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 Comme des enfants

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MessageSujet: Comme des enfants   Comme des enfants EmptySam 30 Jan 2016 - 14:02

Wolfram Blake
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Un plateau-champagne se trimballe sur une main anonyme et bien décorée qui me passe sous le nez ; j'attrape deux coupes avant que le bras ne disparaisse et tend la sienne à Calypso, qui m'esquisse un sourire. Les deux verres — clink, nasdrovia! — puis le cul sec, avant que nous reprenions notre course effrénée vers le bar.  Se faufiler à travers une foule de clones ; les mêmes fringues, les mêmes coiffures et les mêmes parfums, le rire sur les mêmes notes et le souffle empoisonné par les mêmes cigarettes. Comme une armée de mauvais goût qui gâche chaque recoin de la pièce. Et encore, j'vous ai pas parlé de ces toiles à mourir d'ennui, sans la moindre vibration, sans la moindre lumière ; la pureté d'un Art souillée par la branlette intellectuelle de la grande société autocentrée hollywood et leurs tintements de coupes devant tant de réussite — ugh... A vomir.

Mais ce soir il aurait été plus facile de s'éclipser par la porte de derrière et ne plus jamais revenir — ou passer la soirée à observer les quelques étoiles sous les néons de la ville en fumant un joint. Un programme de loup solitaire qui habituellement s'offre à moi comme une évidence. Mais ce soir, malgré la facilité de la procrastination ou de l'introspection, il y avait ce visage entre tous les autres qui me paraissait ne pas appartenir à cet espace froid et hypocrite. Une petite silhouette qui s'efforçait de regarder les toiles au mur au lieu de s'en réjouir au champagne sans même avoir pris le temps de savoir de quelles couleurs elles se composent.

Une petite silhouette qui n'avait pas pris pour acquis la beauté des oeuvres et qui cherchait avec malaise en quoi ces putains de bouts de cartons méritaient autant d'argent et d'attention. En-dehors de toute la grisaille que représente le paysage hollywoodien dans la salle, elle était comme un arc-en-ciel ou un rayon de soleil au milieu des nuages — seule. Calypso, seule sur l'île de ses pensées ; seule et éprouvée dans cette solitude. Reine au coeur brisé — Calypso, un écho d'histoire mystique dans son prénom.

Calypso, les yeux bleus et perçants comme la mer de Poséïdon ; la beauté derrière le mystère. Atypique, jamais à sa place — pas ici, du moins, là, dans cette salle sous ces sourires et ces voix qui se confondent ; non. Et comme tout ce qui est seul et mystérieux m'attire, il fallait bien que j'aille plonger dans l'histoire de ces yeux — si bleus, ces yeux — ceux de Calypso ; que je m'enquiers de sa présence : pourquoi comme une tâche sur un mur blanc es-tu ici, ce soir, seule entre tous ces corps qui se bousculent ? Calypso, seule, ici ; c'était une histoire à raconter. Et comme il m'en manque toujours, des histoires, des milliers, des qui commencent bien et qui finissent mal, des qui finissent sans qu'on s'en rende compte, d'autres dont la fin ne se dessine qu'à coup de contours flous dans mon esprit — des histoires... Uniques, comme celle-ci, là, celle de Calypso, sur son île, qui dérive ; et moi qui m'accroche du bout des doigts à la terre mouillée pour un soupçon de voyage.

Enfin le bar en face de nous, "Il est temps pour un peu de répit, j'ai même pas encore vu la salle du fond, je m'attends au pire." Je la vois sourire en coin ; il serait impossible d'apprécier la vue des murs de cette galerie sans beaucoup trop d'alcool dans le sang. Le barman s'approche de moi et je fais un signe de tête à Calyspo, "Tu veux boire quoi?" Ce soir, je m'invite dans ton voyage.
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MessageSujet: Re: Comme des enfants   Comme des enfants EmptySam 30 Jan 2016 - 16:00

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Comme des enfants


Ils se faufilaient à travers la foule de bourgeois, lui avec son regard sombre et sa démarche assurée, elle avec ses yeux pétillants et cette façon qu'elle avait de sourire sans vraiment sourire.
Wolf lui tendit une coupe de champagne qu'elle s'empressa de faire disparaître avant de se laisser entraîner par ce flux continu de femmes et d'hommes, de couleurs, de parfums. Elle et Wolf ne recherchaient pas les mêmes choses, mais ils étaient poussés par la même énergie, par ce même besoin d'altérité, de différence.
Il était grand, brun, ténébreux, avec cette aura de dégoût et d'adversité qui flottait autour de lui. Elle avait croisé son regard, chargé d'émotions contradictoires, et elle avait compris qu'ils étaient unis par ce même lien, cette ironie, ce cynisme qui ne semblait jamais la quitter.
Elle avait détaché son regard des toiles blanches sur lesquelles s'étalaient tout un tas d'immondices dont elle ne parvenait pas à déchiffrer le sens. Elle avait rit, d'un rire léger, presque inaudible.
Elle l'avait rejoint et ce fut comme si ils se comprenaient, elle avait plongé ses yeux bleus dans les siens, beaucoup plus profonds, plus mélancoliques et elle lui avait sourit.
Ils marchaient droit sur le bar, se heurtant parfois aux épaules de ces femmes en tailleur et de ces hommes aux costumes hors-de-prix. Il leur arrivait même de croiser le regard étincelant de fierté d'un critique d'art à l'esprit embrumé.
« Il est temps pour un peu de répit, j'ai même pas encore vu la salle du fond, je m'attends au pire. »
Un léger sourire sourire se dessina sur ses lèvres et elle esquissa un geste vers le barman :
« Servez-nous quelque chose de fort. »
Elle observa le barman s'activer derrière le bar avant de se retourner vers la salle. Un groupe de femmes s'étaient rassemblées autour d'un jeune garçon au regard vide, sûrement l'un des génies créateurs de ces horreurs.
« Je ne m'y connaît peut-être pas en art contemporain, mais je trouve ça particulièrement laid. Ces gens sont fous. Ou c'est peut-être moi qui suis folle. »
Elle se retourna vers Wolf, avec ce sourire dans les yeux. Elle attrapa la boisson que lui tendait le barman et en avala le contenu sans détacher son regard de celui du brun.
« A ta santé, toi qui déteste presque autant que moi cet endroit, et  tous les gens qui s'y trouvent. »






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MessageSujet: Re: Comme des enfants   Comme des enfants EmptyDim 31 Jan 2016 - 16:51

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Quelque chose de fort ; j'en souris. Comme un whisky, neat, à engloutir d'une seule gorgée.  Pendant que le serveur s'attèle à nous préparer ce qu'il considère être une boisson forte en alcool, nos yeux se perdent simultanément dans l'étang de silhouettes floues. Un groupe a l'air de converger vers un point central, que je pensais être, de loin, un espèce d'ado pré-pubère au sourire presque ravageur. Entouré de ces cougars aux rires hautains et forcés, il me semblait être totalement à sa place.

"Je ne m'y connais pas peut-être pas en art contemporain, mais je trouve ça particulièrement laid. Ces gens sont fous. Ou c'est peut-être moi qui suis folle." Ses yeux pleins de malice me fixent un instant et j'ai l'impression, une seconde seulement peut-être, d'être totalement retombé en enfance. Mais le sentiment s'efface comme tout le reste et fait battre mon coeur plus vite le temps d'un battement de cil. Clack, les deux verres atterrissent sur le bar et je glisse un billet au barman en lui faisant signe d'en apporter deux autres.

A nous de trinquer, enfin, aux nouvelles histoires qui s'écrivent, aux nouveaux visages qui à jamais resteront familiers ; à nous de trinquer à l'alcool, ce soir, ou aux quelques minutes de répit. "A ta santé, toi qui déteste presque autant que moi cet endroit, et  tous les gens qui s'y trouvent." Cling! le tintement aiguë de la victoire ; puis la chaleur dans la gorge et le cerveau qui s'embrume.

Par-delà la cohue et l'engouement général qui s'exprime ce soir à coup de rires et de grands discours, les enceintes murmurent quelques couplets de jazz, mélodies flottant dans l'air inaperçues, cachées derrière les égos et les pensées trop persistantes. Il suffit de fermer les yeux et faire abstraction, un instant seulement — seulement un. Respirer... et faire abstraction des voix indistinctes qui ne sont qu'un brouhaha incessant. "Ils ont des gouts de chiotte en peinture mais ils connaissent leurs classiques en musique." Les entends-tu, toi aussi, le chant des sirènes et la douceur angélique du piano, comme un écho d'une berceuse soufflée par le vent ? Il suffit de lui demander ce qu'elle remarque le plus quand elle entre dans une pièce pour continuer à construire peu à peu le puzzle de son visage, et y lire ce qu'elle est, enfin ; comprendre ce qui semble le plus important aux yeux des autres pour se sentir plus proches d'eux.

J'avais remarqué que les cougars s'entassaient là-bas ; ce jeune pré-pubère... Une impression de déjà-vu. Mais son visage, putain, il me revenait. Sans réellement savoir d'où ou comment, il avait croisé mes yeux au moins une fois auparavant et mon cerveau l'avait remarqué et s'efforçait toujours et encore de le retrouver dans les passagers de ma mémoire. Je me concentre une seconde sur les activités auxquelles je m'étais adonnées les quelques derniers jours... Et entre la fumée, l'alcool et les pages déchirées et roulées en boule sur le sol— le catalogue. Le catalogue de l'exposition, fraichement arrivé il y a deux jours dans ma boîte aux lettres, et cette invitation un peu trop fancy accrochée à son dos. Il était l'un des peintres ; ils en exposaient trois... Les prénoms se mélangent encore— Seth... Seth? Merde. Aucune idée. Peut-être que Seth c'était l'autre. Ou encore celui d'après ; bordel. Qu'est-ce que j'en sais, ils se ressemblaient tous, putain.

"Je crois qu'ce mec est l'un des artistes phare de la soirée. Ces tableaux ont bien l'air d'avoir tapé dans l'oeil de toutes la gente féminine cinquantenaire du quartier..."
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MessageSujet: Re: Comme des enfants   Comme des enfants EmptyDim 31 Jan 2016 - 18:11

Calypso E. Rockefeller
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Sa timidité s'était envolée dans les vapeurs d'alcool qui lui enserraient le crâne et lui voilait la vue. Calypso supportait assez mal l'alcool, il fallait bien l'avouer. Son corps mince et étroit ne laissait pas la place aux légers étourdissements qui accompagnaient ce genre de boissons. L'alcool se diluait dans son sang, la laissant haletante, fiévreuse même.
Il faisait son chemin jusqu'à sa tête, s'insinuait dans tous les pores de sa peau et venait frapper son cœur chaque fois plus fort.
Elle observa Wolf du coin de l’œil, il lâcha une remarque sur la musique qui arracha un sourire aux lèvres de Calypso. Un vrai sourire cette fois-ci.
« Du jazz. Je trouve ça presque insultant pour Amstrong. Se retrouver là, dans cette galerie minable... »
Elle s'arrêta. Wolf avait fixé son regard sur le jeune garçon qu'elle avait remarqué plus tôt. Le groupe qui s'était formé autour de lui ne cessait de grandir. Si bien que Calypso eu bien du mal à distinguer son visage au milieu de toutes ces vieilles bourgeoises jacassantes.
Wolf fronça les sourcils avant de lui glisser :
« Je crois qu'ce mec est l'un des artistes phare de la soirée. Ces tableaux ont bien l'air d'avoir tapé dans l’œil de toute la gente féminine cinquantenaire du quartier... »
Elle éclata de rire, ce genre de rire qu'elle n'avait pas eu depuis longtemps. Un rire franc, léger, enfantin.
« Je me demande bien laquelle de ces horreurs il a pu peindre... Peut-être cet espèce de tas de boue qu'on a vu à l'entrée. »
Le barman glissa deux autres verres sur le comptoir et la jeune fille en saisit un, hésitante.
Mais Wolf ayant déjà englouti le sien, elle n'eut d'autre choix que de suivre son exemple. Après tout, que risquait-t'elle?
Ils se dirigèrent finalement vers la salle du fond, celle dans laquelle étaient exposées les sculptures, ce serait sans doute le bouquet final.
Un peu tremblante sur ses jambes, Calypso se glissa du mieux qu'elle put au milieu de la foule qui se pressait vers le fond. Elle trébucha plusieurs fois mais finit par se ressaisir.
Elle parvint enfin dans la salle et son rire d'enfant vint troubler le silence qui régnait jusqu'alors. Elle croisa le regard d'un des vigiles et lui offrit son plus beau sourire avant d'entraîner Wolf vers une sculpture d'argile qui avait attirée son attention.






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