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 Rendre à César ce qui est à César (Aaron)

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MessageSujet: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Lun 26 Oct 2015 - 3:49

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Adélaïde J. Sullivan
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Rendre à César ce qui est à César



Elle ne lui avait pas dit, tout simplement parce qu'elle n'en avait pas vu l'intérêt. Adélaïde ne s'était pas aperçue de suite que la veste d'Aaron était restée suspendue au porte-manteau et une fois qu'elle l'avait remarquée, elle s'était mise en tête de lui rendre en personne, sans forcément chercher à le prévenir, aussi bien qu'elle avait sa veste ou qu'elle arrivait pour lui rendre. Premièrement parce qu'elle se disait que s'il ne l'avait pas cherchée plus que cela, c'est qu'elle n'était pas indispensable à sa vie et que cela pouvait attendre. Deuxièmement parce qu'elle n'avait pas envie d'un rendez-vous ou autre simplement pour rendre une veste, elle imaginait la vie du photographe bien assez remplie comme cela. Alors même sans connaître son adresse personnelle, elle s'était débrouillée pour le trouver et autant dire que cela avait été un jeu d'enfant. Photographe connu dans ce milieu, son meilleur ami en terme de recherche, Google, affichait directement son site et son studio en premier lien de résultats de recherche.

Aujourd'hui, et ce après plusieurs tentatives infructueuses, elle se rendait de nouveau à ce fameux studio à l'heure de sa pause déjeuner qui la laissait libre jusqu'à 15h où ses cours reprenaient. Il fallait avouer qu'elle avait une certaine hâte de le revoir, elle avait bien des choses à lui raconter! Pourtant, lorsqu'elle passait la porte du studio en question, c'est une gêne qui s'installait dans l'air, comme ramenée à la réalité. Et si, comme elle, il se souvenait soudainement des SMS échangés? Peu importe, maintenant qu'elle était là, elle ne ferait plus demi-tour, cela serait trop bête, et comme elle lui avait dit lors de leur soirée alcoolisée, ils étaient adultes et cela valait aussi lorsqu'il s'agissait d'assumer les SMS envoyés. « Aaron? » Sa voix légèrement portante tendait à couvrir la superficie du studio pour s'assurer de sa présence. De toute façon si la porte était ouverte, c'est qu'il y avait forcément quelqu'un. « J'ai un vêtement à te rendre et un déjeuner à partager si tu veux et si tu as le temps. » l'appât alimentaire, ça marche avec tous les mecs, non?



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mar 27 Oct 2015 - 0:23

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Aaron Campbell
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Quand la sonnette du studio retentit, annonçant alors l’entrée d’un invité, Aaron se trouve dans l’une des pièces adjacentes au hall d’accueil, les bras chargés de deux grands cadres. L’un contient un cliché pris en France quelques années en arrière, l’autre un cliché capturé à New-York il y a de cela plusieurs mois déjà. Les deux sont de lui, en noir et blanc, prêts à être accrochés à l’un des murs blancs de sa galerie personnelle. Il s’agit d’une grande pièce faite de plusieurs recoins, idéale pour inviter les clients à suivre les aventures qu’il a pu lui même faire tout au long de sa vie. Mais puisque l’on parle de client, il semblerait que l’un d’eux vienne de faire son entrée. C’est en pensant à cette éventualité que le photographe se décharge des cadres noirs, afin d’aller accueillir la personne fraîchement arrivée… Mais avant même de voir de qui il s’agit, Aaron entend et reconnaît la voix qui s’élève. Cette dernière fait bel et bien partie du panel des voix qu’il a vite retenues.

Un sourire confiant se dessine sur le coin de ses lèvres, quand enfin il apparaît dans le hall.

─ J’ai un emploi du temps un peu chargé… Ça va dépendre de ce que tu as à partager comme déjeuner.

Il plaisante… Plus ou moins. Un homme comme Aaron peut être attiré comme une mouche par un bon petit plat à déguster, néanmoins ce n’est pas la nourriture qui lui permettra d’apprécier la compagnie d’Adélaïde. De ça, elle doit déjà s’en douter et c’est pour ça qu’il ne songe même pas à le préciser.

Se rapprochant d’elle pour la saluer à l’aide d’une accolade amicale et d’un vague baiser sur la joue, le trentenaire poser ensuite son regard sur sa veste… oubliée.

─ Ah… Merci pour la veste. Je vais t’avouer un truc, j’ai l’habitude d’oublier mes vestes chez les jolies jeunes femmes, c’est ma stratégie pour les faire revenir jusqu’à moi et… ça a toujours fait ses preuves.

Aaron lui adresse un petit clin d’oeil, tout en récupérant sa veste qu’il n’avait bien sûr pas laissée chez Adélaïde volontairement. Pour attirer les filles, il a toujours eu d’autres techniques bien plus efficaces, mais ça… ça, elle doit le savoir aussi. Reposant son regard sur l’étudiante, le grand brun s’illumine tout à coup de malice, comme s’il prenait pleinement conscience, à cet instant, de sa joie de la voir ici, dans son studio de photographe.

─ Tu vas bien, depuis les fameux SMS ? dit-il alors, avec un léger ton moqueur et assuré à la fois, sans quitter des yeux la bonne mine d’Adélaïde.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mer 11 Nov 2015 - 3:31

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Adélaïde J. Sullivan
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Personne. Pendant quelques secondes en tout cas. Des secondes dont avait profité Adélaïde pour poser ses yeux sur tout ce qu'elle pouvait voir. C'était un magnifique endroit et même si finalement elle n'avait jamais vu la maison d'Aaron pour le confirmer, elle était sûre que ce style épuré mais classe venait de ses choix, sans aucun doute possible. Un véritable reflet de son caractère à la fois fort mais parfaitement assumé. Pendant ces quelques secondes, elle avait eu le temps d'apercevoir quelques photos, sans les détailler évidemment, avant qu'Aaron ne montre le bout de son nez et ne confirme ses pensées. « Je vais te faire une confidence. Je sais pas cuisiner, j'ai tendance à tout faire brûler. Du coup j'ai rien d'élaboré comme plat à te proposer ni même de trucs maisons. Cela dit, si un sandwich de la boulangerie du coin de la rue ou une salade du bar à salades ça te suffit, ça peut me convenir aussi et c'est très rapide à manger... Monsieur le ministre. » Des choix qu'elle avait fait et un nom qu'elle lui avait donné en fonction de son emploi du temps chargé.

L'accolade de salutation passée, elle lui rendait naturellement sa veste, l'objectif de sa visite de base, non sans un sourire amusé à la réflexion qu'il faisait. « Comme si t'avais besoin de ça. » La concernant ou non, elle ne précisait pas, persuadée de ne pas avoir besoin de le faire. Qu'elle s'inclut ou non dans cette catégorie, elle savait au fond d'elle qu'un Aaron décidé à faire revenir une demoiselle près de lui n'avait pas besoin d'un quelconque stratagème, il n'avait qu'à l'exprimer d'une façon ou d'une autre et cela suffirait sûrement. Les stratégies étaient bonnes pour les personnes facilement intimidées, pas pour les dominants comme Aaron, pas pour les hommes comme lui qui ont ce quelque chose qui attire inévitablement, ce mystère qu'elle avait déjà soulevé qui obligeait presque à revenir pour en découvrir un peu plus.

Comme par exemple cette fâcheuse manie à profiter de certains gestes et certaines paroles pour mieux en jouer plus tard, la mettant presque mal à l'aise. Oui, presque, parce que si Aaron avait du caractère, elle en avait tout autant et c'est avec un sourire malicieux et sans aucune gêne quant à sa réponse qu'elle lui répondait du tac au tac. « Assouvie, donc ça va et toi? » Par un homme ou par elle-même, peu importe, là n'était pas l'important, ni même qu'elle soit assouvie ou non d'ailleurs. C'était plutôt la provocation qu'elle appuyait dans ses paroles mais ça, il devait commencer à en avoir l'habitude. « En dehors de cet aspect-là, ça va aussi. Il y a juste un détail qui me chiffonne depuis ma rentrée que je suis obligée de partager avec toi étant donné que tu es le premier concerné ou presque. » Le mystère, ça aussi il en avait un peu l'habitude avec elle. Si elle était la première concernée par ce détail, il n'en restait pas moins le spectateur le mieux placé pour en rire. « J'ai ma prof de dessin, elle m'a dans le collimateur je crois... enfin j'en suis même sûre en fait. » Un temps de pause, léger, court, juste le temps de prendre un air à la fois étonné et presque amer envers le hasard ou le destin, allez savoir. « D'après toi, combien de chance il y avait pour que ce soit la quadragénaire que j'ai insulté dans notre avion pour New York? » La joute verbale avait été tellement sévère qu'il devait sûrement s'en souvenir, pas vrai?



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mar 17 Nov 2015 - 20:19

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Aaron Campbell
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La confession d’Adélaïde ne choque pas tant que ça Aaron. Depuis qu’il a fait sa rencontre, il y a quelques mois en arrière, il a eu plusieurs fois l’opportunité d’en apprendre plus sur elle ; si elle s’avère être une jeune fille pleine de vie, sympathique et avec un fort tempérament, il a aussi pu lui découvrir un aspect “fille de bonne famille”, probablement plus habituée à obtenir ce qu’elle désire sans avoir à multiplier les efforts. Cela n’a rien de dramatique aux yeux du photographe, même s’il avouerait à quiconque avoir un faible pour les femmes sachant concocter de bons petits plats. Cela dit, Aaron n’a pas d’attente particulière vis-à-vis de l’étudiante. Chaque fois qu’il la voit, il est heureux de pouvoir profiter de la présence chaleureuse et libérée d’Adélaïde. Une complicité est indéniablement en train de naître entre eux deux, et ce ne serait pas dans la nature du photographe de contrer quoi que ce soit de ce genre.

─ Je m’en satisferai, pour une fois. Plaisanterie. Il n’est pas rare qu’il aille s’acheter un sandwich à la boulangerie du coin pour déjeuner. Les belles femmes ne peuvent pas toutes être douées en cuisine. Tu dois avoir d’autres talents pour compenser.

Ce ton confiant qu’il adopte résulte de ses années en plus, de son expérience avec les femmes. Encore et toujours ; Aaron ne cesse de l’utiliser, à plus ou moins bon escient. Il est de ces hommes qui ont une haute estime d’eux-mêmes, encore plus lorsqu’ils sont en présence de femmes à conquérir. Pas forcément sur un plan sexuel, non surtout sur celui de la séduction. Tant qu’il ne voit pas les yeux des femmes avec lesquelles il est briller, alors il lui reste des efforts à fournir. On comprend alors pourquoi les femmes - et même les hommes - le qualifient sans cesse de grand séducteur : il n’est pas et ne sera jamais un surhomme. Il lui en faudra du temps, pour séduire tout son monde…

─ Il y a des dures à cuire. On ne sait jamais.

Aaron la taquine encore. Adélaïde a dû lui ramener sa veste, mais cela ne signifie pas pour le coup qu’elle est une dure à cuire. A vrai dire, c’est plutôt simple entre eux, pour le moment. Le trentenaire se réjouit de cette relation aisée qui lui procure, en plus d’une complicité nouvelle, quelques élans de désir ayant presque le parfum de la renaissance.

Après avoir accroché sa veste à l’un des portemanteaux du hall, il écoute avec amusement les propos de la demoiselle. “Assouvie”, dit-elle spontanément. Il ne faut pas une heure à Aaron pour aller s’imaginer l’inévitable et évidemment, ça échauffe son esprit vif.

─ Affamé, mais ça ira mieux dans quelques minutes. Et cela aussitôt dit, il se met à rire. Pas juste pour sa remarque, pour celle d’Adélaïde aussi. Il sait qu’elle saura prendre ses facéties à la légère, contrairement à d’autres femmes.

Mais elle se met bientôt à râler à propos d’une situation inconfortable qu’elle est en train de vivre à l’université. Quand il comprend qu’elle fait référence à la femme aigrie qu’ils avaient eus en voisine dans l’avion à destination de New York, Aaron se dit que le monde est petit, trop petit. Il a ce rire qui vient jusqu’à ses lèvres mais qu’il retient, plus ou moins bien.

─ Le taux de chance devait être infinitésimal mais bravo, tu es la plus grande chanceuse de Los Angeles.

Son postérieur en appui sur son bureau derrière lui, il croise ses bras contre son torse et regarde longuement Adélaïde, avec un nouveau sourire en coin. Il y a fort à parier qu’il s’apprête à la charrier.

─ Toi-même tu le dis. Tu l’as insultée, elle et sa dignité. Peut-être que tu mérites ton sort, en fin de compte ? Son sourire s’accentue. J’aimerais bien pouvoir t’aider, mais ça me semble limité… Une professeure quarantenaire et blasée face à une belle, redoutable étudiante, provocatrice, malpolie, qui plus est aux mœurs légères… Comment veux-tu ne pas te retrouver dans le collimateur ?

Et cette fois, c’est plus fort que lui, il rit de bon cœur.


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Jeu 26 Nov 2015 - 4:46

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Adélaïde J. Sullivan
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Un sourire, simple, frais. Il venait de sous-entendre qu'elle était belle et même si elle l'entendait souvent, il fallait l'admettre, c'était toujours gratifiant de l'entendre ou même de le voir dans le regard des autres. Il fallait le dire, la confiance en elle qu'elle dégageait parfois à outrance venait de là, de tous ses compliments qu'elle recevait gratuitement, de ces paroles valorisantes qui, forcément, forgeait un caractère et une confiance certaine. Alors même si elle ne répondait pas, son sourire le remerciait pour elle, ravie de l'entendre une nouvelle fois. « Disons que je me débrouille dans certains domaines. » Notamment certains dont il connaissait déjà l'existence d'ailleurs mais ce n'était pas le propos pour le moment. La discussion était plutôt tournée vers un domaine de prédilection chez Aaron. Ne soyons pas naïfs, il était clair que le jeune homme était ce que l'on appelle un homme à femmes. La séduction, la drague, l'attirance, le jeu, ça le connaissait et forcément, sa veste oubliée chez Adélaïde faisait parler d'elle. Oubli ou technique de drague? En avait-il vraiment besoin pour la faire revenir? Bien sûr que non et c'est d'ailleurs ce qu'elle lui avait expliqué brièvement avant qu'il ne généralise la chose. Des dures à cuire. Un nom qui la faisait rire et hausser un peu les sourcils. Ça aussi, ça voulait tout dire. Dure à cuire, elle ne l'était pas. C'était une femme facilement fréquentable dans la vie dans tous les jours, c'est lorsqu'il fallait creuser que ça devenait un peu plus compliqué mais entre eux, c'était facile. Ils restaient plus ou moins à la surface, ne cherchait pas moultes détails sur le passé de l'autre, comme si seul le présent comptait, comme si seul les instants vécu ensemble les définissait. L'avant, le "avec les autres" ça ne comptait pas vraiment.

« On peut y aller alors ou tu as besoin de finir quelque chose avant? » Bah quoi? Il avait bien dit qu'il était affamé après tout non? Même s'il avait blagué en retour à son "assouvie" ça restait un mec et donc, aux yeux d'Adélaïde, un estomac sur pattes et rien que pour ça, elle savait qu'il se cachait derrière la blague une part de vérité. Elle tenait d'ailleurs la porte au cas où ils pourraient sortir maintenant, bien qu'avant tout de chose, elle se devait de lui raconter tout de suite ces mésaventures avec la BCBG de l'avion. Evidemment, et elle s'en doutait, cela ne manquait pas de faire le trentenaire qui s'amusait de la situation bancale dans laquelle la blonde s'était encore fourrée. Au moins là et nombreux étaient les témoins, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même, ce que le brun se faisait une joie de souligner d'ailleurs. « Non, je le mérite pas. Je l'ai critiquée, certes, mais c'était elle et ses goûts que j'ai critiqué, pas son travail. Elle peut me critiquer physiquement si elle veut, je dirais pas pour autant qu'elle fait mal son boulot donc, l'inverse est vrai. Elle devrait pas juger mes devoirs parce que je l'ai mal jugée, non? » C'est comme ça en tout cas qu'Adélaïde fonctionnait, à tort ou à raison. « Moi je pense que tu pourrais aller la draguer en me critiquant. Elle serait fière d'être la grande gagnante et elle pourrait me noter comme les autres. C'est un bon deal. » Aux grands maux, les grands remèdes comme on dit! Même si clairement, cette image la faisait rire. Fronçant un peu le nez, elle souriait tout de même un peu, préférant prendre cette situation à la légère. « Et arrête de te moquer sinon je te prive de sandwich, t'es prévenu. »



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mer 2 Déc 2015 - 19:46

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Aaron Campbell
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─ On peut y aller, je terminerai plus tard.

C’est sa réponse, teintée de gaieté et d’un soupçon de malice. Elle semble avoir faim elle aussi, sinon elle ne serait pas venue lui proposer de sortir entre midi et deux pour se remplir le ventre. Avant qu’elle n’arrive, il était simplement en train de réarranger la disposition de certains cadres dans sa galerie et d’en ajouter de nouveaux ; cela pourra être terminé lorsqu’il reviendra de sa pause déjeuner, tout du moins s’il n’y a pas de client présent pour la réouverture.

Se détachant rapidement de son bureau sur lequel il était en appui, le photographe enfile sa veste de costume et attrape la porte du studio pour laisser la jeune fille quitter l’endroit en premier tout en l’écoutant se justifier de ses actions passées. Aaron verrouille la porte derrière lui et revient aux côtés de son amie, entamant alors une marche tranquille dans la rue. C’est avec un sourire détendu qu’il repose son regard sur elle, cette fille qui décidément, quand elle a une idée derrière la tête, n’en démord pas. Lorsqu’elle avait croisé le regard de cette quadragénaire dans l’avion, son estime pour elle était déjà bien basse ; se retrouver face à elle à l’université n’a pas du améliorer l’état des choses, bien au contraire. A l’entendre, cette femme mélange l’atteinte au physique et l’atteinte aux propriétés intellectuelles, si tant est que la pratique du dessin en fasse partie. Si toutes les guerres, aussi petites soient-elles, étaient menées avec ce souci de d’apparentement et de légitimité, alors nous vivrions dans un monde bien plus calme, cela va sans dire. Mais force est de se rendre à l’évidence, cela n’arrivera jamais.

C’est sur cette pensée qu’Aaron adresse un regard un tantinet moqueur à Adélaïde, tenace et chicaneuse. Il la revoit envoyer toutes ces piques à la femme dans l’avion, avec une acerbité à en faire pâlir les plus pacifistes des voyageurs. Quand elle lui demande son avis, il penche légèrement sa tête sur le côté, pensif.

─ Dans l’idéal, oui. Mais dans les deux cas, l’amour propre est touché et je crois qu’elle ne pense qu’à te rendre un peu de ce que tu lui as envoyé. Répond-il calmement, avec un vague sourire.

Ce serait mentir de dire que cette affaire lui importe beaucoup ; à l’inverse, il a tendance à prendre ça avec légèreté et dérision, que cela plaise ou non à Adélaïde. Mais lorsqu’elle lui propose un plan susceptible de faire oublier à cette enseignante son amertume passée, Aaron ne peut retenir une grimace de convenance. Il se met à rire, balayant vite cette idée de sa tête.

─ Et comment crois-tu pouvoir me priver de sandwich ? J’ai l’air d’un enfant que l’on peut priver de quelque chose ?

Il s’amuse d’elle jusqu’au bout et son regard pétillant sur elle le démontre aisément.

─ Ton plan est foireux pour une raison, ajoute-t-il, l’air malin et sûr de lui, je n’ai tellement pas le goût de te critiquer qu’elle flairerait rapidement l’imposture. Et puis… à mon avis, ce n’est pas le genre de femme qui se laisse draguer aussi facilement. Elles ne sont pas toutes comme toi, tu sais ?

Petite taquinerie gratuite qu’il n’a pas réussi à garder pour lui. Outre cela, Aaron a cette façon bien à lui de faire comprendre à Adélaïde qu’il serait un piètre menteur dans cette situation. Il n’a pas la volonté de la critiquer, que ce soit pour son talent ou sa personnalité, et jamais il ne sera le genre à s’abaisser à ce type de stratagème pour obtenir quelque chose. Draguer des femmes qui ne lui plaisent pas ? Il l’a déjà fait pour des paris entre copains quand il était encore à l’université, mais depuis, il a gagné une maturité nécessaire qui l’aide à affronter et à résoudre ses problèmes avec responsabilité. Adélaïde, à côté, semble s’amuser de cette proposition. Aaron ignore si elle est tout à fait sérieuse ; ce serait son genre, de suggérer quelque chose d’un peu fou, c’est ce qu’il croit en tout cas.

Ils entrent dans la boulangerie de la rue adjacente et se placent à la fin de la file d’attente. Tandis qu’il regarde les sandwichs proposés, son visage se rapproche de celui de la blondinette et il murmure :

─ Je peux aller lui parler par contre, et essayer de défendre habilement ton cas… Mais j’aurai quoi en échange ?


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mer 16 Déc 2015 - 23:29

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Adélaïde J. Sullivan
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Dans les rues de Los Angeles, l'effervescence était la même partout. Les innombrables voitures créant des bouchons parfois sur des kilomètres, le brouhaha urbain, les gens pressés, les moins pressés. Tout ça avait au moins un point positif: parler de tout et de rien, tout fort et pourtant sans être écouté sauf par les personnes à qui on parle vraiment. Les habitants des villes ont cette particularité d'être dans leurs bulles, de se foutre des autres, de ce qui se passe autour d'eux, de ce qui se dit. C'est pour cette raison qu'Adélaïde n'avait pas peur de se plaindre auprès d'Aaron sur cette professeur de dessin trop sévère avec elle pour une raison qui n'avait rien à voir avec l'université et autant dire qu'elle défendait sa cause bec et ongles. Elle avait cette sensation d'avoir raison quelque part, qu'une part de vérité résidait dans son discours ce qui lui laissait la sensation d'injustice, d'une erreur non réparée, de quoi la mettre profondément en colère. Certes en insultant cette femme, elle avait fauté mais c'était vraiment obligé qu'elle lui fasse payer au prix de sa scolarité? C'était bien plus gros comme enjeu qu'un amour touché, non? La blonde en était persuadée et c'est d'un soupir et d'un visage relevé vers le ciel par la lassitude qu'elle accompagnait les paroles d'Aaron. Peu importe le degré d'agression, sa prof se vengeait, point final et il n'y avait rien à faire pour ça.

« Je t'ai invité à déjeuné, si je paye pas ton sandwich, t'en aura pas. » Autrement dit, c'était très facile pour elle de le priver soit disant de sandwich, même si elle savait très bien qu'il en prendrait un de lui-même si c'était le cas m'enfin cela, c'était une autre histoire. De toute façon et ce très vite, c'est plutôt une mine presque choquée qu'elle affichait tandis qu'elle tournait brusquement son visage vers lui. « Han mais comment tu oses? Je t'ai dragué, tu t'es laissé séduire. C'est toi le mec facile dans cette histoire, c'est à toi qu'elle ne ressemble peut-être pas, pas à moi. » Non mais oh! Après tout, c'est bien elle qui avait entamé le jeu la première et c'était lui qui s'était laissé porter par le jeu, l'alimentant même par moment, assez pour la faire partir au quart de tour. Cela dit, cette époque était maintenant résolue et il était sûrement plus probable qu'aujourd'hui ce soit elle qui se laisse draguer plutôt que l'inverse mais ça, il n'était pas censé le savoir.

Entrant dans la boulangerie souhaitée avec Aaron, elle jetait un coup d’œil aux vitrines tout en écoutant ce qu'il lui disait à l'oreille. Indéniablement, son regard quittait la présentation des sandwich pour croiser le bleu du trentenaire, presque comme si elle cherchait à déceler s'il était sérieux ou non. « J'en sais rien, dis-moi ce qui te ferait plaisir et on verra si le deal tient toujours. » disais-elle non sans un sourire malicieux, presque vainqueur, tout en observant une dernière fois les choix ainsi que les pâtisseries qui feront sûrement office de desserts d'ailleurs. « Bonjour. Je vais vous prendre un sandwich poulet crudité, une tartelette à la framboise et un ice tea s'il vous plait. » Se tournant vers Aaron, elle lui demandait naturellement du regard ce qu'il prenait, s'apprêtant déjà à payer pour deux. Quand ce fut chose faite, elle attrapait les sacs plastiques remplis de leur déjeuner avant de sortir de la boutique avec son ami. « Tu veux aller manger ça où? » Banc, parc, directement en marchant, finalement ça l'importait peu tant qu'ils pouvaient discuter et passer un peu de temps ensemble.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Ven 1 Jan 2016 - 20:43

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Aaron a cherché Adélaïde et sans la moindre difficulté il l’a trouvée. C’est bon enfant, sur un ton railleur, mais c’est bien là entre eux, encore. Cette bonne entente qui oscille toujours entre la sage séduction du trentenaire et la juvénilité chatouilleuse de la blondinette. Ils auraient pu être bloqués par ce grand fossé qui sépare leur monde et leur mentalité et pourtant, ça fonctionne toujours. Ça brille, même. L’étonnante complicité qui se trame entre eux et qui perdure… A croire qu’autre chose les unirait déjà. Quelque chose de bien plus solide, de moins visible néanmoins.

─ Tu n’es pas une fille aux moeurs légères ? Pardon, j’ai cru.

Il s’amuse à la taquiner, yeux dans les yeux, épaule contre épaule. Gentiment, bien sûr. Seuls ses souvenirs d’elle dans l’avion et à New York lui permettent de penser cela. Il a bien conscience qu’en faire une généralité de sa personne serait peu raisonnable. Pourtant, il conserve bel et bien cette image là en lui ; celle d’une fille libérée, si peu complexée pour son âge que cela aurait de quoi interroger. Combien de jeunes filles de vingt-trois ans accepteraient de partager un moment aussi débridé dans une cabine d’avion, avec un inconnu rencontré quelques minutes auparavant ? Très peu, il le sait. Tout le monde le sait.

Dans la boulangerie, Aaron lui demande une contrepartie s’il va à la rencontre de la quadragénaire. Ne se mouillant pas trop Adélaïde lui laisse la liberté de proposer. A vrai dire, il n’a guère besoin de réfléchir longtemps avant d’avoir une idée, mais c’est à cet instant-là qu’une employée vient chercher leur commande.

─ Un Atlantique avec une tarte au citron meringuée et une bouteille d’eau pétillante s’il-vous-plaît.

Sa main a seulement le temps de se faufiler sous sa veste et il remarque qu’Adélaïde a déjà payé pour les deux menus. Étant habitué à payer dans ce genre de circonstances, c’est une expression de surprise quelque peu amusée qui vient se loger sur son visage. Il ne va pas s’offusquer du geste de la jeune fille ; après tout, il sait qu’elle n’est pas ric-rac financièrement parlant et c’est bien dans sa nature à elle aussi de prendre les commandes, alors… Alors il passe vite à autre chose, et la question de la jeune Sullivan l’y aide. Tandis qu’il lui prend les sacs de la main pour la libérer, son regard s’oriente un peu plus loin.

─ On va aller s’asseoir dans le parc juste à côté. La majorité des gens qui y sont à cette heure-ci sont des employés de bureau, ça sera tranquille, dit-il alors sur un ton décidé.

Une ou deux minutes plus tard à peine, ils s'assoient sur un banc qui donne face à une fontaine en pierre blanche, plutôt jolie. Un jet d’eau figure au centre de celle-ci et partout au fond s’accumulent des pièces de monnaie, mais de là où ils sont, ils ne voient que la surface de l’eau. Entamant avec faim son sandwich, Aaron reste silencieux un petit moment avant de revenir sur une question d’Adélaïde restée sans réponse.

─ Tu me demandais ce qui me ferait plaisir, tout à l’heure, commence-t-il à dire avant d’aller planter ses prunelles dans celles de la jeune fille. J’aimerais bien que tu poses pour moi.

Les jambes croisées de façon distinguée, son expression tranquille sur le visage qui indique une sérénité olympienne, Aaron sait pourtant que sa requête pourra être interprétée de plusieurs façons.

─ Est-ce que ça te conviendrait, comme deal ? J’argumente en ta faveur et en échange, tu te laisses photographier pendant une heure ou deux.


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Lun 4 Jan 2016 - 1:17

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« Plus depuis quelques temps, désolé de vous décevoir monsieur Campbell. » Une légère grimace parachevait ses propos à l'encontre d'Aaron. Non mais lui je vous jure, il faisait un beau petit enfoiré parfois, il fallait se le dire mais contrairement à d'autres, ça ne gênait pas Adélaïde. Elle prenait toujours cela sur le ton de la rigolade et de la taquinerie puisque, après tout, c'est ce que c'était. Depuis le soir où ils s'étaient retrouvés après la vente aux enchères, elle était persuadée - ou en tout cas elle le souhaitait - qu'Aaron voyait en elle une personne bien différente de celle qu'il avait rencontré dans l'avion. Elle ne doutait donc pas que cette petite pique n'était rien d'autre que de la taquinerie. Dans la boulangerie, elle commandait ce qu'elle voulait tandis qu'elle laissait Aaron en faire autant, découvrant un peu de ses goûts par la même occasion. Si elle n'avait pas exprimé réellement de contrepartie à l'éventuelle discussion que le trentenaire pourrait avoir avec sa prof, elle n'en restait pas moins ouverte aux propositions. Après tout, s'il voulait une récompense, autant qu'il la choisisse lui-même histoire d'être sûr que cela sera quelque chose qui puisse lui faire plaisir mais pour le moment, l'heure était au choix de l'emplacement pour déjeuner. Elle avait une vraie faim de loup et c'est sans contre indication qu'elle allait vers le lieu nommé pour se sustenter. Il aurait très bien pu choisir un abribus que cela aurait été la même chose tellement elle avait faim. « C'est parfait. »

Contrairement à Aaron, et étrangement d'ailleurs, c'était avec aucune délicatesse qu'elle prenait place sur le banc. A vrai dire, elle n'était même pas dans le bon sens, optant pour se mettre de côté afin de voir Aaron et pouvoir discuter en adoptant la position en tailleur. Si son père la voyait, il serait probablement le premier à pester contre sa jeunesse et sa façon de se comporter mais ça, elle s'en fichait bien, après tout une pause déjeuner c'était bien fait pour se détendre et se reposer un peu, elle pouvait donc bien faire ce qu'elle voulait. Alors qu'elle mordait avec entrain dans son sandwich dont elle savourait chaque bouchée remplissant son estomac, elle écoutait attentivement les quelques mots d'Aaron. Il semblait avoir réfléchit à sa proposition et avait visiblement une idée de récompense à s'octroyer si jamais il allait parler avec la quadragénaire.

Le regard d'Adélaïde planté dans celui du brun et ce léger haussement de sourcils trahissaient ses pensées et sa surprise. Poser pour lui? C'est pourtant bien elle qui lui avait dit qu'à part sourire et faire l'abrutie devant un objectif, elle ne savait pas faire grand chose d'autre, non? Étonnée, elle l'était oui, mais surtout une question essentielle la taraudait. « Et dans quel but? C'est pas comme si tu allais pouvoir en faire quelque chose de ces photos. » Parce qu'elle n'était pas mannequin et que la presse était loin de s'intéresser à elle ces temps-ci. « Note que je suis pas contre quand même, si ça peut te faire plaisir de me supporter pendant deux heures pour me sauver les fesses auprès de ma prof, je vois pas pourquoi je dirais non. » Lui tendant la main, elle souriait malicieusement, convaincue que même s'il ne faisait rien des photos, cela pouvait être une expérience enrichissante mais surtout un bon moment passé avec lui. « Deal! » Penchant un peu la tête, elle riait doucement. « Si tu pouvais faire assez vite par contre pour ma prof, s'il-te-plaît. C'est que les premiers examens blancs arrivent plutôt vite finalement. » Elle qui était bien loin d'être habituée à ce système mais ça, c'était une autre histoire.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Lun 4 Jan 2016 - 18:54

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“Plus depuis quelques temps”… Une remarque qu’il grave dans un coin de son esprit, pour ne jamais l’oublier. Il ne l’oubliera pas, ça c’est certain.



Sur le banc, la jeune femme semble s’étonner de la requête d’Aaron, ce qui le surprend à son tour. Pas aussi manifestement qu’elle, mais assez néanmoins pour sourciller. Elle sait qu’elle est jolie et il est photographe. Qui plus est, leur relation n’est pas vraiment neutre. Il n’a jamais caché que la plastique d’Adélaïde avait de quoi le combler, lui le photographe passionné. Alors pourquoi cette réaction, il l’ignore. Aux prochains propos de la belle Sullivan, il réplique sans laisser de place au mystère.

─ Le but, ça me regarde. Tu auras bien évidemment les photos que tu désireras avoir en papier, si ça t’intéresse.

S’il se fait un brin autoritaire, tout du moins dans le ton de voix plus que dans son état d’esprit, c’est parce qu’il y a un marché en action. Après tout, il a accepté d’aller l’aider à sauver son semestre et ce n’est pas rien. A côté, poser devant un appareil photo, ce n’est rien n’est-ce pas ? Selon lui, en tout cas… Ainsi elle devrait s’abstenir de chercher tout un tas de raisons à cette envie qu’il a eue de la photographier, puisque ça ne rentre pas dans le contrat.

Un sourire aux lèvres pour répondre à celui d’Adé, il attrape sa main et la serre afin de concrétiser le pacte. La remarque de la blondinette qui suit a le mérite de l’amuser mais il se retient de rire, affichant plutôt un air de défi.

─ Doucement petite. Il faut que je prépare mon discours.

Croquant dans son sandwich garni de saumon fumé et de fromage frais, il étend ses jambes et se met à réfléchir, à la façon d’un politicien.

─ Que penses-tu de “Ne la descendez pas trop, j’ai un flair remarquable pour ce qui est des artistes en herbe et je sens qu’elle est destinée à devenir une étoile dans son domaine. Si vous la faites briller aujourd’hui par ses notes, elle vous citera dans ses mémoires, dans quelques années.” ou bien… “Je connais cette fille, ne lui en voulez pas trop pour ses propos acerbes de l’avion, elle n’a pas eu une enfance facile, entre une mère absente qui n’a donc pas pu lui enseigner la courtoisie entre femmes et un père souvent en voyages d’affaires, vous comprenez…”

Loin de se douter d’une éventuelle vérité poignante dans ses mots, Aaron va chercher le regard de sa jeune amie avec une expression facétieuse sur le visage.

─ Tu préfères quelle version ?


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Lun 18 Jan 2016 - 18:41

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Levant les mains innocemment, un sourire aux lèvres, elle s'amusait du ton qu'il venait d'employer pour poser ses conditions suite à sa question, comme si tout cela était pris avec un sérieux sans pareil, assez pour qu'elle réponde comme si elle était effrayée par ses propos, bien qu'il n'en était rien évidemment. « D'accord d'accord, Chef. Comme tu voudras. » ... « Je les prendrais toutes, même les plus dégueulasses. » rajoutait-elle en plaisantant, n'imaginant de toute façon pas l'intérêt de ramener une photo floue ou dont la qualité serait moins bonne qu'une autre. Mordant avec entrain dans son sandwich tant attendu après avoir conclu le marché avec le trentenaire, elle laissait tout de même savoir que cette manipulation de leur part restait assez urgente, ne souhaitant pas rater ses examens blancs, ne pensant même pas qu'elle était peut-être mal notée parce qu'elle méritait justement la mauvaise note, allez savoir, après tout, tout le monde sait qu'Adélaïde ne manque absolument pas de confiance en elle. Prise dans le jeu et se comportant comme une collaboratrice, elle baissait sa main dans un geste un peu kitsch comme pour lui dire de laisser tomber poliment. « Pas d’inquiétude, ce n'est pas pour demain, il y a pas le feu au lac. » disait-elle en prenant une voix des plus bourgeoises et donc forcément, celle qui vous donne envie de retourner des claques mais ça, c'était une autre histoire.

Les lèvres étirées dans un sourire espiègle, elle ne pouvait s'empêcher de s'imaginer dans plusieurs années, citant sa prof qui l'avait tant détestée et son héros photographe qui avait su la résonner, ensemble faire d'elle ce qu'elle est devenue. Il fallait avouer que c'était une image plutôt drôle qui prêtait à sourire pourtant moins longtemps qu'elle ne l'aurait voulu. Quand on dit que le passé fini toujours par vous rattraper, pour le coup, elle ne passait pas au travers des mailles du filet, d'autant plus dans un instant où elle s'y attendait le moins. A croire qu'il était médium, qu'il avait lu quelque part des restants de journaux et d'articles sur son histoire. Le sourire éteint, les sourcils légèrement froncés, elle n'avait pas l'habitude d'en parler, voire même jamais, et pour le coup, même si elle aurait préféré ne pas avoir de réaction physique, ça avait été plus fort qu'elle, prise au dépourvu. C'était plus qu'une corde sensible qu'il avait touchée, c'était le déclencheur de son histoire toute entière, un résumé pour le moins perturbant et terriblement douloureux. « Je te laisse choisir, encore, les deux me conviennent. Tu seras le mieux placé pour faire le choix selon les circonstances. » Le visage soudainement fermé, le regard presque fuyant, elle ne rajoutait rien, se concentrant de nouveau sur son sandwich. Si elle ne lui en voulait pas d'avoir évoqué l'absence forcée de sa mère, elle se refermait pourtant sur elle, comme une défense automatique, comme si elle s'empêchait d'être trop atteinte par ses mots en repoussant la conversation, en y mettant fin rapidement. La vérité était frappante, blessante alors comme d'habitude, elle s'armait d'une carapace invisible et d'un masque de paraître, celui de la personne qui n'a pas été touchée, le masque du sourire pourtant teinté d'une triste réalité. « T'as du temps après le déjeuner ou pas du tout? » Évincer la conversation par une autre, le rendre curieux et accessoirement savoir s'ils devaient se presser.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mar 9 Fév 2016 - 1:20

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─ Il n’y aura pas de photo dégueulasse. Aie confiance en mon talent, et même en tes grimaces.

L’arrogance d’Aaron se trouve malgré tout limitée par sa maîtrise de la photographie, que l’on pourrait qualifier d’indéniable. Il lui arrive très souvent de supprimer des photos qui ne lui plaisent pas grâce à la magie du numérique, certes, néanmoins dire de ces clichés qu’ils sont dégueulasses, ce serait exagéré. N’est pas photographe professionnel reconnu qui veut, et pour en arriver à ce succès le trentenaire n’a jamais compté les heures ni les déplacements. Voilà qui lui vaut la possibilité aujourd’hui de reprendre Adélaïde sur sa remarque, même blagueuse.

Tandis qu’il dévore proprement son sandwich, il s’amuse à moitié de la jeune fille qui semble vraiment tenir à ce que justice soit faite avec la quadragénaire de l’avion. Lorsqu’il lui fait part des deux alternatives auxquelles il a pensé, la mine légère d’Adélaïde gagne soudainement en sérieux, ce qui laisse Aaron penser que c’est très important pour elle. Il est loin de se douter de la véritable raison de ce changement d’expression, et que l’esprit de la blondinette est en fait obscurci par une raison toute autre.

─ Je note donc que j’ai une totale liberté d’action. Tu n’as pas peur, la confiance règne.

Et même s’il en rit, cela le réjouit d’y croire. Sa sensibilité n’est pas accrue au point de flairer l’anguille sous roche ; il ne questionne donc pas la jeune Sullivan à propos de sa gaieté envolée et reste dans cette petite méprise insoupçonnée. Arrivant bientôt à la fin de son déjeuner, il ne se presse même pas en écoutant l’interrogation d’Adélaïde. Lui qui travaille sans relâche, il a toujours estimé nécessaire de prendre son temps pour manger et sans doute est-ce un petit “luxe” qu’il s’octroie, en digne dandy gourmand. Après tout, il est désormais son propre chef et il aurait tort de ne pas profiter des avantages.

─ Probablement un peu. Ses yeux se relèvent sur l’étudiante, qu’il juge soudainement impénétrable avec son minois chiffonné. Tu veux venir au studio pour voir ce que je fais ? Ça pourrait te donner de l’inspiration.

Il pense à ces nombreux shootings qu’il a dirigés, avec comme modèle des femmes de l’âge d’Adélaïde. S’il lui en montre quelques uns, alors cela pourrait la mettre davantage en confiance voire même lui donner des idées. Aaron a bien conscience qu’elle n’est pas une fille timide, mais il sait aussi par expérience que même les plus extraverties peuvent parfois douter face à un objectif professionnel, dans un lieu aussi intimiste qu’un studio.


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Ven 19 Fév 2016 - 12:01

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« Evidemment que la confiance règne. Je devrais pas? » demandait-elle un sourire malicieux aux lèvres, feintant la corde sensible qu'il avait maladroitement touchée. Adélaïde était toujours une femme de paraître malgré ses changements radicaux depuis plusieurs mois. Si aujourd'hui, elle misait plus sur son caractère que son physique, si elle misait plus sur Adélaïde que sur Jane, certaines choses ne changeaient pas, notamment cette fâcheuse tendance à cacher derrière un masque, derrière un sourire, ses appréhensions et ses tristesses les plus profondes. Elle n'était pas prête à évoquer cette fameuse mère absente, même si son histoire était plus compliquée que cela. Peut-être qu'elle ne le serait jamais vraiment même si elle savait que ses plus intimes proches notamment Andreas et son père, étaient au courant de tout cela. Révéler ses faiblesses, laisser voir ses émotions, c'était encore un aspect de sa personnalité qu'elle devait apprendre et travailler.

Alors forcément, elle se chargeait elle-même de changer de conversation, cherchant à évincer toutes les questions possibles qui ressortiraient de cette mine qu'elle faisait. A vrai dire, elle cherchait même à tromper son esprit, à changer de conversation pour ne plus y penser, pour ne plus craindre de s'effondrer dans un moment qu'elle n'avait pas choisi. Elle était ainsi. Elle avait ses moments de tristesse, de relâchement mais elle avait toujours pris l'habitude de le faire dans une sphère privée, seule la plupart du temps. Craquer ici, se laisser aller en public, ce n'était franchement pas son genre. « Ça c'est une idée qui me plait! » disait-elle après avoir terminé la dernière bouchée de son sandwich, mettant peu de temps pour attaquer son dessert après quelques gorgées de son ice-tea. Néanmoins, elle ne pouvait s'empêcher de lui faire une petite remarque qui la faisait sourire d'avance. « T'as pas peur que je t'empêche de bosser par contre d'ici à ce que mes cours reprennent. » Elle se connaissait par cœur, elle serait capable de l'embêter jusqu'à 15h soit avec ses questions ou sa manie d'être une chieuse née quand elle veut. D'autant plus qu'entre eux, personne n'était dupe, les jeux de séduction allaient et venaient sans difficulté et rien que pour l'embêter en l'empêchant de travailler, elle serait bien capable d'user de ses charmes pour le déconcentrer. « Tu veux goûter? Elle est super bonne. » lui demandait-elle naturellement en lui tendant sa tartelette à la framboise. Pour sûr qu'elle était faite maison celle-là pour être aussi bonne.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mar 8 Mar 2016 - 3:11

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Adélaïde semble accorder toute sa confiance à Aaron et cela n’a d’autre effet que de le réjouir tant il apprécie lui-même les hommes de confiance. S’il n’a pas pu l’accorder au premier homme dans sa vie qui tenta en vain de l’éduquer droitement, il s’efforce depuis d’être celui qu’il aurait aimé connaître plus jeune, en tant que figure paternelle. Il y a fort à parier que c’est à cause de ce manque de protection dans sa jeunesse qu’il a ensuite compris combien la confiance était une chose précieuse, bien trop précieuse pour en priver ceux auxquels on tient.

La belle Sullivan mérite sa confiance, et s’il serait du genre à se ficher complètement du bien-être de pauvres inconnus croisés au détour d’une rue, pour elle il est prêt à puiser, sans mesure comme toujours, dans l’une de ses plus grandes qualités de coeur.

─ Si, bien sûr. J’espère juste que tu n’auras pas à le regretter.

La malice de la jeune femme est contagieuse et vient subtilement border les lèvres du trentenaire ; lui qui croit tellement en son pouvoir de séduction, il est en réalité loin de s’inquiéter de son sort. Les notes d’Adélaïde devraient en profiter bientôt et évidemment, savoir qu’il sera en partie responsable de cette “réussite” a déjà le don de l’illuminer.

C’est avec cet entrain qu’il lui propose de venir faire un tour à son studio. Nul besoin de jeter un coup d’oeil à sa montre pour deviner qu’il a du temps devant lui avant de reprendre du service, alors autant profiter de la présence d’Adélaïde. Bien sûr, quand elle évoque son tempérament perturbateur, Aaron ne manque pas de craquer un sourire. C’est qu’il connaît un peu l’énergumène, désormais…

─ Je devrais ? Avoir peur qu’elle l’empêche de travailler. En tout cas, cela ne semble pas l’effrayer, à en voir son regard polisson. J’avais presque oublié que l’emploi du temps des étudiants était désormais majoritairement fait de temps libre. Pauvre de moi…

Alors qu’il vient de terminer sa tarte au citron, elle lui présente celle à la framboise qu’elle s’est prise et lui en propose naturellement d’y goûter. Sa gourmandise parle pour lui, et il attrape avec délicatesse le met qui lui est tendu afin d’y croquer un morceau. Effectivement, l’on peut remarquer à l’expression sur son visage que c’est plutôt bon… A son expression mais aussi à la taille de la bouchée qu’il a mangée. Volontairement et juste pour embêter l’étudiante.

─ Délicieuse même. Tu me la donnes ? C’est gentil, ta bonté te perdra. Dit-il avec malice, tout en se levant du banc pour le contourner et ainsi s’éloigner sournoisement de la propriétaire de la pauvre tartelette volée. Déjà, il se permet de croquer à nouveau dedans, espérant presque s’attirer les foudres d’Adélaïde.

D’humeur taquine, il repose pourtant son regard au loin, sur la devanture élégante de son studio. Le panneau qui est accroché à la porte d’entrée indique qu’il est pour le moment “fermé” et si l’on suit les horaires indiquées, il le restera encore une petite heure. Entraînant Adélaïde avec lui vers son lieu de travail, il vient à Aaron une petite curiosité.

─ Est-ce qu’il y a quelque chose que tu aimerais particulièrement voir ?


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mer 9 Mar 2016 - 5:10

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« Je l'espère pas non plus. » Regretter de lui faire confiance. C'était une chose qu'elle ne voulait pas se voir profiler entre eux. La bonne entente était là depuis le début, jamais encore elle n'avait eu de raison pour remettre en cause ce qui s'apparentait très facilement à de l'amitié et bien entendu, elle ne souhaitait pas voir cela se fissurer pour une quelconque histoire. Pour le moment, là n'était de toute façon pas la question. Pendant un instant, son regard laissait savoir qu'elle réfléchissait - ou qu'elle faisait semblant de réfléchir, au choix. - tandis qu'il venait de lui poser une question des plus intéressantes. Devait-il craindre le côté trop joueur d'une Adélaïde bien décidée à l'embêter pour l'empêcher de travailler? A vrai dire, elle n'eut pas vraiment le temps de répondre à cette question qu'il lui lançait déjà une provocation. Non mais il fallait avouer quand même, il cherchait la merdouille parfois le Campbell. « Pauvre de toi, oui, tu peux le dire, tu vas souffrir. » Une belle façon de répondre à sa question, toujours dans la rigolade. S'il avait osé se moquer un peu de la fainéantise des étudiants, elle n'allait pas se gêner pour le rendre un peu feignant aussi en l'empêchant de bosser, de quoi lui faire dire qu'il n'y a pas que les jeunes qui peuvent parfois traîner des pieds pour aller travailler au profit d'une activité plus amusante.

Se montrant - pour une fois - généreuse, elle lui proposait alors de goûter à cette tartelette à la framboise qu'elle trouvait excellente - en grande fan de fruits rouges, peu étonnant en même temps - bien loin de s'attendre à la réaction d'Aaron. Oh le bâtard! Elle venait pas de rêver en le voyant s'enfiler une bouchée digne d'un ogre hein? C'était ça pour lui, goûter? S'engloutir la moitié de la pâtisserie? Damn, pour sûr qu'elle lui ferrait plus rien goûter, pas un truc tout petit en tout cas. Et le pire là-dedans, c'est qu'il le faisait exprès, s'enfuyant même avec la précieuse. « Héééé. » Automatiquement, elle attrapait les sacs pour mieux les jeter dans une poubelle près du banc tout en se dirigeant à la poursuite du voleur. Non mais lui, elle allait se venger, c'était obligé et en belle emmerdeuse qu'elle était, autant dire que les idées ne mettaient pas de temps à se mettre en place dans son esprit. Arrivé à sa hauteur, bien heureuse de voir qu'il lui restait un peu de tarte dans la main, elle s'avouait vécue. « Ok, tu peux la finir, c'est pas comme si j'allais mourir de faim sans elle. » Parce que son sandwich lui avait suffit et que la tartelette n'avait été que la manifestation de sa gourmandise. En revanche, s'approcher d'Aaron pour mieux lui attraper la main et lui écraser le reste de la tartelette sur la tronche, ça relevait plutôt de la vengeance et c'était non sans un sourire malicieux sur les lèvres qu'elle lui répondait. « Ouais, une tâche sur ta chemise monsieur le maniaque. Ca me plairait beaucoup de voir ça. » Elle avait connu sa maniaquerie quelques jours plus tôt et elle en profitait pour la retourner contre lui. Définitivement, c'était une mauvaise idée de mettre deux grands gamins ensemble, vraiment. Mais que voulez-vous, il l'avait cherchée, il l'avait trouvée, ça fonctionnait comme ça. « Et plus sérieusement j'aimerais beaucoup voir ton dernier shoot avec des humains. » disait-elle en s'appuyant contre le mur à côté de la porte du studio. On sait jamais, il peut très bien prendre des paysages ou des animaux en photo, allez savoir.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mer 6 Avr 2016 - 17:19

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Aaron Campbell
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La réaction de la jeune fille privée de sa pâtisserie ne se fait pas attendre. Si Aaron a englouti la tartelette avec un plaisir loin d’être gêné, Adélaïde quant à elle le fustige d’avoir agi comme un traître. Évidemment, il s’en réjouit et ne le cache pas le moins du monde. Blondinette lui assure qu’elle ne mourra pas de faim sans son dessert mais lui se doute bien qu’il s’agissait pour elle du principal plaisir gourmand de son déjeuner.

─ Je pense à ta ligne, rétorque-t-il, l’air faussement sérieux. Il ne faudrait pas que tu prennes un gramme de graisse avec l’été qui arrive.

Il en connaît, des femmes qui luttent obstinément contre les kilos - voire même les grammes - en trop, au point d’avoir comme meilleure amie leur balance. Des mannequins pour la plupart, mais pas seulement. Aaron les a côtoyées et les côtoie encore tous les jours. Comme tant d’autres individus, il ne niera jamais apprécier une svelte et lisse plastique car elle est ce qu’il a appris à relier à la beauté au fil des années, mais malgré cela, les femmes qui savent se faire plaisir auront toujours sa préférence, quelles qu’elles soient et peu importe comment elles se font plaisir. Se priver ne fait pas réellement partie de son quotidien et il préférera toujours la compagnie de personnes qui aspirent à cette même orientation, hommes ou femmes. Alors bien sûr, sa remarque à l’adresse d’Adélaïde n’est qu’une énième marque de dérision, preuve de la connivence qui les lie déjà l’un à l’autre. A vrai dire, c’est surtout sa propre gourmandise et l’envie de plaisanter qui l’a contrôlé.

Mais le plaisantin ne s’attendait certainement pas à un revers de la médaille pareil. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le restant de la tarte atterrit sur son visage, commandé par une main adroite et un esprit bien trop vengeur à son goût, pour le coup. Devant la porte de son studio, Aaron se retrouve bien bête comme ça, avec le visage recouvert de rouge. Mais plus palpable encore est son exaspération, qui prend naissance au cœur de sa fierté d’homme à l’élégance toujours irréprochable.

─ Sullivan… Tu sais combien coûte cette chemise ? Lui demande-t-il alors en rouvrant ses yeux sur elle et en se retenant fort de ne pas relancer l’attaque. J’espère pour toi que la tâche partira au lavage.

Il la maudit un peu, mais c’est lui qui a commencé, il le sait. Il n’aurait pas dû lui voler son dessert fruité et voilà comment il paye sa fourberie.

─ Peut-être que je te montrerai ça après avoir trouvé de quoi être plus présentable. Ce n’est pas comme si j’avais des clients à recevoir tout l’après-midi.

Aaron lui adresse un regard à la fois rancunier et amusé avant d’ouvrir la porte et de se diriger jusqu’à la petite pièce qui sert de salle d’eau dans ce studio qui a de base été conçu comme un logement. Il regarde l’ampleur des dégâts dans le miroir et c’est bien sûr les morceaux de tarte sur son visage qu’il voit en premier. Ensuite il constate en effet une tâche rouge au niveau du col de sa chemise blanche.

─ Et merde…

Il attrape un torchon et s’essuie le visage du mieux qu’il peut avant de hausser le ton pour appeler Adélaïde.

─ Tu peux aller jeter un coup d’oeil dans le placard de mon bureau, à ta droite ? Voir s’il n’y a pas une chemise qui traîne.

Aaron ne laisse pas vraiment le choix à l’étudiante avec le ton directif qu’il emploie. C’est quand même elle qui l’a mis dans cette situation impromptue ; la moindre des choses serait qu’elle obéisse à cette injonction sans râler. En attendant, il commence déjà à déboutonner sa chemise.


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Jeu 21 Avr 2016 - 18:17

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Adélaïde J. Sullivan
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Un sourire mutin sur le visage, Adélaïde ne pouvait pas s'empêcher de se moquer un peu de la tronche que ça lui faisait. Pour un peu, on croirait presque qu'il avait eu la main lourde sur le blush ce matin. « Attends, t'as un chouya de framboise là. » Un chouya ouais... un peu beaucoup mais c'était une occasion trop belle pour la manquer, une nouvelle fois, attrapant un bout de framboise collé à son visage pour mieux le mettre par terre, prenant quand même soin de le mettre plus loin que l'entrée de studio, histoire que personne ne marche dessus et dégueulasse son commerce. « Sincèrement, non, j'en ai aucune idée mais je te paierais le pressing ou la même chemise s'il y a que ça qui te dérange. » disait-elle, sachant parfaitement qu'Aaron était au courant de la petite fortune qu'elle pouvait trainer derrière elle grâce à son père et ce n'était pas une chemise qui lui faisait peur, peu importe son prix. Le suivant dans le studio et refermant la porte derrière elle, elle ne répondait pas à sa remarque sur ses clients à venir. Aaron le savait, il l'avait probablement lu dans son visage malin, elle s'en fichait pas mal, il n'avait qu'à pas lui voler sa tartelette, ça s'arrêtait là. Le laissant filer, elle restait dans l'entrée, ses yeux détaillant les quelques photographies accrochées sur les murs de l'accueil.

Elle eu à peine le temps de finir d'en faire le tour qu'une demande pour le moins stricte de la part du brun se faisait entendre à ses oreilles. « Oui chef, je vais voir. » Comme indiqué, elle se dirigeait vers sa droite, trouvant sans difficulté le placard dont Aaron parlait, derrière un bureau bien rangé. Elle reconnaissait là sa petite maniaquerie tiens. Ouvrant le placard en question, ses iris se posaient rapidement sur une chemise d'un bleu très clair, presque blanc. Adélaïde s'en emparait, prête à lui apporter mais c'était sans compter sur sa curiosité maladive et ce cadre sur le bureau. Elle aurait pu passer à côté si seulement le bureau n'était pas aussi clean mais là, clairement, elle ne pouvait pas le louper, lui qui trônait presque tout seul dans un coin. La chemise sur son cintre dans une main, le cadre dans l'autre, la photo était belle en soi, le bébé dessus également mais la photographie était terriblement perturbante. La ressemblance était frappante mais Adélaïde n'était pas le genre de fille qui s’accommodait des apparences, d'autant plus quand il s'agissait de nourrir sa curiosité. L'ordinateur toujours allumé, elle profitait d'internet pour vérifier ce qu'elle croyait voir et autant dire que google ne mettait que quelques secondes à transformer ses doutes en vérité: ce bébé, c'était sa fille.

Face à cela, elle ne savait pas trop comment réagir. Elle aurait du s'en foutre, pas vrai? Elle n'aurait pas du ressentir cette douleur, ce pincement si spécifique que l'on ressent quand on est trahis par un secret révélé ou par un mensonge dévoilé. Elle avait bien conscience qu'il ne lui avait jamais menti parce qu'ils n'en avaient jamais parlé, ça ne lui était même pas venu à l'idée. Mais elle ne comprenait pas. Il s'était confié sur la sortie difficile de sa relation avec son ex petite-amie, pourquoi n'avait-il pas parlé de son enfant, fruit de cette relation? Effaçant les traces de son passage sur l'historique, elle remettait l'ordinateur en veille, comme si de rien n'était, ainsi que le cadre photo à sa place. La chemise à la main, elle allait vers la salle de bain. Elle n'avait qu'à faire semblant de n'avoir rien vu, tout simplement. Arrivée à destination, elle profitait de l’entrebâillement de la porte pour lui tendre le vêtement sans pour autant le voir. « Tiens. » Restant à l'entrée, son visage s'était refermé, ses expressions était devenues plus sévères et elle se faisait soudainement plus silencieuse... et ça l'énervait.

Ca l'énervait de réagir comme ça mais c'était plus fort qu'elle, plus fort que son désir de ne pas être touchée par ce qu'elle venait de découvrir. Elle voulait passer au dessus, se dire que ce n'était pas grave, que ça n'avait pas son importance mais ses sentiments, qu'elle ne contrôlait évidemment pas, lui hurlaient le contraire et c'est son impatience et cette petite blessure fraîchement ouverte qui la poussait à aligner les mots suivants, profitant de ne pas être dans un face-à-face direct. « Il y a une chose que je comprend pas... Les occasions étaient pourtant nombreuses pour me parler de ta fille, pourquoi tu l'as jamais fait? » Elle aurait pu feindre un appel urgent, un oubli de sa part concernant ses cours ou un projet à rendre sur lequel elle devait travailler mais non, parce qu'elle savait que même si elle partait maintenant, elle serait amenée à le confronter de nouveau et elle ne saurait pas se retenir, alors à quoi bon? Autant percer l'abcès maintenant et tant pis si ça la menait à se rendre compte de beaucoup de choses, bien au delà de ce qu'elle souhaitait, de ce qu'elle admettait.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Ven 22 Avr 2016 - 13:11

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Lorsqu’il tente tant bien que mal de retirer toute trace importune et tenace de framboise de son faciès, Aaron ne peut s’empêcher de penser à toutes les fois où, dernièrement, il a dû débarbouiller le visage maculé de sa fille Valentina qui en est tout juste à apprendre comment manger seule. Délicate entreprise qui se solde souvent par la pulvérisation des aliments au sol, parce que disons-le quand même, c’est bien plus drôle que de les manger. Sans parler de la réaction affligée de papa, délectable cadeau en prime dont l’enfant semble souvent s’amuser. Le trentenaire entend comme par mirage le gazouillement attendrissant de sa progéniture quand, tout à coup, le bras d’Adélaïde s’introduit par l'entrebâillement de la porte.

Une chemise d’un bleu dragée très clair, à la limite du blanc. Voilà qui fera l’affaire, se dit-il alors en terminant de déboutonner sa chemise tâchée. Puis il saisit le vêtement qu’elle lui a obligeamment rapporté et l’enfile par chaque bras sans attendre une seconde de plus. Sa gestuelle est sans aucun doute celle d’un homme qui a l’habitude de porter ce type de vêtement. Que ce soit pour bien paraître au travail ou dans le cadre privé, Aaron est un adepte des chemises depuis de nombreuses années déjà. Une seule chose a changé depuis tout ce temps, c’est son appréciation désormais pointilleuse pour les détails distinctifs. Étant un homme à la fierté plutôt bien placée sur la pyramide de son ego, vous ne le verrez que très rarement porter des chemises susceptibles d’être portées par monsieur Tout le monde. Aaron n’achète presque plus ses vêtements dans les boutiques populaires, à moins que celles-ci soient suffisamment classées ; désormais, il fait faire ses chemises et rares sont les fois où il se prive d’ajouter un détail, preuve de son aisance sociale, telles que ses initiales brodées sur un poignet.

Mais soudainement, Adélaïde lui coupe l’herbe sous le pied en mentionnant le cas de Valentina, pourtant absente des lieux. La porte les sépare, ce qui prive la jeune femme de la réaction de surprise d’Aaron qui ne s’attendait pas du tout à ce renversement de situation. Il n’a pas terminé de boutonner sa chemise, ses doigts se sont immobilisés au niveau de sa ceinture un moment, mais reprennent leur descente pour pouvoir à nouveau faire bonne figure. Il vient de faire le lien entre l’interrogation de la blondinette et le cadre photo dans son bureau. Dorénavant, la question qui taraude l’esprit de grand brun est : que lui répondre ? Il a bien conscience de ne lui avoir jamais parlé de sa fille. Était-ce seulement parce qu’il a cette tendance à ne pas se dévoiler sur sa vie privée ou était-ce pour une autre raison, plus obscure ? A vrai dire, lui-même vient à douter à cet instant et cela le met dans une posture d’inconfort qu’il ne supportera pas bien longtemps. Une fois sa chemise bien arrangée, il décide donc d’ouvrir la porte pour faire face à l’étudiante. L’expression sur son visage tente de n’exprimer qu’une chose : la dédramatisation.

─ Tu as découvert l’existence de mon ex sur Internet... Les médias n’ont pas mentionné celle de ma fille quelque part ? Tente-t-il de répondre, en mêlant sarcasme et tempérance.

Il y a des choses qu’il est fier d’exposer, bien sûr, comme tout homme de son type, avec un tant soit peu de popularité. Être au bras de Shaé en faisait partie, et à l’évidence dévoiler sa fille pour montrer au monde combien elle est belle - en tout cas à ses yeux - pourrait également en faire partie, si et seulement si elle n’était pas si jeune, et donc à protéger, plus que tout autre chose. De la part d'un homme qui a manqué de protection paternelle, il semblerait que ce soit le scénario inverse qui s'affirme aujourd'hui. Adélaïde n’est pas n’importe qui néanmoins, et autant elle que lui le savent…

─ Est-ce que cela aurait changé quelque chose, si je te l’avais dit ? murmure-t-il bientôt, en fixant les deux yeux rembrunis de la jeune Sullivan.

Nouvelle tentative pour alléger la peine qu’elle semble vouloir lui infliger. Aaron voit bien qu’Adélaïde est contrariée mais il y a plus important pour lui à cet instant, aussi étrangement que cela puisse paraître : s’assurer que le sujet Valentina reste sibyllin. Si seulement cela pouvait être aussi simple…


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Sam 23 Avr 2016 - 19:12

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Adélaïde J. Sullivan
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Appuyée contre le mur à côté de la porte de la salle de bain où Aaron était, Adélaïde avait préféré poser la question plutôt que de se taire. Elle était connue pour sa curiosité a assoiffer mais pour le coup, ce n'était plus vraiment question de cela. Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir blessée par cette découverte et c'est une sensation qu'elle n'aimait pas vraiment et dont elle voulait se débarrasser. Peut-être que d'avoir des explications l'aideraient, elle l'espérait en tout cas. Visiblement, ce n'était pas vraiment de l'avis du brun qui ne lui donnait pas réellement de réponse à sa question. Elle savait que Campbell n'était pas le genre d'homme à blesser les gens pour le plaisir de le faire, à vrai dire elle doutait même qu'il puisse avoir conscience qu'il retournait le couteau dans la plaie plus qu'autre chose. C'était d'ailleurs parce qu'elle savait qu'il était plus du genre à vouloir tempérer les choses qu'à les envenimer qu'elle n'arrivait pas à lui en vouloir. Elle n'était pas en colère, seulement déçue des conclusions qu'elle tirait des mots d'Aaron, sûrement trop rapidement. « Je te rectifie. Tu m'as parlé de ton ex et en cherchant tes travaux sur internet, j'en ai conclu que la femme qui t'accompagnait souvent dans des événements était ton ex. Je cherche pas spécialement à connaître ta vie privée en cherchant sur internet. » Sa déception se lisait aisément sur son visage. Depuis qu'elle avait changé, qu'elle avait quitté le masque de Jane pour le visage réel d'Adélaïde, elle avait de plus en plus de mal à cacher ses émotions.

Elle se redressait et se décollait alors du mur avant de continuer sur sa réflexion, toujours sans colère, mais avec peine. « Evidemment que ça aurait changé quelque chose, ça me semble évident. Je pensais qu'on commençait à être amis, qu'on commençait à bien se connaître, se faire confiance et se confier des choses mais je me suis trompée visiblement... enfin j'en sais rien, les enfants sont généralement l'une des premières fiertés de leurs parents, ils le disent à leurs amis. Je pensais être assez digne de confiance pour apprendre ce genre de choses par toi en personne et pas par une photo ou par internet. » Haussant les épaules, une question la taraudait soudainement, comme une évidence. « Alors je suis quoi pour toi au juste? Une étudiante avec qui passer du temps quand tu t'emmerdes et bonne qu'à flirter et avec un peu de chance bonne à baiser, c'est ça? » Une question qui la blessait d'autant plus, embrumant presque ses yeux de larmes, parce que ça la ramenait à son passé, ça la ramenait à Jane qui n'était fréquentée que parce qu'elle avait un physique et des capacités sexuelles exploitables et à cet instant, elle avait la sensation qu'Aaron s'était aussi arrêté à cela sans chercher plus loin, sans même envisager une réelle amitié. Putain ce que ça pouvait faire mal. « Pourquoi tu m'en as pas parlé, c'est tout ce que je veux savoir. » Parce qu'au final, il n'avait pas vraiment répondu à sa question, n'est-ce pas?



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Dim 24 Avr 2016 - 13:51

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Aaron Campbell
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Adélaïde rétablit la vérité des faits très rapidement, face à un Aaron peu pointilleux, ou trop évasif. Il pensait naïvement réussir à s’en sortir ainsi, comme tant d’hommes qui ont tendance à tout prendre comme acquis, mais c’est sans compter sur l’amertume de la jeune fille contrariée. Cette réaction le surprend d’ailleurs plus qu’il n’aurait été l’imaginer. S’il avait su… Si on lui avait dit qu’elle le prendrait aussi mal, aurait-il appris plus tôt à l’étudiante qu’il était père ?

A l’évidence, il ne lui a pas caché l’existence de sa fille parce que cette dernière est dérangeante, ni parce qu’Adélaïde ne mérite pas de l’entendre. Il y a une autre raison à cette cachotterie, si tant est qu’on puisse l’appeler ainsi, mais Aaron est plus captivé par l’expression préoccupante sur le visage de la blondinette. Les mots sortent de sa bouche comme s’ils étaient des gouttes d’eau un soir de pluie d’automne. Plus rien ne semble l’arrêter et au fur et à mesure qu’elle parle, le trentenaire s’accroche à des mots tels qu’”amis” ou encore “confiance”. Si la confiance semble régner, peuvent-ils pour autant se décrire comme deux amis ? N'y aurait-il rien à rajouter, pas même une petite parenthèse ou une astérisque ? Aaron l’ignore. Il bute sur ces termes, puis sur ceux qui ne tardent pas à arriver, tout du moins sur les questions qui tombent. Qui est-elle vraiment pour lui. La voici un brin trop curieuse, et le voici face au mur. L’impact est trop soudain. Complètement inattendu.

Debout devant elle, il ne peut qu’être affecté. Parce que tout ça semble la chagriner, trop sans doute, mais malgré tout il tient à elle, et c’est ça qui l’emporte. Quand elle emploie des mots trop forts, il se rapproche d’un pas et plante son regard dans le sien, plus profondément.

─ Je ne pensais pas que ça pourrait te toucher autant, vraiment... murmure-t-il alors, bel et bien consterné.

Il ne supporte pas de voir les personnes auxquelles il tient dans un tel état, surtout quand tout porte à croire qu’il en est le responsable. Aaron est celui qui protège, pas celui qui heurte. Malgré tous les défauts qui font de lui un homme trop rationnel, trop matérialiste et parfois peu compréhensif, on ne pourra jamais lui enlever son côté protecteur. S’il n’est pas prêt à culpabiliser d’avoir caché l’existence de sa fille, cela ne l’empêche pas de vouloir rassurer Adélaïde.

─ Mais ne mélange pas tout, ce n’est pas parce que je ne t’ai jamais parlé de ma fille que tu dois aller penser que je me fiche de toi. Que tu n'es pas importante. Tu sais que ce n’est pas le cas.

Et il pourrait contester, de devoir préciser ça à une fille qu’il a revue plusieurs fois depuis leur semaine à New-York, sans jamais avoir cherché à lui remettre le grappin dessus. N’est-ce vraiment pas assez clair… ? Si seulement ça l’était… clair.

Au final,
Adélaïde ne réussit qu’à installer le doute.
Celui-là devait bien se faire une place entre eux, un jour ou l'autre.

Dans un soupir, Aaron finit par déloger son regard et l’abaisser plus bas, ou sur le côté. Ses épaules se haussent dans un mouvement las.

─ J’essaye de la protéger au maximum et j’ai tendance à penser que c’est en l’exposant le moins possible que j’y arriverai. S’en suit une réflexion, suivie d'une courte hésitation. Peut-être que l’on ne se connaît pas encore assez... Peut-être aussi que j’ai du mal à définir ce qu’on est vraiment... toi et moi.

Il ose le dire, finalement, avec une assurance teintée d'inquiétude. Ses prunelles remontent, se frayent un chemin jusqu’à celles d’Adélaïde, et s’y installent avec un léger doute. Est-il désolé de dire ça ? Il semblerait que oui, dans l’attente d’avoir la réaction de la jeune fille. Mais le fait est là ; s’il ne lui a jamais parlé de Valentina, c’est qu’il pensait qu’elle n’avait pas à l’entendre, d’une façon ou d’une autre.


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Dim 24 Avr 2016 - 16:13

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A vrai dire, elle ne s'attendait pas à réagir de la sorte non plus - bon, il fallait dire qu'elle ne s'attendait pas à une telle nouvelle non plus. C'était une femme de contrôle, une femme au visage toujours souriant, un peu je m'en foutiste sur les bords concernant certains sujets. Elle était comme ça, elle aurait aimé continuer à être comme ça. C'est vrai qu'en surface, qu'il lui dise pas qu'il ait une fille n'avait pas spécialement d'importance mais dans le fond, elle n'arrivait pas à se sentir autrement que blessée, elle n'arrivait pas à s'en foutre assez pour ne pas être peinée. Elle se trouvait ridicule mais ça devait sortir, elle se connaissait assez pour savoir que cela allait la bouffer si elle ne le faisait pas et à l'instar de Jane, ça aurait fini par exploser d'une façon plus ou moins destructrice pour elle, pour celle qu'elle est devenue. Alors elle laissait ses sentiments s'exprimer, son sac se vider, le plus naturellement du monde. Pour le coup, elle ne réfléchissait pas vraiment, laissait les mots sortir comme ils venaient et tant pis si Aaron avait du mal à la comprendre, tant pis si elle s'emmêlait toute seule les pinceaux, elle en avait besoin. Ravalant les quelques larmes qui menaçaient ses yeux, le naturel revenait au galop, l'ironie avec. « Surprise! Moi aussi je suis humaine, j'ai un cœur, des sentiments, des ressentis et ce genre de conneries. » Elle ne doutait pas qu'il le savait sans qu'elle n'ait besoin de le préciser mais c'était sa façon à elle de répondre quant au fait que cela puisse la toucher. Evidemment que ça la touchait parce qu'elle était comme tout le monde, aussi facilement enjouée que blessée par les paroles ou les non-dits des autres.

Manipulée une grande partie de sa vie - en tout cas depuis qu'elle était sur le territoire américain - elle refusait qu'on puisse recommencer, encore moins maintenant qu'elle était elle-même et plus aisément touchée par tout ce qui pouvait se passer. Alors elle le laissait parler, lui expliquer le pourquoi, le comment, ses raisons. Elle ne pouvait pas le blâmer de vouloir protéger le sang de son sang, la chair de sa chair, après tout c'était un réflexe probablement naturel et humain, mais ça n'empêchait pas l'incompréhension de s'installer sur son visage. La protéger, oui, mais n'a-t-on pas tendance à protéger les enfants de ce qui est néfaste pour eux? Adélaïde était-elle néfaste pour sa fille? Elle doutait, elle savait que ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait dire, ce n'était pas son genre de balancer des choses aussi blessantes alors elle préférait le prendre dans le sens où il ne voulait pas l'exposer vis-à-vis de sa célébrité. « Et que penses-tu qu'il serait arrivé si tu me l'avais dit? Que je serais partie courir chez un journaliste pour lui révéler son prénom, son âge et la marque de ses couches? »

Mais à vrai dire, le pire restait à venir. Si l'instinct protecteur d'Aaron n'était pas à remettre en doute, son honnêteté non plus et il se trouvait qu'elle pouvait être plus blessante qu'elle ne l'aurait cru. Il n'arrivait pas à définir ce qu'ils étaient. Wouah, alors là, elle ne pouvait pas nier se prendre une claque psychologique de plein fouet et de sentir sa peine migrer vers une espèce de colère. « Tu sais quoi... finalement je suis même pas sûre qu'il y ait eu un toi et moi à un moment donné. Ça me semblait tellement évident qu'on était au moins des connaissances en passe de devenir des amis à un moment ou un autre, je me suis visiblement gourée sur toute la ligne. Tu peux pas dire que tu te fiches pas de moi pour ensuite me sortir que tu sais même pas où on va, que tu sais même pas si t'as au moins l'objectif qu'on devienne de bonnes connaissances ou des amis, qu'on se connait pas encore assez pour mériter de savoir que tu es papa. » Secouant négativement la tête, elle se sentait plus idiote que jamais. Valentina n'était même plus le problème, c'était la nature de leur relation actuelle qui en était un. Elle avait cru des choses qui n'avaient pas lieu d'être apparemment. « Je sais même plus quoi te dire. On est pas du tout sur la même longueur d'ondes et j'en viens même à me demander ce que je fou là. » Haussant les épaules, elle n'avait pourtant pas l'envie de partir. Elle voulait comprendre ou peut-être l'entendre dire qu'elle se trompait effectivement, qu'elle avait cru en un commencement d'amitié qui n'existait pas de son côté ou qu'au contraire, elle interprétait mal ce qu'il était actuellement en train de lui dire mais dans ce cas, il allait devoir se reformuler parce que c'était visiblement mal parti pour bien finir.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Lun 25 Avr 2016 - 19:04

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Aaron Campbell
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Entre les pensées d’Adélaïde et celles d’Aaron, il semblerait qu’un monde se soit bâti en quelques minutes à peine. Comment ont-ils pu en arriver à ce degré de mésentente alors que tout portait à croire qu’ils étaient sur la même longueur d’onde, l’instant d’avant ? Aaron le premier en est confus, néanmoins il a conscience d’être la cause de ce changement d’humeur. Malgré ce qu’il lui dit à la fin, il comprend que Valentina aurait pu ou du venir sur le tapis bien avant, que cela aurait été dans la norme des choses. Mais alors pourquoi a-t-il tant tenu à garder cette part de lui secrète ?

Les sarcasmes que la jeune fille ajoutent sur le sujet n’aident en rien et invitent même Aaron à lui demander de se raisonner. Sa peine la rend trop sensible, il le voit bien, et qu’elle extrapole est bien la dernière chose qu’il veut avoir à gérer.

─ Je t’en prie, ne dis pas n’importe quoi, marmonne-t-il pour balayer ses paroles insensées.

Mais ce n’est rien à côté des propos qui suivent. Face au calme relatif du photographe, c’est un émoi agité qui apparaît sur Adélaïde. A l’évidence, elle ne réceptionne pas bien les questions d’Aaron. Pourtant, celles-ci sont loin d’être belliqueuses ou illégitimes. C’est en tout cas ce qu’il pense et pour cette raison, la réaction de l’étudiante lui semble abusive et déraisonnable. A côté de la plaque, surtout.

Ses yeux se bloquent sur elle ; ils expriment la contrariété qui le traverse, mais également l’incompréhension. Pourquoi ne veut-elle pas entendre qu’il tient à elle ? Ne le voit-elle pas ? Rien que ça… Le trentenaire a l’impression de devoir la retenir lorsqu’il s’adresse à nouveau à elle, et peut-être est-ce un peu le cas.

─ Tu ne comprends pas, Adélaïde. Et elle doit comprendre. Je n’ai jamais dit que nous n’étions pas des amis ; que nous soyons plus que de simples connaissances me semble évident. Pour autant, notre relation a débuté d’une façon pour le moins particulière, tu ne peux pas dire le contraire… Ça a dû jouer sur ma réserve, j'en suis même certain. Et puis…

Et puis ? Que rajouter ? Le plus important devrait être à venir, et c’est sans doute pour cette raison qu’elle est la plus difficile à confesser. Aaron sent son cœur se serrer dans sa poitrine et cela le surprend à moitié. Voici une conversation qu’il n’aurait pas pensé avoir avec elle. Pas aussi tôt. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il aimerait qu'elle ne dure pas éternellement...

─ Écoute, je suis désolé de ne pas te l’avoir dit avant. J’aurais probablement du le faire mais il me semble que je n'en ai jamais vraiment eu l’occasion, et notre relation ne se précise que depuis quelques semaines à peine. Nous allons être amenés à nous revoir plusieurs fois, je te l’aurais forcément dit un jour.

Les traits sur son visage s’adoucissent, tout à coup, et son regard s’éternise sur elle. Il s’interroge sur ce qu’elle pourrait aimer entendre.

─ Adélaïde… Je suis heureux que tu le saches. Elle est ce que j'ai de plus précieux au monde et tu comptes pour moi, tu n'es pas une de ces filles qui ont croisé mon chemin et dont je me fiche. J'aimerais que tu n'en doutes pas.

Et voici qui résume bien tout ce que son cœur porte, en ce moment même.


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mar 26 Avr 2016 - 6:06

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Adélaïde J. Sullivan
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La peine, l'incompréhension, presque la colère se lisaient sur son visage, dans ses traits, au bord de son regard. Elle était plus expressive qu'avant, moins sur la réserve quant au fait de montrer ses sentiments. Elle n'arrivait pas à cautionner les paroles du photographe ou elle ne les comprenait pas... à vrai dire, c'était peut-être même tout à la fois. Elle qui avait pourtant posé une question simple, qui avait voulu rester calme malgré cette sensation qui la dévorait avait fini par se laisser emporter dans la négativité. Elle voyait tout en noir, prenait sûrement tout de travers et n'entendait pas la positivité dans les dires d'Aaron. Le reste prenait le dessus, comme si c'était le plus important, le plus marquant. Elle était très certainement influencée par son passé et surtout par la surprise que cette découverte avait engendré. La surprise mettait certaines personnes sur la défensive. Il fallait croire que c'était son cas. Comme si ça l'aiderait à ne plus rien ressentir, à faire semblant comme avant, mais c'était faux, totalement faux et être au bord des larmes le prouvait bien, elle était plus sensible encore. Néanmoins, et heureusement, le brun en face d'elle était particulièrement calme bien que son regard restait aussi expressif que celui d'Adélaïde qui, de son côté, l'écoutait parler malgré tout. Elle cherchait à prendre les choses dans le sens où il fallait les prendre et non pas le sens contraire où cela risquait de mal finir. Elle préférait le laisser parler jusqu'au bout, le laisser aller à la fin de sa réflexion pour ne pas le couper, déjà mais surtout pour être certaine d'avoir tous les éléments pour ne pas faire fausse route. Cela serait mentir de dire qu'elle ne s'était pas attachée à lui, dans le sens humain du terme. C'était probablement la raison qui faisait qu'elle était encore là au lieu d'être partie.

Elle ne voulait pas perdre ce qui semblait naître entre eux, ce qu'elle croyait naître entre eux. Rien d'amoureux, évidemment, mais elle sentait cette relation sincère et elle savait que c'était ce genre de chose dont elle avait besoin et envie alors forcément, elle ne voulait pas perdre le trentenaire en cours de route. Les mots défilaient, le calme revenait. Aaron avait ce don pour la canaliser, la recentrer assez facilement et ça s'était prouvé dès leur rencontre d'ailleurs quand on réfléchissait bien, aussi saugrenue qu'elle avait pu être. Elle avait l'air con maintenant... d'autant plus qu'elle ne savait pas quoi lui répondre... « Excuses acceptées et je suis désolée aussi de ça. » De cette crise soudaine, de cette sensation qui l'avait brutalement ramenée dans le passé. Elle n'aurait pas du se laisser emporter aussi facilement, elle n'aurait pas du être aussi surprise, vraiment pas. Lâchant finalement son regard, un sourire rapide traversait son visage, ironique. « Et évidemment, j'ai pas de mouchoir. » Sur ces mots, elle se dirigeait vers la salle de bain qu'Aaron avait quittée, y trouvant sans difficulté les toilettes et forcément le papier qui allait avec pour essuyer ses yeux. Un moment de calme où elle en profitait pour souffler, s'apaiser, pour mieux revenir quelques instants plus tard. « T'es pas quelqu'un de qui je me fiche non plus et je ferais en sorte de me souvenir que c'est réciproque pour éviter ce genre de connerie et de quiproquo. » Une façon bien à elle, et réservée pour le coup, de dire qu'elle tenait aussi à lui. « Ta fille est très jolie, on sait de qui elle tient. » détendre l'atmosphère avec une demi vérité. Sa fille était belle mais pour ce qu'elle avait vu, elle tenait surtout de sa mère, bien que son père avait des gênes tout aussi bon en matière de beauté physique. C'était aussi une façon de s'intéresser à elle, de montrer que son existence en soi n'était pas un problème pour Adélaïde, que c'était plutôt le fait de l'avoir cachée qui en avait été un.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mar 26 Avr 2016 - 15:53

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Et évidemment, j’ai pas de mouchoir.

Il l’observe silencieusement quand elle dit ces mots, encore déconcerté. Par la situation certes, mais aussi et surtout par ces larmes qui ont failli s’échapper, alors que jamais il n’aurait cru être capable de la faire pleurer. Évidemment, il ne l’a jamais souhaité et aurait aimé ne jamais la voir dans cet état, mais le fait est là ; c’est arrivé. Aaron pensait que cette relation naissante n’était pas aussi importante que cela aux yeux d’Adélaïde et force est de constater qu’elle l’est, en réalité. Réalité qui ne le dérange pas tant que ça, mais qui le désoriente un peu.

Cette jeune fille en apparence superficielle et complètement détachée des sentiments qu’il a rencontrée l'année dernière a définitivement disparu. Évaporée, volatilisée. Il en vient même à se demander si elle a déjà existé, mais ses souvenirs de la cabine d’avion ont raison de lui ; Adélaïde n’a pas toujours été cette fille aussi sensible qu’elle l’est aujourd’hui, face à lui. Qu’est-ce qui a changé, quand et pourquoi ? Il ne comprend pas mais il ne s’attardera pas là-dessus, puisque le présent accapare toute son attention.

Le photographe pourrait s’interroger sur la véritable nature de leur relation, tout du moins de la façon dont la belle Sullivan la voit, mais cette dernière enchaîne rapidement sur l’enfant qui a créé sans le vouloir tout ce malaise. Appuyé contre le rebord du lavabo, les bras croisés, Aaron esquisse un sourire en réponse au compliment.

─ Elle a mes yeux, concède-t-il en les plongeant dans ceux d’Adélaïde. Pour le reste je crois qu’elle a été piocher chez sa mère et ce n’est pas plus mal.

Aaron sait qu’il a du charme et nombreuses sont les femmes qui le lui rappellent régulièrement par de simples regards, néanmoins de là à se trouver particulièrement beau… Les proches de la famille et Shaé se sont souvent accordés sur le fait qu’il valait mieux éviter de récupérer le nez ou le menton d’Aaron, par exemple, et le concerné n’a jamais été les contredire. Aujourd’hui, renforcé de cette assurance qu’il a gagnée au fil des années, il est le premier à plaisanter là-dessus. Ce n’est pas comme si la nature l’avait complètement désavantagé...

─ Valentina, c’est son prénom. Et elle a… bientôt un an et demi, déjà.

En fin de compte, il n’est pas peu fier de dévoiler ces informations sur sa progéniture. La satisfaction sur le visage du trentenaire est visible, bien que le calme olympien dont il fait souvent preuve reste imperturbable. Quand la blondinette pense avoir terminé d’effacer toute trace de chagrin sur ses joues, Aaron remarque lui avec ses yeux pointilleux qu’elle aurait pu faire mieux. Il lui attrape le morceau de papier de la main et l’invite à se rapprocher pour tenter d’aller retirer les dernières marques sombres de Rimmel. Pour cela, il n’hésite pas à poser délicatement le bout de ses doigts sur son visage et à frotter ensuite, avec douceur, les zones en question.

─ Est-ce qu’il y a d’autres choses que tu aimerais savoir ? Demande-t-il alors, ses yeux concentrés et fixés sur elle. Ou le photographe en moi peut-il ravoir toute ton attention ?

A l’évidence, il dit cela pour détendre davantage l’atmosphère. S’il y a encore quelques curiosités à épancher et qu’il peut éviter de la revoir dans cet état de peine, il n’hésitera plus à considérer ses interrogations.

Voilà qui devrait l’alerter. Lui, l’homme qui prétend n’avoir d’intérêt que pour une seule et unique femme…


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Mar 26 Avr 2016 - 18:50

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Adélaïde J. Sullivan
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Prendre un moment de pause, un court instant. Reprendre de la constance, calmer ses états d'âmes. Aaron devait la prendre pour une idiote. Une idiote trop sensible, une idiote trop surprise, une idiote tout court. C'était excessif, elle en avait bien conscience mais elle n'avait pas vraiment contrôlé les choses. Elle s'était laissée porter par ses sentiments, ne cherchant pas à les contenir, ne cherchant pas à les refréner. De A à Z, c'était naturel... naturellement excessif. Ça craignait quand on y réfléchissait bien mais le torrent était vite passé, le calme après la tempête était revenu aussi vite qu'il était parti. Au fond, elle s'en voulait parce que le trentenaire n'avait pas à subir ce genre de chose et de l'autre côté, il savait à quoi s'attendre. Devant le miroir, elle tentait d'effacer au mieux les traces causées par des larmes prêtes à tomber, retenues avec difficulté. Elle ne faisait pas vraiment dans le détail parce qu'elle n'en avait que faire, contrairement à ce que beaucoup de personne pouvait penser. Elle n'avait pas besoin d'un maquillage impeccable pour avoir confiance en elle, loin de là. Un moment qu'elle trouvait opportun pour parler de sa fille, sa mystérieuse petite fille et pour détendre un peu l'atmosphère. « J'ai dit qu'on savait de qui elle tenait, j'ai pas précisé la personne pour autant. » Evidemment qu'elle parlait d'Aaron de base mais cette petite vanne était trop tentante, une fois de plus et c'était l'occasion de retourner sur un terrain moins glissant.

Lorsqu'elle estimait avoir suffisamment effacé de dégâts, Aaron se décidait de son côté à lui livrer ce qu'elle ne savait pas. Valentina, quasiment un an et demi. Sans chercher à le faire, son esprit faisait le lien. Si elle en croyait ce qu'il lui avait dit à l'époque de leur rencontre, il était célibataire. Aujourd'hui, il l'était de nouveau. Soit il y avait déjà eu rupture avec la mère de Valentina et la petite n'était arrivée qu'à après, soit ils avaient été très vite pour concevoir ce bout de chou. En soi, ne pas savoir quelle solution était la bonne n'était pas gênant mais cela rendait forcément l'étudiante curieuse, comme d'habitude. Une curiosité qu'elle retenait pour une fois, la trouvant trop mal placée. « T'as oublié de me donner sa marque de couches. » une boutade en référence à ce qu'elle lui avait dit un peu plus tôt, tandis qu'elle se laissait approcher. La promiscuité entre eux la rendait toujours aussi chose, réveillait des souvenirs et une sensation de chaleur agréable mais tout ça, elle le laissait de côté, se laissant faire tout en répondant à ses questions. « C'est quoi ta couleur préférée? » Son interrogation ressemblait à une blague. Ça en était une, en partie mais c'était surtout une façon de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas d'autres interrogations concernant sa progéniture et aussi une manière d'en savoir un peu plus sur lui, même si c'était totalement bateau comme question. « S'il y a d'autres choses à dire sur ta vie d'aujourd'hui, c'est le moment ou jamais. Genre, histoire que je découvre pas que tu es photographe le jour et strip-teaseur la nuit. » Elle avait précisé aujourd'hui, oui. Non pas qu'elle se fichait de son passé parce que c'est ce qui faisait l'homme aujourd'hui mais elle estimait que le passé était le passé et qu'il n'avait pas à tout lui dire s'il n'en avait pas envie. Le présent comptait tout de même plus au regard d'Adélaïde. Retrouvant son regard, un fin sourire s'affichait sur son visage. « En dehors de ça, monsieur le photographe a toute mon attention. » Enfin prête à reparler du dernier shooting qu'il avait fait et qu'elle voulait voir.



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