur cette relation. Jamais, ô non jamais, Adélaïde ne pourrait vivre sans l'ombre d'Andreas, sans son ami à ses côtés, sans ses conseils parfois, ses bêtises souvent.

Alors oui, forcément, elle se devait d'être là pour lui, pour n'importe quelle raison et encore plus pour une rupture comme celle-ci. Elle savait combien cela avait été difficile pour Andreas et Grace de se mettre ensemble alors elle n'imaginait pas comme cela était difficile pour lui de se séparer d'elle. Un cœur blessé, impossible à réparer malgré toute la volonté du monde. Que pouvait-elle faire de plus? Le blond l'avait lui-même dit, il n'y avait rien à faire, c'était terminé.

Secouant doucement la tête, elle captait son regard, un faible sourire aux lèvres. « Oublie. C'est pas grave. » Parce qu'elle comprenait, parce qu'elle entendait enfin sa peine et la voyait, la sentait, comme une claque en plein visage. L'humeur n'était pas à la joie, elle peinait à ravaler ses larmes, parce qu'elle avait eu peur, plus qu'elle ne l'aurait cru, et parce que la pression redescendait d'un seul coup. « Ok. » Simplement cela. Ses mains sur les genoux d'Andreas peinaient à rester stables, presque tremblantes. Se ressaisissant petit à petit, elle posait ses fesses près de lui. Le calme revenait dans tout l'appartement tandis que sa main cherchait la sienne, liant ses doigts avec les siens, comme pour montrer qu'elle était là, qu'elle restait à ses côtés malgré tout. Andy, elle l'aimait, plus que de raison et il était hors de question de l'abandonner, encore moins au bord de sa route sinueuse qui était celle de la reconstruction de soi sans l'être aimé. « Tu veux en parler ou je te laisse tranquille? » Une question légitime après ce qu'il s'était passé il y a quelques minutes à peine. Son pouce balayait doucement le dos de sa main, une marque d'affection discrète, comme un baume à sa colère, une douceur sur laquelle se focaliser pour ne pas exploser.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Mer 9 Sep 2015 - 20:29

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Oublie. C’est pas grave.

Je n’sais même plus ce qui serait grave ou non, là. Je sais juste que je m’en serais énormément voulu si mes mains avaient atterri trop violemment sur elle, et de ça, j’en ai eu envie. Je l’ai senti ce besoin, en moi, dans mes veines, partout en fait. Ça me démangeait, j’avais besoin de frapper quelque chose et c’était elle qui se confrontait à moi. Mais désormais, toute la tension est redescendue et je me sens comme un putain de zombie. Un bon à rien laissé sur le rebord de la route.

C’est sa petite voix encore, qui attire mon attention. Elle et ses mains qui s’accrochent à mes genoux avec une force si peu convaincante que ça me ferait presque oublier ma peine… Pourtant c’est elle qui vient s’asseoir à côté de moi et entremêle doucement ses doigts aux miens. Un geste que j’observe dans le plus grand silence, pourtant rythmé de ces battements cardiaques qui semblent résonner dans mon corps entier. Je me sens mal, j’ai l’impression d’être plus bas que terre, mais je ne la rejette pas pour autant. Adélaïde ne mérite pas ma rage et elle au moins, elle est là. Néanmoins, quand elle me demande si je veux parler, je fronce les sourcils et détourne ma tête pour regarder le mur en face de nous. « Parler de quoi ? Et pourquoi ? Ça ne changera rien au cours des choses. » Ça me fera juste davantage mal de repenser à ce qu’elle a fait. A ce qu’elle nous a fait. Et j’en ai assez de penser à tout ça, de me demander si j’aurais pu agir autrement et ainsi éviter ce merdier. J’en ai assez de penser à elle, de me demander où elle est, ce qu’elle fait et avec qui. Si elle aussi elle a envie de gerber en repensant à notre année ensemble. Si elle aussi elle est mal au point, putain, j’en rêve qu’elle soit mal. J’en rêve et ça fait mal. Ma main vient recouvrir mon front et glisse ensuite dans mes cheveux ; je n’ai pas lâché le mur du regard. « On a couché ensemble la nuit avant qu’elle me largue. Et tu sais ce qu’elle m’a dit le matin ? Que ce qu’elle ressentait c’était trop fort. Qu’elle flippait parce que c’était trop fort et que du coup elle voulait tout arrêter. Putain de merde, on me l’avait jamais faite celle-là. » Que je dis en riant nerveusement, avec l’envie soudaine de déglinguer un mur.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Ven 11 Sep 2015 - 20:56

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Elle n'était pas douée avec ces choses-là, encore plus dans des situations qu'elle peut comprendre mais qu'elle n'a jamais vécue. C'était difficile de ressentir la peine qu'Andreas devait subir ainsi que sa colère. Malgré tout, elle était là, elle restait là, prête à parler, prête à écouter essentiellement. Que lui dire, quels mots choisir? Elle n'en savait rien, elle marchait clairement sur des œufs. Elle savait que la moindre fausse note, le moindre faux pas, un seul petit mot de travers pouvait faire exploser son meilleur ami, elle le sentait, elle le savait. La tension se voyait sur son visage, dans ses yeux, elle se sentait par ses muscles décontractés, par ses veines qui avaient tendance à ressortir un peu plus, elle s'entendait dans ses mots, des paroles teintées de tristesse et de colère. « Pour te soulager un peu. Pour passer ta colère dans tes mots et pas dans tes gestes. » Pour éviter une connerie, pour éviter de détruire n'importe quoi, que ce soit des objets, l'appartement en lui-même ou leur amitié. « On peut aussi parler d'autres choses si tu as envie, pour te changer les idées. » Pour ne plus penser ou en tout cas atténuer ce à quoi il était en train de penser.

Son pouce continuait doucement mais discrètement ses allers et retours sur sa main, cherchant inconsciemment à le calmer, à le focaliser sur autre chose. Elle avait beau le regarder, il ne la regardait pas. Elle ne lui en voulait pas, Andreas était ainsi, à fuir les regards lorsqu'il va mal. Lâchant sa main sous ses paroles, elle la remontait le long de son bras et de son épaule, cherchant les mots, ne les trouvant pas. Andreas avait toujours décrit Grace comme une fille difficile à cerner, une fille remplie de peurs quant aux relations humaines et notamment celle qu'elle avait avec son ami. Cela dit, jamais Adélaïde n'aurait pensé qu'elle flippait à ce point-là. « Elle est peut-être pas faite pour être avec quelqu'un. » On dit souvent qu'une personne nous ait destinée quelque part sur Terre mais peut-être que certaines personnes ne sont pas faites pour vivre des histoires d'amour. « Je sais que c'est douloureux et difficile et c'est totalement injuste qu'elle s'en rende compte qu'au bout d'un an si c'est le cas. Mais je vois rien d'autre de possible. » Quitter quelqu'un parce qu'on l'aime trop, c'est dingue quand même, non? Grace devait avoir un petit côté d'autodestruction, ce n'était pas possible autrement, pas vrai? « Je peux te prêter ma multitude d'oreillers si t'as besoin de taper dans quelque chose et on a quelques bouteilles en verre qui doivent descendre dans le container si tu veux les balancer de la fenêtre. » Disait-elle avec un fin sourire plaisantin, cherchant à détendre un peu l'atmosphère même si elle avait conscience que cela ne serait pas chose aisée.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Dim 13 Sep 2015 - 16:50

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La sagacité d’Adélaïde au sujet de Grace ne fait pas écho dans ma tête et parvient encore moins à se frayer un chemin jusqu’à ma cage thoracique où les battements étouffés semblent être de plus en plus douloureux au fil des secondes. Tout s’était pourtant calmé depuis hier soir grâce à la présence de Madison, mais il faut croire que rien n’est pansé, que rien ne le sera jamais peut-être. Grace m’a fait trop mal et sans le moindre recul, je ne vois pas comment la douleur pourrait être moindre. Je me suis forcé à changer pour elle, je n’ai pas été voir ailleurs… parce que j’étais dingue d’elle, de toute façon, et que ça me suffisait. Elle me suffisait. Par delà toutes les tentations, elle me suffisait. Et rien que d’y repenser, rien que de voir dans quel merdier elle m’a laissé, ça me rend dingue. Ca me donne envie de lui faire payer et je crois que j’ai rarement autant désiré quelque chose de toute ma vie.

Douloureux et difficile, ces mots choisis par Adélaïde font écho en moi mais comme le reste de ce qu’elle me dit, ça ne sert qu’à me resserrer davantage le cœur. « Va savoir… » Va savoir, si elle est faite ou non pour être avec quelqu’un. Mais je trouve ça absurde. On est tous fait pour être avec quelqu’un. Que cela dure une nuit ou une vie, qu’importe ? Oui j’en suis persuadé, qu’on est fait pour être avec quelqu’un, et c’est tout. Le problème doit être ailleurs, c’est pas possible autrement. Dans la confiance, qu’elle n’avait pas vis-à-vis de moi. Vis-à-vis d’elle, aussi. Combien de fois m’a-t-elle soupçonné d’être allé voir ailleurs ? Elle m’a rendu dingue par toutes les façons possibles et il a fallu que ce soit elle qui me largue après m’avoir laissé la sauter une ultime fois. Pour le souvenir ou … ? Je n’sais pas, j’ai pas pensé à lui demander. Life is fair, qu’on vous dira. Mais quel est le petit merdeux multimillionnaire qui a un jour osé dire ça ? « Enfin non, je n’ai même pas envie de savoir. Tout ce que je retiens c’est qu’elle m’a fait un coup de pute. » Et ça fait mal de le dire, autant que de le penser.

Adélaïde semble chercher une solution pour m’aider à me défouler et à la fin de sa proposition, je vais croiser son regard à nouveau, plein d’espoir. En silence je la regarde, en silence je me dis qu’elle ne mérite pas toute ma haine et tout ma rancœur amère. Que je devrais au moins tenter de la ravaler pour elle. Ça brûle en moi, cela n’a rien d’une entreprise facile, mais j’ai toujours réussi à puiser beaucoup de courage dans le regard d’Adélaïde. En elle tout court, d’ailleurs. Elle n’est pas n’importe qui, elle ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Et pour cette raison, je suis désolé, à nouveau, de lui avoir fait subir ça à elle. La vie n’est pas seulement injuste, elle aussi mal foutue. « Il n’y a que courir qui me défoulera. Mais c’est sympa d’être prête à me filer ta collection d’oreillers, j’apprécie l’initiative. » Je dis ça sur un ton désespéré un peu surjoué, avant de finalement lui adresser un petit sourire complice. Mon bras se lève et vient entourer ses épaules pour l’attirer encore plus contre moi, puis je l’embrasse sur son front, fixant en même temps un point vague face à moi. « Merci. » D’être là, d’être toi. C’est dans ces moments-là, et tout contre elle, que je me sens le plus chez moi. « J’étais bien seul dans ma voiture, mais ça fait aussi du bien de te retrouver. » Sur ces mots, je caresse doucement le haut de son bras et m’écarte pour me lever, sans la quitter du regard. « Je vais m’en fumer une dehors, tu viens ou tu préfères aller terminer ta nuit ? » Lui demandé-je avec malice en faisant référence à sa petite tenue.



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MessageSujet: Re: what hurts the most (adélaïde)   Sam 19 Sep 2015 - 22:43

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Adélaïde J. Sullivan
Belle et rebelle
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Date d'inscription : 06/01/2014
Prénom : Aurore
Célébrité : Nina Agdal
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Nationalité / origines : Argentino-Américaine
Situation : Célibataire
Avec qui ? : avec modération...
Orientation sexuelle : Bisexuel(le)
Etudes/études passées : Etudiante en dessin (3ème année)
Adresse de résidence : Dowtown avec Andreas. Habituellement au 92 Main St, Santa Monica; CA 90405; USA
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Elle ne savait pas trop quoi lui dire au final pour le consoler. Le pouvait-elle vraiment de toute façon? Elle en doutait bien, d'autant plus qu'elle était plutôt mal placée pour parler de peine de cœur, n'en ayant jamais vécue alors pour tenter de les soigner ou de les adoucir, c'était peine perdue. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était lui proposer des moyens de se dépenser, de se défouler sur quelque chose plutôt que de ruminer, pester dans son coin et laisser ses nerfs éclater pour tout et n'importe quoi et surtout contre n'importe qui. Cette fois-là c'était elle, mais la prochaine fois? Si de son côté, elle pouvait tout ou presque lui pardonner, aussi bien ses mots que ses gestes, elle trouverait vite dommage qu'il puisse détruire des amitiés à cause de Grace et de son attitude égoïste pour ce qu'elle en savait. Finalement, l'un comme l'autre ignorait le pourquoi la brune était partie. C'était trop intense, ça lui faisait peur... comme disait Andreas, va savoir. Adélaïde trouvait l'excuse un peu trop facile de son côté. D'autant plus que qu'est-ce qu'elle avait cru? Que d'aller à un mariage reflétait son possible avenir avec Andreas? Pourquoi s'en était-elle rendue compte qu'à ce moment-là, que ce weekend-là que ses sentiments étaient trop forts et qu'elle avait peur? L'Argentine trouvait cela trop étrange pour que l'excuse de l'intensité soit entièrement recevable, sincèrement, mais elle préférait ne rien en dire pour éviter de retourner le couteau dans la plaie. En plus, elle n'était pas vraiment à la place de Grace et même si elle jugeait forcément un peu au travers du court récit de son ami, elle n'était pas en droit d'en tirer des conclusions, seulement des peut-être.

Elle l'écoutait alors parler, affirmer des choses, hésitant sur d'autres, un peu acteur sur les bords, ce qui la faisait sourire. Se blottissant un instant contre lui, il n'imaginait pas combien la réciproque était vraie, combien elle avait pu se sentir bien pendant le weekend, presque seule dans l'appartement à faire ce qu'elle voulait sans avoir peur de déranger qui que ce soit, comme si un bout de liberté en plus c'était ajouté à sa vie. Et en même temps, dès que le weekend était passé et que l'inquiétude l'avait bouffée de l'intérieur, elle s'était sentie terriblement seul, délaissée, abandonnée. Alors même si un peu de solitude avait fait du bien, retrouver Andreas était un soulagement à son inquiétude et un rayon de soleil dans sa journée, malgré tout. « Toi aussi tu m'as manqué. On est trop collés l'un à l'autre, ça va finir par nous poser des problèmes. » Disait-elle en riant un peu, pensant surtout à plus tard. « Et me refait plus jamais ce genre de coup de ne pas répondre ou de donner signe de vie. J'ai failli appelé la police avec tes bêtises. » Rajoutait-elle, un sourire complice sur les lèvres. Soupirant un peu, elle s'étirait avant de se lever à son tour. « A vrai dire, je l'ai pas vraiment commencé. » L'inquiétude, une nouvelle fois, l'avait empêché de dormir. « Je vais plutôt aller te laisser fumer. Je vais faire un brin de toilettes de mon côté et aller me changer pour te faire cracher tes poumons de fumeur. Tu l'auras cherché. » Un petit clin d’œil en passant, elle ne lui donnait pas le choix. Si courir était la seule chose qui pouvait le défouler, ils allaient courir, point final.

Fin du sujet.



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chaque jour pour demeurer
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