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 Rendre à César ce qui est à César (Aaron)

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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Jeu 28 Avr 2016 - 13:50

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Aaron Campbell
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La tension entre Aaron et Adélaïde s’atténue enfin, jusqu’à même disparaître de l’air ambiant. C’est autre chose qui s’installe entre eux : une douceur complice subtilement mêlée à une curieuse attraction. Un intérêt commun qui est née il y a quelques mois déjà, mais qui s’intensifie à cet instant, tandis qu’ils recherchent l’un et l’autre à ré-apprivoiser la personne qu’ils ont en face d’eux. La jeune fille sort sa carte de l’humour et c’est un franc succès auprès du trentenaire, qui n’en a jamais manqué.

─ Oh je vois que ça t’intéresse. Tu prévois d'avoir un bébé ? demande-t-il alors, railleur.

Car l’occasion était trop bonne de lui renvoyer sa vanne. Cela dit, imaginer Adélaïde en maman n’a que l’unique don de le faire rire. Il faut dire que c’est difficile à visualiser et pour cause, il semblerait que la demoiselle ait bien d’autres priorités dans sa vie actuellement. Pas besoin d’être ultra proche d’elle pour le savoir et Aaron s’amuse de cette évidence en fixant la blondinette du regard.

Tandis qu’il la débarbouille de ces dernières traces de mascara, Adélaïde lui pose une question qui le fait tiquer et lui arrache un petit sourire en coin. Quelle est ta couleur préférée… N’est-ce pas le genre de question que l’on pose à son petit-ami quand on est encore au stade du collège ou du lycée ? Voilà qui a de quoi amuser le bonhomme.

─ Je n’ai pas de couleur préférée, il y en a plein que je trouve très belles.

Répond-il calmement, en prenant malgré tout cette question au sérieux. Il y a évidemment des teintes de couleur qu’il préfère à d’autres, mais il doute que cela intéresse vraiment Adélaïde. Et puis elle finit par réussir à le sortir de son sérieux en lui imaginant le temps d’une seconde un job de strip-teaseur. Décidément, elle n’est pas en manque d’imagination à son sujet…

─ Quoi ? Tu préfères découvrir que je suis papa plutôt que strip-teaseur ? Quelle drôle de fille. Il se moque gentiment d’elle. Ne t’en fais pas, je n’ai plus le temps pour aller me déshabiller en public la nuit. Mes priorités ont changé avec le temps.

Rieur, il finit par laisser le visage d'Adélaïde impeccable, sans la moindre trace noire ailleurs que sur ses cils et ses paupières. Puisqu’elle accepte de redonner de l’importance au photographe en lui, Aaron l’invite à la suivre jusqu’à son bureau où il s’assied sur son fauteuil pour aller rechercher dans son ordinateur la dernière série de photographies qu’il a capturée et retouchée, datant de la veille. Une fois qu’il a trouvé le dossier, il fait défiler les clichés, les uns après les autres.

─ Cette fille commence à peine dans le mannequinat et plusieurs marques de prêt-à-porter se la sont déjà arrachée, dont celle pour laquelle la séance est destinée. J’ai déjà travaillé deux fois pour eux auparavant et ce qui est bien, c’est qu'ils me laissent pas mal de libertés artistiques. Là j’ai joué comme je le souhaitais avec les couleurs, par exemple.

Aaron lâche l’écran du regard et va chercher celui d’Adélaïde.

─ Le métier de photographe est différent en fonction des personnalités qu’on a en face de nous. Il est évident que je n’ai pas le même boulot ni la même attitude avec une fille aussi à l’aise qu’elle et une fille qui vient pour sa première séance photo. Mais c’est aussi ça qui me plaît. M’adapter au public, travailler avec l’humain, pas juste avec la technique, confesse-t-il, avant de sourire. Tu aimes ce que tu vois ?


photos:
 


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Dim 1 Mai 2016 - 17:34

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Adélaïde J. Sullivan
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Un sourire aux lèvres, elle secouait très légèrement la tête, négativement. « Peut-être un jour mais d'ici là, la marque de couches de ta fille aura disparue. » Elle aurait très bien pu lui dire que non, que ce n'était pas prévu dans l'immédiat et que ça ne le serait pas d'ici un long moment mais lui envoyer une remarque sur le temps qui passe était une trop belle façon de le taquiner sur sa trentaine assumée. N'était-ce pas ce qu'ils faisaient de mieux, se taquiner gentiment? Bientôt Aaron répondait à sa question concernant les couleurs. Une question bête et méchante comme on dit mais c'était surtout pour passer à autre chose, pour ne plus avoir à parler de Valentina. Non pas que le sujet était inintéressant, ni qu'Adélaïde voulait effacer cet aspect de la vie d'Aaron mais pour le moment, elle ne préférait pas amplifier ou argumenter sur cet épineux sujet qui avait remis la sincérité de leur relation en cause. Sa curiosité sera épongée plus tard quand la blessure causée sera refermée, quand la pilule sera passée comme on dit. « Plus le temps? » Son regard plus amusé qu'interrogateur laissait savoir qu'elle était clairement en train d'imaginer le photographe dans la peau d'un strip-teaseur et il fallait avouer que c'était pas désagréable comme pensée, bien que ça le rendait tout de même ridicule, elle qui connaissait tout de même la prestance du Campbell.

Alors qu'il lâchait son visage, ayant fini son oeuvre, elle jetait un coup d’œil rapide dans le miroir, ne pouvant nier l'évidence: il était bien plus doué qu'elle finalement. « Merci. » L'attention sur le métier d'Aaron retrouvée, elle le suivait hors de cette petite salle d'eau pour aller dans son bureau. Tandis qu'il s'installait et qu'il cherchait son dossier, les iris d'Adélaïde ne pouvaient s'empêcher de croiser la photo de Valentina, quelques instants, assez court pour ne pas être remarqués. Bon sang. L'oubliant, elle dérivait son regard vers les photos tout en écoutant le brun. Absorbée par ce qu'elle pouvait voir, elle ne prenait pas la peine de le regarder, observant les moindres détails des photos et estimant, de son œil d'artiste en herbe, le travail qu'il avait pu donné derrière ce shooting. Il était difficile de ne pas aimer ce qu'elle voyait. Se redressant, elle se tournait pour s'appuyer contre le bureau et faire davantage face à Aaron. Croisant les bras sous sa poitrine, elle hochait doucement la tête. « Oui c'est très joli. » ... « Par contre, toi-même tu l'as dit, elle est dans le mannequinat. Tu comptes faire quoi de moi? Tu as ta petite idée? » Après tout, c'est lui qui avait proposé le deal, il devait bien avoir une petite idée de ce qu'il attendait d'elle, ça serait étonnant qu'il veuille que du naturel sans s'amuser un peu à lui faire prendre des poses étranges. « D'ailleurs, c'est tenu secret ou tu as le droit de me dire c'est pour qui et quelle collection ce shooting? » Bah quoi? Elle restait une fille et en détaillant les photos, elle avait forcément repéré quelques pièces qui iraient bien dans sa garde-robe.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Dim 22 Mai 2016 - 18:18

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Aaron Campbell
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Adélaïde écarte la maternité d’un revers de main rapide et efficace qui fait vaguement sourire Aaron. Il s’attendait à ce genre de réaction. Qu’elle veuille encore profiter de son statut de jeune fille célibataire sans enfant est sans surprise en plus d’être totalement compréhensible.

Ce qui est plus drôle, c’est sa question amusée au sujet d’un éventuel ancien Aaron Campbell plus déridé et moins responsable qu’aujourd’hui. S’il est vrai qu’il a été du genre à faire tomber la chemise très facilement dans ses plus jeunes années, quand il n’avait que quelques examens et futiles factures à anticiper, il n’a pourtant jamais été tenté de se lancer dans les métiers de la nuit tels que strip-teaseur, voire même barman. Il avait déjà le sentiment de pouvoir prétendre à “mieux que ça”, enfin, c’est en tout cas ce qu’il disait à ceux qui l’interrogeaient. Face au petit trouble d’Adélaïde, il se permet donc de rire.

─ J’ai bien profité de mon célibat, quand je n’avais pas encore Valentina. En quoi cela devrait t’étonner, toi la passagère du vol reliant Los Angeles et New-York ? lance-t-il, le regard vif et espiègle.

Cela a le mérite d’être clair. Elle connaît la facette à laquelle tant de femmes ont ou auraient aimé goûter. Aaron et la demi-mesure font deux.

Dans le bureau du trentenaire, ils regardent ce shooting présenté avec modestie tel un dur labeur, qui lui prodigue déjà une fierté évidente. Le photographe ne compte jamais les heures qu’ils passent dans son studio et il n’est pas le genre d’homme à remettre au lendemain ce qu’il peut faire le jour même. Il n’est pas rare que des séries de photographies prises dans la journée soient travaillées dès le soir même. Après tout, c’est sa passion qu’il pratique au quotidien, et cela se voit forcément.

La blondinette lui demande ce qu’il imagine pour son shooting et ne lui laisse guère le temps de répondre, vite happée par la mode. Voilà de quoi rendre Aaron persifleur.

─ Guette la sortie du prochain numéro de ELLE Magazine, entre autres, et tu le sauras.

Car il sait déjà que certains magazines de mode vont accorder à cette marque de vêtement quelques précieuses pages pour la collection d’été à venir. Ce serait trop facile de divulguer toutes les informations à Adélaïde sans la laisser miroiter un peu, n’est-ce pas ?

─ Quant à ce que je compte faire de toi... Répète-t-il tout haut avec mystification, partant à la recherche du regard clair d’Adélaïde. Oui, j’ai ma petite idée.

Et pourtant, il n’y a pas vraiment réfléchi. Il s’agit seulement d’une évidence pour lui ; s’il a souvent vu Adélaïde dans des tenues toutes plus élégantes et sophistiquées les unes que les autres, ce dont il se nourrit aujourd’hui dans son imaginaire est bien plus simple. Se frottant la mâchoire du bout des doigts, il fixe davantage la jeune fille du regard, non sans apprécier faire durer le mystère. Son sérieux pourrait néanmoins la troubler, aussi involontaire soit-il.

─ Je ne veux aucun artifice. Juste toi, au naturel et sans extravagance. Tu crois que c’est possible ?

Et le sérieux perdure sur l’expression de son visage, bien qu’un léger sourire vienne s’insinuer sur le coin de ses lèvres. Cette idée d’elle qu’il garde à l’esprit et qu’il lui arrive même de fantasmer secrètement saura-t-elle prendre vie, le temps d’une petite heure ? Il s’agirait de la version la plus pure d’Adélaïde, la plus innée mais aussi probablement la plus difficile à exprimer librement. Il commence à la connaître ; il se doute que ça ne sera pas chose aisée pour elle. Alors Aaron la met au défi d’accepter de jouer le jeu, si tant est que cela soit un jeu... mais il en doute, finalement. Cette fille lui réserve encore des surprises, il en est persuadé, et cette séance de photo pourrait figurer parmi l’une des plus grandes. Se redressant sur son fauteuil, le grand brun tend sa main d’artiste vers le futur modèle d’un jour.

─ Tu me fais suffisamment confiance pour te dévoiler ?


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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Jeu 9 Juin 2016 - 19:05

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Adélaïde J. Sullivan
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Une légère grimace sur le visage, elle mimait un niah niah niah à la perfection. C'est vrai que lorsqu'on se plaçait de ce point de vue, elle ne pouvait pas nier que ce n'était pas étonnant pour elle, passagère d'un vol à sensations, d'être face à un Campbell ayant profité de son célibat. En revanche, elle restait tout de même étonnée qu'il ait pu faire tomber la chemise assez facilement parce que forcément, il n'avait pas démenti quant au fait de se déshabiller en public la nuit. Certes, l'instinct d'Adélaïde lui dictait qu'il plaisantait certainement et que les occasions où il a du réellement faire tomber la chemise en public devait se limiter à ses soirées étudiantes où, trop beurré, on se retrouve facilement avec des vêtements en moins. Et puis sincèrement, pour être tombé sur des articles parlant plus ou moins de la vie privée du photographe, compte tenu de sa notoriété, elle serait certainement tombé sur ne serait-ce qu'une phrase présentant un passé de strip-teaseur.

Quoi que... quand on voit qu'elle n'avait pas fouillé assez profondément pour savoir qu'il avait une fille, c'était une théorie qu'on pouvait facilement remettre en question. « J'espère pour toi que tu continues de profiter de ton célibat même avec Valentina quand même, ça serait dommage sinon. » Et elle ne faisait aucun sous-entendu la concernant éventuellement, elle ne faisait qu'émettre une vérité. A l'instar d'une mère qui est avant tout une femme, Aaron est avant tout un homme avant d'être père et même si elle comprenait parfaitement que sa priorité puisse se tourner vers sa fille, elle n'en trouvait pas moins dommage de bafouer sa propre existence s'il se trouvait qu'il ne profitait plus de son célibat désormais.

Appuyée contre le bureau du photographe, les fesses posées au bord du meuble, elle se contentait de hocher la tête quand il lui disait de surveiller un certain magazine. Pour sûr qu'elle le ferait maintenant qu'elle avait vu certaines pièces. Il ne fallait pas être dupe, compte tenu de son statut social, Adélaïde se faisait facilement envie de chose et les fringues faisaient partie du lot. En plus de surveiller le magazine, il ne serait donc pas étonnant de retrouver certaines pièces dans son placard dans quelques semaines. Néanmoins, son attention n'était plus tellement portée sur les photos déjà sur l'ordinateur mais plus sur celles à venir, les siennes notamment.

La curiosité piquée, elle n'avait pas s'empêcher de demander ce qu'il comptait faire d'elle et cette saloperie se jouait d'elle en la laissant mariner, feintant la réflexion. Pour lui avoir proposé, il avait forcément sa petite idée pas vrai? Heureusement pour elle, il ne tardait pas à lui dire ce qu'il comptait faire, plus ou moins en tout cas et si le visage d'Adélaïde restait souriant, elle n'en était pas moins étonnée par cette demande. Elle, seulement elle. Pas de préparation spécifique, pas d'artifices comme il l'avait dit lui-même. En termes physique, c'était assez simple. Elle ne chercherait pas à s'habiller de façon trop élégante, elle ne porterait pas de maquillage - ou éventuellement quelque chose de relativement nude qu'elle pourrait retirer si Aaron l'exigeait - et elle ne se ferrait pas une coiffure trop poussée. En revanche, en termes de personnalité, aucun artifice était un défi de taille et autant elle qu'Aaron devait en avoir conscience. Attrapant sa main dans la sienne, comme pour sceller un deal, elle rajoutait tout de même quelques mots au pacte. « Je te fait assez confiance pour au moins essayer. » Elle ne pouvait rien lui garantir parce qu'elle n'était pas sûre elle-même d'y arriver.

Tirant un peu sur le fauteuil d'Aaron pour faire davantage de place entre lui et le bureau, elle ne se gênait pas pour poser ses fesses sur lui, laissant ses jambes sur le côté et donc, par la même occasion, la possibilité à Aaron de voir ce qu'elle comptait faire. Attrapant la souris de l'ordinateur, elle quittait le dossier pour en visiter d'autres. « Je m'autorise. » Lui lançant un petit regard, elle rajoutait quelques mots. « Je crois que tu l'auras remarqué. » Sans gêne? Un peu. Ouvrant d'autres dossiers contenant des photos, elle se fichait bien de savoir si elle avait le droit ou non d'en voir - après tout, il devait bien y avoir quelques contrats de confidentialité dans tout ce bazar de photographe - et elle faisait défiler quelques photos, s'arrêtant sur une photo en noir et blanc où le visage d'une femme qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam était ombragé ci et là parce qu'elle était sous un arbre, donnant cette impression de tâche sur son visage. « J'aime bien celle-là, c'est joli. » Continuant de passer quelques photos, elle s'arrêtait net sur une série d'une mannequin qu'elle avait reconnue en grande adoratrice des magazines de mode. « Mais non? T'as vraiment photographié cette femme? » Oui, c'était évidemment que c'était ses propres photos mais les questions étaient surtout là pour réaliser la chose. « Je vais finir par te faire une liste de noms de personnes de qui je veux des autographes. » lançait-elle en rigolant. Bien qu'elle plaisantait, c'était quand même sacrément la classe de travailler avec des gens connus et reconnus.



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MessageSujet: Re: Rendre à César ce qui est à César (Aaron)   Ven 10 Juin 2016 - 18:23

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Avant d’être père, et donc avant de partager la vie de Shaé, Aaron profitait de son célibat sans la moindre parcimonie. Il avait déjà l’art et la manière de séduire les femmes qui l’intéressaient et ne s’en privait d’ailleurs jamais ; sa gourmandise lui octroyait une réputation somme toutes fondée et incontestable… Mais l’Italienne a chamboulé sa vie. Tout autant que Valentina, finalement. S’il aurait aujourd’hui à nouveau la possibilité d’aller s’aventurer à droite et à gauche pour prendre du bon temps, il ne le fait néanmoins pas, pour la seule raison – bonne ou mauvaise – qu’il n’a plus vraiment l’esprit à ça. Ses envies n’ont pas disparu, ses besoins non plus. Preuve en est qu’il n’a jamais cessé de vouloir plaire à la gente féminine et que depuis quelques mois, plusieurs formes de manque se font de plus en plus ressentir en lui. Cette autre chose qui l’a changé, c’est quelque chose qu’il ne saurait pas lui-même définir… Une façon d’être ? Une nouvelle maturité ? Toujours est-il que cela a le pouvoir de le consacrer désormais presque entièrement à sa fille et à son travail.

─ Dommage ? Pourquoi ? Demande-t-il, avec malice, à Adélaïde lorsqu’elle lui fait part de son drôle de souhait. Ce serait grave que je sois devenu plus posé ?

Il se demande pour quelle véritable raison elle pourrait lui souhaiter de profiter encore de son célibat. Peut-être qu’au fond, il aurait aimé entendre autre chose… Quelque chose qui aurait eu une saveur plus tiède, plus sucrée. L’Italie est toujours dans son cœur, mais…

Le photographe imagine déjà les courbes d’Adélaïde sur du papier glacé. Pas forcément dénudées, seulement apparentes. C’est de cette vision dont il s’alimente quand la main de la jeune fille vient serrer la sienne, avec une énergie digne de sa fougue. Ils vont donc se revoir, ici, dans ce studio. Un plaisir pour lui qu’il tentera assurément de partager avec elle, car sans l’ombre d’un doute, sa nature généreuse avec les gens qui comptent et sa passion de photographe auront encore raison de lui.

De son côté, l’étudiante ne perd pas le nord et n’hésite pas à prendre le contrôle de la situation. Si son objectif est de farfouiller sans se gêner dans les dossiers informatiques voisins, c’est plus sa venue sur les genoux d’Aaron qui vient titiller l’esprit de ce dernier.

─ Je l’avais remarqué, oui. Tes bonnes manières te rattrapent toujours, Sullivan, ironise-t-il quand il pense évidemment l’inverse.


Sa main n’hésite même pas.


Il la décolle de sa propre cuisse pour venir caresser le bas du dos d’Adélaïde, doucement, sûrement, puis il la fixe sur sa hanche… comme si tout était normal. Comme s’il n’y avait rien à suspecter là-dedans. Puis, payant peu attention à la réaction d'Adé, il dirige son regard vers l’écran de son ordinateur afin de suivre le cheminement de la jeune fille, sans piper mot. Sa curiosité flagrante et effrontée le pique un peu, certes, mais il sait qu’il peut lui laisser accès à quelques photographies sans que cela ne dérange ses affaires, bien au contraire même. Alors pourquoi s’offusquer ? Pourquoi l’écarter de lui quand sa présence se fait si agréable ?


L’excitation d’Adélaïde la passionnée de mode ferait presque trembler le bureau, ce qui ne manque pas de faire rire le trentenaire.

─ Ne pas demander d’autographe fait partie de mon sens du professionnalisme. Et puis si je lui en demandais un à elle, elle me snobberait sûrement. Sa photogénie est bien meilleure que sa générosité…

Il esquisse un sourire, attrapant ensuite la main d’Adélaïde pour l’empêcher de fouiller davantage dans ses dossiers.

─ Serais-tu ravie de savoir qu’une inconnue a vu des photos de toi avec aussi peu de vêtements ? Ose-t-il lui demander avec un faux air contrarié quand le dos légèrement tourné d’une femme, en partie dénudée, apparaît à l’écran. Bon, tu es la première personne que je laisse fouiller… et la dernière.

Leurs mains se lâchent et il s’empresse de fermer les fenêtres ouvertes, plus en recherche de clarté que par réel embarras. Une fois de retour sur le bureau de l’ordinateur, il laisse la souris de côté, soupire, s’enfonce de nouveau dans le dossier de son fauteuil et pose son regard sur son autre main, celle qui n’a pas lâché Adélaïde.


Songeur, et avec son calme olympien, il la fait remonter le long de son dos, lentement, ses doigts survolant chaque forme, chaque courbe qu’ils ont déjà eu l’occasion de rencontrer. Ils glissent sous la cascade de cheveux blonds, jusqu’à sa nuque fine et froide qu’il saisit doucement, avec la chaleur qui est la sienne. Sa peau épouse la sienne, dans un geste qui n'est ni étudié, ni espiègle, seulement intuitif. Aaron n’a pas le sentiment de faire quelque chose de mal, ni de foncièrement déplacé, mais il a bien conscience de s’aventurer sur un terrain risqué.


A cet instant précis, il se dit intérieurement que si Adélaïde n'impose aucune barrière, alors il serait sans doute capable de bien plus qu'il ne l'aurait pensé.


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