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 young and beautiful (adélaïde)

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MessageSujet: young and beautiful (adélaïde)   Sam 6 Juin 2015 - 18:11

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Aaron Campbell
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YOUNG AND BEAUTIFUL




Aaron est l’un de ces hommes qui, lorsqu’il désire quelque chose, n’a pas pour habitude de baisser les bras aussi facilement. Pourtant, il les a bel et bien abaissés quand un jeune homme, étudiant probablement vu son jeune âge, a eu l’idée folle de dépenser dix mille dollars pour pouvoir profiter d’une soirée avec la jeune Sullivan, alors unique prix convoîté par notre grand brun ce soir. Il aurait pu enchérir davantage ou bien se rabattre sur d’autres jeunes demoiselles, mais il ne le fit pas, préférant écouter cette petite voix appelée Raison. Mais par dessus la Raison, il lui vint une idée en tête et déjà, il se voyait l’exécuter.

Convié à cette soirée en tant qu’invité et non professionnel, il avait toutes les cartes en main – et l’argent en premier – pour littéralement se servir et en faire profiter la ville. Mais il faut croire que le trentenaire n’a pas eu le cœur ce soir à vider son porte-feuille. Quand la soirée fut sur le point de se terminer, il chercha un stylo quelque part sur cette large table ronde et guida la plume sur quelques mots précis.

“Retrouvez-moi sur Walton Avenue. Vous me reconnaîtrez.”

Puis il se leva et alla donner ce bout de papier à un employé engagé pour la soirée qui se vit commandé d’aller apporter rapidement la note à Mademoiselle Sullivan. Une fois cela fait, Aaron s’éclipsa et se dirigea vers le lieu de rendez-vous, à deux minutes à peine de la sortie du bâtiment. Un endroit beaucoup plus calme choisi intentionnellement par le photographe, lui qui connaît si bien le quartier.


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Sam 6 Juin 2015 - 18:51

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Adélaïde J. Sullivan
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Laisser la porte ouverte à la possibilité qu'un homme puisse l'acheter n'avait pas été chose facile contrairement à ce que l'on pourrait croire. Adélaïde avait même hésité à participer et finalement elle s'était mise en tête que cela ne pourrait que la faire avancer, à tort ou à raison, elle n'en savait encore rien mais comme on dit, qui ne tente rien a rien. A vrai dire, elle commençait à saturer depuis quelques jours, quelques semaines même. Il y avait une différence entre être en rémission et avoir peur de tout et clairement, elle ne voulait plus avoir peur, elle voulait simplement profiter, s'éclater, tout en restant elle-même et en se maitrisant, bien entendu. Alors elle s'était challengée d'elle-même. Être achetée, peu importe par qui, peu importe le sexe de cette personne et elle passerait un bon moment, coûte que coûte.

Une motivation qu'elle avait gardée intacte jusqu'à la fin de la soirée lorsqu'on lui remettait un coupon en lui annonçant que le repas serait pour le lendemain ainsi qu'un morceau de papier libre. Cela serait mentir de dire qu'elle n'était pas un peu déçue de devoir attendre, bien qu'en réalité il s'agissait sûrement d'une petite appréhension vis-à-vis de l'attente qui serait capable de lui refiler un stress mais ça, c'était une autre histoire. Une histoire bien vite oubliée lorsqu'elle dépliait le papier tout en marchant, lisant les quelques mots qui l'avaient noirci. Walton Avenue. Ce n'était pas loin... avec la sortie des enchères, il y avait un peu de monde dans les rues, s'il lui arrivait quoi que ce soit, on l'entendrait sûrement.

A vrai dire, elle n'avait pas trop réfléchi, elle avait simplement saisie sa robe bleue pour éviter de marcher dessus et s'était mise à marcher, poussée probablement par la curiosité d'en savoir plus. Plus elle avançait et plus le silence avait sa place et autant avouer que ça faisait du bien aux oreilles après autant de brouhaha. Un silence presque brisé lorsqu'un léger rire lui échappait, reconnaissant effectivement l'homme qui lui avait donné rendez-vous, tandis qu'elle avançait vers lui. « Si on me l'avait dit un peu plus tôt dans la soirée, je n'y aurais probablement pas cru. » Parce que c'était juste fou de le retrouver là, à cet instant et surtout après tant de changements, du moins de son côté. « Je comprend ton succès avec les femmes si tu les achètes. » Disait-elle avec un sourire plein de taquineries.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mar 9 Juin 2015 - 17:40

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Aaron Campbell
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S’il avait été fumeur, sans doute aurait-il sorti son paquet pour en griller une, mais ce n’est pas le cas. Il patiente donc, quelques doigts accrochés à l’une des poches de son pantalon, le regard parfois rivé vers l’angle de la rue. Il n’a pas vraiment d’appréhension à l’idée qu’elle le découvre lui et non un autre, à vrai dire il s’agit plutôt d’une impatience. Après tout, quel homme ne le serait pas, l’instant précédant les retrouvailles avec une femme qui aurait été, à juste titre, l’auteure de l’une des plus belles folies de sa vie ? Faire l’amour dans un avion ne doit certainement pas être une pratique des plus habituelles pour le commun des mortels et elle ne figure pas parmi les plus grands fantasmes pour rien … Aaron, lui, se souviendra éternellement de cette impudicité commise avec la jeune femme. Il faut dire que les sensations fortes ne leur avaient pas été étrangères, ce jour-là, loin de là.

« Si on me l'avait dit un peu plus tôt dans la soirée, je n'y aurais probablement pas cru. » La voilà qui s’approche enfin de lui, plus belle que jamais dans cette tenue. Tout du moins, c’est ce que les yeux brillants du brun ont envie de croire. Il la laisse s’avancer davantage vers lui, sans la quitter une seconde du regard. Pour cause, cela lui est impossible. « Je comprend ton succès avec les femmes si tu les achètes. » Un sourire vient étirer naturellement ses lèvres quand elle prononce ces mots taquins. Les mois ont passé mais elle n’a pas perdu son répondant. Fait grandement appréciable. « Est-ce si difficile à croire qu’un homme comme moi puisse avoir à cœur d'aider sa ville ? » Demande-t-il alors à la jeune femme, à son tour plaisantin, quoiqu’un peu mystérieux. Il laisse ensuite son regard voguer courtoisement sur elle, sur cette tenue qui la rend sublime. « Quoi qu’il en soit, je n’aurai pas dépensé un seul centime pour pouvoir profiter de ta présence ce soir, Adélaïde. » Il insiste bien sur ce prénom, quand ses prunelles remontent plus haut, à la recherche de celles de la blondinette qu’il connaissait sous un autre prénom, plus court, plus provoquant. Se serait-elle inventé une fausse identité, ce jour-là ? Peut-être ne le saura-t-il jamais, et finalement, l’idée n’est pas tant déplaisante. Il fait durer ce contact visuel avant de reprendre, quelques secondes plus tard. « Tu es libre, alors ? » Une simple question, qui veut dire bien des choses.


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mar 9 Juin 2015 - 23:08

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Adélaïde J. Sullivan
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La curiosité est un vilain défaut, on le dit souvent et pourtant Adélaïde avait toujours tendance à la nourrir, la suivre et à tenter de la combler cette curiosité. Ce soir, en se rendant Walton Avenue, c'est exactement ce qu'elle faisait. Découvrir la personne qui lui avait écrit ce mot était son leitmotiv. Peu importe que cela soit un homme ou une femme, elle s'en fichait éperdument, elle voulait simplement connaitre l'identité de cette personne et comprendre ses motivations à lui donner un rendez-vous si mystérieux. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant Aaron Campbell, le seul, le grand, l'unique, l'impétueux amant avec qui elle avait eu affaire en plein vol pour New York. Si son passé la dérangeait aujourd'hui, il n'y avait pas tout à jeter à la poubelle non plus et Aaron faisait partie de ses délicieux souvenirs qu'elle chérissait et entretenait parfois, il est vrai, seule dans son lit.

Naturellement elle s'était donc montrée taquine avec lui par les mots qu'elle avait choisi mais lui non plus n'avait pas perdu de sa répartie ni de son audace d'ailleurs, il suffisait de constater leurs présences ici et le sourire qu'Adélaïde affichait. « Non, pas spécialement difficile à croire. C'est seulement le moyen emprunté pour le faire qui tourne pas vraiment en ta faveur pour le coup, t'aurais pu aider en te vendant et non en achetant. » Disait-elle avec cette malice qui lui était propre. Elle était persuadée que des femmes se seraient battues pour lui, elle la première probablement. Mais son sourire s'effaçait un peu dès l'instant où il prononçait et insistait sur son prénom. Et merde, elle avait pas pensé à ça. Si elle n'avait pas une mine décomposée, c'est à l'intérieur d'elle qu'elle commençait un peu à paniquer. Est-ce qu'elle serait obligée d'évoquer la question ou pouvait-elle l'éviter? L'avenir de la soirée le dira. « Comme quoi je peux parfois me montrer conciliante pour les pauvres. » La provocation, encore et toujours. Evidemment, elle plaisantait, parce qu'elle savait très bien qu'il possédait une certaine richesse mais dans un sens ça mettait un peu de piment à leur conversation tout en esquivant les non-dits et les secrets personnels. « Visiblement si je suis là. L'homme qui m'a achetée n'aura son dîner que demain et la femme que j'ai remportée aura son portrait que le surlendemain. Je suis toute à toi pour ce soir je crois... dans la limite du raisonnable. » Disait-elle non sans un rire au souvenir qu'elle avait de lui, cet homme dominant n'en faisant qu'à sa tête et se souciant de ses envies soudaines. Elle avait changé et elle comptait bien le faire savoir en ne se laissant marcher sur les pieds ni manipuler, que ce soit par lui ou par ses propres démons d'ailleurs.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Jeu 11 Juin 2015 - 19:48

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Face à la belle Sullivan, Aaron redouble d’attention, bien décidé à faire agir son charme sur elle comme il a déjà réussi à le faire opérer, quelques mois auparavant. Il ne prévoit rien d’autre pour cette soirée, rien de concret à vrai dire. Tomber sur elle dans ces circonstances ne pouvait pas se faire sans qu’il ne cherche à lui adresser quelques mots, cela n’aurait pas été dans sa nature. Et finalement, il se satisfait déjà de ce choix quand il se retrouve face à elle et à sa personnalité – pour l’instant – visiblement inchangée. « Non, pas spécialement difficile à croire. C'est seulement le moyen emprunté pour le faire qui tourne pas vraiment en ta faveur pour le coup, t'aurais pu aider en te vendant et non en achetant. » Il la fixe un instant, relativement sérieusement, avant d’esquisser un très vague sourire en coin. « J’ai toujours préféré être du côté des acheteurs, dans les salles d’enchères. Cela changera difficilement. » Déclare-t-il sur un ton calme, confiant, faisant référence à ces après-midis passées dans des salles d'enchères classiques pour des œuvres d'art et non des humains. « Peut-être que je n’ai pas été complètement honnête avec toi, en te disant que cela me tenait à coeur d’aider une cause étrangère à mes ambitions personnelles. » Admet-il alors, quelque peu farceur. Ambitions personnelles qui tournent autour de l’art, en grande partie, et évidemment autour des personnes les plus proches du trentenaire.

Sur un nouveau regard futé, il assume à voix haute sa fierté de pouvoir profiter de sa présence gratuitement. Ignorant si cela est du goût de la jeune femme, Aaron se voit cela dit vite confronté de nouveau à son répondant. « Comme quoi je peux parfois me montrer conciliante pour les pauvres. » Ce point qu’elle marque est minime, à vrai dire Aaron souhaiterait ne même pas le compter tellement sa fortune personnelle fait partie intégrante de sa fière allure au quotidien. Mais il se retient malgré tout par dignité et, croyez-le ou non, par modestie, se contentant alors d’offrir un sourire à son interlocutrice.

Prêt à quitter cette rue, le trentenaire s’enquit de savoir si Adélaïde est libre et la réponse ne se fait pas attendre. « Visiblement si je suis là. L'homme qui m'a achetée n'aura son dîner que demain et la femme que j'ai remportée aura son portrait que le surlendemain. Je suis toute à toi pour ce soir je crois... dans la limite du raisonnable. » Ses derniers mots font doucement rire Aaron, bien que son attention soit plus accaparée par un autre élément. « Tu parlais d’une femme et d’un portrait ? » Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas avec une mauvaise curiosité qu’il demande ça, plutôt un réel intérêt. Pourquoi une femme ? Et de quel portrait parle-t-elle ? Sur cette question qu’il lui pose, il lui fait signe de la suivre, sur un chemin dont il ignore encore la destination.


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Ven 12 Juin 2015 - 3:30

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Adélaïde J. Sullivan
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Un jeu s'était naturellement installé entre eux. Un jeu dangereux et elle en avait bien conscience. Tout ce qu'elle souhaitait c'était qu'elle puisse le maitriser, le tourner dans le sens qu'elle voulait et elle savait d'avance que cela ne serait pas chose aisée. Face à un homme comme Aaron, il était clair qu'elle avait du mal à faire le poids, pour la simple et bonne raison qu'il était tout aussi impressionnant que craquant. Monsieur Campbell avait une maitrise sur elle qu'elle n'expliquait pas, c'était comme ça, point final. Peut-être son regard sur elle ou encore ses mots fort bien choisi, pourquoi pas les souvenirs qu'ils avaient en commun ou au contraire ce mystère que l'avenir de cette soirée peut leur réserver. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle avait envie de passer cette soirée en sa compagnie, advienne que pourra. « Je dois me considérer comme l'une de tes ambitions personnelles? » Après tout il venait de lui dire que ses ambitions rythmaient son envie d'enchérir ce soir, et puisque la cause l'importait peu, il ne restait plus qu'elle dans les paramètres, c'est en tout cas ce qu'elle pensait, pouvant admettre qu'elle faisait peut-être fausse route.

Agrippant de nouveau sa robe qu'elle passait sur son poignet et qu'elle retenait ainsi, elle reprenait la marche près d'Aaron, non sans sentir sa curiosité être pincée. Une femme et un portrait. Il ne retenait que cela et peut-être que c'était mieux ainsi. Quittant ses pieds, elle tournait son regard vers lui avec un sourire amusé. « T'as très bien entendu. C'est si étonnant que cela? » Ça pouvait l'être pour lui, après tout il n'avait connu que la Jane, cette jeune femme assoiffée, jamais repu et visiblement attirée par les hommes. Regardant droit devant elle, elle haussait les épaules de manière presque nonchalante. « Je la trouvais jolie avec un visage très fin, presque hors du commun, tu vois? Ça m'a prise comme ça, j'ai monté sa mise petit à petit et j'ai claqué quasiment 100 000$ sur sa trogne. Si elle me demande pourquoi je serais même pas foutue de lui répondre je crois. » Un rire qui semblait s'accoupler à son autodérision. « Comme je te l'ai dit, je crois, je dessine et du coup vu qu'on a gagné un moment toutes les deux dans une galerie d'art privatisée avec l'autorisation d'utiliser le matériel, je vais pas me gêner pour faire son portrait, ou autre chose, je sais pas encore. » A vrai dire elle n'avait rien prévu de spécial, pas aussi tôt mais d'ici là, elle aurait sûrement une idée pour les occuper toutes les deux.

Continuant leur petit bout de chemin le long d'un parc dont la noirceur pourrait en effrayer plus d'un, c'est un bruit étrange qui interloquait Adélaïde. Automatiquement, elle tournait alors la tête vers un buisson, non loin d'eux, qui se mis à bouger et faire un bruit peu commun. « Oh putain... » Ni une, ni deux, la jeune femme eu le réflexe de vouloir se cacher derrière son compagnon de galère mais sa rapidité et surtout son manque de stabilité sur ses talons ainsi que sa robe qu'elle se prenait dans les pieds eurent raison d'elle. S'étalant littéralement sur l'herbe comme une bouse, elle se mit à rire, encore plus lorsqu'elle pouvait apercevoir un canard qui sortait du buisson et qui avait probablement du tenter de s'envoler de celui-ci en les entendant arriver. Avoir peur d'un canard... Honte de sa vie, leçon n°1.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Ven 12 Juin 2015 - 19:08

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Aaron Campbell
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« Je dois me considérer comme l'une de tes ambitions personnelles? » Cette question a le mérite de surprendre Aaron, et pourtant, n’est-ce pas avec cette once de provocation qu’il a rencontré Jane ? Il laisse son regard posé sur elle un moment avant de prononcer ce qui la surprendra peut-être à son tour, sur un ton énigmatique. « Qui te dit que j’ai enchéri sur toi ? » En effet, rien ni personne ne le dit. Ce mot qu’il lui a fait passer ne prouve rien non plus, si ce n’est qu’il désirait la revoir … Par delà ce mystère qu’il laisse planer, la vérité peine à faire éclat, mais Aaron a bel et bien misé sur elle. Une somme qui ne représente pas énormément pour lui, quand bien même il a trouvé cet étudiant sacrément culotté de dépenser 10 000 dollars pour un rendez-vous avec une fille …

Ils se mettent à avancer sur le trottoir, l’un à côté de l’autre, et Aaron revient naturellement sur les détails de la soirée. Précisément, sur le gain de sa compagne. « T'as très bien entendu. C'est si étonnant que cela? » Et avec cette question, il obtient une réponse à une curiosité qu’il n’a même pas tant mis en avant. Alors, elle serait également intéressée par les femmes, tout du moins c’est ce qu’il comprend avec ces propos et ce sourire amusé. Naturellement, il imagine la jeune fille avec une autre femme et se dit que cela ne saurait être désagréable à l’oeil, le sien étant décidément très gourmand de ce genre de choses. « Je ne sais pas. Peut-être pas tant que ça, venant de toi. » En disant cela, il met de côté la cause défendable de la bisexualité pour se focaliser sur Adélaïde et son aspect libertin, ce qui pourra ou non plaire à la concernée. « Je la trouvais jolie avec un visage très fin, presque hors du commun, tu vois? Ça m'a prise comme ça, j'ai monté sa mise petit à petit et j'ai claqué quasiment 100 000$ sur sa trogne. Si elle me demande pourquoi je serais même pas foutue de lui répondre je crois. » Outre remarquer le fait que cette fille ne compte pas l’argent, le photographe devine rapidement qu’elle doit avoir un parent suffisamment influant et puissant pour lui permettre ce genre de frasque impressionnante, sinon comment cela pourrait-il être possible ? Bien qu’il ait la possibilité de mener aujourd’hui une vie aisée, Aaron se sent malgré tout en décalage avec la mentalité d’Adélaïde. Bonne cause ou non, elle reste jeune, très voire trop libre. Réalise-t-elle véritablement la valeur des billets verts ? Il n’en est pas sûr, mais cela lui importe peu finalement. Ce n’est pas pour discuter d’argent qu’il a voulu la voir. « Comme je te l'ai dit, je crois, je dessine et du coup vu qu'on a gagné un moment toutes les deux dans une galerie d'art privatisée avec l'autorisation d'utiliser le matériel, je vais pas me gêner pour faire son portrait, ou autre chose, je sais pas encore. » Les yeux d’Aaron retournent se poser sur ceux de la blondinette avec intérêt. Des images viennent hanter son esprit, toutes plus agréables les unes que les autres. « C’est vrai que tu m’avais parlé de ta passion pour le dessin. » Entre quelques caresses et baisers sulfureux … « Je serais curieux de voir ce que tu fais un jour. Tu crois que ça serait possible ? » Il dit cela sur un ton à la fois détendu et à la limite du professionnalisme. S’il peut apprécier le talent de cette fille, autre que celui dont elle fait preuve avec son corps, les yeux d’Aaron pourraient réellement en être ravis.

Mais il n’a pas le temps de mener sa réflexion plus loin car un bruit sur le côté du chemin fait sursauter Adélaïde, au point même de la déséquilibrer. « Oh putain… » Aaron est quant à lui surpris de sa réaction, des mains de la jeune femme qui s’accrochent à lui et, deux secondes plus tard, de sa chute presque spectaculaire sur l’herbe. Tout du moins, encore faudrait-il qu’il s’agisse d’un spectacle burlesque ! A moitié emporté dans la dégringolade, l’homme est néanmoins resté sur ses deux pieds, et tandis que la jeune femme est toujours étalée sur le sol, ses yeux sont captivés par une bestiole qui sort du buisson. Un canard. Un vulgaire canard sorti de sa mare, se dit Aaron, en craquant finalement un petit rire. « Eh bien, on se fiche des secousses d’un avion mais on se laisse effrayer par un pauvre oiseau ? » Remarque-t-il, non sans faire référence à leur vol ensemble. Et puis il tente de l’aider à se relever du mieux qu’il le peut malgré cette robe longue peu pratique ; ses deux mains vont chercher celles d’Adélaïde et il la soutient pour l’attirer en hauteur, vers lui. Enfin … Il ne se rend compte de la force qu’il utilise pour la relever que quand elle se retrouve entraînée presque nez à nez contre le trentenaire, proche de lui telle qu’elle avait pu l’être il y a des mois en arrière …

Le regard d’Aaron s’abaisse sur celui de la jeune femme puis sur ses lèvres, immanquablement. Il sent son corps s’emballer, sans trop savoir quelles sont les parties les plus touchées, trop concentré pendant ce bref instant sur la contemplation de cet objet de désir qu’il avait presque réussi à oublier. Quand ses prunelles remontent doucement vers celles d’Adélaïde, il sourit un peu, réalisant que l’une de ses mains est désormais posée sur sa hanche. Au cas où un autre canard déciderait de surgir … « C’est toi qui as demandé à cet animal de sortir de ce buisson ? » Et cette simple idée, aussi irréaliste soit-elle, réussirait presque à l’attendrir.


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Sam 13 Juin 2015 - 2:12

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Adélaïde J. Sullivan
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Haussant les épaules, Aaron venait de mettre Adélaïde au pied du mur. Elle avait tout d'un coup perdu de son répondant. Non pas parce qu'il l'impressionnait particulièrement avec cette question mais c'était son sérieux qui devenait presque déstabilisant. Depuis quand c'était si sérieux entre eux? « Rien ne me dit que tu l'as fait mais rien ne me dit non plus que tu l'as pas fait, c'est justement la question que je me pose. » Avait-il misé sur elle? Elle n'en savait rien. Elle se savait influente, ou plutôt savait son nom de famille influent, elle pourrait donc avoir la réponse d'elle-même sans trop difficulté mais en toute sincérité, elle trouvait cela plus drôle de ne pas savoir et plus excitant d'avoir ce doute concernant Aaron. Peut-être qu'elle attendait de l'entendre de sa bouche si tel était le cas.

Ses talons claquant sur le sol, elle semblait amusée que l'homme à ses côtés soit étonné de son choix vis-à-vis de son achat. Enfin... étonnée était un bien grand mot puisqu'il lui répondait sans attendre et moqueur en plus. Gentiment la jeune femme le poussait un petit peu, riant doucement et secouant la tête comme si Aaron était irrattrapable dans ses bêtises. « Sois pas moqueur comme ça. T'as pas tout vu venant de moi et tu pourrais être étonné. » Et contrairement à ce que beaucoup pourrait penser, du moins ceux qui ont connu Jane, il n'y avait rien de sexuel dans ce qu'elle disait. Elle parlait plutôt de la personnalité de Jane auparavant très exacerbée et qui écrasait la partie la plus sensible d'elle. Aujourd'hui c'était fini. Elle avait trouvé un juste milieu, un équilibre et elle n'avait plus peur de montrer qu'elle pouvait être faible, parfois triste et entièrement brisée. Une facette que le trentenaire ne connaissait évidemment pas, seul Andy pouvait en témoigner pour le moment. Peut-être qu'au fond elle souhaitait qu'il le voit. Finalement c'est elle qui se trouvait être étonnée par la question qu'il lui posait, l'arrachant de ses pensées et de ses rêveries concernant son moment prochain avec Lola. Elle avait presque cru un instant qu'il se moquait de nouveau, qu'il se jouait un peu d'elle avec bienveillance tout de même. Mais son regard, l'apaisement dans ses mots, son calme, tout ça n'avait pas l'air de faire partie du jeu, mais plutôt d'une demande sérieuse. « Euh... Oui si tu veux. J'ai pas vraiment l'habitude de les montrer mais j'imagine qu'il va falloir que je m'y habitue. » Puisque après tout elle faisait des études là-dedans, ça allait être difficile de ne pas les montrer à d'autres personnes en dehors d'Andreas et de ses profs. Un sourire amusé sur le visage, elle ne pu néanmoins s'empêcher de lui proposer - peut-être même de lui imposer - un deal. « M'enfin, à conditions que je puisse voir tes photos aussi, donnant donnant sinon c'est pas drôle. »

Ce n'est que quelques secondes après lui avoir demandé qu'elle se retrouvait les fesses par terre, à rire aux éclats de sa stupide frayeur d'un stupide canard sortit d'un stupide buisson. Si elle avait honte? Un peu. Si elle s'en foutait? Totalement! Ce n'était que dans des instants comme celui-ci qu'on pouvait rire de soi et laisser les autres se moquer. Elle n'en tenait donc pas rigueur à Aaron de le faire gentiment puisqu'elle aurait fait la même chose à sa place. Tout en replaçant sa robe correctement pour pouvoir se lever avec l'aide du brun, elle souriait presque timidement, comme happée par leurs souvenirs ardents. « Les circonstances n'étaient absolument pas les mêmes. » Et pour cause, lors des secousses de l'avion, elle était bien plus accaparée par le plaisir qu'il lui donnait que par le danger qui les guettait ce jour-là. Pour sûr que si les circonstances avaient été les mêmes ce soir, elle n'aurait probablement pas capté les bruits émanant d'un buisson qui bouge. Attrapant les mains d'Aaron pour se relever, elle ignorait s'il avait tiré un peu fort ou si elle avait trop poussé sur ses jambes pour se relever - pourquoi pas les deux - mais c'est bien dans ses bras qu'elle se retrouvait en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Cette promiscuité fit soudainement s'emballer son cœur et fit remonter bien des souvenirs et des envies à la surface. A cette distance, elle pouvait humer son parfum qui n'avait pas changé, observer les traits de son visage, de cette mâchoire qu'elle avait tant aimée et choyée, sentir cette main sur sa hanche qui auparavant l'avait empoignée. Croiser son regard clair était presque une incitation à craquer, à se laisser aller une nouvelle fois entre ses bras. Mais ça aurait été trop facile sans qu'elle n’omette pas une petite résistance. « Tu as percé mon secret. J'élève et j'entraine des canards à mes heures perdues. » Disait-elle avec un sourire presque au bord du fou rire. Par moment, il était clair qu'il ne fallait pas attendre d'elle le moindre sérieux. Penchant légèrement la tête, elle s'autorisait pourtant une question qui lui piquait la langue depuis qu'elle l'avait reconnu, au coin de la rue en arrivant. « Qu'est-ce que tu attends de cette nuit, Campbell? » Autrement dit qu'est-ce qu'il attendait d'elle au juste. Serait-elle seulement à la hauteur de ce qu'il voulait maintenant qu'elle n'était plus la même?



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 17 Juin 2015 - 2:08

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Aaron Campbell
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« Rien ne me dit que tu l'as fait mais rien ne me dit non plus que tu l'as pas fait, c'est justement la question que je me pose. » Elle est perspicace mais cela ne mérite pour autant pas une réponse, selon Aaron. Il préfère de loin la laisser dans le suspense, lui qui maîtrise plutôt bien l’art du « laisser le doute » chez la gente féminine, pour les rendre davantage sensibles à son charme. Souvent ça marche, qu’on se le dise. Et en guise de réponse à sa remarque, le trentenaire se contente de lever vaguement les yeux en l’air, non sans un sourire mystérieux.

C’est lui, quelques secondes plus tard, qui se laisse surprendre par la révélation d’Adélaïde. Il faut dire que les seuls souvenirs qu’il a d’elle sont ceux d’une femme très voire trop gourmande, et visiblement uniquement intéressée par les hommes. A l’évidence, il est loin de l’avoir longuement fréquentée et c’est la raison pour laquelle il tente vite de relativiser sur le ton de l’humour, ce qui n’échappe pas à la blondinette. « Sois pas moqueur comme ça. T'as pas tout vu venant de moi et tu pourrais être étonné. » Les prunelles claires d’Aaron s’en vont retrouver les siennes quand il émet un petit rire, significatif de ses pensées. Il ne doute pas qu’elle soit capable de l’étonner, elle n’a fait que ça durant ces nuits entières qu’ils ont vécues ensemble, quelques mois en arrière. Alors, pourquoi cela serait différent, en dehors du lit ? Le photographe hausse les épaules, sur un ton joyeux. « Je ne demande que ça, être étonné. » Se permet-il de répondre, un tant soit peu provocateur.

Le sujet des dessins le rend bien plus sérieux. C’est un tout autre intérêt que cela déclenche chez lui, un qu’elle n’a pas encore eu l’occasion de connaître. Si elle semble surprise de sa demande, lui n’en est plus à sa première découverte de talents. « Euh... Oui si tu veux. J'ai pas vraiment l'habitude de les montrer mais j'imagine qu'il va falloir que je m'y habitue. » Il acquiesce d’un mouvement de tête, déjà satisfait à l’idée de cette nouvelle entrevue. « Quelle que soit la forme d’art que l’on réalise, c’est dommage de ne la partager qu’avec un cercle restreint. » Parce que n’importe quelle oeuvre, aussi “simple” soit-elle au yeux du commun des mortels, pourra faire sens chez quelqu’un. C’est en tout cas ce qu’il pense, et nombreux sont les professionnels dans l’art qui considèrent également les choses ainsi. Encore faut-il avoir la chance de se faire repérer … « M'enfin, à conditions que je puisse voir tes photos aussi, donnant donnant sinon c'est pas drôle. » A ces mots, il lui offre un sourire en coin. « Cela devrait pouvoir se faire. Il faudra que tu passes par mon studio, je te donnerai l’adresse. » C’est aussi simple que cela. Aaron gagne sa vie de ses clichés après tout, il serait étrange pour lui de ne pas vouloir en partager quelques uns. Entre ses différents voyages, les shootings de mode, les clichés commerciaux et plus récemment les séances pour les particuliers, les yeux d’Adélaïde trouveront sûrement leur compte, tout du moins il l’espère.

Un peu plus tard, l’épisode du canard en plein Los Angeles leur décroche à tous les deux des rires spontanés. La jeune fille se remet vite de sa chute, mais c’est pour se retrouver tout aussi vite dans les bras d’Aaron qui oublie de prendre en compte la variable des talons et de la robe peu pratique. Quand Adélaïde croise son regard, à quelques centimètres seulement du sien, le grand brun sent bien qu’il se produit aussi quelque chose chez elle. Comment cela pourrait-il être autrement, après ce qu’ils ont vécu … « Tu as percé mon secret. J'élève et j'entraine des canards à mes heures perdues. » Cette réplique le surprend autant qu’elle l’amuse, après une brève seconde d’hésitation et de contrariété apparentes. Décidément, l’humour fait bel et bien partie de ses qualités, et ce n’est pas pour déplaire à Aaron, malgré ce qu’il répond. « Au risque de te surprendre, je te préfère en artiste plutôt qu’en éleveuse. » Non évidemment, cela ne surprendra personne, et surtout pas eux deux. Plus les secondes passent, plus le regard d’Aaron se radoucit, en proie à une émotion prévisible au vu de la situation. Et à en voir la tête de la jeune femme qui se penche, avec ce regard curieux, il devine déjà qu’une question s’apprête à éclater. « Qu'est-ce que tu attends de cette nuit, Campbell? » … Ce dernier esquisse un nouveau sourire, un qui ne dure néanmoins pas une éternité. Sa réponse ne se fait pas attendre mais reste bien peu garnie, en comparaison avec ses pensées. « Qui a parlé d’une nuit ? » Il accentue son regard, non sans un petit air finaud qui sied particulièrement bien à la situation. Il n’a pas songé à passer la nuit avec elle, juste terminer cette soirée en sa compagnie. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que son coeur est encore à une autre femme et qu’il le sera encore pendant longtemps. Si cet instant de séduction satisfait sa fierté et son tempérament charmeur, il n’est pour autant pas prêt à ramener une femme jusque dans son lit. Son cœur encore épris ne supporterait peut-être pas un acte aussi infidèle, mais qui sait jusqu’où il serait prêt à aller ? Doucement, Aaron approche ses lèvres de la joue d’Adélaïde et y dépose un baiser, sans aucune prétention, sans vague de sentiments, seulement une once de tendresse. « Crois-le ou non, j’avais seulement envie de savoir ce que tu devenais. Cela dit … On peut y passer la nuit si tu veux, rien ne m’attend chez moi. » Et sur ces mots, il lui adresse un clin d’oeil un brin malicieux avant de s’écarter d’elle, juste un peu. « Tout dépend de ce que tu attends désormais toi de cette nuit. »


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mar 23 Juin 2015 - 0:25

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Un sourire sur les lèvres, Aaron n'avait pas idée comme ses quelques mots résonnaient dans l'esprit d'Adélaïde. Il ne demandait qu'à être étonné. Si seulement il savait tout ce qui était survenu pendant les quelques mois qui séparaient cette soirée de leur rencontre pour le moins étonnante. Finalement ils ne savaient pas grand chose de la vie de l'un comme de l'autre, à vrai dire ils ne savaient même rien, elle était donc persuadée qu'elle serait capable d'étonner le trentenaire par ce qu'elle est en tant que jeune femme, caractériellement parlant, et non par ce qu'elle laissait voir lorsqu'elle n'était que Jane. Si ce soir elle n'avait aucun mal à être pleinement Adélaïde, il n'en restait pas moins vrai qu'elle n'était pas prête à tout lui révéler ce soir et encore moins à lui dire qu'elle n'était pas tout à fait elle-même lorsqu'ils sont rencontrés. Étrangement, elle était persuadée qu'il aurait le temps de la découvrir. Instinctivement, elle n'avait pas si tort que ça et pour cause, dès l'instant où ils s'étaient mis à parler de photos et de dessins, c'était presque un rendez-vous qui s'était mis en place. « Tout dépend du degré d'intimité de l'art en question. » Parce qu'elle pensait, et d'autant plus dans son cas, que l'art peut parfois mettre en lumière une intimité qu'on ne souhaite pas forcément montrer mais seulement extérioriser pour soi. Aussi bête que cela puisse paraître, son feu obsession pour les corps, pour le sexe, se voyait clairement dans ses dessins et ce n'était pas spécialement une chose qu'elle aimerait afficher au grand public. Cela dit, elle ne se permettait pas de remettre le point de vue d'Aaron en question, chacun ses opinions après tout.

Un bref rire passait le seuil de ses lèvres lorsqu'il avouait sans hésitation la préférer en artiste qu'en éleveuse et en bon petit clown, elle ne pouvait s'empêcher d'en rajouter une couche. « T'as tort, les bottes en caoutchouc me sied à merveilles, je suis sûre que tu adorerais. » Disait-elle non sans un sourire amusé qui étirait ses fines lèvres. Et puis finalement elle n'avait pas su se taire, la question lui brûlait trop la langue pour qu'elle l'oublie, trottait trop dans son esprit pour ne pas être exprimée. Qu'est-ce qu'il attendait d'elle, qu'est-ce qu'il attendait d'eux, de cette nuit parce que oui, et ce sans aucunes arrières pensées, elle se voyait passer le reste de la nuit avec lui. Une spontanéité révélatrice probablement. Pourquoi ne voudrait-elle pas après tout, elle se sentait bien en sa présence et c'était là le plus important. « Moi j'ai parlé d'une nuit. » Cet air sérieux, ce regard qu'elle ne lâchait pas une seconde. Elle n'avait pas peur de le dire, elle n'avait aucune raison d'avoir peur de toute manière. Elle ne sous-entendait rien, elle ne semblait même pas avoir une once de pensée déplacée et Aaron semblait l'avoir compris dès l'instant où il déposait un baiser contre sa joue, sans prétention non plus. Peut-être bien que malgré l'absence de peur, cela contribuait tout de même à la détendre un peu plus, à n'avoir aucune appréhension. Si elle avait connu l'homme dominateur et empreint à la suivre dans de douces et pures folies, elle découvrait ce soir qu'il savait aussi être un homme doux et raisonnable.

« En y réfléchissant un peu, c'est possible que ça prenne la nuit. » Si elle lui racontait tout, de A à Z. D'où elle vient, le pourquoi elle est devenue Jane, comment elle a réussi à changer et redevenir Adélaïde, ce qu'elle comptait faire de son avenir, oui, sincèrement ça pourrait prendre la nuit mais pour le moment... « Tout ce que j'attend c'est ça. » Disait-elle après avoir fouillé brièvement dans sa pochette pour en sortir son téléphone et le poser dans la main d'Aaron. « Tout ce que je te demande c'est de bien vouloir me donner de suite l'adresse de ton studio photo. » Haussant doucement les épaules, elle souriait malicieusement tout en reprenant la marche qu'ils avaient commencée. « Et ton numéro par la même occasion, je sais que tu n'as aucune raison valable pour me le refuser. » Rajoutait-elle avec une once de plaisanterie mais qui laissait tout de même savoir son sérieux. Sa robe bien en main, elle se méfiait un peu des buissons qu'ils longeaient, sait-on jamais ce qui peut en sortir, tandis qu'Aaron notait sûrement l'adresse du studio sur son téléphone. Son regard sur lui, elle se permettait de le détailler plus en détails et étrangement, elle faisait une vraie fixette sur ses mains... ils avaient de belles mains, indéniablement. Finalement, elle se rendait compte qu'elle était peut-être ridicule à les fixer de cette façon, elle brisait donc le silence, non gênant, par une question légitime, les fameuses questions retournées contre le questionneur. « Et que devient Aaron Campbell alors dans tout ça. » Parce que contrairement à ce que beaucoup pourrait penser, elle s'intéressait aussi à lui et pas qu'à sa belle gueule.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Jeu 25 Juin 2015 - 18:06

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« Tout dépend du degré d'intimité de l'art en question. » Des propos qui l’intriguent, évidemment, puisqu’elle évoque une intimité qui pourrait être perçue de plusieurs façons possibles. S’agirait-il de son rapport à l’art qui serait à son goût trop “personnel” pour être partagé au monde ou s’agirait-il plutôt de ses créations, précisément, et des choses trop intimes qu’elles représenteraient ? Aaron se contente alors de regarder Adélaïde, penchant déjà un peu plus vers la seconde solution. Dans tous les cas, il aime ce répondant et tout ce qu’il induit ; il lui faudra décidément aller voir par lui-même ce qui se cache au bout des doigts de la belle Sullivan.

Quand la jeune femme se trouve tout contre lui, elle garde cette pointe d’humour qui ne semble presque jamais la quitter. C’est un trait de sa personnalité qu’il lui connaît depuis ce vol en avion, depuis ces heures passées avec elle à New-York. Quelque soit la situation traversée, elle sait toujours faire preuve d’un peu de décontraction, ce qui s’allie si bien avec la personnalité d’Aaron, d’ailleurs. « T'as tort, les bottes en caoutchouc me sied à merveilles, je suis sûre que tu adorerais. » Adélaïde est rafraîchissante et lui arrache un nouveau rire avec ces images qu’elle insuffle à son esprit, loin du sérieux dans lequel il s’est plongé depuis quelques semaines, au point de ne presque plus en sortir. Il se force à garder la tête haute et à aller de l’avant puisqu’il a été globalement bien conditionné à agir de la sorte au fil des années, mais il lui suffit encore de penser à Shaé pour sentir son cœur se serrer, fort, tellement fort dans sa poitrine que la seule solution serait, semble-t-il, qu’elle apparaisse par magie auprès de lui pour le rassurer et lui dire que tout ceci n’est qu’un mirage, un obstacle à surmonter comme on en surmonte tant d’autres dans la vie. Mais Aaron a été entraîné à se surpasser pour tout ce qui relève de l’intellect et de l’organisation pure, pas pour les soucis du cœur. Ceux-là demeurent éternellement douloureux et éprouvants à gérer. « Permets-moi d’en douter. » Murmure-t-il tendrement, laissant alors ses goûts prononcés pour l’élégance classique féminine s’exprimer. Et un peu plus tard, si lui paraît faire un pas en arrière vis-à-vis d’elle en lui assurant qu’il n’a pensé qu’à une soirée en sa compagnie, Adélaïde fait quant à elle un pas en avant avec un aplomb qui, étrangement, l’étonne toujours un peu. « Moi j'ai parlé d'une nuit. » Il a plutôt l’habitude d’en imposer avec la gente féminine, et celles qui osent prendre les devants de cette façon ne sont pas les plus fréquentes parmi ses fréquentations. Cela n’a jamais été pour lui déplaire d'ailleurs, étant un homme qui apprécie avoir les commandes autant dans ses relations qu’au travail, mais cela serait quand même mentir que d’affirmer détester ces retournements de procédure. Après tout, Aaron ne le cache à personne : il aime les femmes qui savent le surprendre, les femmes bourrées de caractère. Ses deux prunelles claires restent alors ancrées à celles d’Adélaïde qui est toujours aussi proche de lui. Pendant ne serait-ce qu’une seconde ou deux, il cherche à lire en elle, à comprendre le sens exact de ce qu’elle vient de dire. Il ne sourit pas, ou alors très légèrement, d’une façon presque imperceptible. Et puis, il abaisse ses yeux, dépose un baiser sur une joue qui lui semble être la seule ancre possible. La seule qui réussisse également à attirer son cœur en peine. 

Tout ce qu’il désirait, c’était être en sa compagnie à nouveau et en savoir plus sur elle, parce qu’il la sait agréable et pas forcément dans le cadre d’une chambre d’hôtel. Tout du moins, peut-être souhaite-t-il la découvrir davantage pour ainsi s’en convaincre … « En y réfléchissant un peu, c'est possible que ça prenne la nuit. » Dit-elle en s’écartant légèrement à son tour. Il rit un peu, s’imaginant avec difficulté une Adélaïde peu expressive, de quelque manière que ce soit. Elle est plutôt l’exubérance, la douce folie et la fougue, tout un tas d’émotions qui justifieraient facilement une nuit entière, en fin de compte. « Tout ce que j'attend c'est ça. » Et son regard se repose sur elle tandis qu’ils marchent l’un à côté de l’autre, vers un endroit inconnu. Elle lui tend son téléphone et il comprend évidemment de suite son souhait, ce qu’il marque d’ailleurs par un petit sourire en coin. « Tout ce que je te demande c'est de bien vouloir me donner de suite l'adresse de ton studio photo. » … « Et ton numéro par la même occasion, je sais que tu n'as aucune raison valable pour me le refuser. » Ses yeux ne remontent pas vers elle, déjà concentrés sur cet écran et ce menu qui lui proposent rapidement d’enregistrer un nouveau contact. Quand ses doigts commencent à tapoter sur l’écran tactile, il précise d’une voix calme et très légèrement teintée de malice : « Un homme, quelque soit sa situation, a toujours une bonne raison de refuser de donner son numéro à une belle femme. » Parce que tout homme expérimenté sait dans quelles flammes la femme exquise peut l’entraîner, parfois sans pitié. Parce que l’homme est si faible face à elle, finalement. Et sur cette remarque peut-être mystérieuse mais qu’il sait sensée, il relève son regard sur elle et lui rend son téléphone. Là, quand leurs prunelles se croisent à nouveau, il se dit qu’elle n’est pas obligée de comprendre la valeur de ses propos, que cela ne devrait pas changer le déroulement de leur soirée, de toute façon. « Tu m’enverras un petit quelque chose pour que j’enregistre ton nom. » Ajoute-t-il simplement, rabaissant alors son regard vers cette main qui attrape l’objet.

« Et que devient Aaron Campbell alors dans tout ça. » Une curiosité à laquelle il ne comptait pas échapper bien longtemps et qu’il tente de prendre avec légèreté, plus par choix que par spontanéité. « Ce qu’il devient … » Commence-t-il, en souriant. « Un homme alourdit de responsabilités et de travail, sans aucun doute. Est-ce suffisamment intéressant, comme réponse ? » Il cherche la réponse à cette question dans les yeux d’Adélaïde, tout du moins il essaye juste, ne préférant pas instaurer un trop long contact visuel. Toujours parler du travail et le mettre en avant, puisqu’il est son essence, la source de sa fierté et de ce confort dans lequel il vit aujourd’hui. À la façon typique de l’Américain qui a pour principal objectif de faire fleurir son compte en banque pour s’afficher ensuite au monde entier, avec plus ou moins de modestie. Le trentenaire pense aussi évidemment à sa vie privée, à sa fille qui a fait de lui un homme nouveau malgré lui depuis quelques mois. Si cette enfant fait déjà toute sa fierté, son cœur pourtant lui dicte de ne pas trop parler d’elle, de la garder précieusement secrète au fond de lui dans cette circonstance. Il regarde alors droit devant lui, songeur pendant un instant, le temps de peser les pour et les contre. Et au bout d’un moment, il fourre ses mains dans les poches de son pantalon et retourne son visage vers elle. « Et puis, je crois qu’être venu ce soir proposer quelques billets verts de ma poche pour éventuellement remporter une soirée avec une fille éclaire assez bien ma situation personnelle. » Il sourit avec une once de désinvolture, préférant faire de sa récente rupture un sujet qui ne mérite pas tant de s’y épancher. Non sans malice, il ajoute en riant : « Que penses-tu de ce portrait ? Tu penses toujours que j’aurais dû me présenter aux enchères ? » Et c’est sur ces questions qu’il sent une goutte d’eau s’écraser sur son front, puis une autre sur sa joue … Ça, la météo qui fasse des siennes, ça n’était pas prévu dans ses plans …


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Ven 26 Juin 2015 - 5:20

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Elle se contentait de sourire mais bien évidemment qu'elle le permettait de penser que ses vêtements habituels lui sied mieux que ceux d'une éleveuse. Il fallait dire qu'il l'avait connu en robe moulante puis en lingerie fine, perchée sur des talons qu'elle avait retiré sans une certaine sensualité... difficile de rivaliser une telle image avec des bottes en caoutchouc. Il fallait avouer que même elle se visualisait relativement mal ainsi alors quelqu'un d'autre, ce n'était même pas la peine d'y penser. Finalement, la conversation autour de ce canard et de ses secrets avait fini par s'estomper pour laisser place à une interrogation des plus légitimes. Qu'est-ce qu'ils attendaient l'un de l'autre ce soir? Visiblement pas grand chose, tout du moins en apparence. Savoir ce qu'on devient, prendre des nouvelles. C'était assez étrange lorsqu'on y repensait. Ils avaient couché ensemble plusieurs fois, dans divers lieux et pourtant à part savoir que l'un est photographe et l'autre étudiante en dessin, ils n'avaient pas appris à se connaitre tant que ça. Beaucoup dirait que c'est parce que leur semaine à New York avait été ponctuée de rendez-vous pour Monsieur, de gala pour Mademoiselle et que lorsqu'ils se retrouvaient c'était pour mieux partager un moment charnel, un moment de relâchement dans leur semaine chargée. Ce n'était pas tout à fait faux dans un sens, mais ce n'était pas complètement vrai non plus. Si rendez-vous et galas il y avait eu, il n'en restait pas moins vrai qu'ils avaient choisi d'eux-mêmes de partager le plus clair de leur temps ensemble dans des moments intimes plutôt qu'à partager de grandes discussions. Un constat peut-être révélateur de leur conditions personnelles actuelles et ce, bien malgré eux. Adélaïde d'un côté qui avait changé et qui préférait visiblement parler plutôt que de lui sauter dessus comme une sauvageonne en manque - bien que cela n'excluait pas le flirt naturel qui s'était mis en place - et de l'autre côté, Aaron, qui avait probablement besoin de se vider l'esprit suite à sa rupture, ce que la jeune femme ignorait, et peut-être bien de parler aussi pour se changer les idées ou vider son sac. S'ils s'étaient rencontrés il y a plusieurs mois maintenant, c'était bien deux personnes différentes qui se retrouvaient l'un en face de l'autre.

Et bon Dieu, ce que c'était plaisant! Pour elle, du moins. Sourire, flirter, rire, discuter, échanger des idées, des avis. C'était différent oui, mais très agréable également. Ils se découvraient l'un l'autre et cette fois il ne s'agissait pas de vêtements, oh non. Ça allait bien au delà de cela, c'était peut-être même plus humain finalement. Alors elle se détendait, son stress peu remarquable de la soirée s'était envolé et elle avait même exigé d'avoir son numéro. Bêtement peut-être, elle se disait qu'ils pourraient au moins être amis malgré leur différence d'âge, d'expérience de vie aussi certainement. Ses pensées s'envolaient vite dès l'instant où il articulait quelques mots. Elle n'avait pas répondu, une nouvelle fois, craignant peut-être de déformer ses propos. Était-il en train de lui dire que quelle que soit sa situation, c'est-à-dire même célibataire, il gardait une raison de lui refuser son numéro? En clair, était-il en train de mettre subtilement et d'une façon fort bien agencée son statut? Elle n'en savait rien et pourtant elle ne pouvait s'empêcher de répliquer après quelques secondes de silence. « Je serais curieuse de connaitre la tienne de raison pour me refuser ton numéro. » Disait-elle un sourire aux lèvres tandis qu'elle récupérait son téléphone. Sans même attendre la fin de sa phrase, elle pianotait sur son téléphone à son tour, déjà en train d'envoyer un message à Campbell pour qu'il puisse l'enregistrer.

Peu de temps après, une légère sonnerie lui indiquait que son message était bien arrivé, l'occasion pour elle de ranger son appareil et mieux se concentrer sur son compagnon puisqu'elle venait de lui poser une question et que très sincèrement, la réponse captait toute son intention. Une question qui trouvait une réponse étonnante, bien moins étoffée qu'elle ne l'aurait pensée. Il se contentait simplement, et dans un vrai temps, de lui parler de son travail. Ok, donnant-donnant, elle n'avait parlé que de ses études également. Pourtant la curiosité d'Adélaïde restait la même, presque froissée de ne pas en savoir un peu plus. « Ça pourrait l'être si je le savais pas déjà. » disait-elle avec un simple sourire marquant qu'elle se souvenait de lui à New York comme un homme déjà fort occupé par son travail. Ça n'avait pas changé visiblement et tant mieux pour lui si cela lui plaisait toujours autant. Une situation qui marquait une différence entre eux. Il avait sa routine, tout du moins ce qu'il voulait bien en dire, là où le train-train d'Adélaïde était constamment changeant, ne faisant pas de lui un train-train du coup. S'il l'avait connue comme étudiante et toujours la même aujourd'hui, il ignorait qu'elle était passée de cours à domicile à l'université, par exemple. Un changement qui avait chamboulé sévèrement sa vie. Alors oui, peut-être qu'Adélaïde n'avait pas tous les paramètres concernant Aaron comme il n'avait pas les siens, mais cela était une raison de plus pour que la réponse du trentenaire ne trouve que peu de gain de cause aux oreilles de la jeune femme. Jusqu'à ce qu'il se dévoile un peu plus et ose parler de sa situation personnelle. Le voir aux enchères pour acheter une demoiselle pour la soirée était, selon lui, révélateur. Pourtant ce n'est pas sur cela qu'Adélaïde se concentrait. « Oui je le pense toujours. Ça t'aurais sorti de ton travail, tu te serais sûrement amusé différemment et bien plus en étant un vendu qu'un acheteur. » Un sourire malicieux sur les lèvres, elle ne pouvait s'empêcher de prononcer quelques mots de plus, entre deux gouttes de pluie dont elle ne se souciait pas pour le moment. « C'est fort possible d'ailleurs que tu te sois retrouvé avec moi. Finalement je profite aussi de ta présence sans avoir déboursé un seul centime. » Une façon de lui avouer qu'elle aurait misé sur lui et qu'elle n'aurait peut-être pas baisser les bras face aux autres concurrents.

Ils auraient pu continuer ainsi pendant des heures sûrement, s'éloigner un peu plus profondément dans Los Angeles, en continuant à rire, à discuter, à tenter de connaitre l'autre un peu mieux. Ça n'aurait pas dérangé Adélaïde si la pluie ne s'était pas mêlée à la partie. Une goutte, puis deux, et rapidement une dizaine s’enchaînèrent dans un torrent d'eau. Si elle n'était pas le genre de fille à éviter la pluie pour sa coiffure ou son maquillage, elle était pourtant bien une fille qui évitait la pluie pour éviter d'être malade, surtout habillée aussi légèrement. Alors sans attendre une seconde de plus, elle retirait ses talons pour les prendre à la main et courir vers un arrêt de bus qui ne se trouvait pas loin de là, probablement suivie - ou même devancée - par Aaron, se fichant bien de courir pieds nus. Le climat californien... Il pouvait changer d'une seconde à l'autre et c'est bien trempée qu'elle était alors qu'elle remettait ses talons.  « Punaise, je m'y attendais pas à celle-là. » Plaquant ses cheveux trempés en arrière pour éviter qu'ils lui collent au visage, son regard se tournait vers Aaron accompagné d'un rire presque inaudible. « Je vois que toi non plus t'as pas réussi à passer entre les gouttes. » Il tombait clairement des cordes, personne n'aurait pu s'en sortir sans être mouillé mais ce qui n'arrangeait pas Adélaïde au delà d'être trempée c'était cet abribus dont les lumières s'éteignaient, signe que le dernier bus était déjà passé et qu'il faudrait attendre demain pour en attraper un nouveau. Merde, comment elle allait faire pour rentrer maintenant? « Dis-moi que tu as le permis et la voiture qui va avec pas trop loin d'ici, pitié. » Lui sortait-elle instantanément avec un regard presque rempli de supplication et une petite moue boudeuse sur le visage.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 1 Juil 2015 - 2:43

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Aaron Campbell
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Comme il s’y attendait, sa réponse lourdement portée sur le travail ne satisfait pas l’interrogation d’Adélaïde, qui ne se gêne d’ailleurs pas pour le faire remarquer. « Ça pourrait l'être si je le savais pas déjà. » Et d’une certaine façon, elle réussit à pincer une corde sensible avec ses mots. Aaron Campbell n’a pas toujours été autant plongé dans son travail, pas de cette façon-là en tout cas, et loin de lui l’envie de paraître pour un homme trop sérieux, n’ayant que peu goût à la distraction. Avant que l’amour ne le frappe aussi intensément avec Shaé, il était moins sérieux, plus libre. Plus volage, moins consciencieux, également. Il n’avait pas ce souhait, pourtant légitime, de vouloir offrir à sa compagne la meilleure vie possible, ainsi que l’occasion d’être fière de lui, de tout ce qu’il aurait accompli. Il se mettait moins de responsabilités sur le dos, en fin de compte. Sa folie des grandeurs était la même, mais si différente. Elle ressemblait peut-être de près à celle d’Adélaïde, d’ailleurs, sur laquelle son regard revient se poser discrètement. Elle est aussi plus jeune que lui, après tout, sans doute loin encore d’avoir parcouru tout le chemin qu’il a lui réussi à parcourir durant ces dernières années. Un chemin dont il est fier et qu’il ne devrait pas voir comme quelque chose de négatif.

Quand il lui demande son opinion sur son portrait et s’il aurait dû se présenter, sa réponse est irrévocable. « Oui je le pense toujours. Ça t'aurais sorti de ton travail, tu te serais sûrement amusé différemment et bien plus en étant un vendu qu'un acheteur. C'est fort possible d'ailleurs que tu te sois retrouvé avec moi. Finalement je profite aussi de ta présence sans avoir déboursé un seul centime. » Il n’est qu’à moitié surpris, non par manque de modestie mais bien par rapport à leurs quelques jours new yorkais. Sur un nouveau sourire, il se permet alors d’ajouter avec ironie : « Ce n’est pas comme si tu venais de dépenser 100 000 dollars… » Il se retient de la traiter d’inconsciente, et puis, d’autre part, il se retient aussi de lui dire qu’il n’était simplement pas d’humeur à se présenter aux gens, de cette façon. Que son coeur l’aurait empêché de se laisser aller à l’amusement, par la force des choses. De ses sentiments encore intacts pour une autre femme. Adélaïde aurait sans doute pu l’entendre et le comprendre, mais il faut croire que les femmes ne sont pas les seules à parfois aimer les secrets.  

Bientôt, la pluie s’abat sur eux avec une force aussi surprenante qu’inattendue et les oblige à se précipiter sous un abri, le premier qu’ils trouvent sur le chemin. Aaron, autant qu’Adélaïde, se retrouve très vite trempé de la tête aux pieds, presque comme s’il venait de passer sous un jet d’eau de son plein gré. Des gouttes d’eau glissent le long de ses cheveux et perlent sur son visage, quant à lui marqué par la situation impromptue et amusante qui vient de s’offrir à eux. « Punaise, je m'y attendais pas à celle-là. » Il la regarde, complètement trempée comme un pauvre chien mouillé, et se retient d’abord de se moquer, bien conscient qu’il ne doit pas avoir l’air plus intelligent sur ce coup. « Je vois que toi non plus t'as pas réussi à passer entre les gouttes. » Là, un grand rire s’échappe de sa gorge, ses bras quant à eux relevés tandis qu’il constate l’ampleur des dégâts. « Je ne sais pas si je dois davantage m’en faire pour mes cheveux ou pour mon smoking. » Répond-il alors, sur un ton d’autodérision. Après tout, Aaron et ses cheveux, tout le monde – ou presque – sait qu’il s’agit d’une grande histoire. Il est bien rare que le photographe ressorte du coiffeur avec les cheveux trop courts ; ses boucles brunes et ses yeux font bel et bien parties de ses seules fiertés génétiques dont il a hérité de son père. Mais là, force est de le constater, elles lui retombent misérablement sur le front. Il passe alors naturellement sa main en haut de son visage pour les replacer en arrière et accuse la remarque d’Adélaïde avec un nouveau rire jaune. « Je suis venu en taxi. » Sur ces mots, son regard rieur s’accroche un peu plus à celui, implorant de la jeune femme. Et déjà, il songe à la suite de leur nuit improvisée, ne supportant jamais de rester trop longtemps sans rien faire. Aucun véhicule jaune ne semble s’approcher, de fait il explore les environs d’un rapide coup d’oeil et discerne, de l’autre côté de la rue, une enseigne qui clignote à moitié. La couleur rose délavé n’annonce rien de particulièrement joyeux, mais le trentenaire décide de ne pas s’en soucier, déjà décidé. « Pour me faire pardonner de n’être pas venu en voiture, je veux bien te payer un verre ou deux au… » Il plisse des yeux pour lire le nom du bar. « Au Devil Dog. » A peine suggestif, songe-t-il avec le regard douteux, mais au moins ils pourront être au sec, avec un breuvage en prime. Pour rejoindre ce pub à une cinquantaine de mètres d’eux, Aaron se débarrasse de sa veste de costume et la tend à Adélaïde, sans lui laisser l’occasion de la refuser. « Tiens, recouvre-toi avec ça le temps qu’on y arrive. Prête ? » Finit-il par dire, non sans un sourire, déjà prêt à braver de nouveau la pluie.


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Ven 3 Juil 2015 - 2:17

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100 000$... comme ça, dans un claquement de doigts. C'est exactement de cette façon que la jeune femme comprenait la remarque de son acolyte. Ce qu'elle pouvait être cinglée parfois quand même. « Mais c'est pas sur ta tête que je les ai misés. » A vrai dire, elle ne savait pas vraiment si elle estimait Lola à près de 100 000$ ou si c'était son côté mauvaise joueuse qui avait pris le dessus. Perdre n'était pas dans les objectifs d'Adélaïde, quoi qu'elle fasse et peut-être bien que ce soir elle avait misé très haut pour cela. D'une façon ou d'une autre, cela restait totalement insensé de dépenser autant pour le commun des mortels, et peut-être bien qu'elle pouvait l'admettre elle-même après ce court passage sous la pluie qui lui avait soudainement remis les idées en place. Essorant ses cheveux comme elle le pouvait, elle hallucinait de la violence dont les éléments naturels avaient fait preuve. Elle était trempée, littéralement, et elle n'était pas la seule. Le pauvre Aaron n'y avait pas échappé non plus et c'est bien un petit rire moqueur qui s'échappait des lèvres d'Adélaïde. Sincèrement, elle n'avait pas su le retenir plus longtemps. « Du point de vue matériel je dirais ton smoking mais si c'est pour ta crédibilité, inquiètes-toi de tes cheveux. » Après tout, tout le monde savait que les personnes aux cheveux naturellement bouclés ont cette tendance à ressembler à des petits moutons mal entretenus s'ils ont le malheur de les mouiller et de les laisser sécher sans aucun soin ni aucune aide pour la formation parfaite des boucles. C'était presque avec hâte qu'elle souhaitait le voir avec les cheveux secs, juste pour le fun.

Cela dit, ce fut de suite moins drôle lorsqu'il lui avouait qu'il était venu en taxi. Le regard de la jeune femme était sans équivoque. Il se foutait d'elle... seigneur Dieu faite qu'il se foutait d'elle... Merde, il plaisantait pas. La moue presque boudeuse de la jeune femme laissait savoir qu'elle n'était pas enchantée par cette idée. Elle était même prête à s'asseoir, signe, peut-être, qu'elle baissait les bras face à cette pluie battante. Ce n'était pas le cas de Campbell qui semblait bien décidé à ne pas attendre que la nuée passe. Le regard d'Adélaïde se tournait alors instinctivement dans la même direction qu'Aaron. Il était sérieux là? Il voulait que elle, petite princesse à son papa, aille là-dedans? Dans un bar qui semblait ressembler à un taudis, limite à un ancien club de strip-tease? Hum... l'abribus ou un bar louche... c'est finalement les frissons provoqués par la brise froide qui eurent raison d'elle. Et puis il fallait avouer que même si elle n'y aurait jamais été seule pour des raisons évidentes, ce soir elle était accompagnée et cette compagnie, même dans un bar étrange, ne serait pas désagréable, elle en était certaine. « Merci. » Même si les conventions auraient voulu qu'elle pose de façon glamour la veste d'Aaron sur ses épaules, elle n'en fit pourtant rien. Elle se foutait bien d'être ridicule ou non, elle avait froid, point final. C'est pour cette raison qu'elle enfilait bien ses bras  dans la veste avant de lever ces derniers parallèles au sol et de trottiner sous la pluie, malgré ses talons. « Je suis une chauve-souriiiis. » Disait-elle en explosant de rire sous la pluie, faisant référence à la taille de la veste bien trop grande  pour elle. Si elle était grande en terme d'hauteur, elle était svelte et mince et forcément, la veste d'Aaron qui avait la carrure d'un homme respectable était loin de lui coller à la peau.

Arrivée au bar, elle entrait non sans un énième frisson qui parcourait son échine. Tenant un instant la porte à Aaron pour qu'il puisse entrer, ce n'est qu'en tournant son regard vers l'intérieur qu'elle sentait son cœur louper un battement... oups, c'est pire que ce qu'elle aurait penser. La poussière semblait être la principale propriétaire des lieux tandis que la lumière était quasiment absente. A vrai dire, seul le comptoir était propre si on oubliait les ronds de verre incrustaient dans le bois et les trous minuscules provoqués par les mites. Elle aurait pu s'y faire, oublier. Seulement voilà, c'est les regards sur eux qui la mettaient mal à l'aise pendant un instant. Ouais... clairement ils faisaient tâche dans le décor en étant en robe de soirée et en smoking. Fort heureusement, et contrairement à ce que beaucoup pourrait penser, les regards s'abaissèrent vite. A vrai dire les personnes ici semblaient plus occupées à s'alcooliser qu'à s'interroger sur la présence d'Aaron et d'Adélaïde ici. S'assurant que le brun la suivait, elle se dirigeait alors vers le bar, trouvant sans difficulté deux places de libre. Au moins elle était rassurée, la vaisselle était propre.  « Un chocolat chaud s'il vous plait. » Instinctivement son regard retrouvait Aaron et elle ajoutait avec un regard malicieux. « Aucun commentaire sur mon choix. J'ai froid et je connais mes limites. » En terme d'alcool qu'elle avait déjà bu pendant la soirée mais elle faisait surtout référence à leur rencontre où elle lui avait avoué qu'elle n'avait aucune limite si on ne lui en imposait pas. C'état peut-être une façon subtile de lui avouer qu'elle avait changé sans pour autant tout lui révéler. Attrapant une serviette en papier sur le tas proposé librement aux clients, elle essorait un peu mieux ses cheveux... mauvaise idée. « Oh non, mais non. » La serviette aux motifs rouges de pâque passé depuis quelques mois venait de déteindre instantanément sur ses cheveux. Son air blasé et son regard désespéré en disait long sur son état d'esprit... ses précieux cheveux. Elle qui ne les lavait même pas au gel douche à la place d'un shampoing de peur de les abîmer, ce soir elle était gâtée.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mar 14 Juil 2015 - 4:35

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« Mais c'est pas sur ta tête que je les ai misés. » Non, en effet, mais la raison est désormais évidente pour Aaron. « Parce que je ne me suis pas présenté. » Lance-t-il avec un sourire, son assurance omniprésente ressortant et planant dans l’atmosphère, pendant de longues secondes quelque peu mystérieuses. Il sait qu’il lui plait, il en a eu la certitude il y a quelques mois quand elle lui a littéralement sauté dessus et cela ne peut pas avoir changé avec le temps, pas selon lui en tout cas. Belle logique masculine, me direz-vous, toujours est-il qu’il ne devrait pas être si loin de la vérité… Et si telle est-elle, Aaron se dit à lui-même qu’il n’aurait pas craché sur pareille acheteuse, bien au contraire. Il aurait été ravi et c’est ce que son mince sourire doit lui signifier, avant que la pluie ne s’abatte sur eux.

Trempé de la tête aux pieds, le trentenaire trouve quand même le moyen de s’inquiéter plus pour ses cheveux que pour sa tenue, et quand il entend la réponse d’Adélaïde, sa crainte se trouve amplifiée. « Du point de vue matériel je dirais ton smoking mais si c'est pour ta crédibilité, inquiètes-toi de tes cheveux. » Néanmoins le rire de la demoiselle est communicatif et il partage bientôt sa dérision quant à leur situation. « Je vois que tu n’as pas perdu ta franchise. » Ses yeux bleus la jaugent tendrement. « Si seulement il n’y avait que moi qui ressemblais à un chien mouillé… » Ajoute-t-il avec taquinerie, pourtant on ne peut plus sincère. Il y a une minute à peine, elle avait tout de la princesse des contes de fées et désormais, elle ressemblait plus à une malheureuse princesse vainement en recherche du crapaud baveux. Un portrait qui a perdu des points de charme mais qui l’aura cependant bien fait rire, ce qui est malgré tout bon à prendre. Quand il lui propose sa veste, Aaron s’attend à ce qu’elle s’en serve comme d’un abri sous la pluie mais au lieu de ça, elle l’enfile comme lui aurait pu le faire et se met à courir sous l’averse comme une… comme une enfant, en fait. « Je suis une chauve-souriiiis. » Il la regarde sans bouger, les yeux plissés dans une grimace déridée. Seigneur, cette fille a vraiment un grain, songe-t-il. Mais un grain terriblement captivant malgré tout. C’est avec un rire aux lèvres qu’il la suit, quittant ainsi l’abri de bus et fonçant sous la pluie en direction du bar pointé du doigt auparavant.

Il ne pourrait pas être plus mouillé qu’il ne l’est déjà quand il entre dans le pub, précédé par sa partenaire de soirée. Après avoir refermé la porte derrière lui et non sans avoir pour la énième fois passé sa main dans ses cheveux trempés pour les dompter un tant soit peu, Aaron procède au même constat que la blondinette. Son inspection des lieux mène à une unique conclusion : il aurait pu avoir un meilleur feeling et l’emmener dans un endroit un peu plus propre, présentable voire même glamour. Mais le fait est que c’était l’endroit ouvert le plus proche, et qu’à cette heure-ci, les autres bars seront soit blindés, soit fermés, en fonction des publics attendus. Ainsi, le choix est vite fait dans l’esprit de l’artiste. Les regards curieux et alcoolisées des hommes présents ne lui échappent pas mais il n’est pas le genre d’homme à se focaliser une heure sur des individus qui n’ont guère d’intérêt pour lui. Jetant un bref coup d’oeil sur Adélaïde en espérant qu’elle n’y voie pas d’inconvénient, sa satisfaction est pleine quand il constate qu’elle leur cherche des places. Il la suit et salue au passage d’un mouvement de tête léger la barmaid aussi pulpeuse que retouchée au botox qui est en train d’essuyer quelques verres derrière le comptoir, le regard graveleux rivé sur eux. Sacrée ambiance…

« Un chocolat chaud s'il vous plait. » S’asseyant à son tour, il ne manque pas de sourire après cette commande fort sage, chose qui n’échappe visiblement pas à la jeune fille. « Aucun commentaire sur mon choix. J'ai froid et je connais mes limites. » Il lève ses deux mains en signe de reddition. « Tu as tes limites. Je ne juge pas. » Mais la malice vient très vite rectifier ses paroles, d’ailleurs son regard retrouve à ce moment-là celui d’Adélaïde. « Bon, peut-être un peu. » Il a connu une Jane sans limite qui l’a séduit au quart de tour, désormais il a à ses côtés une Adélaïde raisonnable préférant un chocolat chaud à un peu d’alcool pour se réchauffer… L’homme ambivalent en lui n’est pas véritablement apte à trancher et à se faire une préférence, pas sur si peu, après tout. « Ce sera un verre de Bourbon pour moi. » Commande-t-il à la serveuse, ne lui adressant qu’un vague regard tout en déboutonnant le haut de sa chemise afin de secouer un peu le vêtement mouillé et ainsi le décoller de sa peau refroidie. Par chance, il n’est pas frileux et sait donc pertinemment que la température de son corps va vite se réguler. Puis il reporte son attention sur Adélaïde, dont l’embarras soudain l’intrigue. « Oh non, mais non. » Il suit son regard dégoûté et comprend plus ou moins rapidement la source de son chagrin. Le rouge de la serviette a déteint sur ses cheveux lorsqu’elle a voulu absorber l’eau. Ça pour une connerie… Il ne peut que compatir, bien conscient de la préciosité des cheveux pour bon nombre de femmes, néanmoins cela serait mentir de dire qu’il reste impassible. Non, la réalité, c’est qu’il ne peut s’empêcher de rire un peu face à ce gag. « Ne sois pas si triste, le rouge te va plutôt bien. » Et sur ces mots qui lui rappellent quelques souvenirs new-yorkais, il jette un regard en coin à la jeune femme et lui pique la serviette de ses mains pour s’en servir à son tour et absorber l’eau sur son visage. Il se fait vigilent et tamponne son front avec le côté incolore de la serviette pour ne pas subir les mêmes dégâts que sa voisine, puis il repose ensuite la serviette face à lui quand son verre de whisky américain lui est présenté.  « Merci. » Murmure-t-il à la quarantenaire en service avant de lever son verre en direction d’Adélaïde en signe de célébration, puis de boire quelques gorgées grandement attendues par son gosier fan des alcools forts. D’autant plus depuis que Shaé a quitté leur domicile pour aller s’installer ailleurs avec leur fille ; voici le plus bel élément déclencheur qu’il pouvait malheureusement connaître. Enfin, ce n’était que la seconde fois, après tout, il sait ce que cela fait, désormais. Quand il repose son verre, il reste dans ce brouillard affligeant pendant quelques secondes puis il décide de chasser ces idées néfastes de son esprit pour se dédier à sa compagne nocturne, vers qui il dirige à nouveau son regard. « Alors, Adélaïde… » Lance-t-il, sur un ton déjà un peu marqué par les degrés. « Ou Jane… Ou ce que tu voudras. Pourquoi t’es-tu mise en vente ce soir ? Acte de générosité pour Los Angeles ou pour… l’acheteur chanceux ? » Et c’est un large sourire fermé qui vient étirer le coin de ses lèvres à cette évocation. Si elle est un minimum perspicace, elle comprendra qu’il que par “générosité envers l’acheteur”, il fait référence à ses talents d’aguicheuse qu’il a lui-même connu et à rien d’autre. C’est en quelque sorte une façon détournée de savoir si elle est toujours fidèle à la fille qu’il a rencontrée dans l’avion ou si, tout comme pour ce chocolat chaud, elle a fini par gagner en sagesse. Épaule contre la sienne, il ne déloge pas ses prunelles facétieuses des siennes.


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 22 Juil 2015 - 23:52

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Dans ce pub aux allures peu accueillantes, Adélaïde prenait place au bar avec son acolyte. Elle ne disait rien de plus à sa réflexion, se contentant d'un regard tendre et d'un sourire qui parlait pour elle. Il jugeait pas... ou peut-être un peu... il était irrécupérable ce type. Mais c'était comme ça entre eux et elle mentirait bien mal de dire qu'elle n'aimait pas ça, ces petites taquineries qu'ils se lançaient de temps en temps. Enfin bref. Plus le temps passait, plus elle se disait que les paroles d'Aaron qui dataient de quelques minutes étaient vraies: elle ressemblait vraiment à un pauvre chien mouillé. Ses cheveux très raides lui collaient au visage, sa robe mouillée était moins volante qu'elle ne devrait l'être, alourdie par l'eau. Elle la collait un peu et bon dieu ce que c'était gênant... et ridicule par la même occasion. A vrai dire, elle se fichait bien de son apparence mais elle n'était pas à l'aise, n'aimant absolument pas porter des vêtements mouillés trouvant la sensation procurée désagréable, elle souhaitait silencieusement que la chaleur du bar aiderait à la sécher un peu plus vite. Elle voulait d'ailleurs accélérer le processus en séchant un peu plus ses cheveux avec une serviette en papier mais quelle idée avait-elle eu! Une mauvaise idée, une terrible idée pour ses pauvres cheveux qui venaient d'absorber la couleur rouge de la serviette. Elle n'en croyait clairement pas ses yeux, elle ne voulait pas y croire et pourtant les faits étaient là et le rire d'Aaron aussi. « Je sais bien mais pas sur les cheveux, j'ai juste l'air ridicule là. » Oh que oui, elle avait clairement compris qu'il parlait des sous-vêtements qu'il avait découvert sur elle pendant leur semaine new-yorkaise. Elle aurait pu en rire, en sourire, mais c'est une moue boudeuse sur le visage qu'elle arborait, les yeux rivés sur ses cheveux. « Pfff, je suis plus à ça près, je verrais plus tard ce que je peux faire. » Voir plus tard si c'était lavable ou non ou si elle allait devoir se rendre chez le coiffure pour une teinture.

Remerciant la serveuse d'un sourire poli, elle entourait immédiatement ses mains autour de la tasse de chocolat tandis que le silence s'était installé après qu'ils aient trinqué. Si Aaron partait un instant dans ses pensées, l'esprit d'Adélaïde, lui, demeurait vide. Non pas qu'elle avait un pois chiche à la place du cerveau - quoi que - mais elle n'avait juste rien à penser. Son esprit était en accord avec ses décisions: profiter de la soirée en ne pensant à rien... ou juste au fait de profiter. C'est cette pensée qui la fit sourire un instant avant qu'elle ne porte le chocolat brûlant mais réconfortant à ses lèvres alors que la voix d'Aaron s'élevait de nouveau dans les airs. Un sourire en coin, elle ne pu s'empêcher d'aligner quelques mots qu'elle savait prévisibles. « Adélaïde, promis c'est définitif et c'est peut-être pour les deux que je me suis mise en vente. » Reposant sa tasse de chocolat, elle ne savait pas vraiment quoi lui répondre pour être honnête. Si elle s'était mise en vente, c'était pour retrouver la confiance en elle, en Adélaïde plus particulièrement. Se prouver qu'elle pouvait plaire, qu'elle pouvait être attirante, attiser la curiosité pour une soirée sans être cette croqueuse d'hommes impulsive et insatiable. Mais comment dire ça à un homme qui ne vous a connu qu'ainsi? Laisser paraître ses faiblesses aux yeux des personnes ce n'était pas son genre, encore moins lorsqu'elle ne connaissait pas tant que ça la dite personne. « Je voulais juste m'amuser et me changer les idées. » Si elle lui avait donné une réponse sincère, elle entrouvrait par la même occasion une porte qu'Aaron aurait juste à pousser s'il en avait envie. Se changer les idées... c'est bien ce qu'elle avait dit et qui sous-entendait qu'avant ce soir, elle n'était pas spécialement d'humeur joyeuse ou détendue. Evidemment, elle n'était pas dépressive non plus, c'était terminé ça, mais elle était coincée, comme dans un étau, par ses craintes et ses peurs qui s'étaient envolées ce soir. « Peut-être pour faire de nouvelles rencontres aussi et j'ai un peu l'impression que c'est le cas. » Et bien qu'on pouvait penser que son esprit se tournait dans le sens où Adélaïde rencontrait Aaron, c'était en réalité plus dans le sens où il semblait avoir changé depuis la dernière fois où ils s'étaient vu, comme un nouvel homme. Peut-être comprendrait-il ce qu'elle voulait dire, peut-être pas, peu importe. Elle appréciait ce qu'elle considérait être comme une nouvelle rencontre, voilà tout.

« Je reviens de suite. Ça me perturbe trop. » Riait-elle vis-à-vis de ses cheveux décolorés et il fallait dire qu'elle était persuadée que si elle ne faisait rien maintenant, ça allait être fichu. Elle se rendait donc sans attendre dans les toilettes du bar. Elle fut d'ailleurs étonnée de leur propreté par rapport au reste. Au moins, elle n'avait pas à craindre quoi que ce soit. Arrivée au lavabo, elle fit une grimace face au miroir. Merde, elle ressemblait vraiment à rien maintenant. Haussant les épaules face à son image, elle prenait un peu de savon et venait faire mousser ses cheveux, certes à regret mais c'était mieux que rien. Les dégâts d'un savon peu adapté au nettoyage serait plus vite rattrapable que ceux causés par une teinture. Fort heureusement pour Adélaïde, la roue de la chance tournait enfin en sa faveur puisque deux petits shampoings de mèche plus tard, ses cheveux retrouvaient leur couleur d'origine. Amen! Soulagée, elle en profitait même pour se rendre aux toilettes tout court, quitte à être là hein. Quelques instants plus tard, sa petite affaire terminée, elle envisageait de sortir de la cabine... mais ça c'était sans compter sur le loquet, coincé. Chance vous avez dit? « Non mais c'est pas sérieux là, c'est quoi cette poisse bordel?! » Et plus elle s'énervait contre le loquet, moins il voulait s'ouvrir. Enfoiré! « AARON! HE CAMPBELL! » S'il ne l'entendait pas, tant pis, elle se doutait qu'il viendrait si elle mettait trop de temps à revenir. Oui, elle l'appelait à l'aide et oui cela ferait une honte de plus mais elle n'était plus à ça près, pas vrai? Elle qui comptait en plus profiter du sèche-main pour se sécher un peu, c'était peut-être fichu aussi.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 29 Juil 2015 - 1:24

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« Adélaïde, promis c'est définitif et c'est peut-être pour les deux que je me suis mise en vente. » Alors, Jane n’est plus. Peut-être que Jane n’a jamais été, d’ailleurs. Une identité fausse créée de toute part afin d’éviter un effet boomerang dont Aaron ignore la nature. Voilà qui l’intrigue, en tout cas, mais quoi qu’il en soit, il est bien décidé à ne pas l’interroger à ce sujet. Finalement, est-ce si important ? Non, pas à ses yeux. Jane ou Adélaïde, ce ne sont que des prénoms pour lui qui, si l’on oublie cette délicieuse escapade new-yorkaise, ne signifient pas grand chose à Aaron. Pas dans l’état actuel des choses en tout cas, ou plutôt de leur relation. « Je voulais juste m'amuser et me changer les idées. » Les premiers mots qu’elle emploie ne surprennent pas le brun, puisqu’il l’a connue comme une fille prête à tout pour un peu – beaucoup – de bonheur. Quant aux derniers mots ? Bien sûr, il n’en comprend pas les dessous. Vouloir se changer les idées signifie être dans une situation peu voire pas du tout confortable, songe Aaron, mais quelle pourrait être cette situation pour une fille comme Adélaïde ? Il repose alors son regard sur elle ; un regard sans trop d’expression, plutôt neutre bien qu’imprégné d’un peu de curiosité. « Peut-être pour faire de nouvelles rencontres aussi et j'ai un peu l'impression que c'est le cas. » Une seconde passe, peut-être deux avant que le coin des lèvres d’Aaron ne se hisse vers le haut. Ses yeux plongés dans ceux de la jeune fille, il réalise et confirme qu’il s’agit effectivement d’une nouvelle rencontre, d’une certaine façon. Rien ne pourra jamais être pareil qu’à New York ; il faudrait ne pas avoir la tête sur les épaules pour croire cela et Aaron est un homme réaliste. Parfois trop, même. A avoir trop la tête sur les épaules, on en oublierait de s’évader du quotidien parfois étouffant, après tout. « Dans mes souvenirs, tu as ta façon bien à toi pour t’amuser et te changer les idées. » Il sourit à nouveau et échappe même un rire décontracté avant d’ajouter, tout en approchant son verre de ses lèvres : « Crois-moi que ce gars qui a misé sur toi, il doit aussi vouloir s’amuser. » Il avale alors une lichée de Bourbon et repose ensuite le contenant sur le comptoir, s’éclaircissant simultanément sa gorge. Ce n’est pas de la jalousie qu’il ressent envers ce jeune homme qui a claqué son argent pour Adélaïde ; seule une once de rivalité pourrait voir le jour, et encore. Aaron prendrait cela comme un jeu plus qu’autre chose. Avec la jolie blonde, cela n’a jamais été très sérieux après tout et cela ne commencera pas ce soir…

« Je reviens de suite. Ça me perturbe trop. » S’élève la voix rieuse d’Adélaïde, attirant ainsi de nouveau les yeux observateurs du trentenaire sur ses cheveux colorés. Ce n’est pourtant pas grand chose, mais il faut croire qu’elle fait partie de ces jeunes filles qui considèrent leur chevelure comme leur trésor personnel, ou quelque chose dans le genre. Le photographe sait mieux que quiconque à quel point certaines femmes aiment tant perfectionner leur apparence, jusqu’aux plus petits détails dont elles font des montagnes. Et si Aaron a appris avec le temps à reconnaître le moindre de ces détails, non sans patience, il ne pourra décidément jamais se résoudre à les considérer comme substanciels. Les sourcils hauts, il se fait donc moqueur face à une jeune fille inquiète pour la survie de sa tignasse, la laissant malgré tout s’en aller sans s’exprimer longuement. « J’ai tout mon temps ! » Fut un temps où il était bien heureux de pouvoir affirmer cela. Un temps où son couple ne battait pas de l’aile, où son couple n’existait même pas, à vrai dire. Et puis, il y a eu Shaé… Shaé, Shaé. Il repense encore à elle, parce que c’est plus fort que lui. Il pourrait être au beau milieu du Grand Canyon ou avoir Barack Obama en face de lui qu’il serait encore capable de penser à elle et à tout ce qu’il manquait, désormais qu’elle était partie. Mais ses pensées sont, par chance, interrompues par la femme derrière le bar, toujours occupée à essuyer quelques verres. « Eh bien, on dirait que vous en broyez, du noir. » Son regard perdu sur le liquide qui tournoie dans le verre, Aaron redresse finalement son visage vers celui de la femme. Il étudie sa physionomie pendant un instant, constatant qu’il s’agit d’une énième femme qui ne supporte pas de vieillir et qui préfère avoir recourt aux méthodes nouvelles de la chirurgie plutôt que de laisser faire le temps. Sa peau est boursouflée et rougie, marquée par la consommation d’alcool, sans aucun doute. Ce n’est qu’après ce rapide examen que les mots de la femme parviennent à son esprit. « Si vous voulez mon avis, cette fille là qui vous accompagne, elle a envie de passer une bonne soirée, en bonne compagnie. » Voilà des propos qui semblent fort désagréables aux oreilles d’Aaron, pour tout ce qu’ils sous-entendent. Ses sourcils se froncent et il regarde la tenante du bar avec une pointe d’amertume parfumée à l’alcool. « Il se trouve que le Bourbon me rend toujours agréable. Ou presque. » Mais Bourbon ou non, il veut être agréable pour Adélaïde. Il y pense. Il revoit les yeux pétillants et exaltés de la jeune fille, il y a quelques mois en arrière, quand il ne pensait qu’à sa satisfaction et à la sienne. Ou même quelques minutes auparavant, lorsqu’elle a compris qu’il était l’auteur de la note sur papier, qu’elle lui a demandé son numéro, et lorsqu’elle a couru sous la pluie sans se soucier de rien, seulement en étant libre. Insouciante. Alors, pourquoi ne pas accepter de continuer sur ce chemin, après tout ? Quel mal cela peut-il bien lui faire ? « Si vous ne vous occupez pas d’elle, d’autres seraient ravis de pouvoir le faire. Dites-vous ça, mon beau. » Et elle s’éloigne, ne lui adressant pas un regard de plus, le laissant seul avec cette expression désabusée sur le visage. Un bar sordide avec une barmaid graveleuse… A quoi s’attendait-il, après tout ! Il dissimule un rire jaune derrière sa main quand tout à coup, une voix semble appeler à l’aide. Tendant l’oreille, il réalise que celle-ci pourrait bien appartenir à Adélaïde et il perçoit aussi quelques coups contre une porte. Il ne lui en faut évidemment pas plus pour abandonner son verre et se diriger vers les toilettes des femmes. Face à la porte, il n’hésite qu’un instant, de nouveau alarmé par la voix pressante. « AARON! HE CAMPBELL! » C’est alors qu’il entre dans la pièce, aussi lugubre que le reste du bar avec ces murs peint d’un vert délavé, sali par les années et le manque d’entretien. L’homme ne supporte pas la saleté et cela se voit à cette grimace qui se dessine sur son visage ; néanmoins il reporte très vite son attention sur la cabine qui semble retenir sa partenaire de soirée. L’une de ses mains vient se poser sur le côté de la porte et il relève ses yeux vers le haut de celle-ci. « Ne me dis pas que tu es coincée ? » Mais il en est pourtant certain. Elle, coincée dans des toilettes, à quel point est-ce ironique ? Adélaïde voulait se changer les idées, n’est-ce pas ? Et puis, les toilettes, c’est malgré tout un truc à eux. « Je devrais peut-être aller chercher de l’aide… » Dit-il alors, sur un ton un peu plus bas et faussement sérieux pour inquiéter davantage la blondinette qui doit s’impatienter entre ces quatre parois rapprochées. La main toujours plaquée contre l’une d’elle, Aaron imagine la jeune fille derrière et la haine qui naît possiblement en elle, à cause de sa désinvolture. Il n’en a d’ailleurs pas terminé. « On va avoir besoin de gros bras, pour cette porte… Quatre, voire six… » Ajoute-t-il, tout en jugeant l’aspect de la porte en question qui, il s’en doute, flanchera sous son seul poids. Quand un sourire trouve le chemin sur ses fines lèvres, c’est parce qu’il s’apprête à lâcher le coup de grace. « Bon, tu m’attends là ? J’ai des hommes bourrés à aller amadouer pour tes beaux yeux. » Et sur ces mots, il fait semblant de partir, n’effectuant en réalité que quelques pas sur le côté, vers ce lavado mal nettoyé, tout comme le reste.


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Jeu 6 Aoû 2015 - 18:43

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Un sourire aux lèvres, elle le poussait légèrement avec son épaule. Elle avait sa façon bien à elle de s'amuser comme il le disait si bien. Comment pouvait-elle lui en vouloir? Il ne l'avait connue qu'ainsi, qu'en croqueuse d'hommes, qu'en nymphomane assoiffée, jamais rassasiée, prête à tout pour quelques minutes de plaisir, d'évasion. « Je te l'ai dit, tu pourrais être surpris. » Haussant doucement les épaules, elle souriait un peu, peut-être légèrement peinée par cette constatation que relevait Aaron. « Oui peut-être. J'en sais rien. » Et dans un sens, elle ne voulait pas forcément savoir ce que ce fameux Kai Norton attendait d'elle. S'il comptait s'amuser comme elle s'amusait avant, il se foutrait probablement le doigt dans l’œil et jusqu'au coude. Elle essayait de ne plus être comme avant et ce n'était pas en craquant sur un type qui avait dépensé de l'argent pour elle qu'elle y parviendrait. Elle voulait plus que ça, elle était persuadée, peut-être à tort me direz-vous, qu'elle méritait mieux que ça. C'est l'idée qu'elle s'efforçait à imprimer chaque jour dans son esprit et qu'elle se forçait à retenir à cet instant alors qu'elle s'échappait vers les toilettes.

Quelques minutes loin de lui, quelques minutes pour penser, pour effacer cette peine qui se voyait un instant sur son visage. Elle n'était pas là pour se morfondre, bien au contraire. Comme elle lui avait dit, elle voulait se changer les idées. Ce n'était pas en pensant à la possibilité que ce mec qui l'avait achetée ne voulait que la baisait qu'elle y arriverait. Alors tout en effaçant le passage rouge de la serviette sur ses cheveux, elle nettoyait et balayait ses pensées néfastes pour la soirée. Elle voulait être souriante, de bonne compagnie. Elle ne voulait pas que la soirée se finisse comme celle avec Liam avait fini. Elle faisait donc tout pour cela, prenant un peu de temps et s'autorisant même une pause pipi. Tout était mental, ce n'était que ça. Alors la peur s'envolait de nouveau, avec un peu de concentration. L'appréhension de n'être qu'un jouet pour un énième garçon laissait place à l'anxiété d'être coincée... Bordel oui, elle était coincée dans cette foutue cabine, sa robe à la main, refusant catégoriquement qu'elle touche le sol. Certes, ce n'était pas pratique pour ouvrir la porte avec une main mais il était hors de question qu'elle l'abîme dans cet endroit où les microbes et autres choses suspectes pouvaient traîner. Si elle n'était pas spécialement claustrophobe, elle n'en restait pas moins humaine. Personne n'aurait une sensation agréable à l'idée d'être coincé, encore moins dans un endroit sordide alors forcément, elle appelait à l'aide auprès de l'homme le moins effrayant du bar, c'était certain. Elle allait se taper une honte phénoménale mais tant pis. Elle en était même venue à taper contre la porte pour se faire encore plus entendre.

Fort heureusement pour elle, il ne mis que peu de temps à arriver. « D'accord, je dis rien, je te laisse constater par toi-même. » Qu'elle était coincée, qu'elle avait besoin d'aide pour ouvrir cette porte parce qu'elle ne se voyait pas passer sous la porte malgré l'espace... non, sincèrement vu l'état du sol, ne serait-ce que l'idée, ça lui donnait la nausée. Trépignant d'impatience derrière sa porte, elle l'écoutait aligner les mots avec un sérieux qui faisait monter son stress. « Quoi?! Mais non! » Que lui constate sa détresse maladroite était une chose mais que le reste du bar soit au courant qu'elle était douée comme un manche, c'était autre chose. D'autant plus que si Adélaïde détestait bien une chose, c'était de se sentir redevable et sincèrement, être redevable envers des hommes de ce bar autre qu'Aaron, ça lui foutait presque les jetons. Après tout ils seraient capables de lui demander tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi certainement. « Noooooooon. Aaron revient, revient! Me laisse pas toute seule, va pas les chercher, je ferais tout ce que tu veux mais sors-moi de là tout seul! » Des mots qui s’enchaînaient vite, le même genre de mots qu'une petite fille apeurée aurait prononcés sans prendre le temps de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de les dire. Des mots dont on ne pèse pas vraiment tous les sens possibles. Faire tout ce qu'il veut ouais... Dans la limite du raisonnable, évidemment. « Je te paie un nouveau verre si tu veux quand on retournera au bar. » C'était bien ça, non?



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Sam 15 Aoû 2015 - 3:12

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Constater qu’elle est coincée, il l’a rapidement fait. S’amuser à enfoncer le clou pour taquiner Adélaïde, ça, c’est une autre chose qui le fait jubiler. La première raison est sans doute que la situation est fort cocasse et propice à la moquerie. Se retrouver bloqué entre quatre parois dans l’un des bars les plus miteux de Los Angeles, tout de même, c’est manquer sacrément de chance. Et puis, ajoutons à cela qu’il a toujours été d’un naturel bon vivant, avec la plaisanterie facile. Ce soir, il a pris la résolution d’oublier le plus possible son quotidien monotone et malheureux de ces derniers jours pour passer du bon temps, et peut-être que s’amuser de la situation inconfortable mais pas dramatique d’Adélaïde en fait partie. Cela ne fait même pas l’ombre d’un doute. Le sourire sur les lèvres pincées du grand brun le prouvent aisément et si la jeune fille ne peut pas le voir, elle peut très certainement le deviner au ton de sa voix. « Mais je constate, je constate… » S’amuse-t-il à rajouter, bien peu paniqué à l’idée qu’elle soit et reste coincée dans ces toilettes plus longtemps. Ce n’est pas comme s’il avait prévu de s’échapper pour la laisser s’évanouir là-dedans, tout de même, mais ça il ne le lui dira évidemment pas. Elle pourrait s’en douter d’elle-même d’ailleurs, si seulement elle n’était pas autant à cran.

Quand il fait mine de partir récupérer le soutien des malotrus du bar, la voix perçante de la jeune fille éclate à nouveau. Le regard relevé vers le plafond, ses bras croisés contre son torse, il résiste à l’envie de rire pour ne pas se trahir de suite. Il l’écoute le supplier de ne pas s’en aller trop loin et ainsi de la laisser seule, ce qu’il pourrait presque trouver adorable, si son humeur n’était pas plus tourné vers la plaisanterie. Quand elle lui promet faire tout ce qu’il voudra, il hausse les sourcils et esquisse un sourire en secouant légèrement sa tête. Il pense la connaître assez bien pour savoir qu’elle serait prête à beaucoup. Pas seulement sexuellement, non, il s’imagine qu’elle est très hardie et impudente dans sa vie au quotidien. C’est en tout cas l’image qu’il a retenue d’elle durant leur semaine à New York : une fille effrontée, peu effrayée par les qu’en dira-t-on. Chose qu’il avait aimé d’ailleurs. Toujours silencieux, il attend qu’elle dise à nouveau quelque chose, sans attendre une réponse particulière. Mais ce qu’elle lui propose au final, à savoir un nouveau verre, lui paraît presque amer. Après tout, il sait pertinemment qu’il se paiera un second verre s’ils restent ici un moment, et qu’est-ce que cela pourrait lui faire, que ce soit elle ou lui qui paye ? Cela fait plusieurs années que le photographe ne compte plus pour ce genre de dépense mineure, loin de creuser son porte-feuille. Un mince sourire sur les lèvres, Aaron décide de se rapprocher de la porte pour s’adresser à la blondinette en peine. « Écarte-toi de la porte. J’aimerais éviter de te faire mal. » Clair et concis. Il lui donne quelques secondes avant de se reculer et de prendre l’élan nécessaire pour venir violemment cogner la porte, une fois, deux fois… Et c’est au troisième coup que la paroi flanche sous son poids imposant, dans un fracas malheureux mais qui s’avérait pourtant nécessaire. Le bras quelque peu endolori par l’intensité des coups, Aaron ne perd cependant pas une seconde pour vérifier qu’Adélaïde n’a pas été touchée, puis pour jeter un coup d’oeil sur cette serrure désormais esquintée. Le système était tellement déficient qu’il se dit que ce n’est pas une énorme perte… Et puis, mieux valait enfoncer cette porte plutôt que de faire venir un serrurier en urgence à cette heure de la nuit, ou je ne sais quel incapable de ce bar, après tout. Non Aaron a été pragmatique sur ce coup, il le sait. Mieux vaut une serrure pétée et une Adélaïde libérée que tout un remue-ménage pour si peu.

Sans qu’il ne fasse rien, la porte se rabat derrière lui en vue de se fermer. Il le remarque à peine car ses yeux sont dorénavant posés sur l’étudiante, adossée à contre une paroi face à lui, dont le teint a visiblement pâli durant ces dernières minutes. Bon, au moins, elle n’a pas joué la comédie et sa crise de panique n’était pas fausse. Il n’aurait plus manqué que ça, qu’elle le fasse défoncer une porte pour rien ! « Tu paniques pour pas grand chose, quand même. » Il sourit, avant de reprendre. « Si j’avais été solliciter l’aide des gars de ce bar, il est fort probable qu’ils auraient foncé dans la porte d’à côté. » Balance-t-il alors, en riant joyeusement à cette évocation. Dépenser de l’énergie pour déboîte cette serrure l’a réveillé plus qu’il ne l’était encore et quand il réalise que cela faisait un petit moment qu’il n’avait pas fait quelque chose d’un tant soit peu “fou”, son cœur se met à cogner un peu plus fort dans sa poitrine. Ses prunelles bleus scrutent celles d’Adélaïde un moment dans le silence et s’abaissent ensuite à nouveau sur ses lèvres, plus bas. La tension grimpe entre ces quatre murs mais le trentenaire ne fait pourtant rien de bien dangereux, tout du moins, cela dépendrait du point de vue. Son visage n’est pas si loin de celui de la jeune femme et son regard sérieux pourraient certes prêter à confusion… Si confusion il y a. « Si on allait terminer notre verre, avant d’en commencer un nouveau ? » Si elle tient tant que ça à le remercier de son aide de cette façon, alors…


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 19 Aoû 2015 - 2:02

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Le silence. Cet affreux silence. Ce foutu silence! Elle ne l'aimait pas, il trahissait ses peurs parfois trop enfantines. Adélaïde ne s'était jamais considérée comme claustrophobe mais sincèrement, c'était peut-être quelque chose à approfondir chez elle. Elle ne paniquait pas au point de faire des crises respiratoires ou d'être à la limite de s'évanouir mais cela n'empêchait pas cette sensation désagréable qu'elle ressentait, qui la prenait au ventre, comme si les parois allaient se rapprocher pour mieux l'écraser comme un vulgaire insecte. Une idée folle, remontant peut-être à ses cauchemars de son enfance, allez savoir, mais en tout cas, elle ne se sentait à l'aise ici et encore moins toute seule. La présence d'Aaron était rassurante et le silence qui suivait ses paroles affirmait presque que de présence, il n'y en avait plus. « Aaron, t'es toujours là? » Une question bête mais après tout, elle ne voyait rien, comment pouvait-elle savoir qu'il faisait semblant cet imbécile? Et puis finalement sa voix résonne de nouveau dans les toilettes du bar et quel soulagement! Non seulement cela témoignait qu'il était toujours là et non pas parti chercher d'autres mecs mais en plus les quelques mots qu'il alignait laissaient savoir qu'il comptait la libérer de son piège qu'elle s'était créé toute seule. Elle doutait que c'était ses mots qui l'avaient convaincu mais l'important était le résultat, pour elle en tout cas et pour le moment.

S'écartant de la porte sous ses ordres, elle ne tenait pas non plus à être assommée si la porte était amenée à tomber ou même simplement claquer violemment. Chaque coup engendrait chez elle une légère grimace non seulement de surprise mais aussi de douleur. Rien que le fait d'imaginer la douleur entraînée à se jeter sur une porte, ça lui faisait mal pour lui. Heureusement, la porte finissait par céder en trois bons coups, la partie mobile du verrou s'arrachant littéralement de l'encadrement de la porte pour rester avec sa partenaire sur cette porte claquant l'autre paroi. Si pour la plupart des gens ce bruit aurait été désagréable à leurs oreilles, Adélaïde n'y voyait que sa liberté tandis que son regard suivait les faits et gestes d'Aaron. Alors qu'il vérifiait le verrou un instant, la blonde croisait son propre reflet quelques instants dans le miroir face aux cabines... un chien mouillé et pâle en plus... magnifique résultat. Un constat qu'elle n'eut que quelques secondes à contempler puisque la porte se refermait, se posait de nouveau, signe que le sol n'était pas droit d'ailleurs... décidément, rien n'allait dans ce bar... Sauf peut-être lui. Cet homme qui lui faisait face, cet homme qui se retrouvait avec elle entre quatre parois d'autant plus étroites à présent. « Je sais. » Qu'elle paniquait probablement pour rien, oui, elle le savait, mais elle était comme ça. Le choc passé, elle avait pourtant un peu de mal à sourire, probablement le temps de se remettre des émotions en question et pourtant c'est bien un rire qu'il lui arrachait quelques secondes après. Elle n'avait pas de mal à s'imaginer un homme éméché, enfonçant une porte déjà ouverte pour mieux se rétamer sur la cuvette des toilettes. « Ça t'aurait donné une autre occasion de tourner mon petit malheur en dérision et d'en rire. » Parce qu'elle se rendait enfin compte qu'il s'était jouée d'elle depuis le début ce petit salaud. Elle préférait néanmoins prendre ça avec le sourire plutôt que d'en pleurer ou de bouder.

En réalité, ni l'un ni l'autre n'était fait. Tenant toujours sa robe entre ses mains, elle avait cette tendance à torturer un peu le tissu, le froissant entre ses doigts. La plupart des gens n'y auraient vu que du feu, mais c'était ce genre de geste discret qui trahissait un stress, une déstabilisation soudaine et certaine. Si sa libération lui avait permis de se rendre compte du jeu d'Aaron, elle lui faisait aussi réaliser combien il était proche d'elle à cet instant. Il était observateur, elle l'était aussi. Plus charmant que jamais, c'est ce qui lui traversait l'esprit. Son regard dans le sien, elle venait d'apercevoir cette petite tâche marron qu'il avait dans l’œil gauche tandis qu'elle sentait ses pupilles qui descendaient sur elle, sur son visage. Elle se sentait presque mal à l'aise d'être ainsi regardée, d'autant plus dans l'état pitoyable où elle se trouvait selon elle. Une chance qu'Aaron brisait de nouveau la glace, évoquant ce fameux verre qu'elle avait promis alors qu'elle retrouvait son regard, cette petite tâche captivant toute son attention. Un défaut qui le rendrait plus séduisant encore... plus perturbant. Elle allait lui répondre, mais son attention fut soudainement happée par le silence, le vrai, le pur.

Sans qu'elle ne se rende vraiment compte, et ce depuis qu'ils étaient dans le bar, le bruit de la pluie qui s'abattait sur le toit résonnait entre les murs... et là, plus rien. Plus un bruit, le silence, la taule ne résonnait plus, la pluie avait cessée. « Finir le premier verre et prendre le second chez moi ou chez toi peut-être. » Des mots qu'elle n'avait pas mesurés avant de les dire... comme toujours. Des mots qui avaient naturellement passés le seuil de ses lèvres. A vrai dire, ce n'était pas tant l'inviter chez elle ou aller chez lui qu'elle voulait, mais plus continuer la soirée avec lui tout en quittant ce bar qui lui portait forcément malheur pour avoir tant de poisse d'un coup. « Enfin si tu veux hein. Ce n'est en rien une obligation, si tu veux rester ici on peut mais je crois que la pluie a cessé, c'est peut-être l'occasion pour me raccompagner avant qu'une nouvelle averse ne nous surprenne. » Un sourire malicieux sur les lèvres, elle savait très bien qu'Aaron l'aurait raccompagnée chez elle, d'une façon ou d'une autre et quoi qu'il puisse en dise. La distance entre eux se réduisait encore alors qu'elle se décollait de la paroi pour mieux se redresser et s'approcher davantage de lui, créant une promiscuité certaine. Elle pouvait presque sentir son souffle parfumé à l'alcool contre sa peau, presque coller son nez contre le sien, ses lèvres aux siennes alors que son regard ne le quittait pas. « Sauf si tu comptes nous garder une éternité dans cette cabine, bien entendu. Cela dit, ça serait dommage, je pourrais pas te remercier correctement. » Son sourire laissait savoir qu'elle ne parlait pas forcément d'un simple verre pour le remercier, ni d'autre chose en particulier d'ailleurs, elle devait y réfléchir avant. En attendant, seul Aaron pouvait les libérer, lui qui était devant la porte, dans le passage. La balle était dans son camp, il déciderait du reste de la soirée, elle lui accordait ce droit, comme un cadeau, comme un début de remerciements peut-être.



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Lun 24 Aoû 2015 - 0:25

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Aaron Campbell
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Désormais libérée de cette prison lugubre, Adélaïde reprend confiance et avec le sourire, en plus de ça. Aaron sent que son bras le lancine à cause du choc mais il décide de ne pas s’écouter. De toute façon, le soulagement de la jeune femme est bien plus précieux à ses yeux que tout le reste, et la douleur, même insistante, ne saurait pas en être à la hauteur. Il y a une étincelle qui vient éclairer ses yeux clairs lorsqu’elle lui rappelle son mauvais tour qui a d’ailleurs comblé son trait de caractère joueur. Ce dernier a tendance à s’amenuiser au fil des années, par la force des choses, mais il suffit de quelques rares instants dans ce genre pour rappeler à son entourage que le facétieux Aaron n’est jamais bien loin. « C’est sûr. Et ça m’aurait permis de leur rappeler au passage ce que c’est qu’un homme, un vrai. » Enchérit-il avec un sourire de vainqueur aux lèvres. Le beau cliché de l’homme aux gros bras, en bonne et due forme, qui ne manque pas d’amuser le grand Campbell, sauveur de sa dame de la soirée.

Elle ne pense qu’à son état et à sa tenue devenus misérables ; lui ne voit que cette différence qui pétille dans les yeux de la jolie blonde, sans qu’elle ne le sache elle-même. Une qu’il n’avait pas eu le loisir de découvrir à New-York et qui le fascine silencieusement, là, entre ces quatre parois trop rapprochées pour y rester une minute de plus. Et pourtant ils y restent, quelques longues secondes de plus, l’un face à l’autre comme si plus rien d’autre ne comptait. Plus rien d’autre qu’eux. Aaron ne cherche pas à la déstabiliser. Si tel est le résultat, alors c’est totalement involontaire. Cependant, ne chercherait-il pas dans ce regard noisette une réponse à une question elle-même inconnue ? En fin de compte, c’est peut-être lui qui va finir perturbé par ce je-ne-sais-quoi anonyme, puis par cette bouche qu’il aurait taquinée quelques mois auparavant sans le moindre scrupule, sans la moindre romance. Il préfère taire rapidement ces sentiments étranges par le biais d’une question de rappel à l’ordre à laquelle Adélaïde ne tarde pas à répondre. Sa franchise arrache un petit rire au grand brun ; quant à son rentre-dedans explicite, il fait hausser ses sourcils, plus par défi que par étonnement.

“Chez toi peut-être.” Quatre mots qui induisent une question imparable. Désire-t-il ou non amener Adélaïde chez lui ? Il n’y a encore jamais pensé et il ne pensait pas devoir y penser ce soir. Ni même jamais, en réalité. Aaron est un homme aujourd’hui sérieux qui a néanmoins été le genre à ramener les femmes chez lui, non pas pour leur compter fleurette mais bel et bien pour les attirer jusqu’à son lit. Car il y a eu un temps où il ne comptait pas. Où il n’avait d’autres préoccupations que de prendre du bon temps. Puis une femme a changé sa vie, radicalement. Et désormais, une enfant comble le vide sentimental de son existence au point de la rendre davantage précieuse aux yeux du photographe. S’il hésite au bien-fondé de la présence de la blondinette chez lui, ce n’est pas de sa faute à elle, c’est uniquement parce qu’il ne se sent pas le cœur – pour l’instant – d’amener une autre femme sur son territoire. Et à cela, n’importe quelle femme y aurait été confrontée…

Il se trouve qu’Adélaïde est la première à posséder un petit quelque chose de spécial aux yeux du trentenaire, depuis Shaé.

L’étudiante continue d’exposer son plan, face à un Aaron à la fois curieux et finaud. Il s’amuse de sa parlote qui lui semble d’ailleurs interminable. Et au moment où elle évoque la météo capricieuse, elle se décolle de la paroi pour ainsi mieux se rapprocher – enfin, est-ce réellement son intention ? Lui abaisse son regard, forcément, pour mieux maintenir celui de sa partenaire qui retrouve très vite la parole. Diantre, qu’il aimerait qu’elle se taise. Cet instant de silence aurait été parfait. Certainement lourd de mystères, mais parfait. A la fin de son propos, Aaron esquisse un sourire pour répondre. « Un simple “merci” suffirait amplement. Il m’arrive d’apprécier les filles qui ont des bonnes manières. » Dit-il pour la chahuter. Voilà qui est lourd de sens. Les yeux perçants du grand Campbell terminent de fixer ceux, un peu plus farouches, d’Adélaïde, et il se décide enfin à s’écarter de la porte pour la laisser passer, non sans avoir laissé son regard effectuer un dernier détour furtif vers ces lèvres autrefois convoitées.

En homme malgré tout civilisé, Aaron explique la défaillance du système de verrouillage à la tenante du bar et lui donne un billet en plus pour réparer ça sans trop tarder. Il termine ensuite d’une traite le fond de son verre et invite Adélaïde à en faire de même avec une expression joueuse sur le faciès. Elle n’est pas la seule à vouloir fuir cet endroit miteux aussi rapidement que possible, et sans doute a-t-il conscience que sa soirée avec la jeune femme ne se terminera pas au moment même où il l’aura raccompagnée jusqu’à chez elle, car c’est bien là que se trouve la fin de leur soirée.

Dehors, le ciel menace encore de tremper la ville et même de tonner. C’est en tout cas ce que la lourdeur et l’odeur de l’air laisse présager. Deux raisons qui incitent Aaron et Adélaïde à presser le pas jusqu’au bâtiment de celle-ci. Sur le chemin, la langue du premier se délie et lorsqu’une curiosité pointe le bout de son nez, il ne peut s’empêcher de l’exprimer. « Tu ne vis pas chez tes parents, au moins ? J’ai le souvenir d’une fille qui suivait de près les déplacements de son père. » Finit-il par dire, un petit sourire sur le coin des lèvres.


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Lun 24 Aoû 2015 - 17:52

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Adélaïde J. Sullivan
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Elle n'attendait rien de lui à part une suite de soirée agréable. Peu importe où, comment, l'étudiante en dessin ne souhaitait que sa présence, c'est tout ce qui comptait présentement. Elle n'était pas difficile finalement. Si Jane avait toujours été de ces femmes exigeantes jusqu'à parfois en être carrément chiante, Adélaïde arrivait à se contenter de peu, même de rester dans ce bar glauque comme elle venait de lui proposer. Juste pour passer du temps avec lui, rien que ça. C'était peut-être fou, mais tant pis, c'est ce dont elle avait le plus envie sur le moment parce qu'étrangement, c'était bien un homme, bien lui, qui réussissait à lui retirer ses peurs, qu'elles soient soudaines comme il y a quelques instants en étant enfermée ou plus profondes, comme celle de ne pas avoir assez de force en elle pour accomplir tout ce qu'elle est censé faire. Alors oui, forcément, passer du temps avec Aaron, même devant un simple verre lui faisait du bien, lui changeait les idées et en créait, bien malgré elle, des nouvelles. Les yeux plongés dans ses iris bleus, elle n'avait pas su garder le silence. Trop intense, trop étrange sûrement, elle avait préféré ajouter des mots, comme pour l'inciter en quelque sorte, à réagir et lui répondre. Une réponse qui lui faisait décrocher un sourire, c'est tout. En réalité, elle avait une idée bien plus provocatrice, mais pour cela, il fallait que Monsieur daigne se pousser du chemin. Un désir exaucé presque aussi rapidement qu'elle l'avait souhaité. Lâchant son regard, elle avançait de quelques pas, pour finalement s'arrêter et tourner son visage vers le sien, un sourire plein de bêtises au coin des lèvres. « Merci. » Oui, juste ça, rien que ça, pour la provocation. Petite certes, mais ça suffisait pour l'amuser et en rajouter une couche, comme pour calmer ce côté trop sérieux et revenir à quelque chose de plus léger.

Profitant de sa sortie pour se laver les mains, ils rejoignaient très vite le comptoir où Aaron expliquait sans difficulté le petit souci qu'ils avaient rencontrés. Autant dire qu'Adélaïde avait plus tendance à s'écraser pour le coup plus qu'autre chose, bien honteuse de cette mésaventure, préférant se focaliser sur sa boisson chocolatée qu'elle avalait sans discuter. Lorsque tous deux eurent fini, ils sortaient alors de ce bar, comme une parenthèse dans le monde réel, au tout du moins le monde plus classe dont ils étaient habitués tous les deux. Naturellement, ils s'étaient mis à marcher et c'est à la question de son compagnon de route qu'elle comprit qu'ils allaient chez elle. Tant mieux, non seulement ils étaient dans la bonne direction mais en plus ils n'étaient pas si loin que cela, à quelques rues seulement. « Ça te gênerait tant que ça si c'était le cas? » Une question qui répondait à la sienne par sa formulation mais elle préférait être claire, tout de même. « J'habite en colocation avec mes deux meilleurs amis dans le Downtown. Si on avait été chez moi dans le sens de chez mon père, c'est plus vers Santa Monica qu'on serait allés. Enfin j'espère bien trouver mon propre appartement bientôt. L'indépendance, tout ça, je suppose que tu es passé par là aussi quand tu étais plus jeune. » L'envie d'être seul, d'avoir son chez soi, d'y faire ce qu'on veut sans que personne n'ait rien à dire. Même si elle se sentait bien avec Andreas et Chloé, elle qui n'avait jamais vécu seule se rêvait parfois à le faire.

Tout en prenant le tournant d'une rue, elle finissait tout de même par retirer la veste du brun, lui rendant avec un sourire. « Merci, elle a été d'un grand secours, comme son propriétaire. » Le désignant d'un signe de tête tout en fouillant dans son sac, ça sentait l'arrivée à l'appartement. « Ça va ton bras? Je t'ai même pas demandé, ça craint. » Riait-elle d'elle-même et de ses oublis de politesse parfois. En bas de l'immeuble, elle ouvrait la porte, le laissant passer avant elle avant d'appeler l'ascenseur pour mieux y grimper et lui indiquer de monter quelques étages. « Je crois que mes colocs sont pas là ce soir. On pourra discuter sans craindre de les réveiller. » Pas que les murs étaient en carton mais tout de même. Bientôt ils passaient la porte de l'appartement, moderne et rangé, à l'image des colocataires en sommes. « Fait comme chez toi. Pose ta veste, regarde dans le placard près du frigo pour voir ce qu'on a comme alcool, je reviens de suite, j'en peux plus de cette robe trempée. » Elle se fichait bien d'avoir l'air ridicule maintenant, c'était surtout la sensation du tissu mouillé qu'elle trouvait désagréable depuis le début. C'est donc sans attendre qu'elle se dirigeait vers sa chambre pour se changer, se promettant à elle-même de ne pas trop mettre de temps. Là-bas, elle retirait d'abord sa robe et changeait ses sous-vêtements pour en mettre des secs après s'être rapidement essuyée avec une serviette avant de fouiller un peu dans ses fringues pour trouver quelque chose de potable. Elle profitait de sa porte ouverte pour continuer à discuter, de loin. « Tu trouves? »



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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Mer 26 Aoû 2015 - 14:49

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« Si ça me gênerait ? » Répète-t-il, presque avec surprise. Il n’a même pas réfléchi à cela, s’étant simplement arrêté à l’idée qu’elle pourrait bien vivre encore avec ses parents. Après tout, elle ne serait pas un cas isolé. « Ça devrait ? » Ses yeux vont retrouver ceux d’Adélaïde et il esquisse un sourire finaud, signifiant bel et bien qu’il lui laisse le loisir de trouver une réponse elle-même à cette question. Bien peu importante à ses yeux, d’ailleurs. Puis elle lui donne malgré tout quelques précisions sur son logement qui s’avèrent être les bienvenues aux oreilles du trentenaire. Ainsi donc, elle rêve d’indépendance. Celle qui fait rêver tous les jeunes de son âge, tout ceux qui ne s’appellent pas Tanguy. Aaron n’est pas le plus critique des hommes – de toute façon, il n’a pas de temps à perdre en critiquant la vie des autres, ni l’envie – mais ce principe qui consiste à rester chez ses parents le plus longtemps possible le rendra pourtant toujours perplexe. Il repense à ses propres désirs d’indépendance, datant d’il y a plusieurs années déjà et depuis ce temps-là, bien des chemins se sont tracés. Aaron n’est plus le même homme et ses rêves ont évolué avec le temps. Néanmoins, c’est avec une mystérieuse nostalgie qu’il répond à la dernière insinuation d’Adélaïde. « Il le faut bien. Les joies et les déboires de la colocation ne peuvent pas durer éternellement. » Et il est bien placé pour le savoir, ayant vécu en colocation pendant quelques années en arrivant à Los Angeles. Quatre Delta Thêta dans un appartement, pour beaucoup de filles et de folies. Voilà ce qu’il lui reste comme souvenirs, et ceux-là demeureront gravés dans sa mémoire à jamais.

Quand elle lui rend sa veste de costume et le gratifie de quelques remerciements, il comprend qu’ils ne sont plus très loin. Installant son vêtement sur son avant-bras en attendant de pouvoir le poser ailleurs, Aaron rassure ensuite l’inquiétude de la jeune fille. « Il va mieux, ça ne devrait pas trop être handicapant. » En vérité, il ne sent plus grand chose. Seuls quelques bleus devraient apparaître d’ici demain, mais il ne peut s’empêcher de taquiner la blondinette. « Mais je vois bien que tu as une dent contre moi. La première fois tu veux m’épuiser, là tu as voulu me blesser… Ça devrait me dissuader de te voir une troisième fois, en toute logique. » Il dit ces mots malicieux d’une voix plus basse car ils entrent dans le hall de l’immeuble et que dans ces lieux, les bonnes manières comme “ne pas réveiller tout le monde” sont toujours de mise, tout du moins pour les gens bien élevés. Et à l’évidence, Aaron l’a toujours été. Montant ensuite dans l’ascenseur, il écoute silencieusement les indications d’Adélaïde au sujet de ses colocataires absents. Il n’aurait pas été contre serrer deux nouvelles mains, cela dit avoir l’appartement pour eux seuls ne peut être qu’une réjouissance partagée.

Quelques secondes plus tard, le voici qui fait ses premiers pas chez la jeune fille. Ses yeux observateurs se collent aux murs clairs, au mobilier de style puriste et discipliné, mais aux couleurs ponctuellement chatoyantes, ce qui attire agréablement l’oeil. Il est surpris par l’aspect relativement design et surtout par la propreté des lieux, surtout quand on sait qu’il s’agit d’étudiants. Gardant ses chaussures de fabrication italienne à ses pieds, il se débarrasse néanmoins de sa veste sur un porte manteau mural et se dirige vers la pièce maîtresse en suivant l’indication d’Adélaïde, déjà envolée vers sa chambre. La cuisine américaine est plutôt petite mais cela n’est pas tant gênant vu l’ouverture sur le salon ; et puis elle est fonctionnelle, ce qu’Aaron ne manque pas de constater avec ses yeux experts. Il cherche parmi les différentes bouteilles entassées ce qui pourrait le plus ravir ses papilles. Malheureusement, mais sans grande surprise, il n’y trouve ni vin, ni whisky. Un pack de bières bien entamé, puis trois ou quatre bouteilles de vodka, tequila, bref ce genre d’alcool privilégié par les jeunes adultes en fait. Après une rapide hésitation, il jette son dévolu sur la tequila. Et quitte à boire de la tequila, autant bien le faire. C’est pourquoi il sort deux petits verres qu’il trouve dans un autre placard, et ne se gêne pas pour ouvrir le frigo et, par chance, y trouver un citron jaune. Ne manque plus que le sel, qu’il dégote aussi facilement. Face à la table, il s’affaire à découper l’agrume en quelques tranches fines dont le goût sera normalement plaisant grâce à l’alcool. A ce moment, la voix d’Adélaïde traverse l’appartement. Puisqu’il a terminé sa – courte – préparation, il se rince les mains, les essuie avec le torchon qu’il trouve et va retrouver l’étudiante qui devrait avoir terminé de se changer. Dans le couloir, il cherche derrière chaque porte la silhouette de la jeune femme et comme de par hasard, c’est derrière la dernière qu’il la trouve… en sous-vêtements. Pendant un instant, son regard ne peut s’ôter de ce corps parfait qu’il a célébré nuit après nuit, il y a plusieurs mois de cela. Inévitablement, il se sent stimulé par la vue qui lui fait face, et ce que l’on peut lire sur son visage, outre une certaine appétence, c’est la confusion. Peut-être serait-il temps de se reprendre et de retrouver le regard de la demoiselle… « Ah, désolé. J’avais… oublié que tu étais longue à te changer. » Dit-il en remontant son attention plus haut. Il aurait pu trouver autre chose à dire, mais n’oublions pas qu’il a déjà bu un grand verre, lui. Et que les souvenirs de leurs nuits agitées ne l'ont certainement pas aidé. Mais vous savez le plus drôle dans tout ça ? C’est cet infime sourire et ce regard en coin qu’il lui adresse, malgré tout, en se retournant. « Tout est servi. Je t’attends au salon. » Et il reprend le chemin vers la pièce principale, ses yeux un moment fermés et les lèvres vaguement pincées à cause de ce qu’il vient de voir.

Une fois les verres, la bouteille, le sel et le citron posés sur la table basse du salon, il s’installe sur le canapé et lie ses deux mains entre ses genoux tandis que son regard voyage autour de lui. Non loin, un cadre photo contient le cliché de trois personnes : une jeune inconnue sur la gauche avec un minois de poupée, un homme visiblement ravi au milieu et sur la droite Adélaïde, tout aussi enjouée. Aaron s’imagine de suite qu’il s’agit des deux colocataires, et meilleurs amis de la jeune femme. Ses yeux restent un moment accrochés à cette photo, puis il se laisse rattraper par le temps. « Besoin d’aide pour choisir ta tenue ? » Lance-t-il avec une pointe d’amusement et d’une voix imposante pour que ça parvienne aux oreilles de la concernée. Et aussitôt a-t-il dit cela, aussitôt sent-il son corps de nouveau attisé par la situation. C’est plus fort que lui et à en voir l’expression sur son visage, il est bien difficile de deviner si cela lui plait ou non…


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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Ven 28 Aoû 2015 - 20:36

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« Non, ça devrait pas mais ça pourrait. » Le gêner si elle habitait encore chez son père. Si ce dernier était habitué aux déboires de sa propre fille, et notamment au fait d'avoir ramené pas mal de garçons par le passé, ça n'en resterait pas moins étrange s'il était amené à croiser un trentenaire comme Aaron entre les murs de sa villa. Mais l'heure n'était plus à savoir où est-ce qu'elle habitait, avec qui et dans quel quartier, puisqu'ils étaient déjà arrivés tandis qu'elle s'inquiétait, enfin, de l'état du bras du brun. Elle ne pouvait s'empêcher de rire un peu dès l'instant où il revenait sur les événements de la soirée. Il était vrai qu'elle lui en avait fait voir des vertes et des pas mûres ce soir, fort heureusement, le tout n'étant pas volontaire. Si elle avait pu éviter ce canard, cette pluie, ce bar et cette cabine de toilettes, elle l'aurait fait volontiers pour épargner Aaron et elle-même. « La question est de savoir si tu en as de la logique. » Disait-elle non sans un sourire malicieux sur le visage en ouvrant la porte de l'appartement. La logique voudrait qu'il s'éloigne et qu'il ne revienne jamais. C'était un peu le résumé de ce qu'il venait de dire mais entre la logique de la situation qui devrait le persuader de ne plus la fréquenter et les envies réelles de chacun de passer du temps ensemble, il y avait clairement un fossé. Elle en était persuadée pour la simple et bonne raison que si ces événements l'avaient vraiment marqué, il n'aurait pas accepté de venir ici, dans le Downtown, dans cet immeuble et plus précisément dans son appartement.

Le laissant tout seul derrière elle, elle se précipitait alors vers la chambre, bien déterminée à se changer et laisser sa robe trempée de côté, tout en lui autorisant de fouiller un peu pour sortir ce dont ils avaient besoin pour prendre ce fameux second verre. Elle avait eu un peu de mal à se débarrasser de sa robe, c'est ce qui avait pris pas mal de temps d'ailleurs sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte. Et puis Adélaïde restait Adélaïde. A part lorsqu'elle était malade comme un chien et qu'elle se foutait bien de comment elle était habillée, en général, elle ne laissait jamais rien au hasard, pas même pour boire un verre. Alors oui, elle fouillait dans ses affaires, mettait un peu de temps à choisir, trop peut-être. Assez pour qu'Aaron débarque en tout cas, sans qu'elle ne s'en aperçoive immédiatement d'ailleurs. A vrai dire, c'est seulement lorsque sa voix résonnait bien plus près d'elle qu'elle ne devrait s'il était toujours dans le salon qu'elle relevait le visage vers lui. « C'est pas grave. C'est pas comme si c'était la première fois et que ça me gênait. » Parce qu'elle n'était pas pudique pour un sous et qu'elle ne faisait qu'énoncer une vérité. Non seulement il l'avait déjà vu en sous-vêtements, plus d'une fois mais en plus il lui avait retiré. Elle considérait donc qu'il n'avait pas à s'excuser pour si peu. Même si elle avait conscience que des sous-vêtements, notamment les siens en général, étaient bien plus affriolants qu'un maillot de bain, elle n'en restait pas moins amusée de le voir détourner le regard avant de s'en aller vers le salon. « Bien chef, j'arrive. » Quelques mots signifiant qu'elle se pressait un peu pour mieux le rejoindre.

Quelques minutes après, c'est un Aaron impatient qu'elle entendait tandis qu'elle entrait son haut dans son jean avant de le fermer. C'est une tenue bien moins colorée, légèrement plus transparente mais bien plus décontractée qu'elle avait choisi de mettre. Passant un dernier coup de brosse dans ses cheveux quasiment secs désormais, c'est pieds nus et avec un carnet en main, en ne disant pas un mot, qu'elle traversait le salon à pas de loup avant de se glisser par dessus le canapé pour mieux s'asseoir à côté de lui. « Fallait proposer quand tu étais là-bas, il y a quelques minutes. » Ça ne l'aurait pas gênée, pas le moins du monde. Ça aurait même pu être drôle à vrai dire. Mais c'était trop tard, elle était changée et elle n'avait clairement pas envie de recommencer. Ses yeux se portaient sur la boisson qu'il avait choisie, un sourire aux lèvres. « C'est un bon choix je trouve. » Mais pour le moment, ce n'est pas sur cela que se portait son attention. Ils avaient tout le temps devant eux pour boire et elle préférait donc profiter de leur sobriété - ou presque - pour lui tendre son carnet à dessins. « Quitte à être là, autant en profiter pour te montrer quelques modèles. » Elle n'avait pas tout ici, dans cet appartement, les plus grands et probablement les plus élaborés se trouvant dans la villa d'Emrys, son père. « C'est pas les mieux mais si ça peut te donner une idée. Les plus récents sont les premiers. » Parce qu'elle avait pris l'habitude de dessiner en commençant par la fin du carnet. Une étrange façon de faire mais c'était la sienne.

Modèles visibles dans le carnet à dessins:
 



- La beauté doit naître et mourir
chaque jour pour demeurer
digne d'être aimée. -
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MessageSujet: Re: young and beautiful (adélaïde)   Dim 30 Aoû 2015 - 20:09

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Aaron Campbell
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C’est sans un bruit que les pieds nus de l’hôte se frayent un chemin jusqu’au salon et jusqu’à ce canapé précisément où Aaron commençait à s’impatienter. Les yeux de l’homme se relèvent sur la jeune femme et, sans grande surprise, contemplent cette nouvelle tenue qu’elle a enfilé pour éviter un mauvais rhume. La transparence du haut noir ne lui échappe pas, tout autant que la silhouette séduisante que ce pantalon lui offre d’ailleurs, mais il se contente d’apprécier cela dans le plus grand silence. Elle s’assied à côté de lui et lui rappelle cette fille libérée qu’elle était quand ils se sont connus et découverts à New York avec une remarque peu complexée. Une qui le fait sourire, tandis que son regard retourne croiser celui d’Adélaïde avec ruse. « A quoi bon ? Tu avais déjà fait le plus dur. » A savoir, retirer sa robe. Et ces mots un tantinet provocateurs transforment son sourire en un petit rire, pas le moins du monde gêné. Il préfère simplement mettre tout cela sur le compte de la plaisanterie plutôt que sur celui du flirt, tout du moins pour le moment…

La jeune fille adhère à son choix de boisson alcoolisée, ce qui est une chance car monsieur Campbell ne lui aurait de toute façon pas laissé le choix que de la boire, après avoir découpé exprès ce citron en demi-rondelles. Et puis, il faudrait être un jeune bien compliqué pour ne pas aimer la tequila, n’est-ce pas ? En tout cas Adélaïde ne s’éternise pas là-dessus et tend vers Aaron un carnet dont il comprend vite les caractéristiques, ou plutôt le contenu. Ravi qu’elle ait eu cette initiative, il attrape le grand cahier à spirales et jette d’abord un coup d’oeil complice à Adélaïde avant de se plonger dans la contemplation. « Voyons voir ce que tu es capable de faire avec un crayon. » Déclare sa voix sur un ton neutre et sérieux qui ne laisse cette fois pas place à la taquinerie ou à la provocation. Son regard est déjà captivé par les pétales d’une fleur, et plus précisément par un jeu d’ombres maîtrisé à la quasi-perfection. D’autres fleurs, cette fois éparpillées dans des cheveux pris par le vent, captent son attention, tout autant que ce profil de visage rigoureusement tracé. Que le photographe aime ou non les sujets ou objets dessinés, là n’est pas l’intérêt. Ce qu’il voit, dans ces premiers dessins, c’est une technique soignée et méticuleuse. Une qui reste indemne au fur et à mesure que les pages se tournent, d’ailleurs. Bientôt, il tombe sur un dessin représentant une femme retenue – tout du moins telle est sa première interprétation – par plusieurs mains qui attirent grandement son regard. Aaron approche son visage pour mieux en admirer les coups de crayon, et il ne peut retenir ces quelques mots : « Ces mains sont captivantes. C’est une partie du corps que j’affectionne tout particulièrement en tant que photographe. » Pas seulement en tant que photographe, mais cela devrait être évident. Le trentenaire repense à quelques uns de ses clichés représentant des mains ; l’un de ses favoris est aussi celui devant lequel il a rencontré Shaé à cette grande galerie d’art, il y a deux en arrière. Une pensée qu’Aaron tente de chasser aussitôt en tournant la page ; le dessin qui lui fait alors face est le dos d’une femme, probablement nue, allongée sur le lit. A première vue, il l’imagine en quête d’un plaisir charnel, mais qu’en est-il réellement ? Cette scène suggestive invite l’observateur à se questionner sur les circonstances qui ont conduit l’étudiante à dessiner cela. Pourtant il ne le fait pas, appréciant silencieusement le don indéniable d’Adélaïde. C’est après avoir admiré le portrait de cette jolie rousse qu’Aaron relève enfin son visage vers la dessinatrice. « C'est une bonne surprise pour moi » confesse-t-il sans la peur de vexer la jeune fille, « tu as beaucoup de talent. C’est précis, délicat et nuancé. » Sur un sourire tendre et sans lâcher le regard de la jeune fille, il lui rend son carnet. « Tu as une préférence pour les modèles féminins, non ? A moins que ce soit une lubie passagère. » Voilà qui l’intéresse, lui qui connaît si bien ce phénomène des lubies éphémères ou plus durables, dépendant des circonstances et des passions. Après tout, quel artiste ne connaît pas ça ? Dans un instant à la fois silencieux et mystérieux, les yeux clairs du brun s’accrochent à ceux, plus sombres de la belle Sullivan. Ses lèvres se hissent à nouveau mais plus faiblement, quand il se sent touché quelque part en lui par un je-ne-sais-quoi inédit. « Je ne juge pas. Le corps féminin a toujours été l’une des plus grandes sources d’inspiration en art et la photographie n’y échappe pas… Surtout pas la mienne. » Dit-il à la jeune fille, sur un ton à la fois calme et amusé. Nombreuses sont les femmes qui viennent toquer aux portes des studios de photographie pour des clichés audacieux, beaucoup plus qu’on pourrait ne le croire et ça, Aaron est bien placé pour le savoir. Nul doute qu’en plus de cela, sa passion proclamée des femmes contribue largement à ce succès grandissant.


Vois-tu, mon petit, tout dépend de l'aplomb, ici. Un homme un peu malin devient plus facilement ministre que chef de bureau. Il faut s'imposer et non pas demander. Maupassant
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