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 A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)

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MessageSujet: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Jeu 10 Sep 2015 - 3:33

June A. Callaghan
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A HEARTBREAKING MEMORY
OF LOST MARKET OPPORTUNITIES


C'était ce même jour, après une journée tranquille, de celle que personne ne devrait vivre. Et pourtant, elle l'avait vécue, il y a sept ans. Si avec le temps et la maturité qui va de paire, elle avait appris à vivre avec, elle ne pouvait s'empêcher d'y penser tous les ans et de constater combien c'était douloureux et amer. Comme une blessure à jamais ouverte, de celle qu'on oublie jamais, qu'on ne panse jamais, qui ne se referme jamais. Si l'an passé son humeur avait été morose en ce jour et pas spécialement joyeux, elle avait réussi à passer au dessus sans trop de désagréments. Mais cette année, c'était au fond du trou qu'elle se retrouvait, peinée, éteinte. Un seul élément déclencheur avait suffit à cela. Dans sa maison de Northeast, elle avait eu la mauvaise idée d'aller au grenier et si beaucoup penserait qu'elle était tombée sur les affaires d'Ellen, sa fille, pour être dans cet état, ce n'était pourtant pas le cas. Un simple album photo, de ceux qui vous ramène en enfance. Des photos où elle se voyait enfant, où elle était heureuse. Des photos que sa fille, si elle était encore là, aurait pu voir et dans lesquelles elle aurait pu se reconnaître. June devait avoir six ou sept ans sur ces photos et là où les personnes la voyaient sur ses clichés, c'est Ellen qu'elle visualisait de son côté. S'en suivait alors une déferlante de larmes alors que sa main se portait naturellement à son pendentif représentant des petits pieds, comme ceux d'un enfant, que sa mère lui avait ouvert en cadeau de grossesse.

Elle avait fini par fermer cet album et, comme tous les ans, à se rendre au cimetière pour aller sur la tombe de sa fille, la fleurir et y passer plus de temps que d'habitude. Elle n'était visiblement pas la seule à le faire, les parents de June peut-être... ou le père d'Ellen, éventuellement. Dans ce genre de moment, et tout particulièrement pour ce moment, elle avait pris l'habitude de s'isoler, se cacher dans sa pudeur, loin d'être de ceux qui montrent leur peine facilement. C'était peut-être une mauvaise idée mais tant pis, elle était ainsi. Et pourtant, quelques heures plus tard, alors que ses larmes étaient séchées, que ses yeux avaient eu le temps de dérougir et qu'elle s'était assez calmée pour prendre sa voiture, c'est bien sur une sonnette que son doigt appuyait. C'est à Reed Gallagher, ami depuis dix ans, qu'elle avait envie de se confier même si c'était plus l'instinct que le choix qui avait parlé. Vider son sac, elle en avait besoin, et peut-être qu'un homme déjà père pourrait comprendre sa peine. Elle pensait être assez forte pour ne pas craquer, elle pensait avoir assez pleuré pour aujourd'hui et pourtant, la porte à peine ouverte, elle sentait son cœur se serrer et les larmes menacer de monter. « T'as un verre d'alcool pour moi et des oreilles disponibles à l'écoute pour un moment? »

✻✻✻
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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Dim 13 Sep 2015 - 4:08

Reed Gallagher
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« P’pa, p’pa ! … J’ai fini mes devoirs, je peux aller chez Annie ? » Suite à ces propos, une avalanche de pas abrupts mettait tout à coup fin à l’ambiance sereine qui régnait dans le séjour depuis une bonne demi-heure. C’est Amelia qui apparaissait, radieuse et impatiente, face à son père qui était quant à lui en pleine lecture d’un article du journal concurrent à celui pour lequel il travaillait, à savoir le Daily News. Concentré comme toujours, il ne releva ses yeux qu’après avoir terminé la phrase qu’il était en train de lire, puis les posa sur sa fille, déjà prête à rejoindre la voisine. Néanmoins, c’était mal connaître l’homme que de croire qu’il allait la laisser s’évaporer aussi facilement. Le sérieux qu’il affichait fut d’ailleurs un très bon indicateur pour Amelia. « Il me semble t’avoir dit que tu ne serais autorisée à y aller que quand nous aurions corrigé les exercices et récité les leçons. » La réaction de la fillette ne se fit pas attendre. « Oh papa, s’il-te-plaît ! On s’était dit 18h avec Annie ! Ses parents nous emmènent au cinéma en plus, tu veux qu’on soit tous en retard à cause de moi ? » Dépassé par les propos de l’enfant, Reed laissa retomber son journal sur ses cuisses et releva davantage son regard prostré sur elle. A l’évidence, il ne désirait pas retarder les Powell pour leur séance, au risque de passer pour un père décidément fort intransigeant. Il l’était pourtant, dans le cadre de l’éducation d’Amelia comme son père l’avait été à son égard une vingtaine d’années auparavant. Le qu’en dira-t-on des voisins ne lui importait généralement pas, mais puisqu’une séance de cinéma était programmée, la donne était changée. Heureusement pour Amelia d’ailleurs, qui peinait à garder son urgence pour elle. Quand la main de son père vint caresser sa barbe naissante et qu’il émit un vague soupire, elle comprit qu’elle venait d’avoir gain de cause. « Apporte-moi ton cahier et file, alors. » Ce qu’elle fit, à la vitesse éclair.

Toujours installé dans son fauteuil fétiche, Reed éplucha d’abord brièvement les quelques pages noircies du cahier d’Amelia pour vérifier que le travail avait bien été fait, puis il reprit du début avec cette fois un regard correcteur. Cette entreprise fut interrompue de façon inattendue quand, soudain, la sonnette retentit. Malgré la surprise, il laissa le cahier de côté et se leva aussitôt pour aller découvrir l’identité de la personne mystère. Personne mystère qui se révéla être l’une de ses plus proches amies, June Callaghan. Le rédacteur n’eut même pas besoin d’entendre sa voix pour discerner la tristesse en elle, à travers le judas. Sans se poser la moindre question, il ouvrit la porte et croisa son regard abattu, celui qu’il n’avait pas l’habitude de voir mais celui qu’il connaissait pourtant, après tant d’années à l’avoir côtoyée. Sarah lui avait parlé tant de fois de la peine de sa meilleure amie suite au décès de son bébé, et ce avec une compassion inégalable, qu’il était désormais impensable pour lui de faire l’impasse sur cet événement douloureux. Reed était un aussi mauvais compteur que la majorité des hommes de cette planète, mais il se rappela que ce jour-là était un anniversaire funèbre pour la brunette. D’où cette affliction visible sur son visage, à la question de June. « Je n’ai jamais aimé corriger les exos de maths d’Amy. » Il aurait pu sourire, mais cela lui fut impossible. A vrai dire, il était véritablement peiné pour son amie et la voir dans cet état avait au moins le don de le sortir de son austérité naturelle, celle que tout le monde lui connaissait. Même Sarah, même Amelia. Tendant son bras vers l’épaule de June, et avec une réserve qui lui était propre, il l’invita à venir se réfugier contre lui, dans ce hall de maison soudainement pesant et mélancolique. « Entre, ne reste pas là. »


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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Lun 14 Sep 2015 - 22:17

June A. Callaghan
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Là où certains arrivaient à faire taire leur peine par une montagne de travail, parfois même a en oublier leurs problèmes et passer au dessus, ce n'était pas le cas de June, malheureusement. Sept ans, cela faisait déjà sept foutues années. Sept années à travailler sans relâche, sept années à espérer oublier, sept années que tous les ans, la plaie s'ouvre de nouveau le même jour et fait saigner son cœur de jeune mère trop tôt ébranlé. Il y avait des moments où ça allait, et d'autres non. Aujourd'hui était un jour sans, comme on dit souvent. Elle s'était tellement projetée avec ce bébé, elle l'avait tellement désiré et aimé dès l'instant où elle avait su qu'il avait élu domicile en elle qu'aujourd'hui elle ne se faisait toujours pas à l'idée qu'Ellen n'était plus de leur monde. Un monde détruit au regard de June, un monde qui s'était dérobé sous ses pieds suite aux paroles du gynécologue qu'elle n'avait jamais oubliées. Je suis désolé, je ne trouve pas son cœur, je crains qu'on ne puisse plus rien faire pour elle.

Marquées à jamais dans son esprit, ces phrases se heurtaient dans sa tête au même rythme que son cœur battait fortement dans sa poitrine en attendant que Reed ouvre la porte, en espérant qu'il était chez lui. Elle était souvent silencieuse face à cet événement traumatisant mais aujourd'hui, sans savoir réellement pourquoi, elle sentait le besoin d'en parler, de partager sa peine peut-être pour la soulager. Et le soulagement arrivait dès que la porte s'ouvrait. Il était là, et cette présence, même mise en doute par une hypothétique occupation de Reed, avait le don de rendre sa journée déjà plus lumineuse. Amis de longue date, tellement qu'elle ne comptait même plus à vrai dire, le père avait cet effet d'un baume sur elle, comme si elle savait d'avance que d'être avec lui quelques minutes, quelques heures, cela lui ferait du bien, qu'elle extériorise ou non sa peine d'ailleurs.

Invitée à entrer sous l'impulsion du trentenaire, elle se lovait un instant contre lui, soupirant pour faire redescendre la pression et les larmes qui allaient avec. Elle ne souhaitait pas le déprimer avec elle non plus et sincèrement, les étalages de larmes, même avec ses plus proches amis, ce n'était pas son truc. Elle se détachait de lui, ravalait ses larmes et s'efforçait donc de faire bonne figure comme on dit. « Elle est ici, Amy? » Si June était soucieuse de ne pas faire transparaître son désarroi sur Reed, elle l'était encore plus lorsqu'il s'agissait d'Amélia. Elle avait beau avoir neuf ans déjà, June refusait de la confronter à sa propre tristesse et aux problèmes d'adultes. Elle n'était qu'une enfant qui méritait le plus grand des bonheurs malgré la séparation de ses parents, point final. « Je suis désolée si je te dérange. J'avais besoin de quelqu'un, de ne pas être toute seule et prendre le chemin jusqu'ici a été automatique. » Parce qu'il était son ami, parce qu'il connaissait son histoire, parce qu'elle n'avait pas besoin de parler pour qu'il comprenne.



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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Jeu 24 Sep 2015 - 15:25

Reed Gallagher
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Les deux bras du rédacteur viennent envelopper la fine silhouette de son amie et, avec toute la réserve qui lui est propre, le trentenaire tente de la réconforter par un peu de chaleur humaine. Ses doigts effleurent, caressent et resserrent tendrement leur prise le temps de quelques secondes. Le temps que June comprenne qu’il est là pour elle, à sa façon à lui. Reed n’a jamais été facilement à l’aise dans ces situations de proximité affectueuses, néanmoins sa relation avec June lui vaut d’avoir réellement envie, voire même besoin, de la rassurer. Lui qui est parent, lui qui serait déboussolé et perdu si sa fille venait à disparaître. Il arrive un tant soit peu à comprendre la peine de la brunette ; il croit à ce manque, il croit à ces sanglots qu’il perçoit, là, tout contre lui, même s’ils sont étouffés par pudeur.

Evidemment, qu’il y croit. Venant de June, tout est sincère, tout est vrai. Si Reed a toujours aimé ce bout de femme et ce, depuis le tout début, c’est bien pour cette raison, parmi tant d’autres.

Quand elle s’écarte, Reed en profite pour la laisser entrer et refermer la porte derrière eux ; il rassure également son amie au sujet d’Amelia.

─ Non, elle n’est pas là ce soir, elle est partie au cinéma avec la petite voisine et ses parents, voir… je ne sais quel film.

Il a oublié de lui demander ce qu’ils allaient voir et il le regretterait presque, à en voir la grimace occasionnée sur son visage. Néanmoins il ne s’éternise pas sur ce point et rejoint vite son amie au milieu du hall d’entrée dont la déclaration aurait pu extirper un sourire à Reed, si seulement la jeune femme n’était pas aussi peinée.

─ Tu ne me déranges pas. J’ai l’habitude de ne pas travailler le vendredi soir pour être avec la petite et elle n’est même pas là. Dit-il sur un ton relativement neutre, ses yeux à la recherche d’une décontraction, aussi infime soit-elle, sur le visage de June. Puis il ajoute bientôt, plus affectueusement : Même si ça avait été un soir en plein milieu de semaine, je ne t’aurais pas laissée comme ça. Allez, viens.

Sur un sourire compatissant, il l’invite à la suivre jusqu’au salon et à faire comme si elle était chez elle, pour ne pas changer de d’habitude. Elle connait bien les lieux, presque aussi bien que Sarah qui a pourtant été l’épouse de ce propriétaire, désormais solitaire. L’atmosphère est apaisée en ce début de soirée. Le soleil couchant se trouve être l’unique source d’éclairage à travers les baies vitrées, ce qui procure une clarté à la fois douce et puissante pour cette grande pièce à vivre orientée sud-ouest et aux couleurs plutôt chaudes, bien que sobres et classiques.

─ Tu veux un verre de quelque chose ? J’ai une bouteille de vin blanc ouverte, si ça te tente. Demande-t-il à June, tout en sachant que les vins blancs ont souvent la préférence des femmes.

Et une fois la bouteille ainsi que les verres sortis, il vient s’installer à côté d’elle dans l’un des canapés pour les servir. Préférant attendre que la trentenaire n’attrape son verre que lorsqu’elle en aura envie, il se renfonce dans le dossier du fauteuil à son aise et tourne son visage vers elle, curieux à propos de son état. L’on pourrait s’attendre à ce qu’il ne soit pas doué pour réconforter les gens ; après tout, il revêt si bien cette apparence d’homme dur et impitoyable quand il est hors de chez lui. Pourtant, Reed a toujours été tendre avec ses proches. Avec ses parents pour commencer, puis avec sa fratrie, et avec Sarah qui avait conquis son cœur… Amelia aussi à la chance de profiter de la douceur de son père, et tous ne sont pas les seuls, dès lors qu’il s’agit de proches amis et qu’une relation de confiance mutuelle a pris le temps de s’installer. C’est pourquoi le rédacteur se montre sincèrement soucieux et bienveillant avec June, d’une part avec son regard sur elle, puis bientôt avec cette main qui se dirige et se pose sur celle de son amie, elle-même posée sur sa cuisse. D’abord tendrement, puis plus fermement. Il n’a pas envie qu’elle broie du noir, mais si c’est ce par quoi elle doit passer, alors il sera là jusqu’au bout pour l’épauler.

─ Besoin de parler ? Finit-il par lui demander, doucement, après l’avoir observée en silence pendant quelques secondes.


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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Lun 28 Sep 2015 - 23:02

June A. Callaghan
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Etre avec quelqu'un, ne pas rester seule dans ce moment. C'est ce qu'on lui avait souvent conseillé et il était vrai qu'elle l'avait pourtant peu appliqué. June était une solitaire face à ses états d'âme, elle avait cette habitude d'être une battante, de s'en sortir seule contre tout mais aujourd'hui, elle n'y arrivait tout simplement pas. La perte d'Ellen était probablement le plus grand malheur de sa vie et elle savait d'avance que quoi qu'elle fasse, elle ne pourrait jamais s'en remettre totalement. A contrario, si elle ne s'en remettrait jamais, elle pouvait travailler sur elle-même pour apprendre à rendre la douleur moins intense, pour apprendre à vivre avec, à en parler sans forcément craquer à chaque fois. Ne jamais s'en remettre, simplement s'en accommoder et apprivoiser la douleur. C'est peut-être dans cet objectif qu'elle avait fait un premier pas: se rendre chez un ami pour en parler, pour partager sa souffrance et peut-être l'atténuer. Elle mettait enfin en pratique ce conseil qu'elle avait de nombreuses fois reçu.

S'assurant de la non-présence d'Amélia dans la maison, un sourire en coin, léger, presque imperceptible, faisait son apparition sur le visage de la jeune femme. L'ironie de la situation. Tous les deux étaient des personnes accrochées à leur travail et ne pas travailler exprès pour quelqu'un qui n'est pas là, elle savait que ce n'était pas spécialement agréable. Bon, là pour le coup, c'était d'autant plus malheureux pour Reed qui ne voyait pas sa fille aussi souvent qu'il le devrait et qui en était privée alors même qu'il en avait la garde pour le weekend. June trouvait cela dommage en un sens et dans l'autre, elle trouvait honorable de la part de son ami de laisser Amélia vivre sa vie de jeune fille. « En échange, tu m'as moi et ma tronche de trois kilomètres. Je sais pas ce qui est le pire finalement. » Etre seul ou la supporter dans ce moment? Bien entendu, elle avait dit cela sur un ton un peu humoristique, préférant dédramatiser et apaiser l'atmosphère lourde de nostalgie.

Le suivant jusqu'au salon, elle en profitait pour retirer sa veste en cuir pour la poser sur le porte manteau à l'entrée et y suspendre aussi son sac. Elle connaissait la maison de Reed par cœur comme il pouvait connaitre la sienne. C'était l'avantage d'être avec un ami de longue date, on a vite l'impression d'être de la même famille et la gêne n'existe pas. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle s'était assise sur le canapé sans lui demander la permission. Elle n'avait pas besoin de le faire, elle le savait. « Ça sera très bien, merci. » répondait-elle concernant le vin blanc bien qu'elle n'était pas spécialement difficile de toute façon. Et puis, sincèrement, vu son état, tout ferait l'affaire pour jouer le rôle d'échappatoire. Bien entendu, elle ne comptait pas se mettre le cerveau à l'envers chez le rédacteur mais elle savait que l'alcool l'aiderait à se détendre, comme bon nombre d'individus. Ce n'était pas pour autant qu'elle prenait son verre immédiatement une fois ce dernier rempli. Dans ses rêveries, c'est la main de Reed se glissant sur la sienne pour la serrer avec compassion qui la réveillait un peu. Oui, elle avait besoin de parler, seulement voilà, elle ne savait pas par quel bout aborder la chose. « Je sais pas trop par où commencer. » Haussant les épaules, c'était son regard baissé qui témoignait de sa souffrance à défaut des larmes, c'était cette façon de fuir son regard qui laissait connaitre presque une honte de ressentir encore tout cela après sept ans. « J'ai l'impression que je réussirais jamais à combler le vide qu'elle a laissé et j'arrive pas à  m'y faire. » Parce qu'elle l'avait désiré, ardemment et que du jour au lendemain, son plus grand et beau rêve s'était envolé. Attrapant son verre de vin, elle accrochait finalement le regard de son ami. « Je me sens nulle de ne pas savoir tourner la page, ça me ressemble pas. » Parce qu'elle était de ceux qui finissait toujours par surmonter leur problème et leur chagrin mais elle butait tous les ans sur la perte de sa fille, incapable de s'en remettre, de s'en défaire.  



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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Lun 12 Oct 2015 - 16:31

Reed Gallagher
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Il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer la “tronche de trois kilomètres” de June, cela dit Reed ne s’attarde jamais trop longtemps sur ce que le visage des gens exprime, sur ces sentiments et ces émotions qu’il trahit pourtant si bien. Non pas qu’il s’en fiche, à vrai dire le trentenaire est un homme plus attentionné que ce que l’on pourrait croire avec ses proches, mais il estime que les mots sont plus importants que le reste et qu’ils méritent plus d’attention. C’est pourquoi il ne perd pas trop de temps à s’inquiéter sur les traits malheureux de son amie et préfère l’inviter dans un coin confortable pour qu’elle puisse se confier à lui davantage. Lui qui n’est pas bavard et qui n’aime généralement pas ceux qui le sont, il sait néanmoins que la maman manquée ne pourra aller mieux qu’en parlant et en se libérant de ce qu’elle a sur le coeur. Il le sait car il la connaît bien, June, après toutes ces années d’amitié basée sur le respect et la sincérité. Elle est toujours là pour lui quand il en a besoin, alors il tient à lui rendre la pareille. Ce n’est pas tant considérée comme une obligation, plus comme le besoin de ne pas la laisser dans la solitude et la peine. Car de ça, pour sûr, il en culpabiliserait.

S’il était complètement franc avec June, il lui dirait que cela aurait sans doute été plus agréable pour lui de ne pas être confronté à ce chagrin énorme qu’elle porte sur elle ce soir. Mais est-ce si surprenant ? Il ne supporte pas de la voir malheureuse, et c’est donc sans se forcer qu’il la garde auprès de lui ce soir, peu importe quelles auraient pu être ses préférences. Dans ces situations-là, certains se fichent de leurs préférences et c’est peut-être là que l’on reconnaît les amitiés les plus authentiques. Reed a toujours été un homme loyal et fidèle, la trentenaire ne devrait donc pas être étonnée de son attitude avec elle ce soir.

Assis l’un à côté de l’autre dans ce canapé plus confortable que luxueux, ils apprivoisent d’abord silencieusement la situation dans laquelle ils sont. Reed patiente, le temps qu’elle réussisse enfin à s’ouvrir à lui. Lui dire à voix basse qu’elle n’arrive pas à tourner la page depuis le décès de sa fille, alors qu’elle n’était même pas née. Ellen. Ce prénom si cher à son coeur que June avait eu besoin de rendre réel pendant un temps, avant de sombrer davantage dans l’obscurité. Reed sait ce que c’est, que d’être attaché à un être humain comme on peut l’être à son enfant, et pourtant, lui n’a pas donné la vie, il l’a seulement conçue. Un jour. Un jour contre plusieurs mois. Il a vu Sarah enceinte, il l’a vécu avec elle. Soit. Est-ce vraiment comparable ? Il sait pourtant que si on lui arrachait Amelia, ou que si elle devait s’éteindre du jour au lendemain, il en serait fou. Parce que neuf années se sont écoulées, et que mystérieusement, il faut souvent plus de temps aux hommes pour réaliser la force des liens humains.

Malgré tout, il n’a pas la réponse parfaite pour rassurer June. A vrai dire, il n’est même pas sûr de comprendre ce qu’elle ressent. Il n’a que ses yeux et ses oreilles pour voir et écouter la peur, les doutes et la douleur qui s’étranglent en elle. Doucement, il resserre sa main autour de celle de la brunette, tandis que ses deux yeux clairs l’observent pendant de longues secondes. Il se sent à la fois impuissant et fort. Impuissant de par sa nature d’homme, loin des peines féminines. Fort de par le rôle qui lui est donné dans cette situation, et ce rôle de protecteur, il a appris avec les années à l’aiguiser et à le forger.

─ Tu n’es pas nulle. Aucune femme ne devrait avoir à vivre ce que tu as vécu. Murmure-t-il avec ce ton à la fois posé et persuasif, en la regardant droit dans les yeux.

Il voit les larmes dans les yeux de June. Il voit le déchirement, le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur et la culpabilité sans pourtant être capable de les reconnaître ou de poser des mots dessus. Mais il voit qu’elle est meurtrie, encore, après toutes ces années. Et il pense à Sarah, celle avec qui il a vécu et qui a couvé leur fille comme une véritable mère poule, même avant qu’elle n’ait pointé le bout de son nez. Les deux femmes ont eu cette chose en commun, à savoir de préparer l’arrivée de leur enfant comme s’il s’agissait d’un monarque ou quelqu’un de plus grand encore. Pour Sarah, tout devait être prêt et impeccable, au centimètre près, au jour près… et au sentiment près.

─ Tu l’attendais tellement, la petite. Elle était là, tu la sentais, et on te l’a enlevée avant même que tu ne la connaisses. Je doute que tout ton chagrin, même encore présent aujourd’hui, soit anormal.

Et il ne peut qu’imaginer, supposer, mais quelle n’avait pas été sa joie à lui, quand il avait senti pour la première fois sa fille bouger dans le ventre de son ex-femme. A cet instant-là, il avait réussi à se projeter un tant soit peu. Il avait réalisé, enfin, que d’ici quelques mois sa vie allait être bouleversée.

Ses lèvres se hissent, très faiblement, puis se rabaissent aussitôt. Un vague sourire à la fois navré et plein d'espoir, vite remplacé par une lueur de courage.

─ Pourquoi tu t'en veux autant ? Tu as fait tout ce que tu as pu, June. Ce n’était pas de ton ressort.


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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Ven 16 Oct 2015 - 1:29

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Reed Gallagher. Il avait parsemé de sa présence la vie de la trentenaire, dans les bons moments comme dans les plus difficiles. Un ami, un véritable, de ceux qu'on ne veut jamais perdre parce qu'ils sont d'un soutien indéfectible. C'est pourquoi, et ce naturellement, June s'était tournée vers lui. Un automatisme, une évidence. Il avait toujours été là comme elle avait pu l'être, personne et encore moins eux même n'avaient de doute quant à cette amitié grandement développée. Il est vrai qu'elle aurait pu se tourner vers Sarah, elle aurait même du le faire si on suivait la logique. Seulement voilà, d'un côté la blonde habitait loin d'eux bien que dans la même ville et de l'autre côté, la promiscuité avec Reed était telle qu'elle avait rattrapée, peut-être même dépassée, l'amitié qu'elle avait pour Sarah. C'était un constat aussi difficile qu'agréable parce qu'elle appréciait le jeune homme mais elle s'en voulait aussi pour son ex-femme. Était-elle en droit d'être plus proche de lui que d'elle alors qu'elles s'étaient toujours décrites comme des meilleures amies? L'étaient-elles toujours? Des questions qu'elle se posait parfois, qu'elle s'était posée en venant jusque-là mais qui, finalement, s'étaient envolées dès qu'elle l'avait vu dans l'encadrement de la porte. Comment Sarah aurait pu mieux la comprendre là où elle était absente de sa vie? June était persuadée qu'à cet instant, c'était Reed le mieux placé pour lui parler, pour se souvenir de cette date et de ses effets.

Quatre mots, cinq si on veut être précis. Ils avaient suffit à lui mettre un peu de baume au cœur, à la rassurer en quelque sorte. Ne pas être nulle, ne pas être dans l'échec, ne rien à voir avec cela parce que tout dépend du hasard, tout dépend de mère nature. C'était la faute à pas de chance comme on dit, pas la sienne. Elle n'était pas étrange et faible de ne pas savoir tourner la page même après tant d'années. Selon Reed, c'était normal et qui de mieux que lui, qui a lui-même une fille, peut comprendre cela? Personne, probablement, même si de son côté il avait la chance de toujours l'avoir dans sa vie. Buvant deux-trois gorgées de vin, elle semblait obliger ses larmes à rester coincées au fond de sa gorge, se refusant de pleurer, de craquer, une nouvelle fois. Pourtant, les mots qu'employait son ami étaient aussi réconfortants que douloureux.

Secouant doucement la tête tout en prenant une lourde inspiration, son visage fermé laissait entendre à lui seul qu'elle n'était pas d'accord. « Parce que j'aurais du la protéger, c'était mon rôle, dès le début, dès que j'ai su qu'elle était là. » C'était mon rôle et j'ai échoué. « J'aurais du faire plus attention, j'aurais pas du faire mon stage à l'époque et rester au repos... j'aurais du au moins le sentir, comprendre que c'était pas normal qu'elle bougeait moins ce jour là. J'aurais du pressentir que quelque chose n'allait pas. C'était mon rôle Reed et je l'ai pas tenu. » Et c'est ça qui la tuée. June en était persuadée et elle s'en voulait au point de s'en punir tous les ans. Probablement que c'était cette culpabilité qui l'empêchait d'avancer, personnellement en tout cas. « Elle aurait pu vivre. Ils auraient pu la sortir pour la réanimer et la soigner si j'étais venue plus tôt. J'aurais pu la sauver mais je l'ai pas fait. » Une larme s'échappait et de nouveau, elle buvait, les maîtrisant du mieux qu'elle le pouvait. Elle se sentait fautive et il serait difficile de lui faire oublier cette sensation, cette culpabilité qui s'accroche à ses entrailles depuis des années. « Comment tu as fait pour pas devenir dingue quand tu as su que tu verrais moins Amélia? » Une question logique qui demandait surtout comment il arrivait à maîtriser le manque toute la semaine jusqu'au weekend. Peut-être qu'au fond, elle devait prendre exemple sur lui dans un premier temps pour apprendre à moins souffrir pendant la semaine et à long terme, à moins souffrir pour le restant de sa vie.



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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Mar 27 Oct 2015 - 1:18

Reed Gallagher
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C’est après avoir rappelé à la trentenaire que le sort funeste de son bébé ne lui incombait pas, que Reed apporte enfin son verre rempli à ses lèvres. Il avale une généreuse gorgée de vin et repose le cristal sur la petite table à côté de lui avant de retrouver le regard, humide et désemparé, de June.

Elle a le discours typique d’une digne mère exemplaire, protectrice et prête à tout pour sa progéniture, quitte à porter tous les blâmes possibles et inimaginables du monde. Mais Reed a cet atout sur la situation, celui d’être homme et de garder un recul nécessaire suffisant pour la rappeler à l’ordre. Il l’écoute, certes, mais sans perdre de vue que c’est la sensibilité, le chagrin et les remords qui font tenir un tel discours. C’est en tout cas ce qu’il croit.

Malgré tout ce qu’elle dit, malgré toutes ces couches de culpabilité dont elle semble vouloir se recouvrir, Reed reste convaincu qu’elle n’aurait rien pu faire de mieux ou de plus pour préserver la vie de cet enfant. N’est-ce pas mieux de penser de cette façon, après tout ? Le passé est passé. Et quiconque supposerait une faute de la part de June serai certainement un inconnu au bataillon. La jeune femme désirait tellement voir sa fille naître qu’elle avait fait tout en son pouvoir, à l’époque, pour mener sa grossesse à son terme. Ce qui lui était arrivé n’était qu’un malheureux coup du destin. Parfois, il faut faire avec et faire de ces drames que l’on vit, des moyens de s’élever davantage.

Le rédacteur en chef se désole de voir son amie dans cet état ; c’est dans le but de la forcer à ne pas perdre le nord qu’il rapproche davantage son épaule de celle de June, un geste délicat et chaleureux, symbolique finalement de leur relation.

─ Ou peut-être qu’ils n’auraient rien pu faire. Ni eux, ni toi. Et pourtant tu aurais fait une merveilleuse maman. Ça ne veut rien dire.

Sa voix est calme, persuasive, un brin autoritaire, mais tout en douceur pour ne pas brusquer June. Lorsqu’il aperçoit une larme couler le long de sa joue, le cœur de Reed souffre aussi, en silence. Sa main se rapproche du visage de la brunette et il essuie tendrement la parcelle de joue humide, sans la quitter du regard pendant une longue seconde. Ses prunelles retrouvent ensuite celles de June, quand cette dernière lui pose une question plus ou moins conjointe à sa peine.

─ J’ai mis du temps à accepter la situation, admet-il sans grande difficulté à June, j’avais l’impression que Sarah me l’enlevait et qu’à force de moins la voir, Amelia ne serait plus tout à fait… ma fille à moi. J’avais tort, c’était bête et impulsif comme raisonnement.

La sagesse et le temps lui ont fait comprendre qu’il avait tort. Mais encore faut-il accepter de voir la réalité en face en laissant de côté, le temps de retrouver la lucidité nécessaire, les émotions et les sentiments crieurs. Reed n’estime pas sa situation réellement comparable à celle de June, néanmoins il y a dans les deux cas une étape d’abandon des charges envers soi-même qui doit être franchie, si l’on veut réussir à avancer. L’aspect brutal de la perte du bébé de June ne l’a certainement pas aidée à franchir cette étape cruciale.

─ Ce n’est pas parce que tu as vécu un échec que tu dois te punir à vie pour celui-ci. Les accidents arrivent tous les jours, même aux plus vigilants.

June sait aussi être rationnelle. Il se dit que cela ne tient qu'à elle d'accepter enfin de tourner la page.

─ Tu as encore la possibilité de fonder une famille et d’être heureuse. Pourquoi tu ne te focalises pas plutôt là-dessus ? Tu le mérites…


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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Mer 11 Nov 2015 - 4:48

June A. Callaghan
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De la culpabilité, elle en avait fait sa carapace. Une carapace lourde et pesante qu'elle se traînait chaque année à la même période. Une carapace qui s'alourdissait d'avantage en ce jour et au fil du temps avec les années. Elle n'arrivait pas à s'en défaire probablement parce qu'elle s'estimait fautive et que par conséquent, elle méritait cette peine, cette douleur répétitive mais plus intense à chaque fois. Chaque année, elle la vivait différemment. Il arrivait, dans de rares occasions depuis sept ans, qu'elle ait cette envie de se battre, d'oublier, d'avancer. D'autres fois et ça c'était le plus souvent, elle se repliait dans son travail, bossant avec passion mais surtout acharnement, une véritable feinte à la réalité. Enfin, parfois comme aujourd'hui, elle pleurait beaucoup et pour la première fois depuis longtemps, elle avait sentit le besoin d'exprimer toute cette peine et surtout cette colère et cette frustration de n'avoir rien pu faire pour empêcher le départ d'Ellen.

Peut-être que dans un sens, c'était une façon pour elle de décharger le poids de cette carapace même en se culpabilisant encore par les mots parce que contrairement à elle, Reed était rassurant sur le pourquoi du comment. Un coup de malchance, point final. Même si c'était difficile à admettre et à ancrer dans son esprit, sur le moment, ça faisait un bien fou. Qu'on ne la laisse pas tomber et qu'on lui tienne tête avec cette force de persuasion et cette certitude dans le regard qu'elle ne lâchait plus, ça lui faisait du bien, comme si d'un seul coup il avait pris ses remords et ses regrets pour les déposer un instant sur le côté pour la soulager, et ce, tout en douceur malgré tout. « Merci. » D'admettre qu'elle aurait fait une bonne mère, ça soulageait davantage. Merci d'être là, de prendre du temps pour tout ça et de répondre à ses nombreuses interrogations aussi calmement et avec autant de précisions.

Elle l'écoutait attentivement et tout ce qu'il lui disait c'est qu'il avait eu tort de penser qu'elle ne serait plus sa fille en la voyant moins. Elle comprenait par là que ce n'était qu'une question d'habitude, de force et d'estime de soi. Si leurs deux situations étaient bien différentes, cela constituait tout de même un premier pas. Elle devait se décharger de cette colère et de cette culpabilité, c'était la seule façon d'avancer, de vivre un peu mieux la situation. Reed n'était plus en colère contre Sara. Reed ne se culpabilisait plus de sa séparation avec son ex-femme vis-à-vis d'Amélia. June devait en faire autant, tout simplement. « T'as laissé le temps faire alors? T'as pas de recette miracle à part me persuader moi-même? » Parce que de son côté, sept ans elle trouvait ça long. Peut-être qu'elle devait se forcer en premier lieu et au fil du temps, cela ne serait plus nécessaire de le faire et elle ne se culpabiliserait plus naturellement.

Reprenant un peu plus de constance, elle se redressait un peu, ravalant définitivement ses larmes qui ne coulaient plus. « Je me focalise pas là-dessus parce que je suis pas de celles non plus qui ferraient n'importe quoi pour avoir un enfant. J'ai aucun petit-ami et même si j'en avait un, je sais qu'un bébé ça se fait pas au bout de trois mois de relation en claquant des doigts. J'en sais rien, ça doit se décider entre 5 et 10 ans de relation, quelque chose comme ça et encore, de relation paisible, sans trop de nuages, avec assez de confiance pour fonder une famille et ça, faut trouver le bon. Et je dis ça, mais entre la décision de fonder une famille, il faut le temps que ça vienne aussi, ça se compte en mois, parfois même en années et sans compter qu'il faut les tenir les neuf mois de grossesse derrière et c'est pas rien non plus. » Disait-elle en connaissance de cause. Haussant les épaules, elle semblait presque résignée à cette idée. « C'est pas que je veux pas me focaliser là-dessus mais je compte surtout que j'ai presque 33 ans, je les ai même, et que d'un point de vue scientifique et avec mes pseudos calculs, un enfant à 38 ans et plus, ça me parait totalement fou et déraisonnable. » Buvant le fond de son verre de vin qui restait, elle ajoutait quelques mots. « J'ai pas envie de me faire de faux espoir non plus. »



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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Dim 6 Déc 2015 - 1:38

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Le temps. C’est bien lui, la clé de nombreux maux. Qu’il s’agisse de maux dont on souffre dans les relations amicales, amoureuses et même familiales, c’est souvent en abaissant les armes ainsi que notre dignité que l’on réussit à surpasser la douleur. Reed a expérimenté cela lorsque son divorce a été prononcé et lorsqu’il a dû accepter que sa fille lui soit arrachée, cinq jours par semaine. Bien sûr, cela n’a pas été facile. Son cœur a été déchiré d’imaginer Amelia grandir et s’épanouir ailleurs que dans ce cocon qu’ils avaient pourtant construit à deux, avec Sarah… Mais il a bien fallu se faire à l’idée, et rapidement, car il y avait le bien-être d’une enfant qui était en question dans cette équation fragilisée.

─ Pas de recette miracle, non. Je suis désolé de te décevoir, lâche-t-il, en souriant tendrement.

S’en suit une scène assez touchante, et amusante à la fois. Une série de mots qui s’échappent de la bouche de la trentenaire et qui ont le don de captiver Reed, une fois de plus. Probablement parce que malgré leur proximité, il n’a jamais eu l’habitude de la voir aussi expansive sur ce sujet-là. Celui de la famille… des enfants… d’une grossesse. June prétend ne pas se focaliser sur ce sujet et pourtant, il n’est pas difficile de sentir que cela lui pèse malgré tout sur la conscience dans sa façon de s’exprimer. En tout cas, ce n’est pas la première fois qu’elle fait ces… calculs.

─ Où est-il question de faux espoir ? Tu n’as juste pas rencontré celui qu’il te faut, et tu as encore le temps.

Il rit légèrement, apportant le verre à ses lèvres pour en boire une nouvelle gorgée et savourer de nouveau le goût délicieux du vin blanc. Son regard s’ancre un moment à un point face à lui, un moment durant lequel un énorme vide remplit son esprit. Que répondre à tout ça ? Que répondre à June ? Lui a eu la chance, si on peut appeler ça une chance, de rencontrer Sarah assez tôt et de voir Amelia pointer le bout de son nez rapidement, mais ce n’est qu’un concours de circonstances, il le sait. Il aurait très bien pu ne jamais rencontrer son ex et être encore seul, sans enfant. Pourquoi pas, après tout ? Il n’est pas un homme qui a le contact particulièrement aisé et serait plutôt le genre à se méfier. Alors, oui, que répondre… ? Ce n’est qu’au bout de quelques secondes que ses sourcils se froncent, quand une idée lui traverse l’esprit.

─ Tu n’as jamais songé à adopter ?

Parce qu’il n’y a que pour les hommes, que cela peut être aussi simple à demander. L’adoption.


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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Ven 18 Déc 2015 - 3:44

June A. Callaghan
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Même si sa question était ironique, presque rhétorique, au fond d'elle, June aurait aimé une réponse. Cela aurait été tellement plus simple d'avoir un remède à toute cette souffrance. Parce que ça en était une de souffrance. Celle qu'on se traîne, qui nous empêche d'avancer parfois, celle qu'on aimerait transformer en trampoline pour en faire une force mais qui est si résistante et si déprimante qu'il est impossible de faire ce choix. Pourtant, quelque part, elle espérait qu'un jour elle puisse s'en accommoder, faire son deuil complètement de son statut de mère manqué. Peut-être même qu'un jour, elle se ferait à l'idée qu'elle ne serait tout simplement pas mère. Un triste constat, une triste réalité mais cela pourrait arriver après tout. Reed avait beau souligner qu'elle n'avait tout simplement pas trouvé la bonne personne, elle restait persuadée de ce qu'elle avançait. Même en rencontrant quelqu'un demain, biologiquement parlant, ils n'auraient sûrement pas le temps de se décider que ça serait déjà trop tard. Tout était finalement presque tracé dans l'esprit de June, surtout en ce jour funeste où elle ne voyait que la fatalité et l'injustice, équipée de véritables oeillères. La possitivité n'était pas vraiment au rendez-vous aujourd'hui alors elle préférait oser les épaules et abdiquer. « Tu as peut-être raison. » Un sourire ironique sur les lèvres, elle rajoutait quelques mots. « Peut-être qu'il existe quelque part sur cette planète un homme qui acceptera de faire un bébé au bout de trois mois de relation. » Disait-elle évidemment pour plaisanter.

Posant son verre vide sur la table basse qui leur faisait face, elle se recalait ensuite dans le canapé, pensive, évasive. Les quelques mots de son ami résonnaient à ses oreilles. L'adoption. « Je compte plus combien de fois cette pensée m'a traversé l'esprit. » Ca aurait pu s'arrêter là, sincèrement. Ça aurait pu être l'idée qui sauverait tout, ça aurait pu être l'idée déclencheur qui l'aurait poussée à faire les démarches mais c'était mal connaitre June que de penser qu'il avait pas un mais et l'homme d'affaires la connaissait si bien qu'il devait probablement déjà savoir qu'elle reprendrait vite la parole. « Je compte plus le nombre de fois non plus où j'ai rêvé qu'une agence d'adoption soit assez conciliante et sympa pour confier un enfant à une trentenaire célibataire dont le temps est majoritairement bouffé par son travail. » Mariés, la plupart du temps il fallait l'être pour pouvoir adopter, ou au moins être en ménage et elle n'avait aucun des deux. En plus d'être célibataire, elle avait un travail très prenant. Autant voir les choses en face, à ce stade de sa vie, elle n'avait aucun avantage de son côté pour envisager une adoption dans les règles de l'art. « Tu vas trouver ça stupide mais j'aurais aimé avoir une famille traditionnelle. De l'amour, de la confiance, du respect, un papa, une maman et la nature fait le reste. C'est ce que je voudrais. » C'était son souhait le plus cher, c'est ce qui lui manquait le plus à l'heure actuelle. Une moue maligne sur le visage, elle relevait son regard amusé vers Reed malgré la situation. « Tu veux pas me prêter Amélia quelques jours? Promis je te la rend comme neuve. » Dédramatiser, c'était mieux que pleurer, non?



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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Dim 3 Jan 2016 - 16:06

Reed Gallagher
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Reed a parfois du mal à comprendre June. Tout du moins son désir si omniprésent d’être mère, et pourtant elle réussit à lui décrocher un nouveau sourire. Il s’attendrit face à cette femme qui ne cesse jamais d’afficher son tempérament énergique, ambitieux et fort et qui rêve une fois rentrée chez elle de materner. L’on pourrait passer à côté de cet aspect si on ne cherchait pas à mieux la connaître mais lui a cette chance de la côtoyer suffisamment pour avoir ces deux facettes d’elle. L’une et l’autre lui plaisent. L’une et l’autre lui rappellent qu’elle a ses forces et ses faiblesses, belles et dignes pour la plupart.

L’adoption serait la solution miracle pour cette femme prête à tout pour avoir la possibilité de choyer un enfant, celui qu’elle verrait grandir jour après jour, sous ses propres soins. Mais elle avance des arguments auxquels il n’a pas songé une seule seconde et qui pourtant sont des plus raisonnables. Menant une vie de célibataire et acharnée au travail qui plus est, quel temps aurait-elle à consacrer à ce nouvel être présent dans sa vie ? Même si elle acceptait de lui accorder davantage de temps en s’arrangeant à son boulot, les assistants sociaux n’y verraient peut-être pas une preuve suffisante de son engagement. Elle resterait célibataire, malgré tout. Encore éloigné de ce profil type que les agences recherchent pour ces enfants à placer… Reed voit la réalité en face mais ne peut s’empêcher de se dire que c’est idiot. Son amie est une femme attentionnée, débrouillarde, débordante de bonnes intentions et surtout d’amour envers n’importe quel enfant alors qu’en serait-il de son propre enfant ?

Son rêve d’avoir une famille traditionnelle n’étonne pas le rédacteur en chef. Depuis qu’il a fait sa rencontre, il a cerné cette femme certes dévouée envers son travail mais aussi avec des valeurs relativement simples et traditionnelles, qui rejoignaient d’ailleurs les siennes et celles de Sarah. C’est une des choses qui les a rapprochés : leur mode de vie et leurs principes ont toujours été plutôt similaires. A sa dernière remarque sur Amelia, Reed sourit doucement et va chercher le regard de la brunette.

─ C’est risqué pour moi. Tu risquerais de ne plus vouloir me la rendre et elle risquerait de vouloir rester avec toi pour avoir la vie plus cool.

Il sait que June serait plus laxiste que lui ; en même temps, ce n’est pas bien difficile de faire plus souple que Reed Gallagher. Si le bien-être de sa fille est sa priorité, il n’en reste pas moins un père exigeant et stricte, à l’image de l’éducation qu’il a lui-même reçue des années auparavant. Son sourire s’éteint vaguement, et il se fait pensif pendant un moment, son verre à la main. Dédramatiser est une excellente solution pour avancer dans la situation de June mais malgré tout, il ne cesse de repenser à l’adoption. Vidant le fond de son verre d’une traite, il se lève ensuite pour le poser sur la table basse carrée trônant au centre du salon et pour marcher, tranquillement, vers l’une des baies vitrées de la pièce. Mains dans les poches, il regarde son jardin recouvert de quelques feuilles mortes et reste ainsi, immobile, pendant de longues secondes face à l’obscurité.

─ J’aimerais pouvoir t’aider, mais j’ignore comment. Peut-être que je pourrais me rendre à l’agence avec toi et plaider en ta faveur... Son corps se tourne légèrement et il croise le regard de son amie. Tu mérites d’obtenir ce que tu désires.

Et certainement pas d'être malheureuse.


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MessageSujet: Re: A heartbreaking memory of lost market opportunities (Reed)   Lun 18 Jan 2016 - 18:52

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C'était idiot, totalement idiot. Au regard de June en tout cas. Les agences et leurs règles qu'elle trouvait parfois trop strictes. Un enfant a besoin d'un papa et d'une maman, il a besoin de beaucoup de temps à lui donner dans l'immédiat. Si la jeune trentenaire était prête à donner tout son temps à un enfant quitte à arrêter son travail qu'elle aime tant pour quelques temps, soit, elle le ferait. En revanche, rien ne changeait le fait qu'elle serait mère, mère célibataire et il semblerait que pour n'importe quel enfant, ce n'était pas un choix judicieux d'équilibre. Balivernes! Au fond d'elle, June s'était toujours dit qu'un enfant avec un seul parent aimant, que ce soit une maman ou un papa d'ailleurs, ça valait toujours mieux qu'un enfant sans parent ou, pire, un enfant avec des parents maltraitants. Elle trouvait les règles des agences peu modernes, bien trop basées sur ce que représentait la famille il y a quelques années. Aujourd'hui, on trouvait toutes formes de famille. Aussi bien traditionnelle avec un papa et une maman mais aussi des familles monoparentales comme elle le voulait, des familles d'homosexuels, des familles recomposées etc. Elle était persuadée qu'il serait bien plus bénéfique pour tout le monde, aussi bien pour les personnes désireuses d'avoir un enfant que les enfants eux-mêmes, de baser l'adoption sur d'autres critères que ceux en vigueur mais elle ne faisait pas la loi, elle se contentait de la subir, malheureusement et injustement, il fallait le dire. Alors au lieu de faire une tronche de quinze kilomètres comme on dit, elle préférait faire une demande étrange sur le ton de la rigolade à son ami: lui emprunter sa fille et il fallait avouer que la réponse était plutôt juste. « Bon d'accord, je l'admet, c'est pas la meilleure idée que j'ai eu, te concernant en tout cas. » Parce qu'il ne fallait pas se leurrer, June serait la première à profiter de la présence d'Amélia.

Vite, sûrement plus vite qu'elle ne l'aurait voulu, la conversation se tournait de nouveau vers l'adoption, la seule option qui semblait pouvoir satisfaire réellement le désir d'enfant de la jeune femme. Elle l'observait, lui et sa bouille d'homme pensif, comme si son cerveau faisait des calculs, des combinaisons qui pourraient la sortir de cette impasse. Reed était ainsi, elle l'avait toujours connu ainsi en tout cas. Calme, méticuleux, à penser avant d'agir, à réfléchir avant de parler, c'est ce qui le caractérisait le mieux. Le silence autour d'eux n'était pas gênant, ça n'avait jamais été le cas alors elle se contentait de le suivre du regard, un léger sourire au bord des lèvres. « C'est que Reed Gallagher peut être gentil parfois. » le taquinait-elle vis-à-vis de ce qu'il avait dit un peu plus tôt, concernant la sévérité envers Amélia. « C'est gentil mais je pense pas que ça changerait grand chose. Mes parents eux-mêmes ont plaidés ma cause mais rien n'y fait. Certaines règles ne sont visiblement pas faites pour être contournées. » Se redressant, elle venait se poster près de son ami, ne changeant pas vraiment de sujet mais préférant le dériver sur un autre détail qui l'avait fait tilter cet après-midi. « Je suis allée au cimetière aujourd'hui. Mes parents ne m'ont pas vraiment parlé d'aller la voir ou d'y apporter des fleurs et pourtant il y avait un bouquet qui semblait fraîchement arrivé. Tu crois que c'est lui? » Lui. Le père d'Ellen, le premier vrai amour de June probablement, celui qui avait été aussi blessé qu'elle de la perte de la petite fille, celui avec qui tout était parti en éclats après quelques difficiles mois de pseudo-reconstruction, celui qu'elle n'avait plus revu depuis leur séparation.



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