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 Take me to church (ft. Edward)

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MessageSujet: Take me to church (ft. Edward)   Take me to church (ft. Edward) EmptyVen 19 Déc 2014 - 18:05

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Ton miroir te renvoie une image à laquelle tu ne t'es pas encore habituée depuis toutes ces années. Une Absolem au teint bronzé, sans pour autant trop l'être, aux lèvres pulpeuses et au visage parfait, sans rides, ni cicatrices, ni boutons, ni rien de gênant. Tes cheveux, blonds comme le blés, tombaient sur tes épaules et semblaient bien nourris, vivants. Ton corps, quant à lui, on pourrait le qualifier d'un corps de déesse ou les formes généreuses parfaitement entretenues démontraient tes atouts avantageux et généreux. Tout était musclé, aucune parcelle de graisse en trop. Tu préférais ne pas penser à la fille d'autrefois, celle que tu étais qui n'existe plus que dans ta tête, au plus profond de tes souvenirs désastreux et douloureux. La couche de rouge à lèvre que tu déposes sur tes lèvres est la touche finale à ta préparation. Il ne te reste plus que la robe, et tu pourras enfin t'éclipser de chez toi pour rejoindre Edward. Edward, ce psychologue de l'université dans laquelle toi-même tu étudies qu t'intrigues et t'obsède à la fois, bien que tu ne le laisses paraître. Jamais tu n'as laissé tes émotions prendre le dessus sur ta raison et sur le bon sens, encore moins sur ta force d'esprit, ton contrôle et ton pouvoir. Ce serait te perdre dans un gouffre sans fin qui ne te mènerait qu'à ta perte. Jamais tu ne te permettrais ça. Du moins, ce n'était pas l'une de tes actuelles options. Du genre surprenante, tu avais téléphoné à Ed pour l'inciter à s'habiller élégamment, en costume-cravate, ou bien au moins proprement. Tu étais pleine de surprises, dans tes bonnes journées. C'est donc vêtue d'une élégante robe rouge, ouverte dans le dos, ayant également enfilé des talons, puis légèrement maquillée en mettant l'accent sur tes lèvres, cette tentation divine et diabolique à la fois, que tu pris le taxi pour te rendre jusque chez celui qui aurait la chance de passer une journée en ta compagnie. Enfin, tu avais une chance également, mais ne le disons pas, ce serait être faible. Arrivée à destination, dans le Northeast, tu débarques de la voiture pour te diriger vers la résidence d'Edward. Toquant à la porte, tu attends patiemment, un sourire ancré aux lèvres, qu'il t'ouvre. Que lui réservais-tu? Il n'en avait pas la moindre idée, et c'est ce qui te plaisant tant.
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MessageSujet: Re: Take me to church (ft. Edward)   Take me to church (ft. Edward) EmptyLun 22 Déc 2014 - 0:04

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Savez-vous ce que ça fait de se sentir à nouveau vivant ? Comme si plus aucune limite n’existe à votre triste vie, que tous vos soucis s’effacent le temps d’une rencontre, d’une soirée, que toutes les règles monotones de la vie, les habitudes et les situations inattendues prennent un goût différent juste parce que vous êtes avec cette personne. Je ne peux m’empêcher de penser que cette relation – si on peut définir cela comme ça – est mal, que l’homme de vingt-neuf ans que je suis devrait avant tout penser à sa carrière, sa famille, sa vie future… et certainement pas à flirter avec une étudiante de vingt-quatre ans. Pourtant, il y a des rencontres qui vous marquent, des visages dont on n’arrive plus à se passer et qui restent à vous fasciner, peu importe ce qu’ils peuvent faire. Je n’ai jamais ressenti ça de ma vie, sensation nouvelle mais pas pour autant désagréable… Absolem Burns a quelque chose d’unique dont je compte bien profiter, dont je compte bien chérir encore un moment, peu importe ce que cela pourrait me coûter. Je ne suis pas le genre d’homme à me plaindre et à ressasser le passé mais ce passé est parfois extrêmement dur à digérer et à effacer. Peut-être ai-je vu en Absolem un moyen de me consoler et de profiter autrement des atouts que je peux avoir, des expériences que je veux découvrir.
La mademoiselle a exigé élégance, classe… Un domaine où je peux parfois me sentir mal à l’aise mais sachant parfaitement qu’il n’a jamais rien de bien sérieux dans ce que l’on peut faire, je pense que la détente sera avant tout au rendez-vous, du moins je l’espère. Je boutonne le bas de ma chemise d’une main, passe mon peigne dans mes cheveux de l’autre. Je suis en retard, comme cela m’arrive rarement. J’ai toujours été habitué à être le plus ponctuel qu’il soit et ce soir, il semble que le temps ne soit pas en ma faveur. On sonne, déjà et je soupire, impatient, agacé. On ne fait pas attendre une dame. J’attrape une cravate, sans prêter attention à la couleur, longe le couloir qui mène à la porte d’entrée avant de finalement ouvrir celle-ci. « Je suis en retard, excuse-moi. La cravate est-elle vraiment nécessaire ? » dis-je un tantinet essoufflé, la chemise débraillée sur plusieurs boutons. « Sinon, tu es très belle, comme toujours. » Je lui offre un sourire, impatient de savoir où elle peut m’emmener. Car lorsque l’on s’appelle Absolem Burns, tout est possible et imaginable…
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MessageSujet: Re: Take me to church (ft. Edward)   Take me to church (ft. Edward) EmptyLun 22 Déc 2014 - 21:39

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Tu te trouves devant la porte, attendant en silence, bien patiemment. Tu te presses pourtant à t'observer brièvement dans la fenêtre entourant la porte d'entrée de la résidence d'Edward. Il ne faut surtout pas qu'une mèche un peu trop folle s'échappe de ta coiffure parfaite, ou bien qu'une ligne de rouge à lèvre ne dépasse. La perfection, tu l'incarnes, tu la maîtrises, et tu es parée à n'importe quelle situation qui pourrait contrer cet aspect de toi. N'est-ce pas vaniteux? Un peu. Un sourire se dessine sur tes lèvres avant même que tu ne vois la porte s'entrouvrir. Mine de rien, Edward te rend niaise, parfois. Tu te surprends à apprécier sa compagnie plus que tu ne te le fais croire, mais les mensonges que tu te répètes à toi-même depuis des lustres suffisent à te dissuader de cette idée. C'est en voyant son joli minois qu'elle revient au galop. « Je suis en retard, excuse-moi. La cravate est-elle vraiment nécessaire ? » Il n'est pas prêt. Et pourtant, ce n'est pas bien grave. Sans qu'il ne t'aie invitée à entrer, tu pénètres toutefois dans sa demeure, faisant claquer tes talons contre le sol. Tu émets un rire en le voyant ainsi essoufflé. "Tu as couru le marathon, ou bien?" Sans un mot de plus, tu attrapes sa cravate pour la lui placer comme il faut. Tu serres doucement au niveau du coup, sans trop pour le laisser respirer, bien évidemment. « Sinon, tu es très belle, comme toujours. » Les compliments, tu les acceptes toujours. Comment les refuser, lorsque c'est vrai? Être trop modeste, c'est se ruiner, se perdre. Pourtant, tu ne réponds pas tout de suite. Tu préfères attacher les boutons qui ne le sont pas. "Comme ça, c'est mieux." Tes lèvres s'étirent dans un sourire qui se veut ravageur et charmant à la fois. C'est de l'observer, de voir sa maturité et pourtant son côté joueur, posé, calme et agréable. Ça te change de ces jeunes qui t'entourent et qui ne pensent qu'à te baiser. Bien que tu apprécies très particulièrement de participer aux ébats, hein. Surtout que c'est toujours toi qui mène la danse. Tout ça pour dire qu'avec Edward, tu te sens plus étincelante, sans avoir à te la jouer hyper-extravagante. "On va dans une galerie, ça te dit?" Tu tires gentiment sur sa cravate pour l'attirer à toi et lui faire un baiser sur la joue. Oups. Il s'retrouve avec une jolie marque de tes lèvres rouges sur la surface de sa peau. Que c'est joli. C'est ta marque. Ton territoire. Ton tien, lorsque tu es avec lui. Et pourtant, quelle drôle de relation. Vous n'êtes pas ensemble, mais ta possessivité t'empêcherait probablement de le laisser à n'importe qui, alors que tu vis ta propre vie comme bon te semble, de ton côté, lorsqu'Ed n'est pas dans les parages. C'est une relation secrète. Alors, ne faut-il pas faire comme si elle n'existait pas du tout, si vous ne vous voyez pas? "Y'a d'autres oeuvres d'arts, plus jolies que moi, à apprécier, je crois." Tu l'regardes alors, te demandant si ça lui chante, car après tout, il n'aime peut-être pas ça, ce genre de sorties. Mais... tu es Absolem, et tu trouveras bien un moyen de le convaincre, d'une façon ou d'une autre, s'il devait refuser.
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MessageSujet: Re: Take me to church (ft. Edward)   Take me to church (ft. Edward) EmptySam 3 Jan 2015 - 16:19

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Je sais que je lui dois ma bonne humeur, mon sourire et ma positive attitude. C’est peut-être ridicule à dire, c’est peut-être niais, mais ma blonde à moi est ma bouffée d’oxygène, mon remède contre la déprime. Je m’étonne encore de voir que je trouve la plupart de mes relations dans le cercle immense des étudiants qui parcourent les couloirs de l’UCLA. Je ne suis pas si vieux finalement, pas si démodé… Une de mes rencontres les plus incroyables aura été Jersey, cette jeune femme pleine de ressources et de courage et je l’admire beaucoup pour cela. Aujourd’hui, je me rends compte de combien j’ai pu être négatif. Il y a encore quelques mois je pensais cet établissement peuplé d’étudiants, tous toujours attachés à des idéologies post-adolescentes qui ne volent jamais très haut. Mais j’ai rapidement été surpris de voir, que bon nombre de ces jeunes étaient certes de jeunes adultes mais dont la responsabilité était un trait de caractère omniprésent.
Dans le cas d’Absolem, elle est jeune et belle et ne se soucie guère des problèmes que la vie pourrait lui créer. Elle me rend plus jeune c’est vrai et j’ai l’impression d’oublier, juste le temps de quelques heures, que je suis un futur trentenaire. Paraît que c’est un cap à passer… Je laisse alors Absolem m’habiller convenablement, comme elle le souhaite, peu importe, j’ai confiance en ses goûts. Et je souris lorsqu’elle plaisante, je souris toujours en sa présence, c’est quasiment un automatisme… « Un marathon ? Evidemment ! Fallait bien que je suis le plus beau à tes yeux, alors je me suis donné du mal, j’espère que le résultat te plaît. » Je passe mon pouce sur sa joue, elle est ravissante, élégante et ferait tomber tellement d’hommes. Je chasse cette pensée de mon esprit lorsque ses lèvres viennent réchauffer une parcelle de ma joue et j’oublie presque qu’elle vient de me renseigner sur l’endroit où nous nous rendons. « Je compte sur toi pour m’expliquer chaque tableau que l’on pourra croiser. Tu es bien évidemment une experte n’est-ce pas ? » Je la taquine légèrement, j’ai toujours aimé la taquiner. Mes dires n’étaient pourtant pas si ironiques que cela. Je suis l’as de la psychologie, de la relation mais la peinture et moi… Comment dire… Et bien je suis un pied lorsqu’il s’agit de reconnaitre un artiste et de comprendre une toile. Bien-sûr je connais les B A-BA tels que la Joconde de de Vinci ou Guernica de Picasso mais je dois dire qu’un élève de 14 ans pourrait tout à fait en savoir largement plus que moi. Rapidement, j’attrape ma veste que je revête puis nous entraîne tous les deux à l’extérieur de mon appartement. « Passer ma soirée à t’admirer n’est pas une idée qui me déplairait tu sais ? Tu as toi une œuvre d’art en quelques sortes. » Je la questionne alors du regard en regardant autour de moi. « On y va en taxi où tu veux tâter de mes talents de conducteur ? Attention je suis un pro. »
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MessageSujet: Re: Take me to church (ft. Edward)   Take me to church (ft. Edward) EmptyMar 13 Jan 2015 - 19:06

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Depuis que tu es en relation plus ou moins complexe sur les bords avec Edward, tu te sens comme étant une toute autre femme. Du moins, sur quelques points. Moins charmeuse avec tout ce qui bouge, sans pour autant en perdre ton charme, ni ton attrait particulier aux hommes, il me paraît plus difficile d'aller vers ceux qui me font de l'oeil, même si tu ne te prives pas tant. Mine de rien, Ed a un pouvoir fou sur la femme que tu es. Toujours jeune, tu devrais peut-être t'éclater un peu encore, profiter de la vie, mais tu te sens bien à son bras, et tu te sens plus femme, plus adulte, bien que tu le sois déjà. Y a-t-il du mal à se sentir ainsi? C'est un homme, un vrai, pas un de ceux qui se comportent comme des gamins, pas un de ceux qui agissent comme des cons, pas un de ceux qui ne savent pas ce que les femmes veulent. Lui et son sourire, son corps, sa bonne humeur, son charme, son intelligence, sa maturité arrivent à dessiner sur ton visage, chaque fois que tu es en sa présence, un sourire sincère et charmant, charmé. Il est une bouée à laquelle tu veux t'accrocher, à laquelle tu souhaites t'accrocher, que tu veux garder, car tu l'aimes bien. C'est surprenant, non? « Un marathon ? Evidemment ! Fallait bien que je suis le plus beau à tes yeux, alors je me suis donné du mal, j’espère que le résultat te plaît. » Le résultat te plaît toujours, quand il s'agit de lui. Il met des efforts, ça me touche. Eh, ce n'est pas parce que tu es une garce finie, manipulatrice sur les bords, difficile en tous points, susceptible, compliquée, parfaite, que tu n'as pas de coeur. Il est enfoui bien loin en moi, mais pourtant, il est bien là. Peu ont la chance unique de le percer. Peu, certes, mais Edward y est parvenu. Comment? Par l'interdit qui vous relie. "C'est parfait." Tu n'es pas très expressive, d'usuel. Néanmoins, ton sourire qui t'étire les lèvres joyeusement veut tout dire, à l'instant. Tu termines de boutonner sa chemise, de replacer sa cravate un peu de travers, et le tour est joué. Il est parfait. Il te fait briller, même. Tu frissonnes au contact de son pouce sur ta joue, penchant la tête sur ton épaule. « Je compte sur toi pour m’expliquer chaque tableau que l’on pourra croiser. Tu es bien évidemment une experte n’est-ce pas ? » Une experte? Ça dépend. Il faut savoir reconnaître les tableau. Tu n'es pas du genre à connaître toutes les oeuvres de tous les artistes, mais tu es plutôt de celui à apprécier tout. "Je vais essayer.. Si je ne suis pas trop occupée à t'admirer.", dis-tu alors, pour plaisanter, bien que ça te plaît, d'admirer sa beauté et son charme. « Passer ma soirée à t’admirer n’est pas une idée qui me déplairait tu sais ? Tu as toi une œuvre d’art en quelques sortes. » Ah? Lui aussi, il se plaît à t'admirer? Ce que tu aimes ça. Le savoir ne te rend que plus heureuse encore. Dieu sait que tu aimes te faire complimenter, encore plus par des gens que tu apprécies particulièrement, encore plus par Edward. Tu t'approches de son visage pour nouer tes lèvres aux siennes, tu te recules, tentant de masquer ce léger rose qui te maquilles les joues sans que tu ne le veuilles. "On aura tout le temps pour ça, après la sortie, si tu veux toujours de ma compagnie." Vous êtes alors sorti de l'appartement, tu es à son bras, et lorsqu'il te demande si tu préfères son auto ou un taxi, tu te mets à rire, haussant un sourcil. Toi, dans un taxi? Hors de question. Quoique.. "Ta voiture, ça me donne des idées.", dis-tu discrètement en lui accordant un clin d'oeil. Hihi, c'que tu peux être vilaine. Tu as toujours été ainsi. Toujours? Non. Depuis ton arrivée ici. Depuis ta rencontre avec Brynn. "On pourra revenir plus vite, après. J'espère que tu vas apprécier cette soirée..", souffles-tu, un peu nerveuse tout de même. Tu redoutes qu'il s'ennuie, qu'il veuille partir dès votre arrivée. T'aimerais bien l'intéresser un peu, par tes passions, par ce que tu aimes, et pas rien que par ta beauté exquise..
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MessageSujet: Re: Take me to church (ft. Edward)   Take me to church (ft. Edward) EmptyMer 28 Jan 2015 - 22:55

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C’est fort plaisant de se sentir encore « dans le coup ». Je ne suis pas le plus vieux des hommes mais je ne suis pas le plus jeune non plus et j’admets qu’attirer les regards d’une jeune personne reste toujours très agréable. Ma sœur m’assure sans arrêt que j’ai encore du charme, mais n’est-ce pas le rôle des petites sœurs de couvrir leur grand-frère de compliments, de les rassurer et de leur jurer qu’ils sont les plus beaux ? Si elle savait ce que je vis, elle m’en voudrait sûrement. Absolem aurait l’âge d’être son amie, pourtant je me dis qu’aucune limite ne doit exister lorsqu’il s’agit de profiter de la vie, de s’amuser, de respirer une certaine liberté. Je ne cesse de me dire que j’ai de la chance et tant qu’Absolem sera à mes côtés, je ne cesserai jamais de me le dire.

Je souris aux pensées coquines de ma partenaire et à ses quelques compliments laissés par-ci, par-là. Cette femme a vraiment de quoi rendre un homme heureux, comment résister ? « On aura tout le temps pour ça après la sortie » m’assure-t-elle après quelques baisers échangés. Je m’attarde alors sur son regard, brûlant, comme celui d’une étudiante un brin malicieuse, un brin passionnée. Je ne sais pas ce qu’elle ressent pour moi et je ne veux pas le savoir. Moi-même j’ignore si cela durera, je veux juste profiter de l’instant présent, comme ferait chaque homme égoïste souhaitant garder pour lui seul le secret de sa jeunesse éternel car oui, je ne peux le nier, côtoyer Mademoiselle Burns me maintient dans une jeunesse dont je suis presque à la limite. « Je pourrais te dévorer, maintenant, tu n’y verrais pas grand inconvénient n’est-ce pas ? » Moi aussi, je sais être gourmand, envieux. Je croise alors une seconde fois son regard puis lui sourit, innocemment, laissant finalement mes lèvres s’attarder sur sa pommette toujours rosie. « J’aime te voir rougir, c’est un spectacle trop rare à mon goût. » Alors ma main vient frôler la sienne, mes doigts trouvant finalement les siens. « Allez en voiture, je suis curieux de voir ce que tu me réserves. » Je conduis alors ma blonde préférée jusqu’à la voiture et lui ouvre la porte. Fort heureusement pour moi, ma voiture n’est pas un taudis.

Après plusieurs conversations sur l’université et la peinture, nous arrivons finalement sur ce qui semble être un parking. « C’est une soirée spéciale ce soir ? Il y a pas mal de monde j’ai l’impression. » La dernière place de parking sur laquelle je me gare vient confirmer mes dires et je jette alors un regard vers la vitrine de la galerie où de nombreuses silhouettes se dessinent. J’ai alors peur d’y croiser mon frère. Ce n’est pas le genre à traîner dans des galeries de peinture mais lorsqu’il s’agit de paraître cultivé et intelligent, il est toujours présent. Je finis alors par tourner mon attention vers Absolem, la plus belle œuvre d’art que cette galerie aurait le droit de croiser. « Ca me touche vraiment que tu veuilles partager cette soirée avec moi, après tout je ne suis qu’un vulgaire psy. Tu pourrais très bien amener des amis à toi beaucoup plus branchés et friqués que moi. » Je lui souris, m’extirpe de la voiture et viens lui ouvrir la porte. « Si Mademoiselle veut bien se donner la peine. » Je lève alors le menton, droit, afin de rester le plus crédible possible. « Je la sens bien cette soirée, c’est mon instinct de vieux bonhomme qui me le dit. » N’ai-je jamais dit que je pratiquais l’autodérision avec perfection ?
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MessageSujet: Re: Take me to church (ft. Edward)   Take me to church (ft. Edward) EmptyDim 15 Mar 2015 - 23:15

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Malgré les on-dit, personne ne pourra jamais connaître la personne que je suis sous cette carapace colorée de vives couleurs toutes plus attirantes les unes que les autres. Parfois, tu te plais à te comparer au mâle des espèces qui attirent les femelles de par leurs rayonnantes couleurs, celles qu’on ne peut que remarquer, celles devant lesquelles nous, humains, se plaisons à contempler la beauté inexplicable et unique de la nature. Si féminine, je suis pourtant le mâle de mon espèce. Femme fatale, mes couleurs vivantes attirent les hommes comme jamais. Rares sont ceux qui savent détourner le regard dès le moment où ils croisent les miens, ou bien qu’ils se posent sur ma silhouette élancée. Au départ, je croyais que c’est ainsi que me percevais Edward. Peut-être était-il hypnotisé par la beauté rare se trouvant devant lui? La jeunesse-même, sur deux pattes, celle qui ferait de lui un tout autre homme, un homme plus jeune, plus sûr de lui. D’un autre côté, ça m’amusait aussi, au départ de notre relation, de plaire à un homme plus vieux que moi. C’était signe que même ceux qui n’entendaient pas parler de toi sur le campus, bien qu’il soit psychologue à même l’université, pouvaient s’intéresser à toi. Eh bien, c’est peut-être ce détail qui te fit rapidement changer de vision sur toute la situation. Pourquoi? Comment? Il ne me voyait pas comme la pute de service du campus, celle qui couchait avec tous les hommes plus ou moins désirable, dès lors qu’elle claquait des doigts. Il me voyait d’un œil différent, et ça ne pouvait me faire de mal. Ça me rendait plus…moi-même, en réalité. Il voyait d’autres couleurs émanant de moi. Je lui montrais celles qui ornaient ma personne en permanence, et pas celles que je cherchais bien à montrer à tout le monde. Les vraies couleurs, Edward y avait droit. Il les méritait bien, même. Enfin, c’est plutôt ironique, non? Tu ne méritais pas du tout sa bonté, sa sagesse, son grand cœur, son attention chérissable. « Je pourrais te dévorer, maintenant, tu n’y verrais pas grand inconvénient n’est-ce pas ? » Le rose de tes joues ne fait que s’accentuer, alors que tu tentes tant bien que mal de le dissimuler. Jamais je n’y verrais d’inconvénient, à une idée comme celle-ci. C’est qu’à me connaître, on savait que j’aimais bien les plaisirs comme ceux-là. Et en présence d’Edward, ça ne me paraissait que toujours mieux, encore. « J’aime te voir rougir, c’est un spectacle trop rare à mon goût. » Immédiatement, je roule des yeux, amusée par son commentaire. Je rougis rarement, car rares sont les personnes qui en valent la peine et qui parviennent à détruire cette barrière infranchissable menant à mon cœur, à mes véritables émotions. Arrête de dire des bêtises, le taquinai-je en rigolant nerveusement. Mine de rien, il me plaît vraiment, ce Edward. Pas seulement par son physique, mais plutôt par cet aspect mystérieux, unique et secret qui me fait chavirer, bien que cela puisse paraître ridicule.

Nous discutions de tout et de rien dans la voiture, jusqu’à arriver, une dizaine de minutes plus tard, à l’adresse indiquée. Un musée en ville que tu as déjà visité, mais qui, pour l’occasion de la soirée, a été tout remodeler pour l’exposition spéciale. L’art et mon goût pour celui-ci est l’un de ces mystères que je me plais tant à dissimuler vis-à-vis les autres. Pourquoi? Par peur du ridicule, peut-être. Et si l’on se moquait de mes goûts étranges, alors que l’on me connaît pour cette Absolem hypocrite, sans-cœur et hautaine qui n’aime que son reflet dans le miroir et les bons coups? Je suis loin d’être celle que je projette, et pourtant... Ça me fait bien moins mal de projeter ce moi sous cette facette-là. « C’est une soirée spéciale ce soir ? Il y a pas mal de monde j’ai l’impression. » Mon regard se tourne vers lui, alors que nous sommes toujours dans la voiture. Je lui souris, comme j’ai l’habitude de le faire avec lui. Un sourire innocent, sage comme tout, et même un tantinet adorable. Ce sourire qui veut dire que j’apprécie sa présence, et que c’est lui qui me fait sourire de la sorte. En quelques sortes, oui. Les grandes toiles d’artistes méconnus sont mélangées à celles d’artistes connus, ce soir. Et ça intéresse les plus connaisseurs, car c’est rare que dans un petit musée comme celui-ci, on fasse un mélange de la sorte. C’est ce que je tente de lui expliquer. Je suis connaisseuse, également, mais pas comme d’autres. Alors, tu t’es renseignée, rien de plus. Picasso, Dali, Da Vinci, Michel Ange, et bien plus encore qui se mélangent à des artistes qui ne signent même pas leurs toiles de leur nom. Ce qu’Edward me fait remarquer à la suite vient m’arracher un sourire niais. Ah, quel bonhomme il est.. C’est que je préfère de loin être avec toi. C’est tout simple, comme ça. Réellement, je le pensais. Mes amis bien plus ‘’branchés et friqués que lui’’ ne s’intéressaient pas à ce genre de truc. Ou bien ils n’y allaient que pour bien paraître, lors de grandes soirées mondaines, si on peut se permettre de dire ça de la sorte. Bien loin de la compagnie agréable de ton psy préféré. Il sort de la voiture, je replace ma robe, portant un dernier cours d’œil dans le miroir dans la voiture à mon rouge à lèvre, puis souris. Perfection, évidemment. Je me lève alors en prenant sa main, retenant un rire face à son sérieux. Quel gentleman. Je me mordille la lèvre inférieure, me permettant d’accrocher mon bras au sien, afin de nous diriger vers l’entrée, ou un amas de gens se ramassent pour attendre de pénétrer sur les lieux de l’exposition tant attendue. Évidemment, car tu la passes avec moi. Mes lèvres viennent se poser sur sa joue. Encore une fois, le rouge me monte jusqu’aux oreilles. Je me permets d’ajouter, de façon quelque peu maladroite, mais bien certaine de mon idée : Si tu as envie de passer la nuit chez moi, j’aimerais bien ça… Je joue dangereux avec la proposition, mais tu en as envie, en fait. Puisque c’est Edward, tout simplement. Puis, innocemment, mes doigts trouvent les siens pour s'y glisser entre, et serrer gentiment sa main.
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