Partagez | 
 

 forever young (james)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
MessageSujet: forever young (james)   Mer 30 Déc 2015 - 0:16

avatar
William Sorel
À votre service
À votre service
Age : 26
Date d'inscription : 25/06/2015
Prénom : Eugénie
Célébrité : Mathias Lauridsen
Crédit avatar : Eléa
Messages : 234
Nationalité / origines : Français
Situation : Marié(e)
Avec qui ? : Mia, l'inconnue. Merci Elvis !
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplômé en littérature française.
Job/Métier : Professeur de littérature française à l'UCLA à partir de la rentrée 2015.
Adresse de résidence : Loft dans le Central où vous trouverez plein de livres, trop de livres, et un peu de désordre.
Dispo pour le rp : Non
Autres comptes : Aaron, Alice, Andreas & Reed
Voir le profil de l'utilisateur http://anothercastlebuilder.tumblr.com/



forever young



“Je vous dis à mardi. Passez un bon weekend et tachez de ne pas oublier Malraux.”

Ce serait presque désespéré. Comme la plupart du temps, ils s’échappent tous de la salle sans même un au revoir, sans même lui adresser un dernier regard. Qu’ils soit passionnés ou non par la littérature française, la fin du cours sonne toujours comme un glas. Pour l’intégralité de ces étudiants, il s’agit de leur dernier cours de la journée ; fort heureusement d’ailleurs, sachant qu’il se tient sur la plage horaire 6 pm-8 pm. Les étudiants sont donc ravis de rentrer chez eux en ce vendredi soir, pour manger et enfin s’adonner à leurs passe-temps plus personnels. En écoutant les voix qui s’élancent joyeusement en bas de l’amphithéâtre, William comprend qu’il s’agira pour la plupart de sorties en ville, loin de l’accalmie qu’il préfère lui, notamment en compagnie de ses précieuses oeuvres classiques. N’allez pas croire qu’il n’aime pas sortir, à vrai dire cela lui arrive même souvent, mais pour se détendre d’une semaine chargée, le grand Sorel n’hésite jamais bien longtemps. De nature plutôt introvertie, c’est en solitaire qu’il recharge le plus souvent ses batteries. D’ailleurs, c’est à ce dernier livre acheté dans la petite librairie de quartier près de chez lui hier qu’il songe en rangeant ses affaires dans sa sacoche. C’est lui qu’il pense d’abord rejoindre avant de jeter un coup d’oeil à sa montre, plus par automatisme, et de trouver une alternative à ce programme habituel.

Desserrant machinalement le noeud de sa cravate, il enfile ensuite sa veste grise en deux temps trois mouvements et suit le pas des derniers étudiants, sacoche sous le bras. Avec son allure un brin nonchalante, à moins que cela ne soit une certaine forme de fierté, William rejoint une pièce qu’il ne connaît, finalement, pas tant que ça. Des salles de professeurs, il y en a par dizaine dans cette université, mais celle-ci a au moins le privilège de le voir se pointer de temps à autre, quand il est sûr d’y retrouver quelques agréables collègues. James Beauchamp fait partie de ceux-ci. Un grand homme dont l’intelligence, le charisme et les passions ont très vite séduit le trentenaire parmi cette masse de professeurs aux intérêts souvent si loin des siens. James, lui, possède un petit quelque chose en plus, une douceur et un petit côté mystérieux idéal pour satisfaire ce grand littéraire un peu trop rêveur.

Et comme il le pensait, James se trouve là, au fond de la salle, assis face à cette table qui semble supporter une quantité non négligeable de copies. Les joies du professorat, la partie de l’iceberg invisible. Le Français s’approche à pas de loup de son aîné et une fois derrière lui, il va caresser les feuilles pleines d’encre du regard par dessus son épaule, seulement un bref instant.

─ “Les psychopathes naissent psychopathes, les sociopathes le deviennent”... peut-il lire, dans un murmure, quel est cet étudiant indigne qui a oublié de citer l’auteur de cette superbe citation ?

Esquissant un sourire, il contourne son ami et vient s’appuyer à côté, sur le rebord de la grande table rectangulaire. Son regard ne s’attarde pas sur Beauchamp, plutôt sur un point vague en face de lui, et sa voix, elle aussi se fait évasive.

─ Fait étonnant, j'envierais presque mes étudiants, ce soir. Ils semblaient tous avoir d’excellents plans pour la soirée et s’en égosillaient à cœur joie à travers le couloir…


L'amour est une fleur délicieuse, mais il faut avoir le courage d'aller la cueillir. Stendhal
Revenir en haut Aller en bas
 
forever young (james)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FRATERNITIES, SEVEN YEARS LATER :: La salle des professeurs-
Sauter vers: