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 Capsule [PV Lola]

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MessageSujet: Capsule [PV Lola]   Ven 18 Déc 2015 - 15:38

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Cendres de Belle Vallée
Le destin entre les mains
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Les noms sont des capsules d’histoire.

Sandstrøm.

Celui-là avait le sable en ouverture et la tempête en finale. Une finale qui forçait les lèvres à s’ouvrir, s’arrondir. Une finale qui ouvre, cela n’est pas une vraie finale.

Cendres répétait ce nom


Sandstrøm

...

Sandstrøm

...

Sandstrøm

Cendres le répétait en marchant. Sans penser à rien, sans rien peser sur le sol de l’UCLA. Il était tout dans ses pensées. Et aux yeux du monde, il paraissait avoir tout oublié du monde.

Il marchait en se demandant qui pouvait porter un tel nom. Une femme, lui avait-on dit. Une Lola. Lola ? Avait-il répété étonné. Oui, Lola, pourquoi ? Cela lui semblait bien doux dans la bouche. Bien moelleux. Juste à côté de Sandstrøm, qui était si sable, si sifflement ?

Oui c’était ça, pour Cendres, l’histoire de Lola Sandstrøm : des grains de tempête, quelque chose comme ça, à côté de Lola, une fille tout en L, en ailes… Oh oui, il l’imaginait comme ça.

Alors il marchait en répétant le nom. Parce qu’il aimait ça, les noms capsules curieux qui racontaient des histoires comme ça.


Sandstrøm

Il le dit tout haut, de façon brève. Une tempête qui était déjà là.

Sandstrøm

Il le dit tout bas, de façon brève. Un secret très dangereux.

S   a   n   d   s   t   r   ø   m

Il le murmura lentement, à la limite du sifflement. Une parole de serpent fâché.

Lola

Lola, tout d’un coup. Lola, avec ses L et ses ailes, au milieu d’un désert ravagé par le vent. Des plumes pour voler dans un désert tempétueux, au-dessus du danger, loin du serpent.

Il finit par arriver devant la double porte de la salle de couture. Une grande, haute, double, lourde porte. Elle ressemblait à l’entrée des cavernes cachées. Il posa son oreille contre la porte, les deux mains tout contre aussi. Pour écouter si Lola faisait du bruit dans la salle de couture. Quels étaient les bruits de la vie de Lola ? Des bruits d’ailes ou des bruits de sable pris dans la tempête ?

Il attendit. Il n’entendit rien. Il fit la moue.

Cendres avait envie de connaitre la fin de l’histoire de Lola Sandstrøm. Il voulait connaitre l’épilogue avant d’entrer dans la salle de couture. Parce qu’une histoire sans fin, c’est une histoire qui ne vous quitte jamais.

Il soupira.

Il leva la main droite pour frapper à la porte.

Il ne frappa pas à la porte.

Il mit sa main sur la poignée.

Il ouvrit la porte.

Peut-être que la vraie Lola, prise par surprise, était la Lola des contes ?

Il ouvrit la porte doucement. Sans bruit, sans son.

Il passa la tête. Jeta un œil. Ne vit pas Lola.
Il n’y avait personne.
Il ouvrit la porte tout à fait.
Il passa tout son corps, toujours sans bruit (les contes aiment dormir)
Il fit trois pas dans la salle de couture.
Tourna sa tête à droite.
Il n’y avait personne.
Tourna sa tête à gauche.
Il n’y avait personne.

Mais il y avait une ombre.

Là-bas, loin, cachée derrière un monticule de tissus. De lambeaux propres. Des choses flasques desquelles pendaient des fils de trame arrachés par des ciseaux malhabiles.

Il y avait un dos arrondi. Par-là, à gauche, par-delà les machines à coudre et les mannequins, et les tables, et les caisses, et les indéfinissables choses que les étudiants utilisent au cours de couture.

Cendres s’avança.

A trois mètres de la jeune fille, il prononça son nom.


Lola Sandstrøm ?

Elle releva la tête.

Cendres se demanda si sa voix contait pour les autres. Est-ce que Lola, en entendant son nom prononcé par lui, devinait les histoires de sable, de serpent et d’ailes ?

Il cilla une fois.
Il sourit.
Il se présenta.


Je suis Cendres, l’assistant qui vous a envoyé un mail.

Un mail… Une de ces choses carrées qui s’affichent sur un écran. Plat. Blanc. Lumineux.
Un mail… Un ensemble de mots pixellisés et carrétisés dans des polices standardisées.
Un mail… Cendres détestait ça.

Le mail avait été bref, poli, flou, quasi évanescent. Il avait dit, le mail, du bout des mots, qu’il avait besoin de son aide pour mettre au point un cours d’ergologie. Il avait oublié de préciser tout le reste. Parce que Cendres, sous ses airs masculins, a l’humeur éthérée des femmes qui n’ont jamais eu d’enfant. Il a l’organisation impossible et la planification utopique.


Connaissez-vous l’ergologie ?

Il s’avança jusqu’à pouvoir lui tendre la main.
Il lui tendit la main.
L’ouvrit.
Laissa son regard tomber vers sa main.
Attendit que Lola y mette la sienne.

Parce qu'il voulait voir ses mains, à Lola Sandstrøm.
Est-ce qu’elles étaient légères comme des ailes ?
Etaient-elles douces ?
Ou avaient-elles le grain des sables des tempêtes ?


Les contes gris
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MessageSujet: Re: Capsule [PV Lola]   Lun 18 Jan 2016 - 13:24

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Entre ses doigts, le tissu file. Doux. Le tissu. L'aiguille. Le fil perlé, ses torsades saumon. Pique. Tire. Soutient. Pique. Revient. Boucle. Un petit nœud. Il en faut encore quelques dizaines, pour orner le plastron. Puis il y aura les perles et les heures de patience. Enfiler. Attacher. Enfiler. Attacher. Elle lisse, du bout des doigts, le morceau de tissu qu'elle brode et raidit de fils colorés., vérifie qu'aucun pli ne s'est coincé là, entre deux nœuds, coupe son fil, prend un brin plus sombre, s'active à nouveau.

Elle aime le bruit des machines à coudre, leur répétitifs claquements, leurs mâchoires affamées. Mais le silence de cette salle lui convient également, aujourd'hui. L'écouteur coincé dans son oreille gauche ne diffuse plus de musique depuis bientôt une heure : elle ne s'en est pas souciée. Toute entière, elle est plongée dans ce champ de petits nœuds qui nait, peu à peu, sous ses gestes. C’est lent. Méticuleux. Hypnotisant. Elle laisse ce rythme-là la bercer.

Puis une voix surgit, elle redresse le cou, pivote, contemple, déconcertée, un visage inconnu. Il lui faut quelques instants pour toucher terre, quelques battements de cœur pour se souvenir. Elle était venue là parce qu'elle avait un rendez-vous, parce qu'un mail l'avait intriguée, intéressée. Ergologie. Elle n'y connait rien, internet ne lui a donné qu'une vague définition, une multitude de possibilités. Mais les idées, les questions l'ont capturée, elle a répondu, accepté le rendez-vous.

« Connaissez-vous l'ergologie ? »

Ses questions trouveront une réponse,sans doute. Elle lâche son aiguille, plantée au milieu des nœuds, tend la main, serre la sienne, écarte son tabouret de la table et pose son ouvrage sur l'espace de travail, au milieu de son arc-en-ciel de fils.

« Pas du tout. Enfin. Pas plus que ce que n'en dit wikipédia. Je n'ai pas vraiment compris ce que cela pouvait être, en pratique...ni le lien avec moi. »

Leurs mains se serrent, Lola repousse un peu les pièces de son patron, les tissus et ornements. Pile par pile. Pour dégager un recoin où il serait possible de discuter, expliquer, comprendre. Une plaine sans montagnes de travail à venir,prête à vous avaler.

Charlotte lui a expliqué que, même en France, un nom ainsi, cela ne se croise pas tous les jours. Que oui, c'était bien français, mais que jamais, encore, elle n'avait croisé ce prénom là. Ni ce nom de famille-là. Mais les noms de famille...

Et personne, autour d'elle, ne pouvait lui expliquer l'ergologie. Alors elel avait dit « oui » à cette rencontre, à cette énigme. Pour échapper, un peu, aux avalanche sde projets, aux chutes de tissu, aux discussions qui, finalement, ne se faisaient plus qu'avec les mêmes fantômes, ressassant les mêmes sujets.

Les tabourets ne sont peut-être pas les sièges les plus confortables, pour discuter : elle pose sur la rondelle de bois un regard perplexe, hausse les épaules. S'il préfère un lieu plus conortable, il le dira. Du bout du pied elle extirpe de sous la table ledit coupable, qui a l'air bien nu et petit, du haut de sa vis.

« Mais je suis curieuse. »
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