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 can't fight the moonlight (violet)

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MessageSujet: can't fight the moonlight (violet)   can't fight the moonlight (violet) EmptySam 23 Mai 2015 - 20:44

Reed Gallagher
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Nationalité / origines : Américain. Originaire d'Irlande.
Situation : Divorcé(e)
Orientation sexuelle : Hétérosexuel(le)
Etudes/études passées : Diplômé en journalisme et en sciences politiques à l'UCLA.
Job/Métier : Rédacteur en chef du Los Angeles Times depuis fin 2014.
Adresse de résidence : Maison à Santa Monica.
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VIOLET & REED


Un calme clair de lune, triste et beau, faisant rêver les oiseaux dans les arbres, faisant sangloter d'extase les jets d'eau sveltes parmi les marbres …  Un paysage ayant déjà si bien inspiré Paul Verlaine, pour son légendaire Clair de lune … Les célèbres lignes du poème viennent à l'esprit de Reed quand il entre dans le parc McArthur. Une pluie de senteurs florales se déverse sur lui et freine la marche de l'homme, lui qui quitte pendant un temps l'effervescence de la ville. Il dit au revoir à toutes ces teintes de gris, si fades et si corrompues, pour saluer les nuances plus colorées du parc, celles pleines de vie, celles qui éveillent toujours, au plus profond de son être, ces élans littéraires qui ont fait de lui, quelques années en arrière, l'un des meilleurs étudiants en lettres de sa promotion.

Ce soir, il se présente sans cette carapace sévère, froide et impartiale qu'il s'est construite avec les années et qu'il revêt toujours dans les locaux du Times. Il vient en simple citoyen, en l'humble et honnête homme qu'il a toujours tenté d'être. De même, il a essayé de ne pas venir accompagné de ses préjugés et de ses idées toutes faites, altérées par l'absence du réel. Mais voilà qui se révèle être une délicate entreprise, en fin de compte … Une partie de lui aimerait redécouvrir Violet comme s'il n'avait jamais reçu ses lettres, comme s'il ne les avait jamais attendues, comme s'il ne les avait jamais aimées de la façon dont il les a aimées. Comme si elle était l'une de ses fleurs qu'il découvre sur son chemin, celui menant au lieu de rendez-vous. Il aimerait … tant de choses, qui prouvent avant tout une certaine appréhension, celle qui représente la métamorphose de la plume pour quelque chose de plus physique, lourd et impressionnant. De tellement plus réel, tout compte fait. Il pensait que cette peur lui serait étrangère le soir venu mais finalement, il n'est qu'un être humain de plus sur cette Terre, plein de complexité et sujet à tant d'émotions internes.

Et puis, une autre partie de lui se souvient, immanquablement. De chaque mot, de chaque pensée et visions engendrées par ceux-là. Cette partie, à l'évidence, nourrit l'espoir de se retrouver face à la femme qu'il a imaginée et celle que, intimement, il a commencé à apprécier. Ce ne sont pas des sentiments habituels qu'il a développés. Ce sont des rêves et des chimères, en quelque sorte. Des idéaux sur lesquels il ne pose aucune vérité, aucun mensonge, pas tant qu'il n'aura pas croisé enfin son clair regard. A cet instant seulement, tout pourra prendre vie. Tout pourra commencer.


***


Son cœur se resserre quand il sort de ce sentier sombre et que son regard vient se poser, au loin, sur la silhouette longiligne. Le voilà, ce fameux instant où tout prend réalité. Et aussi puissantes soient les idées toutes faites, la force de la réalité vient aussitôt écraser le reste, tout ce qui a pu exister auparavant. Reed reste immobile une seconde, deux peut-être, les yeux rivés sur ce dos svelte, sur cette longue chevelure brune qui lui rappelle une photographie. Son visage à lui, il ne laisse aucune émotion le trahir. Reed Gallagher n'est pas un homme particulièrement expressif. Nul ne le connaîtra jamais ainsi, et certainement pas Violet. C'est ainsi qu'il se décide à reprendre sa marche finalement, plus détendu qu'une ou deux minutes en arrière, plus confiant.

Retourne-toi …



Retourne-toi donc.


Et un bruit de pas doit l'alerter, car son visage se tourne vers lui et exauce ainsi ses prières. Un léger, très léger sourire se forme sur les lèvres du trentenaire quand leurs prunelles se croisent. Un contact électrisant auquel il avait évité de penser mais qu'il affronte désormais … avec un étrange plaisir.

Belle. Fragile. Éblouissante.

De quoi éteindre une voix, et pourtant … « Bonsoir. » Dit-il d'une voix calme et forte à la fois, mais aussi dénuée de timidité. S'il ne lâche pas ses iris,  ce n'est pas tant par bienséance mais bel et bien parce que cela lui est impossible. Malgré ces quelques secondes silencieuses, malgré tout ce qui plane dans l'air entre eux à cet instant, Reed est captivé, bien plus qu'il ne voudrait l'admettre. « Il y a un endroit particulièrement beau à quelques minutes d'ici. Si tu ne crains pas trop te laisser embarquer par un étranger, j'aimerais t'y emmener. » A quel degré est-il encore un étranger ? Il l'ignore. Mais finalement, cette part de mystère pourrait bien être source de toute la beauté de cette soirée …


Les hommes forts sont ainsi. Au zénith de l'amour, ils réfléchissent encore, ils calculent et leur décision est sans appel. Pancol
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MessageSujet: Re: can't fight the moonlight (violet)   can't fight the moonlight (violet) EmptyMer 10 Juin 2015 - 19:19

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J’ai compté les heures, les ais transformé en éternité. Un laps de temps indéterminé qui me séparait encore de lui, un espoir venu de nulle part, qui devient plus fort qu’un simple hasard. J’ai brûlé ma peau sous l’eau d’une douche que j’aurai voulue encore plus bouillante, pour qu’elle s’infiltre dans mes veines et fasse s’enfuir pour de bon le mal et la peine. Je me suis rêvée durant un quart d’heure contrôlé bien en point, vivante comme personne ne le serait jamais, j’ai essayé d’oublier la tristesse et de mon cœur sa détresse. J’ai pris mes comprimés, ce soir, j’ai voulu être discipliné, n’aies pas cherché à me battre quand j’ai senti la douleur sur moi s’abattre. J’ai obéis quand ma mère m’a demandé de prendre mon oxygène avec moi, prétextant que de toutes les façons dans mon sac il ne se verrait pas. J’ai laissé mon paquet de cigarette trainer sur mon lit défait avant de penser à finalement ma manière de m’habiller. Oubliant le vulgaire pour vouloir nous garder que le sincère. J’ai mis une robe, blanchie et je me suis souhaité dedans jolie. Malgré moi, je me voulais vieilli aussi.

Les hommes plus âgés, j’ai toujours su comment les attirer, comment faire semblant de connaitre le moindre de leurs secrets, mais j’ai vendu mon âme à Reed lorsqu’il a lu mes mots, lorsque des siens, je le jure, il a tatoué ma peau. J’ai rougis mes lèvres lentement, me suis appliquée pour un je-ne-sais-quoi que je n’ai jamais ressenti avant ce jour, je le sais. « Tu devrais nous laisser te conduire. » Pour passer pour une petite fille … J’ai eu envie de leur dire, mais je n’en ai rien fait, j’ai entendu ma mère me dire que j’étais belle et que ça ne se voyait presque pas. Elle n’a pas fini sa phrase, mais je l’ai fait pour elle. « Que je vais crever, oui, je sais. » Ils n’ont plus rien rajouté de plus et ont cru bon de se foutre à deux dans la voiture, comme si c’était une première fois, sans même se douter de l’importance qu’en réalité cette rencontre a pour moi. Ils n’ont même pas demandé qui c’était, s’ils le connaissaient, trop habitués à ce que je les rende dingues par mon état, par mes soirées et mes déboires qui depuis quelques années n’ont jamais cessé.

La voiture a roulé et j’ai laissé, volontairement, le silence s’installer dans mon esprit, pour tenter d’apaiser la chamade dans laquelle mon cœur est en train de plonger. Quand le moteur s’est arrêté, je n’ai pas attendu qu’ils rajoutent quoi que ce soit « Je me débrouillerai pour rentrer. » Et je m’en suis voulu d’avoir été malade aujourd’hui, d’une nouvelle fois avoir risqué ma vie. Mes talons, bien que pas trop élevés semblent raisonner, et j’ai l’impression d’être seule au moment où j’avance toujours le long du sentier. Et puis l’attente, l’angoisse et ce moment où j’ai l’impression de vaciller malgré moi, qu’à ces minutes sans le voir je ne survivrai pas. Je contrôle ma respiration lentement, je fais ce qu’on m’a appris, peut-être pour la première fois de ma vie. Quand je ne sais combien de temps s’est écoulé, j’entends alors le silence se briser. C’est lui, je le sais, je tremble de tout mon être, et j’ai des envies de disparaitre. Calmes-toi, respires, respires, ça ira … Et je me souhaite que la maladie me foudroie. Cependant elle n’en fait rien, je réalise qu’elle ne m’attaque jamais lorsque j’en ai besoin. Je me retourne et ça me frappe comme un coup de poing. Soudain. Trop grand. Comme dans un rêve envoutant.

Il s’approche et me pétrifie, une main dans les cheveux, pour prendre sur moi, une prière à certains dieux, pour qu’il ne s’évapore pas. « Bonsoir. » Sa voix, comme un glas. Non, comme une mélodie, une ode à la vie, en vers et en prose, m’offre un sursis. Ma parole est coupée, je reste suspendue à ses lèvres, à ses prunelles, étincelles, en son nom j’oublie ma candeur. « Il y a un endroit particulièrement beau à quelques minutes d'ici. Si tu ne crains pas trop te laisser embarquer par un étranger, j'aimerais t'y emmener. » Mes muscles crispés, je me bats pour les délier, décontracter, et autant que je dérive, je me décide à lui offrir un sourire. Je cherche mon audace, clos les paupières afin de m’aider, comprends que dans son regard je ne dois pas être la première à me noyer. « Je veux bien. » Qu’il me montre ce qu’il désire, me prédise peu importe l’avenir. Et l’étrangeté de la situation me frappe alors, je cherche notre magie, celle de ses mots, qui ont, je le crois, amoindris les miens. Sans pouvoir me contrôler, et sans non plus l’expliquer, mes mains se posent sur lui, et c’est à ce moment-là que j’entrevois la merveille, la chose irréelle. De ses épaules au commencement de son torse, et puis, elles fuient. « Excuse-moi. » S’il me prend pour une folle, tant pis. « Il fallait … Il fallait que je vérifie. » C’est d’une bêtise affreuse, d’un ennuie. « Que tu n’étais pas simplement une invention du à la maladie. » Je baisse le regard, recule d’un pas, prise de peur, de ce mal être intérieur quand j’ose avouer à haute voix qu’à cause de cette chose dans mon cœur, j’oublie parfois ce que ça fait de tenter d’être dans la réalité, sans se contenter d’y errer, de l’halluciner. Un millier de mots se bousculent entre mes lèvres qui semblent refuser d’en laisser échapper un seul en plus, sachant que je ne veux plus faire de faux pas. J’ai perdu mes moyens, parce qu’aussi malade soit-il, mon cœur, il s’est accroché au sien. Emmènes-moi, dans ce monde où jamais on ne donnera le droit à la vie de mourir encore une fois.
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MessageSujet: Re: can't fight the moonlight (violet)   can't fight the moonlight (violet) EmptyMar 16 Juin 2015 - 20:37

Reed Gallagher
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Reed ne connaît cette jeune fille que par les mots qu’elle a accepté de lui envoyer, semaine après semaine, ou mois après mois. Rien de ce qui touche au physique, ni à sa façon d’être ne lui est familière, et à vrai dire, qui pourrait prétendre que cela fait partie de ses desseins ? Avec Violet, il laisse le destin jouer sa part, sans patience, sans impatience. Avec magnétisme. La notion du temps est perdue, quand ses prunelles s’accrochent aux siennes. Quand elle manqué cette occasion de lui répondre et d’être cette fille polie que l’on pourrait espérer. Lui n’espère rien de ce genre-là. Il voit bien qu’elle est dans un état particulier, que sa voix est coupée par ce qu’il imagine être la conséquence de cette longue correspondance épistolaire entre eux.

Se retrouver face à l’inconnu quand quelques mots ont pourtant réussi à nous prodiguer courage, puissance et confiance. Il sait que cela peut être déconcertant. Intimidant.

Et Violet l’est, intimidée par ce qu’elle voit. De ses deux yeux clairvoyants, Reed s’en aperçoit. Lui qui est pourtant aveuglé d’habitude par de trop grandes choses, celles qui écrasent et piétinent les douces folies du coeur.

Il décide de la sauver de ce naufrage et de l’inviter à le suivre, vers un endroit qui lui fera peut-être oublier ses peurs et ses angoisses de l’inconnu. C’est sans prétention, aucune. Il faudrait être fou, de toute façon, pour rester à l’entrée de ce parc pendant une éternité, ou tout du moins, pendant de longues minutes. Quand Reed a une idée derrière la tête, il a souvent bien du mal à rester en place. Stagner et hésiter, ce n’est pas sa matière, encore moins une passion. « Je veux bien. » L’inverse l’aurait étonné, mais il aurait fait avec, qu’à cela ne tienne. Il lui répond à ces trois mots à sa façon, d’un très fin sourire presque imperceptible, sans quitter son regard, toujours aussi transperçant. Si celui-ci avait été fait de glace, son corps entier serait déjà gelé, tant il lui est difficile de regarder ailleurs. Cela lui fait perdre l’occasion de l’observer de haut en bas, comme n’importe quel homme aurait pu apprécier la découverte d’une femme, mais il est à trois mille lieues de songer à cela. Son esprit est accaparé par la beauté du moment, celle qui émane de son seul regard, à cette fille mystérieuse.

C’est l’inattendu qui frappe, encore, quand les mains de Violet se lèvent et vont se poser sur lui avec une douceur infinie. Au niveau de ses épaules et puis, plus bas, vers son coeur qui manque un battement. Les yeux clairs du trentenaire retournent examiner ce visage et ses expressions, tout ce qui pourrait lui donner un indice sur les intentions et pensées de la jeune fille. Ce n’est pas une manière de faire, mais s’en préoccuperait-il réellement ? Ses mains sont-elles embarrassantes ? Lourdes à porter ? Ce n’est pas ce qu’il semble ressentir.

Mais elle a réussi à le troubler en quelques secondes à peine, de ses mains presque trop fines et trop délicates pour y trouver une cohérence.

« Excuse-moi. » Mais il ne lui en a jamais voulu. « Il fallait … Il fallait que je vérifie. » Vérifier. Le regard de Reed s’intensifie autant que sa curiosité, à l’approche des mots justificateurs. « Que tu n’étais pas simplement une invention du à la maladie. » Il n’a jamais ignoré les mots qui mentionnaient cette maladie. Comment l’aurait-il pu, de toute façon, étant donné la fréquence à laquelle ils revenaient dans ses lettres ? Le trentenaire ignore néanmoins bien des aspects de cette maladie et il est probable qu’il ne soit pas prêt, ni même qu’il n’ait l’envie d’en savoir plus. Pas pour l’instant. Pas ce soir. Ce qu’il voit dans les yeux brillants de Violet, ce n’est certainement pas le désir de broyer du noir. Et qui plus est, elle ne le mérite pas. Au bout de deux ou trois secondes seulement, un sourire en coin étire les lèvres du rédacteur en chef. « Sois donc rassurée, je ne suis pas un mirage. » Son sourire s’agrandit spontanément sur ces quelques mots, sobrement teintés d’humour à la façon Gallagher. « Allons-y maintenant. » Dit-il finalement, en se tournant pour prendre le chemin vers la destination à laquelle il pense depuis de nombreuses minutes déjà.

Malgré l’obscurité naissante, les multiples couleurs des fleurs restent encore différentiables. Leurs parfums, quant à eux, restent totalement indemnes, pour le plus grand plaisir des deux visiteurs qui s’avancent sur un nouveau sentier de terre, par chance bien entretenu. Grâce à cette ambiance idéale et malgré la présence de Violet, Reed est complètement détendu et cela se voit à sa démarche tranquille ainsi qu’à ses mains, glissées dans les poches de son pantalon. Il ne trouve pas le silence pesant, sûrement parce qu’il n’est par nature pas un homme bavard et qu’il y voit même une certaine beauté, dans de nombreuses occasions. Pourtant, s’il est ce soir avec Violet, ce n’est pas seulement pour profiter d’une présence. Au contraire.

Quand une branche un peu trop basse s’apprête à gêner la route à la jeune femme, il lève son bras pour l’écarter et laisse Violet passer dessous, non sans un vague sourire. Puis il repose ensuite son regard sur elle, une expression légèrement inquiète sur son visage, malgré un petit sourire. « Je te sens un peu tendue. » Il n’a d’autres choix que de le voir. Violet l’aveugle un peu, ce soir. Rien n’est conforme à ses habitudes, mais il peine encore à le constater, bien trop pris par l’instant présent. Intérieurement, il pense à toutes ces fois où il utilise de façon volontaire cette technique de l’intimidation ; au travail, évidemment. Avec elle, il ne recherche pas cet effet, au contraire. Alors cela l’intrigue. « Ecrire est parfois plus simple, n’est-ce pas ? » Ajoute-t-il, sur un ton qui se veut rassurant, ses yeux revenant s’accrocher à elle. Il sait pertinemment que le “parfois” a toute sa place, dans sa phrase. Quand notre travail consiste à écrire, écrire, écrire, parfois l’on se rend compte que cela n’a rien de simple, quand bien même il est généralement plus simple pour nous d’étaler des pensées plutôt que de les exprimer à voix haute. Et l’infime intuition de Reed lui dit que cela doit être pareil pour elle.


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MessageSujet: Re: can't fight the moonlight (violet)   can't fight the moonlight (violet) EmptySam 11 Juil 2015 - 22:03

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Dans ma poitrine mon cœur s’accélère, perd le contrôle, et malgré moi s’envole. Quand mes mains touchent sa peau, ou plutôt la devine à travers le tissu, je frissonne, sens poindre en moi une douleur exquise que provoque la maladie, un ressenti qui n’a rien d’un déjà vu. C’est unique divin, je le sens en moi, c’est rapide, me fait souffrir, et pourtant m’apaise, contient quelque chose de serein. Le temps me semble trop court, trop surfait, et je m’éloigne déjà, à regret. Je fuis ses prunelles, j’ai peur de leur jugement, quand je parle encore et toujours de mon seul et unique amour. Celui qui me tuera, à qui je donne volontiers raison de moi. Et quand je relève le regard réalisant que j’ai du mal à quitter le sien pour plus de quelques instants, il choque mon intérieur, avec ce sourire qu’il m’offre plein de douceur. J’omets le reste, de toute forme de rancœur et regret, je me déleste. Ne pense plus à ce fait, celui que je vais mourir, me contente de rester une simple Violet.

« Sois donc rassurée, je ne suis pas un mirage. » Affectueusement mon regard s’adoucit, mes lèvres répondent aux siennes, et tout simplement je lui souris. J’aime son humour, son côté piquant, celui qui me murmure et chante que de ma mort proche aucun détail ne le hante. « Allons-y maintenant. » Je ne réponds pas, hoche le visage, rien que ça. Me place à ses côtés afin que de ce parc apparemment, il m’en montre un secret. Mes yeux se perdent ici et là, sur lui, aussi, c’est vrai, parfois. Observant en un silence des plus délicat ce que la vie peut produire de plus beau, et qui est ce soir proche de moi. Il protège mon chemin, et je lui concède quelque chose de divin. Son sourire m’émerveille et de mon monde précédemment éteint en devient le soleil. J’en oublie mon hérésie, ne garde que la vie. « Je te sens un peu tendue. » Je pourrai mourir et je ne le supporte pas, je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai demandé à papa d’arrêter tout ça. Tendue ? C’est pire que ça, j’ai du mal à respirer, du mal à vivre, mais pour cet homme qui a répondu à mes maux, je souhaite essayer. Je me sens un peu idiote, et toujours cette impression que je flotte. « Ecrire est parfois plus simple, n’est-ce pas ? » Je croise à nouveau son regard, ni trouve plus du tout de hasard, je ne saurai définir ce que c’est mais l’importance est que de beaucoup, ça me plait.

Mes mains se rencontrent, se frottent, je gagne du temps alors que je sais que la vie va m’en manquer. M’en enlever. Je cherche la bonne manière, pour lui expliquer pourquoi c’est de cette façon que j’ai choisi de faire. Il me trouble et me puni à la fois, ne le réalise même pas, cet impact étrange qu’il a sur moi. Parce qu’il est le seul et je le sais, parce que j’ai écrit au vent et qu’il a pris sur son propre temps. Pour répondre à mes pensées effritées, mes désirs d’enfant effilochés, cette maladie qui n’a de cesse de me ronger. Je suis tendue, parce que je ne peux être celle que mon entourage connait. Je ne peux lui mentir, puisque de mes mots je lui expliquer comment je peux souffrir. Je ne peux le manipuler. Je dois juste, juste, exister et cela me parait si compliqué. « Parfois. » Prononce doucement ma voix. « Mais tu es seulement le second à me lire. » Une impossibilité de fuir. « Alors je suis pas certaine de ce que j’avance. » Par l’expérience il me devance. Je cherche ma candeur devant tant d’errance.
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