Partagez | 
 

 girls become lovers who turn into mothers (shaé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
MessageSujet: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Mar 25 Aoû 2015 - 14:05

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/



It is so hard to say goodbye to yesterday




L’éclairage tamisé du salon, spécialement réglé en cette heure nocturne, offre au propriétaire de la villa une ambiance sereine et propice à la détente, une qui lui est nécessaire en cette longue journée d’attente.

C’est confortablement installé dans ce fauteuil de relaxation, qui semblerait d’ailleurs avoir été fait pour lui, qu’Aaron parcoure les pages de son magazine artistique de prédilection, le fameux Artillery. Un article au sujet d’une exposition temporaire au musée Annenberg retient particulièrement son attention, sans doute puisque cet endroit est le principal espace dédié à la photographie artistique dans tout Los Angeles. Il s’y rend régulièrement pour élargir ses connaissances dans le domaine et son nom n’est désormais plus méconnu dans cette enceinte huppée, pour y avoir exposé quelques unes de ses oeuvres à plusieurs reprises.

A côté d’Aaron, sur une table basse, se tient une bière entamée et presque vidée. Outre la présence d’un cadre contenant un cliché d’un bébé visiblement bienheureux, il n’est pas rare que ce plateau vitré reçoive en plus la présence de verres, souvent remplis d’alcools plus ou moins forts. Si Aaron a tendance à boire facilement, il ne s’agit en général ni plus ni plus qu’une grande appréciation pour toutes ces boissons à degrés.

Quand il tend son bras en vue d’étancher définitivement sa soif, le coup de sonnette tant attendu déchaîne cette impatience qu’il a dû taire pendant plusieurs heures sans la moindre nouvelle. Aaron attendait le retour de Shaé vers six heures du soir et il est presque minuit. Le décompte a été interminable. C’est donc sans cérémonie qu’il abandonne son magazine sur la table basse et se dirige vers la porte d’entrée, l’ouvrant enfin sur les deux êtres manqués visiblement en bon état. Ses premiers mots sont destinés à l’adulte qui lui fait face, sans grande surprise. « Huit heures de retard, Shaé. J’étais inquiet toute la soirée. » Déclare-t-il alors, d’une voix à la fois crispée et culpabilisante qu’il n’a pas la délicatesse de dissimuler.




Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Mar 25 Aoû 2015 - 19:07

avatar
Shaé M. Antonelli
À votre service
À votre service
Date d'inscription : 23/08/2015
Prénom : Elodie/Hush
Célébrité : stacy martin
Messages : 179
Nationalité / origines : Italienne
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Droit et sciences politiques
Job/Métier : Adjointe du Maire et responsable de la communication - Intervenante à l'UCLA en droit et sciences politiques
Autres comptes : Ayden & Riri
Voir le profil de l'utilisateur


Post perdu.



.
.
.
.
love is all a matter of timing
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Mer 26 Aoû 2015 - 17:36

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/


Certains instants d’une vie marquent la force d’un amour de façon parfois surprenante. Les traits de fatigue sur le visage Shaé expriment de façon explicite l’éreintement que ce voyage aérien a dû être pour elle. Son teint, même davantage hâlé qu’avant son départ, prouve lui aussi que le trajet du retour a été long, et possiblement ennuyeux. Pourtant, toutes ces marques d’abattement n’altèrent en rien l’intensité du sentiment qui vient frapper Aaron, au moment où leurs yeux se rencontrent à nouveau. Aussi mystérieux que cela puisse paraître, il semble la trouver plus jolie qu’à son départ. Changée, peut-être. Dissimulant une énergie nouvelle derrière cette façade lasse et, par sa faute, quelque peu agacée.

Son regard se pose ensuite de nouveau sur sa fille, dont le visage lui fait réaliser une fois de plus à quel point la filiation entre elle et sa mère devient de moins en moins réfutable. Totalement éveillée, Valentina a les yeux grands ouverts et regarde son père avec un intérêt grandissant. Ce dernier lui sourit alors, malgré sa contrariété, moment où Shaé répond et re-captive son attention. « Non, je n’ai rien eu et je suppose que tu n’as pas eu les miens non plus. » Déclare-t-il avec dépit, ses prunelles fixes dans celle de la brunette. Il comprend aussi bien qu’elle que le réseau ne devait simplement pas être propice aux échanges, et que ce serait stupide de continuer à la faire culpabiliser pour ça.

En réalité, il en veut plus à Shaé d’avoir retardé son retour d’autant de temps ; une semaine de plus sans s’occuper de sa fille et sans profiter – même aussi peu – de la présence de la jeune femme n’était vraiment pas la meilleure des recettes pour le satisfaire, et la façon qu’il a de le manifester ressemblerait presque à celle d’un homme d’affaires, abrupte et dénuée de clémence. Le comble de la maladresse, à l’évidence, quand on sait combien c’est un homme à la douceur olympienne la plupart du temps, et surtout que les deux personnes qu’il a en face de lui comptent énormément à ses yeux. A vrai dire, même les mots ne suffiraient pas pour décrire ces deux sentiments, ceux-là même qui le submergent quand une pique sort de la bouche de Shaé. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas perdu son côté tranchant en Italie. L’homme accuse le coup en lui jetant un regard vaguement réprobateur, mais aussitôt la porte s’écarte pour la laisser entrer. « Non évidemment, entre. » Murmure-t-il, s’en voulant presque de n’avoir pas été des plus hospitaliers dès le début. C’est bel et bien le soulagement qu’il ressent, quand Shaé et Valentina font leur entrée dans le hall de la villa. A son passage, il se rapproche de celle qu’il aime toujours et dépose un baiser léger sur sa joue avec une réserve désormais symbolique de leur séparation. Puis il la libère vite du siège auto, de plus en plus lourd, tout en fermant la porte d’entrée derrière lui. Une fois cela fait, il détache les ceintures de sécurité qui retiennent sa fille et la lève dans les airs avant de l’embrasser avec une joie et une consolation qui crèvent l’oeil. Ces retrouvailles bruyantes ne prennent fin qu’une minute plus tard, quand il installe Valentina contre son torse et la regarde affectueusement. « Tu sais que tu m’as manqué, jolie crapule ? » Le rire du bébé, de plus en plus vif, ne manque pas de réconforter son cœur. Une des deux blessures qui l’abîme est désormais pansée, et ce n’est pas négligeable.

Rangeant de sa main libre le siège auto dans un des placards de l’entrée, Aaron regarde ensuite Shaé, encore immobile au milieu de cette pièce dans laquelle elle se sentait il y a quelques mois beaucoup plus à son aise. Comme à chaque fois dans ces situations où elle lui semble fragile, le trentenaire ne peut révoquer ce désir en lui de faire quelque chose, n’importe quoi susceptible de la faire aller mieux. « Je sais que tu as de la route à faire pour rentrer chez toi, mais si tu veux rester un peu… » Ses yeux bleus la scrutent. Ils aimeraient pouvoir transpercer ceux sombres qui leur font face, comme autrefois. C’était si simple, autrefois… Et désormais, tout est remis en cause. Tout n’est que complication. A chaque regard aussi intense, son cœur se serre dans sa poitrine au point de lui en donner des vertiges. Se rapprochant de Shaé avec sa fille contre son bras, Aaron adoucit son regard en observant la jeune femme. « Tu m’as l’air exténuée… Je suppose que ça n’a pas été de tout repos là-bas avec ta famille et cette petite chose en plus. » Un vague sourire étire ses lèvres tandis qu’il pointe du regard Valentina. Il sait d’autant plus que les Antonelli ne sont pas des gens qui se reposent sur leurs lauriers et la nouvelle situation de Shaé a probablement du faire jaser. « Alors laisse-moi prendre soin de toi un minimum avant de repartir. D’accord ? » Aaron ne cherche pas à la déstabiliser par cette proposition dite sur un ton sérieux. Son seul souhait est de ne pas la revoir partir aussi vite qu’elle est arrivée et surtout, de lui rappeler qu’il sera éternellement bienveillant envers elle.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Mar 1 Sep 2015 - 21:06

avatar
Shaé M. Antonelli
À votre service
À votre service
Date d'inscription : 23/08/2015
Prénom : Elodie/Hush
Célébrité : stacy martin
Messages : 179
Nationalité / origines : Italienne
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Droit et sciences politiques
Job/Métier : Adjointe du Maire et responsable de la communication - Intervenante à l'UCLA en droit et sciences politiques
Autres comptes : Ayden & Riri
Voir le profil de l'utilisateur


D’un léger signe de tête, elle lui confirmait que non, elle n’avait pas non plus reçu ses messages. Un simple problème de réseau qui aurait pu enflammer leurs relations déjà fragiles. S’ils tenaient tous les deux à garder une entente cordiale pour Valentina, mais aussi sûrement pour eux-mêmes, Shaé avait toujours de la peine à maîtriser ses émotions et par conséquences, ses réactions. Parce qu’elle était comme ça, à fleur de peau, sur la défensive, susceptible et que les sentiments qu’elle ressentait toujours pour lui ne faisait qu’exacerber le tout à coup de regrets et de rancœur. La rancœur d’ailleurs, elle n’en voulait plus. Alors elle se contenta de rester silencieuse et de passer le pas de la porte lorsqu’il lui permit, sous son regard qu’elle devinait piqué par sa remarque. Malgré tout, il l’embrassait avec une réserve significative de leur séparation mais qui suffisait à balayer dans le cœur de l’italienne les dernières onces d’amertume … Elle lui accordait un sourire, léger, lui cédant le siège-auto quand il s’en saisissait, soulagée par ce sentiment d’être rentrée chez elle.

Un sentiment qui ne cessait de s’accroître lorsqu’elle accomplissait quelques pas vers le salon et se tournait pour contempler la scène qu’Aaron et sa fille lui offrait. Valentina affichait un sourire dans lequel Shaé lisait l’impatience. Dans son siège-auto, elle se dandinait. Détachée, elle tendait les bras vers cet homme qu’elle reconnaissait et qu’elle gratifiait de sourires ravageurs et de rires joyeux. Le cœur de l’italienne se réchauffait malgré la culpabilité naissante d’avoir privé aussi longtemps l’homme et sa fille de ses moments privilégiés. Elle lui avait manqué … Disait-il. Manquer un si faible mot comparé à ce qu’elle ressentait chaque fois qu’elle subissait son absence …

Un sourire attendri aux lèvres, les prunelles brunes de l’italienne retrouvaient celles d’Aaron, profondes et transperçantes lorsqu’il lui proposait de rester un peu. Ses regards la déstabilisaient, ils l’avaient toujours déstabilisée d’une certain façon … Mais elle ne voulait rien montrer, elle ne voulait pas lui céder ses failles. Alors son regard bleu s’adoucissait, il s’approchait, avançant de nouveaux arguments pour tenter de la convaincre. Rester pour prendre soin de toi. Elle en avait envie, elle en avait besoin mais elle savait que le sens de ses mots avait changé le jour où leur relation avait changé … Ce n’était plus le petit ami qui parlait mais l’ex et si elle devinait la bienveillance, elle regrettait l’amour et la tendresse. « Si tu es sûr que ça ne te dérange pas, je veux bien rester un peu … » Une de ses mains approchait le visage du bébé bien lovée contre le torse réconfortant de son père pour caresser sa joue. « C’est toujours difficile de partir … » De la quitter insinuait-elle, tout en laissant un épais brouillard sur le sens de ses mots.

Shaé les laissait profiter de l’un et l’autre, rejoignant un fauteuil confortable. Grâce à la présence d’Aaron en qui elle avait une confiance aveugle, elle s’autorisait à ne plus être en alerte, concentrée sur les moindres mouvements de son bébé. Epuisée, elle soupira longuement. « Ça n’a pas été de tout repos c'est vrai. Nonna n’a pas bien pris la nouvelle. » La nouvelle … Non elle n’avait pas d’autres mots pour en parler. « Elle n’a pas compris. » Peut-être parce qu’elle-même n’avait pas compris. Elle l’aimait, ça n’avait jamais été une question de sentiment. Elle ne s’était simplement pas battue et c’était sûrement pour ça. Parce qu’elle ne s’était pas battue. Parce qu’elle ne se battait pas et qu’elle perdait un à un les hommes de sa vie. « Elle me l’a fait payer, les premiers jours. Puis c’est passé. On a fait le tour de l’Italie pour présenter la petite Nina à toute la famille. Elle était tellement fière … » Le regard rieur, Shaé pointa Valentina du bout du menton, son front devenu lourd appuyé contre la paume de sa main. « Tu devais manquer à ta fille. La miss a été capricieuse ! » Comme elle ne l’avait jamais été ici en Californie. Valentina était un bébé calme, souriant, éveillé mais en Italie, elle avait été grincheuse et impatiente. Shaé attribuait ce comportement nouveau à l’absence de son père même d’autres raisons auraient pu l’expliquer.

« Et toi ? Comment tu vas ? » Son regard sombre se reposait sur le sien. Ce n’était pas la seule question qu’elle aurait voulu lui poser mais c’était la seule qu’elle pouvait se permettre. Il ne s’agissait pas de politesse, elle se souciait réellement de lui. Elle se soucierait sûrement toujours de lui.



.
.
.
.
love is all a matter of timing
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Ven 4 Sep 2015 - 20:14

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/


Toujours difficile de partir… A cet instant, les yeux d’Aaron quittent le visage chargé de douceur maternelle de Shaé pour aller se raccrocher à ceux de sa fille. Pourtant, les mots de son ex continuent de résonner dans sa tête. Dits avec tendresse, ils se révèlent au fil des secondes avec une étrange amertume pour le trentenaire. Ne trouvant d’abord rien à redire, il maintient un regard flou sur Valentina qui n’a par chance pas idée de ce qui se trame entre ses deux parents, puis les mots finissent par sortir malgré tout, parce que les raisons du coeur ne s’endorment jamais complètement. « Voilà qui est réglé alors. Tu fais deux heureux. » Il adresse un sourire qui se veut rassurant à Shaé et rapproche au même moment ses lèvres du front de sa fille pour y déposer un baiser, inconsciemment, lourd de sens.

Pendant que la jeune mère s’installe dans le salon, Aaron se dirige derrière l’îlot central de la cuisine américaine pour aller chercher dans les placards de quoi redonner à Shaé un peu de tonus, et cela va passer par un thé rouge auquel il ajoute une cuillerée de miel énergisante et douce à la fois. Gardant évidemment sa fille contre lui, il écoute en même temps les paroles de Shaé qui ne manquent pas de l’intéresser. Il aurait donné beaucoup pour l’accompagner jusqu’en Italie et présenter Valentina à sa famille à ses côtés, quand bien même celle-ci a toujours été un brin méfiante à son sujet. Chose qu’il a malgré tout compris et jamais mal jugée, mais plutôt prise avec un léger amusement. En tout cas, la réaction de sa grand-mère lui est peu surprenante. Ni le fait qu’elle finisse par s’amouracher de Valentina, bien trop sage et adorable pour y rester insensible. Un sourire comblé étire les lèvres du papa quand il croise le regard de Shaé et tente en même temps d’imaginer la fierté de la retentissante Nonna. Il avait été surpris par l’accueil froid que cette dernière lui avait réservé en Italie mais très vite, Aaron avait compris qu’il s’agissait d’un rempart de protection – d’ailleurs héréditaire – dissimulant par-dessous une énorme sensibilité et surtout, énormément d’amour à revendre. Chacun a néanmoins sa façon de l’exprimer, et c’est toujours dans ces rencontres précieuses qu’il ne faut pas l’oublier.

Une fois le thé prêt, le photographe revient au salon et verse le contenu de la théière dans la tasse qu’il tend ensuite à Shaé. Il a découpé en plus une tranche de  quatre-quart aux pommes gentiment apporté par Leaven au petit matin. « Tiens, ça devrait t’aider à tenir. » Il s’installe dans le sofa à coté du fauteuil où siège Shaé et laisse Valentina s’asseoir sur ses cuisses pour pouvoir regarder tout ce qui l’entoure. Sa mère informe Aaron qu’elle n’a pas eu le caractère facile pendant le voyage et attire ainsi le regard curieux de l’homme sur elle. « J’espère bien que je lui ai manqué, sinon j’aurais été jaloux. » Malicieux, il rajoute cependant avec un peu plus de sérieux : « J’ai droit à des crises de larmes moi aussi depuis quelques semaines quand tu t’en vas, ou la nuit quand je dors profondément. » Et à l’évidence, vu la grimace qu’il affiche, cela ne lui plaît pas tant que ça, mais à qui cela pourrait plaire de toute façon ? Aaron a des journées chargées et Valentina ne l’aide pas à récupérer en cherchant son attention, cependant… il lui est impossible d’en vouloir à sa fille et chaque fois que cela arrive, il se réjouit seulement de réussir à apaiser les peurs étranges du bébé, oh parfois après de longues minutes !

Bientôt, Shaé demande des nouvelles en posant son regard intéressé sur lui. Il ne déloge ses yeux du visage de sa fille qu’après un court instant, puis les pose à la fois tendrement et mélancoliquement sur la brunette face à lui. Que répondre à cette question ? Quoi de plus que “vous m’avez affreusement manqué pendant ces deux longues semaines” ? Aaron a le cœur lourd mais il tente malgré tout de chasser ces démons à l’aide d’un vague haussement d’épaules. « Tout va relativement bien de mon côté. C’était plutôt calme au studio durant juillet mais l’activité a bien repris depuis une semaine. Sans doute parce que la rentrée approche… » Ses propos restent à moitié en suspension, quand il réalise qu’encore une fois, il n’a que son travail à la bouche. C’est toujours la même rengaine, quand lui demande s’il va bien. Comme si son état ne devait dépendre que de son activité professionnelle, mais n’y a-t-il vraiment rien d’autre ? Pourquoi se sont-ils séparés, Shaé et lui ? … Quel beau cercle vicieux. Navré, Aaron tente de rectifier le tir. « Tu sais, c’est difficile de trouver une autre occupation depuis quelques mois. D’autant plus quand je n’ai pas à m’occuper de Valentina. » Il regarde Shaé, longuement. Avec une triste intensité et un triste sourire, presque imperceptible. Ses démons les plus ravageurs sont sa rancune envers lui-même, encore plus que le sentiment de manque. C’est peut-être la première fois qu’il arrive à poser des mots sur ça en compagnie de la personne directement concernée et cela doit expliquer cette émotion lisible sur son visage. Doucement, il tend son bras pour aller attraper un morceau de quatre-quart et le proposer à sa fille. Elle le prend en main et l’étudie du regard pendant quelques secondes avant de l’amener à sa bouche. Visiblement… elle semble apprécier le goût. « Cette villa me paraît vide sans elle. » … « Sans toi aussi. » Finit-il par confesser, en retrouvant difficilement le regard de celle qu’il aime. Ce sourire qu’il tente d’esquisser, c’est sans doute pour dire à Shaé qu’il va bien malgré tout, qu’il ira toujours bien tant qu’elles seront là, proches de lui. « Mais parle-moi de toi. Ce voyage en Italie t’a fait du bien, malgré les caprices de ta fille ? Pas trop déçue de revenir ? »


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Dim 6 Sep 2015 - 22:05

avatar
Shaé M. Antonelli
À votre service
À votre service
Date d'inscription : 23/08/2015
Prénom : Elodie/Hush
Célébrité : stacy martin
Messages : 179
Nationalité / origines : Italienne
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Droit et sciences politiques
Job/Métier : Adjointe du Maire et responsable de la communication - Intervenante à l'UCLA en droit et sciences politiques
Autres comptes : Ayden & Riri
Voir le profil de l'utilisateur


L’italienne restait incertaine quant au véritable sens des mots de son ex petit-ami. Elle faisait deux heureux, en prolongeant un peu le moment passé au sein de la villa autrefois familiale. Mais que voulait-il réellement dire par là ? De quelle façon sa présence le rendait-il heureux ? Shaé avait le sentiment de s’accrocher à des futilités. De mettre du sens là où il n’y en avait pas et le seul résultat qu’elle pouvait espérer si elle continuait sur ce chemin, serait la déception. C’était terminé. Il y’a des mois de cela et ce n’était pas parce que le manque de lui c’était fait violent et l’avait submergée durant ces trois semaines en Italie qu’elle devait nourrir un nouvel espoir. Pas alors qu’elle commençait à faire le deuil de leur histoire, pas maintenant qu’elle s’évertuait à tourner doucement la page …

Le cœur lourd, Shaé se fondait dans le fauteuil en cuir qui s’y prêtait parfaitement. Elle avait choisi de parler de l’Italie, dans ses grandes lignes pour ne pas se laisser envahir et déstabiliser par ses propres questions qui se bousculaient dans son esprit. Aaron, lui s’affairait à préparer quelque chose à lui servir. Bébé sous le bras, il faisait preuve d’une organisation et d’une dextérité qui faisait sourire l’italienne habituée à se débrouiller de cette façon elle aussi, lorsqu’elle était seule avec Valentina. L’odeur du thé et du miel englobait déjà la pièce et Shaé se redressa pour attraper la tasse chaude qu’il lui tendait. Une attention qui la touchait et qu’elle ne manquait pas de souligner en le gratifiant d’un « merci » et d’un sourire avant de souffler sur le contenu de sa tasse. « Tu t’es mis à la pâtisserie ? » Lui lançait-elle un brin malicieuse tandis qu’elle attrapait un morceau du gâteau posé sur la table. La cuisine comme la pâtisserie ne faisait pas partie des qualités ou des passes temps du trentenaire et elle le savait parfaitement … Shaé détaillait sa fille qui goutait le gâteau tout en écoutant Aaron l’informer qu’il avait dû subir, lui aussi, les crises de larmes de sa fille. « J’en parlerai au pédiatre … » Répondit-elle, quand bien même, elle savait au fond d’elle que ces crises devaient certainement être liées à la séparation du couple, à l’absence d’un des deux parents le soir au couché … Ce qui la blessait profondément, autant qu’elle se sentait coupable d’infliger ça à son bébé qu’elle ne quittait du regard que pour demander à Aaron comment il allait.

Comme à son habitude, le photographe commençait par parler de son travail. Un travail passion qui lui prenait  toujours beaucoup de temps, peut-être trop, mais qu’elle savait très important pour lui. Alors elle acquiesça à ses propos qu’il laissait lui-même en suspens, comme s’il comprenait qu’il avait peut-être mal commencé … L’air navré, il semblait s’expliquer sur cet investissement et Shaé le repris rapidement. « Tu adores ton travail Aaron, je suis contente que l’activité reprenne au studio. » Un mince sourire aux lèvres, elle essayait de se convaincre que ce sujet était clos, qu’elle ne s’en plaignait plus et qu’elle ne lui reprochait plus. Elle avait en réalité seulement l’impression d’avoir fait les choses à l’envers, qu’en essayant de le rapprocher de sa vie personnelle, elle l’avait finalement poussé plus encore vers son travail. Les yeux rivés au sol, Shaé laissait résonner les mots d’Aaron dans son esprit. Cette villa paraissait vide sans elles quand sa propre vie paraissait vide sans lui … Elle lui en voulait quelque part de lui dire de telles choses alors que la fatigue la rendait vulnérable, fragile. La séparation, l’absence, c’était là le prix à payer pour en finir avec les disputes, les déceptions et la frustration, ce n’était pas elle qui en avait décidé, du moins elle ne voulait pas en assumer l’entière responsabilité … Alors elle resta muette jusqu’à sa prochaine question. « Oui ça m’a fait du bien. J’ai passé du temps avec ma famille, un peu seule aussi. Il a fait beau pratiquement tout le temps et les paysages étaient magnifiques … » Son regard fier et débarrassé de faiblesses se posait sur lui. « Merci de m’avoir accordé une semaine de plus. Je les vois si peu que c’était vraiment important pour moi … » Comme c’était important de lui dire que son sacrifice n’était pas le fruit d’un caprice. Que ces moments avaient été précieux pour elle et qu’elle avait énormément apprécié son geste, même si elle ne lui avait pas vraiment laissé le choix. « Il fallait bien que je revienne un jour. Ma vie est ici à présent. Et ce n’est pas parce que j’adore l’Italie que je suis prête à abandonner tout ça … ». Sa fille, sa relation avec lui, avec ses plus proches amis, sa carrière. Non elle n’était définitivement pas prête à abandonner tout ça. « D’ailleurs j’ai quelque chose à t’annoncer mais avant il faut que je te donne deux trois petites choses. » Des présents venant de la famille qu’elle avait été chargé de donner à Aaron et qu’elle sortait de sa valise. « Ça vient de la famille que tu as rencontré, mais surtout de Nonna. Le vin, les gâteaux, elle m’a obligé à emporter tout ça avec moi. » L’italienne souriait. Elle savait sa grand-mère capable de l’appeler tous les jours pour s’assurer qu’elle avait bien donné à Aaron ce qui lui était dû. « Je pense que tu apprécieras. » Parce qu’elle connaissait toujours ses goûts, ses préférences elle n’avait aucun doute sur ce qu’elle lui avait apporté.



.
.
.
.
love is all a matter of timing
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Mer 9 Sep 2015 - 3:10

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/


Aaron est un homme qui cuisine peu, pour la simple et bonne raison qu’il n’en a pas vraiment le temps mais aussi parce qu’il préfère faire autre chose de ses mains. Néanmoins lorsqu’il cuisine, il ne laisse pas place à l’improvisation et suit les consignes des recettes à la lettre près, ce qui fait de lui un cuisinier bien peu actif, certes, mais plutôt convaincant une fois à la tâche. Pourtant quand Shaé lui parle de la pâtisserie, il ne peut se retenir de rire avec dérision – il faut dire que le sucré, cela l’intéresse encore moins. « Eh bien, tu insinues que cela relèverait d’un miracle ? » S’offusque-t-il, le visage rieur, alors qu’il sait très bien que Shaé est la mieux placée pour affirmer que la cuisine, ce n’est pas sa plus grande passion. « Non, Leaven est derrière tout ça. Elle a toujours eu bon goût et puis c’est plus son truc, alors… » Largement, même. Et il n’est pas rare qu’elle en fasse profiter son frère et sa petite nièce, désormais grandement intéressée par d’autres choses que le lait. Quand Shaé évoque le pédiatre, le regard d’Aaron retourne se poser sur sa fille ; c’était déjà elle qui emmenait la petite aux divers rendez-vous de santé lorsqu’ils vivaient ensemble et évidemment, cela n’a pas changé avec leur séparation. Ainsi, et parce qu’il a une confiance aveugle en l’Italienne pour l’éducation de leur fille, Aaron se contente d’exprimer une vague approbation suite à cette décision prise qui lui semble plutôt bonne.


Parce que la vie du trentenaire est dorénavant presque exclusivement rythmée par ses déplacements professionnels quand elle ne l’est pas pour s’occuper de sa fille, Aaron n’a pu s’empêcher d’amener le sujet sur le tapis. Comment pourrait-il donc éviter de mentionner son travail, puisque celui-ci représente toutes ses plus grandes ambitions – celles en tout cas qui lui restent accessibles, maintenant que Shaé s’est éloignée de lui ? Même si elles sont demeurées relativement silencieuses, des leçons ont été tirées par Aaron, concernant leur rupture. Il a pris conscience de certaines de ses erreurs et surtout, de ce qui devrait être ses nouvelles priorités s’il venait à reconstruire quelque chose avec une femme, quelle qu’elle soit. Néanmoins, cela reste fort difficile pour lui de se projeter sur un nouveau tableau et à l’évidence, son idéal ne concerne pour l’instant aucune autre femme. Il ne se passe pas un jour depuis leur séparation où Aaron n’a pas l’envie de lui rappeler tout ce qu’elle représente à ses yeux. Pas un jour où il ne se retient pas de l’appeler pour lui dire de revenir, que tout cela, ce qu’il a lui-même proposé, ce n’était que des idioties, des paroles irréfléchies. Ses regrets sont énormes et son affection pour elle ne semble pas s’amenuir avec le temps, mais combien de temps cela durera-t-il encore ? Combien de temps lui faudra-t-il pour décider de tourner cette page dans laquelle il a misérablement failli à son rôle d’homme attentif ? Car avant de se demander si Shaé serait prête à revenir vers lui, c’est bel et bien ce sentiment d’échec qui le hante et l’empêche présentement d’avancer.

Cette semaine supplémentaire en Italie a au moins eu le mérite de prouver l’attachement profond d’Aaron à sa fille. Lui qui avait déjà prévu plusieurs sorties avec elle durant cette semaine, il a finalement dû se contraindre face au désir de la mère qui ne lui laissait pas vraiment le choix de refuser. De toute façon, il ne l’aurait pas fait. Quand bien même le cœur n’y était pas, sa raison elle se serait vite résolue à laisser libre arbitre à la brunette pour ces vacances qu’elle a, il le sait, grandement attendues. Et puis, rajoutons à cela qu’il aurait été le dernier à vouloir chercher des ennuis à la jeune femme alors qu’elle se trouvait aussi loin de lui. Les conflits en tête-à-tête ne sont déjà pas son fort, mais ceux à distance le sont encore moins ; rappelons qu’il est un homme plutôt rationnel et qu’il ne lui aurait pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que c’était une peine perdue pour lui. Bien sûr, il lui en a voulu de prévenir à la dernière minute, mais cela lui est désormais passé et le plaisir de les retrouver aide à effacer les petites rancœurs. « L’essentiel c’est que vous ayez bien profité. Et puis l’Italie c’est une partie d’elle, j’ai autant envie que toi qu’elle la connaisse. » Dit-il à Shaé avec un léger sourire, pleinement convaincu de ses propos. Aimer une Italienne n’est plus sa seule fierté désormais ; il y a aussi celle d’offrir à sa fille ces belles origines qui sont les siennes. « Qui sait, peut-être qu’un jour j’y retournerai moi aussi. » Le dos de son index vient malicieusement caresser la joue du bébé et ce dernier en profite pour agiter ses bras dans les airs, comme si elle attendait impatiemment d’être servie au restaurant. Elle provoque l’amusement de son père qui, néanmoins, entend très clairement les prochaines paroles de Shaé. Des paroles qui rattrapent ses sentiments. « J’espère que tu n’abandonneras jamais tout ça. » Il prolonge leur contact visuel un moment et pense à tout ce par quoi elle est passée ces dernières années, depuis qu’il l’a rencontrée. Tout n’a pas été heureux ou glorieux mais désormais, la voici citoyenne des Etats-Unis et maman de sa fille, ce qui n’est pas minime aux yeux d’Aaron, bien au contraire. A vrai dire, quand il la voit c’est toujours l’image d’une femme digne et courageuse qui remporte sur le reste. « Ou alors il faudra que j’aille te retenir à l’aéroport et ce sont des complications que je préfère ne pas envisager. » Ajoute-t-il tendrement, avec ce sourire aux lèvres.

Un peu plus tard, lorsque la jeune femme revient les mains chargées de présents généreusement offerts par sa famille, Aaron lui confie sa fille pour attraper les divers paquets qui lui sont tendus. S’il a réussi à se hisser jusqu’à un rang social aisé et qu’il se plaît aujourd’hui à vivre dans le confort, cela ne l’empêche pas pour autant d’oublier d’où il vient et pour lui comme pour tant d’autres, ce sont les petites attentions qui comptent le plus à ses yeux. Encore plus celles choisies avec le coeur et l’envie de satisfaire ses goûts. Il reconnaît en effet des saveurs qui, à coup sûr, sauront ravir son palais particulièrement gourmand. « Eh bien ! Ce n’est pourtant pas mon anniversaire ? » Lance-t-il tout haut avec joie, ses yeux ensuite occupés à lire l’étiquette d’une bouteille de vin. « Celle-ci, je ne l’ouvrirai que pour une excellente occasion. Promis. » Parce qu’il s’agit d’un très bon cru et que cela mérite une occasion spéciale. Le cœur à la fois léger et lourd de toutes ces attentions, il se rapproche de Shaé sans la moindre réserve et caresse son dos avec tendresse pour lui signifier que tout cela lui plaît énormément. Puis il lui adresse un coup d’oeil complice avant d’aller déposer un baiser sur le haut de sa joue. « Merci. Nonna n’a pas pu deviner seule mes goûts, tu ne dois pas être innocente dans l’histoire. » Le regard en coin taquin, il va ensuite poser tous ces présents sur l’îlot central de la cuisine pour les ranger dans les placards les uns après les autres, sauf la bouteille qui ira dès demain à la cave. « Je lui enverrai un petit quelque chose pour la remercier. Ça lui fera sûrement plaisir. » Parce que ce genre de courier fait toujours plaisir aux grands-mères, après tout. C’est quand il a les mains affairées à ranger deux paquets de gâteaux salés qu’il repense à ce Shaé lui a précédemment dit. « Tu voulais m’annoncer quoi, au fait ? »


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Dim 20 Sep 2015 - 15:54

avatar
Shaé M. Antonelli
À votre service
À votre service
Date d'inscription : 23/08/2015
Prénom : Elodie/Hush
Célébrité : stacy martin
Messages : 179
Nationalité / origines : Italienne
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Droit et sciences politiques
Job/Métier : Adjointe du Maire et responsable de la communication - Intervenante à l'UCLA en droit et sciences politiques
Autres comptes : Ayden & Riri
Voir le profil de l'utilisateur


Si Shaé ne serait pas allée jusqu'à qualifier de miracle la présence d'Aaron derrière les fourneaux, elle savait que la cuisine ne faisait pas partie de ses passions et qu'il ne passait pas son temps libre à concocter de petits délices sucrées. Quand bien même il s'offusquait faussement de son affirmation, l'italienne savait qu'elle ne se trompait pas, elle le connaissait, peut-être trop bien finalement. Et l'homme avoua, c'était donc Leaven qui se cachait derrière ces pâtisseries. Shaé aurait pu le deviner pour avoir profité plus d'une fois des talents culinaires de celle qu'elle pouvait autrefois qualifier de belle-sœur. « Chanceux ! » Lançait-elle, un sourire malicieux aux lèvres tandis qu'elle repensait à ces précieux moments qu'elle avait passé en Italie, elle aussi, choyée par sa famille. Sa famille, une partie d'elle, de sa fille à présent qu'Aaron voulait qu'elle connaisse. Shaé ne pouvait cacher la fierté qu'elle ressentait à cet instant, cette fierté d'apporter quelque chose, un peu d'histoire, un peu d'ailleurs à leur fille. Un ailleurs qu'Aaron avait aimé et il n'avait pas besoin de le préciser pour qu'elle le sache. Elle savait qu'il avait aimé son tempérament et ses lignes méditerranéennes, elle savait qu'il avait aimé le pays et les traditions familiales encore ancrées … Peut-être un jour y retournerait-il oui. Mais pourquoi ne le voyait-elle pas faire le voyage sans elle ? Chaque fois, chaque instant où elle pensait à lui de cette façon, Shaé s'évertuait à prendre de la distance, à se forcer à tourner la page mais elles revenaient, ces pensées. Lancinantes, entêtantes et blessantes. Des mois étaient passés et pas une seule fois ils n'avaient faillis, pas une seule fois ils ne s'étaient lancés les signaux de détresse, les témoins du manque ... Ils n'avaient fait qu'avancer, encore et encore, séparément. Shaé sentait qu'elle n'avait plus rien à espérer, en réalité elle ne voulait plus espérer parce que c'était simplement déjà assez douloureux. Alors les mots qu'il lançait à présent elle les attribuait à sa fille. Il la retiendrait à l'aéroport pour ne pas être séparé de son enfant, mais elle, il la laisserait partir comme il l'avait déjà fait.  

Sans ajouter un mot, l'italienne lui rendit gentiment son sourire. Fatiguée, émotive, Shaé ne voulait pas s'engager sur le terrain des sentiments sur lequel elle avait pourtant l'impression qu'il la tirait depuis son arrivée … Elle préférait sortir de sa valise les présents qu'elle lui avait ramené, récupérant sa fille pour qu'il puisse les découvrir. Valentina semblait elle aussi intriguée par les petites choses qu'elle avait disposé sur la table, affichant un air penaud lorsque son père s'éloignait avec, sans qu'elle n'ait eu le loisir de les découvrir elle-même. « Tu sais bien que les Antonelli n'ont pas besoin de prétexte pour offrir ... » Il en avait fait les frais lors de sa première visite en Italie. La séparation n'avait pas changé ce fait. Un sourire aux lèvres, elle acquiesça a propos de la bouteille de vin, le détaillant alors qu'il s'approchait pour déposer une main dans son dos et le caresser avec tendresse. Fermant les paupières, la brune apprécia le geste et le baiser qu'il déposa sur le haut de sa joue les sachant trop rares dans sa vie actuellement, trop éphémères aussi ... « Ça lui fera plaisir. » Affirmait-elle, le sourire légèrement coupable quand il insinuait qu'elle avait participé à ces cadeaux.  

« Oui ... » Shaé se redressait, maintenant sa fille qui gigotait entre ses mains. « Les choses ont un peu changé avant que je ne parte en Italie ... » Son regard brun se posait sur celui d'Aaron. « J'ai obtenu un poste d'adjointe au maire et c'est ici à Los Angeles. C'est une immense opportunité pour moi et ça induit que je vais me réinstaller dans la ville. » Bien sûr, il savait ce que cela représentait pour elle. Il l'avait bien assez entendu parler de ses ambitions professionnelles, de ses convictions et à quel point tout cela était important pour elle. Cependant, ce rêve se réalisait à Los Angeles. Si la proximité serait plus simple pour Valentina, elle ne le serait peut-être pas forcément pour eux. C'est pourquoi Shaé appréhendait un peu sa réaction, se gardant d'exprimer quoi que ce soit pour l'instant.



.
.
.
.
love is all a matter of timing
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Mar 6 Oct 2015 - 19:26

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/


Il a tendance à ne pas compter pour ceux qu’il aime, ce qui aurait pu être plus problématique s’il ne gagnait pas aussi bien sa vie. Outre les sentiments affectueux qu’Aaron a vite éprouvé pour cette vieille femme malgré son caractère plus qu’affirmé, c’est surtout un grand respect et une profonde admiration qu’il ressent à son égard et ce, pour une raison évidente.

─ Cela lui fera d’autant plus plaisir qu’elle aura de jolis clichés à faire encadrer bientôt.

En tant que photographe professionnel, Aaron connait ce doux plaisir qu’ont les femmes, mères ou grand-mères, à recevoir des photos de leurs enfants et petits-enfants puis à les afficher à la vue de tout le monde. Des images qui sont sources de souvenirs chers au coeur mais aussi sources de fierté la plupart du temps. Le trentenaire sait d’avance quels clichés il va envoyer en grand format à la Nonna si appréciée de Shaé. Un, en l’occurrence, de la maman avec sa fille, la première rayonnante et souriante en observant la seconde, lovée dans ses bras comme toujours. Cette photo avait été prise il y a quelques semaines à peine alors qu’ils se promenaient tous les trois sur la plage, en fin de journée durant le weekend, et Aaron n’avait pas perdu de temps avant de travailler sur le cliché, une fois seul chez lui.

Un peu plus tard, un voile de mystère et d’inquiétude vient recouvrir le ton de la voix de l’Italienne, ce qui incite naturellement Aaron à redoubler d’attention. Il la connait et sait désormais reconnaître les émotions qui la traversent par la seule écoute de sa voix ; cette fois-ci, il la suspecte vite d’avoir quelque chose de sérieux à lui dire et cela se confirme quelques secondes à peine plus tard. Leurs regards se croisent quand elle lui apprend son prochain retour dans Los Angeles. Inattendu. Presque inespéré… Presque. Il l’a espéré, qu’elle reviendrait. Il l’espère toujours. Non pas seulement revenir dans la ville, mais au plus proche de lui, dans cette villa dont il a fait l’acquisition avec et pour elle. A cette seule pensée, son coeur se resserre. Pourtant, il ne s’agit de rien de tout ça. Et puis, le plus important, semble-t-il, c’est cette opportunité professionnelle, non des moindres. Adjointe au maire… Cela le laisse muet pendant un instant.

─ Adjointe au maire… Wow, c’est… C’est génial, Shaé. Félicitation !

Plus que génial, c’est idéal. Ses yeux s’égarent un vague moment sur Valentina qui semble se lasser de la situation, et vont vite se reposer sur la belle brune, quand un sourire aussi stupéfait que sincère étire ses lèvres. Il est heureux pour elle. Elle qui a toujours eu soif d’agir pour le bien et ce, à grande échelle, voilà que sa route de fortune semble se tracer de plus en plus précisément. Vers une direction qui, songe–t-il, lui ira à la perfection.

Elle est loin, la jeune femme hésitante et fragilisée qu’il a rencontrée dans cette galerie, des années en arrière.
Elle est loin, et si proche à la fois…
C’est une femme de plus en plus forte qu’il voit s’épanouir et conquérir son monde.
Une femme qui fait plaisir à voir, une femme qui fait tout simplement envie.

Ses yeux sur elle ne mentent pas. Sa façon de la regarder ne ment pas. Jamais.

─ J’ai toujours su que tu ferais quelque chose de grand, demoiselle Antonelli, et je me trompe rarement. Ajoute-t-il bientôt avec une malice superficielle et une sincérité plus profonde.

Il se rapproche de l’îlot central, s’appuie légèrement dessus et va caresser la joue de sa fille du bout de ses doigts en réfléchissant à d’autres choses. La nouvelle est encore trop fraîche dans son esprit pour pouvoir se projeter, mais il compte bien sur Shaé pour l’aider à y mettre un peu plus de clarté.

─ Est-ce que ça veut dire que je vais te voir plus souvent ?

Sa voix s’est spontanément faite douce et suave ; son regard quant à lui retourne chercher celui de son ancienne compagne, avec une affection et une envie sans doute perceptibles, surtout pour elle qui le connaît si bien.

─ A moins que ton emploi du temps de future ministre te l'empêche. Enchaîne-t-il avec un nouveau sourire, destiné à lui en tirer un également. Il faut dire que sa mine soucieuse a de quoi laisser place à l’interrogation et le photographe, le plus posément possible, ne se gêne pas pour le relever, non sans une pointe de tendresse. Tu sembles tracassée. Tu pensais que j’allais mal réagir ?


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Jeu 8 Oct 2015 - 23:07

avatar
Shaé M. Antonelli
À votre service
À votre service
Date d'inscription : 23/08/2015
Prénom : Elodie/Hush
Célébrité : stacy martin
Messages : 179
Nationalité / origines : Italienne
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Droit et sciences politiques
Job/Métier : Adjointe du Maire et responsable de la communication - Intervenante à l'UCLA en droit et sciences politiques
Autres comptes : Ayden & Riri
Voir le profil de l'utilisateur


C’est génial. C’était décidément ce que lui répondait chaque personne à qui elle annonçait la grande nouvelle. Pourtant, Shaé savait qu’Aaron mesurait, plus que n’importe qui la portée et l’importance de cet évènement dans sa vie. Elle le savait à son mutisme, le temps de quelques secondes, quelques secondes pour réaliser. Elle le savait à son sourire stupéfait quand ses yeux venaient la retrouver. « J’ai envoyé une candidature un peu par hasard et ils m’ont proposé le poste. » Non, elle n’y avait pas cru et finalement, elle n’y croyait toujours pas. Mais elle réaliserait bien vite puisque … « Je commence lundi. » Un sourire fier mais loin d’être prétentieux s’étirait sur ses lèvres, qu’elle se mordait doucement lorsqu’elle remarquait cette lueur discrète dans le regard d’Aaron. Une lueur d’envie qui gonflait son égo et son cœur. Elle était peut-être impressionnante mais pas plus qu’impressionnée. Shaé était heureuse de mettre un pied dans cet univers auquel elle avait beaucoup rêvé, quand bien même elle savait qu’il ne s’agissait que d’un début et qu’elle avait encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’avoir une réelle influence, un réel impact. « Ce n’est pas grand-chose pour le moment. Mais je ne voudrais pas te faire mentir. » Shaé le savait, elle ne comptait pas s’arrêter là et peut-être qu’un jour les mots d’Aaron prendrait du sens.

Elle aurait pu parler encore et encore de cette grande opportunité qu’on lui offrait et qui lui ouvrait de nouvelles portes pour sa carrière professionnelle, un terrain qu’elle maîtrisait et sans risque. Mais Aaron, dans un moment de réflexion, avait décidé de s’intéresser à des dimensions plus pratiques. Allaient-ils se voir plus souvent ? Shaé contemplait sa fille qui semblait chercher d’où cette main affectueuse provenait. Elle se tourna vers son ex pour que le bébé puisse l’étudier à sa convenance. « Ça dépend. Est-ce que ça veut dire que tu as envie de me voir plus souvent ? » L’envie, elle la percevait dans ses prunelles bleutés qui révélaient souvent ce qu’il ne disait pas. Mais Shaé jouait la provocation, peut-être parce qu’elle ne voulait pas se méprendre sur ses intentions ou peut-être parce qu’elle voulait l’entendre lui dire en toutes lettres. « Si c’est le cas, j’essaierais de me dégager un peu de temps … » Lui lançait-elle comme si elle lui accordait une faveur. Ce qui n’était absolument pas le cas, surtout quand elle repensait à tous ces moments à deux qu’ils avaient manqué lorsqu’ils formaient encore un couple et qu’elle voudrait tellement retrouver aujourd’hui.

Mais le passé restait au passé, c’était bien du présent dont il fallait parler. Un présent encore confus que Shaé appréhendait comme elle appréhendait tout ce qui lui échappait. « Non. » Elle ne pensait pas qu’il allait mal réagir. « Enfin, je ne sais pas à quoi je m’attendais. » C’était surtout elle, de son côté qui ne savait plus comment réagir. « M’éloigner, ça m’a fait du bien … ça m’a permis de prendre de la distance. » De ne pas vivre dans le souvenir de toi, de nous en passant devant le studio, devant ce restaurant qu’on adorait, devant la villa. De ne pas te voir avec une autre … Un souvenir déjà bien trop prégnant au quotidien et parce que de la distance, Shaé était incapable d’en prendre s’il faisait encore complètement partie de sa vie. « J’allais bien tu sais. » Bien, un mot flou qui masquait aisément les sentiments et les émotions plus complexes, qui ne précisaient pas si elle était heureuse ou malheureuse. Shaé disait simplement qu’elle allait bien, qu’elle ne souffrait pas. Pas trop. « Je crains que mon retour ne change des choses entre nous … Je n’ai pas envie qu’on se fasse mal encore une fois. » C’était avec une certaine pudeur qui la caractérisait bien qu’elle lui confiait ses peurs et ses appréhensions. S’il ne pouvait pas y faire grand-chose, il était prévenu.



.
.
.
.
love is all a matter of timing
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Lun 26 Oct 2015 - 0:29

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/


Pas grand chose, dit-elle, en parlant de sa nouvelle profession d’ajointe au maire. Aaron rigole doucement, sans quitter la brunette du regard. Certes ce n’est pas aussi rare que d’être recruté en tant que créateur de mots croisés, mais malgré tout, les adjoints au maire ne courent pas les rues. Mieux encore, cela induit une certaine prestance et une ambition flagrante.

─ Sois fière de toi, ils n’acceptent pas n’importe qui à ce poste… Enfin j'espère.

Un tendre sourire prend la succession de son ton amusé et quelque peu moqueur vite atténué. Tous ses proches le savent : son respect et son admiration pour Shaé sont sans fin. Qu’il s’agisse de sa capacité à être une bonne mère, de celle à être travailleuse ou tout simplement pour être la femme qu’elle est depuis qu’il la connaît, Aaron a toujours tari la jeune femme d’éloges. Ce, même dans ses plus sombres périodes, comme lorsqu’il avait appris la nature du job qui lui permettait de rester sur le territoire… Par delà les actions, il avait très vite cerné le côté altruiste et persévérant de Shaé. Pour ça et pour sa prestance, il trouve justifiée et méritée sa récente offre.

Quand il lui demande si sa nouvelle position leur permettra de se voir plus souvent, la jeune mère retourne habilement la question en sa faveur. A nouveau, un sourire apparaît sur les lèvres du trentenaire. Il aime ces petits moments de complicité qui lui prouvent qu’entre eux, tout n’est pas perdu. Bien sûr, cela ravive chaque fois un peu plus son espoir de la retrouver comme avant… Mais loin de lui l’envie de tout précipiter ; effrayer Shaé avec ses désirs, qu’ils soient primaires ou secondaires, est son dernier souhait. Accoudé sur le comptoir, face à elle, il prend le temps de réfléchir à sa réponse avant de déclarer, à l’aide d’un regard aussi pétillant que sérieux :

─ Cette envie figurera toujours parmi le top 3 de mes envies, mais je ne te dirai pas à quelle place elle se situe.

Persifleur, il hausse les sourcils pour accompagner sa remarque un tantinet charmeuse. Aaron est naturellement charmeur, mais avec elle… cela dépassera toujours l’entendement.

Et sans doute aurait-il continué sur cette lancée si la conversation n’avait pas pris une autre tournure. Shaé saisit la perche qui lui est tendue quand il se montre inquiet vis-à-vis d’elle et en profite pour évoquer leur relation… Ou tout du moins ce qu’il en reste. Si l’éloignement lui a fait du bien à elle, lui s’en serait volontiers passé. Pourtant complètement autonome, il ne cacherait à personne sa préférence pour la vie à deux. Et Shaé est celle qu’il aime toujours, outre mesure. Alors l’expression pleine de confiance sur le visage du grand brun s’efface peu à peu, quand elle lui rappelle qu’elle allait bien.

Bien… ? Bien comment, au juste ?
Bien parce que ça n’allait pas mal, ou bien parce qu’elle s’épanouissait ainsi, sans lui ?

Aaron ne pose pas la question à voix haute ; il se contente d’accuser réception silencieusement des propos de Shaé. A-t-il le choix ? C’est encore et toujours lui qui lui a proposé la séparation… La moindre des choses serait d’assumer, n’est-ce pas ?

─ Que voudrais-tu que cela change ? demande-t-il, sur un ton quelque peu crédule.

… Il ne l’avouera pas, que ça fait mal. Il tentera même de ne pas le montrer, le grand, ô trop raisonnable Aaron.

─ Rien ne changera si c’est ce que tu désires. Ce sera juste l’occasion de passer un peu plus de temps à trois… Pour elle, c’est bien.

Elle, Valentina évidemment. Il la montre du menton et l’observe un instant, dans le silence et dans les regrets dissimulés, étouffés. Lui voudrait que certaines choses changent. Lui voudrait qu’elle redevienne celle qu’elle était quand elle cherchait à lui plaire, à le séduire. La Shaé sans Valentina, finalement… Serait-ce possible de la retrouver, autrement ? Serait-ce légitime de la souhaiter de retour ?

Aaron est perdu, mais ce n’est pas avouable ça, pour un homme de son envergure.

Au bout de quelques secondes, il se redresse, contourne l’îlot et vient reprendre sa fille des bras de Shaé. La couvrant de quelques baisers affectueux, il fait ensuite signe à la brunette de le suivre.

─ Je vais avoir besoin de ton avis pour quelque chose. Suis-moi.

Suis-moi dans cette demeure qui aurait dû être tienne… qui ne le sera peut-être jamais.

Ils grimpent les marches jusqu’au premier étage de la villa et ils vont ensemble jusqu'à son bureau spacieux de photographe… ou plutôt de trentenaire très occupé et passionné d’art. Au pied de l’un des murs de la pièce, trônent plusieurs grands cadres, en couleur et en noir et blanc, avec une, deux ou trois personnes à l’intérieur, dépendant des clichés. Il y a toutes les configurations possibles, ou presque : aucun cadre ne présente Shaé et Aaron seuls, ensemble. Valentina est presque toujours présente et quand elle ne l’est pas, c’est que Shaé règne seule sur la photographie, en digne reine du cœur de son père.

─ Je me demande lequel envoyer à ta grand-mère. Un ou deux, éventuellement. Et tu peux aussi en prendre pour chez toi.

Stoïque au milieu de la pièce avec Valentina installée dans le creux de son bras, Aaron guette les réactions de Shaé et attend véritablement qu’elle l’aide à faire des choix.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Mer 28 Oct 2015 - 19:28

avatar
Shaé M. Antonelli
À votre service
À votre service
Date d'inscription : 23/08/2015
Prénom : Elodie/Hush
Célébrité : stacy martin
Messages : 179
Nationalité / origines : Italienne
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Droit et sciences politiques
Job/Métier : Adjointe du Maire et responsable de la communication - Intervenante à l'UCLA en droit et sciences politiques
Autres comptes : Ayden & Riri
Voir le profil de l'utilisateur


Fière d’elle, elle l’était. Shaé était une femme pudique vis-à-vis de ses sentiments. Elle ne s’autorisait que très rarement les débordements d’émotions, les effusions. Mais cela ne l’empêchait pas de les ressentir, comme aujourd’hui, comme cette fierté allègrement gonflée par les regards et les mots de son ex qui demeuraient encore trop importants, voir essentiels pour elle et son bien-être.

Fière. Elle était aussi flattée comme le dévoilait le fin sourire qu’elle portait au bord de ses lèvres.

Ses prunelles brunes et un soupçon provocantes se baladaient non innocemment sur l’homme accoudé au comptoir de la cuisine. Revenir impliquait de se croiser, de se voir plus souvent … Mais pourquoi ? Parce que c’était ce qu’il voulait ou parce que c’était ce que faisaient les parents séparés pour le bien de leur enfant ? Shaé connaissait la réponse. Ses regards, ses sourires ne trompaient pas. Ils ne la trompaient pas. Mais les mots qu’il prononçait, le ton charmeur dont il usait avait une saveur trop particulière pour ne pas en profiter. L’italienne s’en délectait, un sourire malicieux et satisfait qu’elle tentait d’atténuer, ses yeux accrochés aux siens. « Je m’en contenterai. » Affirmait-elle quand elle ne voulait qu’atteindre la première place dans sa tête et dans sa vie. Quand elle n’avait toujours voulu que ça …

Malgré l’atmosphère légère et quelque peu séductrice qui s’installait progressivement entre les exs, la brune avait décidé de confier ses doutes à Aaron. Une attitude encore nouvelle pour la fuyarde qu’elle avait été et qui semblait balayer la confiance que l’homme avait l’habitude de soutenir.

Que voulait-elle que cela change ? Vraiment ? Avait-elle besoin de le dire ? Que cette situation ne lui convenait pas ? Qu’elle ne lui avait jamais convenu ? Qu’elle s’y faisait parce qu’elle n’avait pas le choix mais qu’elle donnerait beaucoup pour la voir changer ? Ne le décryptait-il pas dans ses prunelles brunes toujours admiratives ? Dans ses paroles provocantes ? Dans ses – trop – nombreux messages ? Etait-il réellement si aveugle ? Si sourd à ses appels silencieux ?

Shaé refusait de croire qu’elle n’en faisait pas assez. Comme elle était terrifiée d’en faire trop …

Mais là n’était pas sa question. Elle n’avait pas peur que la situation change. Elle était simplement effrayée que la situation ne se dégrade un peu plus. Shaé avait déjà perdu tellement. « Il faut que tu la voit dans l’eau, elle adore ça. » Quelle manière plus habile d’entériner un sujet ? Valentina faisait une belle diversion et Aaron semblait s’en contenter puisqu’il s’approchait pour récupérer son enfant sous un sourire de circonstance de l’italienne, un reflet du sien.

Intriguée, Shaé le suivait à travers les pièces et les couloirs de cette villa, trop familière, pour arriver jusqu’à son bureau. Un bureau bien ordonné qui révélait à qui voulait le voir la passion de l’homme pour la photographie. Sur ses directives, Shaé se dirigea vers les clichés déposés au pied d’un des murs de la pièce et les découvrit, le cœur serré par les émotions que provoquait chaque photo trop justement capturé. A plusieurs reprises, elle avait pu constater la dimension du talent d’Aaron, mais ces clichés avaient une portée toute particulière. « Elles sont magnifiques. » Les yeux fascinés et le sourire indécrochable, l’italienne qui ne s’appréciait pas particulièrement en photo ne pouvait s’empêcher de se trouver belle sur chacun des clichés où elle figurait.

Un moment, elle resta silencieuse, oubliant presque la raison pour laquelle il l’avait amenée ici. « Ces deux-là lui plairaient beaucoup. » Toutes lui plairaient, mais il fallait bien choisir. Le premier cliché, représentait la mère et la fille, couchées et assoupies face à face dans les draps blancs du couple. Le deuxième cliché représentait Valentina dans les bras de son père qui tendait une main vers sa mâchoire pour tenter de saisir cette barbe qui la piquait à chaque baiser, un sourire immense sur leurs lèvres. Shaé fouilla encore quelques secondes avant de déposer un regard malicieux sur son ex. « Il n’y a pas beaucoup de photos de toi … Il va falloir que tu me confies ton appareil si tu l’oses. » Doucement, elle se relevait, laissant les deux clichés choisis à l’écart des autres pour les distinguer. Puis l’italienne s’approcha d’Aaron et déposa un baiser qui ne cachait pas la tendresse du passé sur sa joue. « Merci … Je repasserais si tu le veux bien pour choisir ceux que j’amènerais dans mon nouvel appartement. »



.
.
.
.
love is all a matter of timing
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Ven 6 Nov 2015 - 16:40

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/


Qu’elle soit arrivée au bon ou au mauvais moment, Valentina a très rapidement pris sa place en tant que maillon fort dans ce trio. Elle est devenue une priorité, celle sur laquelle autant Shaé qu’Aaron se reposent le plus, prétextant ainsi ne vouloir que son bien-être à elle, sacrifiant le leur au passage. Mais oublient-ils pour autant leurs désirs à eux ? … Aaron choisit-il la solution de la facilité en ne disant qu’à demi-mot seulement son souhait de voir son couple avec Shaé prendre vie à nouveau ? Elle sait quel homme il est ; s’il n’y avait pas eu Valentina, s’il n’y avait pas eu cette nouvelle priorité entre eux, sans doute aurait-il confié à Shaé, d’une façon ou d’une autre, qu’il voulait à nouveau l’aimer comme avant. Pleinement, sans avoir à se suffire de quelques regards ou caresses ingénieusement placés.

Cela ne devrait pas être ça. Mais Valentina devrait-elle porter éternellement le blâme pour ça ?

─ Si tu l’as filmée là-bas, il faudra que tu me montres.

Car ça compte à ses yeux, malgré tout. Si le bébé semble garder les yeux bleus perçants de son père, elle n’en reste pas moins un reflet de sa mère ; c’est en tout cas ce qu’il se plaît à voir et à raconter à tout le monde.  Peut-être n’est-ce qu’une façon pour conserver la présence de l’Italienne auprès de lui, même quand elle n’est pas là. Le pouvoir de l’inconscient est sans limite, après tout…


A l’étage, Shaé paraît s’enchanter du rendu des clichés qui sont exposés face à elle, contre ce mur immaculé. Dans les bras de son père, Valentina s’agite un peu, frottant plusieurs fois ses yeux significativement. Malgré les heures de sommeil accumulées dans l’avion, elle semble garder des traces de ce long voyage. Néanmoins, Aaron ne quitte pas son ex du regard. Jamais elle n’a été avare de compliments sur ses oeuvres, n’hésitant pas non plus à donner son avis critique quand elle en ressentait l’envie. Elle a toujours été libre de dire ce qu’elle pensait, et quand il voit la sincérité de ses propos dans les yeux de la brunette, Aaron en oublierait presque sa fierté d’artiste. C’est encore cette autre chose, cet autre sentiment qui prédomine. Celui en manque d’elle.

─ Celui-ci, tu es sûre ? Dit-il, taquin, en pointant du regard le cliché grand format qui représente un portrait de lui et Valentina. Elle préférerait probablement ne pas avoir à encadrer celui qui t’a rendue malheureuse, non?

Il a le ton léger qui est de mise pour la situation, mais ses paroles sont cependant le miroir de ses pensées. Parmi toutes les photographies présentées, il a cru que Shaé garderait celles où il est présent pour elle, à la rigueur, plutôt que pour sa grand-mère. Mais il se dit que si elle fait ce choix, ce n’est pas innocent. Après tout, la plus proche du cœur de cette vieille femme, c’est bel et bien elle.

Tandis que le photographe l’aide à écarter les deux clichés sélectionnés des autres à l’aide de son bras libre, il s’amuse de la remarque de la jeune femme.

─ C’est en partie ce qui me plaît, de ne pas être exposé face à l’objectif. Cela dit, si tu as besoin de quoi recouvrir les murs de ta nouvelle chambre, je peux y réfléchir…

Ses yeux malicieux croisent bientôt ceux de Shaé, elle qu’il vient effrontément de faire passer pour l’une de ces jeunes adolescentes dont les chambres sont recouvertes des posters de ses idoles favorites. Bien sûr, ce n’est qu’une plaisanterie. Si elle lui demandait son appareil pour prendre des photos, il la laisserait faire… Mais ces occasions deviendront-elles de plus en plus rares ?

Probablement sans le vouloir, Shaé n’aide pas Aaron à effacer cette nostalgie de leur couple. Au contraire, cela l’invite à ressasser davantage ces remords omniprésents en lui. Quand il l’a tout près de lui, l’idée de la voir partir devient de plus en plus difficile à accepter. Jamais, il n’aurait dû la laisser s’enfuir. Jamais, il n’aurait dû lui faire croire qu’il irait mieux sans elle. Sans elle, il a l’impression de ne vivre qu’à moitié. De n’être heureux qu’à moitié, car tous ces petits bonheurs qu’il vit au quotidien, il aimerait les partager avec elle. Elle, seulement elle. Elle a cette saveur qu’aucune autre n’a, qu’il n’arrive pas à retrouver chez aucune autre. Shaé l’a marqué au fer rouge et la vérité, c’est qu’il n’a jamais cherché à s’en démarquer réellement.

Toute tentative, aussi approximative fut-elle, s’est en tout cas révélée vaine. Il y a des personnes que l'on ne remplace pas.



Quand les lèvres de la belle Antonelli s’éloignent, déjà, quand ses mots s’éteignent, déjà, Aaron ose faire ce qu’il meurt d’envie de faire depuis de longues semaines. Il tend sa main vers celle de Shaé pour la tenir fermement dans la sienne et loge aussitôt ses prunelles pleines d’espoir dans celles, bien plus obscures, de l’Italienne. L’empêcher de s’écarter davantage, la garder près de lui.

Il hésite sur la chose à dire. Cela lui fait perdre une once de son assurance, mais seulement au détriment d’une autre émotion. Il attend une confirmation dans ses yeux à elle, déjà, avant même d’avoir avoué ce qui doit être avoué.

─ Tu m’as manqué, pendant tout ce temps.

Et quand ces premiers mots ont été prononcés, quand la déclaration a été désamorcée, il se détend et laisse la suite venir le plus naturellement du monde, avec un très léger sourire sur les lèvres. Ce murmure venu du coeur, il l’espère, prendra aussitôt toute sa valeur.

─ Tu me manques… c’est tout.

C'est tout.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Dim 31 Jan 2016 - 13:16

avatar
Shaé M. Antonelli
À votre service
À votre service
Date d'inscription : 23/08/2015
Prénom : Elodie/Hush
Célébrité : stacy martin
Messages : 179
Nationalité / origines : Italienne
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Droit et sciences politiques
Job/Métier : Adjointe du Maire et responsable de la communication - Intervenante à l'UCLA en droit et sciences politiques
Autres comptes : Ayden & Riri
Voir le profil de l'utilisateur


Un léger sourire malin, invisible pour l’homme à qui elle tournait le dos vint adoucir ses traits méditerranéens. Elle dont la pudeur la poussait à garder les photos de sa fille dans un cercle strictement privé et restreint ne savait s’empêcher de faire d’Aaron le spectateur malgré lui de centaine de clichés capturés sur le vif.

Qui pouvait les apprécier mieux que lui ? Avec qui pouvait-elle partager ses émotions si particulières ? Les émotions d’une mère.

Aaron devrait bientôt avoir à contempler ses clichés mais pour le moment, c’était sur ceux du photographe, bien plus professionnels que le couple s’attardait et plus précisément sur le choix qu’avait réalisé Shaé et qui semblait surprendre son ex pour une raison qu’il lui exposait d’un ton léger, presque taquin.

Pourtant cela n’avait rien de léger ni d’amusant pour l’italienne dont les sourcils se fronçaient sous l’étonnement. Prise au dépourvu elle ne se savait pas comment répondre à cette question qui ne semblait pas appeler de réponse sérieuse mais à laquelle elle se sentait pourtant obligée de donner une explication. Pas pour elle, pas pour se justifier, mais pour lui. « Tu sais que ma grand-mère accorde beaucoup d’importance à la famille. Elle se vantera encore et encore auprès de ses invités de la beauté du père de sa petite-fille. » Ce qui faisait toujours sourire l’italienne, bien qu’elle n’avait jamais su dire ce qui était si important pour la doyenne.

Le symbole que représentait la famille ? Des liens inaliénables censés supporter toutes les épreuves ? Ou voyait-elle la famille comme une obligation ? Quelque chose qu’on nouait et qu’on était censé entretenir jusqu’au bout quoi qu’en coûte ? Shaé savait que son grand-père n’avait pas toujours été un homme facile, bien au contraire. Pourtant sa grand-mère l’avait chéri tout au long de sa vie, préservant une image intacte même après sa mort.

L’amour sincère et inconditionnel, solide à travers le temps émouvait toujours l’italienne qui s’était surprise à y rêver elle aussi sans jamais y avoir réellement cru pour autant.

Shaé aurait pu en rester là. S’en tenir à un discours de surface mais les mots d’Aaron résonnaient trop profondément en elle pour qu’elle se taise. Alors, éclaircissant sa gorge elle confessa : « C’est la situation qui me rend malheureuse. Que ça n’est pas marché entre toi et moi. » Elle se redressait, capturant ses prunelles claires des siennes avant d’ajouter : « Tu ne m’as pas rendu malheureuse Aaron. Au contraire. » Shaé tenta un sourire qui resta vague, atteinte par la confession qu’elle lui faisait, atteinte par le sujet qu’ils abordaient, par les heures de voyages, par l’heure tardive ….

Elle ne parlerait jamais négativement de lui ou de leur relation parce que ce n’était pas le souvenir qu’elle en gardait. Aaron avait été celui qui lui avait appris à aimer et à se laisser apprivoiser de nouveau. Celui qui avait soigné sa solitude mais surtout, celui qui lui avait fait le plus beau cadeau du monde : leur fille. Ce n’était pas un souvenir négatif qu’elle souhaitait garder de leur relation, ce n’était pas le souvenir qu’elle souhait qu’il en garde lui non plus.

Un baiser, une envie de partir pour se coucher, pour apaiser cette tension qu’elle sentait palpable dans l’atmosphère tout autour d’eux. Shaé s’éloignait déjà mais s’arrêta soudainement, retenue par ses doigts qui s’emmêlaient fermement autour des siens. Et son cœur s’arrêtait lui aussi, le temps de loger son regard sur celui d’Aaron et d’entendre ses mots qui s’échappaient, non sans une once d’hésitation de ses lèvres, le temps de sentir son cœur repartir brusquement dans sa poitrine, battant, battant, battant à en devenir presque douloureux …

Délicieusement douloureux.

Un instant elle resta là. Immobile, le regard rivé sur lui. Sans savoir quoi dire, sans savoir quoi faire. Puis d’un pas en avant, l’italienne rendit les armes et s’échoua sur le torse de son ex, prenant garde d’occuper le côté où Valentina n’était pas. Ses doigts remontaient sur lui pour s’agripper doucement au tissu. Ses yeux se fermaient et ses lèvres s’entrouvraient seulement pour lui répondre dans un souffle de soulagement : « Toi aussi tu me manques ... C’est tout. »



.
.
.
.
love is all a matter of timing
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Mar 9 Fév 2016 - 19:22

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/


Chaque rupture est difficile. Mais peut-être le sont-elles davantage quand les sentiments n’ont pas été suffisamment heurtés au point de trouver une raison de ne plus exister. Plus comme avant, tout du moins… Aaron se demande parfois si ce qu’il ressent pour son ex-partenaire n’est pas encore plus fort qu’auparavant. Si cette séparation n’a pas eu pour effet de lui rappeler violemment qu’il était idiot. Le mot ne l’a jamais dérangé ; il se sent véritablement idiot de l’avoir laissée partir. Tout lui plaisait avec elle, tout jusqu’à sa grand-mère et son caractère (ultra) bien trempé qui lui avait valu une ou deux petites frayeurs. Après tout, ne pas se faire accepter par la belle-famille aurait été un échec cuisant pour un homme de prestance comme lui… Mais quand elle évoque cette vieille femme, Shaé réussit encore à attendrir le photographe. Tout, il aimait tout d’elle. Même ce qui ne l’arrangeait pas, même ses défauts. C’était un coup de foudre ; le sien et peut-être celui que l’on ne vit qu’une fois dans sa vie.

Lui qui semble être un roc mental, une force tranquille qui n’aurait besoin d’être rassuré au quotidien, il s’était pourtant habitué à la tendresse et à l’apaisement de la belle Italienne. Il y avait cet équilibre parfois tangible entre eux, mais bel et bien là malgré tout. Elle le rassurait, il la rassurait. C’était ainsi et ça leur permettait de poursuivre cette relation jour après jour sans que l’un ou l’autre ne soit trop déstabilisé par ses fragilités. Chacun à leur façon, ils se soutenaient. Cela n’a certes pas suffit, mais n’y aurait-il pas eu un manque de bonne volonté quelque part ? De clairvoyance ?

Shaé semble malheureuse, ça crève les yeux du trentenaire et cela l’attriste lui-même. Elle ne mérite pas tout ce qui leur arrive. Elle rêvait d’une famille traditionnelle, unie et soudée. Que lui a-t-il donné, finalement ? Une adorable fillette, certes, mais pour le reste…

Il se retient de lui dire qu’elle mérite d’être heureuse et qu’il s’en veut de lui avoir infligé tout ça. Toute cette maladresse. Son regard sur elle l’exprime, mais saurait-elle l’interpréter ? Ce sont ses doigts qui la retiennent et l’empêchent de s’en aller. Ses doigts qui se serrent autour de leur prise, avec l’envie de ne plus jamais la lâcher. Cette main fine et fluette qui s’est tant de fois accrochée à lui, qui lui a exprimé de tant de manières possibles l’affection qu’elle avait à son égard. Tout lui manque. Tout. Du plus simple geste aux plus grandes déclarations.

La complexité de l’instant est palpable. Cette étreinte à laquelle il ne s’attendait pas et qui réchauffe son être a le pouvoir de tout changer. Si seulement il décidait d’écouter son cœur, lui et lui seul.

─ Je pensais que tu serais plus heureuse. Sans moi, avec… quelqu’un qui te comblerait peut-être plus. Les mots bloquent dans sa gorge et s’échappent dans un mal-être difficile à dissimuler. Tu sais que c’est le plus important pour moi. Te savoir heureuse, peu importe où et avec qui.

Même si ça doit être la chose la plus douloureuse jamais vécue.

Son cœur hurle face à ce non-sens qui pourtant saurait exister, uniquement par amour pour elle. Leurs deux mains liées se séparent et celle d’Aaron monte le long de l’échine de Shaé, allant se loger sur ses cheveux. Il cherche bientôt son regard, quitte à mettre fin à cette étreinte délicieuse. Valentina émet un ou deux gazouillis indéchiffrables mais qui ne sont pas sans rappeler à ses parents sa présence. Aaron ne déloge cependant pas ses prunelles de celle de la jeune femme. Il esquisse ce faible sourire, celui qui avait toujours le don de la rassurer, mais qui cette fois ne parvient pas à durer. Non, c'est trop difficile.

─ Dis-moi que je n’ai pas fait d’erreur.

En mettant fin à notre histoire.

Dis-moi que je n’ai pas fait d’erreur.

Dis-moi quel idiot j’ai pu être.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Sam 13 Fév 2016 - 16:36

avatar
Shaé M. Antonelli
À votre service
À votre service
Date d'inscription : 23/08/2015
Prénom : Elodie/Hush
Célébrité : stacy martin
Messages : 179
Nationalité / origines : Italienne
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Droit et sciences politiques
Job/Métier : Adjointe du Maire et responsable de la communication - Intervenante à l'UCLA en droit et sciences politiques
Autres comptes : Ayden & Riri
Voir le profil de l'utilisateur


Elle n’était pas une femme d’une nature tactile. Au contraire, Shaé, elle détestait les embrassades trop chaleureuses et ne savait pas prendre une connaissance en détresse dans ses bras pour la consoler lorsqu’il le fallait. Elle avait besoin de temps, de confiance et de tendresse pour qu’elle se laisse aller aux gestes affectueux, des gestes devenus aussi naturels que nécessaires avec son ex, qu’elle s’était pourtant interdit dès leur séparation, par pudeur ou parce que ce serait plus simple comme ça, de couper court ... Cela avait été aisé de les refreiner au début, guidée par la déception et la colère qu’elle éprouvait envers lui, envers leur indifférence. Mais au fil du temps, la colère disparaissant, retenir ces gestes était devenu une vraie frustration. Elle ressentait encore comme des impulsions, des élans qui la poussaient vers lui, elle sentait encore parfois ses mains tenter de se frayer un chemin jusqu’à sa peau. Cette étreinte lui faisait du bien. Elle réchauffait son cœur abimé par la solitude, par le manque. Un cœur que les quelques nouveaux mots d’Aaron, si difficile à prononcer pour cet homme qui ne semblait jamais buter sur rien, venaient faire flancher un peu plus …

Qu’elle serait plus heureuse sans lui, avec quelqu’un d’autre qui la comblerait plus. Elle y avait pensé c’était vrai. Après les trop nombreuses disputes, les incompréhensions, la difficulté à se parler, elle avait pensé qu’ils s’étaient trompés. Sur toute la ligne et depuis le début. Ils ne se connaissaient pas, avaient emménagé ensemble trop tôt. Ils avaient eu un enfant sans même y songer sérieusement. Ils s’étaient trompés, avaient brûlés les étapes et avaient vécu une histoire qui ne pouvait être que fugace … Elle devait passer à autre chose, lui rendre sa liberté d’homme séducteur. Tourner la page de cet amour. Pourtant, lorsque la rupture était devenue concrète, qu’elle s’était retrouvée seule, aucun homme n’avait réussi à lui faire oublier ce vide qui s’était créé en elle et qui semblait l’aspirer un peu plus chaque jour sans qu’elle ne se l’admette.

Shaé s’efforçait quotidiennement à ne pas revenir sur leur histoire ou sur la relation qu’ils partageaient à présent, parfois parsemée de regards équivoques. Elle s’efforçait à se laisser porter par la vie persuadée qu’elle ferait tôt ou tard son œuvre et qu’ils guériraient tous les deux. Elle ne savait pas quoi penser de ce qui était en train de se passer. De la satisfaction de la douceur retrouvée. En fait, elle ne voulait pas y penser, y mêler des interrogations, des doutes qui ne feraient que gâcher un moment trop précieux.

Dans un silence, elle lui murmurait un : « Je sais. » pour seule réponse, ne voulant pas le traîner dans de douloureuses explications. Ne s’était-elle pas rendu compte qu’il s’agissait d’un terrain sur lequel ils glissaient déjà. Aaron cherchait son regard qu’elle déposait sur ses lèvres roses, esquissant un sourire trop difficile à tenir pour ce qu’il se préparait à lui demander.

Dis-moi que je n’ai pas fait d’erreur.

Ces simples mots martelaient dans son esprit, la laissant un instant interdite face à lui avant qu’elle ne se décide à répondre, repoussant d’une main en arrière ses longs cheveux bruns pour laisser apparaître son visage fin. « Je ne suis pas sûre que ce soit à moi de répondre à cette question. » Parce qu’elle ne pouvait pas lui dire ce qu’il avait bien ou mal fait, parce que lui seul était en mesure de savoir s’il vivait cette séparation comme une erreur. Bien qu’elle ait un ressenti sur la question, il ne comptait qu’à moitié ...

D’un regard empreint d’une certaine tendresse, l’italienne chercha à le rassurer de sa réponse en demi-teinte. « Tout ce que je sais, c’est qu’il n’y a pas d’erreur qui ne soit pas rattrapable »

Elle-même ne savait pas ce qu’elle voulait dire par là. Est-ce qu’elle lui laissait une ouverture. Est-ce que l’idée faisait son chemin dans son esprit. L’idée qu’elle ne voulait pas d’un autre, parce qu’un autre ne serait jamais lui … Shaé quittait son regard pour cacher le trouble qui commençait à l’envahir, le déposant sur sa fille qui somnolait contre Aaron et croisa ses bras autour d’elle. « Je vais y’aller … J’ai encore un peu de route à faire. »



.
.
.
.
love is all a matter of timing
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   Lun 7 Mar 2016 - 3:05

avatar
Aaron Campbell
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 09/05/2013
Prénom : Eugénie
Célébrité : Henry Cavill
Crédit avatar : Aurore ♥
Messages : 6116
Nationalité / origines : Américain
Situation : Célibataire
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplomé en photographie à l'UCLA.
Job/Métier : Photographe en studio indépendant, au A. Campbell Photography.
Adresse de résidence : Villa luxueuse dans le Westwood, en bord de mer.
Autres comptes : Alice et Andreas
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/


Sa fille montre des signes de fatigue mais ces derniers lui échappent, car à cet instant précis, le seul être qui puisse accaparer son attention est Shaé.

Elle a été, est et restera sans doute éternellement son idéal féminin. Sans même le chercher, elle persiste à faire vibrer son coeur comme aucune autre femme ne l’a jamais fait vibrer. Parce qu’il y a des personnes que l’on a dans la peau et dont on ne peut plus se séparer, une fois qu’elles s’y sont ancrées. En profondeur. Et à l’encre indélébile.

Les mots de la brunette tempèrent le tourbillon des remords d’Aaron, mais ils ne parviennent pas à l’éliminer pour autant. Si son erreur est rattrapable, comment doit-il s’y prendre ? Comment et surtout, pour quoi ? Pour quel avenir ? Parce qu’à l’évidence, et selon la logique intangible d’Aaron Campbell, on ne répare pas une telle erreur pour en refaire d’autres après. Cela n’aurait pas de sens. Ce serait grossier, et preuve d’immaturité. Ce qui ne serait pas à son image.



Boom. Boom. Boom.

Martelant à l’intérieur de sa poitrine, il hurle, au désespoir. De ne pas savoir se faire entendre, ou si difficilement. Au prix de blessures effrayantes qui savent toujours raviver la raison d’Aaron, presque omniprésente…

Il écoute les derniers mots de Shaé à contrecoeur, déçu de n’avoir pas réussi à lui dire qu’il continuerait à se battre pour elle, pour eux deux. Eux trois, en réalité. Valentina, elle aussi mérite de le voir lutter ; contre la facilité, pour la délicatesse d’une vie à trois.

─ Je ne te retiens pas ici, alors. Répond-il enfin, en souriant faiblement. Même si j’aimerais. Mon petit doigt me dit que tu as hâte de retrouver ton chez-toi après ce long trajet. Tu peux partir sereine, je prends la relève.

Son regard se pose avec une tendre malice sur le visage poupon de sa fille, en train de s’endormir sur son épaule.

─ On va te raccompagner jusqu’à l’entrée.

Et tel qu’il l’a annoncé, Aaron suit la brunette jusqu’à la porte d’entrée, qui s’ouvre bientôt, lorsque le manteau est à nouveau enfilé. Ses deux prunelles retrouvent celles de Shaé un moment, une fois qu’elle a passé l’encadrement de la porte et s’est retournée vers lui.

─ Bon courage pour la reprise du boulot. Je t’appelle dans les prochains jours pour te donner des nouvelles. Dit-il, en laissant sa phrase en suspens. Puis, parce qu’il y a des habitudes dont il ne peut décidément se faire, il se rapproche d’elle et dépose un doux baiser sur sa tempe en guise d’au revoir.

─ Fais attention sur la route.
Fin du sujet love


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: girls become lovers who turn into mothers (shaé)   

Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
 
girls become lovers who turn into mothers (shaé)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Demande de Shaïness - Butterfly
» Une baignade entre 'girls'. - SAMIA
» 07. Girls running wild
» Who run the World (girls)
» 01. Girls just wanna have fun !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FRATERNITIES, SEVEN YEARS LATER :: Les logements-
Sauter vers: